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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Retraite à 60 ans : les financements à portée de main

23 Mai 2022, 11:32am

Publié par PCF Villepinte

Désirée par deux tiers des Français, la réforme progressiste inscrite dans le programme de la Nupes peut être financée en réaffirmant les principes fondateurs du régime général et en élargissant les sources de recettes aux revenus qui ne cotisent pas.

Stéphane Guérard L'Humanité

Publié leLundi 23 Mai 2022

Manifestation du 1er Mai, à Paris. © Edouard Monfrais/Hans Lucas/AFP

«Il n’y a pas d’alternative», aimait à affirmer Margaret Thatcher à chaque occasion d’imposer une mesure ultralibérale. Quarante ans après, Élisabeth Borne entonne à son tour la rengaine au moment d’établir ses grandes réformes à venir. À commencer par la mère de toutes: la retraite. «Annoncer aux Français quils vont travailler moins, brandir la retraite à 60 ans, cest leur mentir ! assène la première ministre dans le Journal du dimanche. (…)

Les promesses façon “demain, on rase gratis”, les Français n’y croient pas. Moi, je ne leur mentirai pas !» À lire la première ministre, la seule voie possible pour notre modèle social réside dans l’appauvrissement de ses garanties, avec le recul de l’âge légal de départ de 62 ans à 65 ans: «Si on veut préserver le système de retraite par répartition, auquel nos concitoyens sont attachés, il faudra progressivement travailler un peu plus longtemps.»

Fermez le ban? Pas tout à fait. Élisabeth Borne se trompe doublement. La candidate En marche a éprouvé rudement sa première erreur lors de sa visite, dimanche, dans la circonscription normande quelle convoite. Le retour à 60 ans, les Français y croient: 71 % d’entre eux le demandent (sondage Ifop pour le JDD en février). Excepté chez les déjà retraités, donc plus concernés, et ceux au-dessus de tout ça – les catégories aisées –, la réforme est plébiscitée. L’autre erreur de Borne est d’affirmer que rien d’autre que sa réforme régressive n’est possible. «La retraite à 60 ans est un choix politique; il suppose de sen donner les moyens financiers», résume le député PCF Pierre Dharréville.

La Nupes a pris à son compte les 60 ans en l’inscrivant dans son programme pour les législatives: «Restaurer le droit à la retraite à 60 ans à taux plein pour toutes et tous, après quarante annuités de cotisation, avec une attention particulière pour les carrières longues, discontinues et les métiers pénibles.» L’alliance des gauches donne ses pistes de financement pour mettre en pratique ce choix de société. Avant elle, la CGT avait étayé les ressources à dégager pour que cette réforme à 80 milliards (Institut Montaigne) ou 100 milliards d’euros (soit + 4 % de PIB, selon le Conseil d’orientation des retraites, COR) voie le jour.

Retour à un système fondé sur la cotisation

Revenir aux fondamentaux du régime général des retraites, telle est la première mesure financièrement efficace. Historiquement, ce système est bâti sur un pacte intergénérationnel faisant bénéficier les aînés des richesses créées par le travail des actifs. À leur tour et le moment venu, ces derniers bénéficieront de cette solidarité. Les revenus tirés du travail sont donc la clé de voûte du dispositif.

Après avoir réaffirmé ce principe, Pierre-Yves Chanu, représentant CGT au COR, a fait ses comptes et les a présentés lors des dernières Rencontres d’Options (1) organisées par l’Ugict-CGT. «Le retour au plein-emploi (autour de 4,5 % de taux de chômage, objectif partagé par le gouvernement NDLR) dégagerait près de 10 milliards deuros. Une augmentation des salaires de 3,5 %, 6,5 milliards d’euros. L’augmentation d’un point d’indice de la fonction publique, 6 milliards. L’intégration des primes dans la fonction publique, 6 milliards. L’égalité salariale femmes-hommes, 5,5 milliards . (…) L’instauration d’un “malus” sur les emplois précaires pourrait rapporter 10 milliards.»

La Nupes, quant à elle, propose en plus une augmentation de 0,25 point par an du taux de cotisation vieillesse, ainsi qu’une surcotisation sur les hauts salaires. Toutes ces nouvelles ressources seraient facilitées «si la croissance augmente ou si la part des salaires dans la valeur ajoutée augmente. Mais si ce nest pas le cas et si le rapport de forces nest pas assez favorable, il se peut que ces ressources attendues soient moindres», prévient l’économiste Michaël Zemmour.

La fin du hold-up des exonérations

À l’image de la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades), qui vient de récupérer 136 milliards d’euros de dettes publiques contractées par l’État durant la crise du Covid (92 milliards de déficit anticipé à la suite du Covid, plus 13 milliards de reprise de dette des hôpitaux s’ajoutent aux 31 milliards de déficit cumulé à fin 2019), l’État a depuis trente ans pris l’habitude de faire porter la douloureuse de ses choix libéraux sur la protection sociale.

«Le déficit actuel est dû à un définancement», résume Michaël Zemmour, qui assure a contrario qu’une augmentation de 0,1 % par an des cotisations patronales et salariales suffirait à enrailler la diminution des pensions actuelle. Ainsi, 9 % des entreprises privées échappent à l’assiette de cotisations. Chaque prime créée par Macron et ses prédécesseurs alourdit la facture.

Toutes ces ristournes, les «baisses des charges» en langage patronal, engendrent 75 milliards deuros de pertes de recette (20 milliards par an rien que pour le CICE de Hollande, transformé en baisse des cotisations par Macron). Le fonds de solidarité financé par la CSG en compense 18 milliards; plus de 40 milliards pour une partie de la TVA, qui aurait pu être fléchée vers dautres besoins dans le budget de l’État.

Faire contribuer les revenus du capital

Reste à mettre à contribution les revenus participant peu ou pas à la solidarité. Dans son programme, la Nupes compte «maintenir l’équilibre des retraites en soumettant à cotisations patronales les dividendes, participations, épargne salariale, rachats dactions, heures supplémentaires, en augmentant de 0,25 point par an le taux de cotisation vieillesse et en créant une surcotisation sur les hauts salaires».

La CGT milite, elle, depuis longtemps pour une «contribution sociale sur les dividendes» comme un moyen de récupérer «une partie de la richesse produite par les salariés grâce à leur travail». Soit 20 milliards pour la protection sociale. À cela s’ajouterait, par exemple, un rapatriement de l’épargne salariale (9,2 milliards d’euros de cotisations individuelles et 5,5 milliards d’euros de cotisations collectives), dont le développement a été favorisé en parallèle des réformes affaiblissant le régime par répartition.

(1) Consultables sur journaloptions.fr

Agirc-arrco les retraites complémentaires peuvent suivre

Impossible d’imaginer une réforme de la retraite à 60 ans du régime général sans y inclure les retraites complémentaires. L’Agirc et l’Arrco représentent entre 45 et 56 % de la retraite des cadres et 26 % de celle des non-cadres. Et ces régimes au fonctionnement différent – paritarisme et système à points – ont servi dans le passé d’étapes tests, avant d’imposer des régressions au régime général. Dès lors, comment faire pour appliquer l’avancée d’âge? «On imagine mal les cinq organisations syndicales et les trois patronales aller contre un retour à 60 ans si la réforme est appliquée au régime général. Il y aura un rapport de forces à imposer», pose en préalable Sandrine Mourey, de la CGT. «Financièrement, il n’y a pas péril, avec 69 milliards d’euros de réserve et 2 milliards d’excédents (du fait de l’accord de juillet 2021, non signé par la CGT et FO, imposant une décote de 10 % pour ceux partant à 62 ans – NDLR). Enfin, des financements supplémentaires sont à trouver dans la fin des exonérations de cotisations, dans l’égalité salariale femmes-hommes et la taxation du capital…»

 

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Que-se-cache-t-il, derrière le décollage hypersonique de l'apprentissage?

23 Mai 2022, 11:25am

Publié par PCF Villepinte

Alors que le gouvernement sortant et le chef de l’État reconduit dans ses fonctions triomphent des très bons résultats de l’apprentissage qu’ils associent à la loi Avenir professionnel de 2018, la CGT dénonce les effets pervers de cette réforme qui a bénéficié du « quoi qu’il en coûte », dont la fin approche…

Chiffres de l'apprentissage : comme souvent, le diable se cache dans les détails.

Des chiffres à faire pâlir d’envie : en 2021, 730 000 contrats d’apprentissage ont été signés, soit +140% par rapport à 2017, au début du premier mandat d’Emmanuel Macron.

Et il y aurait 900 000 autres contrats en stock, selon l’Observatoire français des conjonctures économiques. Un record absolu ! 

« La marchandisation des contrats d’apprentissage, est-ce une bonne nouvelle ? », s’interroge Angeline Barth, secrétaire confédérale de la CGT, en charge de la formation professionnelle.

Avec le big bang de Muriel Pénicaud et sa loi Avenir professionnel de 2018, « les centres de formation des apprentis (CFA) n'ont plus besoin d'autorisation régionale pour ouvrir, ni de celle de l'État pour embaucher des formateurs », ajoute-t-elle.

N’importe quel organisme de formation peut former des apprentis. 

Désormais pilotés par les branches professionnelles, c’est le patronat qui définit les besoins de formation, détermine les diplômes et titres professionnels et fixe le niveau de prise en charge pour chaque certification (« coût-contrat »).

Lorsque les régions avaient encore la main, elles étaient attentives à maintenir des formations pour les premiers niveaux de qualification.

Plus de 200 CFA supplémentaires ont été créés depuis la réforme Pénicaud, créés directement par des entreprises « pour former des jeunes en fonction de leurs besoins propres, sans certitude sur la transférabilité des certifications vers d’autres secteurs professionnels », critique Angeline Barth.

De la main d’œuvre pas chère, sans réelle possibilité pour l’apprenti d’utiliser ses compétences ailleurs.

Il est enfermé dans l’entreprise qui l’a formé. Sans passeport pour l’emploi à la fin de son contrat.

« Ce pur adéquationnisme entre l’emploi et la formation, Emmanuel Macron souhaite maintenant l’exporter dans les lycées professionnels de l’Éducation nationale », s’inquiète Angeline Barth.

Les bons résultats de l’apprentissage sont aussi portés par les aides massives du gouvernement avec le programme « 1 jeune, 1 solution » pendant le Covid. Il risque de connaître un coup d’arrêt brutal avec la fin du « quoi qu’il en coûte » annoncé par Emmanuel Macron. 

La CGT demande la remise à plat complète du système d’apprentissage, de son financement et du système d’agrément des CFA. Il faut sortir du processus de libéralisation enclenché en 2018.

Le financement des CFA ne repose que sur les coûts-contrats ce qui fragilise les plus petits centres sans considérer leur utilité sociale et économique.

Les coûts contrats doivent être fixés au niveau national pour éviter les énormes disparités de financement (du simple au double) pour des formations identiques, d’un territoire à l’autre. Le financement doit revenir aux Régions. 

Et la taxe d’apprentissage doit être intégralement dédiée au financement des formations professionnelles initiales : apprentissage et voie scolaire.

Avec une nouvelle répartition : une part reversée aux Régions, une part pour financer les CFA, une part destinée aux établissements dispensant des formations professionnelles d'insertion, hors apprentissage.

Il est encore temps aussi de maintenir la collecte des fonds de la formation professionnelle et de l’apprentissage par les opérateurs de compétences (Opco).

La CGT a toujours été hostile à la collecte par les Urssaf. 

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L’espoir au présent

23 Mai 2022, 11:19am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 19/05/2022 par PCF

Déclaration des responsables du PCF en charge du « programme partagé » de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale et du porte-parole du PCF

Les 12 et 19 juin prochains, un vent d’espoir peut se lever sur la France.

 

Emmanuel Macron n’a remporté la présidentielle qu’à la faveur de la volonté majoritaire du pays de barrer la route à l’extrême droite.

En se rassemblant pour les législatives, la gauche rend aujourd’hui possible la mise en échec du président de la République et de son programme de casse sociale, la défaite de très nombreux députés de droite et d’extrême droite. La conquête d’une majorité de gauche à l’Assemblée nationale devient possible pour relayer les attentes du mouvement populaire. 

Avec les propositions de « La France des Jours heureux », le PCF et son candidat Fabien Roussel ont travaille avec l’ensemble des forces de gauche au programme partagé que nous défendrons ensemble. Ils ont particulièrement insisté sur la nécessité de se doter de moyens financiers et de pouvoirs à la hauteur des objectifs sociaux et écologiques avancés. D’où la place du travail et de l’emploi au cœur des politiques publiques à déployer, en sécurisant l’emploi et la formation…

D’où l’engagement pour la retraite à 60 ans, en intégrant les périodes d’études et de non travail dans le calcul des années de cotisation nécessaires pour une pension à taux plein. D’où l’exigence d’une République sociale, laïque, universaliste et démocratique, qui se déploie partout avec des services publics pour toutes et tous… D’où l’importance accordée à la réappropriation publique et sociale de grandes entreprises concernées telles EDF et Engie, comme au besoin d’un pôle public financier avec la nationalisation de banques privées pour conduire une politique réellement transformatrice…

D’où l’accent mis sur un nouveau mode de développement, solidaire et écologique, qui suppose un mix énergétique nucléaire/renouvelable, la réindustrialisation de la France et la nationalisation de grands groupes stratégiques, ainsi que de nouveaux pouvoirs d’intervention des citoyens et des salariés sur l’économie… D’où enfin la demande que la France use de son siège au Conseil de sécurité pour faire naître des coopérations solidaires entre les peuples et prévaloir le droit international et la paix, en Europe autant qu’en Palestine ou au Sahara occidental, et dans la levée du blocus de Cuba…

 Certains de ces points figurent parmi nos objectifs communs, d’autres resteront à débattre entre les groupes de gauche au sein de la prochaine Assemblée. Le plus important est que nos compatriotes puissent voir leurs vies changer dès l’été, et qu’avec les mobilisations populaires la colère se transforme en une force puissante de changement.

 

Ian BROSSAT - Léon DEFFONTAINES - Marie-Jeanne GOBERT - Christian PICQUET - Évelyne TERNANT - Vincent Boulet

 

 

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De quoi ai-je besoin pour vivre dignement ?

22 Mai 2022, 14:35pm

Publié par PCF Villepinte

 

Rendez-vous 14h
à l’angle de la rue de Varennes et du boulevard des Invalides

  •  Intervention de Philippe MARTINEZ
  •  Compte-rendu de l’audience par Marc Bastide
  •  Fin du rassemblement prévu à 16h.

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Publié depuis Overblog

22 Mai 2022, 07:15am

Publié par PCF Villepinte

 

 

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La guerre de 14-18.

22 Mai 2022, 07:07am

Publié par PCF Villepinte

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La guerre en Ukraine a bon dos

22 Mai 2022, 06:59am

Publié par PCF Villepinte

Cathy Dos Santos L'Humanité

Publié le Samedi 21 Mai 2022

La guerre ravage l’Ukraine depuis le 24 février. Le constat est désolant: exil, morts, destruction. Par linvasion de son voisin au mépris du droit international, la Russie a offert aux gouvernements qui s’étaient jusqualors tenus en retrait de la folle course aux armements et de l’Otan un prétexte inespéré pour revoir leur politique. Un mot à propos de l’Otan: Vladimir Poutine refusait de voir grandir linfluence de cet organisme à ses portes avec ladhésion de lUkraine.

Depuis le début du conflit, il en est devenu un des meilleurs alliés puisque la Finlande et la Suède, pays neutres jusqu’alors, ont décidé de rejoindre l’Alliance atlantique, renforçant ainsi sa présence militaire sur 1300 kilomètres de frontières. Autre exemple : l’Allemagne. Dès le 27 février, le chancelier actait «un changement d’époque» pour enterrer la posture antimilitariste allemande. Malgré de vives oppositions, Olaf Scholz a promis de porter les dépenses consacrées à la défense à 2 % du PIB.

L’ancien président des États-Unis Donald Trump a dû jubiler, lui qui, en 2017, exhortait ses partenaires européens de l’Alliance atlantique à porter justement à ce niveau les fonds affectés à leur arsenal militaire. Avec un budget de 56 milliards de dollars annuels, Berlin fait pâle figure à côté de Washington, qui a engagé l’an passé dans les armes la bagatelle de 801 milliards de dollars.

Les États-Unis figurent sur la première marche du podium mondial des dépenses militaires, loin devant l’Europe, l’Asie-Pacifique et la Chine. Les chiffres sont éloquents: les sommes allouées à larmement ont atteint le montant vertigineux de 2113 milliards de dollars en 2021, selon lInstitut international de recherche sur la paix de Stockholm.

Jamais il n’y avait eu un tel emballement mortifère. La disparition de l’URSS et du bloc de l’Est n’a pas entraîné de désescalade. Bien au contraire. Les investissements dans les technologies et équipements sophistiqués sont chaque jour plus extravagants. Les grandes puissances et les royaumes pétroliers s’enferment dans une logique belliqueuse; ils se projettent dans un monde qui serait menacé, selon eux, par des conflits dune amplitude inédite. Pour y parer, ils ont pour seule réponse la guerre. Au point de préférer investir dans la mort plutôt que dans la santé, l’éducation, la transition écologique.

Cette dangereuse fuite en avant fait les affaires des industriels de l’armement. Depuis le début du conflit en Ukraine, les principaux groupes français, Thales et Dassault, ont vu leurs actions en Bourse s’envoler. Aux États-Unis, l’administration de Joe Biden n’en finit plus de faire des chèques et de livrer des armes à Kiev. Le complexe militaro-industriel, l’un des principaux piliers du capitalisme nord-américain, ne s’est jamais si bien porté.

Après s’être insolemment enrichis ces dernières années en invoquant la prétendue menace chinoise, les Lockheed Martin, Raytheon, General Dynamics et autre Northrop Grumman vont voir leurs commandes gonfler à la faveur du déstockage des armes envoyées à Kiev et du réarmement allemand. Qu’il semble loin ce 17 janvier 1961, lorsque le président Eisenhower mettait en garde ses concitoyens contre «toute influence injustifiée, quelle ait ou non été sollicitée, exercée par le complexe militaro-industriel».

Le capital fait feu de tout bois. Devant ce cynisme, il est impératif de revenir à la raison et de redessiner une architecture de relations internationales apaisées, pacifiées. Ce n’est pas faire preuve d’angélisme ni de manichéisme que d’affirmer ces principes. Les forces de frappe, les armes de dissuasion peuvent faire exploser mille fois la planète. Une seule suffirait à anéantir l’humanité.

 

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Continuons d’agir pour les Jours heureux !

22 Mai 2022, 06:52am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 18/05/2022 par PCF

 

Alors qu’Emmanuel Macron vient de nommer Élisabeth Borne au poste de Premier ministre, l’heure est plus que jamais à résister à la politique du pouvoir et à continuer d’agir pour les Jours heureux dans le prolongement de l’élection présidentielle et de notre campagne avec Fabien Roussel.


Les élections législatives seront décisives pour empêcher le Président de la République de s’appuyer sur l’Assemblée pour voter ses réformes de régression sociale, tel le report de l’âge de la retraite à 65 ans, et pour faire reculer le Rassemblement national.


Surtout, en faisant le choix du rassemblement des forces de gauche et écologiques avec la Nouvelle union populaire écologique et sociale (NUPES), nous nous sommes donné les meilleures chances de faire élire de nombreux députés de gauche à l’Assemblée, et parmi eux davantage de députés communistes et, nous l’espérons, conquérir une majorité pour obtenir de grandes avancées.


C’est essentiel, car nous avons fait la démonstration, par exemple avec la revalorisation des petites retraites agricoles, à quel point nos députés ont été utiles lors du précédent quinquennat.


L’enjeu c’est bien que nos député·e·s sortant·e·s et le plus grand nombre de candidats que nous présentons, cinquante-quatre dans le pays, soient demain élu·e·s à l’Assemblée nationale pour porter l'augmentation des salaires, du Smic à 1 500 euros net (1 923 euros brut) et des pensions, le blocage et la baisse des prix, la retraite à 60 ans à taux plein, l’égalité salariale femmes-hommes, et tant d’autres mesures tant attendues par le monde du travail et de la création.


Nous savons bien sûr qu’il ne suffira pas de remporter une élection pour gagner les conquêtes sociales que nous voulons. Réussir ces changements impliquera un puissant mouvement social, populaire, qui doit se construire dès maintenant partout en France. Notre implication dans les luttes est donc décisive. Cela impliquera aussi de s’attaquer réellement à la finance, de prendre le pouvoir au capital par la nationalisation de banques et d’entreprises stratégiques et la création de nouveaux pouvoirs d’intervention des salarié·e·s.


C’est l’exigence que nous portons, lucide sur les atouts de notre rassemblement comme sur les obstacles au changement, ambitieuse et pleinement communiste dans l’union pour répondre aux immenses attentes populaires qui s’expriment !

 

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Syrie : Lafarge, mis en examen, doit s’expliquer sur sa complicité avec les organisations djihadistes

20 Mai 2022, 11:36am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 20/05/2022 par PCF

La cour d’appel de Paris a confirmé, ce mercredi 18 mai, la mise en examen du cimentier Lafarge-Holcim pour « complicité de crime contre l’humanité » en Syrie qui s'ajoute à celles de « financement d’une entreprise terroriste » et de « mise en danger de la vie d’autrui ».

Par l’intermédiaire de sa filiale syrienne Lafarge Cement, le groupe a monnayé la sécurité de ses approvisionnements dans les zones de guerre et le maintien des activités de l’usine de Jalabiya. Alors que les premiers dirigeants du groupe avaient une connaissance précise des crimes de l’Etat islamique (Daesh) et d’Al Nosra (Al Qaïda), ils n’ont pas hésité à leur verser plusieurs millions d’euros entre 2013 et 2014.

Ce choix criminel, afin de préserver les profits de la multinationale et de ses actionnaires, s’est fait en mettant en danger la vie des salariés syriens.

Le groupe Lafarge va devoir s’expliquer sur la complicité que l’instruction a confirmée avec les organisations djihadistes. Dans quelle mesure, le Quai d’Orsay était-il au courant de ces pratiques dont la justice aura à confirmer le caractère criminel ? Toute la lumière doit être faite sur ces multinationales prédatrices qui méprisent et bradent les principes fondamentaux des droits humains.

 

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Fabien Roussel écrit à la nouvelle Première ministre, Elisabeth Borne

20 Mai 2022, 11:18am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 19/05/2022 par PCF

Fabien Roussel écrit à la nouvelle Première ministre, Elisabeth Borne

HOTEL MATIGNON
Madame Elisabeth BORNE – Première ministre
57, rue de Varenne
75007 Paris.

Paris, le 18 mai 2022

Madame la Première ministre,

Je tiens tout d'abord à vous féliciter pour votre nomination au poste de Première ministre.

Votre prise de responsabilité s'inscrit dans une feuille de route définie par le chef de l'État, dans un contexte de crise extrêmement grave, à l'échelle internationale comme dans notre pays.

Je souhaite vous alerter sur une question essentielle, qui appelle de votre part des décisions qui ne peuvent attendre encore des semaines, à savoir le pouvoir d'achat des Français.

Celui-ci est aujourd'hui largement entamé par l'explosion des prix, ceux de l'énergie et des carburants, ceux de la plupart des produits de première nécessité. Nos concitoyens en souffrent énormément, particulièrement les plus fragiles comme les retraités ou les familles monoparentales.

L'inflation atteint des niveaux inconnus depuis plusieurs décennies, qui pourrait persister pendant de nombreux mois, si ce n'est des années.

Or, jusqu'à présent, les réponses apportées par le précédent gouvernement se sont révélées insuffisantes, tant pour le montant des aides accordées par l'État que par le nombre de familles concernées.

Les prix de l'énergie sont plafonnés à un niveau excessif, ceux des carburants flambent encore.
Les chèques attribués à un nombre limité de ménages relèvent de l'anecdotique au regard des coûts que doivent supporter les familles pour répondre aux besoins les plus élémentaires.

L'envolée des recours aux prêts sur gages traduit à cet égard une situation de détresse insupportable dans la sixième puissance économique mondiale.

J'ajoute que les PME, déjà fragilisées par la crise sanitaire, subissent également cette explosion des prix, ainsi que les collectivités territoriales dont les budgets sont sous tension, avec des conséquences sur le niveau des services rendus aux populations.

Les annonces relatives à la suppression de la redevance audiovisuelle, outre les menaces que cette mesure fait planer sur le service public de l'audiovisuel, la trop faible revalorisation du SMIC, qui entretient l'austérité salariale, et l'absence d'un véritable rattrapage sur le point d'indice des fonctionnaires ne sont pas à la hauteur des attentes de nos concitoyens.

Cette atteinte au pouvoir d’achat est un frein au retour d'une croissance saine, susceptible de créer et de sécuriser des emplois, d'en finir avec les bas salaires et de renforcer nos ressources fiscales, pour financer des services publics de haut niveau.

Dans le même temps, les grands groupes industriels et financiers affichent pour la plupart des résultats financiers historiques, tant pour leurs bénéfices que pour les dividendes distribués.

C'est à cette contradiction que la politique gouvernementale devrait s'attaquer avec deux objectifs immédiats.

D'abord augmenter massivement tous les salaires, dont le SMIC, les pensions de retraite et les minima sociaux.

Ensuite, agir sur tous les prix en baissant sensiblement la TVA sur l'énergie, les carburants et les produits alimentaires. Cette action suppose d'une part de refonder la politique fiscale du pays, et d'autre part, au plan international, de s'attaquer enfin à tous les mécanismes spéculatifs, à l'image de ceux sur le cours des productions agricoles. C'est une question de justice fiscale à laquelle nos concitoyens sont particulièrement attachés en ces temps difficiles.

Ces mesures ne peuvent donc pas attendre le 19 juin et l'installation de la prochaine Assemblée nationale. Des millions de Français souffrent depuis de longs mois et c'est dès maintenant que des décisions radicales doivent être prises.

Je tiens également à vous exprimer mon opposition ferme au projet de réforme des retraites que le Président de la République vous demande de négocier avec les partenaires sociaux, si vous disposiez d'une majorité à l'Assemblée nationale.
Les organisations syndicales ont déjà fait connaître leur refus d'un recul de l'âge de départ à la retraite à 65 ans.  Je me félicite de l'unanimité qui se dessine pour s'opposer à cette réforme antisociale.

Elle serait injuste pour les millions de travailleurs qui aspirent à disposer d'un droit à la retraite en bonne santé. Cette réforme serait également illégitime car il est possible de financer un départ à la retraite pour toutes et tous à 60 ans, et non à 65 ans, avec des pensions dignes, en faisant cotiser le capital financier à un juste niveau et en créant massivement des emplois, dans les services publics comme dans l'industrie où les besoins sont immenses.

Je suis évidemment mobilisé pour qu'une majorité de gauche et écologiste à l'Assemblée permette, après le 19 juin, l'examen d'une véritable réforme des retraites, avec le retour à l'âge de départ à 60 ans et des pensions au minimum équivalentes au montant du SMIC.

En vous remerciant de l'attention portée et à la présente et dans l'attente de votre réponse, je vous prie de croire, Madame la première ministre, en l’assurance de ma haute considération. 

 

Fabien Roussel
Secrétaire national du PCF
Député du Nord

 

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