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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

DUPLOMB après la pétition

24 Janvier 2026, 13:07pm

Publié par PCF Villepinte

 

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SOCIETE

24 Janvier 2026, 09:53am

Publié par PCF Villepinte

Citoyens de la République :
les Français musulmans
loin des amalgames et de l’obsession
médiatique

La menace est claire : « Dehors ou la mort. » Au mois de mars 2025, en plein ramadan, un conducteur de la société M Tag, le réseau de transports publics de l’agglomération grenobloise, retrouve une boîte dans son casier. Elle contient ce mot, inscrit sur un papier avec une croix gammée, une tranche de saucisson et un drapeau français. Cet épisode, en Isère, est loin d’être un cas isolé.

L’an dernier, entre janvier et mai, les actes antimusulmans ont augmenté de 75 % par rapport à l’année 2024, selon le ministère de l’Intérieur. Deux tiers des agissements islamophobes sont des atteintes à la personne. Et 66 % des musulmans ont fait l’objet de comportements racistes au cours des cinq dernières années, d’après un sondage Ifop paru en septembre.

Mais une autre étude de l’institut a davantage retenu l’attention des chaînes de télévision, notamment d’extrême droite. L’état des lieux du rapport à l’islam et à l’islamisme des musulmans de France observe « un processus de réislamisation, structurée autour de normes religieuses rigoristes ». Quatre associations du culte musulman ont porté plainte contre X.

Elles mettent en doute la méthodologie, également contestée par plusieurs médias. Un discours qui oppose lois françaises et règles religieuses, comme si elles ne pouvaient pas s’articuler les unes avec les autres, pour un citoyen croyant. Or ce n’est pas soit l’un, soit l’autre, explique Jean-François Bayart, professeur de sociologie à l’Institut des hautes études internationales et du développement, à Genève.

Un rapport décrié

Il s’insurge contre l’essentialisation des musulmans, perçus par une partie de la classe politique comme « incapables de comprendre la République ou la laïcité ». « Au fond, affirme-t-il, le message qui leur est adressé reste qu’ils ne peuvent devenir républicains qu’en sortant de l’islam. » C’est-à-dire qu’ils « cessent de jouir des libertés religieuses dont disposent par exemple les chrétiens et les juifs » en France. C’est contraire à la loi de 1905, garantissant le libre exercice du culte. Dès 2015, la politiste Nadia Marzouki, chargée de recherche au CNRS, estimait que « le débat public repose encore largement sur une conception caricaturale du rapport que les musulmans entretiendraient au dogme, à la norme et à l’autorité ».

Rien n’a changé, jusqu’au plus haut sommet de l’État. En mai 2025, Bruno Retailleau, alors ministre de l’Intérieur, se voit remettre un rapport sur les Frères musulmans et l’islam politique en France. Emmanuel Macron prévoit un conseil de défense en urgence pour demander au gouvernement des propositions, mais celui-ci ne débouche sur aucune mesure.

Loin d’être aussi choc qu’il prétend l’être, le rapport dresse des constats peu surprenants et peu alarmants. Par exemple, les lieux de culte liés à la mouvance frériste ne représentent que 7 % des 2 800 lieux du culte musulman. Nicolas Cadène, ancien rapporteur de l’Observatoire de la laïcité, signale « une méthodologie peu rigoureuse, des évidences, des amalgames et du simplisme ».

Une présence depuis des siècles

La mise à l’écart des citoyens musulmans se construit sur une ignorance historique. Les historiens attestent pourtant une présence musulmane en France dès l’époque médiévale, peu après la naissance de l’islam, en 622. En 2016, des archéologues ont trouvé trois sépultures musulmanes de soldats berbères à Nîmes, orientées vers La Mecque.

Par ailleurs, « on a complètement occulté le lien d’échanges, à la fois commercial et culturel, entre l’Orient et l’Occident à la période médiévale », explique Jean-François Bayart. De telle sorte que « le rôle culturel de l’islam, notamment dans la transmission de l’héritage de l’Antiquité », a été oublié. À la place, la perception de cette religion se fait à travers « le prisme historique déformant des croisades ».

L’exclusion est d’autant plus grande avec la permanence du discours sur les racines judéo-chrétiennes de la France. Un mythe excluant et « une obscénité effrayante » pour Jean-François Bayart, qui rappelle, soit dit en passant, que le christianisme est une religion née en Orient. De même, il insiste dans un article publié sur son blog de Mediapart sur le fait que « l’islam, qu’il soit « de » France ou « en » France, n’existe pas ».

Et d’ajouter : « Il n’est que des musulmans, dont les pratiques sociales sont plurielles et contradictoires, et qui sont en interaction mutuelle généralisée avec le reste de la société, par l’école, le travail, le syndicalisme, la santé publique, le sport, le marché, la consommation, la politique. » Bref, qui appartiennent à la république.

 

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49.3

23 Janvier 2026, 13:19pm

Publié par PCF Villepinte

49-3 derrière la mascarade politique, le
vrai visage de l’austérité budgétaire

Sébastien Lecornu fait face ce vendredi 23 janvier à deux motions de censure à l’Assemblée nationale après avoir déclenché mardi le 49.3 sur la partie « recettes » du budget. L’une a été déposée par la France insoumise, le groupe GDR (communistes et ultra-marins) et les écologistes, l’autre par le Rassemblement national et son allié le groupe ciottiste UDR. La première a été rejetée en fin de matinée, n’ayant recueilli que 269 voix sur les 288 nécessaires à son adoption, la seconde a obtenu 142 voix. Dans la foulée, le premier ministre a déclenché un second 49.3 sur la partie « dépenses » du projet de loi de finances (PLF).

 

Publié le 23 janvier 2026 Mis à jour le 23 janvier 2026 à 11:40

Une image contenant Visage humain, personne, sourire, habits

Le contenu généré par l’IA peut être incorrect.L’Humanité Julia Hamlaoui

 

Le premier ministre Sébastien Lecornu lors d’une séance de questions au gouvernement à l’Assemblée, le 20 janvier 2026.
© Karim Ait Adjedjou/ABACAPRESS.COM

Après avoir renoncé à sa promesse faites à l’automne de ne pas recourir au 49.3, qu’il a finalement déclenché mardi sur la partie « recettes » du budget, Sébastien Lecornu a fait face ce vendredi 23 janvier à deux motions de censure à l’Assemblée nationale. L’une a été déposée par la France insoumise, le groupe GDR (communistes et ultra-marins) et les écologistes, l’autre par le Rassemblement national et son allié le groupe ciottiste UDR.

Celle de l’extrême droite était vouée à l’échec, la gauche ne comptant pas y mêler ses voix, elle n’a obtenu que 142 suffrages. Quant à celle déposée par Mathilde Panot, Cyrielle Chatelain, Stéphane Peu et 108 de leurs collègues, moins de 20 voix lui ont fait défaut pour atteindre la majorité de 288 votes nécessaire pour faire tomber le gouvernement. Elle a recueilli en fin de matinée 269 voix. La partie « recettes » du projet de loi de finances (PLF) est donc réputée adoptée par l’Assemblée nationale.

Des « coupes budgétaires d’un niveau inégalé »

En cause, la décision du PS – qui estime désormais que le 49.3 est la « moins mauvaise » des solutions – de ne pas censurer le gouvernement sous couvert des maigres concessions annoncées par le premier ministre en début de semaine. « Pour priver la France de gouvernement et de budget, il faut des raisons sérieuses », a justifié Laurent Baumel à la tribune de l’Assemblée, arguant que « la censure n’est ni une routine, ni un jeu » et « qu’à rebours de ses deux prédécesseurs, le premier ministre a reconnu que la France n’aurait de budget que si celui-ci portait désormais aussi la marque des idées et des attentes des forces politiques et des électeurs de gauche ».

« La stratégie du rapport de force a payé », clamait déjà mardi le député socialiste Arthur Delaporte, insistant sur la hausse de la prime d’activité de 50 euros en moyenne par mois pour 3 millions de ménages modestes… bien que le dispositif soit critiqué par la CGT, qui juge qu’il revient à faire porter par l’État des hausses de salaires que les entreprises ne consentent pas.

Cette prime revient à « faire payer par l’État le complément de revenu que les grandes entreprises refusent de verser à leurs salariés », abonde le reste de la gauche dans le texte de sa motion. Le premier ministre « renie sa propre parole » et met en œuvre des « coupes budgétaires d’un niveau inégalé » pour atteindre l’objectif de 5 % de déficit qu’il s’est fixé, dénoncent également ses signataires. Selon Éric Coquerel, le président LFI de la commission des Finances, ces coupes devraient avoisiner les 20 milliards d’euros, dont 13,5 milliards pour l’État.

« À l’inverse, les mesures de ce budget présentées comme des compromis ne sont que de la poudre aux yeux », fustigent également les rédacteurs de la motion de gauche, citant la surtaxe de l’impôt sur les sociétés (qui rapportera 7,3 milliards d’euros au lieu de 8 en 2025 et 4 prévus dans le projet de loi initial), ou la taxe holding, devenue « homéopathique » après son passage au Sénat.

« Tout dans ce budget est une escroquerie. alors honte à ceux qui l’ont voulue », a taclé en séance ce vendredi l’insoumis Éric Coquerel. « Honte également à ceux qui permettraient qu’elle s’accomplisse », a-t-il ajouté dénonçant une politique qui permet aux « ultra-riches » de « légalement s’enrichir » et la « constitution d’une nouvelle noblesse, celle de l’argent, tout aussi minoritaire que l’était celle de l’Ancien régime face au tiers-état ».

Alors que Sébastien Lecornu a prétendu devant les députés pour justifier son recours au 49.3 que « pour la première fois depuis longtemps, le parlement ne peut pas dire qu’il a été privé de son pouvoir », Jean-Victor Castor, qui s’exprimait au nom du groupe GDR, a répliqué dans l’hémicycle : « Aujourd’hui un nouveau récit est imposé celui d’une prétendue irresponsabilité parlementaire. C’est faux. Ce déficit est le résultat de choix politiques assumés. on cherche à transformer un échec de l’exécutif en faute collective pour faire payer la crise à ceux qui n’en sont pas responsables et préparer une nouvelle vague de sacrifices imposés toujours aux mêmes. »

Deuxième 49.3 sur la partie « dépenses »

Le gouvernement, critiqué jusque dans ses propres rangs sur le thème – à l’inverse de la gauche – d’une austérité qui n’irait pas assez loin, a pu cependant compter sur son camp. « Nos désaccords avec ce budget sont profonds parfois même structurants, mais jamais nous ne nous associerons à votre stratégie du chaos », a notamment lancé à l’intention des groupes porteurs des motions de censure, Agnès Firmin Le Bodo au nom des députés Horizons. « Quand le débat ne permet plus de conclure, quelqu’un doit assumer », a de son côté asséné Sébastien Lecornu préparant le terrain pour la suite des opérations.

Dans la foulée du rejet des deux textes, le premier ministre a de nouveau engagé la responsabilité de son gouvernement via un deuxième 49.3 sur la partie « dépenses » du budget. Les formations de gauche à l’origine de l’une des motions de censure examinées ce vendredi n’ont pas dit leur dernier mot. « Nous n’accepterons jamais un budget qui fait 35 milliards de coupes dans les services publics et les collectivités. Pour le faire tomber ainsi que le gouvernement, nous déposons une motion de censure avec les écologistes et les communistes et ultramarins », a annoncé la cheffe de file des députés insoumis, Mathilde Panot. Le RN devrait également en déposer une, les deux textes devraient être à leur tour examinés en début de semaine prochaine.

La gauche, hors PS, veut y croire. « Dès lors qu’on est seulement à 19 voix d’écart, cela signifie que le gouvernement n’est pas tranquille », a estimé dans la salle des Quatre colonnes Éric Coquerel, ajoutant que « cela nous incite à mettre encore plus la pression sur tous les députés d’opposition afin qu’ils censurent le gouvernement ». « Cinq collègues socialistes ont voté cette motion de censure, complète le député Génération.s Benjamin Lucas interrogé par LCP. J’espère qu’ils arriveront à en convaincre d’autres. »

 

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En 2026, la lutte continue !

23 Janvier 2026, 12:53pm

Publié par PCF Villepinte

L'année commence à peine, et elle se place déjà sous le signe de la mobilisation. Budget, salaires, emplois, libertés syndicales… la lutte continue jusqu'à la victoire !

Pour un véritable budget de progrès social

Le budget de l’État sera encore en débat en début d’année : pas question de laisser tomber nos services publics, menacés par la politique austéritaire du gouvernement ! Pas question non plus d’accepter les reculs du budget de la Sécu : la bataille continue pour nos hôpitaux, notre santé et notre protection sociale. Sur les retraites, le décalage ne suffit pas : on veut l’abrogation !

 Pour le maintien du niveau de vie des travailleur·ses

Dans tous les secteurs d’activité, les directions tentent d’imposer une cure d’austérité salariale. Chez Arkema, Ducros, Orano, Air Liquide, ArcelorMittal, Transdev ou encore LVMH, les salarié·es rejettent des augmentations symboliques, parfois inférieures à 1 %, alors même que les groupes affichent des résultats financiers solides ou poursuivent des stratégies de rentabilité agressives. Notre pays est toujours à la traine en matière de lutte contre les inégalités entre les femmes et les hommes et de transparence salariale. La CGT appelle à la mobilisation et soutient les grèves reconductibles qui mettent à l’arrêt des sites et des productions. Dans la Fonction publique, les salaires ont décroché depuis vingt-cinq ans. Faites le calcul sur notre simulateur !

Pour notre industrie et nos emplois

La CGT a recensé 483 plans de suppressions d’emplois en fin d’année 2025, soit entre 200 et 300 000 emplois directs et induits menacés ou supprimés. Il est urgent de mettre en place des assises de l’industrie afin de définir les mesures qui permettront de sauver la production en France. La CGT est d’ores et déjà mobilisée auprès des travailleur·ses qui luttent pour leur emploi à Vencorex, Teisseire ou Brandt et toutes les autres entreprises menacées par la voracité du patronat !

Pour la liberté syndicale

La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a été mise en examen après avoir dit à la radio « Les rats quittent le navire » en parlant des grands patrons qui menacent de délocaliser pour augmenter leurs profits ! Cette procédure bâillon fait partie d’une vaste stratégie d’intimidation visant à réduire au silence tou·tes celles et ceux qui défendent l’intérêt général des travailleur·ses. Des centaines de militant·es font face à une répression de plus en plus décomplexée sur leurs lieux de travail et dans leurs pratiques syndicales. Les libertés syndicales doivent être protégées et renforcées, car elles demeurent un pilier indispensable de la démocratie et du progrès social.

Contre l’imposture de l’extrême droite

En France et dans le monde entier, l’extrême droite est l’ennemie des travailleur·ses et des populations. Soutenue par une part de plus en plus importante du capital, et organisée autour des États-Unis du milliardaire Donald Trump, elle mène partout à la pauvreté, à la répression, à la guerre. En France, ses votes sont clairs : contre l’augmentation du Smic, contre l’indexation des salaires, contre la taxation des ultrariches… Mais pour la loi Duplomb, les lois xénophobes qui divisent la population ou la casse de nos services publics orchestrée par gouvernement. L’extrême droite n’a qu’un objectif : prendre le pouvoir et mener une politique ultralibérale, raciste, sexiste, antisyndicale et autoritaire – le tout en servant ses propres intérêts.

La bonne résolution pour 2026 : se syndiquer

Les 45 000 nouveaux·lles adhérent·es à la CGT en 2025 l’ont bien compris : une CGT forte permet de défendre ses droits et de gagner de véritables avancées sociales. Parce qu’elle agit, protège et fait gagner, en 2026, on renforce la CGT !

 

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International

22 Janvier 2026, 17:48pm

Publié par PCF Villepinte

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Publié depuis Overblog

22 Janvier 2026, 12:32pm

Publié par PCF Villepinte

Le mandat de maire
Publié le 21 janvier 2026

Combien de fois ai-je lu ou écouté dire « Etre maire est le plus beau des mandats » et, dans le contexte de rejet des institutions, « Le maire reste l’élu le plus apprécié des citoyens »... Malheureusement, aujourd’hui, le message relayé est davantage celui de maires fatigués, usés par les charges de leur mandat et quelquefois découragés par les agressions dont ils ont été victimes, toujours montées en épingle.

Ce mandat, ou plutôt cette mission, je l’ai assuré pendant 27 ans dans mon petit village de 500 habitants. Être maire, c’est une présence de tous les instants, une charge mentale permanente, un quotidien grignoté par des soucis aux causes multiples. Mais aussi, et surtout, une vie faite de bouffées de satisfaction et même de grands moments de fierté. C’est tout cela le beau mandat de maire, qu’il soit maire des champs ou maire de ville. Parce qu’il n’existe pas de « grands » ou de « petits » maires !

Ce mandat, c’est sans doute ce qu’il nous reste de plus beau dans notre République où les champs de débris l’emportent si souvent sur les champs de semences. Mais pour que les semences prennent, encore faut-il bien sélectionner et doser les intrants et avoir conscience que l’investissement personnel et le dévouement ne seront jamais suffisants. Mon expérience de briscard, toujours élu municipal depuis 1977 et adjoint depuis mon départ de l’Assemblée, m’a imprégné de quelques exigences que je me permets de livrer dans ce papier… au risque d’être donneur de leçon.

Tout d’abord, même en campagne électorale, ne pas laisser croire que la réussite de l’action municipale tient aux seuls individus qui la conduisent. Il me semble indispensable de faire le lien en permanence avec les politiques nationales et les conséquences qu’elles ont sur la mise en œuvre des politiques locales. Comme on le dit, « faisons de la politique ». Tranquillement, sans en rajouter, mais pour imprégner les consciences et ne pas porter au final la responsabilité d’un bilan insuffisant.

La deuxième priorité, selon moi, c’est le travail d’équipe qui conditionne le bon déroulement du mandat. En premier lieu en mobilisant l’ensemble du conseil municipal dans le respect des possibilités de chacun, ce que nous négligeons parfois avec des conséquences sur la réussite du mandat. Faire équipe, faire du commun, c’est aussi impliquer la population sous des formes les plus diverses.

Enfin, je pense qu’il faut être attentif à ne pas se laisser avaler par une intercommunalité boulimique de pouvoir. Les communistes ont toujours été les défenseurs de la commune, pilier de notre République, et se sont opposés aux réformes institutionnelles qui l’ont dépouillée de multiples compétences. Aussi, la résistance au rouleau compresseur imposé par quelques barons de nos territoires est un combat à ne pas négliger, notamment quand les instances se mettent en place dans la précipitation en début de mandature.

Bonne chance à nos candidats dans cette période décisive pour le devenir de nos territoires.

André Chassaigne

 

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Le Scandale du siècle

22 Janvier 2026, 12:24pm

Publié par PCF Villepinte

 

Publié le 21 janvier 2026

Le chiffre des 211 milliards d’euros, soit le montant des aides publics annuels identifié, révélé plus exactement par une commission d’enquête du Sénat présidée par Fabien Gay a déjà porté ses premiers fruits : voir le remboursement d’aides effectué par le groupe Michelin. Ce chiffre s’est si bien imposé dans le débat public que certains articles parlent à présent des « fameux » 211 milliards. Des patrons n’ont pas apprécié tel ce PDG du groupe Redex (société d’ingénierie), menaçant de quitter la France et dénonçant au journal « Le Parisien » « une opération de communication sur les aides aux entreprises qui nous fait passer pour des assistés vivant aux crochets de l’Etat. »

Touchée et pas coulée, la nomenclature macronienne s’est sentie obligée d’argumenter. Ainsi sur le site gouvernemental « Agora », dite «plateforme de participation citoyenne de l’Etat », une certaine Delphine pose, ces jours-ci, cette question au gouvernement : « Pourquoi ne pas conditionner les 211 milliards d’aides et de subventions aux entreprises. Il serait normal que l’octroi de l’argent public soit justifié et conditionné à une évaluation plus poussée. »

Le site précise la question : Sans évaluation réelle, impossible de dire si ces 211 milliards sont bien ou mal utilisés et qu’ils ont permis d’atteindre les objectifs pour lesquels ils étaient destinés. D’autre part, elles pourraient être réservées aux PME et à des entreprises utilisant ces aides sur le sol français. »

« Agira » a demandé à Clément Beaune, un temps secrétaire d’Etat aux affaires européennes puis ministre des transports et à présent Haut-commissaire à la Stratégie et au Plan (attention aux majuscules !) de répondre.

« Grande question » commence par dire le petit marquis de la macronie (il n’a pas osé dire : merci de me l’avoir posée). Grande question mais petite réponse. Car le Haut commissaire a surtout pour objectif de discréditer l’enquête du Sénat.

Il opère en trois temps. D’abord il attaque le chiffre de 211milliards. Il conteste le montant (et les compétences du Sénat, de ses élus et de ses experts par la même occasion) et retire, sans vergogne, 100 milliards de la somme. Il n’y aurait que 110 milliards d’euros d’aides publiques, prétend t il, c’est ce que lui, au Haut Commissariat à la Stratégie et au Plan (attention aux majuscules, encore une fois) il a trouvé. Comment il a fait ? Mystère mais en une ligne de réponse, Beaune efface 100 milliards. Un détail. Et il traite les sénateurs d’amateurs, soit dit en passant.

Deuxième temps : non seulement, il y a moitié moins d’aides, prétend l’homme aux majuscules, mais on mélange tout et n’importe quoi dans ces prétendues « aides ». Et, solennel, Beaune dit à Delphine : « D’abord on va faire ce travail - c’est la mission que m’a confié le premier ministre- qui est de clarifier le bon périmètre parce que dans aide aux entreprises, on met des choses très différentes. »

Ici on pourrait lui dire : le rapport du Sénat est connu depuis six mois, il serait temps de « faire ce travail » d’analyse ; mais passons. Et apprécions la désinvolture toute technocratique du propos, avec ces mots ronflants (« la mission du premier ministre »), ces formules absconses ( « le bon périmètre ») , tout cela pour discréditer l’argument des 211 milliards, et surtout pour ne pas répondre à la question posée.

Troisièmement, faut-il conditionner les aides ? mais elles sont déjà très souvent conditionnées, a le culot de dire le Commissaire en évoquant les aides à l’apprentissage par exemple.

N’empêche, le pouvoir est touché et Beaune doit conclure en disant : « la bonne réponse, c’est pas des débats un peu généraux, des postures, c’est dans des mesures précises, dispositif par dispositif, donc transparence, regard sur chaque dispositif, des propositions concrètes. »

On sent la manœuvre, la manière de botter en touche mais là on a tout de même envie de lui dire au Commissaire : « Chiche ! »

Roger Friset

Article publié dans CommunisteS, numéro 1070 du 21 janvier 2026.

Publié le 21 janvier 2026

Le chiffre des 211 milliards d’euros, soit le montant des aides publics annuels identifié, révélé plus exactement par une commission d’enquête du Sénat présidée par Fabien Gay a déjà porté ses premiers fruits : voir le remboursement d’aides effectué par le groupe Michelin. Ce chiffre s’est si bien imposé dans le débat public que certains articles parlent à présent des « fameux » 211 milliards. Des patrons n’ont pas apprécié tel ce PDG du groupe Redex (société d’ingénierie), menaçant de quitter la France et dénonçant au journal « Le Parisien » « une opération de communication sur les aides aux entreprises qui nous fait passer pour des assistés vivant aux crochets de l’Etat. »

Touchée et pas coulée, la nomenclature macronienne s’est sentie obligée d’argumenter. Ainsi sur le site gouvernemental « Agora », dite «plateforme de participation citoyenne de l’Etat », une certaine Delphine pose, ces jours-ci, cette question au gouvernement : « Pourquoi ne pas conditionner les 211 milliards d’aides et de subventions aux entreprises. Il serait normal que l’octroi de l’argent public soit justifié et conditionné à une évaluation plus poussée. »

Le site précise la question : Sans évaluation réelle, impossible de dire si ces 211 milliards sont bien ou mal utilisés et qu’ils ont permis d’atteindre les objectifs pour lesquels ils étaient destinés. D’autre part, elles pourraient être réservées aux PME et à des entreprises utilisant ces aides sur le sol français. »

« Agira » a demandé à Clément Beaune, un temps secrétaire d’Etat aux affaires européennes puis ministre des transports et à présent Haut-commissaire à la Stratégie et au Plan (attention aux majuscules !) de répondre.

« Grande question » commence par dire le petit marquis de la macronie (il n’a pas osé dire : merci de me l’avoir posée). Grande question mais petite réponse. Car le Haut commissaire a surtout pour objectif de discréditer l’enquête du Sénat.

Il opère en trois temps. D’abord il attaque le chiffre de 211milliards. Il conteste le montant (et les compétences du Sénat, de ses élus et de ses experts par la même occasion) et retire, sans vergogne, 100 milliards de la somme. Il n’y aurait que 110 milliards d’euros d’aides publiques, prétend t il, c’est ce que lui, au Haut Commissariat à la Stratégie et au Plan (attention aux majuscules, encore une fois) il a trouvé. Comment il a fait ? Mystère mais en une ligne de réponse, Beaune efface 100 milliards. Un détail. Et il traite les sénateurs d’amateurs, soit dit en passant.

Deuxième temps : non seulement, il y a moitié moins d’aides, prétend l’homme aux majuscules, mais on mélange tout et n’importe quoi dans ces prétendues « aides ». Et, solennel, Beaune dit à Delphine : « D’abord on va faire ce travail - c’est la mission que m’a confié le premier ministre- qui est de clarifier le bon périmètre parce que dans aide aux entreprises, on met des choses très différentes. »

Ici on pourrait lui dire : le rapport du Sénat est connu depuis six mois, il serait temps de « faire ce travail » d’analyse ; mais passons. Et apprécions la désinvolture toute technocratique du propos, avec ces mots ronflants (« la mission du premier ministre »), ces formules absconses ( « le bon périmètre ») , tout cela pour discréditer l’argument des 211 milliards, et surtout pour ne pas répondre à la question posée.

Troisièmement, faut-il conditionner les aides ? mais elles sont déjà très souvent conditionnées, a le culot de dire le Commissaire en évoquant les aides à l’apprentissage par exemple.

N’empêche, le pouvoir est touché et Beaune doit conclure en disant : « la bonne réponse, c’est pas des débats un peu généraux, des postures, c’est dans des mesures précises, dispositif par dispositif, donc transparence, regard sur chaque dispositif, des propositions concrètes. »

On sent la manœuvre, la manière de botter en touche mais là on a tout de même envie de lui dire au Commissaire : « Chiche ! »

Roger Friset

Article publié dans CommunisteS, numéro 1070 du 21 janvier 2026.

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LIBERTES SYNDICALES

19 Janvier 2026, 17:12pm

Publié par PCF Villepinte

Grand meeting pour les libertés syndicales
le 4 février 2026

Alors que la répression syndicale atteint un niveau inédit, la CGT lance sa campagne pour les libertés syndicales avec un grand meeting à son siège de Montreuil le 4 février prochain.

Répression syndicale tous azimuts

L’usage d’une expression populaire peut désormais valoir une mise en examen. La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, en a fait les frais en fin d’année dernière. Pourtant, par la phrase « Les rats quittent le navire », elle ne décrivait qu’une réalité : les menaces de délocalisations par les grands patrons, prêts à tout pour augmenter leurs profits.

Ce n’est évidemment qu’un prétexte, et cette procédure bâillon est une pierre de plus dans la vaste stratégie d’intimidation contre celles et ceux qui défendent l’intérêt des travailleur·ses dans les entreprises :

  • cinq dirigeant·es confédéraux·les sont ou ont été visé·es ar une procédure judiciaire depuis 2023 ;
  • des centaines de militant·es inquité·es – voire harcelé·es ou réprimé·es – chaque jour dans le cadre de leur activité syndicale ;
  • l’extrême-droitisation de la société, et en particulier du grand patronat, amplifie grandement le phénomène.

Ça ne peut plus durer

Les libertés syndicales demeurent un pilier indispensable de la démocratie et du progrès social – elles doivent être protégées et renforcées.
La CGT ouvre sa campagne de défense des libertés syndicales par un grand meeting le 4 février 2026, animé par Guillaume Meurice en partenariat avec Radio Nova, au siège de la CGT.

Objectif : mettre en évidence l’ampleur des répression et discriminations syndicales, mais aussi et surtout mettre en lumière les propositions, les actions et les alliances nécessaires pour protéger les libertés syndicales.

C’est tou·tes ensemble que nous défendrons nos droits. Venez nombreux·ses !

 

→ Cliquer ici pour s’inscrire 

(inscription obligatoire et accès sous réserve de présentation du récépissé)

Télécharger les visuels de l’évènement ↓

visuel meeting libertés syndicales

 

Visuel web Haute définition ici

Visuel web basse définition ici

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Stop au terrorisme étatsunien

19 Janvier 2026, 17:04pm

Publié par PCF Villepinte

Menace étatsunienne contre le Groenland :
la fin de l'OTAN

Publié le 19 janvier 2026

Les représentants du Groenland et du Danemark, après leur rencontre mercredi 14 janvier avec l’administration Trump, ont déclaré que cette dernière avait « la volonté de conquérir le Danemark ». Les ambitions impérialistes étatsuniennes contre le Groenland se situent dans le prolongement du désir de prédation et de contrôle des terres rares et des corridors stratégiques qui redessinent la doctrine Monroe comme élément majeur de la stratégie de Washington. C’est la même logique qui préside à l’intervention militaire au Venezuela, aux menaces contre Panama et même contre Saint-Pierre-et-Miquelon. Donald Trump utilise l’arme monétaire et commerciale en menaçant d’imposer des droits de douane aux pays qui oseraient s’opposer à ses ambitions impérialistes.

Face à cette menace globale, la France doit avoir une réponse globale à la hauteur. C’est la politique de vassalisation et de capitulation face à l’impérialisme étatsunien qu’il est nécessaire de remettre en cause. La France et l’UE n’ont cessé de capituler face aux diktats de Trump, que ce soit sur la question de l’augmentation des dépenses militaires ou sur la question commerciale.

Or, nous assistons à la fin de l’OTAN. Cela confirme la position historique du PCF. La France peut et doit mener, en toute indépendance de l’OTAN et des États-Unis, une politique de sécurité et de défense. Il est urgent, pour elle, d’agir auprès des États membres européens, en faveur de la dissolution de cette alliance qui n’est que le bras armé des États-Unis. Elle doit, pour sa part, sortir de l’OTAN, en commençant par son commandement intégré, et proposer la construction d’un espace européen de sécurité collective sur les bases de la charte des Nations Unies et de l’esprit d’Helsinki.

Un déploiement militaire symbolique, et surtout demeurant lié à l’OTAN et sans consultation du Parlement, ne relève que de la gesticulation. De même, l’évocation de l'activation du mécanisme anti-coercition de l’UE pourrait ouvrir un chemin d’indépendance envers les États-Unis. Mais, chacun sait qu’elle est soumise à un vote du Conseil européen à la majorité qualifiée et que cette disposition donnera pouvoir à la Commission pour négocier avec les États-Unis sans limite de temps.

La France peut prendre la tête d’une coalition d’États prenant des mesures immédiates telles que la dénonciation de l’accord commercial signé en août 2025 entre l’UE et les États-Unis, qui signifiait une reddition complète des Européens. La Commission européenne ne doit plus pouvoir décider seule de la politique commerciale des États européens ! Il est temps d'engager une démarche remettant en cause les traités européens. Tout en annonçant sa sortie immédiate du commandement militaire intégré de l’OTAN, la France doit prendre des initiatives européennes pour la construction d’un espace paneuropéen de sécurité collective en toute indépendance de l’OTAN, des États-Unis et de l’UE.

Paris, le 19 janvier 2026

Parti communiste français.

 

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Meeting aux Espaces V de Villepinte

17 Janvier 2026, 17:43pm

Publié par PCF Villepinte

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