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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

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14 Juillet 2021, 06:34am

Publié par PCF Villepinte

 

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Poème patriote

14 Juillet 2021, 06:31am

Publié par PCF Villepinte

Au 14-Juillet, ton histoire est la mienne

 

Sabine Aussenac.

 

Comme elle me semble douce, ma belle république,

Celle où voici longtemps bien des vents se calmèrent,

Quand de nos soleils fous aux cent plaines nordiques

Robespierre et Danton d'ennemis furent frères.

Comme elle me semble belle, ma France des flonflons,

Celle qui sait danser sur mille accordéons,

Lorsque de nos villages aux confins de Paname

Un seul peuple festoie de bon cœur et d'une âme.

Comme elle me semble forte, ma belle aux artifices,

Celle où l'on célèbre La Bastille tombée

Aux rythmes des canons et d'idées malmenées,

Quand chaque bourgade fait de Versailles office.

Comme j'aime observer les étoiles explosées

En ciel bas de Bourgogne, ou clément en Olonne,

Lorsque rient les enfants à la lune étonnée

Par tout ce déploiement de Lille en ma Gascogne.

Comme j'aime drapeau et me sens cocardière,

Quand des Champs Elysées à notre Cannebière

Métissages dansants font résonner campagnes,

Et que coulent pastis, Pinaud noir et champagne.

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CGT Pourquoi il faut garder la Commune vivante...

14 Juillet 2021, 06:29am

Publié par PCF Villepinte

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Allocution de Macron : Un président-candidat au service du capital

14 Juillet 2021, 06:27am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 13/07/2021 par PCF

L’allocution du président de la République, ce 12 juillet, n’a pas été à la hauteur de la crise politique, sanitaire et économique que vit la France.

Pour le Parti communiste français, la vaccination doit devenir une grande cause nationale et mondiale car elle est la meilleure protection contre l’épidémie. Elle doit être accompagnée d'une politique ambitieuse de prévention et d'un investissement massif dans la recherche publique pour développer, en plus des vaccins, des traitements efficaces contre le Covid-19.

On ne peut combattre un tel virus à l’échelle d’un seul pays. Alors qu’une faible proportion de la population mondiale a jusqu’alors bénéficié de la barrière des vaccins et que les promesses du G7 en direction des pays les plus pauvres n’ont pas été suivies d’effets, il y a plus que jamais urgence à lever les brevets et à investir massivement dans la production de vaccins pour l’ensemble des peuples. Le chef de l’État l’a confirmé hier soir. Le gouvernement français se refuse toujours à imposer cette solution aux grands laboratoires pharmaceutiques. Il est également décisif d'apporter une aide immédiate aux pays les plus touchés, notamment ceux du Sud, par des moyens financiers, en matériel médical, médicaments et protections, et d'agir pour développer les capacités de production partout dans le monde.

 

Dans notre pays, les constats formulés par le chef de l’État résonnent comme l’impitoyable aveu de l’échec des politiques sanitaires mises en œuvre par le gouvernement.

Si trop peu de nos concitoyennes et concitoyens sont aujourd’hui protégés, c’est d’abord du fait d’une gestion libérale de la pandémie et du choix de déléguer une partie de cette gestion à des cabinets privés qui n'agissent en rien pour l’intérêt général, ainsi qu’à des opérateurs privés pour les prises de rendez-vous. La suspicion d’une partie du pays envers la parole publique a en outre été aggravée par les incohérences de l’action gouvernementale et son absence de transparence, comme par les défaillances de l’État pour répondre aux besoins de l’hôpital ou des soignants qui réclament une juste reconnaissance et des moyens supplémentaires leur permettant de mener au mieux leurs missions. Le Ségur de la santé n'est pas à la hauteur de leurs besoins et de leurs attentes.

 

Le pays a besoin d’une politique nationale de santé publique d’un tout autre niveau pour combattre efficacement l'épidémie et convaincre largement nos compatriotes. Elle implique de développer la Sécurité sociale, de renforcer l'hôpital public et les Ehpad, de créer des centaines de milliers d'emplois et de développer la formation, de mettre en place un pôle public du médicament et de développer des centres de santé. Si les personnels soignants, ainsi que les agents du service public en contact avec les usagers, doivent être incités à se faire vacciner, une stratégie publique offensive, élaborée démocratiquement à tous les niveaux et placée sous le contrôle du Parlement, doit permettre d’aller à la rencontre de toutes celles et ceux qui n’ont pas encore eu l’occasion de recevoir un vaccin. Si l’on veut réellement améliorer la couverture vaccinale du pays, aucun territoire, aucune catégorie sociale, à commencer par les plus fragiles, ne doit être abandonné. Et si un pass sanitaire peut se révéler nécessaire pour endiguer la nouvelle vague épidémique qui s’annonce, une telle mesure ne peut être que transitoire, sous peine d’accroître les fractures dont souffre déjà notre société.

 

L’essentiel de son allocution, Emmanuel Macron l’a consacrée à son autopromotion et aux axes de sa future campagne présidentielle.

Alors que la profondeur des difficultés économiques que connaissent nos concitoyennes et concitoyens, comme l’aggravation constante des inégalités, appellent une politique d’urgence sociale, il choisit de remettre à l’ordre du jour les contre-réformes néolibérales qu’il n’a pu encore faire aboutir du fait du contexte sanitaire et du rejet massif qu'elles suscitent.

Avec l’annonce de l’entrée en vigueur prochaine des nouvelles conditions d’indemnisation des sans-emploi, la volonté réaffirmée de faire travailler plus longtemps les salarié.e.s par le recul de l’âge du départ à la retraite, la relance du démantèlement de la protection sociale et de l'ensemble des missions protectrices de l’État, c’est une politique de casse sociale aggravée qu’il entend imposer au pays.

 

C’est aux hommes et aux femmes qui ne vivent que de leur travail que ce Président des ultra-riches veut faire payer la crise. Tanpis si le chômage, la pauvreté et la précarité progressent pour l'immense majorité des Françaises et des Français pendant que la fortune des plus riches familles de France atteint 1000 milliards d’euros. Tanpis si les délocalisations se sont poursuivies à un rythme soutenu, déchirant sans cesse davantage le tissu industriel de la France.

Il faut mettre en échec ce projet. Notre pays a un besoin impératif d’une politique de gauche qui s’attaque à la domination et aux privilèges insolents du capital, afin de répondre à l’immensité des besoins populaires.

 

L'heure est à une politique qui permette à tous les secteurs de s'organiser, à des embauches massives dans les services publics, à commencer par la santé et l'éducation, au soutien à la culture. L'heure est à une autre utilisation de l'argent, à une sécurisation de l'emploi et de la formation de chaque salarié.e, à une aide à la hauteur des besoins des TPE-PME au lieu de déverser des centaines de milliards d'euros à des groupes supprimant des activités et des emplois, à un nouveau mode de développement social et écologique, à une nouvelle industrialisation, à des mesures d'ampleur contre la pauvreté et la précarité.

 

C’est ce à quoi le Parti communiste français, avec son candidat à l'élection présidentielle Fabien Roussel, entend s’attacher.

 

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Les passantes – Antoine Pol

13 Juillet 2021, 06:41am

Publié par PCF Villepinte


Je veux dédier ce poème
A toutes les femmes qu’on aime
Pendant quelques instants secrets
A celles qu’on connaît à peine
Qu’un destin différent entraîne
Et qu’on ne retrouve jamais
A celle qu’on voit apparaître
Une seconde à sa fenêtre
Et qui, preste, s’évanouit
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu’on en demeure épanoui

A la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage
Font paraître court le chemin
Qu’on est seul, peut-être, à comprendre
Et qu’on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré sa main

A la fine et souple valseuse
Qui vous sembla triste et nerveuse
Par une nuit de carnaval
Qui voulut rester inconnue
Et qui n’est jamais revenue
Tournoyer dans un autre bal

A celles qui sont déjà prises
Et qui, vivant des heures grises
Près d’un être trop différent
Vous ont, inutile folie,
Laissé voir la mélancolie
D’un avenir désespérant

A ces timides amoureuses
Qui restèrent silencieuses
Et portent encor votre deuil
A celles qui s’en sont allées
Loin de vous, tristes esseulées
Victimes d’un stupide orgueil.

Chères images aperçues
Espérances d’un jour déçues
Vous serez dans l’oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu’on se souvienne
Des épisodes du chemin

Mais si l’on a manqué sa vie
On songe avec un peu d’envie
A tous ces bonheurs entrevus
Aux baisers qu’on n’osa pas prendre
Aux coeurs qui doivent vous attendre
Aux yeux qu’on n’a jamais revus

Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lèvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l’on n’a pas su retenir.

Les passantes
Extrait Des Emotions poétiques

Par Antoine Pol

 

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CGT Vaccination: Convaincre et donner les moyens plutôt que de contraindre

13 Juillet 2021, 06:32am

Publié par PCF Villepinte

Alors que le variant Delta se propage rapidement en France faisant craindre une 4ème vague, le gouvernement lance le débat sur l’obligation de vacciner les soignants. Pour la CGT, il ne fait aucun doute que la vaccination du plus grand nombre est essentielle pour sortir de cette pandémie. Elle estime, cependant, qu’il est primordial de convaincre les soignants plutôt que de les contraindre au risque de stigmatiser une profession pourtant déjà bien éprouvée.

Difficile de convaincre pour un gouvernement dont la stratégie tout au long de cette crise est apparue comme un perpétuel cafouillage... Cachant mal qu’il est plus soucieux de maintenir « quoi qu’il nous en coûte » ses choix économiques et sociaux. Pas étonnant alors que la crise de confiance qui le frappe soit plus forte parmi le personnel soignant.

Alors que l’hôpital public et son personnel étaient érigés en exemple pour leur rôle essentiel, l’austérité budgétaire continue de s’appliquer méthodiquement avec son cortège de fermetures de lits, de structures et pour le personnel une intensification du travail, rappels sur leurs jours de congés, affectations faites parfois du jour au lendemain…

Difficile dans ces conditions de donner un sens à cette vaccination quand les autres pans de la politique sanitaire sont abandonnés. En effet, comment par exemple respecter les protocoles, les gestes barrières dans l’urgence permanente et sans nouveaux personnels ?

Le gouvernement pointe du doigt les personnels soignants, mais le problème est plus général... Le manque de confiance dans les institutions touche l’ensemble de la population.

A la CGT, nous pensons que l’un des éléments qui entretient cette défiance est le manque de transparence dans les rapports entretenus entre le secteur pharmaceutique et les acteurs de la santé publique.

Pour la CGT, une bonne façon de clarifier cette relation serait la « levée des brevets sur les vaccins contre le Covid-19 » et de mettre en place un pôle public de santé.

Pour la CGT, la priorité pour redonner confiance aux soignants c’est de sortir d’une autre crise, celle que traverse notre système de santé, en lui redonnant les moyens de fonctionner tant du côté de la politique vaccinale que du côté de la politique d’embauche.

  

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Cuba : il est urgent de lever le blocus !

13 Juillet 2021, 06:29am

Publié par PCF Villepinte

Depuis des mois, les autorités cubaines alertent sur la crise économique, sociale et sanitaire. Depuis des mois, le tourisme est bloqué et cela affecte gravement l'économie.

La pandémie sévit maintenant gravement sur toute l’île. Et tout cela est aggravé considérablement par le blocus économique, commercial et financier exercé par les Etats-Unis qui a pour seul but d’asphyxier l’économie cubaine et d’attaquer sa souveraineté.

Depuis des mois, le gouvernement cubain se bat seul pour surmonter toutes ces difficultés. Alors commençons par exprimer notre respect au peuple cubain et au gouvernement pour leur résistance à ces infâmes attaques impérialistes.

Cuba n’a pas besoin de tutelle ou de "corridor humanitaire". Elle dispose des moyens humains, des compétences scientifiques et technologiques pour affronter la pandémie. C'est ce qu'elle a démontré à travers le monde avec l'envoi de brigades médicales et l'élaboration des vaccins Abdala et Soberana 2.

Ce dont Cuba a besoin, c'est de la levée immédiate du blocus illégitime et criminel imposé par les Etats-Unis.

Le 23 juin dernier, l'Assemblée générale de l’ONU a voté la 29e résolution demandant la levée de ce blocus à l’unanimité moins 2 voix (Etats-Unis et Israël) et bien, faisons en sorte qu’elle soit appliquée au lieu de tenter de déstabiliser le gouvernement ou quelconque ingérence de pays extérieurs.

Le Parti communiste français demande la levée immédiate du blocus pour que Cuba puisse résoudre immédiatement ses difficultés d’approvisionnement et permettre l’accès à toutes et tous à l’énergie, aux médicaments et aux vaccins, et permettre des conditions de vie décentes au peuple cubain.

Le Parti communiste français demande à la France et à l’Union européenne d’agir concrètement pour faire cesser le blocus, sinon toute critique de Cuba ne serait que de l’hypocrisie.

Parti communiste français
Paris, le 12 juillet 2021

 

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Nazim Hikmet poèmes troisième poème

12 Juillet 2021, 13:04pm

Publié par PCF Villepinte

Salutations à la classe ouvrière en Turquie!

Salutations à la classe ouvrière en Turquie!
bon accueil!
La paix soit sur les graines des graines en fleurs!
Toutes les noix dans vos brins.
Les jours à venir, les beaux jours entre vos mains,
les bons jours, les grands jours,
ceux qui ne sont pas exploités pendant la journée, qui ne dorment pas faim, les
jours de pain, de roses et de liberté.

Salutations à la classe ouvrière en Turquie!
Pour ceux qui crient dans les carrés avec notre
désir de la terre, du livre, du travail, notre
désir du croissant de lune et de l’étoile captivant nos connaissances.

Salutations à notre classe ouvrière qui vaincra l’ennemi!
Le sultanat de l’argent est l’
obscurité du fanatique, et nous
saluons la classe ouvrière qui vaincra le missile Al-Gharib!

 

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Pour réparer le vote, réparer les services publics

12 Juillet 2021, 12:59pm

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Dimanche 11 Juillet 2021

Sébastien Jumel. © Thomas Samson / AFP

Le député de Seine-Maritime, Sébastien Jumel, revient sur le dernier rendez-vous démocratique, élections régionales et départementales, qui s’est fracassé contre un mur d’abstention plus élevé que jamais.

Cet abandon massif du vote – que l’Etat lui-même contribue à banaliser en renonçant, au profit du marché, à organiser la préparation et la distribution du matériel électoral pour le résultat que l’on sait… – doit être mis en perspective avec le recul généralisé depuis plusieurs décennies, des réponses publiques aux questions de santé, d’éducation et de transport.  Ces questions sont inscrites au centre de la relation qui existe entre le citoyen, son territoire et les institutions qui représentent ce territoire et déploient les services de nature à répondre à ces besoins essentiels.

Les services publics, le bien de ceux qui n’en ont pas ou moins

Quand le citoyen ne trouve plus sur son territoire ni médecin généraliste, ni dentiste, ni ophtalmo, quand les services de son hôpital y sont dégradés, quand les fermetures de classes répétées fragilisent l’école de ses enfants et la capacité de cette dernière à réparer l’ascenseur social, quand les classes sont surchargées au collège et au lycée, les lignes ferroviaires, les guichets de gare ferment, la présence humaine dans les trains disparaît…

Quand tout ce qui fait le sentiment d’habiter un territoire vivant, où l’accès aux services essentiels ne relève pas du parcours du combattant, s’est effacé, quelle motivation l’électeur peut-il trouver pour aller voter ? Quel pouvoir accorder au bulletin de vote face à cette mécanique implacable du recul des services et de leur concentration dans le cœur des métropoles, face à cet engrenage qui nourrit la perception d’une distance toujours plus grande entre les pouvoirs et leviers d’action et cet “habitant périphérique“ de la campagne, des petites villes ou des quartiers populaires ?

Plus que jamais, dans une société où s’accroissent les inégalités de revenus, d’accès aux droits et à l’espoir d’une vie meilleure, tendance que la révolution numérique à l’œuvre dans l’économie, les services et les rapports humains aggrave et que la crise sanitaire a renforcée, plus que jamais les services publics sont le bien de ceux qui n’en ont pas ou qui en ont moins. Le bien doit être entendu ici comme l’aisance matérielle mais également comme capital social et culturel.

L’indispensable lien de confiance abimé, dégradé, détérioré

Services publics de proximité, services publics de l’Etat dans les départements et les régions, partout, ils ont reflué. Outre les fermetures en pagaille de classes, de Poste, de trésoreries et les réductions de permanences dans les services assurant les prestations de la sécurité sociale, on peut citer les déménagements de rectorats, d’ARS, de DRAC à la faveur des fusions de régions… Ils ont reculé dans leur présence géographique, retirés des bourgs et des campagnes pour n’être plus concentrés que dans quelques grands centres. Ils ont reculé également dans leur accessibilité par la réduction progressive des créneaux de consultation directe.

On a ainsi abimé, dégradé, détérioré le lien de confiance indispensable entre les citoyens et les institutions territoriales et le lien de confiance entre les citoyens et l’Etat dont les services déconcentrés ont fondu comme neige au soleil et se voient remplacés par des mails, des plateformes téléphoniques, symboles d’anonymat et de réponses impuissantes – le fameux tapez 1, tapez 2, tapez 3… La capacité de l’Etat déconcentré à entretenir des contacts directs avec la population est désormais très réduite. L’Etat-Providence c’était aussi ce maillage de services à même de remplir une obligation de moyens, d’écoute et de prise en compte à l’égard de la population.

Faute d’incarnation politique l’administration commande

Ce reflux des services va de pair avec la mise en œuvre d’une succession de textes technocratiques, sous-tendus par la volonté d’imposer des économies jamais au rendez-vous qui ont éreinté la démocratie locale. On a imposé des intercommunalités XXL, suscitant des mariages de territoires improbables où le nombre de communes représentées empêche matériellement toute délibération et dans lesquelles les communes singulièrement les petites se perdent et où, in fine, faute d’incarnation politique l’administration commande.

Un premier  « clou dans le cercueil des territoires »

Le quinquennat de François Hollande aura marqué une étape majeure dans ce processus destructeur de lien social et de lien territorial avec la loi MAPTAM par laquelle des pôles métropolitains régionaux ont récupéré des compétences qui relevaient auparavant des collectivités locales.

A ce 1 er « clou dans le cercueil des territoires », selon l’expression de Fabien Granier, s’est ajouté celui planté par la bien mal nommée loi NOTRe de 2015 qui évide les départements et les communes, visent à les marginaliser alors qu’ils sont un socle historique de notre organisation territoriale, en les privant de moyens d’actions au bénéfice de régions qui ont enflé et dont certaines n’ont aucun cohérence en terme d’identité – que l’on songe au Grand Est par exemple ; ces grandes régions qui n’ont pas les moyens budgétaires de leurs ambitions, où les citoyens qui habitent aux marges du territoire sont à des heures de voiture du lieu où tout se décide, dont on ne connaît pas les élus et qui, au fond, sont construites sur une logique d’éloignement absolument contraire à l’aspiration de la population à des réponses de proximité. François Hollande et sa ministre de la Santé ont appliqué le même schéma en 2016 à l’hôpital avec les groupements hospitaliers de territoire…

Alors bien sûr, on pourra imaginer toutes les mesures techniques que l’on voudra pour lutter contre l’abstention – scrutin électronique…-, si on ne réveille pas la conscience que le bulletin dans l’urne permet d’améliorer la vie, d’assurer un aménagement du territoire plus équilibré, de lutter contre les inégalités, si on ne répare pas les réponses publiques en faisant en sorte qu’elles apportent des solutions aux besoins des habitants, aucune miracle technique n’aura le pouvoir de casser le mur de l’indifférence au vote.

 

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Cordemais : Recul honteux du gouvernement sur un projet d’avenir pour l’emploi et la transition écologique

12 Juillet 2021, 12:56pm

Publié par PCF Villepinte

Jean Bernard Levy, PDG d’EDF, a brutalement annoncé à la FNME-CGT l’abandon du projet de conversion «Ecocombust», travaillé par le syndicat avec les salariés de la centrale, dans le cadre des objectifs, fixés par le Chef de l’État lui-même, d’une sortie du charbon pour la production électrique en 2022.

Ecocombust, ce sont 400.000 tonnes de CO2 économisés annuellement, grâce au savoir-faire des salariés de l’énergie et à l’utilisation de la biomasse à la place du charbon, pour une très grande partie.

Visiblement gêné d’assumer cette décision totalement absurde et révoltante, le Président de la République prend la responsabilité de renoncer à un projet de conversion industrielle pourtant essentiel à la transition énergétique et à la lutte contre le réchauffement climatique, dans lequel se sont impliqués les salariés et que soutiennent très largement les collectivités locales.

Comment peut-on croire une seconde que pour quelques dizaines de millions d’euros, l’entreprise publique EDF, par ailleurs largement bénéficiaire cette année, renonce à un projet d’avenir, pour l’emploi comme pour la transition écologique ? C'est bien l'avenir du site et de ses emplois qui est en fait la cible du Chef de l'Etat.

Décidément, Emmanuel Macron n’a que mépris pour l’industrie de notre pays, pour les compétences de ses salariés et leur capacité d’innovation. Même sur les projets les plus innovants, il n’a de cesse que d’accompagner sinon d’organiser le démantèlement de l’industrie française, nourri par sa culture des milieux d'affaires et des banques.

Depuis de nombreux mois aux côtés des énergéticiens en lutte contre les divers projets de démantèlement de la filière énergie et de sa totale libéralisation, le PCF s’insurge contre ce nouveau coup porté à un territoire tout entier, mais aussi à l’ensemble d’une filière stratégique pour notre souveraineté.

Il continuera, aux côtés des salariés, de la FNME-CGT, des élus locaux, d’agir pour que les salariés disposent de réels pouvoirs d’intervention dans les choix de leur entreprise et pour que l’argent, qui ne manque pas, soit enfin mis au service d’une reconquête industrielle capable de lutter réellement contre le réchauffement climatique.

 

Fabien Roussel, député du Nord, secrétaire national du PCF,

 

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