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retraites

Retraites – Pour une réforme digne des « jours heureux »

18 Juin 2021, 06:15am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 16/06/2021 par PCF

Le 10 juin dernier, lors d’une conférence de presse sur la question des retraites, Fabien Roussel a proposé de rétablir l’âge de départ à 60 ans ; cette proposition de réforme est possible, a-t-il montré, en taxant les revenus financiers et en s’attaquant au problème du chômage.

Quelques premières remarques sur cet enjeu qui va occuper une large place dans le débat de la campagne de la présidentielle. Nous reviendrons sur la question du financement de cette réforme.

Le gouvernement rejoue la petite musique, ou plutôt la fanfare désormais, d’une réforme absolument indispensable et qui n’aurait d’autre issue que d’augmenter l’âge de départ à la retraite des Français, et donc, très concrètement, faire travailler plus longtemps.

L’approche du gouvernement est exclusivement budgétaire et financière : le système de retraite est déficitaire, d’environ 18 milliards d’euros par an, et ne serait pas à l’équilibre avant le milieu des années 2030. On se souvient notamment d’une étude de l’Institut Montaigne, à l’hiver 2020, qui glosait sur le caractère structurellement déficitaire et dangereux du système actuel de retraites, repris par les toutes les figures du gouvernement et de LREM.

1. L’impératif budgétaire est à nuancer

Il y a un véritable matraquage politique et patronal sur le déséquilibre de notre système de retraites. Or, dès 2020, le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) nuançait : le système de retraites n’est pas menacé, et le déficit serait de l’ordre de 0,3 % du PIB maximum à l’horizon 2025. C’est un niveau qui n’a rien d’alarmant.

Les dernières études du COR vont plus loin : Les dépenses de retraites ont été revues à la baisse. Les pensions représentaient 14 % du PIB avant la crise, les études indiquent qu’elles sont aujourd’hui autour de 13,7 %. La nuance (- 0,3) est importante, d’autant que les trajectoires indiquent que la part des retraites dans le PIB continuera de baisser dans les années à venir.

Trois facteurs font diminuer la dépense, et donc le déficit :

La surmortalité liée au Covid : 2020 a connu un pic de décès (+9 %), diminuant mécaniquement le nombre de pensions versées. Cela a un impact direct sur l’espérance de vie : l’espérance de vie à 60 ans a baissé en 2020, de 8 mois pour les hommes, de 6 mois pour les femmes.

L’espérance de vie à moyen terme, au-delà même des effets du Covid : le scénario a été revu par l’INSEE au regard des évolutions démographiques depuis 2014. L’augmentation de l’espérance de vie est moindre que prévue.

Les perspectives de croissance du PIB ont été revues à la hausse pour 2022 (+4 %), 2023 (+2,3 %) et 2024 (+1,6 %).

2. Repousser l’âge de la retraite est un crime social

Contrairement à un argument rabâché partout : on ne vit pas plus longtemps en bonne santé. L’âge de 64 ans est particulièrement pervers : il est au-delà de l’espérance de vie en bonne santé pour les hommes (62 ans ; pour les femmes c’est 64 ans).

Et les inégalités sociales sont immenses : il y a 10 ans d’écart d’espérance de vie en bonne santé entre un ouvrier (59 ans) et un cadre (69 ans). Quel est le message du gouvernement vis-à-vis des ouvriers ? Vous ne toucherez pas votre retraite, et vous mourrez au boulot.

Certains se voudraient optimistes. Les faits sont pourtant inquiétants en matière d’espérance de vie : en 2015, pour la première fois depuis 40 ans, l’espérance de vie en bonne santé a baissé. Sur les quinze dernières années, elle stagne. L’argument de dire « on vit plus longtemps donc on travaille plus longtemps » est profondément malhonnête. La crise du Covid a encore dégradé les chiffres de l’espérance de vie : il semble encore moins opportun de s’attaquer à ce sujet.

Tout n’est pas parfait dans notre système de retraites, mais le modèle par répartition a une vertu, qui n’a certes aucune valeur chez Macron et les financiers qui l’entourent, mais qui est importante : nous avons en France le taux de pauvreté parmi les retraités le plus faible d’Europe.

On compte ainsi 8 % de retraités pauvres en France : c’est déjà trop, assurément. Un point de comparaison : en Suède, qui applique un système de retraites par points, il est plus de deux fois supérieur (16 %). Et il n’a fait qu’augmenter depuis 2001 et l’instauration du régime par points.

3. Reporter l’âge de la retraite ou augmenter la durée du chômage ?

Enfin, il faut rappeler la réalité de ce qu’est le monde du travail pour les personnes concernées : le chômage généralisé pour les seniors.

Le chômage des seniors explose dans notre pays : en 10 ans, c’est + 180 %. Au-dessus de 50 ans, on compte un million de chômeurs.

Plus inquiétant encore : seulement 32 % des actifs de plus de 60 ans ont un emploi, c’est nettement moins que la moyenne européenne (46 %). La France est à la remorque en Europe, avec la Grèce ou la Roumanie.

Ce n’est pas l’âge de départ en retraite que l’on repousse, c’est la durée du chômage qu’on augmente.

 

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Retraites. Fabien Roussel propose une réforme « juste »

11 Juin 2021, 21:30pm

Publié par PCF Villepinte

Vendredi 11 Juin 2021

L'Humanité Diego Chauvet

Le secrétaire national du PCF estime que rétablir l’âge de départ à 60 ans est possible en taxant les revenus financiers et en s’attaquant au problème du chômage.

Le secrétaire national du PCF et candidat à l’élection présidentielle, Fabien Roussel, propose aux Français une réforme des retraites digne des «jours heureux». En conférence de presse jeudi 10 juin, le dirigeant communiste a proposé un projet dont la philosophie est à l’exact opposé de celui d’Emmanuel Macron. «À peine sortons-nous de la pandémie que certains disent quils devront prendre des mesures impopulaires. Moi je veux prendre des mesures populaires. Ça fait quarante ans quil ny en a pas eu. Et lun delles, c’est le droit pour chacun de pouvoir partir en retraite à 60 ans», a expliqué le député du Nord.

Il y a une semaine, le président de la République avait replacé la question de la réforme des retraites, suspendue depuis le début de la pandémie, dans le débat public. S’il a déclaré qu’elle ne pouvait être «reprise en l’état», il a néanmoins donné mission aux membres de sa majorité de faire passer des messages et tester les réactions. Entre autres, il serait question d’un recul de l’âge de départ en retraite. Travailler plus longtemps donc, pour cotiser plus longtemps. Les arguments du pouvoir sont, comme d’habitude, comptables: selon le Conseil dorientation des retraites, le déficit du système par répartition s’élève à 13 milliards deuros en 2020 et 10 milliards en 2021.

Des mesures chiffrées pour une véritable conquête sociale

Le secrétaire national du PCF estime qu’il faut le financer davantage, mais ne pas chercher des économies en prolongeant les années de travail des salariés. «Lespérance de vie en bonne santé pour un ouvrier, a-t-il rappelé le 10 juin, c’est 59 ans. Pour un cadre, elle est de 69 ans. Dix années d’écart, c’est beaucoup.» Fabien Roussel a également considéré que rallonger l’âge de départ et les années de cotisation revient à condamner les salariés à travailler jusqu’au seuil de leur vie. «À lopposé dune réforme dure, je propose des mesures populaires, a-t-il martelé: le droit de partir à 60 ans, avec une bonne pension, après 37,5 années de cotisations, avec un taux de remplacement de 75 %, basé sur le salaire des six derniers mois dans le public et des dix dernières années dans le privé.»

Cette réforme aura évidemment un coût, et le candidat communiste à la présidentielle a expliqué comment il compte la financer. «Les revenus financiers en France se sont élevés à 330 milliards d’euros l’an dernier. Je propose d’instaurer une cotisation de 10,4 % sur ces revenus, qui permettrait de rapporter 30 à 40 milliards d’euros supplémentaires dans nos caisses de retraite.» Fabien Roussel a également souligné le rôle du chômage dans le déficit du système de retraites: «Avec un million demplois supplémentaires, ce sont 7 milliards deuros de cotisations supplémentaires qui rentrent.» Enfin, avec l’égalité salariale entre hommes et femmes, il serait possible de récupérer encore 5,5 milliards de cotisations. En outre, rétablir la retraite à 60 ans après 37,5 années de cotisations permettrait selon lui de «laisser la place aux jeunes», qui, au lieu de rester au chômage, trouveraient du travail et cotiseraient eux aussi.

S’il inscrit cette proposition de réforme dans le sillage de sa campagne sur les «jours heureux», le député entend démontrer quil ne sagit pas que dun slogan, et que cette nouvelle conquête sociale peut être financée. Le contexte particulier dans lequel il a formulé cette proposition de réforme des retraites, deux jours après la publication d’une violente vidéo de l’extrême droite et l’agression contre le président de la République, a aussi été souligné. «Des jours violents je n’en veux pas, des jours heureux, oui, a insisté Fabien Roussel.  Je souhaite que la présidentielle ne se déroule pas dans un tel climat, et que chaque candidat puisse venir débattre de son programme.»

 

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Retraites. Malgré un déficit revu à la baisse, la réforme menace de nouveau

9 Juin 2021, 06:19am

Publié par PCF Villepinte

Manifestation contre la réforme des retraites le 9 janvier 2020 à Paris. Nicolas Cleuet/Hans Lucas

L'Humanité Mercredi 9 Juin 2021

Marion d'Allard

Le Conseil d’orientation des retraites établit à 13 milliards d’euros pour 2020 le déficit, lié à la crise, du système de retraites. L’occasion pour le gouvernement de réactualiser sa réforme, malgré l’opposition des syndicats.

Le Conseil d’orientation des retraites (COR) a donc à nouveau raturé sa copie. Alors que ses propres projections tablaient sur un déficit de près de 30 milliards d’euros – rabaissé ensuite à 25,4 milliards –, pour l’année 2020, le «trou» creusé par la crise sanitaire dans les caisses de retraite s’établit in fine à 13 milliards d’euros. Dans son rapport, le COR évalue par ailleurs les «besoins de financements» du système entre 7 et 10 milliards deuros par an (0,3 à 0,4 % du PIB), dès 2021, avec un retour à l’équilibre prévu, «dans le meilleur des cas», à horizon 2030.

Cette rectification drastique de ces prévisions, le COR l’attribue en partie à une «contraction moins forte que prévu» de l’économie française. Mais elle est surtout le signe que «nous avons vécu et nous vivons toujours une période de très grande incertitude dont il faut absolument se garder de tirer des conclusions qui seraient forcément hâtives», met en garde Michaël Zemmour. Pour l’économiste, spécialiste de la protection sociale, il n’est d’ailleurs nullement besoin de combler ce déficit immédiat. Car «la seule question qui concerne lavenir des retraites, cest l’équilibre entre les dépenses et les recettes à moyen et long terme. Une donnée pour linstant impossible à évaluer car il faudrait savoir dans quel état se trouvera l’économie française en 2025», poursuit le spécialiste. D’ailleurs, «le déficit projeté par le COR est très conventionnel. Il ny a pas une seule caisse de retraite en déséquilibre et le déficit calculé dépend en réalité de la volonté – ou pas – de l’État de mettre de l’argent dans le système», rappelle Michaël Zemmour.

Un problème majeur d’équité entre générations

Pourtant, c’est bien la petite musique d’un retour de la réforme des retraites qui se joue en haut lieu, justifié, entre autres, par le creusement du déficit. Et si Emmanuel Macron a enterré l’idée de remettre sur la table son projet «en l’état» et a abandonné la mise en place d’un système de retraites par points, Bruno Le Maire a bel et bien fait du dossier des retraites sa «priorité». Olivier Véran, quant à lui, a déclaré qu’une réforme demeurait une «nécessité absolue». Sans compter la dimension systémique de la réforme, suspendue en mars 2020 au début de la crise sanitaire et à l’issue d’un mouvement social historique, reste donc les mesures paramétriques: recul de l’âge légal de départ et allongement de la durée de cotisation en tête. Des mesures sur lesquelles le gouvernement se pencherait sérieusement. « La première mauvaise idée serait de décider maintenant alors qu’on ne sait rien de la situation d’après-crise», insiste Michaël Zemmour. Pour le reste, poursuit l’économiste, «  on est sans doute, conjoncturellement, au pire moment pour reculer l’âge légal de départ. Car, en décalant l’âge de la retraite, on augmente à court terme le taux de chômage en maintenant plus de gens sur le marché du travail. C’est ce qu’affirment les anciens rapports du COR et, même, les prévisions de Bercy». Quant à l’allongement de la durée de cotisation, l’économiste y voit un problème majeur d’équité entre générations. Car si «pour les réformes précédentes le discours consistait à faire valoir laugmentation de l’espérance de vie pour justifier l’allongement de la vie professionnelle, on a mangé tous les gains d’espérance de vie», affirme l’économiste. Ce qui signifie que «si, aujourdhui, on décale l’âge de départ ou la durée de cotisation, on va réduire le temps de retraite».

Quel que soit le scénario qu’il retiendra, Emmanuel Macron – qui a affirmé devoir prendre des décisions «difficiles» sur ce dossier explosif – trouvera les syndicats en travers de sa route. Y compris la CFDT, qui soutenait le principe d’un système par points, mais qui a fait d’une réforme uniquement paramétrique sa ligne rouge. Le 12 octobre 2020, l’ensemble des organisations avaient d’ailleurs signé un courrier unitaire à l’adresse du chef de l’État, lui enjoignant de «ne pas remettre à l’ordre du jour le sujet des retraites». Reste à voir de quel côté va pencher l’exécutif. La conférence sociale, qui doit s’ouvrir en juillet, sera probablement l’occasion d’annonces gouvernementales.

 

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UTILE ?

7 Juin 2021, 12:25pm

Publié par PCF Villepinte

Lundi 7 Juin 2021

L'Humanité Cyprien Caddeo

Depuis le Lot, Emmanuel Macron a assuré vouloir reprendre le train intensif des réformes avant la fin de son mandat. Parmi elles, les retraites.

Emmanuel Macron est passé maître dans l’art d’annoncer les annonces, et son «tour de France» estival n’échappe pas à la règle. Le président de la République s’est encore livré à cet exercice, lors d’un déplacement à Martel, dans le Lot, le 4 juin. À la presse, il a promis que la dernière année de son quinquennat sera  «une année utile», durant laquelle il aura «des décisions difficiles» à prendre et où il ne sera pas question de «lever le crayon»: «Je ne peux pas gérer l’été en pente douce.» Comprendre: le chef de l’État réenfile son costume de grand réfor­mateur et «modernisateur» de la France, sur la base duquel il a été élu en 2017.

Les retraites : «la mère de toutes les réformes»

Et parmi les projets présidentiels, demeure toujours «la mère de toutes les réformes», selon les propres mots du chef de l’État: les retraites. Si rien de concret na été avancé, le chef de l’État a cependant rouvert la porte à une nouvelle loi sur la question, dans une formule revisitée. «Je ne pense pas que la réforme qui était initialement envisagée puisse être reprise en l’état», a-t-il précisé. «Elle était très ambitieuse, extrêmement complexe et, du coup, porteuse d’inquiétude», a-t-il poursuivi, renvoyant donc les manifestations d’opposants à la réforme, qui ont parfois réuni jusqu’à 1,8 million de personnes (selon la CGT) dans tout le pays, à un simple problème d’affect et de pédagogie.

Faut-il comprendre que le système à points est enterré? Quon sachemine vers un projet plus classique (et moins «complexe») de recul de l’âge légal de départ à la retraite? Que les petites pensions seront revalorisées en contrepartie, comme le suggérait récemment un rapport parlementaire? «Rien nest exclu», se contente pour l’instant de répondre le chef de l’État.

De fait, reprendre le texte là où il avait stoppé son chemin législatif, en mars 2020, du fait de l’irruption du Covid-19, n’a pas grand sens. Passé en force à l’Assemblée nationale par un recours à l’article 49-3, le projet de loi n’avait jamais eu le temps d’être examiné au Sénat. Quant à la conférence de financement qui devait réfléchir à une alternative au controversé «âge pivot», elle est de toute façon caduque. Elle devait se terminer fin avril 2020, mais avait été interrompue en cours de travaux par le confinement.

Pour autant, et malgré le risque de redé­clencher un vaste mouvement social en parallèle de la campagne présidentielle, le président ne renonce pas au sujet explosif des retraites. Certains dans son camp poussent plus que d’autres à ce qu’une réforme soit mise en œuvre. Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, juge la réforme des retraites toujours «prioritaire», tandis que François Bayrou, haut commissaire au plan et président du Modem, l’estime «inéluctable»

À cela s’ajoute le noyau dur de l’électorat macroniste, qui souhaite la réforme. En remettant le sujet sur la table, tout en faisant mine de ne rien avoir décidé, Emmanuel Macron est de toute façon déjà en campagne pour sa réélection, tout en assurant qu’il «est trop tôt» pour se prononcer officiellement sur sa candidature. Le président mise – sans doute un peu vite d’ailleurs, compte tenu des incertitudes persistantes sur les variants – sur une amélioration continue de la situation sanitaire, pour remettre en œuvre un agenda accéléré de réformes.

Un rapport sur le futur économique de la France, copiloté par Olivier Blanchard et Jean Tirole, devrait d’ailleurs alimenter cet agenda, avec en ligne de mire la relance et l’endettement.

Stratégiquement, Emmanuel Macron a tout intérêt à caler quelques réformes avant l’échéance de son bail élyséen. L’immobilisme et le conservatisme sont incompatibles avec ce que veut vendre la Macronie à ses électeurs.

Après une année dédiée à la fois à la gestion de crise pandémique et à un méchant coup de barre à droite sur le sécu­ritaire (lois sur les «séparatismes» et la «sécurité globale»), le président de la République doit donner à nouveau la sensation de se mettre en mouvement. Après tout, cest avec cette promesse d’être perpétuellement «En marche» quil a été en partie élu.

réforme des retraites

 

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RETRAITES

30 Janvier 2021, 13:50pm

Publié par PCF Villepinte

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Retraite : une autre réforme est possible

8 Avril 2020, 08:58am

Publié par PCF Villepinte

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Retraites : en campagne pour le référendum !

20 Février 2020, 17:17pm

Publié par PCF Villepinte

Publié le 19/02/2020 par PCF

Retraites : en campagne pour le référendum !

Nous pouvons être fier·e·s de l’action des député·e·s communistes contre la réforme des retraites. Ce mardi, Fabien Roussel a défendu dans l’Hémicycle une motion référendaire. Un fait inédit à l’Assemblée nationale depuis 2008. Les 61 député·e·s, de différents groupes, qui ont permis son dépôt ont fait honneur à la représentation nationale en proposant de redonner la parole au peuple.

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Contrairement à la majorité de l’Assemblée, puisque la motion a été rejetée par 160 voix contre 70 pour.

Ce n’est qu’un début, continuons le combat ! Poursuivons la mobilisation dans la rue avec la journée d’action du 20 février et déployons notre campagne pour le retrait du texte et l’organisation d’un référendum dans tout le pays jusqu’à la rendre incontournable.

Cette demande de référendum est partagée par 67 % des Français·es. Elle s’ancre dans la nécessité d’un débat de société sur une réforme qui touche à un pilier de notre modèle social, une réforme mal ficelée et qui sera complétée de 29 ordonnances dont nous ne savons rien, une réforme contestée depuis plus de deux mois par un mouvement social historique, soutenu par une majorité de Français·es. Comme l’a dit Fabien Roussel à l’Assemblée : « Peut-on imaginer qu’une telle réforme se fasse contre le peuple ? »

Cette campagne pour un référendum sur le projet de réforme des retraites peut être menée partout en France, en lien avec nos campagnes municipales. En mars prochain, voter pour les candidat·e·s présenté·e·s par le PCF, c’est voter :

  1. Pour des élu·e·s qui font vivre la démocratie : à l’image de l’exigence d’un référendum sur cette réforme, nous voulons construire la politique municipale avec les habitant·e·s.
  2. Pour des élu·e·s qui lutteront contre une politique gouvernementale qui s’oppose aux intérêts des habitant·e·s et feront de la commune un lieu de résistance et d’alternative à cette politique.
  3. Pour redonner du pouvoir d’achat aux habitant·e·s avec des mesures de tarification sociale, pour la santé publique et une meilleure protection sociale, en développant par exemple des centres de santé municipaux au tiers payant, à l’inverse d’une réforme des retraites qui menace d’appauvrir les retraité·e·s.

Échangeons avec les habitant·e·s au porte-à-porte, sur les marchés, dans toutes nos initiatives sur ces enjeux. Pour que chacune et chacun puisse mener cette campagne, 2,5 millions de tracts et 100 000 affiches ont été imprimés nationalement et sont en cours d’acheminement dans les fédérations. Un modèle de lettre pour interpeller les parlementaires est également mis à disposition.

Avec nos élu·e·s et candidat·e·s, tenons des conférences de presse pour exiger un référendum. Organisons des initiatives dans lesquelles ils et elles interpellent nos parlementaires, rendons publiques les lettres que nous leur adressons. Et continuons de faire signer la pétition publiée par l’Humanité et lancée par de nombreuses personnalités (http://chng.it/BYhjbLJ5).

Comme nous l’avons fait pour le référendum sur le traité constitutionnel européen en 2005, débattons de l’enjeu de société que pose cette réforme des retraites, de l’insécurité universelle à laquelle elle conduit, et des propositions alternatives pour une Sécurité sociale du XXIe siècle, avec l’ambition de sécuriser tous les moments de la vie, de la naissance à la mort, en passant par les périodes de formation, de chômage, d’emploi, de parentalité, car nos retraites en dépendent. Organisons partout des assemblées sociales avec toutes celles et tous ceux qui luttent, tous les syndicats, associations et partis de transformation sociale pour débattre à égalité de la meilleure façon de révolutionner notre système de retraites !

Igor Zamichiei, membre du CEN.

 

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Le retrait ou le référendum

18 Février 2020, 16:05pm

Publié par PCF Villepinte

Publié le 12/02/2020 par PCF

Pour le retrait, tapez 1. C’est notre revendication, celle du mouvement social, des organisations syndicales mobilisées... Elle demeure d’actualité.

Face à ce rejet massif de son projet, le gouvernement a décidé d’accélérer et de passer en force au Parlement. Le texte contient 29 ordonnances par lesquelles le gouvernement s’arroge le pouvoir législatif. La majorité a fait le dos rond, espérant voir passer l’orage. Elle fait mine de ne pas comprendre ce qui se passe dans le pays (ou ne le voit pas)

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En commission spéciale, nous avons entendu des députés nier que leur projet n’ait pas de soutien populaire, affirmant trouver sur le terrain les marques d’un « soutien discret ». Le pari est de faire rentrer la rivière dans son lit en affichant une détermination sans faille et en enserrant le débat dans une procédure parlementaire au rabais.

Nous connaissons le rapport des forces au sein de l’Assemblée nationale. Pour autant, cela ne rend pas légitime une réforme qui suscite un tel rejet. C’est pourquoi, le groupe de la Gauche démocrate et républicaine et les députés communistes ont proposé le dépôt d’une motion référendaire pour rendre la parole au peuple sur cette question si cruciale.

Nous ajoutons donc une touche tapez 2 : « Si vous ne retirez pas ce projet, et puisque vous pensez qu’il répond aux aspirations majoritaires, ayez donc le courage de le mettre en débat dans le pays. » Mais le mieux serait de taper 1. Évidemment. Y compris pour Emmanuel Macron, sans doute. Il devrait donc y réfléchir sérieusement et renoncer à taper 3 : Passage en force. Les conséquences pour nos retraites seraient d’une extrême gravité, mais le traumatisme démocratique profond, venant s’ajouter à une crise déjà considérable.

Ce d’autant que le gouvernement, déjà engagé dans une impasse politique est désormais aussi dans une impasse institutionnelle. Le Conseil d’État a rendu un avis cinglant et les débats actuels nourrissent la matière pour le Conseil constitutionnel. L’imprécision, l’impréparation, l’étendue des ordonnances, l’absence de réponses précises, la publicité mensongère contenue dans les principes généraux... Au bout du compte, j’accuse le gouvernement de ne vouloir discuter ni avec les syndicats, ni avec le Parlement. Ni avec les citoyennes et citoyens.

Deux réponses nous sont faites face à cette demande de référendum. D’abord, on nous demande quelle sera la question. Et d’égrainer : voulez-vous un système plus juste, voulez-vous un système plus lisible... Toutes sortes de vertus dont se pare le projet gouvernemental et qui ne seront pas au rendez-vous. La question est simple : Un projet est sur la table, en voulez-vous ? Ensuite, on nous objecte que le sujet est trop complexe pour être soumis à une procédure référendaire. Ainsi, il nécessiterait beaucoup de concertations et de discussions pour en maîtriser tous les tenants et aboutissants. On connaît la qualité du dialogue avec les organisations syndicales... Plus, c’est une manière d’expliquer que les citoyennes et citoyens de notre pays ne seraient pas assez intelligents pour comprendre et se prononcer. Cet argument est irrecevable et scandaleux. Les citoyennes et citoyens de ce pays, le monde du travail et de la création ne demande qu’une seule chose : s’en mêler.

La démocratie ne consiste pas en l’exercice d’une domination, fut-elle temporaire. C’est cette pratique antidémocratique, ajoutée à un projet antisocial, qui provoque une telle réaction populaire. Une pétition vient d’être lancée par l’Humanité pour exiger ce référendum. Elle a déjà été signée par de nombreux acteurs de la vie sociale, politique et culturelle. Cette pétition va contribuer à placer le pouvoir face à ses responsabilités, face à sa pratique, face à sa véritable nature. Elle va manifester ce désir profond de décider ensemble. Notre motion référendaire aura ainsi plus de poids encore, qui pourra elle aussi faire grandir cette exigence dans le débat public. Mesdames et messieurs les députés, si vous ne voulez pas taper 2, il n’y a qu’une seule solution : tapez 1 !

Pierre Dharréville, député des Bouches-du-Rhône, membre du CEN.

 

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L​​​​​​​a bataille

18 Février 2020, 15:58pm

Publié par PCF Villepinte

La bataille

https://1.bp.blogspot.com/-drF3Kv6KMT0/XkrBc9N_C6I/AAAAAAAAGCk/5JFQgd3gOzwoTJ4Vjgg3GeNHMZZiHRi_gCLcBGAsYHQ/s320/REFERENDUM.jpg 

Les députés communistes, insoumis et socialistes ont lancé le combat contre la réforme des retraites de manière spectaculaire, déterminés à actionner tous les leviers législatifs possibles et imaginables...  

La monumentale bataille parlementaire, qui a donc débuté, n’a rien de symbolique. Avec les moyens dont ils disposent, les députés communistes, insoumis et socialistes ont lancé le combat de manière spectaculaire, déterminés à actionner tous les leviers législatifs possibles et imaginables, avec un double but à l’esprit, comme ferment du moment historique. Primo: ne jamais perdre de vue les questions de fond de cette maudite réforme des retraites. Secundo: poursuivre le marathon social jusqu’au Palais Bourbon, en y faisant pénétrer la volonté du peuple. Face à une loi si fondamentale et scélérate qu’elle menace de modifier en profondeur la vie et l’après-vie professionnelle des futures générations, ces députés sont partis à l’assaut d’une forteresse en apparence imprenable… afin que les intérêts populaires cruciaux ne restent pas à la porte de la représentation nationale. Avec honneur et responsabilité, ils appuient, à leur manière, le mouvement social en cours. Car répétons-le: rien n’est fini!

En tentant d’imposer en force un projet que plus personne ne souhaite vraiment, pas même le Conseil d’Etat, et en menaçant de bouleverser les équilibres de la société en déchirant notre modèle social, l’exécutif continue de braquer le pays tout entier et aggrave la défiance à l’encontre d’une démocratie organisée comme représentative du seul pouvoir! Raison pour laquelle les députés de gauche ont réclamé une motion référendaire. Quand 61% des citoyens refusent toujours la destruction du système de retraite solidaire, quand 67% d’entre eux se déclarent favorables à l’organisation d’un référendum, comment ne pas les écouter, sinon humilier un peu plus cette France du refus qui se mobilise depuis plus de trois mois? L’heure est grave. Hier, le nouveau ministre Olivier Véran a osé rendre hommage aux «pères fondateurs de la Sécurité sociale», lui qui voulait supprimer les mots «sécurité sociale» de la Constitution, l’été dernier! Ces odieux-là ne veulent pas d’une vraie délibération collective. Ils en ont peur. Rien ne dit pourtant que leur loi n’aura pas le même destin que le CPE…

[EDITORIAL publié dans l'Humanité du 18 février 2020.]

Publié par Jean-Emmanuel Ducoin  

 

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Retraites. La gauche en ordre de bataille à l’Assemblée

3 Février 2020, 09:38am

Publié par PCF Villepinte

 

L’Humanité

Lundi, 3 Février, 2020

Diego Chauvet

La réforme des retraites entame son parcours parlementaire aujourd’hui. Avec les salariés encore en lutte, socialistes, communistes et insoumis se retrouvent en première ligne pour obtenir le retrait du projet.

Deux mois après le début d’un mouvement social sans précédent depuis plusieurs décennies, le projet de réforme des retraites concocté par Emmanuel Macron et Édouard Philippe commence aujourd’hui son parcours parlementaire. Le mouvement social se poursuit.

 Mais les débats parlementaires vont être l’occasion pour les opposants à cette réforme, la gauche tout particulièrement, d’ouvrir un nouveau front. Ce lundi, ce n’est pas encore l’Assemblée nationale en séance plénière qui hérite de l’examen du texte.

C’est sa commission spéciale qui, en seulement six jours, va devoir étudier le texte avant que celui-ci ne soit ensuite soumis à l’examen de tous les députés, dans le cadre d’une procédure accélérée: elle signifie qu’il n’y aura pas de seconde lecture après son passage au Sénat…

Deux armes parlementaires, au-delà des batailles d’amendements peuvent être engagées : la motion de censure et la motion référendaire…

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