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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

retraites

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31 Janvier 2023, 07:40am

Publié par PCF Villepinte

Cataplasme d’oseille

L'Humanité Mardi 31 Janvier 2023

Stéphane Sahuc

Il y a un mois, les locaux de BlackRock avait été envahis par des manifestants contre la réforme des retraites.

PHOTO AFP

Ils sont comme ces profiteurs de crise qui font de l’argent sur la détresse et le malheur des gens. Comme ces marchands de gloire de Marcel Pagnol, pour qui «le scrupule est une maladie pénible» mais pour laquelle, «par bonheur, il existe un très vieux remède, mais dont leffet est immédiat: cest le cataplasme doseille». Et grâce à la réforme des retraites, de l’oseille, il y en aura à ramasser. C’est la raison pour laquelle le pouvoir macroniste s’accroche mordicus, alors que son projet est rejeté massivement par les Français.

Banquiers, spéculateurs, fonds de pension… Pour ceux qui espèrent en profiter, le calcul est simple. En pratique, la réforme entraînerait une baisse des pensions. Le niveau de vie des retraités, qui est actuellement égal à celui de l’ensemble de la population, diminuerait à l’horizon 2070 de 13 à 15 % par rapport à celui des actifs, a calculé Attac.

Les catégories les plus précaires et les plus fragiles seraient les plus lésées, au moment où elles subissent déjà de plein fouet une inflation historique. Mais pour ceux qui ont un peu plus? Pour eux, lenjeu sera de réussir à mettre durant leur vie active un petit peu dargent de côté pour, le moment venu, partir un peu plus tôt ou compléter une pension ­rognée. Cest ce «petit peu» qui intéresse les vautours. Rapporté au nombre de futurs retraités, il représente un «gisement» de dizaines de milliards deuros que convoitent assurances privées, fonds de pension et start-up ­financières en tout genre.

La paupérisation programmée des futurs retraités est une façon ­cynique de pousser les citoyens à se tourner vers les placements par capitalisation… à condition d’en avoir les moyens. Pour cela, le gouvernement est prêt à tout, même à s’arranger avec les chiffres pour justifier sa réforme, quitte à être démenti par le Conseil d’orientation des retraites, dont le président expliquait la semaine dernière que «les dépenses de retraites ne ­dérapent pas, (qu)elles sont ­relativement maîtrisées». Le ­cataplasme d’oseille n’est pas qu’un remède contre les scrupules, il est également très efficace contre l’honnêteté.

 

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Retraites

30 Janvier 2023, 08:00am

Publié par PCF Villepinte

La bataille

L'Humanité Lundi 30 Janvier 2023

PAR JEAN-EMMANUEL DUCOIN

DEPUIS QUINZE JOURS, LE «SERVICE APRÈS-VENTE» DE TOUTE LA MACRONIE NE PASSE PAS.

Élisabeth Borne ne manque décidément pas de toupet. À la veille du début de l’examen du projet en commission à l’Assemblée, alors que la France s’attend à vivre l’acte 2 de la mobilisation contre la réforme des retraites, ce mardi 31 janvier, la première ministre s’est donc exprimée sur France Info.

Ses mots en disent long sur la méthode et confirment que la tentation du passage en force au Parlement est non seulement actée, mais théorisée. «Ça nest plus négociable, la retraite à 64 ans et laccélération de la réforme Touraine», a déclaré la cheffe du gouvernement, ajoutant: «Cest le compromis que nous avons proposé.» La bataille dans l’Hémicycle n’a même pas débuté, mais l’exécutif montre déjà les dents. La brutalité comme vraie nature politique.

Et ce n’est pas tout! Dans une séquence de communication pour le moins téléguidée, il fallait également lire le Parisien et l’entretien surréaliste du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, qui a accusé la Nupes de vouloir «bordéliser le pays», fustigeant au passage ce qu’il appelle le «gauchisme paresse et bobo». Selon lui, «ceux-là» auraient «un profond mépris de la valeur travail». Avant de préciser: «Le travail n’est pas une maladie.» Les Français apprécieront, surtout les 74 % d’entre eux qui estiment que la réforme est «injuste», «inefficace» et «pas nécessaire».

Opinion, Parlement, majorité instable et coincée entre son aile gauche et la nécessité de trouver des alliés du côté de la droite LR: les pontes du gouvernement paniquent. Et pour cause. Depuis quinze jours, le «service après-vente» de toute la Macronie ne passe pas.

Au contraire, 57 % de nos concitoyens «comprendraient que les grévistes bloquent le pays», «seul moyen» à leurs yeux de faire capoter le projet de loi . La base sociale est perdue, d’où la volonté de tordre un peu plus la démocratie parlementaire, jusqu’à en bafouer les usages. Une chose est certaine: mardi, une grande partie de la réponse sera dans la rue. Laurent Berger lui-même met en garde l’exécutif. Pour le leader de la CFDT, ne pas tenir compte des mobilisations «serait une faute». Macron et Borne sont prévenus…

 

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retraites

29 Janvier 2023, 08:30am

Publié par PCF Villepinte

Les paris stupides
Publié le
Samedi 28 Janvier 2023

La réponse des citoyens au projet du gouvernement de reculer l’âge légal de la retraite à 64 ans a été franche et massive. Deux millions de personnes à travers le pays ont choisi de descendre dans la rue pour protester contre cette réforme injuste.

Jamais une première journée de mobilisation contre une réforme des retraites n’avait réuni autant de monde. Dans certaines petites villes de France, c’est un nombre inédit de manifestants qui se sont retrouvés.

Aucun des arguments du gouvernement ne parvient à convaincre, et pour cause: ils sont soit trompeurs, soit carrément mensongers. «Il n’y a pas de perdants» avec cette réforme, a même osé le ministre Olivier Dussopt, en charge du dossier, alors que tout le monde a compris qu’il n’y aurait, au contraire, aucun gagnant: travail allongé pour tous et décote plus forte, surcote moindre ou pension plus faible, selon les cas.

Si la réforme venait à être appliquée, ce serait au sens propre un passage en force puisqu’elle ne s’appuie sur rien de solide. Le gouvernement n’a pas de légitimité politique, puisque la grande majorité des Français y sont opposés et qu’Emmanuel Macron a été élu essentiellement pour faire barrage à l’extrême droite.

Aucune légitimité sociale, puisque le président du Conseil d’orientation des retraites, Pierre-Louis Bras, explique lui-même que «les dépenses de retraite sont globalement stabilisées et, même à très long terme, elles diminuent dans trois hypothèses sur quatre». Aucune légitimité économique enfin, puisque le gouvernement explique que cette réforme servirait à financer d’autres besoins en termes d’éducation ou de santé.

Argument presque lunaire au moment où l’on apprend le montant des profits record du CAC 40 (172 milliards d’euros), celui du versement des dividendes (80 milliards), et pour couronner le tout l’augmentation sans précédent de la fortune des milliardaires français depuis le Covid (+ 173 milliards rien que pour les cinq plus riches d’entre eux). De l’argent, il y en a donc (beaucoup), et ailleurs que dans les poches des futurs retraités.

La ficelle est grosse et c’est une des raisons du succès du 19 janvier: le gouvernement se fout du monde et ça se voit. Car, au-delà de lappréhension de la nocivité du projet gouvernemental, la mobilisation et son soutien par lopinion disent également le ras-le-bol qui sourd depuis des mois dans les tréfonds du pays.

Comment subir la hausse de l’énergie due au bradage du service public, la hausse des prix des produits de première nécessité sans aides significatives du gouvernement et les affres quotidiennes dans les transports ou la santé sans réagir? Le mouvement des retraites peut être le catalyseur des colères et de la volonté de changement contre un système qui craque.

Mais, non content de vouloir aller au bout d’une réforme massivement rejetée, l’exécutif envisage l’utilisation de l’article 47-1, artifice constitutionnel pour faire passer un texte et l’appliquer par décret sans motion de censure possible. Il ferait pourtant bien de se souvenir que bafouer les institutions républicaines dans un contexte de crise sociale peut mener au pire. Le président a semble-t-il oublié qu’il a été élu face à l’extrême droite et qu’elle est aujourd’hui plus menaçante que jamais.

À trop vouloir imposer un projet illégitime en pariant sur le pourrissement, c’est la République qu’il met en danger. S’il faut trouver des acteurs publics responsables, c’est bien du côté des syndicats et de l’opposition de gauche qu’il faut chercher. Le succès du 19 janvier appelle à construire une mobilisation dans la durée, forte avec la justice sociale et la taxation du capital comme alternative. Un pas vers la République sociale, en somme. Dans la rue, il faudra encore de nombreux pas pour y arriver. Des millions de Français y sont prêts.

 

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RETRAITES

27 Janvier 2023, 09:49am

Publié par PCF Villepinte

- Meetings unitaires partout en France !

Retrouvez les meetings unitaires près de chez vous !

 

LA COURNEUVE - 1/02 Salle des fêtes rue Gabriel Péri. Avec Soumya Bourouaha pour le PCF, Raquel Garrido (LFI), Fathia Keloua-Hachi et Stéphane Troussel (PS), parlementaire EELV.

 

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La tête dans le flux

23 Janvier 2023, 08:33am

Publié par PCF Villepinte

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Retraites :

23 Janvier 2023, 08:27am

Publié par PCF Villepinte

D’ici au 31 janvier,

les syndicats veulent faire monter la pression

Alors que l’intersyndicale a décrété une nouvelle date de mobilisation interprofessionnelle, les fédérations et unions départementales promettent d’élargir la contestation de la réforme.

L'Humanité Lundi 23 Janvier 2023

Naïm Sakhi

Marseille, le 19 janvier. Après des manifestations prometteuses partout en France, l’intersyndicale se donne douze jours pour amplifier le mouvement. clément mahoudeau/riva press

Après la réussite du 19 janvier, mettant en échec le scénario de la résignation des salariés sur lequel comptait l’exécutif, les syndicats font monter la pression. Un nouveau rendez-vous a d’ores et déjà été pris le 31 janvier. «Lobjectif est davoir plus de monde dans la rue, lance le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, sur BFM . À moins que le gouvernement ne recule, la contestation risque de monter d’un cran au fil des semaines.»

Entre ces deux journées d’actions, l’inter­syndicale se laisse donc douze jours pour amplifier le mouvement. «Il est important de multiplier les assemblées générales dans les entreprises», insiste Simon Duteil (Solidaires). «L’important est d’avoir un feu roulant d’actions la semaine prochaine», résume de son côté Catherine Perret (CGT). Les structures locales et les fédérations professionnelles vont multiplier les initiatives.

Des grèves de 48 heures

Dès ce lundi, de nombreux rassemblements sont prévus, comme à Alençon. La petite ville, préfecture de l’Orne, avait vu plus de 3000 manifestants déferler jeudi (sur 8000 dans le département). «À Rodez (dans l’Aveyron – NDLR), des paysans sont venus avec leurs tracteurs défiler avec des salariés, note aussi Philippe Martinez. C’est fort. Cette mobilisation n’a pas les clivages entre les métropoles et la ruralité que l’on peut observer lors des scrutins électoraux.»

Lundi encore, les fédérations CGT de la chimie, des ports et docks et mines énergie doivent définir un calendrier commun. Plusieurs temps forts sont d’ores et déjà connus. Des grèves de 48 heures sont prévues jeudi et vendredi dans la chimie et l’énergie. Ces secteurs seront rejoints par la fédération CGT des ports et docks, pour une durée de 24 heures. Puis, le 6 février, dans les raffineries et dans l’énergie, les salariés seront appelés à cesser le travail 72 heures.

 «Nous voulons une montée en puissance. La grève reconductible est déjà actée, les modalités seront à construire avec les grévistes, en assemblée générale, insiste Fabrice Coudour (CGT mines énergie) . Cela peut être un arrêt de travail d’une ou huit heures en fonction des sites.» Jeudi 26 janvier, au moins cinq centrales sur dix-huit chez EDF seront concernées. D’autres formes d’action seront initiées. Des coupures de courant ciblées, des rétablissements d’accès au gaz et à l’électricité pour les précaires, ou encore le basculement en gratuité du réseau pour des écoles et hôpitaux sont à prévoir.

Après une première rencontre, vendredi dernier, les syndicats de cheminots se retrouvent mardi pour aboutir à une éventuelle position commune. Un préavis de grève a été déposé par la fédération CGT, couvrant une période allant du mercredi 25 janvier à 19 heures au jeudi 2 février à 8 heures.

Enfin, de leur côté, les militants de la CFDT iront au-devant des citoyens pour les inviter à signer la pétition de l’intersyndicale contre la réforme. Ce dimanche, elle recueillait, en ligne, plus de 700 000 signataires. Laurent Berger souhaite par ailleurs que ses équipes puissent «rencontrer les parlementaires dans leurs circonscriptions».

 

Réforme des retraites : tout comprendre pour mieux vous défendre !

Un simulateur pour voir ce qui change réellement pour vous, des décryptages vidéo, des infographies, un lexique et l’ensemble de nos articles pour connaître l'impact de la réforme que le gouvernement veut imposer, découvrir les alternatives et suivre l'actualité de la riposte sociale… Le tout réuni en une seule page !

Découvrez les effets de la réforme… et les moyens de la combattre

 

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Retraites :

21 Janvier 2023, 09:46am

Publié par PCF Villepinte

 Seuls le Medef et Ciotti

vous soutiennent encore

Éliane Assassi
Sénatrice de Seine-Saint-Denis - Présidente du groupe CRCE
Membre de la commission des Lois

 19 janvier 2023

Déclaration d’Éliane Assassi, président du groupe CRCE, lors des questions d’actualité du mercredi 18 janvier 2023.

Mme la Première ministre, vous qualifiez votre projet de réforme des retraites de juste, solidaire et pérenne. La réalité n’est pourtant pas celle-ci. Pourquoi ?

Votre projet est injuste puisque vous allongez la du-rée de cotisation à 43 annuités et l’âge de départ en re-traite à 64 ans. Ce sont principalement les ouvriers, les employés et les femmes qui seront pénalisés.
Votre projet est injuste puisque les salariés les mieux rémunérés vont davantage capitaliser pour leur retraite tandis que la grande majorité des travailleurs ne pourra pas bénéficier du minimum de pension à 1 200 euros bruts.

Votre projet est injuste car vous allez appauvrir les séniors qui seront plus longtemps au chômage et que vous avez précarisés à l’extrême. Votre projet ne sera pas pérenne car vous ne changez pas le logiciel du financement. D’autres solutions existent pourtant : il suffirait - et ce n’est qu’un exemple - de taxer de 2% la fortune des milliardaires.

Vous avez versé 160 milliards d’euros aux entreprises sans contrepartie pendant la crise Covid. Ce « quoi qu’il en coûte » ne peut-il être décidé pour garantir une vraie retraite, en bonne santé, une retraite se-reine ? C’est un choix de société qui est à faire. Un monde de juste répartition des richesses pour l’intérêt général ou celui d’un CAC 40 gorgé de dividendes.

Mme la Première ministre, vous avez choisi – alors qu’il n’y a pas d’urgence extrême - d’utiliser une loi de financement de la Sécurité sociale rectificative pour restreindre les débats parlementaires à 20 jours à l’Assemblée nationale et 15 jours au Sénat. C’est un super 49-3 que vous avez dégainé. Des voix s’élèvent pour souligner l’inconstitutionnalité de votre dé-marche.

Mme la Première ministre, c’est parce que cette réforme voulue par E. Macron est injuste et qu’elle frappe les plus faibles, qu’elle est rejetée très massivement.

Avec l’ensemble des syndicats, la société tout entière est vent debout et seuls le MEDEF et M. Ciotti vous soutiennent encore. Mme la Première ministre, nous relayons ici le vaste mouvement qui s’enclenche.

Et dès demain, le 19 janvier, nous serons dans la rue avec le peuple qui exige le retrait de votre projet.

 

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Retraites :

20 Janvier 2023, 07:53am

Publié par PCF Villepinte

 

Les syndicats appellent

à une nouvelle mobilisation le 31 janvier 

Réunie au siège de Solidaires ce jeudi soir pour donner une suite aux manifestations du jour qui ont rassemblées plus de 2 millions de personnes, l’intersyndicale appelle à manifester de nouveau quelque jours avant le début de l’examen du projet de loi en séance à l’Assemblée nationale, le 6 février. D’ici-là, la CGT devrait mobiliser dans des secteurs clefs.

L'Humanité Jeudi 19 Janvier 2023

Naïm Sakhi

L'intersyndicale contre la réforme des retraites invite à une nouvelle journée de mobilisations le 31 janvier 2023.

© Jean-Bernard Vernier / ABACAPRESS.COM

L’intersyndicale espérait un million de manifestants et de grévistes pour cette première journée de mobilisation contre la réforme des retraites. Ce jeudi 19 janvier, ils étaient plus de 2 millions à défiler partout en France, selon la CGT, dont 400000 à Paris, 140000 à Marseille et 40000 à Lyon. 

 «Les chiffres nous ont surpris, mais cela démontre que le mouvement est populaire», assure Catherine Perret, secrétaire confédérale CGT. Les villes moyennes ont elles-aussi connu une affluence record: 12 000 à Saint-Nazaire, 6 000 à Troyes ou encore 3000 à Montargis.

 «Des niveaux de mobilisation qui correspondent au plus fort de la contestation de 2010», mesure Catherine Perret, alors que les représentants des huit organisations de travailleurs arrivaient au siège de Solidaires pour évaluer le mouvement social et lui donner une suite. Fort du succès du jour, l’intersyndicale a annoncé une nouvelle date de manifestations et de grèves interprofessionnelles: le lundi 31 janvier.

Douze jours pour convaincre

Douze jours pour convaincre plus largement les salariés à se mobiliser: le délai peut interroger alors que des rendez-vous plus rapprochés avaient été évoqués durant la journée.  «Il nous reste du travail pour expliquer la réforme, assure Benoît Teste (FSU). Ce matin dans les salles de professeurs, nous n’étions pas tous convaincu que l’on pouvait gagner. Ce soir nous le sommes.»

 A ses côtés, Simon Duteil (Solidaires) abonde:  «Il est important de multiplier les Assemblées générales dans les entreprises». D’ici là, les confédérations entendent maintenir la pression sur le gouvernement. «L’important est d’avoir un feu roulant d’action la semaine prochaine», insiste Catherine Perret (CGT). 

Les syndicats ont notamment coché la date du lundi 23 janvier, jour de la présentation du projet de loi au Conseil des ministres. «Nous laissons le soin aux équipes de choisir les formes d’actions adéquates sur le terrain. Mais il est hors de question de céder une journée entière au gouvernement», affirme Catherine Perret. Des fédérations de la CGT ont d’ores et déjà déposé des préavis dans des secteurs clefs de l’économie.

Dans la chimie, une grève de 48 heures aura lieu à compter du 26 janvier, puis 72 heures la semaine suivante. Dans l’énergie, la CGT mines énergies entend, en plus des 26 et 27 janvier, mobiliser le 6 février avec un appel à la grève de 72 heures, suivi d’un possible mouvement reconductible. «Il n’est pas improbable que nous nous calquions sur ce calendrier», confiait un cadre de la CGT RATP, mardi. Ce vendredi après-midi, une réunion interfédérale devrait décider du calendrier dans les transports.

De son côté, la CFDT entend d’abord «réussir la journée du 31 janvier». Selon Marylise Léon, la confédération «ne donnera pas d’autre date d’ici là nos militants». La secrétaire générale adjointe cédétiste souligne «la forte réussite» de cette première journée, dont l’intersyndicale a été un «facteur essentiel.»

 Un avis partagé par l’ensemble des centrales, déterminées à obtenir le retrait du projet Borne. «Neuf travailleurs sur dix rejettent la réforme. Le message est très clair. Le gouvernement doit renoncer au 64 ans et à la hausse de la durée de cotisation», insiste Murielle Guilbert la co-déléguée de Solidaires.

 

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Réforme des retraites

20 Janvier 2023, 07:47am

Publié par PCF Villepinte

Tous et toutes ensemble jusqu'au retrait !

Plus de 2 millions de personnes ont déferlé dans toute la France ce 19 janvier en participant aux manifestations contre la réforme des retraites. Et des grèves importantes ont débuté dans de nombreux secteurs.

Le PCF salue les organisations syndicales qui ont organisé cette mobilisation historique qui marque un immense succès pour cette première étape dans la riposte au projet du gouvernement.

Emmanuel Macron a mis le pays au défi. La réponse des Français·es est puissante et claire : "Nous ne voulons pas de cette réforme des retraites !"

Les salarié·es n'ont pas besoin de davantage de pédagogie, ils ont compris la nocivité et l'inefficacité de cette réforme.

Le PCF appelle le Président de la République à retirer son projet dès maintenant ou à le soumettre à referendum. Il appelle les Français·es à amplifier la mobilisation jusqu'à ce que le message du pays soit entendu en participant à la journée d'action du 23 janvier et à la nouvelle journée de manifestations du 31 janvier.

Et notre parti fera de la semaine du 23 janvier une semaine de déploiement des communistes dans tout le pays pour révéler le contenu du projet qui sera présenté au Conseil des ministres, porter nos propositions alternatives pour une retraite à 60 ans à taux plein et mobiliser le plus grand nombre pour les manifestations du 31 janvier.

Et il poursuivra partout en France l'organisation de réunions publiques et de meetings avec toutes les forces de gauche et écologistes pour faire grandir un front social et politique inédit !

Paris, le 19 janvier

Parti communiste français.

 

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Pour financer les retraites :

19 Janvier 2023, 10:06am

Publié par PCF Villepinte

 Augmentez les salaires

 pas l'âge de départ 

PUBLIÉ LE 18 JAN. 2023

Non, le système des retraites n’est pas en danger. Pour financer de meilleures pensions et la retraite à 60 ans, les solutions existent. En augmentant les salaires, en créant des emplois, en mettant à contribution les dividendes, en assurant l’égalité salariale, en passant aux 32 heures. Le gouvernement refuse d’en débattre.

 

Même si le scénario du déficit de 12 milliards d’euros en 2027 retenu par le gouvernement était avéré, une hausse de 0,8 point de cotisation suffirait à le combler. 

Le gouvernement veut passer en force une réforme brutale et injuste pour résorber le déficit des retraites qui s’élèverait à 12 milliards d’euros en 2027, 13,5 milliards à l’horizon 2030, selon les prévisions du Conseil d’orientation des retraites (COR). Qui reconnait lui-même que le déficit est temporaire avec, à terme, un retour à l’équilibre. 

Il n’y a pas de problème budgétaire à court-terme pour financer les retraites. Le système, dans son ensemble, dispose de 200 milliards d’euros de réserves. Et les leviers d’action pour financer la retraite à 60 ans (55 ans pour les métiers pénibles), et pour garantir 2 000 euros de pension minimum existent. 

5% d’augmentation des salaires dans le privé = 9 milliards de cotisations supplémentaires pour la branche retraites 

Ce qu’il faut, c’est augmenter les recettes pour financer de nouveaux droits et éviter la dégradation des pensions :

mobiliser les 157 milliards d’euros annuels d’aides publiques aux entreprises : c’est 13 fois le déficit annoncé des retraites !

intégrer dans les cotisations sociales les primes des fonctionnaires, l’intéressement et la participation.

mettre fin aux 28% d’écart de salaire entre les femmes et les hommes : ça rapporterait 6 milliards d’euros aux caisses de retraite.

augmenter les cotisations de 0,8 point : soit 8.25€ par mois de cotisations salariales et 8.25€ de cotisations patronales pour un SMIC à 2 000 €. 

cesser d’exonérer de cotisations sociales les dividendes et les revenus financiers des entreprises. Et il y a de quoi faire : en 2022, les actionnaires des sociétés du CAC 40 ont touché 80 milliards d’euros…

augmenter les salaires, puisque mécaniquement cela augmente les cotisations sociales pour financer les pensions et garantit de meilleurs droits à la retraite. Dans le privé, 5% de hausse des salaires rapportait 9 milliards d’euros de cotisations : la moitié de ce que le gouvernement espère économiser avec sa réforme injuste.

augmenter de 5% le point d’indice de la fonction publique représenterait 1,25 milliard € de cotisations retraites. Si le point d’indice avait suivi l’inflation depuis 2010, ça ferait 5 milliards d’euros de cotisations supplémentaires dans les conditions actuelles.

recruter : on estime à environ 1,7 million le nombre d’emplois qui pourraient être créés avec le passage aux 32h dans le privé, soit 13,6 Mds€ de cotisations retraites supplémentaires. En recrutant les 400 000 fonctionnaires nécessaires dans la fonction publique hospitalière, 5 milliards d’euros supplémentaires seraient collectés pour les retraites. 

La question des retraites ne peut se penser sans lien avec la création et la répartition des richesses. 

Pour la Cgt, les leviers d’action pour assurer le financement pérenne des retraites sont nombreux. Ils ne passent certainement pas par la réforme violente et injuste que le gouvernement veut imposer, malgré le refus de l’ensemble des organisations syndicales unies dans une journée d’action, de grève et de manifestations le 19 janvier.  

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