Les communistes de villepinte vous invitent à utiliser ce blog comme point de rencontre et d'échanges concernant la situation politique ,économique ,sociale et environnementale du local à l'international.
La publication du 31e rapport de la fondation pour le logement des défavorisés dresse un constat alarmant : la crise du logement s’aggrave et frappe une part grandissante de la population.
900 personnes, dont 92 enfants, sont mortes à la rue en 2025. Près d'un million de personnes ne disposent pas d'un logement personnel. Les attributions annuelles de logements sociaux s’effondrent et atteignent le plus bas niveau depuis 10 ans alors que 2,9 millions de personnes sont en attente. Les difficultés à payer son loyer ou ses factures d'énergies touchent de plus en plus de nos concitoyennes et concitoyens. Le résultat ? Une hausse insupportable des expulsions.
Le logement est devenu l’un des premiers facteurs d’inégalités et d’insécurité sociale dans notre pays. Des millions de personnes sont aujourd’hui mal logées. La spéculation immobilière et foncière continue de prospérer, au détriment du droit fondamental à se loger.
Pour le Parti communiste français, cette situation n’est pas une fatalité. Elle est le résultat de choix politiques qui ont fait du logement une marchandise, livrée aux logiques financières, au lieu d’en faire un bien commun. Et le budget 2026 va encore aggraver la situation !
Le PCF porte des propositions nationales claires pour sortir de la crise :
Faire respecter le droit au logement en interdisant les expulsions sans solution de relogement.
Encadrer les loyers pour garantir que le coût du logement n’excède pas une part supportable du revenu des ménages.
Relancer massivement la construction de logements sociaux, avec un objectif national ambitieux et le renforcement de la loi SRU.
Créer un véritable service public national du logement, s’appuyant sur un pôle public financier, une maîtrise publique du foncier et des outils de planification démocratiques.
Revaloriser les aides au logement et sécuriser les parcours résidentiels.
Ces mesures sont indispensables pour garantir à chacune et chacun un logement digne, accessible et économe en énergie.
À l’approche des élections municipales, le PCF rappelle que les communes ont un rôle central à jouer. Nos propositions municipales visent à répondre concrètement aux besoins des habitants :
Défendre et développer le logement social dans chaque commune, en priorité pour les ménages aux revenus les plus modestes.
Lutter contre la vacance et la spéculation par une politique foncière volontariste.
Soutenir les bailleurs publics et les offices HLM.
Mettre en place des politiques locales de prévention des expulsions et d’accompagnement des locataires.
Là où les communistes sont aux responsabilités, des politiques ambitieuses montrent qu’il est possible d’améliorer concrètement la vie des habitants.
La crise du logement est une crise politique. Elle appelle un changement profond de cap : rompre avec la financiarisation, redonner des moyens à la puissance publique et faire du logement un pilier de la justice sociale et écologique.
Le Parti communiste français appelle à une mobilisation nationale pour que le logement redevienne ce qu’il doit être : un droit, pas un privilège.
Reculer pour mieux sauter ? Alors qu’Ursula von der Leyen entendait parapher l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur (Argentine, Paraguay, Uruguay, Brésil), samedi 20 décembre, la présidente de la Commission européenne va devoir attendre. Elle n’a pas obtenu l’aval d’une majorité qualifiée d’États membres à Bruxelles avant le sommet prévu samedi à Foz do Iguaçu (Brésil).
La France et l’Italie en particulier se sont opposés à la signature immédiate de cet accord. Mais Ursula von der Leyen s’est dite, vendredi 19 décembre, « confiante » à l’idée de parvenir à signer l’accord commercial avec les pays du Mercosur en janvier. Ce délai supplémentaire est un revers pour la Commission européenne, ainsi que l’Allemagne et l’Espagne.
Le président brésilien Lula – qui a mis la pression aux Européens en annonçant que « si on ne le fait pas maintenant, le Brésil ne signera plus l’accord tant que je serai président » -, a finalement ouvert la voie à ce report, après un échange téléphonique avec Giorgia Meloni. La cheffe du gouvernement italien lui a demandé de la « patience », tout en assurant que l’Italie soutiendrait l’accord in fine, a-t-il relaté.
« Nous ne sommes pas dupes : ce report est seulement tactique »
Toute la journée de jeudi, des agriculteurs avaient manifesté devant les bâtiments de la Commission européenne à Bruxelles. Ce vendredi 19 décembre, le premier ministre, Sébastien Lecornu, doit recevoir séparément à Matignon, les représentants des quatre principales organisations agricoles. Les échanges débuteront à 8 h 30 avec les Jeunes Agriculteurs, suivis de la FNSEA, puis la Coordination rurale, et enfin la Confédération paysanne. Les deux derniers étant également mobilisés contre la gestion du gouvernement de l’épizootie de Dermatose nodulaire contagieuse.
« Nous ne sommes pas dupes, a prévenu à propos de l’accord la Confédération paysanne via un communiqué : ce report est seulement tactique pour sauver les meubles et désamorcer l’opposition croissante et partagée dans le monde agricole et la société civile. Nous nous réjouissons que la pression mise sur le terrain commence à payer concrètement ! ».
Le syndicat a ajouté qu’il allait « poursuivre les mobilisations jusqu’à l’abandon pur et simple de cet accord ». Et d’ajouter que l’essence du traité est « la mise en concurrence des paysan·nes au détriment de notre revenu, de la qualité de notre alimentation, de notre souveraineté alimentaire et de notre environnement ». De son côté, la FNSEA estime que ce report à janvier de la signature « n’est pas suffisant » et appelle ses adhérents à rester « mobilisés ».
« La mobilisation des agriculteurs a fait en sorte qu’elle a reculé », s’est félicité, pour sa part, Patrick Bénézit, président de la Fédération Nationale Bovine (FNB), éleveur de bovins dans le Cantal sur franceinfo. « Nous, ce qu’on veut, c’est qu’elle ne recule pas pour mieux sauter », dit-il, en appelant à « renégocier de fond en comble » ce projet d’accord. Une tâche impossible à réaliser d’ici janvier, selon lui.
Et les syndicats ne sont pas les seuls à critiquer le traité : « C’est sans doute l’accord le plus dangereux de l’histoire de l’Union européenne mais aussi le plus contesté. Il y a un problème de nature politique. Emmanuel Macron est in fine le seul décisionnaire mais, le jour du vote de l’Assemblée nationale, il recevait des lobbyistes de l’agrobusiness, pro-Mercosur », avait alerté l’économiste et co-animateur du collectif Stop Mercosur Maxime Combes dans nos colonnes.
Une position d’Emmanuel Macron ambiguë
Lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet européen, Emmanuel Macron a demandé que le texte « change de nature », avec davantage de garanties pour les agriculteurs. Il a réclamé en parallèle « le maintien des revenus de nos agriculteurs dans la future » politique agricole commune (PAC).
Le président français a également estimé qu’il était « trop tôt » pour dire si la France serait en mesure d’accepter en janvier l’accord commercial, malgré la forte opposition des agriculteurs et partis politiques français. « Trop tôt pour vous le dire, je ne sais pas », a répondu le chef d’État à la presse. « Je l’espère, parce que ça veut dire qu’on aura obtenu des avancées, pour certaines qui seront des avancées historiques », a-t-il ajouté.
Mais la position de celui qui ne cesse de retourner sa veste sur le sujet a toujours été ambiguë. Le dirigeant se présente comme chef de file de l’opposition, tout en se gardant d’exiger l’introduction de véritables garanties quant aux conditions sociales, sanitaires et environnementales des produits importés d’Amérique latine.
A la lecture de l'interview du Premier Ministre, on peut légitimement se demander qui d'Emmanuel Macron ou de Sébastien Lecornu a donné une interview au Parisien !
De "rupture" annoncée par le Premier Ministre, il n'y en a aucune. D'engagements en matière de justice sociale ou fiscale, aucun.
Rien sur l'abandon nécessaire des mesures de régression sociale, de l'année blanche aux suppressions de postes en passant par le projet de réforme de l'assurance chômage, proposées par son prédécesseur.
Rien sur la justice fiscale ou sur la conditionnalité des 211 milliards d'euros d'aides aux entreprises.
Rien contre les plans de licenciements et pour la réindustrialisation.
Rien non plus pour sortir des logiques de guerre en Europe ou pour faire respecter un cessez le feu à Gaza et l'entrée d'une aide humanitaire.
Et un refus clair de l'abrogation de la réforme des retraites et d'un retour de l'ISF.
Le PCF appelle à se joindre massivement à la journée de grève et de manifestations organisée par l'intersyndicale le 2 octobre prochain pour que les travailleurs et travailleuses fassent entendre toutes leurs exigences.
Une alternative existe pour le progrès et la paix : c'est le sens du pacte pour l'avenir de la France proposé par le PCF.
Alors que tout semble indiquer que le Premier Ministre est resté bloqué sur l'orbite de Jupiter, les mêmes causes produiront les mêmes effets : sans changement radical d'orientation, Monsieur Lecornu partira avec son projet de budget !
Représentant de l’aile la plus droitière de la Macronie, Sébastien Lecornu a été appelé à Matignon par le chef de l’État. Il devient son septième premier ministre. Un choix qui trahit l’obstination à pencher toujours plus à droite.
Il est l’un des premiers fidèles d’Emmanuel Macron et le voilà récompensé. Sébastien Lecornu, 39 ans, ex-ministre des Armées, devient le septième premier ministre depuis le premier mandat du chef de l’État. Alors que la gauche revendiquait Matignon, le chef de l’État opte pour le candidat soutenu par l’ancien président Nicolas Sarkozy. C’était aussi le profil le moins rejeté par le Rassemblement national, avec celui de Bruno Retailleau, qui devrait par ce choix rempiler à l’Intérieur.
Venu de la droite, poulain dès 2009 de Bruno Le Maire puis d’Edouard Philippe, aujourd’hui très proche de Gérald Darmanin, ex-ministre de l’Intérieur puis Garde des Sceaux, qui le considère comme son « frère », Sébastien Lecornu a fait partie de tous les gouvernements macronistes depuis 2017. D’abord nommé secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique, un certain Nicolas Hulot, il devient quelques mois plus tard ministre chargé des Collectivités territoriales.
C’est sous cette étiquette qu’en janvier 2019, en pleine crise des gilets jaunes, il est désigné pour animer le grand débat national en binôme avec Emmanuelle Wargon, alors secrétaire d’État. Par ces fonctions, il porte au nom du deuxième gouvernement d’Edouard Philippe la loi « Engagement et proximité » visant à renforcer le statut des élus locaux pour « valoriser l’engagement des élus locaux ».
Des relations cordiales avec le RN
En juillet 2020, Sébastien Lecornu devient ministre des Outre-mer, cette fois dans le gouvernement de Jean Castex. Une nomination critiquée à l’époque. Depuis 2009, aucun non-ultramarin n’avait été nommé à ce poste. « Plus d’ultramarin au ministère des Outre-mer : vive le temps des colonies ! », avait réagi Younous Omarjee, député européen LFI. En novembre 2021, , pressé par les élus locaux, il ouvre la voie à une autonomie de la Guadeloupe. « D’après eux, la Guadeloupe pourrait mieux se gérer d’elle-même. Ils souhaitent moins d’égalité avec l’Hexagone, plus de liberté de décision par les décideurs locaux. Le gouvernement est prêt à en parler, il n’y a pas de mauvais débats du moment que ces débats servent à résoudre les vrais problèmes du quotidien des Guadeloupéens », indiquait-il à l’époque.
À partir de mai 2022, et jusqu’à son arrivée à Matignon, Sébastien Lecornu est ministre des Armées. À seulement 35 ans à cette prise de fonction, il devient la personnalité la plus jeune à avoir occupé ce poste depuis 1792 et Pierre Auguste Lajard, officier de l’Ancien régime et ministre de la Guerre pendant quelques mois. En avril 2023, il présente une loi de programmation militaire prévoyant un doublement du financement des armées avec l’objectif de les doter de 300 000 soldats. Des annonces dénoncées par le PCF : « Le budget de la Défense occupera alors la place hautement symbolique de premier budget de l’État, devant celui de l’Éducation, de la Santé ou de la Justice. Il sera aussi vingt fois supérieur à celui de la diplomatie, signal inquiétant de la prédominance accordée au recours à la force. »
Ces dernières années, Sébastien Lecornu a été concerné par plusieurs procédures judiciaires. En 2021, il est visé par une enquête préliminaire pour « prise illégale d’intérêts » et « omission de déclaration à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) ». En cause : sa rémunération comme administrateur de la Société des autoroutes Paris-Normandie alors qu’il a participé, en tant que président du département, à plusieurs délibérations en sa faveur. Le 30 juin 2023, le Parquet national financier annonce le classement sans suite de cette enquête. « Aucun élément n’a permis d’établir que Sébastien Lecornu avait cherché à faire prévaloir les intérêts de la SAPN sur ceux du conseil départemental de l’Eure », indique alors le PNF.
Un bébé Sarkozy
Figure de l’aile droitière de la Macronie, Sébastien Lecornu a fait ses débuts, dès l’âge de 16 ans, dans les rangs de l’UMP de Nicolas Sarkozy. Depuis la campagne présidentielle de 2017, celui-ci milite pour un virage définitif à tribord toute d’Emmanuel Macron, en particulier sur les questions de frontières, d’immigration et de sécurité. Dans ce sens, il entretient des relations cordiales avec le Rassemblement national (RN), dont les parlementaires le jugent « courtois ». Principalement pour l’attention qu’il porte aux amendements de l’extrême droite au Parlement.
En juillet 2024, il est d’ailleurs épinglé par Libération pour avoir participé aux « rencontres secrètes » organisées par Thierry Solère, ex-conseiller d’Emmanuel Macron dont il est proche, entre membres de la macronie et Marine Le Pen. Des rencontres d’abord démenties par son entourage avant d’être, deux mois plus tard, confirmées. Deux rendez-vous discrets auraient eu lieu avec l’ex-candidate d’extrême droite à la présidentielle afin d’échanger sur la question ukrainienne.
Une considération appuyée de l’extrême droite qui marque un choix clair du président de la République. Plutôt se compromettre (encore) avec l’extrême droite que chercher des compromis avec la gauche. Encore. Et sans aucune garantie, puisque le RN réclame une dissolution.
Le rejet de la confiance au Premier Ministre et à son gouvernement est une première victoire contre un projet de budget visant à faire payer encore et toujours le monde du travail pour financer les profits aux actionnaires et nourrir une politique belliciste.
Au-delà de l’échec du gouvernement Bayrou, c’est un nouvel échec de la coalition présidentielle formée par Renaissance, ses alliés et par Les Républicains. Le Président de la République doit en tirer les conséquences et nommer un Premier Ministre de gauche qui remette en cause la politique d’austérité et travaille à dégager à l'Assemblée nationale les majorités nécessaires à l'adoption d’un budget répondant aux attentes populaires.
L’heure est à un changement immédiat de politique, à l’augmentation des salaires, à l’abrogation de la réforme des retraites, à un moratoire sur les licenciements, à la justice fiscale, à la mise en place de critères sociaux et environnementaux pour l’utilisation des 211 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises et à une action résolue en faveur de la paix !
Seule une politique nouvelle de justice sociale et de relance économique créera les richesses nécessaires à la satisfaction des besoins les plus urgents de notre pays.
Dans ce contexte de crise, les Français·es doivent faire entendre leur exigences ! C’est pourquoi les communistes appellent à la mobilisation la plus large des travailleurs et des travailleuses le 18 septembre prochain à l’occasion de la journée de grève et de manifestations décidée par l’intersyndicale. D’ici là, nous serons présents le 10 septembre dans toutes les actions qui porteront la justice sociale et dont nous partagerons les modalités.
Pour ouvrir un avenir de paix et de progrès au pays en donnant la parole au peuple, le PCF met en débat avec nos concitoyen·nes et les forces associatives, syndicales et politiques de gauche un pacte d’avenir pour la France avec un plan de dépenses publiques, de formation, d’embauches et d’investissement à 500 milliards d’euros sur les cinq prochaines années. C’est aujourd’hui que cette ambition doit commencer à se déployer.
Nous donnons rendez-vous aux salarié·es, à tous nos concitoyennes et concitoyens, à la Fête de l’Humanité du 12 au 14 septembre pour en débattre ensemble et faire de cette édition 2025 un grand événement populaire, festif et politique, qui contribue au succès des mobilisations en cours et à l’alternative politique.
Résolution du Conseil National du PCF – 6 septembre 2025
Une vie toujours plus chère, des plans de licenciements en cascade, des services publics affaiblis, une hausse de la pauvreté mais aussi des émissions de gaz à effet de serre et une perte de la biodiversité, une guerre sans fin en Ukraine avec une économie de guerre mortifère et un génocide qui se poursuit à Gaza… oui, les urgences de paix, sociales,écologiques, démocratiques sont là. Et il faut y répondre !
Or, la politique capitaliste du pouvoir et de la Commission européenne refuse d’affronter l’impérialisme états-unien qui veut accroître les profits à son service. A l’opposé, le PCF appelle à prendre le parti du travail, du renouveau industriel et agricole, du développement des services publics, de la transition écologique et de la paix.
En cette rentrée, la France compte 12 millions de pauvres et la précarité ne cesse de progresser. Pourtant, en 2024, les grandes entreprises ont perçu 211 milliards d’euros d’aides publiques sans critère ! Et le capital se porte au plus haut avec près de 100 milliards d’euros de dividendes versés aux actionnaires et la ponction de 66 milliards d’euros d’intérêts de la dette par les marchés financiers.
Le problème du pays n’est ni la dette en elle-même, ni le prétendu « coût du travail ». Il est là, dans le coût exorbitant du capital.
L’annonce par le Premier Ministre d’un vote de confiance révèle la profondeur de la crise de régime : les forces au pouvoir sont dans l’incapacité de faire accepter des choix préservant la domination et les privilèges du capital. Emmanuel Macron et la droite n’ont pas la base sociale qui permette de mettre en œuvre leur politique. Ils jouent la carte de la coercition par la répression syndicale et le chantage politique. Quant à l’extrême-droite, elle masque les causes réelles, économiques, et détourne la colère vers une haine identitaire déguisée en priorité nationale car elle ne veut pas s’attaquer aux profits. Le 8 septembre, le Premier Ministre François Bayrou et son gouvernement seront tombés mais leur politique au service du capital ne sera pas encore battue.
L’heure est à changer de gouvernement mais aussi et surtout de politique !
C’est pourquoi le PCF agit pour amplifier la bataille politique et sociale sur le contenu d’une alternative à la hauteur de la crise du système capitaliste et des attentes populaires. Il appelle toutes les forces de gauche et écologistes à travailler avec nous à l’alternative politique.
Le projet de budget, qui porte un plan d’austérité inédit de 44 milliards d’euros, doit être mis en échec : non au renchérissement du coût de la vie de plusieurs centaines d’euros par an pour les familles ! Non au recul des droits des salariés du public et du privé ! Non à l’accompagnement des gestions d’entreprises qui cassent l’industrie, l’emploi et les salaires par des aides publiques qui n’ont comme seul critère que de gonfler les profits. Non à la poursuite de la casse des services publics de l'État et de nos collectivités locales ! Non à de nouvelles attaques contre la Sécurité sociale, pilier du modèle social français, dont nous fêtons cette année le 80eanniversaire !
En cette rentrée, le PCF met en débat un pacte d’avenir pour la France avec un plan de dépenses publiques, de formation,d’embauches et d’investissement à 500 milliards d’euros pour les cinq prochaines années grâce à un fonds d’avancesalimenté par le pôle public bancaire existant et appelle à renforcer la démocratie parlementaire et la démocratie sociale.
Notre pacte comporte dix grands objectifs de changement :
1. Pour l’emploi, une retraite digne et une vraie Sécurité sociale du XXIe siècle ; 2. Pour une France de bâtisseurs et de bâtisseuses qui développe l’industrie et les services publics ; 3. Pour relever le défi énergétique, climatique et alimentaire ; 4. Pour l’avenir de la jeunesse ; 5. Pour la réappropriation publique et sociale de la production ; 6. Pour prendre le pouvoir sur l’argent ; 7. Pour les droits des femmes et l’émancipation de chacune et chacun ; pour un nouvel âge de la démocratie ; 9. Pour gagner la paix et garantir les droits des peuples ; 10. Pour une autre Europe, de nations et de peuples libres, souverains et associés.
Au cœur de ce pacte, des mesures d’urgences sont indispensables :
• L’augmentation du smic à 2000 € bruts et la convocation d’une conférence sur les salaires ;
• L’abrogation de la réforme des retraites ;
• Un moratoire sur les licenciements ;
• La remise à plat des 211 milliards d’euros d’aidespubliques aux entreprises avec des critères sociaux et environnementaux et de nouveaux pouvoirs des salariés et de leurs représentants pour décider et exercer un contrôle sur leur utilisation ;
• Une action résolue en faveur de la paix par l’organisation d’une conférence paneuropéenne de sécurité collective et la reconnaissance de l’Etat de Palestine, un embargo sur les armes et la suspension de l’accord d’association UE-Israël.
Oui, nous l’affirmons avec ce pacte, d’autres choix sont possibles.
Quel que soit le choix du Président de la République, nomination d’un nouveau Premier Ministre ou dissolution, nous sommes prêts à faire entendre les exigences sociales, écologiques et démocratique. Le changement de politique au profit des travailleurs et travailleuses se gagnera par la mobilisation. C’est au monde du travail, à toute la société française de porter ses exigences pour les imposer par sa mobilisation et gagner de nouvelles avancées.
Le PCF est aux côtés des salariés de la santé, de l’énergie, de tous les secteurs en lutte en ce début septembre.
Nous serons également présents aux côtés des citoyens mobilisés le 10 septembre dans toutes les actions portant le rejet de l’austérité et dont nous partageons les modalités.
Nous saluons l’appel de l’intersyndicale et appelons les travailleuses et les travailleurs à participer massivement à la journée de grève et de manifestations du 18 septembre.
Nous appelons également à la mobilisation dans les actionspour la paix du 20 septembre et la réussite d’une grande marche à Paris le 21 septembre pour la reconnaissance d’un Etat palestinien aux côtés de l’Etat d’Israël et l’arrêt immédiat du génocide en cours.
Nous appelons toutes les organisations de notre parti à organiser partout, avec nos concitoyens et concitoyennes, les forces syndicales et associatives et les forces politiques de gauche, le débat sur la politique du pouvoir, l’alternative à y opposer et la nécessité des s’organiser dans les associations, syndicats et les partis pour amplifier et construire par la grève un grand mouvement d’appropriation sociale afin de construire avec tous et toutes un socle de proposionspartagées.
Débattons, à l’échelle locale et nationale, des objectifs sociaux et écologiques pour la France, des moyens pour les financer, des pouvoirs d’intervention des citoyens et des salariés, de la préservation et du développement des libertés publiques et des droits humains, d’une politique de paix, menée en toute indépendance de l’OTAN et des États-Unis, contribuant à la construction d’un nouvel ordre du monde fondé sur la coopération internationale.
Nous invitons également toutes les organisations de notre parti à développer la campagne d’adhésion au PCF et à faire part à la direction nationale des enjeux qu’elles estiment prioritaires pour le 40e Congrès du PCF que nous fixons au 3,4,5 juillet 2026.
Nous donnons rendez-vous aux salariés, à tous nos concitoyennes et concitoyens, à la Fête de l’Humanité du 12 au 14 septembre pour faire ensemble de cette édition 2025 un grand événement populaire, festif et politique, qui contribueau succès des mobilisations en cours et à l’alternative politique.
À l’issue de deux jours de discussions à Genève les 10 et 11 mai, la Chine et les États-Unis ont annoncé une trêve de 90 jours, à compter du 14 mai, sur les surtaxes douanières réciproques.
Washington ramenant ses tarifs douaniers de 145 à 30 %, et Pékin de 125 à 10 %. Le résultat de la rencontre est assez spectaculaire compte tenu du climat de tension prévalant entre les deux pays et de l’escalade de la guerre tarifaire de ces dernières semaines : Trump voulant pousser la République populaire de Chine (RPC) à une capitulation commerciale.
Mais que faut-il cependant attendre de cette pause somme toute précaire et valable trois mois à l’issue desquels les sanctions bilatérales seront de nouveau mises en application, sauf accord d’ici là.
Un « mécanisme » doit être mis en place pour « poursuivre les discussions sur les relations économiques et commerciales », informe le communiqué final qui insiste sur le haut niveau de représentation des négociateurs, laissant supposer une volonté commune de débloquer la situation : He Lifeng, vice-Premier ministre du Conseil des affaires d’État pour la partie chinoise, et côté étatsunien, Scott Bessent, secrétaire au Trésor, et Jamieson Greer, représentant américain au Commerce.
« Nous avons le cadre d’un accord très, très solide avec la Chine », a claironné Trump sur la chaîne de télévision Fox News. Tandis que le Quotidien du Peuple, organe du Parti communiste chinois, martelait que « les différends économiques et commerciaux devaient être réglés par un dialogue rationnel et respectueux »(…) « La coercition unilatérale ne résout pas les problèmes, elle ne fait qu’exacerber les tensions. »
Depuis avril, la guerre commerciale de Trump était entrée en dangereuse terre inconnue. Aux salves de la Maison-Blanche, Pékin ripostait coup pour coup, répétant sa détermination à « aller jusqu’au bout ». « Nous ne craignons pas les assauts injustes », avait lancé Xi Jinping le 11 avril.
La RPC se prépare depuis plusieurs années à un choc crucial avec Washington dont la stratégie est de contenir la montée en puissance de cette « rivale ». Dès mars, elle avait massivement réduit ses avoirs en dette américaine en cédant près de 19 milliards de dollars de bons du Trésor américain.
La hausse de ses droits de douane s’était accompagnée d’une baisse significative d’achats des produits agricoles américains dont le soja, d’une restriction des exportations de certains métaux stratégiques, les terres rares lourdes, dont elle assure la majeure partie de l’extraction et la quasi-totalité du raffinage.
La décision le 16 avril de bloquer la livraison d’avions Boeing déjà commandés, ainsi que des pièces équipements aéronautiques et des pièces détachées, a non seulement ébranlé la firme américaine mais réellement sonné l’occupant du Bureau Ovale qui, selon son entourage, ne s’attendait pas à une telle capacité de résistance de la part de Pékin.
Depuis, Trump avait laissé fuiter qu’une sensible baisse des droits de douane était envisageable, changeant radicalement de ton par rapport à ses déclarations du 9 avril, accusant la Chine de « piller » son pays.
Après la rencontre genevoise, les sujets de tensions demeurent nombreux. Néanmoins on relève des avancées : la Chine a levé l’interdiction qu’elle avait faite à ses compagnies aériennes d’accepter les Boeing, et l’administration américaine a annulé de nouvelles restrictions à l’exportation de semi-conducteurs utilisés pour le développement de l’intelligence artificielle (IA).
Par ailleurs, Scott Bessent a affirmé que Washington excluait désormais le « découplage » avec la RPC, bien que l’on observe de part et d’autre une volonté de réorganiser leurs chaînes d’approvisionnement.
Un « Livre blanc » publié le 12 mai par le gouvernement chinois est explicite : « La Chine va transformer la pression en une impulsion et voir le défi américain comme une opportunité stratégique d’accélérer la construction d’un nouveau schéma sécuritaire. »
Cet épisode de la guerre commerciale va donc pousser Pékin « à décupler ses efforts pour stimuler la demande intérieure et développer de nouveaux marchés ». C’est le message adressé au parterre de dirigeants de pays latino-américains réunis dans la capitale chinoise pour le Forum Chine-CELAC au lendemain même de l’accord négocié avec les Etats-Unis.
La déclaration commune fait état d’un plan d’action pour les trois prochaines années, qui prévoit « l’approfondissement des liens économiques et commerciaux et la multiplication des échanges » avec l’ensemble du continent latino-américain, autrefois chasse gardée de la Maison-Blanche.
Article publié dans CommunisteS, numéro 1042 du 21 mai 2025.
Donald Trump va-t-il précipiter un krach mondial ?
La fébrilité grandit sur toutes les places boursières, alimentée par des signes toujours plus prégnants de récession aux États-Unis sur fond de guerre commerciale à venir mais surtout d’éclatement de ces énormes bulles boursières accumulées ces dernières années, qui ont tant prospéré depuis le début de la nouvelle ère Trump
Les alertes à l’imminence d’un krach boursier de grande ampleur se multiplient. Toutes les places financières affichent de spectaculaires reculs depuis la fin du mois dernier. Wall Street a perdu plus de 4 % ces dernières quarante-huit heures. Le CAC 40 était en chute de près de 2,5 % mardi 11 mars.
Les signes avant-coureurs d’une récession se multiplient en effet aux États-Unis. Les multinationales de la tech et de l’Internet y connaissent des accès de grosse fatigue de plus en plus réguliers. Le décalage entre l’économie réelle et la finance prend partout une dimension intenable.
Pour nombre de médias, Donald Trump et sa guerre commerciale tous azimuts seraient les uniques responsables du crash qui se profile. L’analyse présente l’avantage d’exempter de reproches des années de mondialisation libérale qui ont boosté une financiarisation phénoménale des économies avec l’appui des administrations états-uniennes successives.
Wall Street au bord de l’overdose
Aux États-Unis, ce fléau alimente la mal-vie de dizaines de millions de citoyens. Au point d’en avoir fait l’une des causes essentielles de l’émergence du phénomène politique… Donald Trump. Terrible contradiction : c’est aujourd’hui le plus grand matamore du capital qui est chargé de panser les plaies d’une société déglinguée par… la financiarisation. Il s’emploie à lui infliger, à la hâte, une série de remèdes de cheval. Sous forme de nouvelles dérégulations financières.
Wall Street est au bord de l’overdose. Les titres sur lesquels se sont formées les plus grosses bulles spéculatives sont en chute libre, comme ceux de la tech ou de Tesla (en baisse de plus de 20 % depuis février). Le géant de l’automobile électrique, est dirigé, faut-il le rappeler, par l’oligarque Elon Musk qui est, ironie du sort, l’un des grands artisans de cette super-dérégulation financière.
Alors que depuis au moins trente ans les revenus du capital n’ont cessé de capter une part grandissante des richesses créées par les entreprises états-uniennes au détriment des salariés, Donald Trump a décidé d’accentuer encore ce processus. La machine à ponctionner le travail toujours davantage s’emballe au nom de « la mobilisation de la valeur pour l’actionnaire ».
L’appauvrissement des classes moyennes et pauvres est de plus en plus manifeste. Quand les oligarques du capital, omniprésents aux côtés du nouveau locataire de la Maison-Blanche, raflent tout. Quand la capitalisation des 500 plus grosses sociétés états-uniennes cotées en Bourse gonfle de quelque 60 % sur seulement deux ans, entre 2023 et 2024. Quand ces champions de Wall Street ne laissent plus que des miettes aux travailleurs, les 20 % des citoyens états-uniens les plus pauvres ne percevant plus en 2023 que 3,2 % du total de la richesse produite par le pays.
La valeur des cryptomonnaies, dont le président se fait lui-même le chantre, est montée vers des sommets himalayens gonflant toujours davantage une bulle spéculative dont la dimension est devenue intenable. Baptisées bitcoin, litecoin ou encore ethereum, elles présentent l’avantage de ne pas subir la moindre réglementation, à la différence des devises émises par les banques centrales.
Tous les coups sont permis tellement leurs gestionnaires sont peu regardants sur l’origine même des fonds déplacés. Un rêve, on l’aura compris, non seulement pour les traders les plus « téméraires » mais aussi pour toutes sortes de sbires spécialisés dans le blanchiment d’argent…
Renforcer l’autonomie énergétique
Mais les monnaies numériques sont loin d’être les seuls secteurs à nourrir des bulles spéculatives toujours plus menaçantes. Celui des hydrocarbures, de Big Oil qui affiche des résultats records, est à la fête avec l’extension de ses champs d’exploitation sur le territoire des États-Unis, qu’ils soient conventionnels ou à fraction hydraulique, c’est-à-dire fortement polluants.
Le président des États-Unis en a fait une priorité, martelant à maintes reprises durant sa campagne qu’il faudrait « forer, forer, forer » (drill, drill, drill). Cet appel frénétique est bien plus qu’une provocation climatosceptique. Il vise à renforcer l’autonomie énergétique et la pole position stratégique acquise par les États-Unis dans la production d’hydrocarbures.
La course à l’armement est aussi en marche, avec notamment la frénésie de dépenses imposées à une Europe à qui a été dévolu, au prix fort, un rôle de police régionale. N’est-elle pas contrainte de s’approvisionner auprès de marchands d’armes états-uniens toujours en position ultradominante ?
Ces contradictions vont s’aiguiser avec la volonté affirmée de la nouvelle administration de dégager le terrain pour une suprématie encore étendue de Wall Street. Selon une logique qui va de pair avec une agressivité commerciale sans précédent, appuyée sur la domination du dollar.
Ces guerres commerciales, dont l’intensification est programmée au même moment, sont autant de moyens destinés à aspirer les capitaux vers la place financière états-unienne. Les voisins canadien et mexicain avec lesquels les États-Unis tissent les échanges les plus intenses depuis des décennies sont aux premières loges.
La Chine, dont la montée en puissance est intolérable à l’administration trumpiste, est la cible principale. L’Europe n’y échappe pas. De premières salves de droits de douane doivent être lancées contre elle début avril. Avec sans doute d’autant plus de force que les contours d’une récession états-unienne et d’un krach financier vont s’imposer de plus en plus fortement dans le paysage.