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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Comment financer les besoins liés au vieillissement ?

30 Mai 2018, 16:51pm

Publié par PCF Villepinte

Table ronde.

Entretiens croisés réalisés par Pierre Chaillan

Vendredi, 25 Mai, 2018

L'Humanité

 

Table ronde avec Monique Iborra, députée LREM de Haute-Garonne, vice-présidente de la commission des Affaires sociales, Dominique Watrin, sénateur PCF du Pas- de-Calais et Philippe Batifoulier, directeur du Centre d’économie de l’université Paris-XIII, membre des économistes atterrés.

Rappel des faits. Alors qu’un récent rapport présenté par le Comité consultatif national d’éthique est accablant concernant la non-prise en compte de la vieillesse par notre société, les réponses tardent à venir.

Dans notre société où l’espérance de vie a augmenté, quels sont les défis nouveaux ?

Monique Iborra Les défis auxquels nous sommes confrontés ne sont pas nouveaux, ils sont d’abord démographiques, avec un fort accroissement des personnes de plus de 80 ans à partir de 2025, et les projections actuelles sur les personnes en perte d’autonomie conduisent à sous-estimer le nombre de personnes qui pourraient être concernées. Selon le professeur Devulder, « un bébé sur deux qui naît aujourd’hui pourrait être centenaire ». Le défi est également sociétal : comment la société et les politiques publiques, au-delà des personnes âgées, peuvent-elles prendre en compte cette évolution sociétale qui leur garantit de vieillir dans la dignité dans leur dernière étape de la vie et qui nous concerne tous ? Enfin, le défi est celui du financement, qui ne concerne pas seulement la perte d’autonomie mais également la santé, la prévention, les nouvelles technologies… au domicile ou en institution, alors que 62 % des Français « estiment qu’il est inenvisageable pour eux personnellement de vivre à l’avenir dans un établissement pour personnes âgées » (1).

Dominique Watrin Le gain d’espérance de vie est un progrès pour toute la société. Mais, attention, la ministre a reconnu que la France a un problème d’espérance de vie en bonne santé par rapport à la moyenne des pays européens. Le « bien vieillir » dépend aussi pour une bonne part du bien-être au travail. Or, avec les lois travail, la précarisation de l’emploi, la casse de la médecine du travail, nous reculons. Alors que les plus de 85 ans vont être trois fois plus nombreux d’ici à 2050, les déserts médicaux se généralisent. Il faudrait réinventer des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) bien traitants, adaptés au niveau de dépendance des résidents, revaloriser les services et l’accompagnement à domicile, dé-précariser les personnels, réévaluer leurs missions, redonner de l’humain et du sens à ces métiers pour pouvoir aussi en recruter en nombre suffisant. Tout appelle un plan Marshall ! Mais c’est d’abord un choix de société : le vieillissement est aussi une chance pour bâtir une société de solidarité, développer la recherche et la domotique, offrir des emplois de qualité à notre jeunesse…

Philippe Batifoulier La hausse de l’espérance de vie est une excellente nouvelle. Pourtant s’est imposée dans le débat public l’image d’une horde de vieux malades et dépendants qui vont plomber les comptes sociaux. Il est incontestable que la prise en charge de la dépense liée au vieillissement est un défi financier comme l’est toute dépense sociale. La dépense a un coût qui a une contrepartie en termes de bien-être. Ainsi, l’accès au progrès technique permet, en particulier aux seniors, de vivre mieux. Bénéficier d’une chirurgie de l’œil, du genou ou d’une prothèse de hanche, par exemple, augmente la durée de vie en bonne santé et autorise une vieillesse active. Ne pas souffrir de limitations fonctionnelles permet aux individus de mieux maîtriser leur existence et de s’investir dans des activités sociales, solidaires ou familiales.

Ces défis ont-ils été anticipés en termes de santé publique ou de besoins sociaux ?

Dominique Watrin Pas du tout. À part les annonces et la multiplication des rapports, on a plutôt l’impression que les premiers responsables politiques de notre pays ont fait le choix de « repasser la patate chaude » au suivant. Sarkozy avait annoncé une grande loi sur la dépendance, puis rien ! Hollande, une loi autonomie englobant le handicap, la dépendance, l’invalidité… Elle s’est réduite comme peau de chagrin à la loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement, dite loi ASV (650 millions d’euros en tout). Les sénateurs communistes ont été les seuls à ne pas la voter et se sont honorés en multipliant des propositions d’urgence (par exemple une contribution solidarité de 0,3 % sur les revenus des actionnaires) comme de long terme. À l’inverse, le FN était, là encore, absent tout au long des dizaines d’heures de débats. Depuis son arrivée, la ministre Buzyn joue, elle aussi, la montre et préfère le déni de réalité. Elle a attendu plus de neuf mois avant de suspendre la nouvelle tarification des Ehpad. Pourtant, nous lui disions depuis l’été qu’elle pénalisait les Ehpad publics au profit du privé lucratif. L’annonce par Emmanuel Macron d’une possible deuxième journée de solidarité est du pur bricolage : on est très loin des attentes et des besoins, comme d’un financement pérenne et juste. Le président Macron est décidément le roi du bonneteau : il enlève à tout le monde en faisant croire qu’il y a des gagnants !

Monique Iborra On peut constater que la politique du vieillissement en France s’est effectuée par étapes, à la fois peu nombreuses et aux résultats souvent ambivalents, peu lisibles par ceux qui devaient en bénéficier. Les prises en charge par le législateur ont été insuffisantes et espacées en 1975 puis en 1977 et en 2001 et 2002, cette politique du grand âge étant vue essentiellement sous l’angle financier, avec notamment la création de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA). La canicule de 2003 a rouvert le débat et a obligé les pouvoirs publics à solliciter de nombreux rapports donnant lieu à de nombreuses propositions notamment sur le financement. Peu d’entre eux ont été mis en œuvre : la création du cinquième risque abandonnée au profit de réformes moins ambitieuses qui ont permis certaines avancées, mais des progrès partiels et limités, parce que concentrés sur un ou plusieurs aspects de la dépendance, sans aspirer à définir un cadre global et cohérent. La loi ASV s’est focalisée sur le maintien à domicile mais a évité de traiter le problème du grand âge dans sa globalité et a abouti à la réforme de la tarification des établissements qui produit des inégalités de financement entre les établissements et entre les citoyens et oblige à revoir les modalités de financement. C’est l’ensemble de ces lacunes qui ont conduit à la crise actuelle et qui conduisent le Parlement à se pencher de manière approfondie sur le sujet. Le président de la République s’est engagé à ouvrir le débat et à apporter des solutions nouvelles.

Philippe Batifoulier Quand ils sont malades et dépendants, les seniors doivent affronter une épreuve financière qui vient s’ajouter à l’épreuve physique et morale. Les malades chroniques sont pris en charge à 100 % par le dispositif affection de longue durée (ALD) mais il subsiste des restes à charge élevés. Les familles doivent payer un lourd tribut pour l’hébergement d’un parent en Ehpad, dont le loyer mensuel moyen est de l’ordre de 2 000 euros, soit bien au-dessus de la retraite moyenne. Au-delà du travail des sentiments, quand un proche a perdu son autonomie, les aidants sont victimes de burn-out sans avoir la reconnaissance sociale que leur statut d’aidant mériterait. La souffrance des aidants familiaux se conjugue avec celle des travailleurs de la dépendance, dont la spécificité et l’importance du travail ne sont pas reconnues. Le management du travail en Ehpad ou à domicile impose une extrême flexibilité, un allongement substantiel de l’amplitude de travail et des problèmes de santé quand il faut porter les aidés. La façon dont a été conçu le travail est exemplaire de la précarisation du marché du travail. Le transfert de compétences par l’État aux départements pour administrer la dépendance sans transferts de moyens exerce une pression fiscale qui est reportée sur les organismes prestataires qui répercutent à leur tour l’austérité budgétaire sur les travailleuses sommées de répondre aux sollicitations des établissements et des familles à mesure que leurs conditions de travail se dégradent et leur salaire rétrécit.

Faut-il envisager un système de protection global de type « cinquième risque » ? Comment le financer ?

Monique Iborra Le débat étant sociétal, les Français doivent être associés aux solutions proposées. Ce débat ne doit pas se résumer à consulter les professionnels, ou les différents lobbies existants sur la prise en charge du grand âge. Il est nécessaire que les Français puissent voir très précisément un « retour sur investissement » de ce qui pourrait leur être proposé et fléché véritablement sur non pas ce qui serait un « risque », mais un investissement sur la garantie de vieillir en conservant la place qu’ils choisissent d’avoir dans la société et d’être effectivement protégés en gardant leur dignité s’ils devenaient dépendants. La recherche de différentes pistes de financement doit être consécutive à la redéfinition des modèles qui sont proposés, notamment concernant les Ehpad, qui doivent muter dans leur fonctionnement. Un nouveau modèle doit être encouragé et financé par les pouvoirs publics. Le choix de financement doit tenir compte de ce changement de modèle nécessaire. Il semblerait que les Français ne soient pas favorables (sondage OpinionWay) à la piste explorée par Agnès Buzyn, ministre de la Santé, à savoir une nouvelle journée de la solidarité qui s’appuierait essentiellement sur les salariés. Ils interrogent par là un nouveau modèle de financement de protection sociale. Au-delà de la question sur la prise en charge du grand âge, c’est en effet le financement de notre système de protection sociale qui est à interroger, la tolérance à l’impôt, la réduction des inégalités, les politiques de solidarité, la redistribution passent obligatoirement par plus de simplification, plus de transparence sur l’utilisation des sommes prélevées, quel que soit le système préconisé et utilisé. Le débat est devant nous, le président de la République a décidé de l’ouvrir. Les Français doivent pouvoir y participer et anticiper là aussi un nouveau modèle, basé sur le choix des individus, mais également la garantie des droits, notamment des plus fragiles.

Philippe Batifoulier La notion de cinquième risque est une expression valise. On peut y mettre beaucoup de choses. Il désigne la nécessité d’une prise en charge solidaire du financement de la dépendance pour contrer ou accompagner, selon les conceptions, la gourmandise du marché qui rêverait de s’accaparer cet espace de lucrativité potentielle qu’est l’assurance dépendance. Face à l’ampleur des restes à charge, une assurance sociale est nécessaire. Son financement peut s’appuyer sur la cotisation sociale, qui permet de répondre au développement des besoins sociaux en ouvrant des droits à tous. Il faudrait alors en finir avec le discours ambiant véhiculant l’existence d’une dette astronomique léguée par une armée de « vieux », malades et dépendants, à des jeunes contraints de la payer. Au nom du droit des générations futures, il conviendrait de limiter les dépenses et de ne pas reporter les « charges sociales » d’une génération à l’autre. Pourtant, dès sa naissance, chaque individu est redevable de soins qui ont été financés par les autres et notamment par les actifs devenus retraités. Toute sa vie, s’il tombe malade, il bénéficiera du soutien financier de la collectivité. La dette sociale n’est rien d’autre que l’expression de la solidarité nationale. Cette vision positive de la dette met au premier plan le don solidaire, expurgé de la nécessité d’être quitte. La logique de la cotisation sociale est celle d’une obligation de donner sans contrepartie. C’est pourquoi elle porte l’ambition d’appartenir à un monde commun.

Dominique Watrin Tout n’est pas question de financement mais celle des moyens est déterminante. Si l’on prend les sujets de la prévention et d’un meilleur accompagnement à domicile, du manque de places et du reste à charge en Ehpad, de la reconnaissance du travail des aidants familiaux… Si l’on y ajoute le chantier de l’adaptation des logements, celui de l’élargissement et de la modernisation de l’offre d’hébergements intermédiaires, alors ce sont des dizaines de milliards d’euros qu’il faut trouver ! C’est en même temps un formidable projet de développement pour toute la société. On ne pourra progresser qu’en liant ces besoins énormes de financement au lieu de la création des richesses : l’entreprise. Il existe un système, même s’il est mis à mal, qui répond à cette nécessité : c’est la Sécurité sociale dans le cadre de la branche maladie avec ses règles de répartition des efforts entre employeurs et salariés. C’est aussi la possibilité d’élargir l’assiette de cotisations aux revenus financiers, de faire la chasse aux fraudeurs et aux exonérations massives de cotisations du côté des employeurs. Parallèlement, il faudrait construire progressivement un grand service public de la perte d’autonomie en mettant en place des pôles publics départementaux, car c’est la bonne échelle territoriale, avec une gestion démocratique regroupant tous les acteurs. L’immobilisme actuel coûte cher aux usagers et à la société tout entière.

 

(Ces entretiens ont été effectués avant la divulgation des informations concernant la réduction envisagée de certaines allocations.) (1) Citation extraite du rapport du Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge (HCFEA), décembre 2017.

 

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Des sénateurs contre la privatisation de la SNCF

30 Mai 2018, 16:48pm

Publié par PCF Villepinte

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« Marée Populaire » 280 000 manifestants dans les rues

27 Mai 2018, 08:25am

Publié par PCF Villepinte

À l’appel de plus de 60 organisations associatives, syndicales et politiques, 190 manifestations ont eu lieu ce samedi partout en France contre la politique d’Emmanuel Macron et pour « l’égalité, la justice sociale et la solidarité ». Elles ont réuni 280 000 personnes dont 80 000 à Paris. 

Vendredi soir, Emmanuel Macron avait tenté, depuis la Russie, de prendre les devants avec un entretien sur BFMTV. «  Mon seul message : ceux qui veulent bloquer le pays n’y arriveront pas. Aucun désordre ne m’arrêtera. Le calme reviendra », a résumé l’équipe du président sur son compte Twitter officiel. Pas de quoi décourager ceux qui, à l’appel de plus de 60 organisations syndicales, politiques et associatives, s’étaient donnés rendez-vous samedi pour faire déferler partout dans le pays une « marée populaire pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité ». Bien au contraire. 190 défilés ont réuni 280 000 manifestants, selon les organisateurs. À Paris, ce sont 80 000 personnes qui ont marché de la Gare de l’Est à la place de la Bastille dans une ambiance festive conclue en musique par Mouss et Hakim de Zebda. 
 
Pour cette manifestation, pas de personnalités en tête de cortège mais un char commun de la « marée populaire » qui a précédé ceux des organisations (CGT, Solidaires, FSU, EELV, PCF, FI, NPA, Attac…) et qui a abreuvé le défilé de musique avant qu’au nom de tous les signataires, Aurélie Trouvé (Attac) n’y prenne la parole. « Le combat sera de longue haleine mais le succès d’aujourd’hui fait que nous sommes plus déterminés que jamais à continuer », a-t-elle lancé après avoir fustigé « le business model de Macron » pour « soumettre la France au capitalisme financier mondial et servir ainsi ses premiers de cordées ». « Nous considérons que cette manifestation est de toute façon historique par sa composition, sa diversité et qu’elle doit être à la hauteur de la transformation profonde (voulue par Macron) de la société française selon les canons de l’ultralibéralisme », avait-elle déjà déclaré quelques minutes avant le départ du cortège lors d’une conférence de presse qui a réuni les organisations signataires de l’appel. « C’est une réussite, s’est également réjouie Annick Coupé (Attac), une fois arrivée à Bastille. Le contrat a été respecté jusqu’au bout. Tout le monde a joué le jeu, pas une organisation n’a pris le pas sur une autre » a-t-elle ajouté, alors que la crainte de récupérations pesait sur le rendez-vous. Et d’estimer qu’« au-delà de cette journée, cela va redonner espoir ». 
 
Dans les rangs des manifestants, de nombreuses luttes se sont rencontrées ce samedi. Evidemment, celle des cheminots à laquelle le point de rendez-vous parisien à la gare de l’Est se voulait un clin d’œil. « Nous ça fait deux mois qu’on est en grève, un rassemblement comme celui-là ça donne la patate », se réjouit Cyril. Mais le syndiqué CGT de la gare d’Austerlitz d’ajouter : « La question c’est qu’est-ce qui se passe après ? Nous lundi on reprend la grève ». A quelques pas de là, Carole ne fait partie d’aucune organisation mais elle travaille à l’hôpital et est là pour se défendre : « on manque de moyen et on nous appauvrit avec un salaire gelé », constate-t-elle. Pancarte FI « stop Macron » dans une main, ballon « les macroneries ça suffit » siglé PCF accroché à son sac, autocollant d’Attac et d’Ensemble sur le t-shirt, elle est à l’image du cortège. Peu avant que celui-ci ne s’ébranle, des avocats sont prêts à se mettre en marche. « Le mouvement est global pour le droit du travail, les services publics et, pour nous, aussi sur la manière de concevoir la justice et l’accès aux droits », estime Rachel Saada, avocate au barreau de Paris et membre du SAF (Syndicat des avocats de France). Dorothée Avet de la fédération de parents d’élèves FCPE est aussi venue avec la liste de ses griefs «fiasco de Parcoursup, réforme du bac non concertée, manque de moyens… » « Le rouleau compresseur des réformes fait qu’il est indispensable que toutes les organisations progressistes se retrouvent », approuve-t-elle. Etudiants, salariés d’Air France ou encore de carrefour, tous ont grossi les rangs de la mobilisation ce samedi.
 
Après la manifestation du jour, ce rassemblement a-t-il vocation à se poursuivre ? « L’avenir nous le dira », répond Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT derrière la banderole de son syndicat, estimant important le message envoyé aux citoyens : «il y a la possibilité de faire autrement que de toujours gagner moins, toujours travailler plus au profit de quelques uns», résume-t-il. Si tous les organisateurs ont rendez-vous lundi soir pour tirer le bilan du week-end, certains estiment d’ores et déjà qu’il faudrait donner des suites à ces « marées populaires ». « A la mesure que la colère grandit, l’espoir grandit aussi. On reste convaincu qu’il faut rester mobilisé sauf à ce que ce soir dans un grand moment de lucidité démocratique Emmanuel Macron reconnaisse qu’il s’est trompé et arrête », juge Benoît Hamon de Génération.s. « Ce qui est certains à mes yeux c’est que nous aurons besoin d’autres rendez-vous puisque le pouvoir lui n’arrête pas », renchérit Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF, tandis que le député Eric Coquerel rappelle que FI « espère évidemment » des suites. « Quelle que soit la forme, il faut que cela se poursuive », ajoute également Olivier Besancenot (NPA). Pour Solidaires, Eric Beynel assure, lui, que «  beaucoup de gouvernements ont affirmé qu’il ne bougerait pas et ont fait le contraire. Il faut tout faire pour augmenter le rapport de forces et agréger les très nombreuses luttes et colères. » 

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REFORME FERROVIAIRE pour les cheminot-e-s, c'est NON!

25 Mai 2018, 11:23am

Publié par PCF Villepinte

 

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26 mai 2018 PARTOUT EN FRANCE

24 Mai 2018, 16:26pm

Publié par PCF Villepinte

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Assurons le succès du 26 mai 2018

24 Mai 2018, 13:06pm

Publié par PCF Villepinte

 

ARAC

ASSOCIATION RÉPUBLICAINE DES ANCIENS  COMBATTANTS, DES COMBATTANTS  POUR L'AMITIÉ, LA SOLIDARITÉ, LA MÉMOIRE, L'ANTIFASCISME  ET LA PAIX

 

 

ENSEMBLE RESISTONS 

Assurons le succès du 26 mai 2018

 

 

Dans plusieurs grandes villes de France se tiendront des rassemblements, des manifestations intitulées « marée populaire ».

Tout en remerciant ATTAC et la fondation Copernic d’avoir initié cette action, l’ARAC appelle avec les autres associations, à faire de cette journée, une journée de mobilisation pour la défense des valeurs de la République, le refus de la casse et d’une restructuration de la société française.

En effet, tous les acquis des luttes des citoyens, des travailleurs, obtenus depuis la Révolution Française sont aujourd’hui systématiquement remis en cause, l’objectif est de détruire tout ce qui a été construit à partir du programme du Conseil National de la Résistance, services publics, hôpitaux, éducation nationale, sécurité sociale, retraite, rémunération, code du travail, entreprises nationalisées.

La multiplication des mesures prises avec brutalité sur tous les fronts, a un but, celui de créer un effet de sidération et espérer ainsi empêcher toute résistance.

Cette politique d’alignement sur les décisions de la commission européenne, tout comme la complaisance à l’égard des Etats-Unis porte atteinte à la souveraineté du pays et font courir un grand risque à la paix.

Plus nous serons nombreux, plus forte sera notre voix, plus nous exprimerons avec force notre colère, et, plus nous pourrons faire reculer cette politique si néfaste pour notre pays, son avenir et celui des générations d’aujourd’hui.

Ce sont ces raisons qui conduisent l’ARAC à soutenir et à participer aux initiatives du 26 mai à travers la France.

 

Villejuif, le 18 mai 2018

La direction nationale de l’ARAC

 

                           

 

2 Place du Méridien- 94807 Villejuif cedex — Tél. 01 42 11 11 11 -Fax. 01 42 11 11 10 —  arac.nationale@orange.fr

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Lettre ouverte à la jeunesse du 21e siècle

24 Mai 2018, 09:01am

Publié par PCF Villepinte

Humanite.fr
Photo AFP.
Photo AFP.

Par le département cinéma de Paris 8-Saint-Denis-Vincennes.

Lycéenne, Lycéen, 
 
Vous êtes au bord d'entrer dans la Cité, de toutes vos forces et avec appétit. Que vous doit un État ou une Nation dignes de ce nom ? Pas seulement les moyens de vous insérer dans un tissu social déjà noué, et d'avoir ainsi vos chances "sur le marché du travail".
La Nation française vous doit les moyens théoriques et pratiques d'être et de continuer à devenir pleinement un citoyen du monde, en relation avec l'universel. Pourquoi s'agirait-il pour vous, jeunesse, de vous modeler sur le vieux monde ? Quand il s'agit d'être, enfin, à même de le transformer, d'œuvrer à créer cette société qui sera la vôtre, une société plus juste, équilibrée, humaine.
Enfants de 1999 et de 2000, passage du siècle, vous arrivez en nombre ! De quoi se plaint-on ? Que devrait faire "notre" gouvernement pour être à la hauteur de vos promesses, de votre élan, de vos capacités ? Construire de nouvelles facultés, rénover les anciennes, embaucher des professeurs, des agents administratifs et techniques.
Or, quelle est la politique menée actuellement par le fondateur de "La République en marche", Emmanuel Macron, et par ses ministres ? Loin d'assumer ses responsabilités, l’État continue de se laver les mains de ce que sera votre futur. Il cherche à se décharger de la mission qui seule le rend légitime, assurer la cohésion et l'avenir des individus qui le composent, c'est-à-dire de ses membres en tant qu'ils sont des citoyens. Cela sans hésiter pourtant à faire intervenir, violemment, les CRS quand il rencontre la résistance de la jeunesse.
Oui. Quel est l'enjeu de Parcoursup ? Nous déléguer, à nous, professeurs particuliers de départements particuliers d'universités particulières le droit de vous choisir, de vous juger, bref de vous sélectionner.  On entend faire de nous des recruteurs et de vous, à terme, des clients triés sur le volet.
Nous enseignants, techniciens et cadres administratifs du département Cinéma de Paris 8-Saint Denis-Vincennes, nous refusons activement de nous plier à cette logique. Et nous en refusons l'outil. Certes, nous dénonçons un outil inepte qui fait fi de vos souhaits, qui ne peut tenir compte de vos lettres de motivations et de vos appréciations que si nous les transformons en termes quantitatifs. Mais l'enjeu est plus fondamental.
Accepter Parcoursup, c'est accepter l'inégalité de traitement, d'un département cinéma à un autre, d'une faculté à une autre. Accepter Parcoursup, c'est compter pour rien les résultats des épreuves démocratiques du baccalauréat.
Parcoursup est la supercherie d'un gouvernement qui entend vous réduire au statut de main d'œuvre et de consommateurs. Nous refusons d'être les acteurs de cette logique contraire à nos valeurs d'égalité, de fraternité et de liberté – ce dans la mesure où la liberté a pour fondement l'intérêt général et le bien commun.

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SOUS LES PAVES, LA PLAGE!

23 Mai 2018, 20:49pm

Publié par PCF Villepinte

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réforme SNCF 91068 cheminots (62%) ont voté NON!

23 Mai 2018, 20:21pm

Publié par PCF Villepinte

           
C’est « NON » pour 94,97 % des 91 068 cheminots qui ont voté
mercredi 23 mai 2018

Guillaume Pépy qui prétendait que 80 % des cheminots soutenaient la réforme va devoir réviser ses calculs !
La votation organisée par les syndicats cheminots CGT, Unsa, Sud et CFDT a eu un taux de participation de 61,75 % (soit 91068 votants) et à la question « Etes-vous pour ou contre le pacte ferroviaire porté par le gouvernement ? », 94,97 % d’entre eux ont répondu « NON » !

Lors d’une conférence de presse qui s’est tenue ce mercredi matin, le secrétaire général de la CGT Cheminots, Laurent Brun, a indiqué que la rencontre avec le Premier ministre prévue pour le 25 mai, devrait tenir compte de ce rejet massif du projet de réforme par les principaux intéressés.

 

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26 MAI MAREE POPULAIRE

23 Mai 2018, 09:37am

Publié par PCF Villepinte

Willy Pelletier : « Faire entendre ceux qu’on empêche de vivre à force de révolution libérale »
Entretien réalisé par Julia Hamlaoui
Mercredi, 23 Mai, 2018
L'Humanité

La « marée populaire » prévue ce samedi a été lancée seulement la semaine dernière. Le calendrier est serré ; comment se prépare-t-elle ?

Willy Pelletier Déjà plus d’une cinquantaine de lieux de manifestations sont recensés. Dans des grandes villes comme Nantes, Rennes, Nice, Reims, Strasbourg, Toulouse, Toulon, Bordeaux, Le Havre… Mais aussi dans des endroits méprisés des élites comme Aubagne, Besançon ou en Dordogne. Partout, l’auto-organisation prévaut. Il est probable que, dans les trois quarts des départements français, des manifestations soient organisées. Face aux inégalités sociales qui contraignent les possibilités de se déplacer, nous avons voulu des manifestations au plus proche des territoires. Car l’objectif de la « marée populaire », c’est que le monde en vrai se donne à voir. Celui qui n’en peut plus qu’on l’empêche de vivre à force de révolution libérale. Nous voulons un choc de réalité pour l’entre-soi des élites qui naviguent de ministères en postes de direction dans le CAC 40. Au plan national, le nombre d’organisations continue aussi d’augmenter. Lutte ouvrière dans le champ politique, la FSU dans le monde syndical ou encore Act Up dans la sphère associative viennent d’y appeler. C’est du jamais-vu, surtout en un temps si court, ce qui prouve l’exaspération.

La « cause commune » aux organisations signataires est, dites-vous, la défense de la « civilisation sociale ». Les services publics et les droits sociaux sont régulièrement attaqués. Pourquoi y a-t-il urgence cette fois ?

Willy Pelletier Emmanuel Macron réalise à toute vitesse ce que Sarkozy n’avait que rêvé. Et que le Medef théorise depuis longtemps. Le président est objectivement le plus à droite, le plus autoritaire, le plus brutal et le plus enfermé dans un mépris de classe de la Ve République. En face, ce n’est pas une révolte des consciences mais des vies concrètes. La communication politique marketing de Macron relayée par les médias dominants n’y fera rien. Les existences n’en peuvent plus des modernisations libérales qui leur pourrissent la vie et interdisent l’avenir. L’État social protégeait contre le marché qui réduit les personnes à n’être que ressources humaines jetables et corvéables à merci. Il permettait l’égalité dans l’accès à des services essentiels comme la justice, l’hôpital, la poste, les transports… Aujourd’hui, cette égalité est détruite, alors même qu’on aperçoit, pour citer Balzac, « l’apothéose du coffre-fort » des très très très riches.

Vous appelez à une mobilisation de résistance, mais aussi d’alternatives. De ce point de vue, y a-t-il un socle commun aux organisations signataires ?

Willy Pelletier Ce socle commun n’est pas formulé, pas écrit, mais il existe un noyau dur entre toutes les organisations qui peut s’énoncer de façon simple : le respect des personnes qui ne sont pas des marchandises. Augmenter les budgets des services publics, garantir des statuts pérennes aux personnels, rendre l’impôt redistributif, revenir à un Code du travail protecteur… On peut multiplier les exemples. Nous avons réussi, dans le respect du champ d’intervention de chacun, à construire un cadre commun jamais vu. Quoi qu’en disent les mauvaises langues qui tentent de nous diviser, il n’y a pas d’hégémonie et personne ne la revendique. Chacun habitera les manifestations à son gré. Il n’y aura pas de bus à impériale, pas de carré de tête, nous serons tous à égalité. Ce sera une manifestation résolue, mais aussi très bon enfant, tranquille et joyeuse.

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