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republique

Mur de la Honte porte de la Villette: la question de Stéphane Peu au gouvernement

1 Octobre 2021, 05:48am

Publié par PCF Villepinte

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Vivre, travailler, produire au pays !

23 Avril 2021, 06:16am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 21/04/2021 par PCF

Fabien Roussel, député du Nord et secrétaire national du PCF, a été accueilli à Mauléon (Pyrénées-Atlantiques).

Chaleureuse, fraternelle, dynamique et constructive : ainsi pourrait-on qualifier la rencontre, à la mairie de Mauléon, entre Fabien Roussel et Louis Labadot, maire, entouré des élus de sa majorité, de représentants de l’hôpital de Mauléon et des fabricants d’espadrilles. Une visite évoquée à la Fête de l’Humanité 2019 : « Si tu es élu maire, je viendrai te féliciter à Mauléon. » Chose promise, chose faite !

Comme le rappelle Florence Labadot - maire adjointe aux Affaires sociales -, Mauléon, ville solidaire et d’accueil, s’honore d’avoir, en dix mois, accueilli 4 familles de réfugiés ou en grande difficulté, dans cet esprit de solidarité qui fait honneur à la France républicaine.

L’occasion pour le secrétaire national de notre parti de rappeler avec émotion l’histoire de son grand-père, réfugié républicain espagnol, mort en fuyant le fascisme, dans un camp de concentration français des Hautes-Pyrénées.

Une heure et demie d’échanges et de débats où ont été abordées les problématiques de l’hôpital de Mauléon et du devenir de l’industrie de l’espadrille.

Jérôme Etchémaité, adhérent de la CGT de l’hôpital, rendit ainsi un vibrant hommage à l’ensemble des personnels, aux avant-postes depuis plus d’un an, en soulignant par ailleurs leur désarroi face à la situation extrêmement dégradée de cette structure et leur volonté intacte de développer un établissement de proximité. Comme il témoigna de leur fierté d’exercer un métier entièrement dévoué au service des autres, et leur souhait de pouvoir pratiquer celui-ci au plus près des patients de notre territoire.

Des propos confirmés par le docteur Degay, ancien médecin coordinateur de l’hôpital. Il rappela l’importance d’un hôpital de proximité dans le bassin de vie, et son refus du regroupement des centres de santé qui ne répondent qu’à des contraintes financières et concurrentielles entre établissements.

Le docteur Degay n’a pas de mots assez durs contre l’Agence régionale de Santé et propose sa substitution par une Assemblée régionale de Santé regroupant l’ensemble des acteurs et disposant des moyens opérationnels et financiers pour répondre aux besoins et aux attentes de la population de La Soule.

Quant aux fabricants d’espadrilles, ils rappellent leur satisfaction de l’arrêt du projet - sous l’impulsion de la nouvelle municipalité - de la « Maison de l’espadrille » qui serait venue concurrencer directement leurs activités. Pour autant, les sandaliers rappellent que leur activité, à très faible marge, ne leur permet pas d’investir dans la modernisation de l’outil ou de se développer à l’export.

Se gardant de conclure ces échanges qui devront encore s’enrichir et trouver des réponses collectives, Fabien Roussel souligne que les deux sujets abordés, la santé et l’emploi, se trouvent bien au cœur de notre société et concernent des millions de nos concitoyens.

La pression financière sur les hôpitaux et les choix des différents gouvernements qui se sont succédé ont affaibli et fragilisé le système de santé en ville comme dans les territoires ruraux. Votre combat est juste, souligne-t-il. « C’est à ceux qui y travaillent et y vivent de décider ce que doit être l’offre de santé sur leur territoire. Il s’agit là d’une grande bataille à mener partout en France. »

Soutenant les sandaliers, Fabien Roussel précise que des interlocuteurs existent dans le cadre du plan de relance du gouvernement : des préfets spécifiques, chargés de coordonner et attribuer des aides (prêts et subventions) destinées à moderniser l’outil de production.

Non sans rappeler que sur les 10 milliards annuels d’aide aux entreprises, 70 % vont directement aux multinationales (sans contrepartie), alors que 520 000 PME n’en reçoivent que 30 %. Il insiste sur les contrats de développement État-Région-Agglo, destinés à soutenir les investissements d’un projet global pour les espadrilleurs.

Enfin, pour clore cette rencontre, il lance un vibrant plaidoyer pour les communes « sentinelles de la République », rappelant qu’elles sont « le lieu du plus bel exercice démocratique qui soit, et qu’il convient de leur redonner tout leur poids et tout leur rôle. »

Jean-Patrice Bassano

secrétaire de section

 

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Pourquoi nous allons voter contre la loi sur le séparatisme

9 Avril 2021, 08:57am

Publié par PCF Villepinte

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De la dignité

13 Octobre 2020, 07:51am

Publié par PCF Villepinte

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Amalgames caricaturaux, ces poisons de la pensée… «La plupart sont de faux mineurs», «France débordée», «coût exorbitant», «tous voleurs, assassins et violeurs»

Nous connaissons les discours et l’instrumentalisation politique dont font l’objet les mineurs exilés, qualifiés d’«isolés», qui ont traversé des tragédies pour venir jusqu’à nous. Pourtant, loin des fantasmes, se niche une tout autre réalité moins conforme aux harangues de peur. Dans la grande majorité des cas, ces êtres humains trouvent non seulement le réconfort mais aussi l’aide nécessaire pour l’intégralité d’un parcours d’insertion: hébergement, soins, apprentissage de la langue, scolarisation, formation. Autrement dit, la construction ardue et fragile de projets de vie.

Nous ne nierons pas les difficultés. Mais tout de même! Quand ces mômes échouent dans leurs parcours malgré leur désir d’intégration et qu’ils se retrouvent à errer dans les rues, à qui la faute? Nous pourrions égrener sans fin les manquements de la France et les injustices dont sont victimes ces mineurs à qui notre pays, en vertu de la convention internationale des droits de l’enfant, doit assistance et protection jusqu’au jour de leur majorité.

Ces dernières années, les structures en charge d’accueillir ces gamins dans les départements, mais aussi l’éducation nationale, la justice ou la police aux frontières ont œuvré chacune à leur manière pour juguler le flux plus important des effectifs, sans jamais rehausser l’offre de soutien ni les moyens. Une entrave insupportable à la légalité. Car l’implacable logique d’exclusion provoque le pire. D’abord, elle laisse des centaines d’exilés livrés à eux-mêmes pour survivre, avec ce que cela suppose. Ensuite, elle devient une machine à briser des vies et des rêves.

L’État a beaucoup de manières pour honorer la patrie des Droits de l’homme. L’une d’elles est de ne jamais rejoindre la cohorte des bourreaux de l’espérance. Une autre est d’épauler plus faible que soi. Dans ce tableau, entre ombres et lumières, la dignité et le courage des bénévoles et de nombre de professionnels imposent au moins le respect. 

[EDITORIAL publié dans l'Humanité du 12 octobre 2020.]

Publié par Jean-Emmanuel Ducoin

 

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"Séparatismes" : à 18 mois de la présidentielle, Macron se positionne

6 Octobre 2020, 10:09am

Publié par PCF Villepinte

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Séparatisme : Emmanuel Macron s'engage sur une pente dangereuse

6 Octobre 2020, 09:50am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 02/10/2020 par PCF

Rejeté par une large majorité du pays, le président de la République a choisi de s'aventurer sur un terrain très glissant.

Au nom des reculs de la République qui préoccupent nos concitoyennes et concitoyens, il a en effet pris le risque d'encourager les amalgames entre l'islam, les musulmans, l'intégrisme ultra-réactionnaire, le terrorisme, la délinquance, les quartiers populaires.

https://d3n8a8pro7vhmx.cloudfront.net/pcf/pages/12267/attachments/original/1601663551/visuel_separatisme.jpg?1601663551

Le « séparatisme » dénoncé ne concerne qu'une seule religion. Le choix même de parler depuis une ville populaire d'Île-de-France entretient la confusion en associant aux régressions obscurantistes une partie de la nation. Celle qui, souvent de confession ou de culture musulmanes, se trouve reléguée dans les périphéries urbaines et est victime d'une insupportable exclusion sociale. Celle aussi qui était en première ligne de la lutte contre l'épidémie de Covid-19 au printemps, sans que quiconque ne songe alors à lui reprocher un quelconque « séparatisme ».


Emmanuel Macron met de fait en cause des libertés fondamentales et certaines des règles énoncées par la loi de 1905 consacrant la séparation intransigeante des Églises et de l'État. Ce qui fera le jeu
des prêcheurs de haine de tout bord, qui ont en commun de vouloir diviser les Français en fonction de leurs origines et de leurs convictions intimes.


Il est ainsi dangereux de remettre en cause les droits des collectivités locales, en soumettant leurs actes à la tutelle administrative des préfets.


Il n'est nullement dans l'esprit des lois de 1901, 1905 et 1907 de s'engager sur la pente dangereuse de la restriction des droits des associations et de leurs possibles dissolutions par voie administrative.


Si l'on veut scolariser les enfants dès l'âge de trois ans, encore convient-il, dès l'exercice budgétaire de 2021, d'offrir à l'école de la République tous les moyens d'exercer sa mission.


Ce n'est pas en s'ingérant dans l'organisation et le financement des établissements privés que l'on combattra vraiment les dérives sectaires, c'est en revenant sur les dispositions qui, depuis de très nombreuses années, ont favorisé l'essor de l'enseignement confessionnel au détriment de l'école publique.


C'est aller à l'encontre de la séparation des religions et de la puissance publique que d'engager l'État dans la structuration d'un culte particulier et la formation de ses officiants. On ne peut prétendre
écarter une « approche concordataire » et remettre implicitement en question le principe d'égalité de traitement des religions par la République, ouvrant du même coup la boîte de Pandore de nouvelles
querelles religieuses à l'avenir.


Le fondamentalisme fanatique, qui pousse aux replis communautaires et prétend substituer la loi divine à celles de la République, existe dans la plupart des religions. Il doit être combattu sans réserves. S'il se manifeste au sein de l'islam, il n'en est pas moins extrêmement minoritaire parmi nos compatriotes de confession musulmane. C'est pourquoi c'est une faute de réduire l'action publique au seul « séparatisme islamiste ».


Ni des lois de circonstance bousculant l'État de droit, ni des dispositifs bricolés à la hâte à des fins électoralistes ne permettront une action efficace. Les textes aujourd'hui existants permettent aux
administrations de lutter efficacement contre les dérives sectaires, d'engager des poursuites contre les incitations à la haine ou à la violence sur les lieux de culte et dans le cadre d'associations
cultuelles, de fermer si nécessaire tout lieu qui se place hors des règles du vivre-ensemble, de contrôler et démanteler les circuits de financement occultes de certaines obédiences.


Pour faire reculer l'obscurantisme et l'intégrisme, l'urgence est d'abord à la reconstruction du lien social et des liens de la citoyenneté dans notre pays.


Notre laïcité républicaine a d'abord besoin que ses principes soient véritablement mis en œuvre pour garantir la liberté de conscience et l'égalité des citoyens, par-delà leurs appartenances religieuses.


Ramener la République là où elle a démissionné depuis des années nécessite des politiques audacieuses en matière d'emploi, de ré-industrialisation des territoires, de moyens accrus pour notre
enseignement, de formations qualifiantes des jeunes et des salariés, de services publics refondés et étendus, d'égalité entre femmes et hommes, de revitalisation de la démocratie, de mise en place d'une police et d'une justice de proximité, d'encouragement à un travail de mémoire approfondi sur les crimes de la colonisation. Et s'il s'agit de parler de la vie associative, que l'exécutif se préoccupe donc d'aider sans délai les structures républicaines et leurs milliers de bénévoles qui agissent au quotidien contre les conséquences de la crise sanitaire, le développement de la précarité, la misère qui gangrène tant de nos communes. Emmanuel Macron n'en a pas dit un mot.

 

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Macron, ou la fin de l’État.

26 Octobre 2019, 09:00am

Publié par PCF Villepinte

Vigilance(s)

 

Impuissance. À la vérité, une phrase tourne dans la tête du bloc-noteur depuis des jours et des jours, telle une obsession. Elle date du 8 octobre, lorsque Mac Macron rendit hommage aux victimes de l’attaque terroriste de la préfecture de police de Paris. Il expliqua aux Français que, dans le combat à mener contre l’islamisme radicalisé, «les institutions seules ne suffiront pas», avant d’appeler de ses vœux une «société de vigilance». Bien sûr, nous nous étions braqués immédiatement sur cette supposée «société de vigilance», nouveau concept théorisé par l’exécutif qui laisse pour le moins songeur tant la frontière demeure ténue entre la «vigilance» et l’appel à la délation permanente et collectivement organisée –tous «surveillants», tous «surveillés»–, comme si la possibilité de dénonciation sur des critères flous ne risquait pas d’empiéter sur les libertés publiques jusqu’à se muer en suspicion généralisée… Ne sous-­estimons pas le danger. Mais, au-delà de la surréaliste et impraticable injonction faite aux citoyens de se montrer «vigilants», la phrase «les institutions seules ne suffiront pas» mérite qu’on y revienne. Si Mac Macron promet de «mener le combat sans relâche, de renforcer les moyens humains, technologiques et juridiques, d’agir à la racine, à l’aide d’un gouvernement mobilisé avec méthode et détermination», l’appel à la vigilance, comme par défaut, sinon impuissance avouée, sonne comme un aveu que n’importe quel républicain digne de ce nom devrait se refuser d’entendre. Mac Macron précise d’ailleurs: «L’administration seule et tous les services de l’État ne sauraient venir à bout de l’hydre islamiste.» Soit. La société tout entière est bel et bien concernée. Mais de quel «État» parle-t-il, s’il n’en est lui-même le «chef»? La portée de ces mots n’a l’air de rien, pourtant, elle témoigne d’un malaise profond qui ne nous dit rien de bon. 

 

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Publié par Jean-Emmanuel Ducoin 

 

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Cessons de dévoyer la laïcité

26 Octobre 2019, 07:56am

Publié par PCF Villepinte

 

Publié le 23 oct 2019

Temps de lecture : 3 min.

La banalisation des idées, comportements et attitudes racistes ou antisémites dans notre quotidien est une réalité.

Récemment, la tentative d'instrumentalisation des questions liées à l'immigration par Emmanuel Macron, qui a voulu un débat sans vote au parlement, a exalté une parole raciste et xénophobe, décomplexée et assumée par une partie de la classe politique et même de certains médias.

Par ailleurs, les polémiques autour du voile sont venues raviver un sentiment de rejet auprès d'une partie des citoyen·ne·s français·e·s de confession musulmane. 

L’ampleur du mal dépasse le seul vote d'extrême droite, pourtant déjà très inquiétant. Ces idées d’exclusion et de repli traversent, plus ou moins, tous les groupes sociaux, tous les collectifs de travail, toutes les communautés. Elles font surface souvent de façon insidieuse.

La CGT a décidé de s’attaquer à ce qui gangrène les relations entre les salariés au travail et de traquer toutes ces petites choses qui y font le lit du « racisme ordinaire ».

Alors que le concept de laïcité chère à notre pays est sans cesse dévoyé, il est utile d'en rappeler les principes fondamentaux.

La laïcité n’a pas pour objectif de restreindre les libertés, mais au contraire de les garantir.

La CGT est très attachée aux libertés, individuelles, de conscience, d’expression ou syndicales. Nous ne devons pas  renoncer à faire vivre les principes laïques, ni les appliquer à géométrie variable, selon les situations.

La laïcité est une qualité conférée à la République française par la Constitution : « La France est une République […] laïque […]. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction […] de religion. Elle respecte toutes les croyances. » En ce sens, c’est une notion juridique à deux versants indissociables : d’un côté la neutralité de l’État, de l’autre la liberté religieuse dans la cité et notamment dans l’entreprise.

La laïcité est liée aux valeurs de la République :

  • la laïcité permet la liberté de conscience, la liberté de croire ou de ne pas croire et la liberté d’expression de ses choix (religieux, philosophiques, politiques…) ;  
  • la laïcité assure l’égalité de tous les citoyens devant la loi, notamment dans l’accès et l’usage des services publics quel que soit le choix des personnes ;  
  • la laïcité favorise la vie en commun, la fraternité dans la société entre des personnes aux choix différents.

L’entreprise doit-elle, comme l’État, se concevoir comme laïque, avec les devoirs de neutralité qui s’imposent ?

Cette question a été tranchée par l’autorité judiciaire : l’État est laïc, pas les personnes ni les sociétés privées, et le droit du travail ne préconise pas de neutralité religieuse. Pourtant, bon nombre de directions veulent encadrer le fait religieux dans l’entreprise par des chartes ou des règlements intérieurs. Sur quelle base le syndicat peut-il se positionner et agir tout en travaillant à l’unité des salariés autour de leurs revendications ?

Ce livret n’a pas vocation à répondre à toutes les situations rencontrées. Il pose cependant les principes et les enjeux de la laïcité et donne des outils juridiques utiles aux militants.

 

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CSA - Zemmour : "Cette apologie délibérée du crime de masse est un appel au meurtre"

25 Octobre 2019, 07:36am

Publié par PCF Villepinte

 

Publié le 24/10/2019 par PCF

Monsieur Roch-Olivier Maistre

Président du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel

Monsieur le Président,

Dans un précédent courrier, j'attirais votre attention, sur le problème que constituait, au regard des valeurs de notre République et des lois en vigueur, la complaisance de certaines chaînes d'information en continu envers Monsieur Eric Zemmour.

Je vous interpellais plus particulièrement sur l'heure d'antenne quotidiennement octroyée par CNews à ce personnage par deux fois condamné pour provocation à la discrimination et pour provocation à la haine religieuse.

A ce jour, je n'ai pas obtenu de réponse de votre part, et Monsieur Zemmour occupe désormais chaque jour le plateau de CNews, où il peut tranquillement se livrer aux saillies qui lui valent d'être de nouveau poursuivi pour les propos racistes, antimusulmans, xénophobes, homophobes tenus le 28 septembre devant une assemblée baptisée « Convention de la droite ».

Il se trouve que Monsieur Zemmour, se considérant sans doute intouchable, vient de se livrer à une nouvelle surenchère innommable. Le 23 octobre, sur le plateau de CNews, il a ainsi proféré les propos suivants : « Quand le général Bugeaud arrive en Algérie, il commence à massacrer les musulmans, et même certains juifs. Eh bien moi, je suis aujourd'hui du côté du général Bugeaud. C'est ça être Français. »

Cette apologie délibérée du crime de masse est, de fait, un appel au meurtre contre ceux de nos compatriotes dont Monsieur Zemmour et ses semblables nient l'appartenance à la nation française. Parce qu'elle tombe clairement sous le coup de la loi, elle ne peut être laissée sans réaction de la part du régulateur que vous êtes.

Vous n'êtes, au demeurant, pas sans savoir à quelles exactions sanglantes ce genre de propos ignobles a mené aux États- Unis, contre des mosquées ou des synagogues.

En n'intervenant pas pour mettre un terme à la dérive de chaînes d'information en quête d'audience à n'importe quel prix, vous prendriez une responsabilité considérable dans l'aggravation du climat très dangereux qui s'est installé dans notre pays. C'est même l'autorité de votre institution que vous mettriez en cause.

Je vous demande donc, une nouvelle fois, de rappeler à la direction de CNews qu'en agissant comme elle le fait, elle endosse la responsabilité des propos ignobles d'un personnage qui ne peut se prévaloir du titre de journaliste dès lors qu'il se fait le propagandiste constant de la haine.
Je vous demande, plus particulie
̀rement, d'examiner les sanctions auxquelles son comportement expose la chaîne CNews.

Plus généralement, il me semble impératif que votre institution s'exprime sur les devoirs déontologiques qui s'imposent à l'ensemble des chaînes d'information en continu, au regard des lois et principes de la République.

En espérant une réponse de votre part,
Je vous prie de croire, Monsieur le Pre
́sident, en l'assurance de ma haute considération.

Fabien ROUSSEL

Secrétaire national du Parti communiste français

 

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Disparition de Jacques Chirac

28 Septembre 2019, 07:49am

Publié par PCF Villepinte

 

Comme l'immense majorité des Françaises et des Français, nous sommes attristés par l'annonce du décès du président Jacques Chirac, un homme qui, jusqu'au bout, aura été apprécié pour la proximité des liens qu'il avait su tisser avec ses concitoyens.

Jacques Chirac aura été populaire, même s'il a mis en œuvre de nombreuses réformes qui l'étaient bien moins.

Il a fait partie de ces présidents de la République qui ont su tenir tête à l'administration américaine et faire entendre la voix de la France dans le monde.

Ce fut notamment le cas lors d'un voyage en Israël, en 1996, où il s'est affirmé comme le partisan d'une Paix entre Palestiniens et Israéliens, ou, en 2003, pour dire non à la guerre en Irak qui a conduit à la situation que l'on connaît aujourd’hui.

Au nom du Parti communiste français, j'adresse toute ma sympathie et mes sincères condoléances à sa famille.

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