Les communistes de villepinte vous invitent à utiliser ce blog comme point de rencontre et d'échanges concernant la situation politique ,économique ,sociale et environnementale du local à l'international.
Il y a 25 ans, le 10 mai 2001, la République française franchissait une étape historique en reconnaissant officiellement, par la loi, le 10 mai comme Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions. Cette loi, portée par Christiane Taubira, était l’aboutissement d’un long combat pour que la France reconnaisse l’esclavage comme un crime contre l’humanité, et s’engage sur le chemin de la vérité, de la justice et des réparations.
Aujourd’hui, 25 ans après cette avancée, le Parti communiste français tient à saluer cette loi comme une victoire de la mémoire et de la dignité. Mais il tient aussi à rappeler que cette reconnaissance reste incomplète tant que les inégalités sociales structurelles issues de l’esclavage et de la colonisation persistent, tant que le racisme et les inégalités sociales perdurent et tant que l’État français refuse d’assumer pleinement ses responsabilités historiques et financières.
Alors que depuis 25 ans de très nombreuses initiatives locales, portées par des associations, des collectivités et des institutions, ont permis de mieux porter cette mémoire, ces avancées sont aujourd’hui menacées, voire remises en cause, par des politiques et discours qui privilégient l’oubli, la division et le déni. Des forces, en particulier les forces d'extrême droite, tentent de réécrire cette histoire, osant présenter la colonisation comme un « bienfait » ou minimisant ses crimes.
En outre, force est de constater que les réparations promises sont bien souvent restées lettre morte : la France, qui a tiré des siècles de profits colossaux de l’esclavage et de la colonisation, n’a toujours pas engagé de véritable politique de réparations et n'a pas engagé de véritable politique d'égalité republicaine pour les territoires ultramarins. Et partout sur le territoire de fortes discriminations persistent pour les personnes issues de l’immigration postcoloniale à l’embauche, au logement et dans l’accès aux services publics.
Pour la mémoire, la justice et les réparations, 25 ans après la loi du 10 mai 2001, le PCF exige :
La reconnaissance pleine et entière des responsabilités de l’État et des entreprises et l'ouverture de leurs archives pour établir la vérité sur l’ampleur des profits tirés de l’esclavage.
Un plan de réparations financières et symboliques, incluant un fonds dédié au développement des territoires ultramarins et à la lutte contre les discriminations.
Un enseignement approfondi de l’histoire de l’esclavage et de la colonisation, des résistances des esclaves, des liens entre esclavage, colonialisme et capitalisme, ainsi que leurs conséquences sociales aujourd’hui.
Appliquer strictement les lois contre le racisme et les discriminations, avec des sanctions réellement dissuasives contre les employeurs, les propriétaires, les élus, les institutions qui s’en rendent coupables.
Soutenir financièrement les associations, collectivités, institutions qui luttent contre le racisme et pour la mémoire, en leur donnant les moyens de leurs actions.
Organiser des événements nationaux chaque année, avec la participation des associations, des historiens et des artistes.
Le PCF, héritier des luttes anticoloniales et des combats pour la justice sociale, continuera d'agir avec détermination dans la lutte pour la mémoire de l’esclavage qui n’est pas un combat du passé. C’est un combat d’aujourd’hui, parce que les inégalités qu’il a engendrées sont toujours là.
Parmi les luttes à poursuivre, 201 ans après la rançon réclamée par la France à la jeune nation haïtien qui avait obtenu son indépendance par le soulèvement des hommes et des femmes mis en esclavage, le Président de la République après avoir mis en place une commission avec l’État haïtien pour faire la lumière sur cette rançon doit maintenant aller au bout de la démarche pour une réparation et restitution.
La lutte pour la mémoire de l'esclavage est un combat pour la dignité de millions de nos concitoyens et concitoyennes qui subissent encore le poids de cette histoire.
L’ancienne garde des Sceaux sous la présidence de François Hollande, régulièrement confrontée aux injures racistes, se penche sur les symptômes d’une époque rongée par la haine. Elle appelle la gauche à la mobilisation pour éviter « l’hypothèse catastrophique » d’un pouvoir d’extrême droite.
Les temps sont aux vents mauvais. Partout, d’antennes en plateaux, sur les réseaux sociaux, la parole raciste se déchaîne, déferle, touche toutes les personnes issues de l’immigration que ciblent l’extrême droite et ses relais médiatiques. Ancienne garde des Sceaux à la parole rare, Christiane Taubira s’exprime dans les colonnes de l’Humanité pour juger l’époque, ses dérives, ses concepts. Elle propose un chemin, non sans bousculer la gauche. « Rien ne changera tant que la gauche ne redeviendra pas plurielle et solidaire », estime-t-elle. Entretien.
Comment avez-vous vécu la vague de racisme qui s’est abattue sur des maires, noirs ou d’origine maghrébine, comme celui de Saint-Denis, Bally Bagayoko, qui a été comparé à un « grand singe » ?
En l’occurrence, je fais d’abord une analyse politique. Des maires inattendus. En face : des commentateurs effarés et désemparés. Tout ça est hors schéma. Oblige à sortir de la routine. Ils n’ont pas vu venir ! Une élite des banlieues, française, qui vit là depuis longtemps, a fait des études brillantes et est souvent sous-employée ; ou a connu des parcours atypiques de réussite… Voilà que cette élite monte à l’assaut du pouvoir. Et y parvient. Non du fait du prince, mais par la volonté populaire. Par le processus démocratique, imparable. C’est d’une beauté vertigineuse pour la France.
Malgré, malgré, malgré – les embûches au quotidien, les inégalités flagrantes, les exclusions systémiques, les préjugés ambiants, le manque de modèles (et pour cause !) –, malgré un environnement fréquemment agressif et dissuasif, il est donc possible, en France, d’être élu maire, cette fonction élective généralement reconnue comme la plus belle au service des citoyens et citoyennes. Et tout cela dans la joie. À Saint-Denis, dans cette ville vivante et vibrante, tous ces gens se mêlent et s’emmêlent à la fête. Comble de l’élégance, ce peuple électeur est de toutes les couleurs. C’est d’une beauté éblouissante.
Quant à l’obsession du singe, du zoo, il serait aisé de démontrer que les racistes, depuis des générations, n’ont aucune imagination. Pas étonnant : ils restent bloqués sur un vieux fantasme pluriséculaire, cette supercherie criminelle et meurtrière de hiérarchie des « races ». Mais Frantz Fanon est allé plus loin, en explicitant la fonction de ce « langage zoologique » que le colon utilise pour se préserver, lui, et conserver sa domination et ses privilèges, dont il voit de plus en plus clairement combien, à titre de mérite individuel, ils sont injustifiés.
Ce vocabulaire démontre surtout une profonde insécurité psychoaffective chez ceux qui se sont installés derrière le rempart de leur couleur de peau comme source de leur valeur personnelle. Cela vaut pour ceux qui pépient et vocifèrent dans l’espace public et médiatique, autant que pour les défouleurs anonymes sur les réseaux sociaux. Ce sont les mêmes faiblesses dans différents registres.
Lorsque vous étiez ministre, vous avez eu vous-même à subir un racisme constant. Pourquoi n’a-t-on pas progressé depuis ?
Je n’ai pas subi : j’ai été confrontée à. Il faut qu’il soit bien clair que notre premier mouvement, notre premier rempart, consiste à ne pas donner prise, émotionnellement, aux insultes, injures ou menaces racistes. Et que celles-ci doivent immédiatement relever de ce qu’elles appellent : un traitement judiciaire. Dans mon cas, j’avais des choses plus importantes et plus urgentes à faire que de courir judiciairement après ces crétins, cravatés ou pas. Cependant, des associations, notamment, SOS Racisme, ont fait le job de saisir la justice. Avec succès, au moins une ou deux fois.
J’étais exposée dans l’espace public, ce qui, inévitablement aiguillonne, attise les tentations. J’étais à la tête d’un ministère régalien, haut placée dans la hiérarchie gouvernementale, ferme et offensive sur mes convictions, cela faisait beaucoup pour les racistes compulsifs, comme cette élue locale dont je me souviens très vaguement, ou d’autres racistes à col amidonné, tel le patron de ce journal torchon que la justice a condamné.
De nombreuses personnes sont confrontées au quotidien au racisme à bas bruit. Il importe de rappeler qu’il existe une procédure d’action de groupe. Elle n’est pas très simple ni très fluide, mais je pense que, si elle est mobilisée, grâce à des plaignants et des cabinets d’avocats, elle évoluera en souplesse et performance. Car il faut bien se rendre compte que l’une des conséquences, intentionnelle ou non, des agressions racistes consiste à démoraliser et paralyser. Et même sans cette procédure collective, il est possible, et souhaitable, de saisir la justice.
Les personnes exposées à ces agressions racistes devraient être soutenues et protégées par les institutions. Or, ces institutions semblent, en l’occurrence, soit hébétées, soit inégalement volontaristes. Et ce n’est pas faute de savoir car les rapports de la Défenseure des droits établissent avec une grande rigueur, et un grand courage dans l’ambiance actuelle, les situations structurelles de comportements racistes. La constance et la réactivité institutionnelles, si elles avaient lieu, contribueraient sérieusement à changer l’ambiance.
Quant à savoir pourquoi « on » n’aurait pas progressé… D’abord, il ne faut pas inclure dans ce « on » qui que ce soit d’autre que les racistes eux-mêmes. Chaque raciste est responsable et comptable de ses propos et de ses actes. Et doit en répondre. Je ne crois pas qu’il faille envisager un « progrès ». Ce n’est pas un champ pour le darwinisme. Les racistes ne sont pas une espèce. Il s’agit de citoyens qui se situent au-dessus d’autres et qui enfreignent ouvertement la loi. Il faut les combattre sans répit.
La France est-elle un pays raciste ?
Si la France se proclamait officiellement et constitutionnellement « pays des Gaulois » ou « puissance caucasienne » ou « nation judéo-chrétienne » ou que sais-je d’aussi absurde, elle serait à coup sûr un pays raciste. Et ses lois organiseraient la différenciation des droits et libertés. Ce n’est pas le cas. La Révolution française a proclamé la nation civique – pas ethnique – et, lors de toutes les guerres, l’armée ou la Résistance ont enrôlé et bénéficié de l’engagement, du support et des sacrifices de personnes de toutes apparences et appartenances. En les reconnaissant et les honorant parfois.
La France est une République séculière, qui se proclame indivisible, laïque, démocratique et sociale, dont la Constitution ajoute qu’elle assure « l’égalité devant la loi de tous les citoyens, sans distinction d’origine, de race ou de religion ».
Il demeure que la France est une ancienne puissance coloniale, impériale et impérialiste, qu’elle a participé à la traite et à l’esclavage, et que, parmi ses élites d’alors, d’éminents esprits ont contribué à l’énoncé de cette immense fumisterie de doctrines racialistes et racistes. Ce que nous entendons encore, dans les injures et commentaires infâmes et immondes qui prospèrent sur certains médias, c’est davantage que les traces de cette époque.
Ce sont les pets d’une idéologie vile et avilissante, turpide, structurée d’ailleurs par le fascisme, et dont les propagateurs, peureux et nostalgiques, sont obsédés par les différences et les apparences, obnubilés par l’exclusion, tenaillés par la peur d’un monde qui leur ressemble de moins en moins. Ils sont déjà vaincus, et le pressentent.
Nous avons pu observer le rôle des médias, particulièrement ceux du groupe Bolloré, dans la propagation du racisme. Faut-il fermer CNews ?
Mes élans ne sont pas portés sur l’interdit, plutôt sur l’impérieuse urgence de la bataille idéologique, politique et culturelle et sur la nécessaire confrontation. Pour l’instant, elles n’ont pas lieu à bonne hauteur. Ceci dit, il convient de caractériser ce qui advient de façon flagrante, sans retenue, sans pudeur, et sans réel contredit sur ce média. Dans une démocratie et un État de droit, puisque la France prétend encore l’être (plus ou moins chaotiquement), je ne sais sur quel principe peuvent reposer une telle permissivité et une telle impunité. L’État ne fait rien pour neutraliser ces ennemis de la démocratie et de la République.
Au contraire, les aides publiques (nos impôts !) accordées à cette presse se poursuivent, de même que les exonérations fiscales. Au-delà de ce racisme sans bride, nous pouvons nous interroger sur la pusillanimité et l’irrésolution qui caractérisent les décisions ou non-décisions de l’Arcom. Ce qui, d’ailleurs, ne la préserve de rien, comme en attestent les élucubrations et divagations du rapporteur de la commission parlementaire. Pourtant, nous disposons des instruments intellectuels pour comprendre ce qui se passe et quels en sont les enjeux. Qu’il s’agisse des travaux fort sérieux de Julia Cagé sur la concentration médiatique et l’information comme bien public. Ou des recherches très documentées et des analyses très argumentées de l’historien Johann Chapoutot.
Je n’aurais vraiment aucun état d’âme si j’apprenais la fermeture de CNews. Sauf que ce serait si peu de chose. Car c’est un empire tentaculaire (et totalitaire) que bâtissent les propriétaires de ces lieux. Ils ne sont pas au service de l’extrême droite. Ils sont au leadership de l’extrême droite. À les regarder manœuvrer, nous percevons bien les stratégies par lesquelles ils échafaudent, maçonnent, édifient une citadelle sémantique pour charpenter un raisonnement sommaire. Et composer un évangile. Pas seulement sur CNews. Dans d’autres médias, dans l’édition, la formation. Ils servent l’émergence d’un fascisme offensif sur les hardes d’une démocratie qui ne se défend plus.
Fermer CNews ne les fera pas taire. Aller débattre sur leur terrain et de leurs sujets me paraît ne pas suffire. Il faut une contre-offensive idéologique et politique. Sans manquer d’interroger l’inaction de nos gouvernants, si accommodants, inactifs face aux scandaleuses concentrations économiques et financières, alors qu’ils sont sans pitié contre les pauvres et les chômeurs. Par une gouvernance antisociale indécente. Nous savons à quoi aboutissent ces processus et complaisances. Relisons l’Ordre du jour, d’Éric Vuillard. D’autant que nous avons sous les yeux, dans le monde, l’exemple de ces gouvernements autoritaires déjà advenus, qui manipulent leur peuple tout en l’écrasant par des politiques ultralibérales.
Dans le débat public, nous assistons à une inversion complète des valeurs : la gauche serait raciste quand droite et extrême droite seraient les nouveaux antiracistes. Que s’est-il passé pour en arriver là ?
Entourloupe ! Ce n’est pas l’absurde de Camus, c’est la folie de Caligula. L’urgence : comment en sortir ? Que la gauche revienne enfin de ses vacances ! Ça fait plus de vingt ans de renoncement, mêlé de désarroi… Rien ne changera substantiellement tant que la gauche ne redeviendra pas plurielle et solidaire, offensive, fidèle à son histoire, inventive sur l’avenir.
« Le racisme policé des « gens instruits » est plus cynique. »
À l’heure d’une recrudescence des discours identitaires et racistes, quels sont les leviers pour prolonger l’esprit de la loi Taubira, dont nous célébrerons, en mai, les 25 ans, qui reconnaît la traite et l’esclavage comme crimes contre l’humanité ?
Sur cette thématique – et votre question suggère, à bon droit, le lien matriciel entre cette période historique et les multiples expressions du racisme –, nous avons assisté récemment au vote d’abstention de la France à l’ONU. Une position misérable. Qui affaiblit la crédibilité et l’autorité de cette nation encore prestigieuse (malgré les manquements de ses gouvernants). Nous aurions tort de croire que le sujet était consensuel en 2001 (en dépit des votes à l’unanimité dans les deux Chambres du Parlement).
La contre-offensive réactionnaire s’était manifestée lourdement par cet article 4 de la loi de 2005, qui prescrivait l’enseignement du « rôle positif » de la colonisation. Le racisme et les préjugés travaillent la société française en profondeur. Il reste des miasmes des zoos humains, de ces dépouilles humaines qu’il semble si difficile aujourd’hui encore de restituer à leurs terres d’origine, de « Y’a bon Banania », de Bamboula, des fables sur le cannibalisme, etc. Le déclassement social et individuel nourrit la rancœur. Le racisme policé des « gens instruits » est plus cynique. En contre-offensive, il faudrait mobiliser l’éducation, la culture, les arts, les sciences. Et réenchanter politiquement le destin commun.
Dans Paroles de liberté, en 2014, vous vous demandiez : « Pourquoi est-il devenu si facile de moquer et de haïr ? » Avez-vous trouvé la réponse ?
Il serait possible d’énoncer une palette de réponses. L’heure est désormais à la vigueur des ripostes, à la combativité sans concession. Les dégâts sont trop importants. Et, surtout, il n’est pas acceptable que des enfants et des adolescents continuent de faire les mêmes expériences que leurs arrière-grands-parents.
« Le concept de « racisés » détient une désastreuse pertinence. »
Que pensez-vous du concept de « racisé » ?
Philosophiquement, le concept est problématique. Comme, d’ailleurs toute épithète qui se réfère à la « race ». La race n’existe pas biologiquement, mais elle est socialement opératoire. Ainsi, sociologiquement, ce concept détient une désastreuse pertinence : des citoyens et citoyennes sont ouvertement ou sournoisement assignés à leur apparence physique qui devient la seule référence quant à leurs compétences déniées (aptitudes, qualifications…) ou supposées (sport, cuisine, performances sexuelles…), à leur légitimité dans des lieux et responsabilités, leur loyauté vis-à-vis de la nation, leur civilité institutionnelle, etc. Et nous le voyons encore, y compris leur appartenance même à l’espèce humaine.
D’ici à un an, l’extrême droite pourrait arriver à l’Élysée, d’où elle pourrait mettre à bas les contre-pouvoirs et développer une politique raciste et xénophobe. Face à ce péril, comment jugez-vous l’attitude des forces de gauche ?
Je ne me résous pas à la fatalité de cette hypothèse catastrophique. Posons que les contre-pouvoirs sont déjà bien fragilisés. Nous ne sommes pas encore perdus, mais pas tirés d’affaire non plus. Alors, la gauche… Déjà, qu’elle retrouve son idéal et son propre discours, qui ne sont manifestement plus arrimés à son expérience de luttes pour la justice sociale ; à sa pratique du pouvoir pour l’intérêt général et l’émancipation individuelle ; ses politiques publiques d’égalité, de solidarité, de cohésion ; sa consolidation des services publics, etc. Ce lien n’était pas encore rompu sous les années Jospin.
Depuis, la gauche a largement renoncé à elle-même. Ayant mal anticipé les bouleversements de la société postindustrielle, elle n’a pas vu venir la dispersion et le rétrécissement de sa base sociale. Elle n’a su ni prévoir ni contrecarrer la financiarisation de pans entiers de cette économie mondialisée, habile à échapper au cadre national et aux règles de justice sociale et fiscale ; prompte aussi à exiger des solidarités financières nationales sous chantage d’emplois. Sursaut de lucidité : la gauche a déclaré que la finance était l’ennemi.
Peu de temps après, sous prétexte de politique de l’offre, elle a soumis une part importante de l’appareil d’État aux choix discrétionnaires du monde économique ; de même qu’elle a transféré des budgets de recherche-développement à l’arbitraire de décisions entrepreneuriales. Il lui faudrait renouer avec son identité politique et sa base sociale.
Ce dimanche 15 mars, les Français et les Françaises se sont exprimés par leurs votes. Ils doivent être entendus.
Leur abstention, la plus forte au scrutin municipal de ces dernières décennies hors crise sanitaire, montre l’ampleur de la crise de la démocratie qui appelle de profonds changements de politique pour répondre à leurs attentes.
Cette crise appelle plus que jamais une rupture avec les politiques d'austérité, une nouvelle République sociale, laïque et démocratique et une nouvelle utilisation de l'argent.
C’est une urgence d’autant plus grande que l’extrême droite, qui continue de progresser à ce scrutin, représente un péril mortel pour la République. Cette progression n’est pas une fatalité comme le montrent plusieurs des victoires de notre parti lors de ce premier tour par le large rassemblement des électeurs et électrices. Des victoires qui en appellent d’autres, notamment à Nîmes où la liste de large rassemblement que nous conduisons peut l’emporter dimanche prochain !
A l’issue de ce premier tour des élections municipales, le PCF appelle à amplifier partout en France les rassemblements qui permettront de battre l’extrême droite et la droite, dont le glissement idéologique s'accentue.
Les maires PCF et apparentés remportent dès ce premier tour des centaines de communes dont au moins 72 communes de plus de plus de 3500 habitants.
Parmi elles, Saint-Amand-les-Eaux (59) est remportée au 1er tour par Fabien Roussel ainsi que Tergnier (02), Port-de-Bouc, Septèmes-les-Vallons (13), Ploufragan (22), Boulazac-Isle-Manoire (24), Saint-Martin d’Hères (38), Tarnos (40), Saran (45), Raismes (59), Montataire (60), Avion, Méricourt (62), Allonnes (72), Dieppe, Oissel, Saint-Etienne du Rouvray (76), Mitry-Mory (77), Limay (78), Saint-Junien (87), Grigny (91), Bagneux, Gennevilliers (92), Montreuil, Tremblay-en-France (93), Bonneuil-sur-Marne, Chevilly-Larue, Fontenay-sous-Bois (94). Ces résultats montrent la capacité de rassemblement de nos listes. Des maires communistes sont néanmoins battus dès ce premier tour, nous saluons leur engagement au service des habitantes et des habitants, partageons leur déception, et nous poursuivrons avec eux les luttes sociales et démocratiques dont le pays à besoin.
Dans de nombreuses autres communes, plusieurs centaines des listes que nous conduisons seront présentes au second tour.
C’est notamment le cas à Martigues (13), Vierzon (18), Échirolles (38), Châlette-sur-Loing (45), Douchy-les-Mines, Somain (59), Lillers (62), Cabestany (66), Vénissieux (69), Champs-sur-Marne (77), Corbeil-Essonnes (91), Malakoff, Nanterre (92), Bobigny, La Courneuve, Noisy-le-Sec, Sevran, Stains (93), Gentilly, Ivry-sur-Seine, Villejuif, Vitry-sur-Seine (94), nous appelons les électrices et les électeurs qui nous ont soutenus au 1er tour et tous les abstentionnistes à se mobiliser massivement en faveur de ces listes dimanche prochain.
Au-delà de ces listes, le PCF est engagé dans des majorités de gauche sortantes.
C’est notamment le cas dans les deux plus grandes villes de France, à Paris et à Marseille. Dans ces villes comme dans toutes les villes où les majorités sortantes sont au second tour, nous appelons à la mobilisation la plus large pour que les listes auxquelles nous participons puissent l’emporter dimanche prochain.
Face à une abstention qui dépasse celle du premier tour de 2014 et confirme la crise démocratique, nous appelons à une mobilisation des abstentionnistes dans l’entre-deux tours.
Plus de 40 % d’abstention, c’est un nouveau signal d’alerte pour notre démocratie.
Le choix médiatique fait ces derniers mois de mettre au deuxième plan ces élections ainsi que les politiques nationales d'austérité qui ont dégradé la vie de nos concitoyennes et concitoyens ont largement contribué à cette abstention.
Ce scrutin est pourtant décisif pour l’avenir de nos communes et de leurs habitantes et habitants. Il est essentiel pour le développement de l’emploi et des services publics locaux, notamment en matière de logement, de santé, de sécurité, de culture, d’éducation, de mobilités.
Dans de nombreuses villes des maires communistes sont élus dès le premier tour et des centaines d’autres candidats et candidates de notre parti sont qualifiés pour le second tour et en capacité de l’emporter le 22 mars. Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, est élu dès le premier tour à Saint-Amand-les-Eaux.
Les communistes ont conduit ou participé à des listes de rassemblements très larges et ont souvent réussi à créer de fortes dynamiques autour de leurs candidatures.
Partout, nous appelons à battre l’extrême droite raciste et xénophobe, qui menace les droits sociaux et démocratiques, les droits des femmes, les libertés et s’acharne contre les services publics locaux, les politiques sociales de proximité, la vie associative.
Dimanche prochain, aucune voix ne doit manquer pour la mettre en échec dans toutes les communes où elle est en position de l’emporter.
Partout, nous appelons les candidats de gauche à créer les conditions pour faire réélire les majorités sortantes communistes, socialistes, écologistes ou divers gauche et faire battre les majorités de droite.
Le Comité exécutif national du PCF en lien avec nos fédérations, nos candidats et candidates et nos partenaires va, comme lors de ce premier tour, agir en faveur des rassemblements gagnants au service de l’intérêt général et sur la base des projets portés dans chaque ville.
Nous remercions chaleureusement tous les électeurs et électrices qui ont voté pour les listes conduites par nos candidates et candidats, ou pour les listes de gauche et écologistes auxquelles nous participons.
Ce premier tour confirme le rôle du PCF a l’échelle nationale, notre capacité de rassemblement face à une droite à l’offensive et une extrême droite en progression qui représente une menace contre la République et ses valeurs.
Après ce premier tour des élections municipales, tous et toutes aux urnes le 22 mars prochain pour nos communes et des victoires communistes et de gauche au service de l’intérêt général !
Publié le 25 février 2026 à 11:44 Mise à jour le 26 février 2026
La semaine dernière, vous avez choisi d’instrumentaliser un drame injustifiable pour criminaliser La France insoumise et plus largement la gauche, dévoyant le débat public.
Samedi 21 février, tandis que la Nation honorait Manouchian et les fusillés de l’Affiche rouge, des cortèges néofascistes défilaient dans les rues de Lyon, jadis principal foyer de résistance.
Pourquoi l’avoir autorisé Monsieur le Ministre ?
Dans le même temps, l’une de vos collègues parle de « parti anti-France », empruntant le vocabulaire de Pétain.
Le journal l’Humanité révèle que Némésis organise ces violences et attise la haine. Engagerez-vous la dissolution de ce mouvement identitaire fémonationaliste ?
Monsieur le Ministre, face à ces faits, comment expliquez-vous que votre gouvernement criminalise l’antifascisme tout en laissant prospérer ces réseaux néofascistes ?
Monsieur le Ministre,
La violence de notre société ne vient pas d’un parti de gauche.
La violence, c’est l’extrême droite qui n’est que le prolongement d’un capitalisme en crise.
La violence, c’est ce techno fascisme qui fait vaciller nos libertés.
L’extrême droite, le parti le plus condamné pour racisme, antisémitisme et discriminations.
Il est trop dangereux de nier cette réalité.
La gauche n’est pas un parti unique. Elle a des divergences. Mais une chose est sure : elle n’est pas fasciste. La criminaliser aujourd’hui, c’est mentir sur les valeurs de ses combats.
Nous, communistes, savons ce que signifie la diabolisation.
En 2024, lors des élections anticipées, 217 désistements venus de la gauche ont fait barrage au RN et sans calculs politiciens.
Et aujourd’hui, certains osent fermer la porte à la gauche… et entrouvrent celle de l’extrême droite.
Le vrai débat n’oppose pas des étiquettes : il oppose des intérêts de classes.
Ne vous tromper pas de front :
Choisissez la République
Choisissez l’antifascisme
Quant à la gauche, votre adversaire d’idées, elle vous inquiète par son unité quand la République est menacée.
Le Parti communiste français exprime de nouveau sa plus vive émotion après la mort de Quentin Deranque survenue à Lyon à la suite de violences inadmissibles et d’un lynchage odieux qui a coûté la vie à cet homme en marge d’une conférence à Sciences-Po. Toute justification ou relativisation de ce crime abject, au regard des idées ou actes de la victime, est inacceptable.
C’est à la justice d’identifier et de condamner sévèrement ses responsables, son travail devant être scrupuleusement respecté, loin de toute conclusion hâtive et de toute récupération partisane. Nous refusons avec la plus grande fermeté toute instrumentalisation de ce drame visant à banaliser l'extrême droite, discréditer la gauche en l'assimilant à l'action de groupes violents ou détourner l’attention des urgences sociales et démocratiques.
Le PCF dénonce la violence comme méthode politique. Elle tourne le dos à notre idéal humaniste et constitue un piège. Elle nourrit l’escalade, obscurcit les responsabilités réelles et détourne des combats sociaux et démocratiques qui doivent se mener sur le terrain des idées et de l’action collective organisée. Chaque vie perdue dans un contexte de violence politique est un échec pour la démocratie et pour la République. Cela a été le cas notamment ces dernières années de Clément Meric et de Federico Martín Aramburú, morts sous les coups de l'extrême droite.
Nous condamnons les dérives de certains groupes se réclamant de l’antifascisme lorsqu’ils emploient eux-mêmes les méthodes que l'extrême droite développe depuis des décennies : organisation de milices, violences de rue, perturbations de débats ou de manifestations de salariés. Les militants du PCF et leurs locaux sont, à ce titre, régulièrement pris pour cible par l'extrême droite ou par ces groupes.
Notre parti, fort de son engagement dans les luttes actuelles, héritier d’une longue histoire politique et du lourd tribut payé par ses militant·es dans le combat contre l’extrême droite ou le colonialisme appelle nos concitoyennes et concitoyens et toutes les forces à une mobilisation sociale et démocratique de grande ampleur.
L'action de groupes se complaisant dans le recours à la violence ne saurait être assimilée à l’engagement héroïque des résistantes et résistants dans une France occupée par les nazis dans laquelle toutes les voies légales et démocratiques de lutte avaient été supprimées par le régime de Vichy.
La lutte contre l'extrême droite ne se gagnera pas par des actions minorisantes dans des affrontements entre groupes organisés pour la violence. Ces actions conduisent en effet à une exacerbation des tensions utilisée par l'extrême droite pour encourager la multiplication des ratonnades ou l’organisation de milices contre les migrants conduisant là aussi à des victimes, à des meurtres. Il ne peut, de ce point de vue, y avoir d’indignation à géométrie variable.
La lutte contre l'extrême droite progressera par une action de masse des travailleurs et travailleuses et des forces démocratiques, par une lutte sociale et politique dans les entreprises, les quartiers, par le renforcement des syndicats et partis qui combattent son projet raciste, xénophobe et par les urnes.
Le PCF continuera, pour sa part, à combattre la loi du plus fort et à agir pour la défense de l'État de droit et l'extension de la démocratie, de la justice sociale, le respect des droits individuels et collectifs, pour une République sociale, laïque et fraternelle, seule capable d’offrir une issue démocratique à un système capitaliste en crise profonde.
Il appelle toutes les forces républicaines à organiser collectivement et en toute responsabilité le débat et l'action démocratiques, à condamner sévèrement tout appel à la haine, à la violence, à la stigmatisation d’une partie de nos concitoyens en fonction de leur origine ou de leur genre, permettre le débat contradictoire et protéger les droits et libertés.
Le Parti communiste français prend connaissance avec une extrême gravité du compte rendu du questionnaire réalisé auprès des personnels par la CGT Conseil d’État – Cour nationale du droit d’asile sur le déroulement des audiences à la CNDA .
Les témoignages recueillis entre juillet et septembre 2025 dressent un tableau alarmant : propos racistes, sexistes et LGBTphobes tenus par des membres de formations de jugement (instances qui rendent les décisions).
Ce sont aussi des comportements humiliants et déshumanisants envers les demandeur·euse·s d’asile, atteintes répétées au droit à une audience digne et impartiale, autant de faits inadmissibles qui caractérisent des conditions de travail dégradées pour les agent·e·s.
Ces faits ne sont ni marginaux ni anecdotiques. Ils mettent en cause le fonctionnement même d’une juridiction qui constitue la dernière instance de recours pour des femmes et des hommes menacés d’expulsion, parfois vers des pays où leur vie est en danger. Quand des décisions sont rendues sur la base de préjugés, de stéréotypes ou d’ignorance du droit d’asile et des réalités géopolitiques, c’est l’égalité devant la justice et l’État de droit qui vacillent.
Le PCF rappelle que le racisme n'est pas une opinion mais un délit ! Le PCF exprime sa pleine solidarité avec les agent·e·s de la CNDA, dont 68 % déclarent que les audiences ont des répercussions sur leur santé mentale ou physique alors que CGT alerte de longue date sur ces dysfonctionnements. La surcharge de travail, l’absence de protection face aux violences verbales et discriminatoires, ainsi que le manque criant de formation et d’accompagnement psychologique sont inacceptables dans un service public de la justice. Ce manque est de plus exacerbé par les inégalités territoriales qui renforcent l'isolement des agent.e.s face aux multiples dysfonctionnements. Cela fragilise l’unité du service public de la justice et crée une justice à géométrie variable selon les territoires.
Face à cette situation, le Parti communiste français demande :
- la mise en place immédiate d’un cadre déontologique commun, opposable à l’ensemble des juges de la CNDA ;
- une formation continue obligatoire en droit d’asile, en géopolitique et en lutte contre les discriminations ;
- des mécanismes de signalement et de sanction effectifs face aux propos et comportements pénalement répréhensibles ;
- une augmentation du budget, des effectifs et une amélioration immédiate des conditions de travail des agent·e·s, incluant la réduction des charges, le respect des temps de pause et un accompagnement psychologique pérenne partout en France ;
- le respect absolu des droits et de la dignité des demandeur·euse·s d’asile, en particulier lors de la présence d’enfants ou de situations de grande vulnérabilité.
Le droit d’asile n’est pas une variable d’ajustement des politiques migratoires restrictives. Il est un principe fondamental, inscrit dans notre histoire et dans nos engagements internationaux. La justice ne peut tolérer ni l’arbitraire ni le mépris.
Le PCF continuera de se battre pour un droit d’asile humain, impartial et fidèle aux valeurs de la République.
Je suis née et j’ai grandi à Saint-Maximin. Cette ville fait partie de mon histoire, de mes repères et de mes valeurs. J’y ai appris que l’on avance mieux quand on se respecte et qu’on s’entraide, et que la mairie doit avant tout être utile aux habitants. C’est ce qui guide encore aujourd’hui ma façon de m’engager.
Je suis maire communiste, et j’en suis fière. Mon engagement repose sur une conviction simple : une commune doit protéger, rassembler et accompagner. Je crois à la force du collectif, à la justice sociale, à l’égalité des droits et à des services publics proches et accessibles. Je crois aussi que la politique n’a de sens que si elle reste connectée aux réalités du quotidien, à ce que vivent réellement les habitantes et les habitants.
Saint-Maximin est une ville à taille humaine, de 3 000 habitants, solidaire, marquée par une histoire ouvrière forte. Reconstruite après avoir été bombardée pendant la Seconde Guerre mondiale, elle porte aussi la mémoire de ses carrières, dont la pierre a servi à bâtir de grands édifices en France. Aujourd’hui, entre nature, quartiers paisibles et vie associative active, elle offre un cadre de vie simple, équilibré et profondément humain, au cœur du sud de l’Oise.
Cela fait un an que j’ai l’honneur d’être maire de ma commune. Un an de découvertes, d’apprentissages et de responsabilités concrètes. Devenir maire, c’est changer de regard : tout devient plus direct, plus exigeant, parfois plus lourd, mais surtout plus essentiel.
Très vite, j’ai compris que le rôle de maire ne se limite pas aux réunions ou aux cérémonies. Être maire, c’est être sollicitée chaque jour pour des situations très diverses : logement, difficultés familiales, conflits de voisinage, inquiétudes pour un enfant, problèmes de voirie ou de sécurité. Ce sont des réalités différentes, mais elles appellent toutes la même chose : de l’écoute, de l’attention et, quand c’est possible, des solutions.
J’ai aussi découvert la complexité de la gestion municipale. Derrière chaque décision, il y a des règles, des procédures, des contraintes budgétaires et des délais. Il faut apprendre à prioriser, à arbitrer, parfois à dire non, même lorsque les attentes sont légitimes. C’est une part exigeante de la fonction, mais indispensable pour agir de façon responsable.
Cette première année m’a surtout montré à quel point le travail d’équipe est essentiel. Un·e maire ne fait rien seul. Les élus, les agents municipaux, les associations, les partenaires locaux sont au cœur de l’action publique. C’est grâce à leurs compétences et à leur engagement que les projets avancent.
Je suis aussi la première femme à exercer cette responsabilité à Saint-Maximin. Je n’aborde pas cette fonction sous un angle genré, je l’exerce avec la même exigence que mes prédécesseurs. Mais je sais aussi que, dans la vie politique comme dans le monde professionnel, les femmes ont encore trop souvent moins accès aux responsabilités, malgré leurs compétences et leur engagement. C’est pourquoi je m’attache à faire confiance à des femmes, à les mettre en avant, à leur permettre de prendre toute leur place, au sein de l’équipe municipale comme dans la liste que je conduis.
J’ai la chance de pouvoir compter sur le soutien de mon conjoint, qui partage les responsabilités du quotidien, ce qui lui permet aussi de comprendre le quotidien d’une femme active, mère avec un foyer à sa charge. Cet équilibre est indispensable pour pouvoir exercer pleinement mon mandat et rester disponible pour les habitants. Être maire est une fonction qui demande du temps, de l’énergie et une vraie présence sur le terrain.
Après un an, je ne prétends pas tout savoir. Je suis encore dans l’apprentissage, dans l’écoute, dans l’ajustement. Mais je suis convaincue d’une chose : être maire, c’est avant tout être au service, avec humilité, détermination et le souci constant de l’intérêt général. C’est cette exigence qui guide chacune de mes décisions, jour après jour.
Le choix de la droite pour poursuivre la politique du Président !
Publié le 05 septembre 2024
Jusqu’au bout, le président de la République a cherché, par tous les moyens, à contourner le résultat des urnes.
En nommant Michel Barnier, ancien ministre de Nicolas Sarkozy et commissaire européen promoteur des dogmes néolibéraux, le président de la République fait le choix de la continuité dans les politiques mises en œuvre depuis 7 ans.
L'objectif du Président est clair : la construction d'une coalition avec les député·es de son camp qui a été battu et la complicité du Rassemblement national pour appuyer la politique menée.
Alors que les forces de gauche et écologistes, réunies dans la coalition du NFP avaient proposé Lucie Castets en appelant à construire des compromis et des majorités parlementaires à partir des propositions contenues dans notre programme, Emmanuel Macron et la droite font le choix de continuer à servir les intérêts de la finance d’abord.
Ils font le choix d’une union des droites alors que le camp présidentiel a été battu aux dernières élections. Les électeurs et électrices apprécieront. Une fois de plus, comme lors du référendum de 2005, le vote des Français est balayé d’un revers de main.
Pour le PCF, c’est un coup de force, un déni de démocratie. Les Françaises et les Français veulent le changement. Nous ferons tout pour qu’ils l’obtiennent. Dans l’hexagone comme en Outre-Mer, où la situation se dégrade fortement, ils veulent retrouver du pouvoir d’achat, des hausses de salaires, des services publics qui fonctionnent. Ils veulent être respectés ! A l’international, ils ne veulent plus d'une diplomatie française qui entretient la militarisation et les logiques de puissances.
Les communistes veulent être utiles au peuple, au monde du travail. Ils poursuivront leur combat en faveur de la justice sociale et fiscale avec l’ensemble des forces de la coalition. Ils refuseront aussi d’ajouter du chaos au chaos et agiront en toute circonstance par leurs votes, leurs actions, leurs mobilisations, pour obtenir le plus possible d’avancées sociales et démocratiques, de nouveaux droits pour les salariés et un changement de l’utilisation de l’argent.
Nous mettrons en débat les réformes indispensables pour envoyer un signal clair au monde du travail, aux agent·es des services publics, comme à celles et ceux du secteur privé en abrogeant la réforme des retraites, en revalorisant le travail par une hausse des salaires, en refusant l'austérité et en investissant dans nos services publics, en menant une véritable politique énergétique et industrielle dans notre pays pour relever le défi climatique, créer des emplois et des richesses nouvelles pour répondre aux besoins.
Nous utiliserons tous les moyens à notre disposition pour combattre une politique qui tournerait le dos aux intérêts de la France, à commencer par la censure du gouvernement.