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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Contre les idées du RN

31 Octobre 2025, 16:27pm

Publié par PCF Villepinte

 
Publié le 29 octobre 2025

J. Bardella a adressé récemment une « lettre aux entrepreneurs » où il explique aux patrons comment le Rassemblement national (RN) règlerait le problème du budget. C’est pas très compliqué, selon lui : Il faudrait « réduire la mauvaise dépense publique » de plus de 100 milliards d’euros (le même chiffre que François Fillon en 2016), un chiffrage sur cinq ans, dans la perspective où le RN arriverait à Matignon. (Les chiffres de contre-budget 2025 présentés jeudi dernier par ce parti s’inscrivent dans ce cadre).

Et par « mauvaise dépense publique », le RN veut dire notamment : économiser sur l’immigration, freiner l’aide aux pays en développement, « mettre fin au millefeuille administratif ainsi qu’au coût exorbitant de la bureaucratie d’État ».

Arrêtons-nous à cette dernière proposition car c’est la plus ambitieuse de son programme, 30 milliards d’euros. Réduire le rôle de l’État, cela veut dire « une baisse globale du nombre de fonctionnaires, notamment par le non-remplacement de certains départs à la retraite ». Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme, devenu l’économiste-en-chef des nationalistes, ajoute : « Nous assumerons une rupture forte en matière de politiques publiques. La santé, l’éducation et les collectivités sont les trois grands pourvoyeurs d’emplois publics, donc trois sources de réorganisation majeures. »

C’est la première fois que le RN admet cette purge. Ce serait intéressant de savoir ce que ses électeurs en pensent. Rappelons pour mémoire qu’aux législatives du 7 juillet 2024 le RN réunissait 36 % des suffrages dans la fonction publique d’État, 39 % dans la fonction publique territoriale, et 41 % dans le versant hospitalier. Réduire le rôle de l’État, c’est aussi pour le RN supprimer deux échelons territoriaux, les régions et les communautés de communes, s’en prendre à la politique de formation professionnelle, d’apprentissage, aux subventions aux associations, à la politique du logement, sans oublier la privatisation de l’audiovisuel public.

Moins d’État et moins d’impôts… pour les patrons et les dominants: J. Bardella confirme la conversion du RN à l’orthodoxie libérale. « Nous proposons un choc fiscal positif par l’allègement massif des impôts de production afin de les réduire de 20 %, réalignant ainsi la France sur ses partenaires européens. » Pas question de revenir sur les baisses d’impôts aux entreprises opérées par Macron, pas question de toucher aux aides publiques aux entreprises, les désormais fameux 211 milliards d’euros.

Une orientation libérale donc, mais pas question non plus pour le RN d’effacer son affichage social. Il continue sans vergogne de promettre une baisse tous azimuts de la TVA et de prôner la retraite à 60 ans, même s’il se dit qu’ « en interne » cette proposition commence à être contestée.

Avec le RN, on touche pas aux gros et on prétend défendre les petits. Drôle de gymnastique qui est une constante des fachos français (Sous Vichy, les partis collabos se montraient défenseurs des travailleurs français). Marine le Pen résume bien ce mélange des genres en répétant ces derniers temps (à la différence de J. Bardella) que le RN n’est ni de droite ni de gauche. C’est juste : il est d’extrême-droite.

Gérard Streiff

Article publié dans CommunisteS, numéro 1060 du 29 octobre 2025.

Contre les idées du RN

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BUDGET

31 Octobre 2025, 16:20pm

Publié par PCF Villepinte

Les débats parlementaires se concentrent en ce moment sur deux thématiques importantes :

  • le budget de la Sécurité sociale (avec le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, « PLFSS »), principalement financé par les cotisations sociales, qui couvre les aléas de la vie : santé (assurance maladie), vieillesse (retraites), familles (CAF), autonomie, accidents du travail…
  • le budget de l’État (avec le projet de loi de finance, « PLF »), principalement financé par l’impôt, qui couvre le financement des services publics, le bien commun de toute la population.
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Publié depuis Overblog

22 Octobre 2025, 16:39pm

Publié par PCF Villepinte

 

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L'urgence de sauver les associations pour une société plus juste, plus libre et plus humaine !

11 Octobre 2025, 07:39am

Publié par PCF Villepinte

Les 2 millions d’associations de notre pays avec leurs 16 millions de bénévoles et près de 1,8 million de salarié·es sont une richesse majeure de notre société. Dans le sport, la culture, dans nos communes, auprès des personnes âgées ou des personnes en situation de handicap, pour nos enfants, pour la solidarité, pour l’éducation populaire, le rôle des associations en France est essentiel et unique en Europe.

Elles sont pourtant mises en grave danger. 186 000 emplois sont menacés et des associations vont disparaître en raison des politiques de rigueur dures et injustes qui s’appliquent. J’appelle à agir.

Partout en France, le secteur associatif est asphyxié par des politiques d’austérité qui fragilisent le tissu social et solidaire de notre République.

En affaiblissant les communes comme les associations, le Gouvernement tourne le dos à un projet de société solidaire et émancipateur. Les coupes budgétaires de 2025 ont provoqué un séisme en matière d’emplois dans le secteur. Celles qui se dessinent pour 2026 amplifieront la crise et menacent la survie même des associations.

Le secteur représente un budget cumulé de 124 milliards d’euros (3,3% du PIB), soit près de 10% de l’emploi privé, cependant l’enquête du Mouvement Associatif de mars 2025 révèle que :

69% des associations employeuses déclarent que le montant de leurs fonds propres est fragile ou nul,

45% des subventions sont en baisse,

39 % envisagent des réductions d’effectifs,

28% des associations doivent réduire ou annuler leurs activités,

La suppression de la plupart des emplois aidés (PEC, CUI, CAE), conséquence de la politique d’austérité, a affecté 48 % des associations, les privant de ressources humaines essentielles. Les retards dans les versements des fonds publics et la lourdeur administrative découragent les salariés et les bénévoles dans leur mission auprès des publics.

Derrière ces chiffres, c’est la pauvreté, l’isolement et le chacun pour soi qui grandissent pour laisser place au vide. Dans le pire des cas, l’absence de services publics et de structures d’éducation populaire créent un terrain favorable à l’émergence d’organisations à caractère mafieux.

Dans le même temps, la dérive autoritaire se renforce. Depuis 2021, les associations doivent signer un Contrat d’Engagement Républicain (CER) pour toute demande de subvention ouvrant la voie à des injonctions de Préfet sur le conditionnement des financements et sur le contenu des projets.

De plus, les appels d’offre et appels à projet placent en situation de concurrence, nuisible aux associations comme à leurs publics, notamment les plus défavorisés

Un plan d’urgence basé sur une politique de financement stable, de conventionnements pluriannuels est nécessaire.

Je soutiens l’appel à la mobilisation lancé par Le Mouvement Associatif pour ce samedi 11 octobre place Stalingrad à partir de 14H. Partout, j’encourage les élu·es, les militant·es communistes, celles et ceux attachés à l’action des associations à participer aux rassemblements national et locaux, plus de 300 sont annoncés.

A cette occasion, de nombreuses initiatives montreront le savoir-faire et les valeurs de solidarité, d’égalité portées par le secteur associatif au service de l’intérêt général.

Avec nos parlementaires, nous ferons entendre cet appel dans l’élaboration du prochain budget. Il contribuera dans l’avenir à être le porte-voix des salarié·es et bénévoles

Fabien Roussel

 

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Le Premier Ministre doit entendre le message des mobilisations sociales !

3 Octobre 2025, 06:23am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 02 octobre 2025

Aujourd’hui encore, des centaines de milliers de travailleuses et de travailleurs, de jeunes, de retraité·es se sont levés pour dire non aux projets de régression sociale du gouvernement.

Dans les entreprises, les services publics comme dans la rue, la colère et la détermination se sont à nouveau exprimées avec force : justice sociale et justice fiscale ont été au cœur des cortèges.

Cette journée de grèves et de manifestations envoie un message clair au Premier ministre : le pays refuse un budget d'austérité et des réformes injustes qui s’attaquent aux droits sociaux, aux salaires, aux retraites, à l'industrie, aux services publics et à l’avenir de la jeunesse.

Tout projet de budget aligné sur les orientations du précédent gouvernement est minoritaire, il n’a aucune légitimité.

Le PCF appelle à ouvrir en grand le débat dans le pays sur le budget 2026 pour des dépenses publiques utiles à la réponse aux besoins sociaux et écologiques et au développement du pays, pour une sécurité sociale renforcée, à l'opposé des attaques contre ses principes qui visent à en livrer des pans au secteur privé.

Cela implique de nouveaux pouvoirs d'intervention des salarié·es et une réorientation de l'argent de l'Etat, des banques et des entreprises.

C'est le sens de la pétition nationale lancée par le PCF pour dire stop aux 211 milliards d'euros d'aides publiques qui viennent nourrir les profits et exiger des critères sociaux et environnementaux pour leur utilisation.

Paris, le 2 octobre 2025

Parti communiste français.

 

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Quand le grand patronat sort du bois !

2 Octobre 2025, 06:33am

Publié par PCF Villepinte

Depuis quelques semaines, un parfum de fébrilité traverse les sommets de l’économie française. De grands patrons prennent la parole. Les organisations patronales viennent même d’annoncer un grand meeting, leur dernier remonte à 1982 ! Quel en est le déclencheur ? Une proposition de taxe conçue par l’économiste Gabriel Zucman, qui vise à faire contribuer plus justement les ultra-riches. Pour Nicolas Dufourcq, « c’est communiste en réalité », pour Bernard Arnault, il y a là une « volonté de mettre à terre l’économie française ». Cette fébrilité, c’est celle d’une classe capitaliste mondiale qui a peur de la mobilisation qui grandit en France en cette rentrée.

Pourtant, cette taxe n’est pas une révolution. Elle viendrait capter seulement 2 % du patrimoine des 0,1 % des plus riches pour un total de 20 milliards d’euros tout au plus. Elle ne renversera pas l’ordre du capital. Mais elle répond à une demande massive de justice sociale et fiscale. Elle traduit ce que ressent la grande majorité : trop, c’est trop. Alors que les salaires stagnent, que les retraites sont menacées, que l’industrie est bradée, que les services publics sont cassés, que l’inflation étrangle les foyers, les dividendes explosent et les grandes fortunes prospèrent.

Et si cette première brèche s’ouvre, le grand patronat craint que d’autres suivront. Alors ceux qui d’ordinaire avancent masqués par le lobbying et les réseaux d’influence se sentent obligés de monter sur scène. Ils organisent leur propre meeting, comme un syndicat de classe ― mais de classe dominante ― pour défendre leur privilège de ne rien devoir rendre.

Ce moment est rare : les puissants sont contraints de défendre publiquement leur domination. Ils sentent que l’opinion bascule, que la justice fiscale devient une exigence majoritaire. Ils craignent que la taxe Zucman ne soit qu’un premier pas, qu’elle ouvre un débat plus vaste et qu’en s’attaquant à l’injustice fiscale, on s’approche inévitablement de l’essentiel : le pouvoir du capital sur nos vies.

C’est là que réside l’enjeu. Car si la taxe Zucman est une étincelle, l’incendie qu’elle peut allumer est celui d’un affrontement de classe plus large. Il ne s’agit pas seulement de corriger quelques excès, mais de remettre en cause la logique qui gouverne notre économie : la rente financière qui ponctionne l’investissement productif, les profits démesurés captés par quelques-uns, la privatisation des richesses communes au détriment des services publics.

Les communistes le disent : l’heure est à s’attaquer réellement au capital.

Cela veut dire non seulement élargir la taxation des profits et des patrimoines, mais surtout décider ce qu’on produit et comment pour répondre aux besoins sociaux et écologiques et conditionner l’usage de l’argent à cette réponse. Les centaines de milliards distribués chaque année en aides publiques aux entreprises, 211 milliards d’euros, et le crédit bancaire doivent être arrachés à la logique de rente et dirigés vers l’emploi, la formation, la réindustrialisation sociale et écologique, la reconstruction des services publics. Avec un objectif : sécuriser le travail et la vie, de la jeunesse à la retraite, protéger et développer les biens communs. Cela veut dire reprendre la main sur la finance, sur les choix d’investissement, sur la monnaie elle-même.

Le meeting patronal annoncé n’est pas un simple fait divers. C’est le signe que le rapport de forces change. C’est l’aveu d’une inquiétude. Et c’est l’occasion pour le mouvement social de dire haut et fort : oui, nous voulons la justice fiscale ; oui, nous voulons la redistribution ; mais surtout, nous voulons prendre le pouvoir dans les entreprises et dans la cité pour la transformation profonde de l’économie et de la société, nous voulons orienter l’argent pour être utile au peuple et aux générations futures.

Face à la fébrilité des possédants, il y a la force montante de la classe travailleuse. Et cette force, si elle se reconnaît comme telle, si elle se rassemble autour de l’exigence de nouveaux pouvoirs des salariés pour la dignité, le progrès et la paix, peut imposer bien plus qu’une taxe : elle peut ouvrir la voie à une société libérée de la domination du capital.

Igor Zamichiei

 

Article publié dans CommunisteS, numéro 1056 du 30 septembre 2025.

 

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Notre ambition communiste pour la Sécurité sociale

1 Octobre 2025, 08:25am

Publié par PCF Villepinte

Quatre-vingts ans de création... et de vie pour notre Sécurité sociale ! On peut parler aujourd’hui d’un véritable défi, face à la domination et au pouvoir du capital sur la production de richesses et sur sa répartition.

Défi de prolonger ce principe fondamental : « contribuer selon ses moyens et recevoir selon ses besoins », car il constitue une avancée énorme, considérable, révolutionnaire, au cœur de la lutte des classes. C’est une réponse aux besoins sociaux des populations et au développement des capacités humaines.

Le défi de prolonger le choix par ses fondateurs d’un financement par la cotisation sociale est central. C’est le choix d’un partage des richesses produites en faveur des salarié·es, au détriment des profits, c’est le choix de la solidarité, de la responsabilisation des entreprises, le choix d’une Sécurité sociale gérée par les assurés sociaux. C’est véritablement un choix de société. Et c’est bien là le nœud du problème pour le capital et le grand patronat !

Ce financement de la Sécurité sociale par la cotisation est présenté comme un coût qui pèse sur l’entreprise, un frein à leur efficacité productive, un frein au développement économique du pays.

Ainsi, dès le début de sa création et tout au long de ses 80 ans d’existence, les plans de démantèlement de la Sécurité sociale et les réformes libérales associées ont visé successivement, la gestion démocratique, la modification du financement par un accroissement de la fiscalisation (CSG) et une limitation des dépenses par une mainmise sur leur régulation (PLFSS). Imposer son application et son contrôle en fonction de la dette publique, du coût du travail, de sa part dans le PIB et donc de la place qu’elle occuperait dans l’économie relève d’une imposture, à l’opposé des bases fondatrices voulues par les initiateurs du projet de Sécurité sociale. La baisse organisée des recettes, conjuguée à la hausse du chômage, est aujourd’hui à la source des déficits de la Sécurité sociale et justifie les politiques de réduction des dépenses.

Les enjeux de la protection sociale font l’objet de débats cruciaux : handicap pour l’économie ou atout majeur ! Pour nous, communistes, il est capital de mettre en œuvre les moyens d’accroître les ressources de la Sécurité sociale à partir de l’emploi.

Nous présentons des réformes de progrès qui nous semblent à la fois possibles et indispensables.

- Développer les cotisations sociales, contre la fiscalisation et ses effets néfastes notamment la CSG.

- Appliquer une contribution additionnelle sur les revenus financiers des entreprises. Ceux-ci ne contribuent pas au financement de la dépense sociale. Si on appliquait les taux de cotisation patronale globale à ces revenus financiers des entreprises, cette contribution additionnelle représenterait 171,8 Mds.

- Supprimer progressivement les exonérations de cotisations patronales. En 2024, 80 Mds d’aides publiques ont été donnés aux entreprises pour ces exonérations.

- Moduler les taux de cotisations sociales patronales en fonction des politiques d’emploi et de salaire des entreprises.

-Sécuriser le socle du financement de la Sécurité sociale à partir des cotisations sociales en fonction de l’emploi et des salaires avec la Sécurité d’emploi ou de formation.

- Faire de la dépense de Sécurité sociale un moteur, au lieu de la considérer comme un frein à la croissance et à l’emploi. L’urgence d’un développement massif des services publics.

- Rétablir la démocratie sociale en redonnant la parole et les pouvoirs aux cotisant·es par le retour des élections.

Être fidèles à celles et ceux qui nous ont précédé, c’est oser innover ! Comme eux, en leur temps, il nous faut inventer pour s’émanciper des règles de l’exploitation capitaliste et de toutes les dominations, pour se donner les moyens de répondre aux besoins sociaux dans le cadre d’une nouvelle efficacité économique, tout en portant des exigences immédiates. C’est notre ambition communiste pour une Sécurité sociale du XXIe siècle.

Maryse Montangon, membre du CEN

Article publié dans CommunisteS, numéro 1056 du 30 septembre 2025.

 

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Un plan Trump sous pression, une paix juste et durable reste à construire

1 Octobre 2025, 08:20am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 01 octobre 2025

Ne pouvant plus longtemps accompagner son allié Benyamin Netanyahou dans ses entreprises d’anéantissement du peuple palestinien et de ses droits nationaux, Donald Trump vient de rendre public un plan en 20 points pour Gaza. Il s’agit toutefois, et avant tout, d’une tentative des États-Unis de reprendre la main sur les enjeux du conflit après les récentes initiatives internationales, dont la récente conférence franco-saoudienne à l’ONU qui a débouché sur la reconnaissance de l’État de Palestine par dix nouveaux États. Il ne fait aucun doute que son objectif exclusif est de permettre à l’administration étatsunienne de se dégager du conflit tout en gardant le contrôle sur la région.

Pour atteindre cet objectif, Trump est forcé d’infléchir sa position traditionnelle : pour la première fois, il se voit contraint de reconnaître la nécessité d’un cessez-le-feu, de proposer les libérations réciproques des otages détenus par le Hamas et de prisonniers palestiniens, de reconnaître la nécessité d’une aide humanitaire à la population gazaouie, et même d’évoquer un retrait israélien de Gaza. Il a même fait mine d’enjoindre à l’extrême droite israélienne de renoncer à l’annonce de l‘annexion de la Cisjordanie. Ces éléments traduisent la pression des opinions publiques et l’isolement croissant du gouvernement Netanyahou. On ne peut donc que s’en féliciter.

Mais les points avancés par Washington ne peuvent tenir lieu de solution politique à la situation tragique du peuple palestinien et à l’état de guerre permanente qu’entretient le pouvoir israélien dans toute la région. Surtout si, in fine, cela permettait à Netanyahou de s'appuyer sur un refus du Hamas pour poursuivre le génocide avec l'aval des USA ! C’est ce que l’on peut redouter à lire certaines formulations du plan Trump. Il n'y aura pas de solution politique sans un peuple palestinien souverain.

Les zones d’ombre de ce plan, très en retrait sur les récentes propositions franco-saoudiennes, sont en effet nombreuses : ligne de retrait de l'armée israélienne non définie, silence sur l’occupation et la colonisation de la Cisjordanie, mise en tutelle de Gaza par les États-Unis avec le concours de Tony Blair au détriment de la souveraineté palestinienne, absence de calendrier pour l’établissement de l’ État de Palestine à peine évoqué et dont les frontières ne sont pas précisées. Ce flou peut devenir l’alibi d’une prolongation de la guerre, interdisant toute avancée réelle vers la paix. Il est de la responsabilité des mouvements de solidarité avec le peuple palestinien, qui n’ont cessé de gagner en ampleur dans le monde entier, comme des États qui ont reconnu l’État de Palestine, de ne pas le permettre.

Pour le PCF, l’heure est à élargir la brèche ouverte : l’impunité israélienne doit définitivement prendre fin. Une paix juste et durable exige :
- un cessez-le-feu immédiat et permanent ;
- le retrait total de l’armée israélienne de Gaza et déploiement d’une force internationale de protection sous l’égide de l’ONU ;
- la libération des otages israéliens
- la libération des prisonniers politiques palestiniens, dont Marwan Barghouti ;
- la mise en place d’une autorité indépendante pour l'unification des territoires et des institutions palestiniennes à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem Est, sous l'égide de l'OLP représentante légitime du peuple palestinien ;
- l’arrêt immédiat de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est ;
- la reconnaissance pleine et entière de l’État de Palestine, sur la base des résolutions des Nations unies, c’est-à-dire dans les frontières de 1967 et avec Jérusalem-Est pour capitale.

Les mouvements diplomatiques en cours montrent que la solution à deux États est plus urgente que jamais pour arrêter le génocide et garantir aux Palestiniens comme aux Israéliens la paix, la justice et la sécurité.

La France, après avoir reconnu l’État de Palestine, doit maintenant agir en ce sens.

Paris, le 1er octobre 2025

Parti communiste français.

 

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