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democratie

Syrie : Lafarge, mis en examen, doit s’expliquer sur sa complicité avec les organisations djihadistes

20 Mai 2022, 11:36am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 20/05/2022 par PCF

La cour d’appel de Paris a confirmé, ce mercredi 18 mai, la mise en examen du cimentier Lafarge-Holcim pour « complicité de crime contre l’humanité » en Syrie qui s'ajoute à celles de « financement d’une entreprise terroriste » et de « mise en danger de la vie d’autrui ».

Par l’intermédiaire de sa filiale syrienne Lafarge Cement, le groupe a monnayé la sécurité de ses approvisionnements dans les zones de guerre et le maintien des activités de l’usine de Jalabiya. Alors que les premiers dirigeants du groupe avaient une connaissance précise des crimes de l’Etat islamique (Daesh) et d’Al Nosra (Al Qaïda), ils n’ont pas hésité à leur verser plusieurs millions d’euros entre 2013 et 2014.

Ce choix criminel, afin de préserver les profits de la multinationale et de ses actionnaires, s’est fait en mettant en danger la vie des salariés syriens.

Le groupe Lafarge va devoir s’expliquer sur la complicité que l’instruction a confirmée avec les organisations djihadistes. Dans quelle mesure, le Quai d’Orsay était-il au courant de ces pratiques dont la justice aura à confirmer le caractère criminel ? Toute la lumière doit être faite sur ces multinationales prédatrices qui méprisent et bradent les principes fondamentaux des droits humains.

 

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Une information libre

9 Mars 2022, 07:24am

Publié par PCF Villepinte

CGT

En France, 10 milliardaires possèdent l’écrasante majorité des médias. Cette mainmise des grands groupes privés n’est pas nouvelle. Mais depuis quelques années, le phénomène prend une ampleur exceptionnelle et suscite beaucoup d'inquiétude.

Ayez confiance, les adeptes du capitalisme vous informent. De tout temps, les industriels ont investi dans la presse. Un acte philanthrope ?

Certainement pas. L’investissement des grands groupes dans le secteur de la communication et de l’information est un formidable moyen de pression. Cela permet aux industriels d’élargir leur influence et de véhiculer une idéologie au service du capital. 

Ainsi, depuis plus de 25 ans, le traitement médiatique accompagne avec bienveillance chaque nouvelle réforme libérale. 

“Le scénario est bien balisé, le vocabulaire bien rodé, les formats bien ajustés : « la réforme » a une étonnante capacité à mettre en marche la machine médiatique à fabriquer sa bouillie, parfaitement conforme aux intentions des « élites » économico-politiques” relève l’observatoire des médias (ACRIMED) créé en réaction au traitement médiatique de la mobilisation contre le plan Juppé de 1995. Depuis une vingtaine d’années, le procédé a pris de l’ampleur avec le développement d’Internet et des NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication).   

Alors que les Français se méfient de plus en plus des médias, les investissements des industriels dans le secteur connaissent une accélération inédite. 

En multipliant les investissements dans le secteur de la presse, l’audiovisuel, les télécoms, ou encore l’édition, ces milliardaires à la tête de grands groupes industriels, bâtissent un empire médiatique. En créant des ponts entre contenus et contenants, ils contrôlent tous les éléments de la chaîne de production de l’information et développent ainsi un puissant outil à forger les opinions. 

Symbole de cette tentation hégémonique et de la banalisation des idées d'extrême droite, le groupe Vivendi avec à sa tête Vincent Bolloré qui va jusqu’à posséder un institut de sondage. Si son nouvel objectif se concrétise, dans quelques mois, il pourrait posséder “70 % des livres scolaires, la moitié des livres de poche, une centaine de maisons d’édition, avec un quasi-monopole sur la distribution des livres” alerte dans un appel plus de 80 organisations associatives et syndicales.

Depuis la Libération, il est pourtant acquis que l’information n’est pas un objet commercial mais un instrument de culture.

L’appel, signé par la CGT et lancé le 16 février dernier dénonce “ cette concentration de médias [...] sans précédent dans notre histoire. Elle renverse les principes démocratiques garantis depuis la Seconde Guerre mondiale, et tous les progrès de la liberté de la presse, du droit d’informer et des médias. Sous nos yeux incrédules se déroule une révolution rétrograde qu’il est urgent d’empêcher.” 

Alors que la commission d’enquête sénatoriale sur la concentration des médias pour en évaluer l’impact sur la démocratie devrait rendre ses conclusions d’ici la fin du mois, la CGT tient à rappeler ses revendications afin d’assurer le droit à l’information en reconnaissant enfin l’indépendance juridique des équipes rédactionnelles ou en renforçant les dispositifs anti-concentration dans les médias.

 

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Résolument antifasciste ! Hier comme aujourd'hui

30 Janvier 2022, 11:03am

Publié par PCF Villepinte

L’extrême droite s’est toujours nourrie des pathologies de la société et le monde du travail n’est naturellement pas immunisé contre « la tentation du pire ».

En 2017, près de 10,6 millions d’électeurs ont voté pour la candidate du Rassemblement national.

L’actualité politique vient encore aggraver ce phénomène de popularité de l’extrême droite.

Mais d’autres signes tout aussi inquiétants témoignent de la crise démocratique que nous traversons :

durcissement autoritaire,

 répression étatique,

 débat public saturé par les thèmes identitaires,

 marginalisation des questions sociales, etc.

Au nom des valeurs de solidarité et du refus de toute discrimination, la CGT combat résolument le fascisme sous toutes ses formes !

La banalisation des idées d’extrême droite invite à la plus grande vigilance et c’est en partant du passé, de l’histoire sociale, de nos analyses et propositions de progrès social que nous combattons résolument le racisme, l’extrême droite, ses idées et ses pratiques. 

La CGT et son Institut d'histoire sociale (IHS) vous proposent une journée de débats utiles à nos organisations et à la visibilité de notre combat antifasciste au quotidien.

Jeudi 10 février retransmission en direct sur le site de la journée de débats.

Au programme :

9h30 – Accueil

10h – Première table-ronde
Combattre les idées d’extrême droite, les leçons du passé

Introduction et animation : Gilbert Garrel, président de l’Institut CGT d’histoire sociale

Avec la participation de :

Jérôme Beauvisage, Institut CGT d’histoire sociale

 Cédric Bottero, collectif confédéral CGT lutte contre les idées d’extrême droite

 Annie Collovald, sociologue, professeure, université de Nanterre

 Philippe Corcuff, politiste, maître de conférences, Sciences Po Lyon

12h30-14h – pause déjeuner

14h – Deuxième table-ronde
Combattre les idées d’extrême-droite, les enjeux d’aujourd’hui

Introduction et animation : Pascal Debay, membre de la Commission exécutive confédérale de la CGT

Avec la participation de :

Julien Dohet, Fédération générale du travail de Belgique

 Caroline Lacour, Fédération CGT des services publics

 Nicolas Lebourg, historien, université de Montpellier

 Hugo Palheta, sociologue, maître de conférences, université de Lille

16h15 – Conclusions par Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT

Télécharger le programme Résolument antifasciste ! Hier comme aujourd'hui.

 

Résolument antifasciste ! Hier comme aujourd'hui

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Brider les libertés pour sauver le libéralisme

29 Janvier 2022, 13:44pm

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Publié le Samedi 29 Janvier 2022

Fabien Gay, directeur du journal l'Humanité

Depuis le début de la pandémie, le président a fait le choix d’une gestion verticale de la crise sanitaire, appliquant les fondamentaux du modèle jupitérien qu’il aime tant. C’est ainsi que douze textes ont été adoptés en deux ans au Parlement. Nul ne conteste le besoin d’agir pour endiguer cette pandémie. Mais la prise de décision en conseil de défense et le choix de porter le cœur des lois uniquement sur les restrictions de liberté sont révélateurs d’un libéralisme autoritaire qui affaiblit nos libertés publiques et notre démocratie.

En transformant le passe sanitaire – sans en faire le bilan – en passe vaccinal, une nouvelle étape est franchie. C’est un choix d’exclusion et de sanction qui est assumé. Certains souhaiteraient même appliquer, comme au Québec, la suppression d’aides sociales pour les non-vaccinés ou le déremboursement des soins hospitaliers. Marginaliser encore plus celles et ceux qui sont le plus éloignés des politiques publiques, voici la démarche cynique du gouvernement.

Au fond, c’est une société de contrôle social que souhaite instaurer ce gouvernement, où les pratiques des citoyens, réduits à l’état de consommateurs, sont connues, classées, fichées. Bientôt, tout le monde pourra contrôler tout le monde. Surtout, ces bases de données énormes, demain aux mains des Gafam, constituent un trésor commercial immense pour prospecter, cibler les publics et les contenus à leur destination jusqu’à la sphère la plus intime. Sans jamais, semble-t-il, interroger la légitimité de tous ces moyens de contrôle et leur finalité.

Finalement, c’est tout notre arsenal législatif des dernières années qui mériterait d’être évalué, des lois sécuritaires aux lois sur le renseignement ou l’antiterrorisme qui, au nom de problèmes réels et sérieux, ont peu à peu restreint nos libertés et confié à des acteurs privés des prérogatives de contrôle et de pouvoir régalien. Nous nous sommes accoutumés à une perte de droits, à des restrictions basées sur un impératif sécuritaire, mettant notamment en péril notre droit à manifester et la liberté d’association. Lorsque nous cédons un peu de liberté au nom de la sécurité sanitaire, qui garantit que nous la retrouverons un jour?

Le gouvernement n’a cure des alertes des associations, du Défenseur des droits, des organisations syndicales. Car la logique derrière tous ces dispositifs est celle du «business first»: l’économie avant tout!

L’activité économique doit se maintenir à tout prix, le «quoi quil en coûte» devient un «quoi quil advienne». Le meilleur exemple en est lobligation de télétravail, finalement facultative et non contraignante: liberté totale et sans contrainte pour le capital, stigmatisation et division pour le peuple. Dans le même temps, les suppressions de lits dans les hôpitaux, de postes dans les écoles et d’autres services publics, la réforme de l’assurance-chômage, en clair, les orientations libérales, ont suivi leur cours au grand plaisir des marchés financiers, dont les dividendes fleurissent et les grandes fortunes croissent.

Ce libéralisme autoritaire révèle un échec patent de la gestion de cette crise sanitaire: celui de navoir jamais répondu aux besoins populaires. Face aux incertitudes et peurs causées par une situation inédite, il aurait fallu faire corps en plaçant la démocratie comme une des solutions. Il n’est pas trop tard pour renforcer les moyens et les missions du service public, et valoriser la culture scientifique pour convaincre sur la vaccination et le respect des gestes barrières, afin de ne pas laisser d’espace aux obscurantistes et complotistes en tout genre.

Espérons que ces enjeux seront au cœur du débat présidentiel qui s’ouvre.

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Amnistie

12 Janvier 2022, 10:12am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 12/01/2022 par PCF

Amnistie

La cour d’appel de Paris examine mercredi, une nouvelle fois, la demande d’extradition de l’Italie de militants d’extrême gauche à qui la France a accordé, dans les années 1980, l’asile politique. Ce qui leur est reproché s’inscrit dans une période noire de l’histoire italienne désignée par l’expression « années de plomb ». Quarante ans après, cette vengeance sans fin pose question. Dix ans seulement après les affrontements meurtriers de la Commune de Paris qui firent des dizaines de milliers de victimes, Victor Hugo déclarait : « L’oubli seul pardonne. Il faut fermer toute la plaie. Il faut éteindre toute la haine ». Amnistie pour tout ce qui est en relation avec les années de plomb. 

Gérard Streiff

 

 

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Démocratie. Politiques et médias, rien ne va plus et ce n'est pas un hasard

18 Décembre 2021, 08:04am

Publié par PCF Villepinte

Vendredi 17 Décembre 2021

Naïm Sakhi

Symptômes de la crise démocratique, les charges des politiques à l’encontre de la presse s’intensifient depuis quinze ans. À l’approche de la présidentielle 2022, un nouveau cap est franchi par Éric Zemmour. Des rédactions s’en alertent.

Et le tapis rouge fut déroulé. À l’aube de l’annonce de sa candidature à une réélection, Emmanuel Macron était l’invité de TF1 pendant deux heures, mercredi, dans une émission taillée sur mesure. Vantant le bilan de son quinquennat, le chef de l’État en a profité pour détailler les pistes de son futur programme. Un événement que n’ont pas manqué de dénoncer l’ensemble de ses opposants, accusant la chaîne privée de servir les intérêts de l’actuel président de la République.

Les médias sont ainsi de plus en plus ciblés pour leur manque d’indépendance et de déontologie. Les charges se multiplient d’ailleurs depuis une quinzaine d’années de la part des politiques. Parfois pour dénoncer les concentrations capitalistiques qui étouffent la presse, parfois pour lui cracher dessus alors qu’elle remplit son rôle de contre-pouvoir indispensable de la vie démocratique… «Ils attaquent autant la presse quils ne lutilisent», note Emmanuel Vire, secrétaire général du SNJ-CGT, au point de rendre le travail des journalistes de terrain toujours plus compliqué.

La stratégie du Front national

Un tournant est intervenu en septembre 2006. Lors d’un JT de Claire Chazal, le candidat de l’UDF François Bayrou s’en prend vertement, et à raison, aux propriétaires des médias. «Il y a un problème républicain dès l’instant où des intérêts financiers, industriels sont liés à de très gros intérêts médiatiques, en liaison intime avec l’État», dénonce-t-il. Une référence explicite à l’actionnaire majoritaire de la chaîne, Martin Bouygues, ami intime de Nicolas Sarkozy. Mais pourquoi Bayrou attaque-t-il à ce moment? Majoritairement discrédités aux yeux de lopinion publique après un soutien explicite pour le oui au référendum européen de 2005, les médias dominants et donc les journalistes – sont dans la tourmente. 

«Pour les politiques, il est donc facile de taper sur eux, l’autre grande profession méprisée aux yeux des Français, pour se refaire une bonne image», analyse Baptiste Giron, historien et rédacteur dans la revue Cause commune. De plus, «depuis 2007, une partie du personnel politique a trouvé habile, en imitant les populistes américains, de s’en prendre aux médias en jouant sur l’idée qu’ils cachaient la vérité. C’était d’ailleurs la stratégie de longue date de Jean-Marie Le Pen», poursuit Jean-Yves Mollier, historien des médias.

L’élection présidentielle de 2017 a même marqué un coup d’accélérateur dans ce délitement. La droite, empêtrée dans les affaires, s’en prend à la «meute médiatique». Nicolas Sarkozy d’abord. Alors qu’il est interrogé lors d’un débat de la primaire de la droite sur France 2, l’ancien chef de l’État s’en prend à David Pujadas. «Quelle indignité! Ce nest pas lidée que je me fais du service public. Cest une honte», ose-t-il répondre après une question logique concernant le potentiel financement libyen de sa campagne de 2007.

François Fillon, ensuite, dans la foulée du «Penelopegate». Lex-candidat LR dénonce alors une «attaque médiatique sans précédent sous la V République». Une animosité verbale qui s’est traduite en actes de violence de la part de militants de droite envers des journalistes lors de meetings. Impassible, François Fillon invitait alors «chacun à sinterroger sur ses responsabilités».

Un tournant, l’affaire Benalla

Le mandat d’Emmanuel Macron, pourtant favori de nombre de médias en 2017, marque ensuite une rupture dans les rapports entre la présidence et la presse. «Il a une volonté pour lui de conserver le pouvoir par tous les moyens, note Jean-Yves Mollier, et sans parti politique ni relais historiques, il y a eu une tentation dans son premier cercle de se couper de la presse.» Dès mai 2017, le chef de l’État souhaite sélectionner à l’avance les journalistes qui le suivent lors de ses déplacements, entravant ainsi la liberté des rédactions en la demeure.

En 2018, Emmanuel Macron envisage de transférer la salle de presse de la cour de l’Élysée à un bâtiment annexe afin de l’éloigner. Il se rétracte finalement, tout en refusant de se soumettre à l’exercice de l’interview du 14 Juillet, avant que la situation sanitaire ne l’y oblige en 2020. Plus grave encore: lorsque laffaire Benalla, révélée par le journal le Monde, bouleverse la vie politique à l’été 2018, Emmanuel Macron affirme devant les députés LaREM que «nous avons une presse qui ne cherche plus la vérité». Des propos irresponsables venant d’un président de la République.

À gauche, la défiance à l’encontre des journalistes existe également. Jean-Luc Mélenchon en a même fait un axe stratégique. «Je veux, compte tenu de ce quest mon projet politique, détruire l’autorité des grands appareils qui contraignent à l’idéologie dominante», affirmait-il à raison en 2011. Mais dans sa dérive «populiste», linsoumis a aussi écrit sur son blog en 2018 que «la haine des médias et de ceux qui les animent est juste et saine». Des propos gravissimes, alors même que la haine est malsaine par essence et que tous les journalistes ne peuvent être décemment mis dans le même sac… Ces phrases ont d’ailleurs été écrites au moment où France Inter dévoilait des soupçons sur les comptes de campagne de 2017 de Jean-Luc Mélenchon.

La même année, sa conseillère en communication Sophia Chikirou fonde le Média, un organe indépendant servant l’agenda politique de la FI. «Sil est tout à fait possible de discuter de linformation donnée par les médias dominants», Emmanuel Vire estime que «Jean-Luc Mélenchon a fait fausse route». «Plutôt que dattaquer les propriétaires de ces groupes, il sen prend aux pauvres journalistes, le plus souvent des précaires», déplore le syndicaliste. L’attitude du candidat du PCF Fabien Roussel est par exemple tout autre. «Georges Marchais était virulent, mais sans être agressif et méprisant à l’égard des journalistes, note Jean-Yves Mollier , il leur éprouvait de la sympathie et même une certaine amitié, notamment avec Duhamel et Elkabbach.»

«Refonder un grand service public»

Mais si ces attaques sont rendues possibles, elles le doivent aussi par l’affaiblissement des médias dans leurs fonctions d’autorité morale. «Elles coïncident avec l’arrivée des groupes financiers et industriels dans la presse» depuis les années 1990, relève Jean-Yves Mollier. Pour Baptiste Giron, «cette offensive nest rien dautre que de la rhétorique, de la communication». «Si on regarde les programmes politiques, aucun candidat ne souhaite revoir le statut de la presse de façon aussi ambitieuse qu’à la Libération», estime l’historien Quand bien même le PCF et la FI organisent régulièrement des campagnes pour «libérer les médias», garantir l’indépendance de la presse et «refonder un grand service public de linformation».

Reste, pour l’échéance 2022, le cas très particulier d’Éric Zemmour. Journaliste et polémiste, le candidat d’extrême droite est issu du sérail médiatique, mis en orbite (et soutenu) par le système Bolloré. Lors de son discours de Villepinte, le candidat a tenu un parallèle scandaleux: «Les journalistes veulent ma mort sociale, les djihadistes veulent ma mort tout court.» Durant ce meeting, des journalistes ont d’ailleurs été pris à partie, et même molestés, comme ceux de l’émission Quotidien. Au point que l’AFP réfléchit à inventer un dispositif de sécurité pour ses journalistes et que des rédactions tirent la sonnette d’alarme (voir page 5).

Dans la même veine, dans sa vidéo pour officialiser sa candidature, Éric Zemmour, se présentant en homme providentiel contre le déclin de la France, déclarait «on vous a méprisés, les puissants, les élites, les bien-pensants, les journalistes, les politiciens»«Cette rhétorique et le fait de rendre organique lappel à la haine situent clairement Éric Zemmour dans une stratégie fasciste, ce que le RN navait jamais réellement osé faire à ce point», insiste Baptiste Giron. D’ailleurs, le soir de son annonce, Éric Zemmour avait insulté Gilles Bouleau à la suite d’une interview au 20 heures. Un nouveau cap a été franchi. Il appelle à la mobilisation de tous les démocrates.

 

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Rendre inéligibles les auteurs d’incitation à la haine raciste

29 Novembre 2021, 07:34am

Publié par PCF Villepinte

Qui ne voit que, depuis des années, se multiplient les propos haineux, les attaques antisémites, les stigmatisations des personnes de culture ou de religion musulmanes, les discours discriminatoires, les manifestations de violence fanatique ? Qui peut encore ignorer que la campagne qui débute en vue de la présidentielle s’accompagne d’un déchaînement de paroles ouvertement racistes, complotistes, voire carrément négationnistes ?

 

C’est dans ce contexte que, prenant ses responsabilités, le groupe de la Gauche démocratique et républicaine a décidé de déposer devant l’Assemblée nationale une résolution demandant au Garde des sceaux qu’il rappelle au juge judiciaire que la loi de 1881 sur la liberté de la presse permet la condamnation à une inéligibilité de cinq années les auteurs d’incitation à la haine raciale. C’est Fabien Roussel qui la défendra ce 2 décembre.

Rien-là qui devrait effrayer quiconque se revendique des valeurs de la République. Celle-ci n’est, en effet, pas un régime neutre. Elle tire de ses origines mêmes, la Grande Révolution qui lui donna naissance, la détermination à combattre les adversaires de la démocratie lorsqu’ils prétendent profiter des moyens qu’elle garantit pour mieux la détruire. Aussi, l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen avait-il, dès août 1789, indiqué : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits le plus précieux de l’Homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans le cas déterminé par la Loi. »

Remarquons que même nos voisins allemands, dont l’exemple est si souvent invoqué lorsqu’il s’agit de défendre les traités européens, ont après-guerre adopté le principe de la démocratie « combative » ou « apte à se défendre », pour faire obstacle au retour des nostalgiques du racisme exterminateur dans le débat public.

D’aucuns ont pourtant attaqué la proposition des députés communistes en parlant d’atteinte à la liberté d’expression. Mais peut-on légitimement considérer qu’un individu se présentant au suffrage populaire, a fortiori lorsqu’il convoite la première fonction de l’État, peut s’affranchir en toute impunité du respect des règles et devoirs inclus dans une Constitution stipulant que « tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés » ? Au demeurant, ce qui est considéré comme incontestable, lorsque l’inéligibilité est prononcée à l’encontre d’un individu responsable de détournement de fonds publics ou d’agressions sexuelles, serait-il moins justifié pour les auteurs d’incitation à la haine de l’Autre en raison de ses origines, de sa couleur de peau ou de ses convictions intimes ?

D’autres ont pu laisser entendre qu’il y aurait danger à offrir aux juges davantage de pouvoirs. Sauf, qu’en l’espèce, il s’agit simplement de leur rappeler que la loi leur permet de souligner la gravité d’un acte ou d’une parole, racistes en prononçant l’inéligibilité, sachant que le principe de l’individualisation des peines laisse, in fine, aux magistrats la pleine liberté d’user ou non des articles à leur disposition.

Chaque force politique sera, par conséquent, le 2 décembre, placée devant ses responsabilités. Comme à l’occasion de l’adoption, en 1990, de la « loi Gayssot », il s’agit ni plus ni moins d’opposer un rapport de force à la hauteur du défi auquel la violence des actes ou propos racistes confronte la nation.

L’enjeu est fondamental. Car derrière les discours décomplexés se proposant d’instaurer un véritable apartheid à notre pays, se trouvent en réalité visés les principes sur lesquels la République aura été refondée à la Libération. Il devient dorénavant banal d’entendre appeler à la remise en cause du préambule de la Constitution qui, depuis 1946, lie indissolublement l’égalité civique et les droits fondamentaux des citoyennes et des citoyens — au travail et à l’emploi, aux services publics, au logement, à l’éducation, à la formation, à la culture… — qui confère à celle-ci son contenu plein et entier.

De la défense du droit universel au travail, exprimée avec force le 21 novembre à Paris, à la lutte bec et ongles contre l’antisémitisme et tous les racismes, c’est le même projet qui inspire les communistes. En faveur de cette « République laïque, démocratique et sociale » que nos anciens proclamèrent solennellement dans le programme du Conseil national de la Résistance. 

C’est pourquoi nous serons mobilisés, ces prochains jours, dans toute la France, afin de relayer la proposition de loi des députés communistes.

 

Christian Picquet

PCF

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Petite histoire des journalistes et réalisateurs communistes à la radio-télévision (4)

26 Novembre 2021, 08:18am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 24/11/2021 par PCF

Mettre fin à la tutelle gaulliste sur l’ORTF et « libérer l’information » : ces revendications étaient au cœur des manifestations de mai 1968 ; de très nombreuses affiches vont fleurir sur ce thème, genre « La police vous ment tous les soirs à 20 h ».

 

À la Maison de la radio, une partie du personnel vote la grève le 17 mai. Il faudra encore quelques jours pour que le mouvement s’installe, pour y rallier toutes les catégories de l’Office (journalistes, administrateurs, employés, techniciens, réalisateurs, etc.), pour dépasser la peur de représailles gaullistes aussi. Mais cette grève sera une des plus fortes du mouvement de 68, elle va durer jusqu’au 13 juillet, soit 43 jours.

À partir de la déclaration de grève, l’accès de la rue Cognacq-Jay (où se trouve alors la première chaîne) est interdit aux grévistes ; ils se rabattent sur la Maison de la radio. Un témoin de ce mouvement, le chroniqueur d’art Adam Saulnier, raconte : « Les délégués syndicaux et autres représentants du personnel siègent sans discontinuer. Raoul Sangla préside dans le rôle du bon chérif. Rue Cognacq-Jay, c’était le cinéma avant Hitler et le cinéma soviétique des premières années ; nous sommes à la Maison de la radio dans le cinéma américain. »

C’est donc le communiste Raoul Sangla qui anime les échanges au studio 112, réquisitionné par l’Intersyndicale, les débats du « Parlement des 15 000 salariés de l’ORTF ».

La grève est studieuse, les débats remettent tout en cause, la politique de l’information et celle des lettres, des arts, du théâtre, du cinéma, du sport, des loisirs, des connaissances. On n’en finit plus d’échanger, de rédiger, de voter. De Saulnier encore : « Des slogans fleurissent sur les murs de Paris. Les murs de la Maison de la radio ne sont pas en reste : « Studio 109, studio sang neuf ! ». C’est au studio 109 que se tiennent les assemblées générales. Ou « L’émotion tue les motions, les motions tuent l’émotion ».

« L’Union des journalistes de la télévision » (UJT) est formée des journalistes qui avaient voté la grève (97 voix contre 23) ; elle publie en juillet des « Notes d’information concernant la crise de l’ORTF et la grève des journalistes de la télévision » qui critique la politique d’information menée jusque-là et propose une réforme ambitieuse de l’ORTF, autour de trois axes : indépendance, impartialité, participation des personnels.

Il y eut une autre forme d’action spectaculaire du personnel en lutte, et Stellio Lorenzi y prendra une part active : l’opération « Jéricho ». Il s’agissait de faire tourner - au sens propre, faire le tour - les grévistes autour de la Maison (ronde) de la radio, une manif tournante en espérant faire tomber les murs de la censure…

Au terme de la grève, des avantages sont obtenus au plan des salaires notamment, mais rien ne bouge du côté du système d’information. Au contraire, le pouvoir qui a senti un moment le média lui échapper ne pardonne pas. Dès 1968, une première vague de licenciements va éliminer, entre autres, nombre de salariés « rouges » : 64 journalistes et 30 pigistes sont concernés (une émission de FR3, le 4 novembre dernier, parlait de 102 licenciements). Sans parler des « placardisés ». Une seconde vague interviendra en 1974, sous Giscard d’Estaing, avec 274 journalistes touchés et 50 mises à la retraite. (La même année, 1974, marque la fin du monopole de l’ORTF, le glissement progressif vers l’audimat et la télé pub). On parlera même un temps de 500 journalistes -syndicalistes, communistes, socialistes - qui auraient été licenciés ou écartés entre 1968 et 1980.

Gérard Streiff

 

 

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Conseil municipal de Villepinte du 20 novembre 2021.

23 Novembre 2021, 08:20am

Publié par PCF Villepinte

Finances :

Le débat sur les évolutions budgétaires a été l’occasion de confirmer que l’école Infroit, quartier du Vert-Galant, ne serait livrée qu’à la rentrée de septembre 2024 soit une année de retard. De plus, un surcoût est à prévoir pour traiter la présence de gypse en sous-sol. Notre groupe a voté contre ces évolutions.

Il n’y a pas de projets nouveaux, mais la bétonnisation de Villepinte continue.

Personnel :

La délibération concernant les nouvelles dispositions, pour le temps de travail, imposées par le gouvernement a été retirée en raison de la grève du personnel qui défend ses conditions sociales.

Madame le Maire a présenté sa nouvelle direction administrative.

Intercommunalité :

Il a été donné acte de la présentation des dossiers de syndicats intercommunaux.

Concernant le syndicat intersyndical funéraire de la région parisienne (Sifurep), Madame le maire a été interpellée sur l’écart des coûts de prestation des funérariums de Montfermeil et Tremblay en France.

Pour la recharge des véhicules électriques de la Métropole du Grand Paris, la création de trois stations (de 4 points de charge chacune) sont prévues - devant l’Hôtel de Ville, - dans la rue Norbert Segard (face à la banque postale), - dans la rue du Rêve. Il a été demandé de réexaminer les lieux d’implantation, notamment rue du Rêve, non loin de la sortie du collège C Claudel.

Politique de la ville : Parc de la Noue

Comment mieux associer les résidents, les commerçants, le voisinage à la rénovation indispensable de ce quartier, très dégradé, soumis à nombre de trafics ? La gestion urbaine de proximité ne suffit pas. D’autres initiatives de consultation devront être prises par la municipalité.

Urbanisme :

Afin de permettre à la Commune de Vaujours de réaliser un groupe scolaire, la municipalité a renoncé à l’exercice de son droit de priorité sur une parcelle appartenant au ministère des Armées jouxtant le territoire de Vaujours.

Pour une somme de 1.7 millions€, la Commune a acquis la partie de la « Ferme Godier » appartenant à la Fondation Bardot. La conservation d’un tel site se fera à travers une reconversion qui permettra de préserver ses caractéristiques essentielles que sont la cour pavée, le mur aveugle sur le boulevard et l’organisation de l’ensemble autour de la cour, les grands volumes des différentes granges...

La majorité municipale a décidé la cession, par le biais d’une vente amiable, du terrain dit « la bande Ballanger », situé entre la poste et le carrefour du lycée J Rostand au Groupe PICHET (pour la partie logements) pour un montant de 12,2 Millions € HT net et au Groupe SODES/PKI (pour la partie commerces) pour un montant prévisionnel de 625 000 € HT net. La bétonnisation de Villepinte continue d’enfler. Pour se justifier, madame le maire a indiqué qu’il s’agissait de répondre à une exigence des pouvoirs publics en échange de leur participation aux frais de rénovation du Parc de la Noue (rénovation de l’ordre de 160 millions €)  

La municipalité doit finaliser sa réflexion sur le secteur du "Vieux Pays", elle considère nécessaire de proroger la durée de la convention avec l’établissement public foncier d’Ile de France jusqu’au 31 décembre 2022, afin que celui-ci assure le portage financier des terrains et accompagner la Ville dans la définition de son projet. Comme sur nombre d’autres projets dont le Parc de la Noue ou le secteur du Vert-Galant, la municipalité refuse d’indiquer la moindre orientation de ces projets d’urbanisme. Nous savons que la majorité municipale aime le béton et exècre les espaces verts ou alors synthétique comme le stade Infroit.

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Affaire Pegasus. Le Maroc attaque l’Humanité en justice

18 Octobre 2021, 12:06pm

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité

Lina Sankari

Cible du logiciel espion Pegasus, notre journal est aujourd’hui convoqué pour diffamation et organise une soirée pour la liberté d’informer, le 25 octobre.

Bienvenue dans le 21 e arrondissement de Paris, l’annexe orientaliste de l’entre-soi. C’est à l’ombre des grenadiers du jardin d’inspiration arabo-andalouse, à la fraîcheur des fontaines de l’hôtel Royal Mansour, qu’anciens présidents de la République et ministres en exercice entretiennent leurs réseaux, à l’invitation de Sa Majesté Mohammed VI.

À Marrakech, personne ne déboursera les 35000 euros nécessaires majordome compris au séjour dans le plus luxueux des 53 riads construit sur un ancien jardin public. Confidentialité assurée: tous sont accessibles depuis des tunnels souterrains qui «permettent au personnel d’œuvrer en toute discrétion, ajoutant au confort et à l’intimité de nos hôtes», précise l’hôtel. Seulement, personne n’échappe aux moukhabarat 2.0, aux mouchards des services de renseignements marocains. Pas même le président Macron, qui aurait lui-même fait l’objet d’un espionnage ciblé.

Les journalistes indépendants persécutés par le pouvoir marocain

En juillet dernier, la liste publiée par Forbidden Stories, Amnesty International et un consortium de 17 médias internationaux sur le système d’espionnage mondial développé par la société israélienne NSO démontrait le recours du Maroc à des techniques pointues de cybersurveillance, par-delà les frontières.

Cette liste révélait que  l’Humanité était également sous étroite surveillance pour son travail. Le numéro de notre grand reporter Rosa Moussaoui figure ainsi parmi les 50000 potentiellement happés par le logiciel espion depuis août 2019. En cause, ses enquêtes lors du mouvement populaire du Rif en 2016 et sur les journalistes indépendants persécutés par le pouvoir marocain, Omar Radi et Soulaimane Raissouni. De même, après le violent démantèlement du camp de protestation de Gdeim Izik, notre titre a fait connaître le sort des prisonniers politiques sahraouis, dont 19 sont encore détenus aujourd’hui à l’issue de procès inéquitables.

 L’Humanité a décidé de porter plainte. Mais le Maroc, pris dans un irrésistible vortex, attaque à son tour notre journal pour diffamation. Cette atteinte à la liberté de la presse et à la protection des sources vise précisément à faire taire durablement les voix critiques, ici et au Maroc. C’est le sens de la soirée pour la liberté d’informer que nous organisons, le 25 octobre, à la bourse du travail de Paris.

« C’est une attaque frontale contre le travail des journalistes puisqu’un des risques que l’on encourt lorsqu’on enquête sur des terrains difficiles, où sont perpétrées des violations des libertés et des droits humains, c’est la mise en danger de nos sources passées et présentes. Cela compromet la possibilité de nouer des liens de confiance avec des personnes qui prennent des risques en transmettant des informations sensibles, c’est une très grave entrave à l’exercice de nos métiers et à la liberté de la presse», insiste Rosa Moussaoui qui témoigne, comme plusieurs reporters de l’Humanité, des pressions et de la surveillance physique dont elle a été l’objet sur place.

Icon QuoteLa question nest pas seulement celle des dispositions individuelles ou des dispositions que peuvent prendre les rédactions... Cest une forme dextraterritorialité des méthodes autoritaires et dictatoriales»

ROSA MOUSSAOUI

Lors de l’enquête sur Omar Radi, menée en collaboration avec Mediapart, un mystérieux invité s’est introduit dans une visioconférence avec une source marocaine. Ces menaces à peine voilées constituent une entrave à l’information des citoyens, qui pourraient, à leur tour, être victimes de ces armes de répression. «La question nest pas seulement celle des dispositions individuelles ou des dispositions que peuvent prendre les rédactions. Il faut surtout mettre en place des garde-fous face à ce genre de procédés. Nous avons affaire à des États, des géants de la surveillance qui s’affranchissent de toutes les règles, de toute légalité. Dans le cas du Maroc, c’est une manière d’étendre des méthodes, qui étaie nt déjà en place contre les militants et les défenseurs des droits humains, à des ressortissants français. C’est une forme d’extraterritorialité des méthodes autoritaires et dictatoriales», poursuit Rosa Moussaoui.

Des technologies comparables à des armes non conventionnelles

Cette surveillance, qui tient du projet de société, est rendue possible par l’absence de responsabilités pénales incombant aux entreprises impliquées sur ce marché. Comparables à des armes non conventionnelles, ces technologies intrusives devraient, selon plusieurs parlementaires communistes et insoumis, faire l’objet d’un traité international de non-prolifération.

Au même titre qu’une arme, l’exportation du logiciel malveillant Pegasus vers des États tiers doit faire l’objet d’une validation de l’Agence israélienne de contrôle des exportations militaires, qui dépend du ministère de la Défense. Il apparaît clairement que Tel-Aviv a usé du commerce de ce logiciel, au gré de ses alliances, comme d’une monnaie d’échange pour garantir ses intérêts géopolitiques. La prolifération de ces armes non conventionnelles pose enfin la question de la préservation de la souveraineté, du cadre démocratique et des libertés publiques.

Des liaisons dangereuses

Mutique sur les violations répétées des droits de l’homme par le Maroc, Paris paie ses complaisances, qui ont permis à son «allié» de franchir toutes les lignes rouges. En 2014, le diplomate Gérard Araud résumait la nature des relations bilatéralesen ces termes: le Maroc serait une «maîtresse avec laquelle on dort toutes les nuits, dont on n’est pas particulièrement amoureux mais qu’on doit défendre».

D’après Amnesty International, l’ancien ambassadeur en Israël aurait quitté son poste de conseiller en charge de «la protection des droits humains et de la vie privée» à NSO peu avant les révélations de Forbidden Stories. Selon l’hebdomadaire Marianne, il ferait l’objet «dimportantes vérifications» de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique et d’un signalement pour «intelligence avec une puissance étrangère» auprès de la procureure de Paris pour son activité au sein de NSO. Vous avez dit liaisons dangereuses?

 

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