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democratie

Manipulation

11 Juin 2021, 07:23am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 09/06/2021 par PCF

La dépêche AFP est tombée ce week-end : « La France s’apprête à créer en septembre une agence nationale de lutte contre les manipulations de l’information » !

Diable, dira-t-on, enfin une instance qui va rappeler à l’ordre Zemmour, recadrer Pascal Praud, rectifier Hanouna, sanctionner Bolloré, rappeler aux chaînes publiques qu’il n’y a pas que les faits divers dans la vie ! Que nenni. La dépêche en effet continue ainsi : « …manipulations de l’information en provenance de l’étranger visant à déstabiliser l’État »…

Bref plutôt une histoire de barbouzes. Dommage, un instant, on a rêvé… d’une info de qualité.

Gérard Streiff

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Démocratie. Banalisation de l’extrême droite, la menace n’est plus fantôme

9 Juin 2021, 06:04am

Publié par PCF Villepinte

Mercredi 9 Juin 2021

Aurélien SoucheyreDiego Chauvet

La dédiabolisation du Rassemblement national et de la fachosphère a atteint des sommets tels que la gauche est aujourd’hui présentée comme étant plus dangereuse que Marine Le Pen par des intellectuels et des élus. Même les mises en scène macabres sur le Web ne suscitent pas un tollé général.

Marine Le Pen est donnée qualifiée une seconde fois au second tour de l’élection présidentielle. Et beaucoup détournent les yeux. Le Rassemblement national est en passe de remporter la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Et beaucoup détournent les yeux. De plus en plus de chaînes télévisées déroulent le tapis rouge à l’extrême droite. Et beaucoup détournent les yeux. Des militaires factieux appellent au coup de main. Et beaucoup détournent les yeux. La Macronie reprend les éléments de langage du RN. Et beaucoup détournent les yeux. Des intellectuels ayant pignon sur rue apportent, l’air de rien, un soutien à Marine Le Pen. Et beaucoup détournent les yeux… mais pas tous. Certaines voix s’élèvent. Mais il faut bien mesurer le niveau d’apathie du pays face à la montée permanente des idées et candidats d’extrême droite dans notre République.

Le dernier épisode en date? Dans une vidéo dune violence inouïe, les youtubeurs fascistes Papacito et Code Reinho mitraillent et poignardent un mannequin déguisé en militant de gauche. Jean-Luc Mélenchon dénonce cette ignoble mise en scène dans une conférence de presse. Mais qu’écrit alors Valeurs actuelles? Il s’agirait d’un «contre-feu», selon le journal. Rien de surprenant venant de cette publication d’extrême droite. Mais que font dans la foulée l’AFP et une foule de journaux, dont Libération? Ils qualifient eux aussi le point presse de l’insoumis de «diversion». Certes, le candidat à l’Élysée avait créé auparavant une polémique avec ses propos sur les «graves incidents ou meurtres» qui se déroulent, selon lui, à chaque dernière semaine d’une élection présidentielle. Mais a-t-il décidé de la date de publication, ce week-end, de cette vidéo appelant à tirer sur les militants de gauche? La-t-il exhumée d’archives anciennes? Non.

«Tout ce qui peut détruire cette République est une chance»

Il convient ainsi de la prendre pour ce qu’elle est: un document filmé dans lequel deux fascistes sacharnent sur ce quils présentent comme un adversaire politique, en plus d’appeler massivement tout un chacun à s’armer pour faire de même. L’humour prétendu a bon dos. Un dos criblé de balles et de coups de couteau. «Il faut lire entre les lignes», déclare Papacito sur TV Libertés au sujet de ses productions, qui ne cachent rien de la réalité de son projet. «Tout ce qui peut détruire cette République est une chance», affirme-t-il sur les réseaux sociaux. Avant d’être plus explicite: «On fusille pendant des semaines des millions de salopes, on coupe les subventions à Libé et autres collabos à base de procès et humiliations publiques, puis on renoue avec la France d’avant 1789.» Ou encore: «Si tuer 20000 journalistes sauve 70 millions de Français, il ne faut plus hésiter.»

Face à cette vidéo insupportable, Jean-Luc Mélenchon et Fabien Roussel ont décidé de porter plainte. «Il faut mettre fin à ce climat de violence. Au nom des communistes, je saisis le procureur de la République», a annoncé le secrétaire national du PCF. Mais qu’a dit le gouvernement? Le silence assourdissant, comme après la tribune des militaires factieux soutenus par Marine Le Pen, a duré plusieurs jours. Il a fallu attendre qu’Emmanuel Macron, le président de la République lui-même, soit giflé, lundi, à Tain-l’Hermitage (Drôme), par un individu poussant le cri royaliste de «Montjoie! Saint Denis!» pour entendre une réaction. Le premier ministre Jean Castex a ainsi estimé qu’ «à travers le chef de l’État, cest la démocratie qui est visée», avant de condamner «sans réserve la vidéo simulant le meurtre d’un militant de la FI».

Papacito se dit prêt à voter Zemmour en 2022

Reste que, d’une gifle au premier personnage de l’État à des balles réelles tirées sur des allégories de militants de gauche, force est de constater que l’extrême droite se sent de plus en plus autorisée à se mettre en scène et à passer à l’acte. «Papacito est un pur produit de la galaxie Soral/Dieudonné dans le ton ultraviriliste et la violence revendiquée. Il est dans une continuité manifeste avec le fascisme historique», note Ugo Palheta. Mais le sociologue considère qu’un pas significatif a été franchi récemment puisque la fachosphère «sest encore plus radicalisée sur les réseaux sociaux et YouTube: elle assume de plus en plus ouvertement un projet d’épuration raciale et politique». Le tout alors même qu’elle bénéficie de soutiens de poids sur les grandes chaînes et journaux. À l’image d’Éric Zemmour, qui se définit comme un ami de Papacito et lui a confirmé son soutien après la diffusion de la vidéo. Un échange de bons procédés, puisque Papacito se dit de son côté prêt à voter Zemmour en 2022, afin de mettre la République à terre.

Minimiser volontairement le danger représenté par Marine Le Pen

C’est dans ce climat où le fascisme se montre pour ce qu’il est que des intellectuels ont franchi le Rubicon en apportant leur soutien à Marine Le Pen. Le philosophe Raphaël Enthoven a ainsi imaginé, lundi, un duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen au second tour de 2022, avant de donner sa préférence en pareil cas. «Je peux encore changer davis, mais je crois que, sil fallait choisir entre les deux, et si le vote blanc n’était pas une option, jirais à 19h59 voter pour Marine Le Pen en me disant, sans y croire, Plutôt Trump que Chavez.» Le Pen plutôt que Mélenchon, en somme. Une nouvelle version, toutes proportions gardées, du célèbre «Hitler plutôt que le Front populaire!» lancé par le patronat français à la fin des années 1930. Enthoven a depuis fait machine arrière. Ses amis du Printemps républicain lui ont publiquement écrit «quavec lextrême droite, il faut sen tenir à un principe simple: jamais. Jamais on ne la soutient, jamais on ne lapprouve, jamais on ne finasse. Et, bien entendu, jamais on ne lui apporte son suffrage. En aucune circonstance. Il n’y a aucun mais, aucun si, aucun cependant, aucun peut-être. L’extrême droite politique, pour tout républicain, pour tout démocrate, c’est l’adversaire».

Le Printemps républicain, tout en fustigeant vertement Jean-Luc Mélenchon, a également rappelé que «les intellectuels ont une responsabilité: celle de ne pas cautionner, de ne jamais légitimer» l’extrême droite. Enthoven dit désormais qu’il choisira le vote blanc, mais se targue d’avoir «étendu le front républicain». «Le RN et la FI sont des jumeaux qu’il faut désormais traiter et combattre de la même manière!» assène-t-il. Une façon de plus d’entretenir le confusionnisme et de minimiser volontairement le danger représenté par l’extrême droite. Il n’est pas le seul à faire ce choix gravissime. La journaliste à l’Opinion Emmanuelle Ducros a développé, lundi, sur Twitter (avant de supprimer son message), que la fonction publique résisterait davantage à Le Pen qu’à Mélenchon, et donc qu’elle représentait un péril moindre. Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, considère, elle, que le «vrai danger» sur son territoire n’est pas le candidat RN Jordan Bardella, mais «la gauche radicale décroissante, indigéniste et communautariste, qui a perdu sa boussole républicaine».

Valérie Boyer, sénatrice LR, appelle pour sa part à un «front républicain contre lextrême gauche» et même le socialiste Julien Dray relativise à outrance en lançant qu’ «on diabolisait le Front national de Jean-Marie Le Pen parce quil faisait lui-même référence à des parties de l’histoire qui étaient diaboliques. Ce n’est pas le cas de Marine Le Pen». Ugo Palheta alerte: «On pourrait croire quil sagit d’épiphénomènes, de la sortie dEnthoven à celle de Luc Ferry, pour qui il fallait faire usage des armes des policiers contre les gilets jaunes. Mais ces personnages ne sont pas associés à l’extrême droite traditionnelle et c’est pour cela que leurs déclarations sont significatives.» Le maître de conférences analyse que, d’un côté, «Marine Le Pen a donné des gages au patronat sur le plan économique, au moment même où la droite s’est radicalisée pour être globalement d’accord sur toute une série de choses avec l’extrême droite traditionnelle». De l’autre côté, il observe que «les classes dominantes sont inquiètes car le capitalisme est en crise et n’arrive pas à rebondir après le choc de la pandémie. Le pire qui puisse leur arriver est qu’un projet alternatif émerge à gauche».

Un cocktail explosif, alors même que la Macronie joue à faire monter l’extrême droite, reprend ses thématiques sur l’islamo-gauchisme et réprime violemment les mouvements populaires, qui fait que «nous avons en quelque sorte une phase qui prépare ou peut préparer le fascisme, ou une forme ajustée à notre temps de fascisme», s’inquiète Ugo Palheta. Il sonne l’alerte d’autant plus que «Papacito est celui qui dit le plus clairement à quel type de projet nous avons à faire», et que «les prochaines années vont être difficiles à gauche, sans sursaut ou émergence dune alternative crédible aux yeux des Français». C’est tout l’enjeu pour éviter le pire.

 

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Elections départementales

23 Mai 2021, 07:57am

Publié par PCF Villepinte

Villepinte 08 mai 2021

Le gouvernement a décidé de tenir les élections départementales les 20 et 27 juin. Nos groupes parlementaires, notre secrétaire national sont intervenus pour que les conditions de la campagne électorale et le vote se déroulent sans risque sanitaire pour les populations et avec la plus grande exigence démocratique.

La première urgence c’est de vaincre la pandémie, le gouvernement doit créer les conditions d’une vaccination massive et dégager des moyens pour nos hôpitaux et nos soignants.

La crise sanitaire souligne la gravité des choix gouvernementaux.

Les choix politiques de ces dernières années se font contre l’égalité des territoires, les services publics, les collectivités départementales. Nous sommes opposés à la suppression des départements dans les zones urbaines ou rurales et attachés au couple département-commune pour des politiques de proximité.

 La demande d’aide alimentaire explose avec une augmentation d’environ 30 %. Les inscriptions au RSA affluent avec 15 à 25 % d’augmentation par département. La crise et les besoins de solidarité démontrent le rôle majeur des départements dans la vie de tous les jours, de la naissance à la prise en charge du vieillissement, et dans les politiques d’aménagement du territoire.

Les départements gèrent les collèges, les voiries départementales, les actions sociales, la petite enfance, la vie associative, le logement, la culture, le développement économique. Près de 80 milliards de budget que les marchés financiers aimeraient récupérer. Depuis des mois, les communistes sont pleinement mobilisés dans la préparation de ces élections, engagés dans la construction de projets de solidarité et d’égalité pour tous nos territoires, urbains, ruraux, de montagne ou du littoral.

Le PCF travaille à des rassemblements avec toutes les forces de gauche.

Nous voulons faire face aux urgences, pour le maintien de l’emploi, la transition écologique, la lutte contre la précarité et la pauvreté, le renouveau de la démocratie. Défendre nos valeurs d’égalité et de solidarité, de laïcité, de lutte contre le racisme et l’antisémitisme et contre toutes les discriminations.

Hélas, pour notre canton de Sevran/Villepinte, la fédération EELV de Seine Saint Denis soutient la candidature de sa nouvelle adhérente Mélissa Youssouf comme « binôme » avec Stéphane Blanchet, maire de Sevran. La fédération du PS soutient également cette candidature.

Une candidature inacceptable !

Devons-nous rappeler que lors du deuxième tour des élections municipales, sous l’égide de François Asensi, Mélissa Youssouf a pris la tête d’une liste du déshonneur avec une partie de la droite et les macronistes ? Ainsi, la gauche majoritaire à hauteur de 56% au premier comme au second tour a été vaincue, « l’amélioration du quotidien » des villepintois attendra. Merci Mélissa !

Pour notre part, nous considérons qu’un binôme : Stéphane Blanchet, Nelly Roland (arrivée largement en tête de la gauche avec 24.9% au premier tour des municipales) constitue la meilleure option pour regagner notre canton à gauche.

Nous refusons de voter pour Mélissa Youssouf, qui se présente alternativement comme PS, puis apolitique, puis compatible avec la droite et la REM, maintenant verte, et dont le seul cap est son propre intérêt.

 

PCF Villepinte Avenue SACCO ET VANZETTI

93420 VILLEPINTE

 Blog : pcf-villepinte.over-blog.com

 

 

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Le 12 juin, marchons pour les droits et les libertés, pour une République sociale et démocratique

21 Mai 2021, 14:40pm

Publié par PCF Villepinte

Publié le 21/05/2021 par PCF

Déclaration du PCF

 

Notre pays vit un moment particulièrement dangereux.

Exploitant les peurs qu'a aggravées l'épidémie de Covid-19, les replis que provoquent les licenciements et la précarité, les divisions d'une société que ravagent les reculs de la République et la casse des services publics, l'insécurité qui mine le vivre-ensemble et le terrorisme islamiste qui endeuille régulièrement la nation, le pouvoir macronien et la droite se livrent une surenchère calamiteuse avec l'extrême droite.

Ils nourrissent les divisions de la société française en remettant en cause les libertés publiques, en concentrant toujours plus les pouvoirs institutionnels et économiques, en criminalisant les militant·e·s syndicaux et associatifs et en alimentant les assignations identitaires qui favorisent le racisme et l'antisémitisme, la stigmatisation de secteurs entiers de la population en raison de leurs origines, religions, de leur genre ou de leur orientation sexuelle.

Cette surenchère a un objectif : désigner des boucs-émissaires aux difficultés des Françaises et des Français. Ainsi, sont épargnés ceux qui sont à la tête de grandes fortunes, de multinationales, des banques et assurances et qui ont vu leur fortune augmenter de 170 milliards d'euros sur la seule dernière année.

Et pour qu'ils continuent d'accumuler des profits, ils s'en prennent aux droits des privé·e·s d'emploi avec la réforme de l'assurance-chômage, aux droits de tou·te·s les salarié·e·s, affaiblissent la culture si essentielle à l'émancipation de chacun·e, intensifient leurs attaques contre de grandes conquêtes populaires, creusent les inégalités, à commencer par les inégalités femmes-hommes.

À courir derrière les thèmes démagogiques mis en avant par l'extrême droite depuis de nombreuses années, c'est elle qui en profite et c'est la démocratie que l'on met en péril. Au point que des généraux en retraite et des appels fascisants puissent aujourd'hui en appeler à la remise en ordre musclée de la France par une intervention de l'armée. 

Il est temps de dire « stop » à ces dérives et d'emprunter un tout autre chemin pour relever le défi des jours heureux. 

Pour mettre en échec leur offensive contre les libertés et les droits sociaux, le Parti communiste français appelle les forces de gauche et le mouvement social, tou·te·s les progressistes, à engager la contre-offensive pour répondre véritablement aux problèmes du pays.

Oui, nos concitoyennes et concitoyens ont le droit à la tranquillité et à la sécurité que remettent en question les trafics, la délinquance, les incivilités de toute sorte. Cela nécessite à la fois une Justice qui ne saurait être l'objet d'un procès en laxisme et qui soit dotée de réels moyens et une Police nationale exerçant ses missions de service public au plus près de la population, qui ne soit plus l’objet d’agressions inadmissibles et dont l’action ne soit plus entachée par les violences de certains policiers.

Et il faut simultanément s'attaquer aux racines de la violence, aux politiques capitalistes qui génèrent le désordre, favorisent la loi du plus fort, détruisent les liens sociaux et creusent sans fin les inégalités, entretiennent les discriminations et le racisme pour tirer les droits de toutes et tous vers le bas.

Ainsi, le combat pour la sécurité et la tranquillité publique est inséparable de la promotion des droits et des libertés, de la cité à l'entreprise. Il est inséparable d'une grande ambition démocratique au sein des institutions, des services publics et des lieux de travail. C'est le sens de la mobilisation des communistes pour défendre les principes aujourd’hui menacés de la République, dans la perspective d’une nouvelle République sociale et démocratique, laïque, écologiste, féministe et antiraciste.

Il est plus que temps de s'attaquer au chômage, à la précarité, aux salaires indignes de celles et ceux qui produisent les richesses du pays, à l'austérité, au démantèlement de nos services publics, à l'affaiblissement de l'école publique, à la ghettoïsation des quartiers populaires, au recul de notre souveraineté industrielle ou sanitaire, à l'abaissement de la citoyenneté. Cela implique une autre utilisation de l'argent public, des banques et des entreprises et de nouveaux droits d'intervention de la cité à l'entreprise des citoyen·ne·s et des salarié·e·s.

Pour balayer les manœuvres de diversion qui visent à faire oublier l'essentiel au pays, ce sont ces questions que les communistes ont l'ambition de remettre au centre du débat public. 

La République doit être synonyme de sécurisation de toutes les dimensions et de tous les âges de la vie.

C'est sur ces bases que le PCF appelle à participer à la journée de manifestations du 12 juin en faveur des libertés.

 

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Ultradroitisation

2 Mai 2021, 07:24am

Publié par PCF Villepinte

La responsabilité de la droite, depuis le sarkozysme, est écrasante. Tant de digues ont sauté, qu’une forme de «rassemblement» des droites extrêmes n’est plus un fantasme.

Ainsi donc, la «dédiabolisation» du Rassemblement national aurait «porté ses fruits», si l’on en croit une préoccupante étude de la Fondation Jean-Jaurès. Seuls 34% des Français disent avoir une «image négative» de Marine Le Pen, contre 50% il y a deux ans.

De quoi montrer de l’inquiétude, quand nous constatons chaque jour un peu plus l’hystérisation et l’ultradroitisation des débats publics, quels que soient les sujets. À qui la faute, après des décennies de dérives en tout genre?

La responsabilité de la droite, depuis le sarkozysme, est écrasante. Tant de digues ont sauté, qu’une forme de «rassemblement» des droites extrêmes n’est plus un fantasme, au moins par les urnes.

Les trois droites, classées jadis comme légitimiste, orléaniste et bonapartiste, peuvent maintenant se décliner comme conservatrice, ordolibérale et poujado-identitaire, avec des porosités d’idées si prégnantes qu’une grande part de l’électorat LR refuserait désormais toute perspective de «front républicain» pour barrer la route au lepénisme. Qui est prêt à reporter ses voix au second tour d’une présidentielle sur Marine Le Pen, sinon cette partie croissante de la droite?

Contrairement à ce qu’affirment tous les réactionnaires ayant table ouverte dans l’espace médiacratique, le discours dominant ne valorise plus, depuis longtemps, les valeurs républicaines fondamentales, la démocratie, l’humanisme ou les progrès sociaux.

Et un jour, ce glissement idéologique obscène s’achève par la «tribune» offerte à l’ignoble Éric Zemmour, tous les soirs sur CNews, véritable déversoir nationaliste abject, entre discours de haine et rabâchage authentiquement d’extrême droite. Quand la banale dissémination des discours débouche sur un confusionnisme rhétorique et doctrinal favorisant le pire…

Reste Emmanuel Macron, qui s’accommode bien de la situation pour l’avoir accélérée. En vue de 2022, nous connaissons son choix: le tête-à-tête avec Le Pen. Jusqu’à aujourdhui, sans doute pensait-il quil sagissait de son assurance-vie, sa seule chance d’être réélu.

En quatre ans, de surenchères sécuritaires en stigmatisations, il a même dressé une sorte de pont-levis avec l’extrême droite. L’histoire retiendra qu’il aura mis en péril, lui aussi, la démocratie et la République. 

[EDITORIAL publié dans l'Humanité du 27 avril 2021.]

Publié par Jean-Emmanuel Ducoin 

 

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L'appel factieux de militaires antirépublicains...

30 Avril 2021, 06:55am

Publié par PCF Villepinte

 

Putschiste(s)

Menace. «Ça pue.»

Ce commentaire très cru d’un conseiller d’État rompu aux coulisses du pouvoir à son plus haut niveau depuis plus de trente ans en dit long sur le climat actuel qui agite les coulisses de notre chère République, «mise sous tension et au bord d’un chaos démocratique».

 Les mots se veulent volontairement inquiétants, d’autant que notre interlocuteur ajoute: «Près de la moitié de nos militaires, qu’ils soient d’active ou réservistes, votent à l’extrême droite ou s’affichent comme tels. Ce phénomène ne peut plus être nié. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’ils représentent désormais une menace, mais quand même…»

 Depuis l’appel signé par vingt généraux – plus qu’un «quarteron» –, soutenu par des centaines d’officiers et publié par Valeurs actuelles, tous les républicains authentiques de ce pays se demandent si l’affaire doit être vraiment prise au sérieux ou s’il s’agit d’une énième pantalonnade grotesque qui témoigne, à tout le moins, d’une dérive assumée par une partie non négligeable des sphères néofascisantes voulant provoquer un odieux bégaiement de l’histoire.

Le bloc-noteur s’en tiendra aux remarques de notre conseiller d’État: «Est-ce un appel de putschistes? Pas vraiment. Ceux qui préparent un coup d’État ne le font pas savoir par communiqué de presse. Les retraités qui ont signé ce torchon sont “hors cadre”. Sauf qu’ils reçoivent un certain écho dans la société française, n’en doutons pas…»

Mémoire. 

De quoi cet appel de factieux est-il donc le nom? Ces ex-gradés nourris des souvenirs des guerres coloniales réclament ni plus ni moins l’intervention de l’armée sur le sol national afin de lutter contre «l’islamisme», les «hordes de banlieues» et les antiracistes. Ils écrivent: «Demain la guerre civile mettra un terme à ce chaos croissant, et les morts, dont vous porterez la responsabilité, se compteront par milliers.»

Autant l’avouer. À la lecture de cet invraisemblable texte publié comme par hasard un 21 avril, jour anniversaire du putsch d’Alger, comment ne pas penser à l’OAS ou à la Cagoule, aux organisations terroristes d’extrême droite, mais aussi à tous ces réseaux d’hommes d’influence (armée, police, politique, affaires), anticommunistes, antisémites, antirépublicains, etc.?

Un peu de mémoire. Dans les années 1930, les «cagoulards» organisaient des assassinats, des attentats et des actes séditieux au nom du combat contre l’Anti-France incarnée par la figure du «judéo-­bolchevisme» – les mêmes basculeront dans la pleine collaboration avec l’occupant nazi.

Vichy. 

S’il existe un parti de l’Ordre dans notre pays, rien d’étonnant à ce que Fifille-la-voilà ait immédiatement relayé l’appel de ces illuminés en proposant ses services pour les représenter. Responsabilité signifiante: elle participe ainsi à cet encouragement aux passages à lacte, individuels ou collectifs.

Notons le laxisme coupable des autorités légales, sans parler du silence assourdissant du prince-président, chef des armées. Dans une République «normale», respectueuse de la démocratie et de ses valeurs, ces cagoulards à lancienne seraient déjà sous les verrous, sauf à méconnaître le cadre régalien qui nous régit tous.

La Constitution française interdit en effet d’attenter à la forme républicaine de l’État: lappel à linsurrection est puni par les articles 412-4 et 412-6 du Code pénal et son article 413-3 sanctionne «le fait, en vue de nuire à la défense nationale, de provoquer à la désobéissance par quelque moyen que ce soit des militaires ou des assujettis affectés à toute forme du service national». Car le pedigree des «signataires» ne laisse aucune place au doute.

Du capitaine Jean-Pierre Fabre-Bernadac à Antoine Martinez ou Christian Piquemal, tous ou presque sont connus pour leur engagement au Rassemblement national et/ou à des groupuscules ultra-identitaires, adeptes de la théorie racialiste et complotiste du «grand remplacement», impulsée par le sinistre Renaud Camus.

Fifille-la-voilà a salué ces ennemis de la République, les appelant à la «rejoindre dans la bataille pour la France». Celle de Vichy et du «quarteron» d’Alger…

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 30 avril 2021.]

Publié par Jean-Emmanuel Ducoin

 

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« Séparatisme » : combattre une loi anti-républicaine et discriminatoire

17 Avril 2021, 06:37am

Publié par PCF Villepinte

Après l’Assemblée nationale, le Sénat vient d’adopter à son tour le projet de loi « séparatisme » rebaptisé « projet de loi sur les principes de la République ». Avec ce vote c’est la République qui sort affaiblie ; ce sont les principes d’égalité, de liberté et de fraternité, de laïcité qui sont attaqués.

 

La droite sénatoriale a mené une traque législative dirigée contre les musulmans et ciblant les femmes portant le foulard : exclusion des compétitions sportives, interdiction d’accompagner leurs enfants lors des sorties scolaires, d’être présentes dans l’espace public avant leurs 18 ans…

La menace de dissolution d’un syndicat étudiant en intervenant dans son mode d’organisation interne est un avant-goût des atteintes aux libertés syndicales, au droit de contester au nom de principes dévoyés.

Ces dérives sont dans le prolongement d’un projet de loi qui, dès le début, a été marqué par une logique discriminatoire, islamophobe et une dénaturation du principe de laïcité, dans l’objectif de restreindre encore davantage les libertés fondamentales.

La protection des agent-es du service public menacés, des femmes victimes de mutilations sexuelles ne saurait dissimuler le caractère irrémédiablement néfaste de cette loi.

Il ne fait aucun doute que l’objectif premier du gouvernement n’est en aucun cas de combattre l’extrémisme religieux, mais bien de tenter de dévier l’attention des conséquences désastreuses de ses politiques de casse sociale et de sa gestion catastrophique de la pandémie de Covid-19.

Avec cette loi, il s’agit d’imposer les thèmes de la présidentielle et de sortir la question des inégalités sociales, du séparatisme bien réel des riches.

Ces manipulations produisent des effets très dangereux dans notre pays : un climat de division sur des bases ethniques et religieuses. Elles aboutissent à présenter une partie de la population française comme étant dans son essence même un corps étranger et une menace pour le reste de la communauté nationale. Ces stigmatisations permanentes constituent une violence au quotidien pour des millions de nos concitoyennes et concitoyens, et parmi eux des centaines de milliers de Séquano-Dionysiens, qui se sentent exclus de leur propre pays.

Une violence qui se double, dans de nombreux quartiers de France et, en premier lieu en Seine-Saint-Denis, d’un abandon de la part de l’État qui rend encore plus insupportable ces accusations de « séparatisme ». Car, quand l’emploi disparaît, quand les services publics ferment les uns après les autres, et que ceux qui restent sont confrontés à un manque structurel de moyens dans des domaines essentiels (santé, éducation, sécurité…), où est l’égalité républicaine ?

Personne ne nie que notre société, comme d’autres, est confrontée aux dangers de l’obscurantisme et du terrorisme. Mais une réelle politique de lutte contre ces fléaux doit commencer par rompre avec des décennies de politiques de casse de la République, d’abandon territorial et de démagogie xénophobe et anti-musulmane

Comment ne pas voir que le séparatisme territorial que nous subissons tous les jours contribue grandement à créer le terreau pour la progression des idées réactionnaires, tant religieuses que politiques ?

Les communistes appellent à se mobiliser et à agir pour construire une société républicaine libérée de toute discrimination, domination et exploitation. Nous nous tenons à la disposition de toutes celle et ceux, organisations et individus, qui agissent ou souhaitent agir en ce sens, pour mener ce combat à leurs côtés.

À PROPOS DE L'AUTEUR

Pcf 93

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Loi sur le séparatisme : nous réaffirmons que le redressement républicain se fera par l'émancipation

16 Avril 2021, 08:49am

Publié par PCF Villepinte

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Le PCF s’indigne des inscriptions antisémites tracées sur les murs de Science-Po Paris

16 Avril 2021, 06:46am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 14/04/2021 par PCF

Le Parti communiste français s’indigne des inscriptions antisémites tracées sur les murs de Science-Po Paris

Il s’associe à la direction de Science Po pour "condamner vivement cet acte odieux et lâche », manifestement perpétré par un groupe d’extrême droite.

Après les tags antimusulmans ayant maculé des mosquées, les fauteurs de haine et de division se déchaînent.

La vigilance contre l’antisémitisme, et contre toute forme de racisme, s’impose donc plus que jamais.

Le Parti communiste français demande aux pouvoirs publics de mettre en oeuvre tous les moyens d’identifier les auteurs de ces actes et de les déférer devant la justice.

La République doit appliquer une tolérance zéro à l’encontre des groupes qui bafouent ses principes les plus élémentaires. 

 

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Publié depuis Overblog

13 Avril 2021, 06:23am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 12/04/2021 par PCF

Le PCF apporte son soutien à Nadiya Lazzouni menacée de mort parce qu’elle est musulmane

La journaliste Nadiya Lazzouni a reçu des menaces de mort, chez elle, parce qu'elle est musulmane et qu'elle porte un hijab.

 

Ces menaces sont totalement inacceptables. Elles sont proférées alors que les actes racistes antimusulmans se multiplient contre des mosquées.

Le PCF appelle les pouvoirs publics, plutôt que d’entretenir dans notre pays un climat nauséabond contre les musulmans, à une réaction rapide et sans ambiguïté.

Les auteurs des actes et menaces racistes de ces derniers jours doivent être identifiés et déférés devant la justice, la journaliste Nadiya Lazzouni doit être sans délai placée sous protection policière.

Le racisme est une atteinte aux principes les plus fondamentaux de notre République laïque. Tous ses citoyens doivent, dans le respect des lois communes, pouvoir pratiquer sans danger leur religion.

La société française doit rester unie face à ceux qui veulent la diviser.

 

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