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social

Pouvoir d’achat. Nicolas Langlois : « L’état d’urgence sociale doit être décrété »

6 Octobre 2021, 18:59pm

Publié par PCF Villepinte

Pour l’édile normand, « la question du service public se pose avec force ». J. Lallier
Pour l’édile normand, « la question du service public se pose avec force ». J. Lallier
cu par les annonces de l’exécutif, le maire PCF de Dieppe, Nicolas Langlois, a pris un arrêté symbolique gelant les tarifs de l’énergie.

Loin d’être convaincu par les annonces de l’exécutif, le maire PCF de Dieppe, Nicolas Langlois, a pris un arrêté symbolique gelant les tarifs de l’énergie.

Localement aussi, le bras de fer sur le pouvoir d’achat se poursuit. Face aux inégalités gommées du discours de l’exécutif, le maire de Dieppe (Seine-Maritime), Nicolas Langlois, raconte les dilemmes cornéliens auxquels doivent faire face les habitants de sa commune où le taux de pauvreté s’élève à 25 %, selon les données de 2018 de l’Insee. L’édile PCF a pris, la semaine dernière, un arrêté symbolique déclarant «le gel des tarifs du gaz et d’électricité» et il attend du gouvernement bien plus que le lissage des prix de l’énergie annoncé par le premier ministre.

Le gouvernement vante son action pour le pouvoir d’achat. Quel constat faites-vous dans votre ville?

Nicolas Langlois Ceux qui allaient très bien vont encore mieux. Quant à tous les autres – les salariés des services, du soin, les ouvriers de l’industrie, celles et ceux qui travaillent sur le port… – on ne peut pas dire que leur pouvoir d’achat se soit amélioré. Les salaires stagnent tandis que le coût de la vie a explosé. La situation s’est dégradée pour celles et ceux qui travaillent et pour les retraités. Avec notre centre communal d’action sociale, nous avons mis en place de nombreux dispositifs. L’un d’eux porte sur l’énergie pour permettre aux habitants de faire face aux difficultés à payer les factures. En un an, on a eu 50 % de familles en plus à accompagner.

Les tarifs de gaz et d’électricité ne relèvent pas de la compétence locale, alors pourquoi avoir pris un arrêté pour geler les prix?

Nicolas Langlois Quand, depuis des semaines, les habitants me disent leurs inquiétudes de devoir rallumer le chauffage parce qu’ils savent que le gaz a augmenté de plus de 50 % en un an et que l’électricité connaît aussi des hausses, qu’ils me racontent les choix qu’il leur faut faire quand ils sont en courses ou qu’ils ne vont plus pouvoir faire faire les mêmes activités à leurs gamins, j’estime que c’est de ma responsabilité de mettre cette urgence dans le débat. Il faut à la fois bloquer les prix de l’énergie mais, au-delà, la sortir des mains des Picsou qui spéculent sans produire un seul kilowattheure. Quand la facture flambe pour les usagers, les profits flambent aussi pour ces boîtes privées. La question du service public se pose donc avec force. Outre l’énergie, agir sur le coût de l’éducation, des soins ou encore pour l’augmentation des salaires est indispensable: l’état durgence sociale doit être décrété. Cet arrêté, cest aussi une façon de dire au peuple militant: faites feu de tout bois. Le Covid nous a fait mal, mais là ça suffit: faites-vous entendre.

Après avoir annoncé un lissage des prix la semaine dernière, le premier ministre a réaffirmé, mardi, à l’Assemblée, qu’il pourrait utiliser le levier fiscal en avril si les cours ne baissent finalement pas. Est-ce un mieux?

Nicolas Langlois Baisser la TVA est indispensable: l’énergie est un produit de première nécessité. Il faut la ramener de 20 à 5,5 % dès aujourdhui. Nos députés porteront le fer lors du vote du budget. Car Jean Castex nous fait une raffarinade: il nous dit que les hausses quon bloque aujourdhui seront répercutées sur les baisses de demain. Au bout du compte, les gens savent quils vont devoir payer, que cela ne va rien changer. Quant au chèque énergie, il dépanne les familles qui en bénéficient. Mais beaucoup en sont exclus malgré leurs besoins et, en plus, on paie deux fois: non seulement on règle nos factures aux boîtes privées qui sen mettent plein les poches, et quand les prix s’envolent, l’argent public alimente encore un peu plus leurs profits.

 

 

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Décret assurance chômage : un gouvernement sourd et irresponsable !

20 Mars 2021, 07:49am

Publié par PCF Villepinte

PUBLIÉ LE 17 MAR 2021

 

Nous prenons connaissance, aujourd'hui, du projet de décret relatif à l'assurance chômage mettant en œuvre les annonces du gouvernement du 2 mars dernier, à savoir le massacre des droits des chômeurs dès le 1er juillet prochain.

S'affranchissant de l'opposition unanime des syndicats face à la réforme, le gouvernement passe en force et s'obstine, malgré un contexte sanitaire et économique alarmant, à baisser drastiquement les droits des chômeurs.

À l'heure actuelle, déjà, 6 chômeurs sur 10 ne sont pas indemnisés. Avec ce projet de décret, le gouvernement souhaite définitivement enterrer les droits des privés d'emploi, notamment des travailleuses et travailleurs précaires, tels que les intérimaires, saisonniers, extras hôteliers, guides conférenciers, intermittents hors spectacle.

Pour répondre à la censure du Conseil d’État du 25 novembre dernier, le projet de décret annonce la création d’un plancher illusoire pour « adoucir » le changement de calcul de l’allocation, plancher qui ne permet en aucun cas aux demandeurs d'emploi de vivre, ni même de survivre (659 euros par mois après avoir perdu un salaire au Smic). Il entend baisser les allocations drastiquement, notamment pour les travailleurs les plus précaires.

Le bonus-malus initialement prévu n'entrerait en vigueur qu'en septembre 2022 ! En revanche et, selon un indicateur flou de « retour à meilleure fortune » envisagé pour la rentrée 2021, la hausse du seuil d'accès aux allocations chômage (passant de 4 à 6 mois travaillés au cours des 24 derniers mois) sera applicable.

La dégressivité de l'allocation chômage pour les cadres entrera, elle, en vigueur dès juillet 2021 (les allocations chômage seront dégressives à partir de 8 mois puis 6 mois, lors du « retour à meilleure fortune »).

Face à cet affront du gouvernement, dans ce contexte de chômage de masse, la CGT va déposer tous les recours possibles, notamment auprès du conseil d’État, contre ce projet de décret de l'assurance chômage.

Le gouvernement avance et reste sourd aux oppositions. Mais, face aux mobilisations désormais massives dans le secteur du spectacle et partout où les salariés luttent pour leur emploi, le gouvernement devra entendre l'opposition unanime et unitaire à la casse des droits de tous les précaires.

Montreuil, le 17 mars 2021

 

 

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La pandémie change les visages du travail

18 Mars 2021, 13:43pm

Publié par PCF Villepinte

 
 
 
Lettre d'information n° 178 | 18 mars 2021
 
 
 
 
 
Ces douze mois de pandémie ont bouleversé notre société, affecté les individus, mis à mal les rapports sociaux, modifié notre rapport au travail. Ils ont remis les services publics au centre de nos vies et révélé l'utilité sociale de millions de travailleurs. Ils ont aussi précipité des changements dans notre façon de travailler, qui seront durablement au cœur d'affrontements sociaux.
 
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SMIC : Loin d’être insupportable, la revalorisation du SMIC est une nécessité urgente pour des millions de salariés

3 Décembre 2020, 08:37am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 02/12/2020 par PCF

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Jean Castex a annoncé ce mardi 2 décembre qu'il refusait tout « coup de pouce au SMIC » au 1er janvier 2021, considérant que « l'augmentation d'environ 1% au titre de l'inflation n'était pas négligeable ».

De qui se moque-t-il ? Le Premier ministre parle là d'une augmentation de 15 euros bruts mensuels sur des salaires qui ne permettent déjà pas à des millions de familles de vivre correctement ! Comment vivre dignement avec un salaire net de 1271 euros par mois quand la facture d'électricité augmente de 5,9% en juin et le gaz de 2,4% le 1er décembre après une hausse de 4,7% en octobre ?

Il prétend qu'un « coup de pouce » mettrait en péril les entreprises et notre économie.

C'est précisément ce choix de maintenir un bas niveau de salaires et de pensions dans notre pays, de peser toujours plus sur le travail plutôt que sur le capital financier, qui empêche toute relance d'une consommation responsable et menace les débouchés de nombre d'entreprises. C'est aussi un frein au financement de la protection sociale.

Ce ne sont pas les salaires qui coutent chers mais plutôt la finance !

Les 500 plus grosses fortunes totalisent un patrimoine de 730 milliards d'euros, toujours en hausse, et les multinationales françaises vont encore distribuer plus de 37 milliards de dividendes en 2020, malgré la crise sanitaire et économique. Certaines d'entre elles, en plus, licencient : Danone, Total, Sanofi, Schneider Electric...

Face à l'explosion de la pauvreté et de la précarité et pour une relance de notre économie, le PCF lance une grande campagne publique pour exiger une forte augmentation des salaires et des pensions, pour une politique de création d'emplois dans les services publics et dans l'industrie. Ses parlementaires portent par ailleurs une proposition de Loi visant à faire payer leurs impôts au GAFAM et à leur demander une taxe exceptionnelle, taxe Coronavirus, qui rapporterait 1 milliard d'euros pour soutenir les TPE-PME et permettre le soutien à l'emploi et aux salaires.

 

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord,

 

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SECURITE SOCIALE APPEL DE ST-ETIENNE

25 Novembre 2020, 15:36pm

Publié par PCF Villepinte

 

 

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Retraites et chômage : Castex ira au bout... mais plus tard

20 Juillet 2020, 07:27am

Publié par PCF Villepinte

 

L'Humanité Stéphane Guérard

A l’issue de la « conférence du dialogue social » de ce vendredi, le premier ministre a acté une méthode moins frontale et un nouvel agenda. Mais il compte bien imposer les réformes du régime des pensions et de l’assurance chômage en 2021.

Droit dans ses bottes fut Edouard Philippe pour faire avancer les réformes des retraites et de l’assurance chômage. « Droit dans ses bottes » sera aussi Jean Castex sur ces sujets. Seul le rythme de mise en place change. Le nouveau premier ministre a annoncé son agenda social aux syndicats et patronat, ce vendredi matin. Ces deux sujets y figurent toujours en bonne place, mais plus dans les premières positions. Les questions liées au plan de relance économique et à l’emploi des jeunes font partie des premières urgences à traiter, selon le chef du gouvernement qui s’est exprimé ce vendredi midi à la suite de la rencontre.

Le financement de la protection sociale et la dépendance sont des thématiques que l’exécutif a d’ores et déjà annoncées pour septembre. D’autres concertations concernant les travailleurs détachés, la transition écologiques ou le partage de la valeur seront menées au niveau national et territorialement, selon un agenda envoyé aux représentants des salariés et des patrons en début de semaine prochaine. Cet agenda comprendra une prochaine « conférence de dialogue social » en octobre.

Retraites : deux temps pour un même mouvement

Sur cette question, le premier ministre a prévenu que « l’instauration d’un nouveau régime universel de retraite (…) sera maintenu. Simplement, comme je l’ai indiqué aux partenaires sociaux, nous lui appliquerons une nouvelle méthode en distinguant le caractère structurel de cette réforme qui vise à plus de justice de tous ses éléments financiers, en reprenant la concertation dans les mois à venir pour en améliorer le contenu et la lisibilité ». Le Conseil d’orientation des retraites (COR) va être saisi à la rentrée afin d’évaluer la situation financière des régimes actuels en distinguant la partie liée à la crise en cours du déficit structurel. Ce même COR avait envisagé un déficit aux alentours de 30 milliards d’euros pour 2020, un chiffre mis en avant par l’exécutif pour annoncer qu’il ne renoncerait pas à la réforme inscrite dans le programme du candidat Macron.

Simplement, celle-ci sera conduite en deux temps. D’abord, une négociation sur les équilibres financiers du régime actuel à la suite de la communication des estimations du COR. Pour cette phase, le patronat comme l’exécutif poussent à de nouvelles mesures d’âge qui pourraient passer par une accélération du calendrier contenu dans la précédente réforme Touraine d’augmentation du nombre de trimestres nécessaires au déclenchement des droits à pension à taux plein. Une seconde phase s’ouvrirait au plus tôt au début de l’année prochaine en vue d’instaurer le régime par points contenu dans la réforme Delevoye-Philippe, votée en première lecture par l’Assemblée et mise en attente depuis l’irruption du Covid-19.

De quoi satisfaire Laurent Berger, qui estimait ce vendredi :  « Ça correspond à notre projet de ne pas faire du sujet des retraites le sujet de l’été ou de l’automne. (…) Nous continuons de croire qu’un système universel est plus juste mais la priorité n’est pas celle-ci aujourd’hui ».

La réforme de l’Assurance chômage reviendra début 2021

Philippe Martinez soulève une autre question qui n’est pour l’heure pas inscrite à l’agenda social du premier ministre.  « Il y a un problème de financement de la Sécurité sociale, a-t-il estimé sur RTL. Notre système est bon, mais le robinet qui alimente le financement de la Sécu est de plus en plus fermé », car « on fait de plus en plus d’exonérations de cotisations sociales, notamment aux employeurs et aux grands groupes ». Quant au régime par points, le secrétaire général de la CGT a réitéré son opposition : « Pourquoi veut-on rabaisser les droits de ceux qui en ont un peu plus que les autres ? Pourquoi n’augmente-t-on pas les droits de ceux qui en ont moins ? C’est ça, le problème de fond. Pourquoi remettre sur la table un sujet qui divise le pays ? »

Même tactique du premier ministre concernant une autre réforme emblématique du quinquennat : celle menée par l’ancienne ministre du Travail, Muriel Pénicaud, qui a contribué à réduire l’accès aux indemnisations chômage. Une première partie de cette réforme avait été mise en application dès le 1 er novembre dernier. Une seconde devait intervenir au 1 er mai. Durant le confinement, Muriel Pénicaud avait repoussé la mise en place de ce second volet au 1 er septembre prochain. Jean Castex a annoncé ce vendredi le report jusque début 2021 de la totalité de la réforme de l’assurance chômage, y compris les mesures déjà entrées en vigueur le 1er novembre qui durcissent les conditions d’ouverture de droits (avoir travaillé 6 mois pendant une période de 24 mois, au lieu de 4 mois sur 28) et de leur rechargement. Mais, prévient le premier ministre, cette réforme est « une bonne réforme et nous la mènerons à terme. Nous avons, parce que nous sommes pragmatiques, décidé de l’adapter aux circonstances et d’en décaler la date d’entrée en vigueur ».

Méthode et discours sur la méthode

Côté patronal, la satisfaction est de mise face à ce nouveau tempo social imposé par le premier ministre. « En détendant les calendriers, cela permet d’éviter les sujets qui fâchent », a commenté le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux. Côté syndical, la méthode Castex semble avoir plu. Pour la CFDT, Laurent Berger y a vu « une vraie sincérité du premier ministre dans sa conviction du dialogue social »« Il semble que quelque chose soit en train de changer dans la méthode du gouvernement », a constaté le président de la CFE-CGC, François Hommeril. « C’est un discours de gaulliste social qui rompt avec Macron, c’est déstabilisant », a commenté le numéro un de FO, Yves Veyrier.

Philippe Martinez compte, lui, juger la méthode Castex « aux actes ». Le secrétaire général de la CGT a appelé ce vendredi matin sur RTL le gouvernement à  « relancer le pouvoir d’achat des premiers de corvée » en augmentant le Smic d’au minimum 10 % tout de suite, avec « une clause de revoyure sur les bas salaires ». La confédération syndicale appelle à une journée de mobilisation et de grève le 17 septembre prochain.

Stéphane Guérard

 

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Urgence sociale : les mesures que défendent les syndicats à l’Élysée

5 Juin 2020, 06:49am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Clotilde Mathieu

Les organisations syndicales et patronales sont reçues par l’exécutif cet après-midi. Objectif: échanger sur les solutions à la crise.

Àl’heure où le nombre d’inscriptions au chômage explose, qu’une vague de licenciements se prépare, Emmanuel Macron, accompagné de son premier ministre et de membres du gouvernement, a convié cet après-midi les organisations syndicales (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa) et patronales (Medef, CPME, U2P).

Avec une récession record (– 11 %) en 2020, il s’agirait d’échanger sur les solutions à la crise économique et sociale causée par la pandémie, voire même «avancer sur la définition dun contrat social renouvelé», dixit la ministre du Travail. Même si les invités n’ont pas reçu «dordre du jour».

Les syndicats craignent qu’un certain nombre d’annonces soient faites, par exemple, sur l’apprentissage, sur les jeunes ou l’assurance-chômage. «Ce qui nous mettrait devant le fait accompli», alerte Yves Veyrier, secrétaire général de FO. Inquiétude aussi à la CGT qui redoute «une nouvelle grande messe pour promouvoir ces mesures». Car, depuis le début du confinement, les syndicats n’ont jamais été entendus. Le dialogue social a clairement manqué, relève Yves Veyrier. En cause, l’état d’exception qui «ne se justifie pas au regard de l’état sanitaire, mais qui porte atteinte aux libertés fondamentales et au droit du travail par ordonnances, par décrets», explique le syndicaliste qui en exige la fin. Un recours a été déposé auprès du Conseil d’État pour mettre fin au décret interdisant les manifestations et rassemblements, confie la CGT.

Quoi qu’il en soit, chacun viendra avec ses propositions. «Nous sommes bien décidés à peser avec toutes nos revendications», a précisé Céline ­Verzeletti, secrétaire confédérale CGT. L’objectif est d’éviter la «casse sociale» qui s’annonce.

«Perte de pouvoir dachat de 14 % suite au confinement»

Depuis le début du confinement, l’organisation syndicale travaille avec d’autres syndicats et des associations de défense de l’environnement afin de bâtir une sortie de crise au travers de 34 mesures d’urgence sociale et environnementale. Au premier rang desquelles «une revalorisation salariale significative des métiers à forte utilité sociale, peu reconnus et mal rémunérés», insiste la syndicaliste. Le gouvernement étant en mesure d’envoyer «un premier signe rapidement», en commençant dans la fonction publique.

Cette revendication est également portée par FO qui souligne que «la France est un pays où la consommation est un des facteurs de croissance, alors que la perte de pouvoir d’achat est de 14 % suite au confinement», analyse Yves Veyrier. Dans la même veine, la CGT prône «le développement et linvestissement dans les services publics en fonction des besoins de la population». Pour Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, l’annonce de 900000 chômeurs de plus a été «un coup dans le ventre» qui nécessite «des politiques de soutien de lemploi et pas simplement daccompagnement du chômage». Il plaide «pour la construction dun autre modèle de développement, plus juste, plus durable» et souhaite la mise en place de mesures spécifiques pour la jeunesse comme un RSA jeune.

Face aux flots d’argent public dépensé, les syndicats souhaitent la poursuite des mesures de chômage partiel, mais aussi un contrôle strict des aides aux entreprises, ainsi que l’interdiction, pour la CGT et FO, des «licenciements» dans les entreprises aidées. En parallèle, les syndicats préparent la mobilisation, avec, en ligne de mire, la journée du 16 juin des personnels de santé. La CGT prévoit d’élargir l’appel «dans les territoires» aux autres luttes en cours.

Clotilde Mathieu

 

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Impact de la réforme Assurance chômage et de la réforme APL Familles modestes

14 Décembre 2019, 12:07pm

Publié par PCF Villepinte

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Par Laurence Cohen groupe Communiste au sénat/ 12 décembre 2019

Ces deux réformes sont des mesures budgétaires négatives pour les ménages – dont particulièrement les plus modestes -, les départements et le secteur de l’habitat à loyer modéré (HLM).

Mme Laurence Cohen interroge M. le ministre de l’action et des comptes publics sur les conventions d’objectifs et de gestion (2018-2022) des organismes de sécurité sociale, notamment sur celle de la caisse nationale d’allocations familiales (CNAF).

Celle de la branche famille prévoit notamment 2 100 suppressions de postes et une réduction de 5 % des frais de fonctionnement par an pendant cinq ans.

Or, au 1er janvier 2020, deux réformes, celle de l’assurance chômage et celle des allocations personnalisées au logement (APL) vont impacter de nombreuses personnes qui vont connaître une baisse de leurs ressources ; tous les allocataires vont perdre du pouvoir d’achat.

La réforme de l’assurance chômage va avoir un effet direct sur le réseau des CAF, puisque ces personnes perdant leurs droits à indemnité vont basculer vers les minima sociaux, voire la prime d’activité, gérés par les CAF, qui elles-mêmes vont avoir moins de moyens pour faire face à ces nouvelles demandes.

Cela va également impacter les dépenses des départements puisque de nouvelles personnes vont bénéficier du revenu de solidarité active (RSA) sans que l’État compense cette nouvelle dépense sociale.

Quant à la réforme des APL, dont le Gouvernement « espère » 1,2 milliard d’euros d’économies, elle va pénaliser des centaines de milliers de familles et de personnes du fait d’une non-revalorisation des actualisations des plafonds d’attribution des APL et AL, et plus largement va avoir également un effet négatif sur le secteur du logement social.

Ce sont bien tous les allocataires qui seront pénalisés puisque le projet de loi de finances pour 2020 prévoit une revalorisation à + 0,3 % quand l’indice de référence des loyers (IRL) augmente de 1,8 % et celui des prix à la consommation de + 1,5 %.

Aussi, elle lui demande s’il entend renoncer à ces deux réformes qui sont des mesures budgétaires négatives pour les ménages – dont particulièrement les plus modestes -, les départements et le secteur de l’habitat à loyer modéré (HLM).

Dans le cas contraire, pour faire face aux nouvelles demandes qui vont résulter de ces réformes, elle lui demande comment il entend donner des moyens pérennes supplémentaires aux CAF pour pouvoir assurer correctement les nouvelles missions que lui assigne l’État et notamment revenir sur la suppression de 2 100 postes programmé par la COG.

 

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Il faut revoir les exonérations de cotisations sociales

5 Novembre 2019, 08:32am

Publié par PCF Villepinte

 

CGT Publié le 4 nov 2019

Temps de lecture : 2 min.

L’Assemblée nationale a voté le 23 octobre la non-compensation à la Sécurité sociale des exonérations de cotisation sociale, ce qui entraîne une perte de 2,8 milliards d’euros. Pour la CGT, le problème n’est pas tant le déficit que l’insuffisance des recettes.

La présentation faite par les ministres Darmanin et Buzyn laisse apparaître un déficit de 5,4 milliards d’euros pour 2019 et une prévision de 5,1 milliards d’euros pour 2020, incluant plus de 4 milliards d’économies nouvelles sur l’assurance maladie.

Loin de l’euphorie du PLFSS 2019, qui annonçait un retour à l’équilibre des comptes de la Sécurité sociale

« Pour la CGT, il est clair que le principe de non-compensation va aggraver le déficit, mais c’est le principe même des exonérations de cotisations sociales sans aucune contrepartie sur les salaires et l’emploi qu’il faut revoir », explique Nathalie Verdeil, membre du bureau confédéral de la CGT.

La Cour des comptes, dans son récent rapport, chiffre à 90 milliards d’euros les « niches sociales », soit autant que les « niches fiscales ». Ce sont les allègements de cotisations patronales qui sont visés : 26 milliards de plus d’allègements entre 2013 et 2019, sans que le gouvernement soit capable d’apporter la moindre preuve de l’efficacité de ces dispositifs sur l’emploi.

La CGT demande plus de transparence sur ces 90 milliards en moins pour les caisses de la Sécurité sociale

« À titre d’exemple, si on divise par deux les exonérations actuelles on dégage 45 milliards d’euros supplémentaires. La transformation du CICE (crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi) en réduction de 6 points de cotisations maladie, c’est 22 milliards d’euros par an (en moins pour les caisses de la Sécurité sociale, ndlr) », détaille Nathalie Verdeil. « Toujours à titre d’exemple, ce sont au bas mot 5,5 milliards d’euros par an qu’on peut retrouver en supprimant les exonérations pour les entreprises du CAC 40 (2,7 milliards d’euros pour le CICE, 800 millions pour le taux réduit sur les allocations familiales et 2 milliards d’euros pour les allègements Fillon pour les salaires autour du Smic). »

Conséquences : les choix budgétaires du gouvernement entraînent un assèchement des caisses pour justifier l’austérité, la dégradation des services publics et de notre système de protection sociale.

 

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Le déficit de la Sécurité sociale ? Un mensonge d’Etat

4 Novembre 2019, 07:37am

Publié par PCF Villepinte

 

Le gouvernement et les médias ont donné un écho tout particulier à l’annonce d’un déficit de la Sécurité sociale de 5 milliards, qui justifierait une nouvelle réduction des dépenses publiques. C’est une « fake news ». La Sécurité sociale est en excédent de 11 milliards. Comment mentent-ils ? Et pourquoi ?

« C’est un coup dur pour les finances publiques. » titre le journal Le Monde, « Vers une rechute du déficit, à plus de 5 milliards d'euros » renchérit Les Echos, « Le déficit de la Sécurité sociale replonge de façon spectaculaire en 2019 » diffuse France info, « Après s'être approché de l'équilibre en 2018, les comptes de la Sécurité sociale retombent encore plus dans le rouge en 2019 » répète à longueur de journée BFMTV.

Un excédent de 11 milliards

En réalité, note Henri Sterdyniak des Economistes Attérés, « dans les Comptes des Finances Publiques on constate que la Sécurité sociale a un excédent de 11 milliards d’euros ». Comment expliquer ce hiatus ? C’est relativement simple expose l’économiste : « L’Etat impose à la Sécurité sociale de contribuer au remboursement de la Dette sociale accumulée pendant la crise financière (…) en 2019 la Sécurité sociale s’est désendettée de 11 milliards » correspondant à son excédent et il poursuit : « Mais l’Etat ne comptabilise pas cet effort quand il établit le solde de la Sécurité sociale ».

D’où vient le déficit de 5 milliards ?

Les causes de déficit seraient dues, selon le gouvernement, au financement des mesures dites « gilets jaunes » et à une explosion des dépenses sociales. Il n’y a pas d’explosion des dépenses sociales : en 2019 elles ont augmenté de 2,2 % par rapport à 2018, soit nettement moins que le PIB qui augmentait de 2,7 %. La dette de la Sécurité sociale qui était de 10 % du PIB en 2012 va passer à 7,6 % en 2020.

Ce n’est donc pas du côté des dépenses qu’il faut chercher les raisons de ce déficit, mais du côté des ressources. Le gouvernement a en effet décidé de ne pas compenser les exonérations de cotisations sociales et les allégements qu’il a dû consentir face à la colère des retraités et au mouvement des gilets jaunes et de les faire payer à la Sécurité sociale : hausse de la prime d’activité (1,2 Mds), exonération des cotisations salariales sur les heures supplémentaires (1,9 Mds), annulation de la hausse de la CSG pour les retraités ayant des revenus inférieurs à 2 000 euros (1,5 Mds), baisse du forfait social (0,6 Mds), soit au total environ 5 Milliards.

Pourquoi créer un déficit ?

Selon la loi dite « Veil » du 25 juillet 1994, l’Etat a l’obligation de compenser le coût des exonérations de cotisations sociales. En 2018 et particulièrement dans le PLFSS 2020, le gouvernement décide de passer outre et de créer un déficit de la Sécurité sociale purement artificiel, en ne compensant pas les exonérations et les allégements accordés. En définitive le gouvernement fait payer aux assurés sociaux que nous sommes le coût des mesures qu’il nous a chichement accordé.

Mais c’est une manœuvre à double détente : le deuxième objectif, central celui-là : « Le discours sur le déficit sert à justifier la réduction des prestations sociales » confirme Henri Sterdyniak.

Réduire les prestations sociales

En trois ans le pouvoir d’achat des prestations familiales a baissé de 2 %, celui des allocations logement de 3 %, celui des retraités dont le revenu est inférieur à 2000 € de 2,3 % et celui des retraités dont le revenu est supérieur à 2000 e de 5 %.

Cette année encore il veut économiser 4,2 milliards sur les dépenses de santé, avec un budget qui n’augmentera que de 2,1% alors que la simple reconduction des moyens nécessiterait plus de 4%. Des économies supplémentaires de 900 millions d’euros sont demandées à l’hôpital public déjà au bord de la rupture.

Dire stop le 5 décembre

Face à cette volonté d’Emmanuel Macron et de son gouvernement de démanteler la Sécurité sociale afin de réduire au minimum les prestations sociales et de justifier la privatisation rampante du secteur de la santé, il faut nous rassembler et nous associer nombreux à la journée de grève et de manifestions du 5 décembre.


Pascal Santoni

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