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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

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1ER MAI

13 Janvier 2026, 11:03am

Publié par PCF Villepinte

Le 22 janvier l’Assemblée nationale doit rejeter l’attaque du 1er mai, seul jour obligatoirement chômé et payé

Publié le 13 jan. 2026

[Communiqué intersyndical] Certains groupes parlementaires et les organisations patronales ont lancé de nouvelles offensives pour obliger les salarié·es à travailler le 1er mai, seule journée fériée obligatoirement chômée, rémunérée et symbolique pour les travailleurs·euses à l’international.

1er mai, seule journée fériée obligatoirement chômée, rémunérée et symbolique pour les travailleurs·euses à l’international

C'est le sens de la proposition de loi adoptée au Sénat, « Permettre aux salariés de certains secteurs de travailler le 1er mai » largement appuyée par le gouvernement de l’époque, qui a engagé la procédure accélérée, comme si l’urgence était de faire travailler les salarié·es le 1er mai !

La loi actuelle prévoit que seuls « les établissements et services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail » peuvent faire travailler leurs salarié·es. La proposition de loi étend la dérogation à un ensemble de secteurs professionnels, aux dépens des salarié·es mais aussi des petits commerces indépendants de proximité qui pouvaient jusqu’ici déjà ouvrir ce jour-ci sans subir la concurrence des grandes entreprises.

Cette proposition de loi, soumise au vote d’une niche parlementaire le 22 janvier, remettrait en cause ce jour de repos rémunéré pour l'ensemble des salarié·es. 

Le projet d’établir une liste d'établissements visés, constitue une première brèche et remet en cause la précieuse exceptionnalité du 1er mai. 

Or à chaque fois qu'un principe est remis en cause, la dérogation s’étend progressivement à toutes et tous. 

Le travail le dimanche en est l’illustration. Une fois le travail généralisé ce jour-là, les majorations n’ont plus lieu d’être. Quant au « volontariat », ajouté pour rassurer, il n'existe pas réellement du fait du lien de subordination inhérent au contrat de travail, d’autant plus dans les TPE. Comme pour le dimanche, les employeurs obligeront les salarié·es à travailler le 1er mai sous peine de licenciement, ou de non-recrutement pour les nouveaux·elles salarié·es.

Enfin, cette journée fériée doit rester exceptionnelle car elle commémore les luttes pour les droits des travailleuses et travailleurs, depuis les manifestations mortelles, notamment en France avec la fusillade sanglante de travailleurs à Fourmies le 1er mai 1891. 

Remettre en cause le principe de cette journée, c’est remettre en cause plus de 100 ans d’histoire de lutte sociale.

Par nos alertes syndicales nous avons participé à modifier la première version de la proposition de loi. Le texte adopté au Sénat reste un recul pour des millions de salarié·es. Par nos interpellations et notre mobilisation, nous pouvons encore empêcher cette régression sociale inacceptable.

Alors qu’elle est inscrite dans la niche parlementaire le 22 janvier, les organisations syndicales CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, Solidaires, FSU, appellent les député·es à s’opposer à cette proposition de loi. 

Dans cette période troublée, gardons des temps en commun d’apaisement. Le 1er mai doit rester ce qu’il est : un jour férié et chômé.

 

 

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Année noire pour le monde du travail

19 Juillet 2025, 09:17am

Publié par PCF Villepinte

🚨 Année noire pour le monde du travail

Avec ses annonces, le Premier ministre vient d’ouvrir un chantier aussi brutal qu’idéologique. 

Ce n’est pas un plan d’économies, c’est une déclaration de guerre aux droits des travailleuses et des travailleurs. Le gouvernement responsable de la situation économique du pays ne remet jamais en cause sa politique de l'offre

Au lieu d’ouvrir les yeux sur les urgences sociales – salaires, conditions de travail, santé, éducation, climat – le gouvernement choisit de faire payer une nouvelle fois les travailleur·euses, notamment les privé·es d’emploi, et stigmatise les agent·es du service public. 

Au lieu de mettre à contribution ceux qui sont responsables du déficit, les plus riches et les grandes entreprises qui ont bénéficié de 73 Milliards de baisse d'impôts chaque année et touchent 211 milliards d'aides publiques, le gouvernement fait encore payer l'addition aux travailleuses et aux travailleurs, aux retraité·es et précaires.

Au menu : une cure d'austérité sans précédent pour le monde du travail :
  • Une "année blanche", c'est à dire le gel des pensions des retraité·es, des prestations sociales (aides au logement, allocation adulte handicapés, allocations familiales...), des budgets des services publics, des salaires des fonctionnaires et l'augmentation des impôts et de la CSG. Cela se traduira donc par un appauvrissement de chacune et de chacun de plusieurs centaines d'euros chaque année ;
  • Après nous avoir volé 2 ans de vie, le gouvernement veut nous imposer 2 jours de travail gratuit avec le vol de 2 jours fériés, dont le 8 mai, jour de la victoire contre le nazisme !
  • Déremboursements des médicaments et des consultations, notamment pour les malades en affections de longue durée ;
  • Suppression de 3000 postes de fonctionnaires et de nombreuses agences de l’État, et non-remplacement d'un fonctionnaire sur trois. C’est moins de pompiers, d'infirmier·es, d’enseignant.e.s...
  • Braderie du patrimoine de l’État et privatisations ;
  • Un nouveau tour de vis, le plus violent de tous, pour les privé·es d'emploi dont les droits ont déjà été divisés par 2 depuis qu'Emmanuel Macron est Président de la République ;
  • La volonté d'imposer une remise en cause tous azimuts des droits des salarié·es avec des mesures qui pourraient être prises par ordonnance dès l'automne

Par contre, la nécessaire justice fiscale est encore une fois renvoyée aux calendes grecques.

La CGT dénonce avec la plus grande fermeté cette fuite en avant austéritaire.

Le premier ministre ose expliquer aux travailleuses et aux travailleurs qu'il faut travailler plus sans dire un mot sur les centaines de milliers de licenciements en cours et sur le naufrage de la politique de l'offre qui a coulé nos finances publiques sans réindustrialiser le pays.

Ces annonces sont tout aussi injustes qu’inefficaces. 

Elles auront un impact récessif violent et ne feront qu'amplifier les difficultés économiques du pays. Elles vont plonger des milliers de familles dans la pauvreté qui atteint déjà un niveau record notamment chez les femmes et les jeunes.  On ne soigne pas les finances publiques en saignant les droits sociaux et les services publics !

Ces annonces, faites-en plein cœur de l’été, alors que des millions des travailleurs et de travailleuses ne peuvent pas partir en vacances, sont en total décalage avec les attentes du monde du travail. Elles bradent notre avenir en tournant le dos aux investissements indispensables pour la transition écologique, la recherche et l'éducation, la santé, l’industrie.

Le Premier ministre reconnaît lui-même qu'il n'est pas en situation d'imposer sa cure d’austérité et d'appauvrissement. Rien n'est joué ! L'heure est à préparer la mobilisation. La CGT mettra tout en œuvre pour empêcher ces violents reculs sociaux

 

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Sécurité sociale

30 Mai 2024, 16:35pm

Publié par PCF Villepinte

Constitutionnalisons la Sécurité sociale !

« Nous avons l’obsession de défendre la Sécurité sociale et ses principes de solidarité. » Alors qu'un projet de loi pour consacrer la Sécurité sociale dans la constitution sera débattu ce jeudi 30 mai à l’Assemblée nationale, quatre représentants des principaux syndicats - Sophie Binet pour la CGT, Marylise Léon pour la CFDT, Laurent Escure pour l'UNSA et Benoit Teste pour la FSU - appellent à « saisir cette occasion pour ouvrir un grand débat sur l’avenir de la Sécurité sociale dans le pays. »

La Sécurité sociale est une conquête sociale à laquelle nous sommes viscéralement attachés. C’est par elle que nous nous garantissons mutuellement des droits fondamentaux. Elle incarne la solidarité. Elle est la garantie des droits créés par le travail. Elle est devenue une institution dont la République ne saurait se passer.

Nous aurions beaucoup à dire sur les attaques qu’elle a subies, sur son étatisation toujours plus avancée, sur les nombreux défis face auxquels il faut lui donner les moyens d’être au rendez-vous, sur le sous-financement qui l’affecte gravement et les graves atteintes portées au principe même de cotisation sociale.

De tout cela, à vrai dire, nous sommes prêts à débattre. Nous avons des idées, nous avons des revendications. Cela s’est vu et entendu au moment de la réforme des retraites… Le puissant mouvement qui a contesté la réforme imposée par l’exécutif a témoigné d’une profonde aspiration au progrès social.

Nous alertons sur les menaces qui pèsent sur la Sécurité sociale. Cette somme considérable de richesses créées par le travail qui échappe au marché nourrit de multiples appétits. On nous rabâche à longueur de temps que la Sécurité sociale coûte trop cher pour lui faire réduire son périmètre et pour rétrécir nos droits.

Dans les pays où la protection sociale est individualisée, les sommes consacrées sont-elles moins importantes ? En réalité, elles sont beaucoup plus mal employées et les sociétés sont d’autant plus marquées par les inégalités…

Nous avons l’obsession de défendre la Sécurité sociale et ses principes de solidarité. Pour nous cela ne signifie pas défendre l’existant ou le statu quo. Mais le mouvement engagé de son affaiblissement a de quoi inquiéter. Comment ne pas voir ces inquiétudes renforcées par les projets du gouvernement concernant l’Assurance-chômage, assurée par cette autre grande institution sociale fondamentale qu’est l’UNEDIC…

C’est pourquoi, nous soutenons l’initiative de faire entrer la Sécurité sociale dans la Constitution avec ses principes fondateurs.

Il est choquant qu’elle n’y figure que par le biais des lois de financement, sans la reconnaissance, et même la proclamation, de son ambition sociale.

Nous le souhaitons, non pas pour nous déposséder nous-mêmes du rôle que nous entendons jouer dans sa gestion avec les salariés, mais pour acter cette singularité et donner force à la démocratie sociale. Nous appelons l’Assemblée nationale, qui aura à statuer sur une proposition de loi en ce sens le 30 mai prochain, à saisir cette occasion pour ouvrir un grand débat sur l’avenir de la Sécurité sociale dans le pays.

Signataires :

Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT,

Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT

Laurent Escure, secrétaire général de l'UNSA

Benoit Teste, secrétaire général FSU.

 

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VILLEPINTE Centre Social André Malraux en danger

25 Mai 2023, 09:11am

Publié par PCF Villepinte

Tous unis pour la survie du centre social

Le 1er  avril, le conseil municipal a voté une baisse de près de 50  % du montant de la subvention au centre social André-Malraux. Une décision qui fait craindre des licenciements à une partie de la population, qui s’est mobilisée ce mercredi.

Villepinte, ce mercredi après-midi. Environ 150 personnes ont réclamé « des subventions », au son des cornes de brume et des percussions de fortune, devant l'hôtel de ville.

Le Parisien 25/05/2023 Reportage. Alexandre Arlot

« Une seconde famille. »

 Quand Madeleine, 82 ans, explique en trois mots ce que représente pour elle le centre social André-Malraux (CSAM), à Villepinte, Leïla, Sabrina et Sylvette opinent aussitôt de la tête. Les quatre femmes ont nourri la foule qui s’est rassemblée ce mercredi après-midi devant l’hôtel de ville. Habitants, employés de la structure, élus d’opposition, syndicalistes : environ 150 personnes ont réclamé « des subventions » au son des cornes de brume et des percussions de fortune.

Le 1 avril, le conseil municipal a acté une forte diminution du montant alloué par la ville au seul centre social de la commune. Celui-ci s’élève désormais à 110000€, contre 210000 € en 2022 (- 90 %) et 250000€ en 2021. « En 2016, la subvention était supérieure à 300000 €, rappelle Rosa Esteves, une habitante qui siège au conseil d’administration du CSAM depuis plus de vingt ans. L’an dernier, on a prévenu la mairie qu’on n’avait plus de trésorerie et qu’en cas de nouvelle baisse, il faudrait licencier. »

Treize salariés inquiets pour leur avenir.

 La maire (LR) de Villepinte, Martine Valleton, a justifié cette décision par les difficultés budgétaires qui frappent « toutes les collectivités en France ». « Le soutien à ce centre, profondément ancré dans notre ville, important dans le cœur de plusieurs générations de Villepintois, ne peut plus se faire à n’importe quel prix, avec un chèque en blanc », écrivait-elle au lendemain d’une réunion publique houleuse à ce sujet.

 Car depuis le vote de cette mesure, une partie de la population ne cesse de se mobiliser pour la dénoncer. Le 13mai, des dizaines de personnes ont assisté au conseil municipal lors duquel a été adopté un vœu porté par le groupe d’opposition Villepinte en commun réclamant le rétablissement du montant de la subvention.

 La manifestation organisée ce mercredi est la dernière illustration en date de ce combat. Les habitants rencontrés à cette occasion s’accordent sur l’importance du CSAM, situé au cœur d’un quartier prioritaire de Villepinte. Sa directrice, Yasmina Sidi Moussa, revendique « plus de 5000 bénéficiaires ».

« L’adhésion ne coûte que 5 € par an, pour toute la famille, et les sorties sont très abordables », souligne Sabrina, 46 ans, mère de deux enfants qui y ont bénéficié du soutien scolaire. « Toutes les générations s’y côtoient », abonde Leïla, 34ans.

Madeleine confirme, elle qui a pris des cours d’informatique au centre social. « C’est un lieu de rencontres et de soutien moral pour moi, maintenant que mes enfants sont loin », confie l’octogénaire.

L’incertitude, qui plane sur l’avenir de la structure, inquiète aussi ses 13 salariés, dont certains sont en poste depuis plus de vingt ans. « Ils ont l’impression qu’on discrédite leur travail », glisse leur directrice. Présent à la manifestation, Pierre Vincent dresse un parallèle avec le sort de sa compagnie théâtrale, qui s’est résolue à quitter la ferme Godier l’an dernier. « Comme pour nous, la mairie réduit peu à peu sa subvention », observe-t-il.

Une délégation de six personnes a été reçue à l’hôtel de ville en milieu d’après-midi. La demande qu’elle a portée, celle du vote d’une nouvelle subvention, n’a pas trouvé l’écho espéré. « On n’a aucune garantie que les emplois puissent être maintenus, souffle Sébastien, le porte-parole des employés du CSAM. Fin juin, il deviendra impossible de payer les salariés. »

Trouver des soutiens financiers d’ici septembre.

Martine Valleton fixe plutôt la date butoir à septembre. D’ici là, l’élue espère trouver les moyens financiers complémentaires pour assurer la pérennité du centre social. Ils pourraient venir de la Caf, son autre financeur, sous la forme d’une avance de subventions. « Notre volonté, c’est qu’il n’y ait pas de licenciements », insiste-t-elle.

La maire de Villepinte envisage ensuite la signature d’une convention de trois ans qui repréciserait les objectifs assignés au CSAM. Elle évoque notamment la formation aux nouvelles technologies. « Ce que fait le centre social est très bien, mais on ronronne un petit peu », estime-t-elle. L’élue reconnaît que la subvention allouée cette année par la municipalité est « beaucoup plus faible » que les années précédentes. « Ça fait peur aux gens et je le comprends, dit-elle.

Pour certains d’entre eux, "le centre social est une seconde famille." Madeleine continue de filer la métaphore : « Si on nous le retire, on sera orphelin ».

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VILLEPINTE: Centre Social André Malraux

15 Mai 2023, 14:53pm

Publié par PCF Villepinte

 

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Casse sociale subventionnée par l’argent public

12 Novembre 2022, 07:52am

Publié par PCF Villepinte

 : l’impunité d’Amazon doit cesser !

 

Lundi 7 novembre 2022, une enquête édifiante de l’Humanité dévoilait le vrai bilan social d’Amazon : une véritable casse sociale subventionnée par notre argent public.

Amazon, c’est 121 milliards de bénéfices en 2021 en Europe. Pourtant, loin de participer à la richesse des territoires dans lesquels il s’implante, le géant américain prend soin de s’exempter d’un maximum de ses responsabilités fiscales et sociales.

Ainsi, sa stratégie « d’optimisation » lui permet de ne pas payer un centime d’impôt sur le sol français. Pire encore, l’entreprise touche des aides publiques pour des créations d’emplois qui n’en sont pas. En effet, l’article révèle que l’entreprise embauche désormais en CDI... pour rompre ces contrats avant le terme de la période d’essai (962 contrats concernés en 2021). Cette pratique prouve que non seulement Amazon est une machine à précariser, mais aussi une machine à frauder. Amazon nous vole !

Sur ce point comme sur les autres, les faits relatés par l’article sont atterrants du point de vue droit du travail, et en disent long sur la politique de gestion des ressources humaines d’Amazon.

Le taux de recours démentiel à l’intérim (42% des effectifs de l’entreprise) et le niveau massif de recours aux heures supplémentaires (900 000, soit 562 emplois équivalents temps plein que l’entreprise ne crée pas) témoignent d’une volonté claire de ne pas embaucher en interne.

Le taux de rotation (qui atteint près de la moitié des effectifs) tout comme le nombre croissant de salariés inaptes ou encore le nombre important de licenciement pour abandon de poste (62 en 2021) est l’expression d’une organisation toxique qui fait souffrir les salariés, qui les maltraite.

Nous demandons alors au gouvernement de donner les moyens à l’inspection du travail de réaliser un contrôle national sur les pratiques sociales d’Amazon, au nom de l’intérêt général et de celui des travailleurs.

Nous demandons par ailleurs le remboursement des aides publiques versées pour chaque embauche en CDI qui s’est soldée par une rupture de la période d’essai. Amazon ne peut continuer à financer la précarisation du monde du travail au frais du contribuable.

Nous demandons enfin la fin des pratiques « d’optimisation fiscale » qui déresponsabilise les entreprises. Cela passe par le prélèvement à la source des multinationales.

PCF

Paris, le 7 novembre 2022.

 

 

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Dégel du point d’indice : insuffisant !

1 Juillet 2022, 07:24am

Publié par PCF Villepinte

CGT PUBLIÉ LE 28 JUIN. 2022

Le ministre de la Transformation et de la Fonction publique a annoncé, mardi 29 juin, une augmentation de 3,5 % de la valeur du point d’indice applicable au 1er juillet. Pour la CGT, ce premier pas reste insuffisant au regard des pertes cumulées avec le gel du point depuis plus de vingt ans.

 

Avec une revalorisation de 3,5%, le gouvernement confirme que le seul moyen efficace d’augmenter les salaires de tous les personnels de la Fonction publique, c’est d’augmenter la valeur du point d’indice. Il reconnaît ainsi l’erreur profonde qu’a constitué le maintien du gel depuis le début de la présidence Macron. 

Il s’agit d’une véritable défaite idéologique, qui marque l’échec des politiques salariales fondées sur l’individualisation et la multiplication des mesures parcellaires.

Cette première brèche est à mettre au crédit des luttes menées par les personnels fonctionnaires et non-titulaires avec leurs organisations syndicales, dont la CGT qui a toujours porté la valeur du point comme une bataille centrale. 

Si les augmentations de plusieurs dizaines d’euros visibles sur les fiches de paye seront évidemment bienvenues, elles ne compensent pas les pertes cumulées par plus de vingt de gel du point d’indice. 

En effet, cette hausse est nettement insuffisante et ne permet pas une revalorisation à hauteur des qualifications ni de l’inflation. Le dégel du point d'indice permet tout juste de rattraper les minima des grilles salariales de la fonction publique au dessus du SMIC après les hausses automatiques en raison de l'inflation. Cette mesure appelle donc une revalorisation plus forte.

Certes, des mesures complémentaires ont été annoncées : reconduction de la GIPA en 2022, extension du forfait mobilité durable, augmentation de 7 % de la prestation restauration à l'État, revalorisation des premiers échelons de la catégorie B.

Le ministre s’engage également à ce que le projet de loi “pouvoir d'achat” permette d'honorer les engagements précédemment pris concernant l'extension du Complément de traitement indiciaire aux oublié·es du Ségur.

Fruits de la lutte des personnels et de la bataille syndicale, ces mesures ne suffisent bien sûr pas à rééquilibrer la situation salariale.

La CGT considère ces annonces comme un encouragement à poursuivre l’effort revendicatif, en vue notamment de la tenue de prochaines réunions salariales sur lesquelles le ministre s'est engagé.

La CGT maintient la revendication d’une première augmentation d'au moins 10 % de la valeur du point, avec effet rétroactif au 1er janvier et indexation sur l'inflation.

Aussi, la CGT des services publics a annoncé qu’elle poursuit la bataille salariale pour tous les agents fonctionnaires et non titulaires, mais aussi pour l'égalité professionnelle, pour un travail dignement reconnu et rémunéré dans la Fonction publique.

Dans un communiqué, la CGT appelle les personnels à débattre des premières mesures obtenues et de celles à conquérir. La CGT continuera d’œuvrer, dans l’unité syndicale la plus large possible, à construire le rapport de force pour gagner sur les revendications.

 


 

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Indécence

16 Février 2022, 11:00am

Publié par PCF Villepinte

« Fichons la paix au CAC 40 », supplie Bertille Bayard, la chroniqueuse du Figaro (2/2). Elle est agacée par la proposition de Fabien Roussel : « Il faut reprendre la main sur le grisbi qui coule à flots. » Et elle a cette formule ampoulée : « L’opulence du CAC 40 ne doit pas donner lieu à un débat dont le substrat serait l’hypothèse d’une fortune indécente. » Mais quand s’alignent ces chiffres : LVMH +68 %, STMMicroelectronics +80 %, résultats cumulés du CAC40 +135 %, et qu’on se rappelle que la hausse (macronienne) du Smic en janvier a été de 0,9 %, on demande : où est l’indécence ?

Gérard Streiff

 

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Familles

25 Janvier 2022, 07:28am

Publié par PCF Villepinte

La famille Mulliez (Auchan) rêverait d’absorber la famille Moulin (Carrefour). À la clé des milliards à empocher ; et au bas mot 10 000 salariés sur le carreau. Il paraît que Darmanin vient d’écrire aux préfets, pour les alerter. Non pas sur la spéculation en cours mais sur les mouvements sociaux en perspective.

Gérard Streiff

 

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« Sécurité sociale intégrale »

29 Décembre 2021, 08:54am

Publié par PCF Villepinte

Étendre les frais médicaux couverts par l'assurance maladie obligatoire et supprimer les complémentaires santé : c'est l'un des scénarios proposés par le Haut Conseil à l'avenir de l'assurance-maladie.

Le ministre de la Santé Olivier Véran a demandé au Haut Conseil à l'avenir de l'assurance-maladie (HCAAM) d'envisager des évolutions possibles de la Sécurité Sociale.

Cette instance consultative, dont fait partie la CGT, a rendu un rapport qui contient quatre scénarios possibles. L'un d'entre eux, le plus détaillé et le plus commenté, examine la possibilité d'une extension des soins pris en charge par l'assurance maladie.

Ce que l'on appelle le projet de « Grande Sécu » fusionnerait la Sécurité sociale et les complémentaires santé.

Actuellement, en France, nos dépenses de santé sont prises en charge par le régime de base de la Sécurité sociale (environ 80 % des dépenses) et par trois types d'organismes complémentaires de santé : mutuelles, assureurs et organismes de prévoyance.

Le rapport du HCAAM précise que le scénario de réforme de « Grande Sécu » « conduirait les finances publiques à prendre en charge 22,4 milliards d’euros » pour l'instant assumés par les patients ou par leur complémentaire santé.

Pour Pierre-Yves Chanu, représentant de la CGT au sein du Haut Conseil, la revendication syndicale de « Sécurité sociale intégrale » a pesé sur les travaux mais il reste encore un certain nombre de points à éclaircir.

Quelle sera l'ampleur de la prise en charge à 100 % ?

Le scénario du HCAAM prône un remboursement intégral des frais dentaires, optiques et des prothèses auditives. « Mais qu'en est-il des dépassements d'honoraires ? » demande Pierre-Yves Chanu, rappelant que la CGT défend une transformation profonde du système de santé, remet en cause la médecine libérale et prône notamment le développement de centres de santé de proximité avec des médecins salariés.

Par ailleurs, le rapport indique que les soins pris en charge seraient amenés à évoluer. Certains médicaments pourraient entrer et sortir de cette liste. Selon ce rapport, il conviendrait « d'accroître les exigences de régulation des dépenses de santé par l'Assurance Maladie Obligatoire, dans un double objectif de maîtrise des dépenses de santé et d'accès aux soins en supprimant la possibilité de se défausser sur l'Assurance Maladie Complémentaire. »

La CGT défend un périmètre de soin large, fondé sur un principe : tout ce qui contribue aux soins doit être remboursé.

Comment trouver les 22,4 milliards d'euros nécessaires ?

Pour la CGT, les ressources actuellement affectées au financement de la Sécurité sociale sont insuffisantes. Cette insuffisance s’explique avant tout par l’insuffisance des salaires, le niveau de chômage et les exonérations massives de cotisations sociales.

Il conviendrait donc d'établir une logique qui pénalise les investissements financiers au profit d’investissements productifs.

Enfin, la Sécurité sociale doit relever de la démocratie sociale et être placée sous la responsabilité de représentants élus des assurés sociaux.

Des règles de fonctionnement démocratiques doivent être élaborées. Elles seules permettront de répondre aux besoins de la population dans son ensemble.

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