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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

transports

POUR UN SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE DE QUALITÉ

28 Février 2021, 22:36pm

Publié par PCF Villepinte

 

La Convergence Nationale Rail sadresse aux candidat-e-s aux élections régionales de 2021

 

Madame, Monsieur,

                À loccasion des élections régionales de 2021 pour lesquelles vous êtes candidat-e-s, vous aspirez donc à être élu-e conseiller-e régional-e ou à être reconduit-e dans votre mandat.

                Dans ce cadre, la CNR (Convergence Nationale Rail), association créée en 2011, qui défend une conception progressiste du service public ferroviaire, composée de comités et de collectifs dusagers, de syndicalistes, d’élu-e-s, de collectivités, de citoyen-ne-s, souhaite vous interpeller sur une grande question de société qui doit tenir une place centrale dans le débat politique, à savoir : lavenir du service public ferroviaire dont la SNCF, entreprise publique, doit être linstrument.

                Malgré les effets d’annonce, le transport ferroviaire est le parent pauvre du plan de relance gouvernemental et de sa loi « Climat et Résilience ». Pourtant, un report modal massif en faveur du rail est incontournable pour répondre à plusieurs enjeux essentiels : climat et environnement, santé publique, aménagement du territoire, relance économique.

                Le mode ferroviaire garde en effet toute sa pertinence pour opérer un rééquilibrage entre les modes de transports au bénéfice des plus vertueux, mais il est aussi un outil moderne incontournable pour changer notre mode de développement et de croissance que la situation exige. Nous souhaitons donc vous faire part de quelques propositions fondamentales à ce sujet et vous demandons de bien vouloir nous faire connaître votre positionnement à leur égard.

  • Un système ferroviaire réunifié

                Le train était un moyen de transport guidé hautement interconnecté, dont l’efficacité dépend largement de l’ « effet réseau », nous demandons la réunification du système ferroviaire au sein dune Entreprise Publique unique et intégrée, fonctionnant selon les principes du Service Public, et irriguant l’ensemble du territoire, y compris les soi-disant « petites lignes ». Nous ne pensons pas que le transfert aux régions de certaines d’entre elles constitue une solution durable à la renaissance du rail ; elle entraînerait au contraire un risque de balkanisation du réseau ferré. Nous exigeons que l’État assume ses responsabilités pour entretenir, moderniser et développer les infrastructures ferroviaires sur tout le territoire, dans la perspective de l’intérêt général et sans contrainte de rentabilité financière.

  • Régler l’endettement du système

                La dette du système ferroviaire, qui dépasse les cinquante milliards d’euro et constitue pour l’essentiel une dette d’État, pèse lourdement sur la remise à niveau et sa modernisation d’un réseau dont l’âge moyen est de 35 ans.  Les importants sacrifices demandés aux cheminots et usagers du train par la « réforme ferroviaire » de 2018, que nous contestons toujours fortement, ont été appliqués tout de suite par l’État et la direction de la SNCF, mais il n’y a toujours rien de concret sur l’endettement ! Nous exigeons la reprise de ce dernier par l’État sans contrepartie pour les travailleurs ou usagers du rail.

  • Refuser le corset de l’Europe libérale et l’ouverture à la concurrence

                Dans la mesure où il ny a pas eu d’évaluation des politiques de libéralisation (paquets ferroviaires…), et qu’au contraire, l’ouverture à la concurrence du fret ferroviaire s’est accompagnée d’une accélération de son déclin au profit de la route, nous exigeons la non-transposition en droit français des directives européennes de déréglementation et de libéralisation. Nous refusons la concurrence « libre », en réalité complètement faussée (notamment en faveur des transports routier et aérien) ! La SNCF doit rester l’opérateur unique des trains de voyageurs ; les possibilités d’appels d’offre ne doivent pas être utilisées.

  • Infrastructures/sécurité

                Le réseau ferré national est encore sûr mais toujours vieillissant, avec des milliers de kilomètres de voies affectés par des ralentissements en raison du sous-investissement dans leur entretien depuis des décennies ! Corrélativement au désendettement du système nous proposons des sources de financements pour les infrastructures avec par exemple la mise en œuvre d’une écotaxe (prioritairement pour les trafics internationaux en transit), la renationalisation des concessions d’autoroutes, la création d’un pôle public financier, en lieu et place des PPP (partenariats public/privé). Nous pouvons envisager que la fin de l’exemption à terme des 6 milliards € annuels d’une partie de la TICPE sur le gasoil routier soit affectée au développement des infrastructures.

                À leur niveau, les régions doivent se montrer cohérentes et refuser d’investir dans le développement d’infrastructures routières nocives pour le climat et l’environnement pour donner la priorité au financement du rail, visant à sa modernisation et à son développement dans le cadre de conventions passées avec l’État et la SNCF.

  • Activités voyageurs

                Nous revendiquons la mise en œuvre dune tarification de Service Public, accessible à tous et en tous lieux, cohérente et lisible sur l’ensemble du territoire.

                Nous réclamons la relance de trains de nuit (trains auto-couchettes…) ainsi que des autres circulations ferroviaires dites Trains d’Équilibre du Territoire (TET/Trains corail). Celles-ci doivent être définies dans le cadre d’une planification nationale, mais en complémentarité constante avec les TER.

                Nous exigeons larrêt des fermetures de gares, de guichets et des boutiques SNCF, et leur réouverture là où ils ont disparu. Nous sommes opposés aux trains sans personnel à bord : tous les transports de voyageurs doivent être accompagnés d’au moins un contrôleur. Tout cela impose l’arrêt des suppressions d’emplois à la SNCF, qui n’ont jamais cessé, et qui sont incompatibles avec un service public ferroviaire sûr, fiable et de qualité. Nous demandons au contraire un plan pluri-annuel de créations d’emplois dans tous les métiers : conduite, accompagnement des trains, vente de titres de transports, présence en gare et sur les quais, entretien du matériel roulant, de l’infrastructure réseau, etc.

                Nous préconisons un véritable développement de la multimodalité et de la complémentarité des transports, sans concurrence, délétère pour les usagers et travailleurs des transports, dans le cadre d’une politique coordonnée. Le transport par autocar doit servir principalement sur la courte distance, là où il n’existe pas d’infrastructure ferroviaire, et doit rabattre efficacement les populations vers les gares les plus proches, avec des horaires adaptés aux activités et aux correspondances. Le transfert sur route de services ferroviaires est à proscrire, il engendre inconfort, insécurité, aléas pour les usagers, et augmente presque toujours considérablement les durées de trajets, sauf à renoncer massivement à desservir les haltes intermédiaires, ou à s’éloigner des centre-villes et donc des besoins des populations.

                Nous réclamons l’élargissement du versement transport aux Régions (AOT) pour leur permettre de financer le développement des TER.

  • Activités fret

                Nous revendiquons le développement du transport ferroviaire de marchandises sous toutes ses formes : trains complets, wagon isolé, messagerie, auto-train, transport combiné (ferroutage, caisses mobiles…) etc. Des gares de triages doivent être rouvertes, ainsi que des embranchements permettant un accès ferroviaire direct aux entreprises industrielles et les réseaux « capillaires » permettant la collecte fine des marchandises sur tout le territoire. La loi devrait déclarer le fret ferroviaire dintérêt public pour le rendre éligible à des subventions publiques. Elle devrait s’attaquer à la concurrence déloyale entre le rail et la route en intégrant les coûts externes (pollution, accidents, usure des infrastructures…) dans le coût du transport par camion.

                Les régions doivent travailler avec les entreprises locales pour développer le fret ferroviaire en faisant pression sur l’État et SNCF Réseau pour qu’ils assument leurs responsabilités dans la gestion des infrastructures. Les régions peuvent se saisir du FEDER comme d’un levier possible de financement, le report modal de la route vers le rail constituant un outil essentiel de la transition énergétique.

  • Démocratie

                Nous demandons une meilleure représentativité des usagers dans les instances de décisions, notamment pour la définition des dessertes en TER. Cela passe par la relance des comités de lignes et de partenaires, permettant aux usagers/citoyens de s’exprimer, de faire remonter leurs besoins et de participer concrètement à la définition de la consistance du service public ferroviaire en territoire.

  • Demandes locales

À compléter selon les situations !

 

                En vous remerciant de lintérêt que vous porterez à notre démarche et en espérant que vous soutiendrez nos propositions visant à répondre aux besoins du plus grand nombre.

Le bureau de la CNR :

 

Didier Le Reste, Président

Philippe Denolle et Aurélien Djament, vice-présidents

 

Vincent Jouille, trésorier

Laurent Russeil, secrétaire

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Grand Paris Express : quels enjeux pour le plus grand projet urbain d'Europe?

8 Février 2021, 07:44am

Publié par PCF Villepinte

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Les communistes de l’aérospatial à l’offensive

28 Octobre 2020, 10:08am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 28/10/2020 par PCF

Le collectif national aérospatial s’est réuni à mi-octobre afin de faire le point de la situation et d’être force de propositions et d’initiatives politiques.

Malgré les 15 milliards promis par le gouvernement à l’aérien, la réalité concrète est faite de plans de casse de l’emploi et de régression sociale.

https://d3n8a8pro7vhmx.cloudfront.net/pcf/pages/12356/attachments/original/1603871832/visuel-aero.jpg?1603871832

Avec ses 350 000 salariés, l’industrie aérospatiale constitue pourtant un atout pour l’avenir de notre pays, tout comme la filière du transport aérien qui emploi plus d’un million de personnes (1). Elle est une source de progrès technologiques majeurs en participant à la résolution des grands problèmes qui se posent à notre monde globalisé, à commencer par la crise climatique. Notre parti se félicite que l’activité civile soit aujourd’hui l’élément moteur de cette industrie. Il s’est toujours prononcé pour une industrie aérospatiale forte, dans le cadre de coopérations européennes et internationales maîtrisées, garantissant l’indépendance technologique face aux États-Unis et aux fonds financiers.

Sur les plateformes aéroportuaires la situation s’aggrave, entraînant destructions d’emplois et des faillites malgré les soutiens publics. Les aéroports sont quasi déserts et l’été n’a pas apporté la bouffée d’oxygène espérée.

Pour Airbus, un PSE (2) se négocie avec signature d’un accord de chômage partiel par la CGC, la CFTC et FO. Seulement 10 000 salariés sur 30 000 vont intégrer le dispositif de chômage partiel, ouvrant ainsi la voie à un accord de compétitivité attaquant les acquis sociaux. Les possibilités de chômage partiel et de départ de salariés en retraite anticipée ne sont pas exploitées au maximum pour permettre à la direction d’imposer l’accord de compétitivité sous menace de licenciements secs. Les charges de travail remontent avec la livraison de 57 avions en septembre et des remontées de cadence forte pour la famille des moyens courriers A320 (3) dès le début 2021. L’A321 sera l’un des avions de sortie de crise, d’où le besoin de la nouvelle chaîne d’assemblage à Toulouse pour sa version XLR transatlantique. Le carnet de commandes est toujours de plus de 7 400 avions à fabriquer et il est prévu de livrer plus de 500 avions en 2020 et plus de 600 en 2021. Les marchés chinois et d’Europe de l’Est font preuve d’une grande résilience et captent une grande partie des livraisons. Boeing est dans une situation catastrophique sur le secteur civil et ne sera sauvé que par les commandes du Pentagone.

Chez Thalès, malgré les aides de l’État, la suppression de 1 200 emplois dont nombre d’ingénieurs est annoncée. Elle ne se soldera pas obligatoirement par des licenciements secs : des ingénieurs iront travailler ailleurs... sur des domaines sur lesquels ils n’ont aucune expertise. Des postes vont être délocalisés en Inde dans une filiale de droit français qui donc pourrait bénéficier des aides de l’État.

À Safran, le débat se développe autour des idées que la pandémie n’explique pas tout et que l’histoire de l’industrie aéronautique montre que celle-ci dépend des cycles du transport aérien. C’est pourquoi un système de sécurité emploi-formation-revenus, qui exclurait le chômage, serait une alternative à l’accord que la direction Safran a imposé. Limité à des mesures pour faciliter les départs de Safran, cet accord, obtenu sous menace de licenciements secs, ne répondra pas aux besoins des salariés. Safran avait prévu en mai le versement de plus d’un milliard d’euros de dividendes. Ce coût du capital est à mettre en regard avec une masse salariale de cinq milliards. Ce versement a été annulé au dernier moment alors qu’était annoncé un renforcement des mesures de compétitivité dans la production, et une diminution des dépenses en recherche et développement de 20 à 30%. C’est pourquoi les fonds publics de Safran ne devraient pas financer l’intensification du travail et les suppressions d’emplois, mais devraient aller à la recherche & développement.

Pour les sous-traitants qui n’ont ni la trésorerie d’Airbus ni d’aides d’État, les PSE vont se multiplier avec des disparitions ou des rachats par des fonds financiers étrangers vautours, entraînant des délocalisations et nuisant à la sortie de crise.

Dans l’ensemble du secteur, la situation du personnel et de l’emploi se dégrade. Les effectifs de productions, d’études et même des services associés sont menacés. Les salariés des sociétés de sous-traitance, les salariés intérimaires sont en première ligne pour être licenciés. L’actuelle mise à l’arrêt du transport aérien sur toute la planète hors sud-est asiatique a un terrible impact sur tout le secteur. Mais les directions des grands groupes exploitent cette situation réelle pour travailler la remise en cause de l’ensemble des acquis et conquêtes sociales. Il s’agit d’un effet d’aubaine.

Si sur l’avion « propre » ou « décarboné » des études sont engagées, dans le même temps les grands groupes entendent diminuer leur effort en recherche et développement pour protéger la rétribution des actionnaires. Le marché du carbone, les bas prix du pétrole, les actuelles et futures taxations aveugles du transport aérien ne peuvent que conduire les compagnies à ne pas renouveler leur flotte pour des avions plus propres (4).

Les mesures contre les lignes intérieures devraient pousser les compagnies aériennes à affréter des TVG, concurrençant ainsi la SNCF, alors qu’au contraire on devrait rechercher la complémentarité entre train et avion. Tout ne doit pas être misé sur l’avion à hydrogène. Certes celui-ci est technologiquement possible (5), mais il implique, pour répondre de manière industrielle au transport aérien, la création de toute une filière de l’hydrogène propre qui n’existe pas encore, allant de la production par électricité décarbonée (6) aux installations aéroportuaires. Ce n’est pas impossible, contrairement aux dires de certains lobbies, mais cela demande du temps et de très importants investissements.

Sur le budget des armées, le gouvernement ne s’inscrit pas dans une logique de défense nationale, il vise à soutenir avant tout les grands groupes de l’industrie d’armement. S’il est nécessaire de préserver des outils industriels nationaux pour avoir les équipements nécessaires à la défense du pays, cela ne peut justifier de subventionner des entreprises privées à l’actionnariat flottant ou étranger par la commande publique. Un pôle public des industries de défense est donc indispensable, avec des nationalisations ainsi que des remontées de la part de l’État dans le capital d‘entreprises comme Airbus. Il faut une filière stratégique publique duale des industries de souveraineté qui, en lien avec une politique de sécurité collective préparant à un désarmement multilatéral, organiserait sa reconversion vers des productions civiles.

Le Collectif Aéro a dégagé quelques pistes de travail, donnant au PCF une visibilité politique auprès des salariés. Face à la destruction massive d’emplois, touchant particulièrement les sous-traitants et les intérimaires, le PCF se doit de contribuer aux luttes des salariés avec ses propres initiatives et propositions. Il s’agit aussi de construire des initiatives dans les grands bassins d’emplois de la filière dans le cadre des élections régionales.

Si le PCF combat les campagnes de désinformations pseudo écologiques anti-avion ignorant la réalité (7) et l’apport à l’humanité de l’industrie aérospatiale et du transport aérien, il se bat résolument dans les entreprises pour que l’aviation se réinvente afin de relever le défi politique et technologique de réduire considérablement son empreinte écologique avec de nouveaux moteurs, de nouvelles cellules, du roulage aéroportuaire électrique, de nouveaux carburants... Tout ceci ne sera possible que par l’action, le travail et la coopération de tous les salariés de l’aérien

Jean Claude Pradeau

pour le Collectif Aéro du PCF

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Un million de soutiens pour un référendum sur l'avenir d'ADP : E. Macron doit tenir ses engagements !

6 Décembre 2019, 08:38am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 05/12/2019 par PCF

Plus d'un million de soutiens ont désormais été obtenus et validés par le Conseil constitutionnel en faveur de l'organisation d'un référendum sur l'avenir d'Aéroports de Paris.

La proposition de Référendum d'Initiative Partagée soutenue par 248 parlementaires, la mobilisation des salariés d'ADP, de nombreuses organisations politiques, associatives et syndicales, des élu-e-s locaux ont permis de rassembler autant de signatures.

De nombreux freins ont pourtant été mis en place par le gouvernement pour que le débat public autour de l'avenir d'ADP soit confisqué : aucun information, aucun débat public,

ADP est un Bien commun de la Nation et sa gestion doit faire l'objet d'un débat citoyen, nourri par les enjeux spécifiques posés en Ile-de-France pour l'emploi, l'aménagement du territoire et le climat. Sa privatisation irait à l'encontre de l'urgence climatique qui appelle à réduire les gaz à effets de serre, à réduire les nuisances et protéger les populations riveraines. Elle conditionnerait la gestion de l'entreprise aux exigences de rentabilité financière des actionnaires privés, alors que la puissance publique doit plus que jamais maîtriser la filière de l'aérien.

Le Président de la République s'est dit favorable le 25 avril dernier à l'abaissement à un million du seuil de soutiens recueillis pour l'organisation des référendums d'initiative partagée.

Il peut sans attendre passer de la parole aux actes ! Il a le pouvoir de convoquer un référendum sur l'avenir d'ADP et de créer les conditions pour que notre peuple puisse décider, au terme d'un vrai démocratique, du devenir d'un de ses fleurons économiques.

 

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Transports. Les départements franciliens accusent l’Etat de « racket »

1 Décembre 2019, 07:58am

Publié par PCF Villepinte

 

Les présidents des départements d’Île-de-France et la ville de Paris demandent l’abandon express d’une ponction de 75 millions d’euros liés aux transports, décidée sans concertation par l’exécutif.

D’abord un problème de méthode : Michel Cadot, préfet de région, convoque les départements d’Île-de-France à la dernière minute pour une prétendue réunion de concertation, le mercredi 13 novembre. Sans dialogue, il les met finalement devant le fait accompli : 75 millions d’euros leur seront ponctionnés dès 2020, le tout pour financer le projet de Grand Paris Express, sur lequel l’Etat s’était engagé.

 

Le jour même, l’amendement relatif aux transports portant cette mesure est déposé à l’Assemblée nationale, et voté dès le lendemain. « Inacceptable ! », s’est exclamé mardi Patrick Devedjian, président LR des Hauts-de-Seine, lors d’une conférence de presse qui a réunis les sept présidents des départements de la région, le président de l’Assemblée des départements de France, Dominique Bussereau, ainsi que le premier-adjoint de la ville de Paris, Emmanuel Grégoire.

 

Tous ensemble, ils ne manquent pas de mots pour fustiger l’action du gouvernement : « razzia », « racket », « mensonge » « mépris », « diktat ». Patrick Devedjian ira même jusqu’à parler de « gouverneur colonial », ou encore de « fermier général » pour qualifier un Michel Cadot qui s’évertue selon lui à exclure délibérément les élus locaux.

Boycott et désengagement financier

« Les départements franciliens et la ville de Paris ne peuvent plus compenser un énième désengagement de l’État de ses prérogatives, alors que les transports en commun sont une des priorités majeures des Franciliennes et Franciliens. Ils demandent l’abandon express de cette mesure. En l’absence de ce dernier, ils ont décidé d’un commun accord de ne plus siéger au conseil de surveillance de la SGP. Par ailleurs, les 7 Départements d’Île-de-France détermineront aussi les modalités de leur retrait financier, dans les mêmes proportions que les ponctions réalisées, sur les actions et projets qu’ils cofinancent avec l’Etat ou financent déjà à sa place », poursuivent les collectivités.

 

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Ecotaxe sur l’aérien : il faut 2 milliards d’euros par an, pas une aumône

16 Juillet 2019, 07:27am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 10/07/2019 par PCF

La Ministre des Transports vient d’annoncer la création d’une écotaxe sur le transport aérien. C’est très tard et surtout beaucoup trop peu. Il faut beaucoup plus de moyens pour le financement des infrastructures de transport. Et il faut surtout tout faire pour réduire le trafic aérien, qui ne cesse d’augmenter à un rythme insoutenable pour le réchauffement climatique, plus de 5% par an.

L’écotaxe annoncée par le gouvernement n’est qu’une aumône comparée aux besoins de financement. Pour le PCF, une vraie écotaxe aérienne doit dégager au moins 2 milliards de recettes par an, et pas les beaucoup trop faibles 182 millions par an annoncés par la Ministre. Ils ne sont qu’une aumône par rapport aux besoins.

Il faut que l’État investisse au moins 5 milliards par an dans les infrastructures de transport, soit plus de deux fois plus que ce que propose la Loi Mobilités en passe d’être votée définitivement.
Une vraie écotaxe aérienne est un outil de financement utile et vertueux pour l’environnement. Elle doit servir à inciter réellement à réduire le trafic aérien.

Nous proposons un niveau d’au moins 10 euros par billet en classe économique et au moins 100 euros par billet en classe affaires. Il faut également créer une taxe qui pénalise fortement les trajets en jets privés, une hérésie environnementale. Ils doivent contribuer à hauteur d’au moins 1000 euros par passager.

Cet outil fiscal doit avoir pour objectif de remplacer le maximum de trajets effectués en avion par des trajets effectués en train. Une fiscalité environnementale efficace sur l’aérien est toujours plus nécessaire.

Comme est nécessaire la mise en échec de la privatisation d’ADP.

Jacques Baudrier et Pierre Garzon. Animateurs du collectif mobilités du PCF,

 

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Transport. Carole Delga : « Il n’y a plus de conducteur à l’entreprise SNCF »

30 Mai 2019, 07:21am

Publié par PCF Villepinte

 

Lundi, 27 Mai, 2019

L Humanité Christophe Deroubaix

La présidente socialiste de la région Occitanie dénonce les carences de l’entreprise nationale qui «ne joue clairement pas le jeu» d’un service public efficace en matière de TER, et appelle l’État à prendre ses responsabilités. Entretien.
 

Lors d’une conférence de presse que vous avez tenue la semaine dernière, vous avez fait un bilan d’étape sur la convention signée avec la SNCF il y a un an. Le moins que l’on puisse dire est que vous avez manifesté votre mécontentement. Pour quelles raisons?

Carole Delga J’ai le sentiment qu’il n’y a plus de conducteur à l’entreprise SNCF. Je crois en un service public efficace, et c’est pourquoi la région Occitanie a fait le choix du service public dans le cadre de la convention TER (transport express régional – NDLR). Avec ma majorité, nous ne croyons pas aux sirènes de l’ouverture à la concurrence. D’ailleurs, je remarque que les régions qui le font n’ouvrent que 20 % de leur réseau au maximum. Il n’y a pas seulement besoin de trains dans notre région, mais il y a une envie de train, car nous constatons une augmentation de la fréquentation. Le train coche toutes les cases: répondre à la question du pouvoir d’achat, agir en faveur de la transition énergétique. De ce point de vue, je considère que nous sommes à un tournant dans l’opinion, mais la SNCF ne joue clairement pas le jeu. Et les efforts de la région en matière de réouverture de lignes, de nouveaux cadencements, de tarification, d’achat de nouveaux trains, sont, de fait, littéralement saccagés. Deux chiffres: 4000 trains supprimés en 2018 en Occitanie, 15000 en retard… Ce n’est pas acceptable, et d’abord pour les usagers. Ma région subit une double peine en quelque sorte: pas de ligne à grande vitesse (1), un réseau et un service dégradés. Je dis: «Stop.»

Où situez-vous les responsabilités?

Carole Delga C’est une entreprise nationale. Elle a donc besoin d’une vision stratégique, d’une feuille de route. On a fait croire aux Français qu’en changeant le statut des cheminots tout irait bien dans le meilleur des mondes. C’est une des nombreuses illusions de ce gouvernement. Il y a la loi mobilités qui arrive à l’Assemblée nationale bientôt: il faut, de mon point de vue, un grand plan d’investissement dans les infra-structures, ce sera bon pour les territoires et l’emploi. Car, en Occitanie, si la région n’avait pas décidé d’investir 75 millions d’euros en urgence, nous aurions 40 % de notre réseau qui pourrait fermer d’ici à 2021. Je le dis avec force: la SNCF est un outil majeur qui doit retrouver le chemin de l’aménagement du territoire si on veut vraiment lutter contre les fractures territoriales et sociales. On a entendu beaucoup de discours sur le sujet, passons aux actes.

Craignez-vous que les usagers puissent se détourner des TER?

Carole Delga Non. Mais ceux qui prennent le train doivent être encouragés. Voilà pourquoi, avec mon vice-président aux transports, Jean-Luc Gibelin (PCF), nous avons travaillé à la convention TER la plus ambitieuse de France: création de 37000 places de TER supplémentaires par jour, 11 % d’augmentation des dessertes, 2,5 millions de billets à petits prix, dont 1,5 million à 1 euro… Et nous avons décidé une première, en mars dernier: face aux dysfonctionnements de la SNCF, nous avons offert aux 10000 abonnés annuels un mois d’abonnement gratuit. Sur ce point, nous serons intraitables: les pénalités à la SNCF reviendront dans la poche des usagers. Il faut soutenir celles et ceux qui choisissent le train, car ils ont fait le choix de l’avenir.

Quelles solutions proposez-vous?

Carole Delga La solution est d’abord politique: que l’autorité de l’État fasse son œuvre pour permettre à la SNCF de remplir sa mission de service public. Je veux le rappeler: plus de trains dans les territoires, et plus de trains à l’heure, au XXIe siècle, je ne pense pas que ce soit utopique dans l’une des nations le²s plus riches du monde. Ensuite, mieux associer les cheminots, les usagers, les élus. C’est ce que nous avons fait ici, en Occitanie, avec les états généraux du rail, puis avec la création des comités départementaux des mobilités. Je sais que ce besoin et cette envie de trains sont largement partagés dans le pays. Il faut engager une nouvelle bataille du rail.

(1) La loi d’orientation des mobilités, qui arrivera à l’Assemblée nationale avant l’été, devra se positionner sur la finalisation des lignes à grande vitesse (LGV) Bordeaux-Toulouse et Montpellier-Perpignan.

Entretien réalisé par Christophe Deroubaix

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PASS NAVIGO SENIOR

20 Mars 2019, 08:07am

Publié par PCF Villepinte

CGT retraités Ile-de-France

85 rue Charlot

75003 Paris

                                                                              Madame Valérie PECRESSE

                                                              Présidente de la Région Ile-de-France

                                                                                             2, rue Simone Veil

                                                                                            93400 Saint-Ouen

 

                                                                                     Paris, le 18 mars 2019

Objet : annonce passe Navigo senior

 

Madame la Présidente,

 

Lors de l’annonce que vous avez faite le 21 janvier dernier vous indiquiez : « Aujourd’hui, les Franciliens de plus de 65 ans et payant des impôts sont les grands oubliés de la tarification des transports en commun. Ils n’ont droit à rien, contrairement aux jeunes avec Imagine’R ou aux actifs avec le remboursement employeur. Comme je m’y étais engagée lors de la campagne de 2015, j’ai décidé de mettre fin à cette injustice tarifaire et de rendre du pouvoir d’achat aux Franciliens en créant dès cette année un nouveau forfait Navigo senior permettant de se déplacer dans toute la région en ne payant chaque mois que la moitié d’un Navigo ».

Les retraités avec la CGT sont porteurs depuis plusieurs années d’une revendication pour combattre l’injustice tarifaire que vous dénoncez. Plusieurs rassemblements ont été organisés devant le Conseil régional, des pétitions ont été signées. C’est donc avec satisfaction que nous avons appris la nouvelle. Pour autant, nous avons une question et deux demandes au sujet de ce nouveau dispositif tarifaire.

  1. Pouvez-vous nous préciser dans quel délai (deuxième, troisième ou quatrième trimestre) ce Navigo senior sera mis en service ?
  2. Nous demandons que la condition d’âge pour obtenir ce titre soit ramenée, au minimum, de 65 ans à 62 ans, âge légal de départ en retraite.
  3. En complément de ce forfait, pour les voyages occasionnels, nous demandons un demi-tarif sur les carnets de tickets Bus, Métro, Tram, RER et Transilien.

 

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Madame la Présidente, l’expression de nos sentiments les meilleurs.

 

                                                    Pour la CGT retraités IDF

                                                                   François COLLIN

 

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Non au CDG Express

19 Février 2019, 15:15pm

Publié par PCF Villepinte

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COMMUNIQUE DE PRESSE

12 Février 2019, 13:37pm

Publié par PCF Villepinte

 

CDG EXPRESS : La ministre des transports piétine la concertation et répond à la contestation par la force !

 

Lundi 11 févier 2019, la Ministre des Transports Elisabeth BORNE a signé le contrat de concession du CDG Express à une société commune SNCF Réseau, Aéroport de Paris et la Caisse de Dépôts et Consignations pour la réalisation de ce projet largement rejeté.

C’est une véritable provocation quand on sait que la concertation engagée sur le CDG Express par le Préfet de Région est toujours en cours ! A l’initiative de notre association, plus de cent élu.es de tous bords politiques, des responsables d’associations d’usagers, des syndicalistes ont signé un appel demandant justement au Préfet de Région d’abandonner le CDG Express et d’exiger que la priorité soit donnée aux transports du quotidien en grande souffrance.

Stoppons ce projet discriminatoire qui pénalisera les usagers et les habitants de la Seine Saint-Denis, de la Seine et Marne, du Val d’Oise, de l’Oise, de l’Aisne… ainsi que ceux résidant au sud de la ligne du RER B, mais aussi par ricochet ceux du RER D et des lignes transiliens au départ de la gare de l’Est !

Vendredi 9 février 2019, notre association s’est adressée aux usagers en distribuant plus de 20 000 tracts dans une douzaine de gares, rencontrant beaucoup d’inquiétudes et de colères avec ce projet ségrégatif. Le même jour, une douzaine d’associations participaient à une conférence de presse. Samedi dernier, une nouvelle initiative s’est tenue à Mitry rassemblant citoyen.es, usagers et élu.es. Toutes et tous appellent à amplifier la mobilisation sur toutes ses formes. Du carton rouge dans les gares au brassard jaune « urgence RER B » tout en appelant à participer tous les matins à des rassemblements à Mitry pour empêcher le démarrage en force des travaux !

Ce matin, non content de piétiner la concertation, de tourner le dos aux usagers du quotidien, le gouvernement a envoyé les forces de police sur les manifestants à Mitry-Mory. Décidemment, passage en force et répression semblent être la marque de fabrique de ce gouvernement !

Nous en appelons à la mobilisation générale pour mettre en échec ce projet ségrégatif, dispendieux et inutile et faire prévaloir d’autres solutions dans l’intérêt des usagers des transports du quotidien. Rassemblons-nous dès le mercredi 13 février 2019, à 6H30 à Mitry-Mory (rond-point à l’angle RD 84 et RD 309 – par RER Station Villeparisis-Mitry-le-Neuf et remonter la rue Jean-Baptiste Clément).

Sans attendre nous appelons les usagers, les citoyens à interpeller la Ministre des Transports Madame Elisabeth BORNE :

secretariat.ministretransports@transports.gouv.fr

et le Préfet de Région Monsieur Michel CADOT :

pref-secretariat-particulier-prefet@paris.gouv.fr

 

Paris le 12 février 2019

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