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transports

Colloque de la convergence nationale rail du 26 mars 2022

26 Avril 2022, 09:45am

Publié par PCF Villepinte

Le 26 mars 2022 , afin de marquer de bonne façon ses dix ans d’existence au service de la promotion et du développement du Service public ferroviaire, la Convergence nationale rail (CNR), association de composition pluraliste, organisait à Paris un colloque visant à mettre en exergue le rôle déterminant du rail dans une politique des transports susceptible de réduire concrètement les émissions de gaz à effet de serre (GES).

Ce colloque intervenait dans un contexte national et international singulièrement chargé, voire anxiogène, qui pouvait faire passer la défense du Service public ferroviaire pour dérisoire face à l’actualité guerrière et à son cortège de drames et de crises, alors que la pandémie Covid-19 n’est pas complètement derrière nous.

Nous pensons toutefois que notre combat a toute sa place dans ce contexte où le sixième rapport du GIEC nous rappelle l’urgence qu’il y a à lutter plus vite et plus efficacement contre le réchauffement climatique ! Pour ce faire, le train, le rail public constituent des atouts indéniables quand on sait que le train ne représente que 10 % de l’ensemble des transports contre 85 % pour la route, mais ne pèse que pour 0,3 % des émissions totales de CO2 !!

Le colloque a été rythmé par la tenue de trois tables rondes, animées par des journalistes, où des responsables d’associations d’usagers, des élus politiques, des ONG, des syndicalistes, des experts, des représentants d’opérateurs de transports ont pu exposer et confronter leurs points de vue, permettant ainsi de nourrir des échanges de haut niveau.

Ainsi nombre d’intervenant·e·s ont pu démontrer que l’ouverture à la concurrence des activités ferroviaires de pays membres de l’UE tourne le dos à la réduction du bilan carbone des transports de voyageurs et de marchandises. De plus, il a été fait état que face à la dégradation du service rendu, à l’explosion des coûts, aux manquements des opérateurs privés, plusieurs pays (Angleterre, Ecosse, Norvège, Pays de Galles, Allemagne) reprennent en gestion publique l’exploitation d’activités ferroviaires (trafics voyageurs) qui avait été confiée au privé.

La Belgique décide que pendant 10 ans elle n’ouvrira pas à la concurrence ses trafics voyageurs. Le Luxembourg, quant à lui, s’oppose au diktat européen. En Suède 70 % de la population est favorable à un retour au monopole public, et en Suisse, il a été décidé à l’été 2021 d’abandonner la concurrence dans le trafic voyageurs au motif qu’elle coûte trop cher et qu’elle complexifie inutilement le système.

En France, mus par des sentiments de revanche vis-à-vis de la SNCF, des cheminots, et par des postures dogmatiques certains conseils régionaux, ouvrent l’exploitation des TER à la concurrence sur tout ou partie de leur territoire. Plusieurs intervenant·e·s ont indiqué que ce qui anime ces conseils régionaux n’est pas de répondre aux besoins des usagers, mais bien plus de faire de la place au privé pour lui permettre de faire du « cash » sur les rails, quitte à faire «  ruisseler » abondamment l’argent public !

L’attribution de l’exploitation à Transdev de l’exploitation de la ligne TER Marseille-Nice (10 % des trafics-34 % des recettes de la Région !) est révélatrice de cette politique de dépeçage du Service public ferroviaire. Les attaques contre les activités de la RATP et de la SNCF en Île-de-France sous l’impulsion de Valérie Pécresse visant à ouvrir à coups d’appels d’offres à la concurrence le réseau Bus, les métros, les RER, les trains transiliens , les trams trains… ont été condamnées ! C’est une véritable « vente à la découpe » qui est engagée, contre laquelle des mobilisations sociales et citoyennes s’organisent.

La table ronde centrée sur la place du rail dans la transition écologique a permis de vérifier que l’on ne pourra pas doubler le volume des marchandises transportées par rail d’ici à 2030 si les pouvoirs publics n’investissent pas plus dans le système ferroviaire français (infrastructures, matériels roulants, moyens humains). De ce point de vue, il a été utile que soit rappelé que l’Allemagne va consacrer 86 milliards d’euros à son réseau sur 10 ans (soit 8,6 milliards par an), alors que l’État français investit deux fois moins qu’en Allemagne et en Italie !

Le Colloque de la CNR a bien été la caisse de résonance de propositions de relance du Rail public en rupture avec les logiques libérales et des actions qui se développent pour ce faire sur les territoires et qu’il faut renforcer. Ainsi ont émergé des débats, entre autres l’urgence de développer le Fret ferroviaire, avec notamment l’amplification de l’électrification du réseau, la relance des trains de nuit, de l’auto-train, l’opposition à la fermeture des gares, des guichets, à la suppression des effectifs de personnels entraînant une déshumanisation du Service public ferroviaire, accentuée par la dématérialisation de la vente des titres de transports. Cette rupture d’égalité d’accès et de traitement des usagers/citoyens a conduit la CNR à déposer deux recours au Tribunal administratif contre SNCF et SNCF Voyageurs.  

Didier Le Reste

président de la CNR

 

 

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Pour une aviation durable et éco-responsable

31 Mars 2022, 06:56am

Publié par PCF Villepinte

Ouverture des Assises de l’aéro Samedi 19 mars 2022, Intervention de Christophe Grassullo, directeur de cabinet de Fabien Roussel (extraits)

Nous parlons ici d’une filière extrêmement importante pour notre pays comme pour l’Union européenne. Avec un nombre d’entreprises, grandes et petites, très importants, de très nombreux salariés, dans l’aéronautique et l’aérien civils sur lesquels je concentrerai volontairement l’essentiel de mon propos, mais aussi dans le militaire ou dans le spatial.

Mais nous parlons également d’une filière en profonde    mutation, avec l’évolution des besoins de mobilité, des technologies, mais aussi une filière sous le coup de logiques qui, comme pour bien d’autres filières, font prévaloir la rentabilité financière immédiate, quitte à sacrifier les besoins sociaux, les besoins de recherche    et de formation, d’élévation des qualifications, les enjeux de transition écologique comme les besoins de mobilités à l’échelle du monde comme à l’échelle nationale et continentale.

De notre point vue, l’avenir de l’aérien, de l’aéronautique et du spatial ne relève pas d’un débat seulement technique, même s’il faut en maîtriser les principaux termes pour éclairer les choix politiques, mais bien d’un débat plus large, sur le projet de société dans lequel nous concevons son devenir.

L’aérien doit être envisagé d’abord comme un vecteur de coopérations à l’échelle internationale.

Et ce, dans le cadre d’une mondialisation totalement refondée, débarrassée des logiques de guerre économique et de concurrence sans limite et du seul prisme de la rentabilité financière.

Or, ce sont bien aujourd’hui ces logiques qui structurent aussi l’aérien, quand est organisée la libéralisation tous azimuts du transport aérien ou quand sont opérés les grands choix stratégiques pour la construction aéronautique par quelques grands groupes industriels, en particulier dans le cadre de la concurrence entre les deux grands groupes mondiaux que sont Boeing et Airbus.

Je pourrais également citer la propriété des plateformes aéroportuaires, pour certaines cédées, comme les activités portuaires, à des intérêts étrangers. Tout comme je pourrais citer le dumping social et fiscal avec l’avènement de compagnies low-cost dont les intérêts ignorent ceux de nos territoires comme ceux des salariés des compagnies aériennes.

Nous voulons pour notre part sortir de cette vision de la mondialisation et en imaginer une autre, qui substitue aux concurrences libres et non faussée et aux logiques de rentabilité, des logiques d’échanges, de partages des savoirs et des coûts, de coopérations, entre les individus, entre les peuples et les nations.

Penser les mobilités dans cette mondialisation nouvelle nous conduit à considérer comme essentiel le développement de l’ensemble de la filière, de la construction aéronautique au transport aérien en passant par les plateformes aéroportuaires.

Cela vaut tout autant pour les mobilités domestiques, au sein du territoire national comme au sein de l’Union européenne, où le rôle du transport aérien, des activités connexes, de logistique, de services à l’industrie, pour l’aménagement du territoire, pour le développement local, ne doit pas être balayé d’un revers de main.

Trop souvent, les réflexions en matière de mobilités, d’infrastructures, de dessertes, ne se conçoivent que dans une vision métropolitaine, qui plus est très parisienne excluant la majorité des territoires. Nous pensons pour notre part qu’aucune région ne doit être privée par principe de desserte aérienne, dès lors que celle-ci répond aux besoins des usagers et du tissu économique et que les conditions sont créées de respecter les territoires et les populations.

Bien sûr des questions nouvelles sont posées, en particulier avec le réchauffement climatique ou avec la gestion des nuisances induites par le transport aérien comme par tous les modes de déplacements.

Mais nous contestons toutefois les réponses simplistes qui ignorent la réalité de la filière et surtout, qui renoncent du coup à des réponses progressistes aux nécessaires transitions écologiques. Alors même qu’il y a là aussi des enjeux de classes, puisque 1 % des usagers du transport aérien sont responsables de 50 % des émissions de CO2.

Il ne s’agit pas d’évacuer ou de contourner la question du réchauffement climatique et la part qu’y prend le transport aérien. Encore qu’il faille garder la mesure nécessaire en la matière et se souvenir que les mêmes qui poussent des cris d’orfraie sur le transport aérien ne pipent mot sur les traités de libre échange et les délocalisations industrielles, bien plus coupables de contribuer au réchauffement climatique.

Pour nous, l’urgence économique autant que l’urgence climatique imposent une profonde transformation des modes de production, de biens comme de services, pour les mettre au service des besoins de l’humanité, au service des peuples, tout en respectant les ressources naturelles et le vivant.

C’est pourquoi nous soutenons l’idée que concilier le développement du transport aérien et la décarbonation de la filière doivent être la priorité et qu’il est possible de bâtir une aviation durable et éco-responsable, qui réponde aux besoins de mobilités.

Et ce en agissant dans 3 directions principalement :

D’abord en investissant dans la révolution écologique des avions. Airbus dispose d’atouts en ce sens comme en témoigne la dernière génération de ses avions, plus économes en carburant et moins bruyants.

Ensuite en favorisant l’usage des carburants moins polluants, comme les SAF. L’enjeu des carburants est primordial dans l’immédiat, notamment pour les longs courriers. Les technologies déjà disponibles permettent de réduire les émissions de CO2 de plus de 80 %, et les technologies de rupture les plus prometteuses (efuels, synfuels) pourraient porter ce gain d’émissions à 120 %. Mais les SAF à partir de biomasse demeurent 3 à 4 fois plus chers que le kérosène, et les efuels sont 7 à 10 fois plus chers. Il va donc falloir agir sur un développement de la production de ces SAF à coût moindre et favoriser leur usage par une fiscalité beaucoup plus avantageuse que celle appliquée au kérosène, qui n’est aujourd’hui pas taxé. On voit là l’intérêt d’une action coordonnée des États pour une fiscalité plus efficace écologiquement.

Enfin, 3e axe, en transformant les usages, là encore non pas pour accentuer les inégalités d’accès au transport aérien, mais bien pour le rendre plus accessible à tous.

Bien sûr nous sommes attachés à ce que les usagers privilégient les transports les moins émetteurs de CO2 et de gaz à effet de serre. Mais nous considérons tout autant que l’offre de transport aérien doit être de nouveau mieux régulée et organisée, plutôt que diminuée, voire supprimée du point de vue de certains, écologistes notamment, dont nous ne partageons pas la démarche punitive et privative. Car, en vérité, nous sommes loin de la démocratisation totale du transport aérien.

 

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Carburants : faut-il plafonner le prix à la pompe ?

28 Mars 2022, 08:24am

Publié par PCF Villepinte

La flambée des prix du pétrole a porté ceux du gasoil et de l’essence au-dessus de 2 euros le litre, grevant le revenu des familles déjà entamé par l’inflation.

Pierre-Henri Lab L’Humanité  

Publié le Dimanche 27 Mars 2022

Le blocage des prix profiterait aussi aux plus aisés. La CGT revendique une augmentation des salaires, une baisse des taxes et la restauration de l’ISF.

 JACQUES BAUDRIER

Adjoint PCF à la maire de Paris et administrateur d’Île-de-France Mobilités

Des dizaines de millions de Français ont besoin de leur automobile au quotidien. La hausse des prix des carburants attaque de plein fouet leur pouvoir d’achat et c’est insupportable pour nombre d’entre eux. Fabien Roussel propose à juste titre de bloquer les prix des carburants à 1,70 euro le litre. C’est une mesure d’urgence indispensable. Elle peut être financée grâce à un prélèvement sur les dividendes des multinationales, en particulier celles qui font des profits sur le pétrole comme Total, qui s’apprête à distribuer un montant record de 7 milliards de dividendes à ses actionnaires en 2022.

Mais il faut aussi prendre au plus vite des mesures pour consommer moins de carburant, moins de produits pétroliers. Aujourd’hui, 12 % du pétrole et 17 % du gaz importés en France viennent de Russie. La consommation au quotidien de ces produits pétroliers est mauvaise pour le climat et en plus donne des moyens à la Russie pour continuer son agression inqualifiable contre l’Ukraine.

Fabien Roussel propose de respecter les recommandations du GIEC et que la France investisse pour le climat 6 % de son PIB chaque année. Il propose le plan le plus ambitieux pour le climat de tous les candidats à la présidentielle avec 65 milliards d’investissements publics supplémentaires par an.

Fabien Roussel propose à juste titre de bloquer les prix des carburants à 1,70 euro le litre. Cette mesure peut être financée grâce à un prélèvement sur les dividendes des multinationales.

Beaucoup des mesures qu’il comprend auront un effet immédiat pour consommer moins de carburant. La prime à la conversion de 10000 euros pour permettre aux 14 millions de propriétaires de voitures Crit’Air 3, 4 ou 5 d’acheter une nouvelle voiture permettra de faire évoluer le parc automobile vers des voitures qui consomment beaucoup moins. Le «grand remplacement» des 3,5 millions de chaudières au fioul, grâce à des aides à hauteur de 3 milliards par an, permettra de supprimer directement 12 % de la consommation française de produits pétroliers, soit autant que les importations de pétrole russe. Les 20 milliards par an investis dans la rénovation énergétique des logements permettront de réduire fortement la consommation de gaz.

La gratuité des transports publics, la baisse de 30 % du prix du train, la gratuité des trajets domicile-travail en TER, la création d’un réseau cyclable de 100000 kilomètres, les investissements supplémentaires massifs pour le rail (5 milliards par an), les transports publics (3 milliards par an) et le vélo (1 milliard par an) permettront aussi d’offrir des alternatives moins polluantes, et de réduire la consommation de carburant.

La droite, Macron ou Pécresse, et l’extrême droite version Le Pen ou Zemmour préfèrent maintenir les cadeaux aux plus riches et la suppression de l’ISF, et ne veulent pas investir pour le climat. Ils sont irresponsables.

Fabien Roussel propose, lui, d’investir massivement pour sauver le climat, tout en donnant à chacun la possibilité de se déplacer et de se chauffer. Il faut pour cela bloquer les prix des carburants et investir pour en consommer moins. On ne sauvera pas le climat contre le peuple, mais avec le peuple. C’est ce que propose le candidat des Jours heureux.

 

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Vers des Assises de l’aéronautique

24 Février 2022, 07:25am

Publié par PCF Villepinte

Le Collectif national du PCF de la filière de l’Aéronautique, de l’Aérien et du Spatial propose une importante initiative pour le 19 mars 2022, que nous appellerons « les Assises démocratiques de l’Aéronautique, de l’Aérien et du Spatial ».

Ces assises se dérouleront en présentiel au siège de notre parti place du Colonel-Fabien et en lien par des visioconférences dans les départements concernés aux sièges des fédérations. Les membres du collectif visent à rassembler un grand nombre de salariés et d’acteurs syndicaux engagés politiquement ou non de la filière (toutes branches confondues), mais aussi des représentants des fédérations PCF, de la commission nationale « transports et mobilité, de la filière du rail, de nos deux groupes parlementaires politiques, du secteur économique. C'est un pari que nous pouvons réussir en débattant de la réalité du terrain.

Cette rencontre sera pour l’ensemble des participants l’endroit et le moment de tirer les enseignements de la crise sanitaire et de ses conséquences économiques et sociales, d'échanger sur les conditions et la réalité du combat politique dans nos entreprises, des moyens de le dynamiser et de le renforcer, en s’appuyant sur les acquis non négligeables dont nous disposons encore aujourd’hui, en y intégrant des pistes de propositions de haute teneur. Cette initiative a un quintuple intérêt :

D’une part, elle permettra de faire reculer les arguments idéologiques porteurs d’esprit de fatalité et de renoncement, nourrissant les décisions prises ou sur le point de l’être, visant, une fois de plus, à réduire les effectifs des salariés et à précariser leurs statuts. Elle permettra d’affirmer haut et fort que si l’on considère les difficultés rencontrées par les entreprises de la filière, « la pandémie n’explique pas tout », le bras de fer avec le monde de la Finance est loin d’être achevé. L’initiative aura ainsi pour effet de renforcer, voire d’amplifier le combat pour que la filière s’affranchisse de l’étreinte de la haute finance ;

D’autre part, elle permettra de renforcer l’esprit de solidarité et de complémentarité des différents modes de transport plutôt que d’instaurer puis laisser faire la mise en concurrence sauvage préconisée par les libéraux de tout poil.

En outre, en impulsant puis en cultivant les contacts avec les salariés de la filière, nous considérons comme possible la réapparition d’une présence politique du PCF, sans prendre le risque de générer un « syndicalisme bis ».

Et enfin, nous ouvrirons une nouvelle porte sur la voie de la campagne que mène Fabien Roussel, en complément des initiatives qu’il mène avec l’équipe de campagne.

Une telle initiative permettra également d’évoquer les mutations technologiques que doit subir l’avion du transport aérien civil pour répondre aux exigences environnementales (écologiques et climatiques) sans céder aux « contreparties » que constituent trop souvent la tolérance aux nuisances sonores. Les défis du transport aérien, de la recherche et du volet industriel, ainsi que les défis sociaux et environnementaux seront au cœur des débats avec l’ensemble des acteurs de la filière présents ce 19 mars 2022. Ces défis s'articuleront avec notre proposition de sécurité d’emploi et de formation, sans oublier les pouvoirs nouveaux donnant des droits décisionnels aux salariés, qui figurent dans les propositions du programme de notre candidat Fabien Roussel.

Au moment où des échéances électorales importantes se profilent, avec les jeunes et les moins jeunes salariés de nos entreprises et sans oublier nos retraités, nous voulons donner à voir une autre façon de faire de la politique. Pour y parvenir, nous voulons impulser une véritable dynamique du PCF de l’Aéronautique, du Spatial et de l'Aérien.

Dans cette optique, et sans ignorer la timide reprise du trafic suite au contexte sanitaire et politique qui caractérise la période actuelle, il est clair que l’un des enjeux majeurs est l’engagement des salariés sur une visée politique de progrès, en rupture avec la politique actuelle, remettant en cause la mise sous tutelle financière qui s’opère pour une grande partie de la filière. Nous n’y parviendrons qu’en impulsant une « culture » de débat et d’actions, en les construisant dès maintenant dans les ateliers, dans les bureaux, dans les entreprises. 

Pour le Collectif national PCF de l'Aéronautique, du Spatial et de l'Aérien : Jean Claude Pradeau .

 

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Qui doit financer les transports collectifs ?

7 Février 2022, 08:25am

Publié par PCF Villepinte

Alors que les sirènes de l’ouverture à la concurrence se font entendre, l’avenir des transports en commun constitue un choix primordial pour les pouvoirs publics et les usagers, en lien avec l’exigence de gratuité.

Publié le Lundi 7 Février 2022 L'Humanité Pierre Chaillan

AFP PHOTO / ERIC PIERMONT

Il faut développer les transports collectifs et leur gratuité. Cela nécessite des investissements financés par les grandes entreprises.

 

JACQUES BAUDRIER

Maire adjoint PCF de Paris, administrateur d’Île-de-France Mobilités

Alors qu’il y a urgence pour sauver le climat et que les transports représentent 31 % des émissions de gaz à effet de serre du pays, un développement très important des transports collectifs et du vélo, modes de transport peu carbonés, est évidemment indispensable.

Atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050 implique une augmentation très forte du nombre de déplacements en transports collectifs. Cela doit évidemment être le cas dans les villes. Un outil privilégié est le passage aux transports urbains gratuits, comme le propose Fabien Roussel. Les élus communistes ont très souvent été à l’origine de la mise en place de gratuité totale ou partielle, comme à Aubagne, Clermont-Ferrand, Nancy ou Paris. Il est temps maintenant de passer à la gratuité totale dans toutes les agglomérations. Le coût de cette mesure est de 7 milliards d’euros par an. Il peut tout à fait être financé par une augmentation du versement mobilité, en particulier pour les grandes entreprises.

«Il nous faut augmenter aussi la part du train dans les transports interurbains.»

Mais il faut aussi investir dans de nouvelles infrastructures. Nous avons su lancer le Grand Paris Express, un projet de 200 kilomètres de métro en Île-de-France. Il faut maintenant s’engager aussi dans l’extension ou la création de lignes de métro dans nombre d’autres grandes villes, comme Bordeaux, Toulouse ou Marseille. Et créer ou étendre les réseaux de tramway et de bus en site propre dans plusieurs dizaines d’autres villes. Les investissements à engager sont au moins de 3 milliards par an supplémentaires à financer, comme le Grand Paris Express, par une mise à contribution des grandes entreprises tertiaires.

Avec la gratuité et la relance des investissements, nous augmenterons de façon importante la part des transports urbains dans les déplacements. Conjugué à une forte augmentation des déplacements à vélo grâce à la création d’un réseau de 100000 kilomètres de voies cyclables à l’échelle du pays, cela doit permettre de réduire très fortement la part de l’automobile en ville. Avec des conséquences très bénéfiques pour le climat et pour la santé publique grâce à une meilleure qualité de l’air.

Et, bien sûr, il faut arrêter le dumping social massif engendré par la mise en concurrence des transports collectifs et le processus de privatisation de la RATP et de la SNCF portés par le duo Macron-Pécresse.

Pour lutter pour le climat, il nous faut augmenter aussi la part du train dans les transports interurbains et réduire celles de l’avion et de la voiture. Cela suppose des tarifs en baisse. Et également un programme d’investissement pour remettre en service et améliorer des milliers de kilomètres de «petites lignes» de train et une accélération des investissements dans le réseau TGV (Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax, Paris-Orléans-Clermont-Lyon, ligne nouvelle Paris-Normandie…). Avec une croissance forte des investissements à hauteur de 5 milliards par an.

Le temps est venu d’instaurer la gratuité prise en charge collectivement. C’est une mesure qui concilie les urgences sociale et environnementale.

 

MONIQUE LADESOU

Coordination nationale pour des transports collectifs gratuits

Le temps n’est plus aux demi-mesures. Les crises sociale, climatique, sanitaire imposent un véritable changement de cap pour réduire l’usage de la voiture individuelle, qui reste aujourd’hui le principal mode de déplacement, renforcé par l’étalement urbain et la concentration de l’emploi dans les métropoles. Pour vivre mieux tout en préservant la planète, en répondant aux besoins essentiels, en retirant du marché ce service public d’intérêt général. La gratuité, c’est un choix de société par lequel la collectivité décide de garantir un droit, le libre accès aux transports en commun.

La Coordination nationale pour des transports collectifs gratuits regroupe des collectifs et des militant.e.s agissant pour la gratuité dans une dizaine de villes (Aubagne, Bordeaux, Chambéry, Clermont-Ferrand, Grenoble, Lyon, Metz, Nancy, Rouen, Roubaix, Strasbourg, Toulouse, vallée de la Thur). Pour désengorger les villes et les métropoles, et lutter contre l’enclavement des territoires ruraux, la coordination propose le développement massif et rapide des transports collectifs de voyageurs (tramway, bus, train), associé à la gratuité, comme un signal fort envoyé à la population pour l’inciter à laisser sa voiture et prendre les transports en commun.

«Lentretien des routes et des parkings grève largement le budget des collectivités.»

La gratuité est une mesure de justice sociale, car les dépenses de transport impactent fortement les foyers les plus modestes, voire les privent de possibilités de déplacements. Or les tarifications «sociales» ou «solidaires» ne remplissent pas leur rôle: un nombre important de personnes renoncent à faire les démarches et les différents tarifs suscitent des discriminations et des tensions.

C’est aussi une mesure pour diminuer les coûts et les nuisances considérables du trafic routier, la pollution de l’air, qui provoque 50000 décès prématurés chaque année en France, les accidents de la route qui causent 3500 morts par an, sans parler de lentretien des routes et des parkings, qui grève largement le budget des collectivités. En réduisant la circulation automobile, elle est aussi un moyen de diminuer les émissions de gaz à effet de serre.

Prendre le train, le tramway ou le bus plutôt que la voiture, cela réduit la pollution, les embouteillages, c’est bon pour la santé et la tranquillité de la vie quotidienne. Tout le monde en profite. Il est juste que ce soit pris en charge collectivement, comme la santé et l’école.

L’instauration de la gratuité des transports en commun est une mesure qui concilie les urgences sociale et environnementale. En cette période d’offensive greenwashing, la gratuité des transports publics est une mesure concrète, efficace. Elle doit devenir un enjeu pour la présidentielle.

Contact: gratuite_tc_contact@framalistes.org

À lire: Un programme unitaire pour le climat. Comment on peut sauver le climat si on s’y met aujourd’hui! de Jacques Baudrier et Alain Pagano, éditions du Croquant, 2020.

 

 

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Autoroutes

5 Février 2022, 09:39am

Publié par PCF Villepinte

Les tarifs autoroutiers ont augmenté le 1er février. Les sociétés gestionnaires sont pourtant pétées de thunes. Un rapport de la Cour des Comptes estimait qu’entre 2022 et la fin des contrats des concessionnaires, les 3 milliards d’euros d’investissement (du plan 2015) vont générer 17 milliards « de recettes supplémentaires ». Alors ? Il faudrait tout de même que le pékin y mette de sa poche ? Une seule solution : la nationalisation. Comme dit le programme de Fabien Roussel.

Gérard Streiff

 

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Poussée de fièvre revendicative sur les salaires dans tous les secteurs

16 Décembre 2021, 07:39am

Publié par PCF Villepinte

Les revendications salariales émergent avec une force inédite dans de nombreuses professions. Poussée de l'inflation, explosion des prix de l'énergie, non reconnaissance des qualifications et des responsabilités, l'économie censée repartir après deux ans de pandémie se heurte à des obstacles inattendus ; des pénuries de main d'œuvre dans certains secteurs comme le BTP ou l'hôtellerie-commerce-restauration, secteur qui a tant souffert au cours de ces derniers mois.

Lors de la conférence de presse qui se tenait à Montreuil le 13 décembre 2021, Benjamin Amar, responsable du collectif confédéral CGT sur les salaires, s’étonne que le patronat n'ait pas identifié une source évidente du manque d'attractivité de ces professions : « la faiblesse des salaires ». Et selon lui, ce ne sont pas les 100 euros « versés une seule fois, et payés avec les impôts plutôt que par les employeurs » qui vont résoudre le problème.

Et le syndicaliste de rappeler les deux axes majeurs que défend la CGT en matière salariale : le SMIC à 2000 euros et l'égalité femmes/hommes. Un troisième outil est aussi mis en valeur avec la revalorisation automatique des grilles salariales avec l'augmentation du SMIC. En effet, les augmentations successives du SMIC ont conduit a un effet de dépassement des premiers niveaux de qualification dans plusieurs professions, d'où un tassement des grilles témoin de l'importante baisse de pouvoir d'achat.

Un grand succès chez Leroy-Merlin

Présent à la conférence de presse, Romain Cousin délégué syndical CGT de Leroy-Merlin, relate comment les salariés de la chaîne se sont récemment mis massivement en grève avec la prise de conscience de l'augmentation pharaonique des profits du groupe. « Il y a eu quatorze jours de mobilisation chez nous qui sommes les salariés de la deuxième ligne, et ainsi nous avons obtenu des revalorisations significatives, y compris sur la question des grilles puisque le premier niveau de salaire est par exemple passé de 1645 euros à 1710 euros ».

Multiples mobilisations dans l'agro-alimentaire

Autre secteur soumis à l'obligation de continuité de production durant la pandémie, les salariés de l'agro-alimentaire. Maryse Treton, de la FNAF CGT témoigne d'une situation tout aussi alarmante sur les salaires avec des premiers niveaux de qualification eux aussi passés en dessous de la valeur du SMIC dans de très nombreux secteurs de cette industrie où « les salaires sont inférieurs de 20% à ceux des autres industries ».

Et de dénoncer l'incroyable explosion des profits et des stocks financiers engrangés par le patronat durant la crise pandémique dans des métiers où unitairement « chaque salarié crée en moyenne 85000 euros de richesse. » D'où les revendications d'un autre partage de la valeur ajoutée et une liste impressionnante d'entreprises où les actions se multiplient pour les salaires ; Bénédicta, Heinz, Bigard, Bergams, Pasquier, Labeyrie, LDC, Monelez, Tipiak (et d'autres encore) et par exemple Nord'Pain où les salariés ont arraché 65 euros d'augmentation après la création de la CGT et douze jours de grève.

Les cheminots aussi mécontents

Laurent Brun, secrétaire de la fédération CGT des Cheminots devait lui aussi faire part du mécontentement des salariés de la SNCF quant au partage de la valeur ajoutée : et de noter que celle-ci revenait à 78,9% aux cheminots en 2011, contre seulement 63,5% en 2019. « Et nous en sommes à sept ans de gel des salaires » dénonce le leader syndical.

Point gelé dans la fonction publique

Autres laissés pour compte de la soi-disant embellie économique, les salariés de la fonction publique territoriale. Emmanuel Curling représentant du syndicat CGT de la profession dresse un tableau désastreux de dix ans sans hausse du point et de gel des salaires. « On subit une perte de 17% de pouvoir d'achat. La situation est particulièrement désastreuse pour les petits salaires et les agents de catégorie C. Même en passant les concours, nous constatons qu'il n'y a plus d'évolution de carrière possible puisqu'avec l'écrasement des grilles un nouvel arrivant touche le même salaire qu'un salarié ayant 20 ans d'ancienneté. Nous assurons des services de première nécessité, mais nous n'avons aucune reconnaissance. »

Les agents de la Sécu sur le pied de guerre

Manifestation pour les salaires dans les organismes Sociaux devant UCANSS, Montreuil 13 décembre 2021

Parmi les intervenants à la conférence de presse, Nadine Leclerc, secrétaire de la fédération CGT des organismes sociaux pouvait parler aussi de l'extrême mécontentement des 130 000 agents des différentes caisses de Sécurité sociale. Ces derniers étaient précisément en cours d'action dans toute la France pour exiger la revalorisation de leurs salaires.

Au sortir de la conférence de presse, elle s'est immédiatement rendue à l'UCANSS (à quelques centaines de mètres du siège de la CGT), où au moins 300 agents de la région parisienne étaient rassemblés avec tous les syndicats de la Sécurité sociale. Ainsi que nous l'annoncions, l'appel national unitaire à la grève des agents de la Sécu a été fortement suivi dans de nombreuses caisses de la Sécu. Un premier coup de semonce, avertit la CGT qui est désormais entrée de plein pied dans la campagne pour la revalorisation des salaires.

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TRANSPORT

10 Décembre 2021, 19:26pm

Publié par PCF Villepinte

 

Pour le retour à la normale du nombre de Bus, métro, Tram, RER

MACRON et PECRESSE veulent faire payer la crise Covid aux usagers. Pour informer les usagers les communistes continuent à distribuer leur tract transport

Pour Agir Signez la pétition en ligne du groupe communiste à la région.

 

Pour cela, cliquezPétition · Pour un retour à 100% de l'offre de bus, métro, RER, Transilien et tram en Ile-de-France ! · Change.org 

 

Après la réduction du nombre de bus, tram, RER, métro, l'ouverture à la concurrence des bus avant privatisation de la RATP!  4 bassins concernés par les délibérations pour l'ouverture à la concurrence et sur ces 4 bassins de bus, 2 sont en Seine-Saint-Denis: Neuilly Plaisance et Plaine commune.

Mobilisons pour refuser cette ouverture à la concurrence. Une première victoire de nos élus qui laisse du temps à la mobilisation.

OUVERTURE A LA CONCURRENCE

Les élus Ile de France Mobilités ont gagné le report des délibérations pour l'ouverture de 4 bassins de Bus à la concurrence

 

 

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Crise des transports publics :

18 Octobre 2021, 07:58am

Publié par PCF Villepinte

 Le gouvernement et Valérie Pécresse abandonnent les usagers des transports en Ile de France.

 Lors du Conseil d’administration d’Île de France Mobilités du 11 octobre, Valérie Pécresse a révélé que le gouvernement refuse d’aider les transports en Île de France pour compenser les pertes de recettes liées au COVID.

 L’État devrait seulement accorder un prêt de 800 millions d’euros dont le remboursement mettra en danger le financement des transports publics. Zéro euro de subvention d’État alors que la dette cumulée liée au COVID pour Ile-de-France Mobilités va s’élever à 4 milliards d’euros.

 L’État abandonne les usagers.

 Pour Fabien Guillaud Bataille, conseiller régional (PCF) et administrateur d’Île de France Mobilités « En refusant d’aider les transports, le gouvernement abandonne les usagers des transports publics et écologiques. Nous savions déjà que le gouvernement s’opposait à la gratuité des transports, nous savons maintenant qu’il souhaite l’augmentation des tarifs pour les usagers ».

 Pour Jacques Baudrier, conseiller de Paris (PCF) et administrateur d’Île de France Mobilités « au CA IDFM, nous avons proposé de geler les tarifs mais la Droite a rejeté notre amendement. Il y a pourtant d’autre solution pour compenser les pertes du COVID et boucler le budget : nous proposons d’augmenter les taxes payées par les grandes entreprises à la Défense et dans l’Ouest de Paris. Mais la droite a aussi refusé cette proposition. Le message est clair : si elle accepte l’accord proposé par l’Etat, Valérie Pécresse préparerait une augmentation du passe Navigo pouvant aller jusqu’à 100 euros par mois. »

 Les Administrateurs PCF d’Ile-de-France Mobilités Jacques BAUDRIER, Adjoint à la maire de Paris Fabien GUILLAUD-BATAILLE, Conseiller régional d’Ile-de-France

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Pour fêter les 40 ans du TGV, lançons un programme d'investissements de 40 milliards ! (Fabien Roussel)

25 Septembre 2021, 07:51am

Publié par PCF Villepinte

 

Le TGV fête ses 40 ans. Il mérite cette fête, puisqu'il s'agit d'un superbe succès d'un investissement public majeur pour l'aménagement de notre pays, et pour la lutte pour le climat. Les 120 millions de voyages réalisés pour l'année 2019 constituent un superbe résultat. Mais il faut aller (beaucoup) plus loin. Développer très fortement le nombre de trajets effectués en train est indispensable pour réduire l'emprunte carbone des transports, réduire le nombre de trajets en avion, et en voiture sur les longues distances.

Pour cela il faut une ambition renouvelée.

Je propose que pour les 40 ans du TGV nous lancions un programme d'investissements de 40 milliards pour le TGV, à réaliser sur 15 ans. Il permettra à l'horizon 2035 de mettre en service le Grand Projet du Sud-Ouest (prolongements jusqu'à Dax et Toulouse), la liaison TGV Montpellier-Perpignan, la ligne nouvelle TGV jusqu'à Nice, la ligne Paris-Orléans-Clermont-Lyon, l'interconnexion sud TGV (indispensable pour développer les flux TGV province-province), le bouclage du TGV Rhin-Rhône et l'amélioration de la liaison Narbonne-Toulouse (via une technologie adaptée). Cette nouvelle grande phase d'investissements dans le réseau TGV permettra de mailler tout le territoire en termes de réseaux ferrés et de développer de façon très importante les liaisons TGV entre villes de province, et pas seulement à partir ou vers Paris. Il s'inscrit dans ma volonté d'un aménagement plus équilibré de tous les territoires, et d'arrêt de la surconcentration d'activités en région parisienne.

Financements

Pour financer ce réseau je propose de mettre en place des financements de même type que ceux que nous avons su mobiliser pour réaliser le chantier de 40 milliards du Grand Paris Express, sur la base de propositions portées en particulier par les communistes. Faire contribuer les acteurs de l'immobilier, d'entreprises dans les secteurs les plus riches de notre pays peut permettre de trouver les financements nécessaires. Nous avons su engager un programme de 200 kilomètres de métro dans la région Ile-de-France. Nous devons aussi investir pour un réseau TGV maillé dans tout notre pays, ainsi que pour un programme d'investissements massifs dans les transports publics de toutes nos villes et sur la remise à niveau des lignes ferrées de desserte locale.

 

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