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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

4 octobre à Toulouse : Rendez-vous à la Fête de l’Avant-Garde !

29 Septembre 2025, 08:47am

Publié par PCF Villepinte

Pour la deuxième année consécutive, les Jeunes Communistes de Haute-Garonne ouvrent la rentrée populaire avec la Fête de l’Avant-Garde. Fidèle à l’esprit du journal, cet événement sera un grand moment de fraternité internationale, de culture et de lutte. C’est une deuxième édition très ambitieuse qui se profile : la journée sera riche en débats, en concerts et en camaraderie.

Au programme : débats, concerts, coin lecture… mais aussi des rencontres avec des représentantes et représentants de France-Cuba, de l’Association France-Palestine Solidarité, ainsi que le stand du PCF. Toutes et tous affirment la solidarité avec les peuples en lutte contre l’impérialisme et l’oppression.

Un programme dense est prévu, rythmé par deux débats forts. Le premier sera consacré à Cuba : nous y dénoncerons le blocus américain et l’inscription arbitraire du pays sur la liste des États soutenant le terrorisme. Face à ces attaques, nous mettrons en lumière les conquêtes sociales de la Révolution dans l’éducation, la culture, le sport, la santé et la coopération médicale, en présence d’un représentant de l’ambassade de Cuba.

Le second débat reviendra sur la Commune de Paris, grande page de l’histoire ouvrière et populaire. Nous y analyserons son contexte, son organisation et ses politiques émancipatrices, aux côtés du youtubeur Oui d’accord.

Après ces moments studieux viendra le temps de la fête avec, d’abord, en première partie de soirée, des artistes de rap et, pour la seconde partie de soirée, un artiste techno.

Mais cette Fête de l’Avant-Garde, ce n’est pas seulement des débats : c’est aussi une friperie solidaire pour permettre aux jeunes de se vêtir à moindre coût ; un tournoi de pétanque, sport populaire et symbole du Sud où la compétition s’annonce disputée ; ainsi qu’un coin lecture pour découvrir notre journal : l’Avant-Garde. Nous aurons également une exposition féministe, un stand coiffure et même un bar à paillettes.

Les solidarités internationales seront présentes, avec des espaces dédiés au partage des combats et au renforcement de nos liens de lutte.

Cette Fête de l’Avant-Garde sera l’occasion de se retrouver dans une ambiance conviviale et combative, de partager un repas, de découvrir des artistes engagés, mais aussi de nourrir la réflexion collective autour des combats qui nous rassemblent. L’ambition est clairement affichée : organiser une grande fête toulousaine portée par notre journal, un rendez-vous populaire mêlant culture, débats et solidarité.

Rendez-vous à la fédération du PCF de Haute-Garonne, à Toulouse, 1 allée Marc Saint-Saëns, le samedi 4 octobre de 14h à 2h du matin.

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Condamnation de Nicolas Sarkozy : des pressions inacceptables sur la justice

28 Septembre 2025, 06:53am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 27 septembre 2025

La condamnation de l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy pour association de malfaiteurs est à la fois un fait historique et une vérité simple : en démocratie, nul n’est au-dessus des lois.

Depuis cette condamnation, comme cela avait déjà été le cas lors de celle de Marine Le Pen, nous voyons se multiplier les prises de parole politiques et médiatiques visant à délégitimer la décision de justice et à jeter le discrédit sur les magistrats au point que la Présidente du tribunal s'est vu menacée personnellement. Deux enquêtes ont été ouvertes par le parquet de Paris.

Ces pressions sur l'autorité judiciaire sont inacceptables. Ce climat est indigne de la République.

Le Parti communiste français réaffirme avec force son attachement à l’indépendance de la justice et au respect de la séparation des pouvoirs, piliers fondamentaux de notre démocratie. Contester la légitimité des décisions judiciaires parce qu’elles concernent un ancien président, c’est fragiliser l’État de droit et encourager l’impunité des puissants.

Nous appelons toutes les forces républicaines et démocratiques à défendre sans ambiguïté l’égalité devant la loi, condition indispensable à la confiance du peuple dans ses institutions.

La République, c’est la justice indépendante. La République, c’est l’égalité de toutes et tous devant la loi.

Paris, le 27 septembre 2025

Fabien Roussel,

Secrétaire national du PCF.

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Sébastien Lecornu toujours bloqué sur l'orbite de Jupiter

28 Septembre 2025, 06:46am

Publié par PCF Villepinte

 

Publié le 27 septembre 2025

A la lecture de l'interview du Premier Ministre, on peut légitimement se demander qui d'Emmanuel Macron ou de Sébastien Lecornu a donné une interview au Parisien !

De "rupture" annoncée par le Premier Ministre, il n'y en a aucune. D'engagements en matière de justice sociale ou fiscale, aucun.

Rien sur l'abandon nécessaire des mesures de régression sociale, de l'année blanche aux suppressions de postes en passant par le projet de réforme de l'assurance chômage, proposées par son prédécesseur.
Rien sur la justice fiscale ou sur la conditionnalité des 211 milliards d'euros d'aides aux entreprises.
Rien contre les plans de licenciements et pour la réindustrialisation.
Rien non plus pour sortir des logiques de guerre en Europe ou pour faire respecter un cessez le feu à Gaza et l'entrée d'une aide humanitaire.

Et un refus clair de l'abrogation de la réforme des retraites et d'un retour de l'ISF.

Le PCF appelle à se joindre massivement à la journée de grève et de manifestations organisée par l'intersyndicale le 2 octobre prochain pour que les travailleurs et travailleuses fassent entendre toutes leurs exigences.

Une alternative existe pour le progrès et la paix : c'est le sens du pacte pour l'avenir de la France proposé par le PCF.

Alors que tout semble indiquer que le Premier Ministre est resté bloqué sur l'orbite de Jupiter, les mêmes causes produiront les mêmes effets : sans changement radical d'orientation, Monsieur Lecornu partira avec son projet de budget !

Paris, le 27 septembre

Parti communiste français.

 

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Aucun engagement du nouveau Premier Ministre : mobilisons-nous le 2 octobre !

26 Septembre 2025, 07:26am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 25 septembre 2025

Les organisations syndicales avaient laissé jusqu'à hier au nouveau Premier Ministre pour répondre aux revendications de l'intersyndicale.

En deux heures de rendez-vous, il n'a pris aucun engagement pour la justice sociale et fiscale, la conditionnalité sociale et environnementale des 211 milliards d'euros d'aides publiques, l'abandon de la réforme des retraites, la sécurité sociale, des moyens pour nos services publics, l'investissement dans l'industrie et la transition écologique !

Le PCF soutient donc l'appel de l'intersyndicale et appelle les travailleurs et travailleuses, l'ensemble de nos concitoyens à y répondre en se mobilisant massivement lors d'une nouvelle journée de grèves et de manifestations le jeudi 2 octobre.

Les communistes participeront pleinement à cette journée et poursuivront la mise en débat de notre pacte d'avenir pour la France.

Seule une mobilisation puissante peut conduire le pouvoir à répondre aux exigences sociales et de paix qui s'expriment.

C'est d'autant plus nécessaire que le grand patronat continue de s'opposer à toute mesure de justice fiscale. L'annonce d'un meeting le 13 octobre prochain pour défendre les privilèges du capital appelle, pour les communistes, à mettre en cause sa domination sur toute l'économie qui empêche de répondre aux besoins sociaux et de relever les défis du siècle. Le problème du pays n'est ni la dette, ni le prétendu "coût du travail". C'est le coût du capital, les dividendes et les intérêts payés aux banques, qu'il faut baisser !

Paris, le 25 septembre 2025

Parti communiste français

 

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La sécurité sociale

26 Septembre 2025, 07:19am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 25 septembre 2025

La Sécurité sociale est née en 1945. En donnant aux travailleurs et à leurs familles une sécurité nouvelle pour conjurer l’infortune, elle apparaît bien comme l’un des héritages les plus profonds et les plus durables de la Libération.

Située à la confluence des combats ouvriers et républicains qui ont traversé tout le XIXe siècle et le début du XXe, la Sécurité sociale satisfait légitimement une double aspiration à la solidarité des travailleurs et à la justice sociale.

Elle vise ainsi à libérer les travailleurs de la peur du lendemain.

Ambroise Croizat, député communiste puis ministre du Travail et de la Sécurité sociale, joue un rôle essentiel dans sa création.


 🎉 Événément exceptionnel pour les 80 ans

« Vive la Sociale ! Relever les défis d’aujourd’hui et de demain » en présence de Fabien Roussel et Pierre Caillaud Croizat.

📅 Lundi 29 septembre - à quelques jours de l’anniversaire de l’ordonnance de création de la sécurité sociale (4 octobre 1945)
🕐 18H30
📍 Siège du PCF - 2 place du Colonel Fabien - Paris.

Inscrivez-vous en cliquant sur l'image ci-dessous👇

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Le contenu généré par l’IA peut être incorrect.

Déroulé de la soirée

18h30 : Rassemblement sur le parvis du siège national du PCF pour la présentation de la façade du siège aux couleurs de la Sécurité sociale !

19h00 : Propos introductif de Fabien Roussel suivi d’une table-ronde avec :

  • Yannick Monnet, député PCF de l’Allier
  • Cathy Apourceau-Poly, sénatrice PCF du Pas de Calais
  • Denis Gravouil, membre du bureau confédéral de la CGT
  • Maryse Montangon, responsable de la commission nationale Santé et Protection sociale du PCF
  • Victor DUCHESNE. Maître de conférences en sciences économiques - Université Sorbonne Paris Nord.

Exposition

Pendant un mois, les grilles du siège du PCF accueilleront l'exposition réalisée par la Fondation Gabriel Péri en partenariat avec l'Institut CGT d'histoire sociale de la métallurgie à l'occasion de cet anniversaire.

Vous ne pouvez pas vous déplacer ? Accéder au contenu de l'exposition en cliquant sur l'image ci-dessous 👇

 

 

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Ce 18 septembre, un grand mouvement d’appropriation sociale débute !

20 Septembre 2025, 06:32am

Publié par PCF Villepinte

 Publié le 18 septembre 2025

Jeunes, salarié·es, privé·es d’emplois, retraité·es… avec plus d’un million de personnes participant aux 260 manifestations, des centaines de milliers de grévistes dans le public et dans de nombreux secteurs privés, c’est un grand mouvement d’appropriation sociale qui a débuté ce jour.

 Le PCF salue les organisations syndicales qui ont organisé cette puissante mobilisation rendue possible par leur travail de terrain et le cadre intersyndical ainsi que tous les travailleurs et travailleuses qui se sont mis en grève.

 Le nouveau Premier Ministre Sébastien Lecornu, le Président de la République et le patronat doivent entendre le message qui s’est exprimé dans les rues du pays :

  • Arrêtez les régressions sociales !
  • Abrogez la réforme des retraites !
  • Augmentez les salaires pour un travail qui paie !
  • Développez les services publics partout et pour tous et toutes !
  • Prenez des mesures de justice fiscale !

Alors que le Rassemblement national ne soutient aucune des revendications portées dans les cortèges, il fait une nouvelle fois la démonstration qu'il est l'ennemi des salarié·es, des droits syndicaux, soutient le capital et n'est en rien une alternative.

 Le PCF met en débat un pacte d’avenir pour la France avec un plan de dépenses publiques, de formation, d’embauches et d’investissement dans l’industrie et les services publics à 500 milliards d’euros pour les cinq prochaines années grâce à un fonds d’avances alimenté par le pôle public bancaire existant.

 L’heure est à réparer la France en prenant la main sur la production et en donnant une voix indépendante à notre pays pour la paix.

Nous appelons à construire un autre budget pour répondre aux besoins sociaux et aux défis du siècle, à renforcer la démocratie sociale par de nouveaux pouvoirs d’intervention des salarié·es et à en finir avec les passages en force par l’utilisation de l’article 49-3 pour respecter la démocratie parlementaire.

 Ensemble, avec les salarié·es mobilisés, les forces syndicales et associatives et forces politiques de gauche, construisons une alternative de progrès et de paix pour la France.

 Paris, le 18 septembre 2025

 Parti communiste français.

 

 

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Pourquoi on manifeste le 18 septembre ?

18 Septembre 2025, 08:49am

Publié par PCF Villepinte

Le 18 septembre on manifeste contre l'impact du budget Bayrou sur votre quotidien. Il n'est pas question que les travailleurs·euses passent à la caisse après tous les cadeaux fiscaux consentis aux plus riches sans contrepartie.

Que prévoit le budget ? 

 

 des coupes dans les services publics,

la remise en cause du droit du travail,

une énième réforme de l’assurance chômage,

le gel des prestations sociales et celui des salaires des fonctionnaires comme des contractuel·les,  

la désindexation des pensions de retraites,

le doublement des franchises médicales,

la remise en cause de la 5ème semaine de congés payés…

Pour mettre fin à tout ça, le 18 septembre, on relève la tête et on se mobilise !

 

📍 Trouvez un point de rassemblement près de chez vous en accédant à la carte CGT

 

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Hold-up

18 Septembre 2025, 08:39am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 17 septembre 2025

La commission d’enquête du Sénat, présidée par Fabien Gay, évaluait à 210 milliards le montant des aides publiques aux entreprises versées chaque année, sans aucune contrepartie. Dans un livre qui vient de paraître aux éditions Allary, Le grand détournement. Comment milliardaires et multinationales captent l’argent de l’État, deux journalistes du Nouvel Obs, Caroline Michel-Aguirre et Matthieu Aron, chiffrent eux ces versements à 270 milliards, soit 60 milliards de plus. Trois fois le budget de l’Éducation nationale, 24 fois celui de la Justice. Une enquête qui conforte les propos de Fabien Roussel à la Fête de l’Humanité, dénonçant l’énormité du hold-up opéré par les super-riches qui, sans vergogne, font nos poches.

Gérard Streiff

Article publié dans CommunisteS, numéro 1054 du 17 septembre 2025.

 

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« Unité ! » : la Fête de l’Humanité, la gauche rappelée à l'union

15 Septembre 2025, 06:40am

Publié par PCF Villepinte

La 90e édition de la Fête de l’Humanité a été l’occasion, pour la gauche, de mettre au clair certains désaccords et de tracer des perspectives communes. Le tout pressé par une foule demandeuse d’union.

Le débat de la gauche a réuni une marée humaine aux alentours de l’Agora de la Fête de l’Humanité.
© lahcène ABIB

Quand on lui demande de parler de la Fête, ses mots s’enchaînent, se percutent. « Convivialité », « copains », « confrontation »… Mais lorsque vient la question du contexte politique, entre tensions à gauche et montée de l’extrême droite, c’est un cri du cœur qui vient : « Il faut une alternative collective ! »

Frédéric Le Merrer, 55 ans, cheminot à la retraite et militant PCF, est fidèle au rendez-vous depuis trente-cinq éditions. Ses yeux sont fatigués, ses traits tirés. C’est le lot des piliers de l’événement, qui tiennent les stands : on dort peu. Mais son sourire l’emporte. « C’est le plus bel endroit du monde, clame-t-il pour justifier son dévouement. Les gens se parlent, se rencontrent, les clivages se transforment en échange, on traverse les différences et on les abolit. On raccourcit les distances. » En particulier entre les forces de gauche, nullement irréconciliables.

« Si nous persistons à nous diviser, nous sommes inconséquents »

Devant le stand de la fédération PCF du Gard, un sosie de Karl Marx, barbe blanche, costume gris, joue au crieur public. « Les individus ne constituent une classe que pour autant qu’ils ont à soutenir une lutte commune contre une autre classe ! » hurle-t-il. Sinon, poursuit-il, « ils s’affrontent en ennemis dans la concurrence ».

C’est justement tout le propos d’Églantine, 23 ans, « militante sans carte » pour l’union, « fatiguée des divisions pour une virgule ». En trois jours, celle-ci a assisté à toutes les tables rondes capables de « mettre du liant ». « J’ai l’impression qu’on a retrouvé un souffle ce week-end, juge-t-elle. Ces dernières semaines, les médias ne pointaient que les divisions. Mais maintenant, « l’unité » reprend de la force. »

Un retour en grâce constaté tout au long du week-end. De toutes les allées émane l’envie d’avancer ensemble. Et pour cause, l’année dernière, au même endroit, les membres du Nouveau Front populaire (NFP) se faisaient acclamer pour leur capacité à faire front commun contre le RN. Un an plus tard, ce sont leurs divergences stratégiques qui les distinguent. Faut-il revendiquer Matignon ? Négocier avec la Macronie ? Réclamer une dissolution ? Pousser à la démission du président de la République ?

Sur la scène de l’Agora ce samedi, plusieurs représentants des formations de gauche sont invités à débattre de leurs analyses et positions, alors que la France replonge dans la crise de régime. Au micro, le député insoumis Hadrien Clouet s’adresse en particulier au premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, présent à ses côtés. « Prenons garde à ne surtout pas glisser dans l’union bourgeoise et au risque de fusion avec un macronisme pourrissant », lui dit-il, promettant par là même une candidature insoumise à l’élection présidentielle, quoi qu’il arrive.

Une sortie prématurée, aux yeux du public, qui hue comme un rappel à l’ordre et répète en boucle un mot simple : « Unité ! » Le désir de voir la gauche avancer ensemble ne s’est pas érodé, relayé par François Ruffin et Marine Tondelier.

« Arrêtons de fabriquer deux projets, abonde Stéphane Peu, chef des députés communistes à l’Assemblée. J’ai une date à l’esprit : le 12 février 1934. Deux grandes manifestations devaient se tenir. Celle des socialistes d’un côté et des communistes de l’autre. Et sous la pression du peuple, les deux manifestations ont convergé et cela a donné les prémices du Front populaire qui a gagné en 1936. Si nous persistons à nous diviser, nous sommes inconséquents ! »

« Qui, ici, veut laisser le pouvoir à la Macronie ? »

Plus tard dans l’après-midi, le fondateur de la France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, lors de son meeting, rend hommage aux communistes pour la tenue de la Fête et nombre de combats communs mais n’épargne pas les socialistes, coupables, selon lui, d’avoir « capitulé » en rompant avec le NFP.

« Cette alliance a été intégralement détruite par ceux qui avaient signé le papier ! », s’exclame-t-il, avant de renouveler une « proposition d’offre fédérative » : une « coalition sur la base du programme du NFP à tous ceux qui le veulent pour ouvrir dès maintenant la discussion ».

Un appel clair aux communistes et aux écologistes qu’ils saluent pour avoir « voté toutes les motions de censure, comme les insoumis ». Une façon pour lui de tordre le cou à l’idée qu’il y aurait « toute la gauche d’un côté et les galeux de LFI de l’autre ». « Il y a deux blocs : celui de la rupture et celui de l’accompagnement », insiste-t-il, visiblement soucieux de mettre le PS à l’index. « Nos désaccords sont une richesse », observait un peu plus tôt Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, plaidant pour sa part pour un « nouvel accord à gauche » avec des candidatures à négocier par département, sans exclure les socialistes.

Visé par LFI, un temps hué par une partie du public de l’Agora… Olivier Faure a tenté tout au long du week-end d’éteindre les reproches, notamment sur sa volonté d’accéder à Matignon. « J’aimerais comprendre, dit-il aux plus véhéments. Qui, ici, n’est pas prêt à gouverner ? Qui, ici, veut laisser le pouvoir à la Macronie ? Qui n’est pas prêt à mettre en place la taxe Zucman ou à abroger la réforme des retraites ? Nous n’avons pas le temps d’attendre. La gauche n’a jamais gagné que quand elle a gouverné. »

Se retrouver pour mener bataille

« Inquiète » de certaines divisions, la secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier, confie à ses militants réunis dans leur stand, sa lassitude de voir « trop de temps d’antenne » occupé « pour nous critiquer entre nous sans parler des autres ». « S’il y a une dissolution, il faudra regarder les électeurs droit dans les yeux et leur dire : « Nous partons divisés car nous avons préféré ce petit jeu à l’union », avertit-elle. Dans ce cas, les électeurs nous sanctionneront et ils auront raison. »

Cette pression populaire observée lors de la Fête peut-elle marquer un tournant dans les relations entre les différentes forces de gauche ? Michèle, 72 ans, retraitée de La Poste, est fille de socialistes. Ex-militante communiste avant de rallier les rives insoumises et de s’en éloigner pour le seul engagement associatif, elle se dit agacée des « tacles entre amis ».

Mais elle l’espère : ses anciens amours se retrouveront rapidement. « Regardez ce monde dans les allées, s’enthousiasme-t-elle en agitant son keffieh rouge. Le peuple de gauche veut un refuge. Il veut se retrouver pour mener bataille. » Il veut l’union, la rupture et le pouvoir. Tout, tout de suite.

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Le 25e sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS)

10 Septembre 2025, 17:40pm

Publié par PCF Villepinte

Publié le 10 septembre 2025

Le 25e sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) s’est tenu les 31 août et 1er septembre en Chine, à Tianjin. Cet événement, défini comme le plus grand sommet de l’OCS depuis sa création en 2001, s’est voulu une démonstration spectaculaire et historique à la hauteur des revendications exprimées par les participants à un nouvel ordre mondial affranchi de la domination occidentale et de l’hégémonisme états-unien.

Une vingtaine de chefs d’État et de gouvernement eurasiatiques étaient présents : outre les chefs d’État et de gouvernement des dix pays membres permanents de l’OCS - Bélarus, Chine, Inde, Iran, Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Pakistan, Russie et Tadjikistan - une quinzaine de dirigeants de pays partenaires - parmi lesquels l’Égypte, la Malaisie, la Turquie, le Vietnam - ont participé à la rencontre, ainsi que le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, toujours persona non grata à la Maison-Blanche, et le Secrétaire général de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN).

Pour mieux comprendre la portée de ce sommet, rappelons que les dix États membres représentent ensemble 80 pour cent des territoires du globe, 40 pour cent de sa population et 22,5 pour cent de son PIB, cinq fois plus qu’à sa création en 2001, lequel, ajouté à celui des autres États des BRICS, dépasse la moitié de la richesse mondiale. De quoi apprécier le poids incontournable de cette région émergente sur l’échiquier mondial et longtemps ignorée des chancelleries occidentales.

Tianjin a donc consacré la « métamorphose » de l’OCS qui, d’un cadre de « coopération régionale » centrée sur des enjeux de sécurité, (terrorisme, séparatisme et extrémisme religieux), a fait évoluer ses priorités vers le développement économique. Une orientation ouvrant la voie à une nouvelle configuration de l’Eurasie confirmant son basculement vers l’Extrême-Orient. Le sommet a été l’occasion de mettre en avant une volonté commune de renforcer la coopération économique, politique et culturelle entre États membres et plusieurs initiatives ont été proposées pour consolider la structure de l’organisation, telles que la création d’une banque de développement destinée à financer des projets d’infrastructure et d’investissement dans les États membres. Cette banque, comparable à celle des BRICS, visant à réduire la dépendance des pays membres à l’égard des financements occidentaux et à promouvoir des projets locaux adaptés aux besoins régionaux.

C’est une nouvelle affirmation qu’un monde non-occidental est capable de coopérer de plus en plus hors champ des puissances occidentales traditionnelles, à l’heure des tensions géostratégiques, et qu’un autre modèle de relations internationales est possible. C’est tout le sens de la « Déclaration de Tianjin », co-signée par les chefs d’État et de gouvernement des membres, qui fera date dans l’histoire de la recomposition du monde et qui marque le rôle grandissant du « Sud Global ».

« La volonté de créer un ordre mondial multipolaire plus juste, plus équitable et plus représentatif, ouvrant de nouvelles perspectives pour le développement des États et une coopération internationale mutuellement avantageuse, se renforce », assure le long communiqué final où les signataires « réaffirment leur attachement à la mise en place d’un ordre mondial plus représentatif, démocratique, équitable et multipolaire. »

Deux principales revendications sont à relever :

  • La condamnation des sanctions, y compris celles de nature économique, armes par excellence, avec le dollar, de la domination occidentale qui impose au monde un double standard inacceptable.
  • L’opposition à la logique des « blocs » et de la « confrontation » et le rejet de tout retour à une fracturation du monde en alliances antagoniques, du type de celle en vigueur durant la guerre froide. Chaque État aspire à garder sa marge de manœuvre en privilégiant ses intérêts propres en écartant des alliances politiques et militaires.

Ces deux points soulignent que le Sud global où s’inscrit l’OCS est un espace en construction à la recherche de nouvelles voies pour s’opposer aux décisions unilatérales des puissances impérialistes. Cet ensemble de pays hétérogènes entend pratiquer un « non-alignement actif » à l’égard de l’Occident comme de toutes autres puissances émergentes. Ces positionnements porteurs d’ambiguïtés sont-ils de nature à porter atteinte à la cohérence du mouvement et à freiner ses ambitions ? Est-ce cependant une force ou une fragilité pour l’avenir ? 

Dans ce groupe peu homogène, la participation de la Turquie, membre de l’OTAN, et l’Inde, signataire du Dialogue quadrilatéral pour la sécurité (Quad), alliance mise en place par les États-Unis ciblant la Chine, interpellent bien évidemment, tout en étant le signe d’une évolution notable des rapports internationaux et sans doute des poussées nationales politiques, économiques et sociales des peuples concernés.
La présence de Narendra Modi a constitué en ce sens un moment significatif. Frappée de plein fouet par les 50 % de droits de douane infligés à ses exportations par Trump en réaction à ses acquisitions de pétrole et d’équipements militaires russes, l’Inde a mis en œuvre sa stratégie du « multi- alignement ». En effectuant un rapprochement avec Pékin où il ne s’était pas rendu depuis 2018, Modi s’est inscrit dans une démarche de normalisation des relations avec son grand rival asiatique et s’est illustré dans une proximité nouvelle avec Vladimir Poutine, lequel venait de rencontrer Trump, et Xi Jinping, lui-même grand partisan d’un dialogue multilatéral qui reste à construire sur de nouvelles bases pour changer les règles obsolètes du jeu international.

D’où la date et le lieu de cette rencontre choisie par la Chine qui sont loin d’être anodines. Le Sommet a été organisé 80 ans jour pour jour après la capitulation du Japon, et dans la ville où les traités inégaux ont été imposés à Pékin par les puissances impérialistes au 19e siècle. Entrainant la perte de souveraineté du pays et le démembrement des grandes villes du pays en concessions étrangères. Par ce choix symbolique, la Chine a rappelé, avec à l’appui un impressionnant défilé militaire, que la victoire sur le nazisme et le fascisme japonais n’est pas le seul fait d’une histoire occidentale, et que les peuples asiatiques agressés y ont largement participé. Un rappel largement partagé et soutenu dans cette partie du monde.

Dominique Bari

Article publié dans CommunisteS, numéro 1053 du 10 septembre 2025.

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