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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

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De quoi ai-je besoin pour vivre dignement ?

22 Mai 2022, 14:35pm

Publié par PCF Villepinte

 

Rendez-vous 14h
à l’angle de la rue de Varennes et du boulevard des Invalides

  •  Intervention de Philippe MARTINEZ
  •  Compte-rendu de l’audience par Marc Bastide
  •  Fin du rassemblement prévu à 16h.

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Un 1er mai offensif

30 Avril 2022, 11:28am

Publié par PCF Villepinte

Face à Macron, un 1er mai offensif

Emmanuel Macron ne doit sa victoire qu'au seul rejet de l'extrême droite. Son projet politique ne bénéficie pas du soutien de la population. Il doit entendre la colère que sa politique génère et doit commencer par retirer sa réforme instaurant la retraite à 65 ans. 

Nous défilerons partout en France ce 1er mai, aux côtés des forces syndicales, pour faire entendre cette exigence.

A Paris, le cortège s'élancera à partir de 14h30 de la place de la République. Le point du PCF se situera au métro Oberkampf. 

Dans tout le pays, les militants communistes vendront le muguet de l'espoir. A Villepinte Les points de vente sont : Place de la Mairie, Nelson MANDELA (Fontaine Mallet) et Parc de la Noue.

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Évasion Fiscale. Fabien Roussel déclare ouverte la pêche aux « gros poissons »

4 Avril 2022, 06:52am

Publié par PCF Villepinte

Le candidat communiste à la présidentielle et les militants du PCF se sont lancés ce vendredi dans une opération «Casa de Roussel» pour dénoncer l’évasion fiscale avec un happening reprenant en plein Paris les codes de la célèbre série.

 Julia Hamlaoui L'Humanité

Publié le Vendredi 1 Avril 2022

« La Casa de Roussel » le 1er avril@ afp.com - Thomas SAMSON

#Grospoissons, c’est un mystérieux hashtag lancé par le PCF sur les réseaux sociaux à la veille du 1 eravril. La presse, elle, est convoquée le lendemain pour une «pêche au gros» du côté du métro Grands boulevards. Le cigare et les billets de banque qu’arbore le poisson accompagnant l’invitation donnent certes un indice sur ce que prépare le candidat communiste à la présidentielle, Fabien Roussel, mais le secret demeure bien gardé.

Jour J, H-90 minutes: cest leffervescence place du Colonel Fabien où on joue à fond la carte de lopération clandestine. Et pour cause les militants sapprêtent à dérouler le scénario de «La casa de Roussel», comme le proclame l’affiche inspirée de la célèbre série mise en ligne un peu plus tard. Au troisième sous-sol du siège de la formation, c’est Olivier Marchais qui endosse le rôle du professeur. En attendant son entrée en scène, les participants continuent de s’interroger, ils ne sont pas plus au parfum: «alors qu’est-ce qu’on va faire?», lance l’un, «il est question de déguisement, on ma dit de prendre un sac à dos», répond l’autre.

Le rideau (un vrai, rouge et accroché au mur de béton, duquel dépassent la tête de Bernard Arnault et le logo de la BNP – un autre indice) ne tarde pas à se lever: le plan du casse est littéralement dévoilé. «Notre cible cest lAutorité des marchés financiers au métro Bourse, commence le coordinateur de la campagne. À 19 heures vous recevrez un SMS, commencez à converger vers le carrefour et au coup de sifflet enfilez votre combinaison rouge et… votre masque Fabien Roussel.» Applaudissement dans l’assistance.  «Ça correspond bien aux Jours heureux (le nom du programme du PCF, N.D.L.R.), on va porter un message des plus sérieux tout en se marrant», glisse Luce une communiste du 20e arrondissement parisien.

Rejoints par une autre équipe briefée dans le Val-de-Marne, les braqueurs d’un jour sont à l’heure au rendez-vous. Des trois camions qui bloquent la circulation sont sortis 100 sacs griffés des noms du Crédits agricole, de la Société générale, et autre Natixis. Tout est prêt, des «Fabien président» commencent à être scandés. La star du happening présidentiel peut arriver. «Voilà notre premier avril: la chasse au gros poisson est ouverte. Ce tas de billets symbolise cet argent qui manque à la République. Il y a 100 sacs contenant chacun 1 milliard d’euros. C’est votre argent, c’est notre argent, on veut le retrouver dans le progrès social, dans les services publics, dans notre pouvoir d’achat», lance le prétendant à l’Élysée ceint de son écharpe de député, depuis une nacelle parée d’une banderole «Le vote contre l’évasion fiscale cest Roussel!».

Et le candidat d’enchaîner sa plaidoirie: «Jaccuse les fraudeurs fiscaux de piller la République», assène-t-il avant d’envoyer sur le même banc les «cabinets fiscalistes, cabinets de conseil, sociétés offshore qui font le jeu de la fraude», « les traités européens responsables de la concurrence fiscale déloyale», ou encore «les multinationales du CAC 40 qui font le choix dinstaller leur siège social dans ces paradis fiscaux».

 «Jaccuse aussi, poursuit-il, ce gouvernement comme le précédent de complicité. Sur 100 milliards d’évasion il n’en récupère que 10, à peine 10 %. Moi président de la République, je nommerai un ministre chargé de la lutte contre la fraude fiscale», promet-il déroulant ses propositions, de l’établissement d’une «vraie liste» des pays concernés, à la tenue d’une «conférence européenne» dédiée, en passant par le prélèvement à la source des bénéfices des multinationales.

Et en pleine affaire Mckinsey, révélée par la commission d’enquête du Sénat sur les cabinets de conseil dont la sénatrice PCF Éliane Assassi est la rapporteure, Fabien Roussel l’assure: «Voilà à quoi sert le vote communiste. Cest un vote utile pour lutter contre l’évasion fiscale.»

 

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7 Avril 2022, Pour faire de « La Journée Mondiale de la Santé » « Notre Journée Mondiale Citoyenne de la Santé »

4 Avril 2022, 06:34am

Publié par PCF Villepinte

Les politiques publiques menées dans toute l’Europe dans le domaine de la santé et de la protection sociale, au nom d’une dette qui n’est pas la nôtre, ont conduit à une dégradation continue et désormais dramatique :

- Suppressions massives de lits dans les hôpitaux, fermetures de services, de maternités, hôpitaux de proximité vidés de la plupart de leurs activités, désertification médicale, concentration des établissements sanitaires et sociaux, privatisation accrue, protocolisation de toutes les activités sanitaires et sociales dans le cadre d’une marchandisation du soin et du social, s’accompagnant d’une déshumanisation des relations usager-e-s-intervenant-e-s, dégradation majeure des conditions de travail des travailleuses et travailleurs de la Santé, du Social et du Médico-social menant à des départs massifs…

- Pratiques inadmissibles et dégradantes d'isolement et de contention qui se multiplient en psychiatrie mais aussi dans les EHPAD et dans d'autres secteurs de soins.

- Multiplication des franchises médicales, forfaits et depuis le 1er janvier 2022, forfait urgences qui pose de nouvelles barrières fi[1]nancières dans l’accès aux soins.

- Fragilisation extrême de l’hôpital public, de la santé et de l’action sociale révélée par la pandémie

- Affaiblissement de la sécurité sociale, menacée alors qu’elle a financé à des prix exorbitants les multinationales pharmaceutiques, sanitaires ou l’E-santé.

Nous, organisations signataires, refusons ces politiques contraires au bien-être de chacune et chacun, considérons la santé et l’action sociale comme une richesse, un investissement au service du bien commun et devant être une priorité des politiques publiques.

Nous exigeons

- Un égal accès pour tou-te-s à la Santé, sans limitation de quelque sorte que ce soit, financière, géographique, culturelle, de genre, d’origine - Un système de santé, un secteur médico-social et social public et associatif non lucratif, incluant les soins primaires, la prévention, l’information, l’accompagnement psychologique et social, le soin relationnel, la prise en charge de la perte d’autonomie, la lutte en amont contre les causes des maladies.

- Un secteur hospitalier public assurant l’accès à des soins de qualité et de proximité.

- Des professionnel-le-s de la santé et du social qualifié-es, reconnu-e-s, et rémunéré-es en conséquence, en nombre suffisant, un recrutement à la hauteur des besoins co-évalués, une répartition équitable sur l’ensemble du territoire.

- L’arrêt des politiques d’austérité et l’obtention de moyens humains, matériels et financiers à la hauteur des besoins

- En psychiatrie, de redonner les moyens de la politique de secteur publique dans le cadre de la psychothérapie institutionnelle. Nous refusons que les multinationales de la santé et de "l’or gris" fassent des profits indécents sur la santé, la maladie et la perte d’autonomie et concurrencent nos services publics.

Nous nous opposons à la marchandisation et la privatisation de la santé dans toutes ces dimensions : pas de profit sur la santé, pas d’argent public pour des profits sur la santé !

Nous demandons la levée de tous les brevets sur les médicaments, traitements, appareillages médicaux dans le cadre de la pandémie Covid 19 et de ses suites, afin que cela devienne des biens communs de l’humanité, alors que 40% des habitants de la planète n’ont encore eu accès à aucun vaccin et que se justifie toujours pleinement la signature de l’ICE www.noprofitonpandemic.eu/fr 

Nous voulons une protection sociale solidaire ouverte à toute la population, garante du financement des dépenses de santé, assurant une prise en charge des soins, de la perte d’autonomie et de la prévention à 100%.

Contre la résignation, la soumission ou la démission, nos organisations (syndicats, collectifs, comités de défense …) ont la responsabilité d’offrir une alternative afin qu’ensemble usagers, salariés, nous reprenions possession de notre bien commun, un système public de santé, d’action sociale et de protection sociale, plus juste, plus solidaire, satisfaisants les besoins de la population plutôt que le portefeuille des actionnaires.

Nous appelons citoyen-ne-s, usage-ère-s et professionnel-le-s, à exprimer ces exigences le jeudi 7 avril en participant massivement aux initiatives qui se tiendront ce jour-là.

A trois jours du premier tour des élections présidentielles françaises, alors que la France exerce la présidence de l’Union Européenne, il nous appartient de faire du 7 avril "Notre Journée Mondiale Citoyenne de la Santé" et rappeler à nos dirigeants que nous ne lâcherons rien ! Sous l’égide du Réseau européen contre la commercialisation et la privatisation de la santé.

Organisations Collectifs et associations: Act Up Sud Ouest, ATTAC France, Bien Vieillir Ensemble en Bretagne, Collectif Inter Blocs, Collectif inter hôpitaux (CIH), Collectif Inter Urgences (CIU), collectif international « femmes debout», Collectif IVG Tenon, Collectif La santé n’est pas une marchandise, Comité de vigilance pour le maintien des services publics en Haute Saône, Comité ivryen pour la santé et l’hôpital public, Convergence nationale des collectifs de défense et de développement des services publics, Coordination des Associations pour le Droit à l’Avortement et le Contraception (CADAC), Collectif des infirmiers en pratique avancée Hauts de France, Coordination des comités de défense des Hôpitaux et maternités de proximité, Fil conducteur psy, Humapsy, Le social déchaîné 59, Médicament bien commun, Médicament santé d’initiatives Capitalexit, Notre Santé en Danger, People Health Movement France (PHM), Printemps de la psychiatrie, Résistance Sociale, SERPsy, Stop brevets réquisition, Stop précarité, Mutuelles: Fédération des Mutuelles de France Syndicats: AMUF, CGT syndicat des artistes interprètes Haut de France (SFA), CGT LILLE, FSU, Indecosa-CGT, Solidaires, SUD Chimie, SUD Santé APHP, SUD Santé Sociaux, USP Avec le soutien des forces politiques: Ensemble!, France Insoumise, NPA, PCF

Pour la manifestation et le rassemblement du 7 avril, un appel conjoint signé par la CGT santé action sociale, l‘AMUF, SUD Santé Sociaux, le CIH, le CIB, CIU, le printemps de la psy, et la coordination nationale est diffusé.

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LES CHEMINOT·ES SONT D’INTÉRÊT GÉNÉRAL !

1 Avril 2022, 07:16am

Publié par PCF Villepinte

Manifestation nationale des cheminots

31.03.2022 | Fédération

Ce sont plus de 8 000 cheminots qui ont répondu à l’appel à manifester de la CGT des Cheminots ce 31 mars. De la place d’Italie à Paris Montparnasse, ils sont venus redire leur opposition à la casse de la SNCF, à l’ouverture à la concurrence, à la filialisation, au déboulonnage du Statut et aux reculs des droits pour l’ensemble des cheminots, qu’ils soient statutaires, contractuels ou embauchés depuis le 1er janvier 2020.

Quand certains ont baissé la garde, que d’autres sont déjà dans les cordes, s’accommodant des reculs imposés par la direction et le patronat ferroviaire, la Fédération CGT des Cheminots fait le choix d’affronter celles et ceux qui veulent en finir avec le train public afin de créer les conditions d’une riposte plus globale !

DU LOCAL AU NATIONAL : MÊME COMBAT !

C’est aussi ce que font les cheminots avec la CGT, au quotidien, dans chacun de nos chantiers, en proximité, alliant ainsi les revendications locales et les enjeux nationaux. Comme en ont témoigné nos camarades venus de toute la France sur la scène installée place d’Italie, rien n’est inéluctable !

S’organiser, construire la revendication, élever le rapport de force et lutter ensemble permet toujours, en 2022, de faire reculer la direction et de gagner !

LES RAISONS DE LA COLÈRE

Ouverture à la concurrence, stratégie d’auto concurrence en interne avec la création de filiales, concurrence entre salariés, casse des repères collectifs, dépeçage du Statut et du régime spécial, précarisation de l’emploi, siphonage des effectifs, gel des salaires, non augmentation des pensions, attaques sur nos facilités de circulation, menaces sur nos droits : la liste est longue des raisons de la colère !

Sur chacun de ces points, la Fédération CGT est la seule à porter des solutions alternatives, courageuses et porteuses d’espoir ! Malgré un contexte difficile dans et en dehors de l’entreprise, « se resigner » est un verbe qui, au singulier comme au pluriel, ne se conjugue pas lorsque l’on décide de porter le progrès social ! Au contraire, continuons de nous opposer, de revendiquer, de nous organiser, de lutter et préparons-nous à gagner !

D’autres solutions existent et nous savons comment faire ! La Fédération CGT des Cheminots porte un autre projet, global, qui répond à la fois aux besoins des populations, aux exigences du service public, à l’amélioration des conditions sociales et de travail des cheminots, en dehors de toute concurrence et de dumping social.

RAPPORT DE FORCE ET DÉTERMINATION

Comme les près de 330 cheminots qui ont rejoint la CGT depuis le 1er janvier, renforçant ainsi notre capacité à agir dans nos 300 syndicats locaux, comme les plus de 8 000 cheminots venus à Paris ce 31 mars, nous devons maintenant élargir ce champ et convaincre celles et ceux encore hésitants, à nous rejoindre !

D’ores et déjà et face aux attaques qui se profilent, la Fédération CGT des Cheminots réaffirme qu’il faut mettre en débat de manière très concrète les suites à donner à nos initiatives locales, régionales et nationales.

Amplifions la mobilisation et refusons la fatalité ! Démontrons qu’avec la CGT, un véritable service public ferroviaire et des conditions de travail décentes ne sont pas des options mais LA solution !

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS SALUE TOUTES CELLES ET TOUS CEUX QUI, PAR LEUR PRÉSENCE À LA MANIFESTATION D’INTÉRÊT GÉNÉRAL, ONT DÉMONTRÉ LEUR DISPONIBILITÉ À AGIR !

 

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La Fédération CGT des Cheminots appelle à une manifestation nationale à Paris le 31 mars 2022

31 Mars 2022, 07:06am

Publié par PCF Villepinte

Mesdames, Messieurs,

La Fédération CGT des Cheminots appelle à une manifestation nationale à Paris le 31 mars 2022 pour alerter sur les choix politiques qui peuvent conduire à l’amélioration ou au contraire à l’effondrement du service public ferroviaire.

À ce jour, nous comptons plus de 6 000 inscrits, ce qui en fait déjà une réussite.

Cette mobilisation témoigne à la fois du malaise qui existe aujourd’hui à la SNCF et de la détermination à gagner d’autres orientations des autorités et du patronat.

Tout d’abord, ce qui ne va pas :

Le réseau continue à se dégrader : hausse de l’âge moyen de la signalisation, augmentation de la proportion de voies « hors d’âge » (21 %, soit + 0,3 % en 2020), poursuite des fermetures de lignes (269 km en 2020) ;

Le transport de marchandises est toujours dans une situation précaire malgré les aides publiques et il n’y a pas de perspective de progression importante des volumes ;

Le transport de voyageurs subit la rationalisation liée à l’ouverture à la concurrence : les TGV sont réduits sur les axes non rentables, les TER subissent la pression aux suppressions de contrôleurs ou de guichets, et l’État continue de se débarrasser progressivement des TET : la convention 2022-2031 prévoit le transfert de 2 lignes de jour sur les 7 existantes aux Régions. En parallèle, la SNCF lance OUIGO vitesse classique en non conventionné ;

L’éclatement du système produit toujours autant de conflits d’intérêts : sillons de nuit disputés entre les travaux de SNCF Réseau et les trains de FRET ou les TET de nuit de SNCF Voyageurs ; lignes UIC 7 à 9 qui représentent un déficit pour SNCF Réseau, mais sont vitales pour FRET ou certains TER ; péages qui augmentent pour financer SNCF Réseau, mais pèsent sur les opérateurs. Il produit aussi de plus en plus de problèmes de sécurité. Dernier exemple en date : TER Bourgogne-Franche-Comté détecte un problème de fermeture de portes sur les X73500, mais ne diffuse sa note de service que sur son périmètre, alors que 315 rames de cette série circulent sur tout le territoire national ;

La trajectoire financière du groupe SNCF étrangle littéralement le mode ferroviaire. Par exemple, la pression sur les capacités de production empêche la réalisation des investissements, l’externalisation conduit à une baisse de qualité des travaux et à leur renchérissement de 20 % en 5 ans… ;

La situation sociale est désastreuse : conditions sociales régressives passées au forceps, 2 000 suppressions d’emplois par an, démissions, burn out, conflits locaux, etc.

Les perspectives ne sont pas plus réjouissantes :

Éclatement de ce qui reste du groupe public (rapport Maurey/Sautarel) ?

Dérégulation européenne supplémentaire (OSP et certification des conducteurs) ?

Lignes de desserte fine du territoire toujours menacées de fermeture ou de déclassement ?

Achèvement du nivellement social par le bas ?

Ces perspectives pourraient à nouveau conduire à un conflit social de grande ampleur.

La CGT oppose des propositions pour une amélioration du service public :

Il faut d’abord un objectif de développement par l’offre. 1 000 trains de marchandises supplémentaires d’ici 2050 et passage de 15 000 à 20 000 trains de voyageurs par jour, pour réellement avoir une chance de développer la part modale du ferroviaire. Cela suppose de disposer des moyens matériels et d’embaucher fortement ;

Le renforcement du service public ferroviaire avec l’objectif d’un vrai maillage du territoire pour offrir une alternative à la route et à l’avion, la lutte contre la maltraitance numérique en assurant une réhumanisation des gares et des trains, de nouvelles missions, par exemple en faveur de l’accès aux vacances pour tous en réduisant le prix des déplacements nationaux ;

La maîtrise publique de la production, non seulement sur l’exploitation des trains (abandon de la concurrence), mais aussi sur les travaux (ré-internalisation) ou les grands projets (notamment les gares) ;

Une réorganisation du système ferroviaire basée sur la recherche d’efficacité de la production (fusion des SA, des activités et de certaines filiales, simplification de la ligne de commandement, intégration des différents métiers dans des établissements locaux multi-activité) ;

Un nouveau statut social de haut niveau qui assure la sécurité de l’emploi, une rémunération juste, la progression professionnelle pour fixer et développer les compétences, une protection sociale de qualité et un départ anticipé en retraite.

Plusieurs exemples européens devraient amener à remettre en cause le dogme libéral :

L’Angleterre a totalement renationalisé son chemin de fer en recréant New British Railways, notamment pour assurer une gestion intégrée du système ;

La Belgique veut se protéger de la concurrence en accordant pour 10 ans l’exploitation des trains à la SNCB ;

La Norvège abandonne l’ouverture à la concurrence lancée en 2015 parce que les bénéfices attendus sont négligeables par rapport aux contraintes et aux coûts ;

Même le « modèle allemand » pâlit :

Un rapport de 2019 de la Bundesrechnungshof (Cours des Comptes allemande) critique la DB pour sa faible ponctualité (74,9 % en 2018 – pour mémoire il est 10 % supérieur en France alors que le réseau est deux fois plus vieux), et pour son endettement croissant (20 milliards d’euros, atteint en juin 2019, malgré deux désendettements publics). Cela alors même que l’État allemand soutient massivement le mode ferroviaire : 62 milliards d’euros d’investissements sont prévus d’ici 2030, auxquels la DB rajoute 24 milliards, soit 72 % de subventions publiques. En France, c’est moitié moins d’investissements et subventionnés à moins de 50 %. L’État allemand consacre donc 4 fois plus de ressources au réseau ferroviaire !

Le système ferroviaire, qui a été forgé par les réformes de 1997, 2014 et 2018, est devenu une usine à gaz ! Il fonctionne uniquement dans l’objectif de la privatisation et de la financiarisation de l’activité.

Pour répondre aux besoins des populations, il n’apporte aucune solution.

La coopération avec un grand service public de l’énergie pour limiter la flambée de la facture, la réouverture de lignes, le transport de nourriture ou de bois au service de politiques publiques d’aménagement du territoire, faire rouler des trains aux heures nécessaires même avec un faible taux de marge, la coopération avec le service public postal pour la décarbonation du transport de colis, la coopération avec les autres compagnies ferroviaires européennes, et même des choses aussi évidentes que la poursuite des circulations sur les lignes où il y a des travaux, la maintenance de jour, la gestion des situations de crise, sont devenues incroyablement complexes, fastidieuses, voire carrément impossibles.

Dans le débat public actuel, nous n’entendons aucune analyse ni aucune proposition des candidats sur le transport en général et le mode ferroviaire en particulier.

La Fédération CGT des cheminots tire le signal d’alarme sur la nécessité de changer d’orientation avant que la France n’ait complétement perdu ses savoir-faire et qu’elle n’ait laissé dépérir la plus grande partie de ses infrastructures.

Nous mettons nos propositions en débat et nous les appuyons d’une mobilisation des experts que sont les cheminots, avec la manifestation « d’intérêt général » du 31 mars 2022.

 

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Des mesures urgentes s’imposent

26 Mars 2022, 08:19am

Publié par PCF Villepinte

 

Des mesures urgentes s’imposent pour répondre à la volonté de vivre dignement de son travail dans notre pays et à la volonté de justice sociale.

La majorité de celles et ceux qui ont fait fonctionner le pays pendant ces deux ans de crise sanitaire ont des salaires définitivement trop bas pour faire face aux prix qui s’envolent énergie, logement, nourriture, carburants...

Sur la même période, en France, la fortune des milliardaires a augmenté de 86 % depuis le début de la pandémie et 4 millions de personnes supplémentaires se sont retrouvées en situation de vulnérabilité.

Les 1% les plus riches ont vu leur niveau de vie augmenter de 2,8% en moyenne, quand les 5% des ménages les plus modestes ont perdu jusqu’à 0,5% de leur pouvoir d’achat.

On peut assez facilement constater que l’allègement de la fiscalité des plus riches dès le début du quinquennat n’a certainement pas bénéficié ni aux intérêts du pays ni à ses citoyens et a renforcé le creusement des inégalités.

Signez la petition

Il est temps de viser non seulement la justice sociale mais aussi l’efficacité économique. L’allègement de la fiscalité indirecte telle la TVA peut être financé par l’augmentation de l’impôt sur les revenus du capital et sur la fortune.

Sans attendre après des promesses électorales car c’est aujourd’hui que des millions de français vivent dans l’incertitude le leur avenir, nous demandons :

Le SMIC à 2 000 € brut et la revalorisation de tous les salaires dans le public et le privé ainsi que des pensions ;

 

L'augmentation automatique de l'ensemble des salaires minima de branches dès lors que le Smic est revalorisé

 

La baisse de la TVA à 5,5% sur les carburants, produits de première nécessité pour des millions de travailleurs.

 

Le retour de l’impôt sur la fortune, son amélioration dans sa fonction de solidarité et de progressivité.

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Pour l'avenir de la planète et pour l'industrie, créer des emplois et former, récuser l'injonction macronienne « France, travaille ! »,

25 Mars 2022, 12:36pm

Publié par PCF Villepinte

c'est la leçon des travailleurs·ses de Belfort

 

Le 23 mars 2022, dans le cadre de la campagne présidentielle de Fabien Roussel, Frédéric Boccara, son conseiller sur les questions d'emploi, a rencontré dix syndicalistes de trois entités industrielles belfortaines : Alstom Transports, General Electric Steam (nucléaire : turbines + maintenance) et General Electric Gaz.

Si les trois entreprises sont en proie à des conjonctures différentes (gel des commandes ukrainiennes pour Alstom, nouvelle restructuration dans le cadre de la vente à EDF pour General Electric Steam, et augmentation importante de l'activité après un PSE très lourd pour General Electric Gaz), des problématiques structurelles communes ont pu être mises au jour.

C'est d'abord la perte progressive des savoir-faire, par le refus de dépenser pour la formation, le jeu des externalisations, du recours à l'intérim ou à la prestation, des départs anticipés à la retraite sans transmission préalable des compétences, des suppressions d'emplois.

La situation devient critique dans toutes les unités belfortaines, dans des secteurs aussi stratégiques que le les équipements pour transport ferroviaire ou pour la production d'électricité, où la sous qualité peut générer des accidents graves.

C'est également un déficit de projets nationaux de développement et de coopérations structurants pour le tissu industriel : dépendantes des marchés internationaux pour garantir leur activité, les entreprises belfortaines sont exposées à la compétition internationale qui génère des incertitudes et des aléas. C'est ainsi que le gel de la commande de 130 locomotives de fret par l'Ukraine place de nouveau le site Alstom de Belfort, pourtant le dernier à produire en France des motrices de TGV et des locomotives de fret, dans un déficit de charge utilisé par la direction pour geler les embauches, les formations et les investissements.

―> Pourtant, n'y a-t-il pas à engager d'urgence un projet national, voire européen, de revitalisation du fret ferroviaire ? Les syndicalistes de la SNCF évaluent à 200 les besoins pour la seule partie locomotive.

Quant à l'entité Steam de General Electric (= turbines nucléaires et maintenance), avant le lancement effectif des nouveaux réacteurs EPR 2 en France, elle ne dépend que de la commande internationale, elle-même incertaine dans un contexte de guerre sur le continent européen et d'arrêt des fonderies ukrainiennes. La période (1 ou 2 ans ?) nécessaire pour finaliser le rachat des activités par EDF pourrait s'avérer très destructrice. D'après les premières informations issues du lancement de la négociation, ce sont déjà 500 emplois qui pourraient disparaître dans l'opération dont 100 à Belfort.

―> Contrairement au ton rassurant du candidat-président, venu à Belfort pour « bénir » un retour en « souveraineté », c'est un PSE qui pourrait fragiliser la maîtrise réelle de la filière nucléaire qui se profile...

Quant à GEEPF, l'entité des turbines à gaz, elle se retrouve contrainte d'externaliser une partie de la charge dans le cadre d'une forte augmentation des commandes, seulement 3 ans après un plan de suppressions massif d'emplois justifié alors par une baisse structurelle du marché pour des raisons écologiques.

Au-delà des compétences, ce sont les vies elles-mêmes des travailleurs qui sont mises en danger tant les risques psycho-sociaux se généralisent.

Contrairement à ce que prétend le candidat président, du travail, il y en a donc ! Mais ce sont les décisions de projets et de création d'emploi qui font défaut. Les directions bradent, vendent, délocalisent, produisent « au fil de l'eau » pour réaliser du profit à très court terme. L'obsession de la rentabilité financière doit cesser. Le projet de sécurité d'emploi et de formation porté par Fabien Roussel, au service de projets industriels nouveaux pour développer le transport ferroviaire et la transition énergétique, soutenus par un pôle public financier, des droits décisionnels des salariés et habitants, des concertations pour une nouvelle planification, répond à l'urgence de la situation.

Nous proposons de le concrétiser immédiatement avec :

Un plan de résilience pour la paix, le climat, impliquant des coopérations nouvelles, le développement ferroviaire et la transition énergétique : il doit donc être tourné vers l'emploi, les services publics (formation) et l'investissement efficace

 Un appel large de citoyennes et citoyens en faveur d'un tel plan

 Une conférence locale réunissant les organisations syndicales du site industriel, les entreprises de la sous-traitance, les banques, les élus locaux, les citoyennes et citoyens afin de définir les besoins de formation et d'emploi, mobiliser les leviers financiers que constituent les aides publiques et assurer le suivi sur leur utilisation ; une première initiative pourrait être orientée vers la création d'un centre de formation pour les métiers d'ouvriers de l'industrie

Dans le même sens, la campagne de Fabien Roussel vise à remettre l'entreprise, ses critères de gestion, sa finalité, au cœur du débat démocratique, en travaillant, de l'échelon local à l'échelon national, à des solidarités et des concertations nouvelles, par territoire et par filière. Le vote est un moment de cette bataille, elle sera à poursuivre bien au-delà de l'élection.

 

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Manifestation des retraité.e.s à l'appel des neuf organisations à Paris, le 24 mars 2022

25 Mars 2022, 12:32pm

Publié par PCF Villepinte

PLUS FORTS, PLUS DÉTERMINÉS, PLUS COMBATTIFS DANS L’UNITÉ   

 

 Ce 24 mars des milliers de retraités se sont rassemblés et ont manifesté dans les régions et départements. Plus nombreux que le 2 décembre à Paris, 40 000 retraités sont venus crier leur colère et leur détermination à gagner sur leurs revendications : l’augmentation des pensions de retraite de base et complémentaire avec 300 euros immédiatement, un accès pour tous à la santé, une Sécurité sociale intégrale qui couvre tous les aléas de la vie et des services publics de proximité avec du personnel en nombre et qualifié.

Les retraités subissent de plein fouet l’explosion des prix de l’énergie, du gaz, du pétrole, de la nourriture, des transports, des mutuelles, de la santé et de tous les produits de première nécessité et sont contraints à des privations drastiques sur tout ce qui fait leur quotidien y compris se soigner.
Loin de répondre à leurs exigences, la situation s’aggrave encore quand année après année la revalorisation des pensions de bases et retraites complémentaires est nettement inférieure à la hausse des prix.

Une spirale qui entraîne nombre de retraités vers la pauvreté et en particulier les petites pensions majoritairement pour les femmes.

Les retraités ont exprimé ce 24 mars leur indignation face au mépris du gouvernement et du patronat et leurs exigences de voir enfin pris en compte leurs revendications.

De plus en plus nombreux à montrer leur détermination, ils crient leur colère face à une inflation galopante, à la spéculation sur les produits de première nécessité et l’arrogance des milliards engrangés par les grands groupes et les grandes familles.

Oui, l’argent existe, le gouvernement a trouvé 400 milliards pour aider les entreprises et les réserves de l’AGIRC-ARRCO atteignent aujourd’hui 69 milliards.

Oui, augmenter les retraites et pensions, c’est une exigence et c’est possible,

Oui, avoir des services publics de proximité, c’est une exigence en zone rurale comme en zone urbaine, c’est un besoin,

Oui, garder et améliorer une Sécurité sociale intégrale, des services de soins de proximité, c’est une exigence, c’est une nécessité. Les retraités disent stop au mépris et au cynisme de ce gouvernement.

D’ores et déjà, les premiers résultats de la consultation nationale de l’UCR-CGT avec ces organisations sur les besoins des retraités, renforce et confirme qu’il y a une exigence forte pour l’augmentation des pensions.

Les retraités mettent au cœur de cette campagne électorale leurs exigences sociales comme enjeux de société : bien vivre sa retraite.

Ce 24 mars, les retraités ont aussi pu exprimer leur soutien au peuple ukrainien et au peuple russe, et exiger la Paix entre les peuples.


Montreuil, le 24 mars 2022

 

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Hôpital: Silence on ferme!

15 Mars 2022, 09:34am

Publié par PCF Villepinte

CGT PUBLIÉ LE 14 MAR 2022

 

Samedi 5 mars, la population de la ville de Guingamp, dans les Côtes-d’Armor, s’est fortement mobilisée contre le projet de fermeture du service de chirurgie 24h/24 et de la maternité.

L’inquiétude grandit dans ce bassin de vie breton qui compte un peu plus de 73 000 habitants.

Les hôpitaux périphériques, distants de plusieurs dizaines de kilomètres, ne seront pas en mesure d’absorber l’activité des services qui seraient supprimés à Guingamp.

Si, pour les patients et leurs familles, les temps de trajet seraient augmentés, c’est tout un territoire qui pourrait en pâtir au niveau de l’attractivité.

Alors que la pandémie de covid a mis en exergue l’extrême fragilité du système sanitaire et social de notre pays, ce qui se passe à Guingamp est symptomatique d’une volonté gouvernementale de la poursuite de la casse des services publics.

Dans l’agglomération, après le commissariat de Police de la ville qui a été fermé, de nombreux secteurs ont connu une véritable hémorragie d’emplois : La Poste, les Finances Publiques….Et aujourd’hui, c’est le tour de l’hôpital Public.

 

Le cas de Guingamp n’est pas isolé, les fermetures de lits, de services ou d’hôpitaux se poursuivent partout sur le territoire.

C’est une véritable destruction méthodique du maillage territorial qui a fait de notre système de santé l’un des meilleurs au monde.

À ce jour, avec tout juste six lits pour 1000 habitants, la France n'est qu'au neuvième rang des pays de l'organisation de coopération et de développement économique (OCDE).

L’hôpital public est malade et rien n’est fait pour améliorer la situation.

En raison de l’asphyxie financière, les hôpitaux se transforment en véritables centres de rentabilité.

Comme les budgets des secteurs de la santé et de l’action sociale sont essentiellement consacrés aux rémunérations des personnels, les suites inéluctables de cette contrainte financière sont des milliers de suppressions d’emplois.

Cela se traduit par une profonde dégradation des conditions de travail, dans le contexte de crise sanitaire actuel. Les personnels démissionnent de l’hôpital public et le nombre d'arrêts maladie augmente.

Aussi, le taux de postes vacants au sein des hôpitaux et des établissements médico-sociaux publics se situe entre 2% et 5%.

Il est urgent de changer de logique pour garantir l’accès au système de soins pour tous.

La crise a montré que nous avions besoin d’un service public mieux armé, avec plus de personnels et de moyens matériels, financé par une sécurité sociale qui prenne en charge l’ensemble des besoins de la population.

Pour la CGT, le système de santé doit garantir à chaque individu, quels que soient ses moyens financiers, son lieu de résidence et son origine, l’accès à des soins de qualité.

Cela ne peut se faire qu’en renouant avec les origines de la Sécurité Sociale et le principe républicain de solidarité issu du programme du Conseil National de la Résistance (CNR) «à chacun selon ses besoins, chacun doit y contribuer selon ses moyens » qui sont le socle fondamental de la Sécurité sociale.

La Sécurité Sociale est notre bien commun.

Elle nécessite une attention de tous les jours pour la défendre, l’élargir afin de couvrir les nouveaux besoins (vieillissement de la population, perte d’autonomie, protection de l’enfance, sécurité sociale professionnelle…) et de l’enrichir en y incluant toutes les formes de prévention.

Il faudra obligatoirement mettre un terme à la marchandisation de la santé, et même inverser son processus.

Quelques chiffres qui donnent le vertige

En 2018, selon une étude de la direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES, 2019), près de 4 200 lits d'hospitalisation complète ont été fermés dans les établissements de santé français.

Sur la période 2013-2018, pas moins de 60 hôpitaux publics ont mis la clé sous la porte, et près de 20 000 lits ont été fermés. En 2019, le nombre d’établissements publics a baissé de 3,7%.

Au total, sur les vingt dernières années, la fermeture de lits d'hospitalisation s'élève à près de 100 000.

En parallèle, depuis 1980, s’opère un déplacement du soin, de la sphère publique vers la sphère privée. C’est d’ailleurs l’époque où se créent les premiers grands groupes privés lucratifs de maisons de retraite et de cliniques privés: Générale de Santé, ORPEA...

 

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