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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

6.500 à Paris pour lancer la campagne du Front de gauche

30 Juin 2011, 15:19pm

Publié par PCF Villepinte

Marée humaine ce mercredi soir pour lancer la campagne du Front de gauche, une campagne offensive, unitaire, "belle et rebelle".

 

www.placeaupeuple2012.fr

 
 

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Les sénatoriales, un enjeu capital : pour la première fois une réelle chance d’alternance

30 Juin 2011, 07:32am

Publié par PCF Villepinte

 

m-dem.jpgMichelle Demessine. Sénatrice (PCF), 
membre de la commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées.

 

 

Martine Aubry entre à son tour dans le jeu de la présidentielle, un rendez-vous crucial pour chacun d’entre nous. Pour autant, la focalisation des médias sur le 22 avril 2012 ne doit pas nous faire minimiser les autres rendez-vous électoraux : les législatives et, plus près de nous, les sénatoriales. Le 25 septembre prochain, dans moins de trois mois, le Sénat sera renouvelé pour moitié, avec pour la première fois une réelle chance d’alternance. L’enjeu est capital. D’abord parce qu’avec un Sénat à gauche, il sera plus difficile d’imposer aux Français les réformes dont ils ne veulent pas ; je pense à la révision constitutionnelle nécessaire pour acter le pacte pour l’euro et la mainmise des technocrates européens sur les politiques nationales. Je pense à la réforme des collectivités territoriales adoptée de justesse au Sénat en décembre.

Avec mes amis sénateurs communistes, je continue à combattre cette réforme qui porte en germe le démantèlement de notre administration locale et des services publics et engendre un recul de la démocratie en éloignant un peu plus les citoyens des lieux de décision. Les schémas départementaux de coopération intercommunale imaginés par les préfets, et actuellement présentés aux conseils municipaux pour avis, en sont les premières traductions. Dans le Nord, le représentant de l’État ambitionne de réduire le nombre des intercommunalités de 48 à 18, au mépris des besoins des populations et des territoires. De toutes parts, et notamment des communes rurales, le mécontentement monte. Ce qui conduit bon nombre de candidats de droite à se proclamer « porte-parole des petits maires ». Ne nous leurrons pas : ce sont les mêmes qui, depuis 2007 au Sénat, votent sans broncher toutes les réformes du gouvernement, et ils continueront à le faire sitôt les sénatoriales passées. 
À l’inverse, nous avons toujours prôné une intercommunalité choisie où la solidarité entre les territoires est au cœur des projets politiques. Le 25 septembre, le vote des élus locaux peut exprimer un refus net du mouvement en cours et ouvrir la voie à une autre réforme.

Michelle Demessine

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"Côté quartiers" a reçu un prix de l'académie des banlieues !

30 Juin 2011, 07:21am

Publié par PCF Villepinte

 Très chèr-e-s lecteurs et lectrices,

 

2ème PRIX Marlene Ehrhard

  J'ai le plaisir de vous annoncer que ce blog vient de recevoir un prix de l'Académie des Banlieues, une association qui oeuvre pour changer l'image négative véhiculée par les médias. Cette année, les prix positifs sont remis à des journalistes "ayant contribué par la qualité de leurs émissions et de leurs articles à la mise en valeur des richesses des villes et banlieues populaires et à faire reculer le mépris et les idées reçues sur ces territoires et leurs populations". Le prix de la manipulation va au reportage le plus caricatural sur les stéréotypes et idées reçues concernant les habitants des quartiers populaires, tourné à Vitry-sur-Seine : "La cité du mâle", produit et diffusé sur Arte.

Vendredi 1er juillet, à partir de 18 heures, à la Mairie de Saint-Ouen, un prix sera donc remis à ce blog, ainsi qu'à l'émission de télévision Teum-Teum de Juan Massenya et Guillaume Perez, diffusée sur France 5, et à Badrou et Mehdi, deux jeunes chroniqueurs de l'émission de Pascal Clark "Comme on nous parle" sur France Inter.

 

Merci de votre fidélité, Ixchel

(Voir le récent article sur SEVRAN)

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Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier enfin libres

29 Juin 2011, 22:20pm

Publié par PCF Villepinte

 

Médias - le 29 Juin 2011

 

 

 

Dix-huit mois après leur enlèvement en Afghanistan, les deux otages et leurs accompagnateurs ont été libérés, a fait savoir France 3 ce mercredi.

"Hervé et Stéphane sont libres!" Reporters sans frontières a lancé la nouvelle sur Twitter ce mardi à 15 heures. Une information confirmée par France 3 et par l'Elysée : dix-huit mois après leur enlèvement en Afghanistan, les deux journalistes français et leurs accompagnateurs ont été libérés.

Les ex-otages arriveront jeudi matin à Villacoublay, dans les Yvelines, précise la compagne d'Hervé Ghesquière. "On m'a dit qu'ils allaient arriver à Kaboul. J'attends un appel d'Hervé. Je ne sais rien de leur état d'esprit", ajoute Béatrice Coulon. "C'est merveilleux", a quant à elle réagi Arlette Taponier, la mère de Stéphane Taponier.

"On peut vous dire la vérité maintenant, nous on le savait,  deux accompagnateurs étaient déjà partis et on ne l’a jamais dit pour garder ce secret, donc il n’y avait plus qu’un accompagnateur, qui est lui aussi libéré", explique la journaliste de France 3 Elise Lucet à BFMTV. "On savait que depuis quelques heures une opération était en cour mais elle aurait pu capoter comme les autres. Celle-ci n’a pas capoté,  ils sont libres, c’est formidable". 

Joint au téléphone par France 3, le frère de Stéphane Taponnier, Thierry, confirme avoir été averti lui aussi de l'arrivée des otages en provenance de Kaboul demain jeudi "vers 8 heures à Villacoublay". "C'est un choc", a-t-il déclaré . "L'apprendre d'un coup, j'ai du mal à en parler", "Bien évidemment je vais de suite me rendre à Paris, pour être là, lui dire qu'on a pensé à lui, qu'on a toujours été là avec les copains. C'est une grande joie".

Les journalistes de France 3 sont "depuis quelques heures entre les mains des forces françaises" sur la base de Tagab, a annoncé plus tôt François Fillon à l'Assemblée nationale. "Nos deux otages sont en bonne santé et ils seront dans quelques heures sur le sol français", a précisé le Premier ministre. "Nous attendions pour l'annoncer que les familles aient été directement informées".

"Soudain et surréaliste"

Pour Jean-François Julliard, secrétaire général de Reporters sans frontières, "c'est soudain et surréaliste d'apprendre une telle nouvelle alors que nous étions rassemblés pour les un et demi de leur captivité, c'est une immense joie pour leurs famille et leur proches." Une manifestation avait été organisée ce mercredi par le comité de soutien des deux otages pour marquer leur dix-huitième mois de détention.

La nouvelle représente "une très grande joie et un immense soulagement", a pour sa part réagi Alain Juppé. "Mes premières pensées vont vers nos deux compatriotes qui viennent de traverser une très longue épreuve", ajoute le ministre des Affaires étrangères. "Pendant tout ce temps nous n'avons jamais cessé d'agir pour obtenir leur libération".

"Le président de la République se réjouit de la libération de nos deux compatriotes Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, ainsi que de leur interprète Reza Din", salue de son côté l'Elysée.

Peu auparavant, le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer avait fait l'annonce de cette libération, usant néanmoins du conditionel en séance dans l'hémicycle. L'annonce avait provoqué les applaudissements de tous les députés et du banc des ministres debout.

Journalistes à France 3, Hervé Ghesquière, Stéphane Taponier et leurs trois accompagnateurs ont été enlevés le 30 décembre 2009 en Afghanistan, alors qu'ils enquêtaient pour le magazine "Pièces à conviction".

 

--> Lire les réactions


  • A lire également :

Ils ont manifesté leur soutien dans l'Humanité
Otages : Patrick Le Hyaric interpelle Catherine Asthon

A quand la liberté pour Hervé et Stéphane ?

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Grèce : deux jours pour faire plier le parlement

29 Juin 2011, 06:46am

Publié par PCF Villepinte

 

Monde - le 28 Juin 2011

Crise financière

À Athènes, le Pasok n’est plus sûr de sa majorité

 

Alors que débute, aujourd’hui, une grève générale de quarante-huit heures, plusieurs députés Pasok annoncent leur intention de ne pas voter le nouveau plan d’austérité.  Athènes, envoyé spécial.

La tension palpable au sein de la population grecque semble gagner les députés socialistes. Et, par ricochet, le gouvernement. « Je crois que [le plan d’austérité] sera adopté. Il y a des inquiétudes, de l’angoisse, mais par-dessus tout, une vision partagée au sein du groupe parlementaire du Pasok qu’il faut assumer une responsabilité commune », a déclaré le ministre de la Défense, Panos Beglitis. Le gouvernement fait monter la pression alors que débute aujourd’hui une grève générale de quarante-huit heures et qu’ont cours les discussions préalables aux votes, jusqu’à mercredi, sur le cadre global du plan d’austérité de cinq ans puis, jeudi, sur la loi contenant les mesures d’application concrètes.

En trois jours, quatre députés Pasok (Thomas Robopoulos, Panagiotis Kouroublis, Chryssa Arapoglou et Alekos Athanasiadis) ont néanmoins annoncé qu’ils pourraient s’opposer aux textes. « Mon objection principale est la façon dont l’UE impose les mesures. Elle nous a mis un ultimatum », explique à l’Humanité Thomas Robopoulos, député de Thessalonique.

L’UE et le FMI ont en effet prévenu qu’ils ne verseraient la cinquième tranche (12 milliards d’euros) du premier plan « d’aide » élaboré en 2010 que si Athènes adoptait d’ici au 3 juillet des mesures d’austérité renforcées (voir l’Humanité d’hier). Pour Robopoulos, « il y a déjà eu un chantage lors du vote du premier plan : si vous ne votez pas, ce sera la faillite, nous a-t-on dit. C’est la même chose aujourd’hui ! Ma conscience me dit de ne pas voter », dit-il, tout en s’inquiétant d’une faillite.

De son côté, le député Panagiotis Kouroublis a envoyé une lettre au ministre des Finances Evangelos Venizelos pour avoir des clarifications. Il réserve son vote, « pas persuadé que les nouvelles dispositions contribueront au salut de [son] pays ». Et de dénoncer carrément « un terrorisme européen ».

La majorité s’annonce donc très fine (5 voix au mieux) pour le nouveau plan. La droite (Nouvelle Démocratie), le KKE (PC grec) et la Coalition Syriza (gauche) devraient voter contre. Et la mobilisation annoncée de la rue pourrait bien faire basculer d’autres votes…

  • Mobilisation historique 

Les syndicats, les Indignés, et tous ceux qui refusent l’austérité entament, aujourd’hui, une grève générale de quarante-huit heures. 
C’est la première fois depuis 
la chute des colonels, en 1974, que les deux confédérations syndicales organisent ensemble une telle action. Les Indignés proposent d’entourer la Vouli, le Parlement grec. 
« Nous nous attendons à une grosse manifestation mardi », 
a déclaré le porte-parole 
de la police grecque.

Dans la rue ce mardi, pas "d'incidents en marge de la manifestation", mais une véritable tension et des affrontements violents. La place Syntagma a été transformée en souricière et les forces de l'ordre tirent sans relâche des bombes lacrymogènes.

  • Entretiens :

Avec Maria Karamessini, professeure d'économie à Athènes « Il est d’abord nécessaire de renégocier la dette qui n’est pas soutenable »
Avec Aleka Papariga, secrétaire nationale du KKE (Parti communiste grec) : « Les privatisations ne rapporteront rien »

Avec Notis Marias, avocat : du Pasok au front progressiste

  • Analyses :

Grèce Pour l’euro, ça casse ou… ça casse
Et si les Grecs refusaient le racket de Bruxelles...
Crise de la dette : Face au mur, l’UE décide d’accélérer
La vidéo de soutien de Patrick Le Hyaric au peuple grec

Fabien Perrier

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Jean-Jacques Candelier répond à Marine Le Pen

29 Juin 2011, 06:39am

Publié par PCF Villepinte

mardi 28 juin 2011 

jj-candelier.jpgSuite à la lettre de Marine Le Pen du 30 mai 2011 sur les questions liées à la plurinationalité, Jean-Jacques Candelier écrit à la Présidente du Front National.

« Madame la Présidente,

J’ai pris connaissance de votre courrier du 30 mai 2011 sur les questions liées à la plurinationalité.

Pour commencer, je vous informe que, jusqu’à présent, aucun citoyen ne m’a jamais saisi à ce sujet. Cela ne m’étonne pas, dans la mesure où il s’agit d’un dossier anecdotique. Notre pays, contrairement à ce que vous pensez, n’a rien à craindre des bi ou plurinationaux.

Le principe de la double nationalité peut néanmoins être discuté. Vous prétendez que nous assistons à une « explosion du chiffre des binationaux ». En réalité, nous ne savons pas combien de personnes sont concernées en France ; il n’existe aucun registre.

La mission d’information sur le droit de la nationalité de l’Assemblée nationale vient de rendre ses conclusions, dans une cacophonie politique au sein de la majorité. Nul doute que vous y trouverez tous les éléments vous permettant d’alimenter vos fantasmes et vos fixations.

Il y a dans vos pensées, tout comme dans celles de l’UMP, l’idée archaïque, rétrograde et dangereuse que la nationalité se mérite et qu’on devrait en être fier. Ainsi, par exemple, les criminels naturalisés devraient être déchus de leur nationalité. Je ne vois pas quelle fierté il y a à naître Français plutôt que Malien ou Coréen. Pour ne prendre que cet aspect, notre pays a commis plus de crimes dans son histoire - et en commet encore beaucoup - que de nombreuses nations !

Lutter contre les guerres impérialistes en Libye ou en Afghanistan, comme lutter contre la colonisation et l’occupant nazi, a, par contre, toujours fait la fierté des communistes, héritiers d’une longue et fructueuse tradition humaniste, révolutionnaire, républicaine et progressiste française.

Aujourd’hui, alors que des potentialités révolutionnaires et démocratiques se font jour dans le monde, il est particulièrement déplacé d’attiser la peur de l’autre et diviser artificiellement le peuple de France.

Il faudrait, au contraire, l’unir pour empêcher que ne soient sabordés les progrès historiques qui ont pu être arrachés en 1936, 1945, 1968 et à l’occasion d’autres rapports de forces. Il faudrait défendre les libertés, la démocratie, le progrès, la souveraineté nationale, la solidarité internationale, œuvrer à la transformation progressiste de la société, faire le choix de l’anti-impérialisme, de l’anticolonialisme, de l’antimilitarisme, du pacifisme, de l’antiracisme et de l’antifascisme.

Dans le système capitaliste, que je combats de toutes mes forces mais que vous soutenez pour votre part, la solidarité du monde du travail s’établit naturellement sans aucun égard aux nationalités et aux conceptions étroitement juridiques. Il existe une communauté d’intérêt pour les travailleurs du monde entier : briser les chaines de l’exploitation et de l’oppression.

Ce que je défends à l’Assemblée nationale, outre des mesures aussi fondamentales que la sortie du Traité de Lisbonne, la sortie de l’OTAN, l’établissement de la démocratie sur les lieux de travail et la nationalisation des banques, c’est le rétablissement d’un code de la nationalité fondé sur le respect intégral et automatique du droit du sol dès la naissance et sur un droit à la naturalisation facilité, permettant à tous les étrangers qui le souhaitent d’acquérir la nationalité française au-delà de 5 ans de résidence sur le territoire.

Enfin, je déplore de ne pouvoir combattre vos idées directement dans l’hémicycle. Soyez assurée que, si l’occasion venait à se présenter, je ne manquerai pas de le faire avec force.

Je vous prie d’agréer, Madame la Présidente, l’expression de ma considération distinguée.

Jean-Jacques Candelier »

 

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Interview exclusive pour Cidéfil de Akira Kasai.

29 Juin 2011, 06:31am

Publié par PCF Villepinte

Cidefil 28 juin 2011

JPG - 26.4 koInterview exclusive pour Cidéfil de Akira Kasai, membre de la chambre des représentants (Japon), vice-président de la commission internationale du Parti communiste japonais

mardi 28 juin 2011



 

Suite au terrible tremblement terre qui a touché le Japon le 11 mars dernier, suivi d’un tsunami et d’une catastrophe nucléaire, l’ANECR a pris contact avec des élus progressistes japonais pour envisager une coopération et les aider à surmonter cette épreuve.

Trois mois après cette tragédie, un député communiste japonais fait le point pour nous sur la situation des zones les plus touchées, sur l’exceptionnelle campagne de solidarité conduite par les communistes japonais et sur le dossier du nucléaire :

Propos recueillis et traduits de l’anglais par Lysiane Alezard

«  Lysiane Alezard : Trois mois après les tragédies du tremblement de terre et du tsunami, dans quel état se trouvent les zones les plus touchées ? De quoi manquent les habitants ? Combien de personnes sont concernées ?

Akira Kasai : L’énorme tremblement de terre (magnitude 9) et le tsunami qui s’en est suivi ont dévasté la zone de Tohoku (nord est du Japon) et ses côtes pacifiques. Depuis le 26 juin, 15 500 personnes sont mortes et 7 306 ont disparu, plus de 100 000 habitations et bâtiments ont été totalement détruits et plus de 460 000 partiellement. En outre, l’accident très sérieux, de niveau 7, de la centrale nucléaire de Fukushima Daishi de TEPCO (la compagnie d’électricité de Tokyo) est loin d’être réglé, ce qui a rendu de nombreuses régions proches radioactives.

Plus de 100 jours ont passé, mais 125 000 personnes continuent d’être évacuées. Ces gens ont perdu leur maison, leurs biens, leur lieu de travail et sont partis uniquement avec leurs vêtements sur le dos. Il leur manque encore de la nourriture et des biens de consommation courante. Le autorités locales fournissent des repas de base, mais ce sont surtout les bénévoles des autres régions du Japon qui fournissent des repas chauds et le nécessaire du quotidien.

Il est aussi urgent de fournir des logements. Il n’existe aucune intimité dans les centres d’urgence (comme les gymnases et autres), ce qui fait que les gens veulent sortir de ces habitations provisoires, mais il n’y a pas encore eu assez de constructions. Les victimes du désastre essayent de reprendre une vie normale soit en occupant des logements provisoires, soit en habitant dans leur logement. Mais beaucoup sont contraints d’opter pour des abris, car une fois sortis des centres d’urgence, il leur est difficile de trouver les informations, l’aide ou la nourriture nécessaires.

Tendre la main aux victimes reste très important en ce moment.

L.A. : Comme la solidarité nationale est-elle organisée : quels sont les rôles de l’Etat et des collectivités locales ?

A.K. : Peu de temps après la catastrophe, beaucoup de gens, y compris des personnalités de la télévision et du monde sportif ont exprimé leur solidarité aux victimes et aux régions touchées. Des soirées de solidarité, des actions diverses ont été engagées pour recueillir des dons.

Dans la sphère politique, les partis de la majorité et de l’opposition ont coopéré pour aider les victimes. Des représentants de chaque parti et du gouvernement se sont réunis quotidiennement pour débattre des mesures à prendre. Un collectif budgétaire a été créé pour prendre en charge le déblaiement des gravats et la construction de pré-fabriqués ; il a été soutenu par l’ensemble des partis.

Mais les partis diffèrent beaucoup sur les politiques à mener pour sortir de la catastrophe. Le parti communiste japonais (PCJ) considèrent comme essentiels les deux principes suivants.

Tout d’abord, c’est la reconstruction de la vie détruite des victimes qui doit être à la base de la reprise. Deuxièmement, les victimes doivent être des acteurs décisifs du processus de reconstruction et les autorités ne doivent pas leur imposer des plans de reconstruction. Ces projets doivent se faire sur la base d’un consensus des habitants et il doit être mené par les autorités locales (villages, villes, préfectures) et le gouvernement, et c’est essentiellement à l’Etat de prendre en charge les ressources nécessaires.

L.A. : Comment votre parti a-t-il choisi de réagir à cette situation tragique ?

A.K. : Le comité central du PCJ s’est réuni immédiatement le 11 mars et a créé une commission spéciale pour gérer la catastrophe du grand Est japonais ; il a décidé de tout faire pour coopérer au sauvetage et aux activités de secours des victimes du tremblement de terre et du tsunami. A la tête de cette commission, le président du PCJ, Shii Kazuo, a déclaré : « Tous les organes du parti, les membres des assemblées, des fédérations et les adhérents doivent être à la pointe des actions pour aider à secourir et à soulager les victimes de la catastrophe. »

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Manifestation à Tokyo le 26 avril 2011
"Non aux centrales nucleaires ! Remboursez-nous les pertes liées à la destruction des produits agricoles ! ".
Les agriculteurs des regions de Tohoku et de Kanto, touchés par l’accident de la centrale de Fukushima, devant le siège de TEPCO, à Tokyo.

Depuis le 19 juin, le PCJ et ses sympathisants ont recueilli près de 6 millions d’euros dans tout le pays et ont versé directement l’argent aux 82 gouvernements locaux, 22 coopératives agricoles et 46 coopératives piscicoles des préfectures de Iwate, Miyagi et Fukushima (les zones dévastées par le désastre).

Nous avons aussi fait en sorte que des bénévoles se rendent dans les régions frappées, depuis fin avril. 6 000 personnes ont pris part à des actions bénévoles organisées par le PCJ dans ces zones depuis plus de trois mois que s’est produite la catastrophe.

Shii Kazuo , le président du PCJ, Ichida Tadayoshi, le responsable du secrétariat et d’autres législateurs ont mené plusieurs enquêtes sur le terrain dans la région et formulé à partir de ces missions deux propositions d’aide à la reprise, qu’ils ont présentées devant le parlement japonais, en demandant aux autorités et aux organisations affiliées de soutenir ces propositions.

De concert avec les victimes, les membres de la Diète japonaise et les adhérents et représentants du PCJ dans les zones touchées n’ont cessé d’appeler le gouvernement et les municipalités à améliorer les conditions de vie dans les centres d’urgence pour empêcher les décès de victimes dans ces centres, du fait du manque d’hygiène.

Grâce aux efforts du PCJ, par exemple, les autorités des préfectures concernées ont décidé de fournir de meilleurs repas et un environnement plus confortable aux victimes réfugiées dans les centres d’urgence.

Un élu communiste de l’assemblée de la Préfecture de Miyagi, Endo Ikuko, a déclaré : « une alimentation adaptée et des installations sanitaires sont essentielles pour les réfugiés. Nous demandons aux autorités municipales qui gèrent ces centres de mettre en œuvre dans le détail la décision des responsables de la Préfecture d’améliorer les conditions d’accueil et nous appelons à augmenter encore le budget pour les centres d’urgence afin de répondre aux besoins des victimes. « 

De nombreux adhérents du PCJ dans les régions touchées sont eux-mêmes des victimes, mais en partageant la douleur des habitants, ils sont déterminés à repartir à zéro et à tout faire pour aider les gens à reprendre une vie normale. Les bâtiments du PCJ ont été détruits et à la fin mai, 43 adhérents du parti, dont un élu local et des responsables locaux, étaient morts, et 16 disparus.

Le comité du PCJ du district de Tobu est responsable de la coordination des actions du PCJ dans les villes de Ishinomaki, Kesennuma, Tome, Higashi Matsunima, Onagawa et Minamisanriku. Un mois après la catastrophe, le 9 avril, la commission de ce district a organisé une réunion pour la première fois depuis le tremblement de terre.

Une adhérente du comité qui a perdu son logement, sa mère, son frère cadet et sa femme dans le tsunami, a participé à la réunion. « Je tenais vraiment à vous revoir tous », a-t-elle dit en larmes. Un adhérent de la ville de Kesennuma a raconté que le bâtiment du comité de la ville avait été inondé jusqu’au toit par le tsunami mais ce comité a désormais repris ses activités grâce à l’aide de comités locaux du PCJ des environs. Takano Hiroshi, membre de l’assemblée locale du PCJ à Onagawa a raconté : « ma maison a aussi été emportée par le tsunami. Mais il est encore plus difficile pour moi d’accepter l’idée que j’ai perdu de nombreux êtres chers, des lecteurs d’Akahata de longue date (journal du PCJ) et mes partisans. » Il a expliqué qu’il écoutait ce que ses concitoyens exprimaient comme besoins , en montrant un guide réalisé par le PCJ concernant les programmes d’aide que les habitants peuvent solliciter.

Mizusawa Fujie, adhérente locale de Ishinomaki, a dit qu’elle prenait en charge deux réfugiés dans son logement et qu’elle apporte des produits de secours à d’autres victimes. Abe Ritsuko, adhérente à Onagawa, a expliqué qu’elle distribue une lettre d’informations de base pour les victimes.

De nombreux lecteurs de Akahata du district de Tobu sont morts et le réseau de distribution du journal reste en grande difficulté. D’après un adhérent, qui en a la responsabilité, « mais lorsque j’ai contacté les lecteurs du journal, ils ont immédiatement répondu qu’ils s’abonneraient de nouveau. Je souhaite rétablir le système de distribution au plus vite.

L.A. : En France, de nombreuses initiatives ont été prises pour recueillir des fonds. D’après vous, qu’est-ce qui est le plus utile tout de suite et à plus long terme ?

A.K. : Au Japon, nous sommes vraiment très touchés et reconnaissants de l’aide et de la solidarité de la population française et d’autres pays dans le monde. Vos dons de solidarité et toutes vos actions sont très appréciées bien sûr, mais ce sont vos messages de solidarité qui ont par-dessus tout donné beaucoup de courage aux personnes des zones touchées.

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De jeunes militants du PCJ
De jeunes militants du Parti communiste japonais s’attèlent à évacuer la boue des quartiers habités d’une des régions
frappées par la catastrophe (11 juin, préfecture de Miyagi)

L.A. : Comment abordez-vous la question de l’énergie nucléaire au Japon ?

A.K. : Il y a deux points.

1) Tout d’abord, il faut mettre un terme à la crise dans la centrale nucléaire de Fukushima et dédommager les victimes. Le PCJ n’a de cesse de demander que toute la sagesse et la compétence de la Commission sur la sûreté nucléaire, des constructeurs de centrales, des institutions de l’énergie atomique, des universités, des experts japonais et étrangers et des ingénieurs compétents consacrent leurs efforts à empêcher que la crise ne s’aggrave et qu’elle soit surmontée. Pour y parvenir, le gouvernement, TEPCO et les constructeurs de centrales nucléaires doivent fournir toutes les informations pertinentes qu’ils possèdent sur la situation actuelle.

Les gouvernements successifs, de même que l’industrie nucléaire, ont mis en avant « un mythe de la sécurité nucléaire », en répétant sans cesse que « les centrales nucléaires japonaises sont sûres » et ils ne se sont pas préparés à des accidents graves, malgré de nombreuses alertes. La gravité de ces conséquences est désormais patente.

Le Japon doit donc mettre en place un institut indépendant de régulation. Ce nouvel organisme devrait avoir un mandat fort et rester strictement indépendant de l’industrie nucléaire et des autres groupes d’intérêt, pour ne pas promouvoir, mais plutôt démanteler les centrales nucléaires au Japon.

Le PCJ demande au gouvernement de prendre toutes les mesures pour atténuer les épreuves subies par les populations du fait de cette crise permanente de la centrale nucléaire, de protéger la santé et la vie des citoyens, de fournir rapidement des données précises sur la pollution radioactive aux autorités locales et aux habitants. Le PCJ demande aussi à TEPCO et au gouvernement de prendre entièrement en charge les préjudices liés à l’accident.

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Miyo Soga
Miyo Soga, conseillère municipale de la ville de Shiogama (préfecture de Miyagi), écoute et prend soin d’une personne âgée dans un centre d’urgence. Sa tension est fortement montée (20 mars).

2) Deuxièmement, il faut retirer le soutien à l’énergie nucléaire et engager un véritable changement de politique pour aller vers les énergies renouvelables.

Plusieurs faits ont été clairement mis à jour par cet accident.

Les catastrophes liées aux accidents de centrales nucléaires sont d’une nature exceptionnelle par rapport à tout autre type d’accidents causés par l’homme. Une fois qu’un accident grave se produit dans une centrale nucléaire et que de la matière radioactive se propage dans l’environnement, aucun moyen technologique ne peut la contenir. Les dégâts se répandent géographiquement sans limite, avec des conséquences pour des générations entières. L’existence même de communautés locales est mise en danger.

Nous devons nous poser la question fondamentale de savoir si l’état actuel des technologies de production de l’énergie nucléaire lui permet d’exister dans la société, malgré ses terribles catastrophes pour l’humanité liées à la possibilité d’accidents. La production d’énergie nucléaire est pour le moment fondée sur une technologie imparfaite et sujette à des accidents.

Après une année de fonctionnement, un réacteur d’un million de kilowatts accumule autant de matières radioactives (« cendres de la mort ») que produirait un millier de bombes atomiques du type d’Hiroshima au moment de leur détonation. L’humanité ne possède toutefois pas la technologie permettant de maintenir en isolement sécurisé ces matières radioactives. Cette réalité a été douloureusement mise en évidence par les accidents de Three Mile Island en 1979, de Tchernobyl en 1986 et de Fukushima en 2011. La technologie actuelle manque aussi d’une méthode d’élimination sûre du combustible nucléaire usagé.

Nous devons donc nous demander si nous devons continuer à utiliser cette technologie intrinsèquement imparfaite.

Pour commencer, il est impensable de posséder un grand nombre de centrales aussi dangereuses au Japon, l’un des pays les plus touchés par les tremblements de terre et les plus enclins aux tsunamis. Cela saute aux yeux lorsque l’on voit les résultats de la catastrophe.

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Teruhiko Sato
Teruhiko Sato (à gauche), conseiller municipal de Yamada (préfecture de Iwate), écoute les griefs des pêcheurs (15 juin).

D’ailleurs, en parlant tout particulièrement de la centrale nucléaire de Fukushima lors d’un débat au Parlement japonais avant que l’accident ne survienne, un député communiste avait demandé que des mesures soient prises pour améliorer les conditions de sécurité dans la centrale, en soulignant que si un tremblement de terre et un tsunami frappaient la centrale en même temps, elle ne pourrait plus être alimentée en électricité, ce qui entraînerait une fusion du cœur. Cependant, le gouvernement a ignoré l’avertissement et n’a pris aucune mesure de précaution. Cette inaction a finalement préparé le terrain de l’accident nucléaire, créant ainsi de très nombreux problèmes de gestion de l’accident.

Le PCJ va alerter l’opinion publique pour établir un consensus national visant à rompre la production d’énergie nucléaire.

L.A. : Quel lien établissez-vous entre le défi de l’abolition des armes nucléaires et la question de l’énergie nucléaire ?

A.K. : Le Japon est le seul pays au monde où l’arme nucléaire a été utilisée et en tant que parti qui a toujours exigé l’abolition de l’arme nucléaire, le PCJ ne souhaite plus jamais revoir de catastrophe liée à la radioactivité. Nous sommes déterminés à tout faire pour parvenir à une société sans énergie nucléaire et à un monde sans armes nucléaires. »

 

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ASSEMBLEE NATIONALE Séance des questions d’actualité Mardi 28 juin 2011

28 Juin 2011, 15:27pm

Publié par PCF Villepinte

 

asensi François ASENSI, Député de Seine-Saint-Denis (GDR-Front de gauche) :

 

  Monsieur le ministre de l’Intérieur,

 

Hier encore, une opération de police a eu lieu à Sevran contre le trafic de drogue. Cette ville subit la crise urbaine et sociale et, comme d’autres, l'impitoyable sélection des territoires. Aucun renoncement n’est possible dans la lutte contre les réseaux mafieux. Les Sevranais ont le droit absolu de vivre en sécurité.

 

Monsieur le ministre, pouvez-vous me confirmer que les forces de police resteront en permanence dans ce secteur, jusqu’à ce que les trafiquants soient mis hors d’état de nuire ?

Ces violences n’autorisent pas les surenchères.  Sevran n’est ni une zone de non-droit, ni un terrain d’opérations militaires.  Sevran n’est pas une ville à part. C’est une ville à part entière, dynamique, créative, solidaire. Ses habitants en ont assez des caricatures. Comment la ville se relèvera d’une telle stigmatisation?

 

Les Sevranais n’ont pas besoin de l’armée, mais avant tout d’emplois pour les 40% de jeunes au chômage. Leur urgence : de meilleurs salaires et plus de justice sociale!

 

Monsieur Guéant, vous avez évoqué une « reconquête » de Sevran incluant un volet social. Fort bien, mais parlons nous de la même chose ? Cette semaine, je vous remettrai un mémorandum proposant des mesures d’urgence pour Sevran.

Parmi mes exigences :

-          l'arrêt des fermetures de classe et des réductions d'effectifs enseignants

-          le lancement de la deuxième phase de rénovation urbaine

-          le maintien des postes menacés au Pôle emploi

-          un plan de prévention des addictions et d'aide à l'installation de médecins et  pédopsychiatre

-          la refonte totale d'une fiscalité locale injuste, pour alléger les impôts des Sevranais.

Les Sevranais attendent plus que des mots : des actes forts pour mettre fin aux discriminations territoriales. »

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Pernaut : des excuses faibles et trop rares

28 Juin 2011, 15:00pm

Publié par PCF Villepinte

 

Médias - le 28 Juin 2011

 

 

Le présentateur du JT de 13 heures sur TF1 a présenté ses excuses hier, à propos d’un beau bidonnage lors d’un sujet consacré au contrat de responsabilité parentale.

"Nous sommes sincèrement désolés de ce manquement inadmissible au sérieux, à

l'éthique et à la déontologie de l'information. C'est la première fois dans l'histoire de nos journaux".
Le reportage en question montrait une mère de famille éplorée, qui racontait qu'elle ne savait plus comment s'occuper de son enfant qui n'allait plus à l'école. Le tout ponctuant un vibrant hommage à Eric Ciotti. Problème, la mère en question est en fait célibataire et sans enfant, mais surtout c’est l’attachée presse du Conseil Général des Alpes-Maritimes. Un beau lièvre soulevé par Jacques Victor, président du groupe communiste au Conseil Général.

De belles excuses, donc, mais est-ce « la première fois », comme l’annonce Pernaut ? Loin de là. Le site Arrêt sur Images rappelle qu’en 2008, une belle mise en scène avec un faux témoignage comparable (un client visitant un appartement à Rennes qui était en fait l’agent immobilier vendant le logement en question), avait été diffusée dans ce même 13 heures de Pernaut. On n’avait pas eu droit à des excuses cette fois-ci.

Les excuses du présentateur en vidéo :

Le reportage incriminé : le faux témoignage ouvre la vidéo, on note au passage que les acteurs sont encore bien loin de mériter une nomination aux Césars.

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Pas de revalorisation du SMIC au 1er juillet : Indignons-nous !

28 Juin 2011, 14:56pm

Publié par PCF Villepinte

Laurence Parisot, patronne du MEDEF, assure que la richesse est bien partagée en France : elle se fout du monde !

Les entreprises du CAC 40 viennent de battre un nouveau record avec 83 milliards d’euros de bénéfices engrangés en 2010. Dont 40 milliards ont été versés pour leurs actionnaires !

En plus de ces bénéfices records, les grands patrons du CAC 40 augmentent leurs salaires de 24 %. Et pendant ce temps là, la Droite et les socialistes imposent partout l’austérité en Europe pour rassurer les marchés financiers et les spéculateurs.

Pourtant les luttes peuvent payer : Les 32 000 salariés de Carrefour Market ont mené plusieurs journées d’actions et de grève et ont gagné entre 2 % et 2,5 % d’augmentation de salaire.

Le 1er juillet tous ensemble, exprimons notre révolte contre les politiques d’austérité qui ravagent nos vies et exigeons une autre logique de production que la rentabilité immédiate et une autre répartition des richesses en faveur des salaires et de l’emploi.

Le PCF exige une augmentation immédiate du SMIC pour le porter à 1600 € brut.

 

 


27 juin 2011

Malgré une hausse des prix annoncé par l’INSEE de 1,9 % fin mai, il n’est toujours pas question pour François Fillon d’augmenter le SMIC. « Ce serait une faute économique qui jouerait contre l’emploi » explique-t-il.

Et pourtant, la crise est toujours là. Les prix de l’énergie, de l’alimentation, des loyers, des mutuelles…ne cessent d’augmenter créant une inégalité toujours plus prégnante entre les responsables de la crise qui continuent à s’enrichir et les salariés qui tentent de survivre dans une vie de plus en plus dure.

Un sacré coup de pouce au SMIC est indispensable

Alors que les prix flambent, que le pouvoir d’achat est une préoccupation majeure pour les familles, le gouvernement refuse aux 3 millions de Smicards la moindre augmentation.

« Ce refus du gouvernement d’accorder un coup de pouce au SMIC est totalement scandaleux » a déclaré Pierre Laurent secrétaire national du Parti Communiste Français.

Personne ne vit dans son quotidien une hausse de prix inférieure à 2 %. C’est un mensonge d’État contredit par la vie dans une crise de plus en plus dure !

Et cette injustice sociale pèse terriblement sur les ménages modestes, jeunes ou monoparentaux : les dépenses dites contraintes (loyer, eau, électricité, gaz, frais d’assurances, télécommunications, transports ou santé) augmentent plus vite que la moyenne des prix. Elles peuvent représenter jusqu’au 3/4 du budget des ménages.

8 millions de français vivent sous le seuil de pauvreté et plus de 2 millions de personnes vivent dans un ménage pauvre dont le chef de famille dispose d’un emploi.

Le PCF veut une vraie revalorisation du SMIC

au 1 juillet tenant compte de l’explosion des prix. De le porter à 1 600 euros bruts par mois avec répercussion de cette augmentation sur l’ensemble des salaires de l’ouvrier à l’ingénieur. Le SMIC étant le salaire minimum pour un salarié sans qualification il doit être appliqué dans toutes les grilles de la Fonction Publique et pour toutes les branches du Privé.

LA HAUSSE DU SMIC, C’EST BON POUR L’EMPLOI

Le SMIC n’est pas l’ennemi des salaires et de l’emploi. Au contraire. Le patronat et le gouvernement, complices, s’entendent pour faire baisser le prix de la force du travail.

Cela se traduit par une smicardisation toujours plus grande des salariés en particulier les femmes, et par le non paiement des qualifications. 50 % des français gagnent moins de 1 580 euros par mois. Alors que les actionnaires se gavent, le MEDEF refuse d’ouvrir des négociations annuelles dans les entreprises.

Les milliards d’euros d’exonérations et d’allégements de charges sociales accordés sans contreparties aux employeurs alimentent ce système de trappe à bas salaires et fragilisent la protection sociale et la retraite.

Pour être « compétitif » ce n’est pas sur les salaires ou la formation qu’il faut économiser, mais sur les prélèvements financiers : les banques se gavent avec leurs frais financiers : ce sont des sangsues pour les entreprises tout comme les actionnaires !

Plus de salaires, c’est plus de pouvoir d’achat et de cotisation pour la retraite et la Sécu, c’est aussi plus de consommation pour relancer la production.

La bataille pour le SMIC est un des piliers pour le retour de la croissance. C’est la base de la reconnaissance des qualifications et un repère social dans la société en termes de niveau de vie pour les retraités, les privés d’emploi et les bénéficiaires des minima sociaux.

Il faut produire autrement, s’attaquer à la logique financière et travailler à une plus juste répartition des richesses. Favoriser la croissance en développant un pôle bancaire public et le crédit sélectif pour s’attaquer au règne des marchés financiers et favoriser une politique de progrès social et de suppression du chômage avec une vraie sécurité emploi-formation.


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