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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

luttes

Les luttes en Europe

23 Avril 2026, 09:11am

Publié par PCF Villepinte

Après son congrès
 à quoi doit répondre le PGE ?

Le congrès du PGE qui s’est tenu à Bruxelles le week-end dernier a permis au PCF de porter ses exigences de contenu et de tenir des rencontres bilatérales, comme l’article d’Hélène Bidard le développe.

Concernant les enjeux de fond, c’est-à-dire la manière dont le PGE pourrait être un outil pour mettre en commun les luttes, les exigences et les initiatives des partis membres pour la paix et contre l’austérité en Europe, ce congrès laisse beaucoup de questions ouvertes. Les questions posées lors de la préparation du congrès le restent à son issue.

Pour le PCF comme pour d’autres organisations membres, le congrès initie surtout une phase transitoire qui devra aboutir lors de l’assemblée générale de 2027. Le congrès et les interventions des délégués de nombreux partis affirment nettement un profil pour la paix et la sécurité collective en Europe. Il faut donc maintenant le décliner concrètement. 

Deux points particulièrement importants doivent être travaillés dans l’année qui vient si l’on veut un PGE utile pour les luttes convergentes des partis membres.

  • Construire une action commune en Europe pour la paix et contre la militarisation de l’économie. Le PGE est le seul parti européen à s’emparer de la question de la lutte pour la paix et la sécurité collective ainsi que de la lutte contre la militarisation de l’économie. Mais cela demeure assez peu visible et peu en lien avec les partis membres. Or, le véritable atout du PGE réside dans ses partis membres. Le PCF a porté lors de ce congrès l’exigence que le PGE s’empare de l’exigence de la paix en devenant un espace de mise en commun des élaborations et des actions pour la paix des différents partis membres. Des points d’appui peuvent être utilisés, comme les prises de position du gouvernement espagnol auquel participent le Parti communiste et la Gauche Unie d’Espagne.
  • Construire un parti de partis transparent et démocratique. Pour cela il convient de poser la question des modalités de fonctionnement du PGE. Il existe une tendance à la centralisation et à la fédéralisation du parti, faisant écho avec une certaine tentation fédéraliste de la construction européenne. Le PCF, avec d’autres organisations, défend une conception d’un parti de partis pleinement souverains mettant en commun leur expérience, leur positionnement, leur analyse pour faire naître du commun en Europe et pour élaborer des actions et campagnes communes. Ce débat existe depuis longtemps dans le PGE mais il tend à s’approfondir.

Le PGE est à un tournant de son histoire. Porté lors des années 2010 par l’essor des luttes anti-austérité en Europe, il a été confronté depuis à plusieurs échecs et à plusieurs crises provoquées par les reculs de ces luttes. Il s’agissait ici du premier congrès après le départ des organisations populistes et de la gauche verte nordique. Une nouvelle page de l’histoire d’un PGE refondé doit s’écrire dès maintenant. Soit il est en mesure de répondre à ces deux enjeux, soit sa crise va se poursuivre et se renforcer.

L’ampleur des défis et des menaces historiques qui pèsent sur les peuples d’Europe, avec la menace de guerre, le renforcement de la domination de l’OTAN et de l’atlantisme sur une UE dont la construction est fondamentalement capitaliste, la menace de l’extrême droite, rend une organisation de gauche en Europe portant une vision transformatrice sociale, économique, démocratique, pour la paix, plus nécessaire que jamais. Mais cela suppose qu’elle soit à la hauteur.

Vincent Boulet
Responsable du secteur international

Article publié dans CommunisteS, numéro 1083 du 22 avril 2026.

 

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1er mai

14 Avril 2026, 07:16am

Publié par PCF Villepinte

Communiqué de presse

 

La mobilisation paye :

le 1er mai est et restera férié,

chômé et payé !

 

Ce lundi 13 avril, la CGT et les organisations syndicales ont obtenu que le gouvernement ne passe pas en force sur le 1er mai et ne convoque pas la commission mixte paritaire, indispensable pour valider la proposition de loi.

La loi ne sera donc pas modifiée demain et le 1er mai restera un jour, férié, obligatoirement chômé et rémunéré où seuls de rares secteurs qui, en raison de la nature de leur activité ne peuvent interrompre le travail sont autorisés à faire travailler les salarié·es.

La proposition de loi de Gabriel Attal soutenue par la droite et l'extrême droite, et dénoncée par l’ensemble des syndicats, reposait sur un tissu de mensonges :

• Elle aurait favorisé les grands groupes, aux dépens du petit commerce indépendant de proximité et des artisans, qui peuvent déjà ouvrir le 1er mai ;

• Elle ne se serait pas limitée aux boulangeries et aux fleuristes, mais aurait concerné tout le secteur du commerce, de la culture et de l’agroalimentaire ;

• Elle ne prévoyait pas le fait d'être réellement payé double (200% pour la journée travaillée), et n'aurait pas garanti le fait d'être volontaire face au pouvoir patronal.

Alors que les macronistes voulaient faire du 1er mai une "journée à fort potentiel commercial", le rapport de force a payé. La CGT remercie les dizaines de milliers de personnes qui se sont mobilisées pour interpeller les député·es et signer la pétition ou manifester.

Ils nous ont déjà volé 2 ans de vie avec leur réforme inique des retraites, ont tenté en vain de nous supprimer 2 jours fériés, nous ne les laisserons pas nous voler le 1er mai !

La CGT appelle les travailleuses et les travailleurs à manifester massivement ce 1er mai. C’est NOTRE journée, c’est le jour où se faire entendre pour exiger des augmentations de salaire et des mesures contre la vie chère. C’est le jour où, depuis 140 ans, tous les travailleurs et travailleuses du monde manifestent ensemble pour défendre la paix juste et durable et le progrès social.

 

Montreuil, le 13 avril 2026

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5 Février 2026, 13:21pm

Publié par PCF Villepinte

Souveraineté de la France, levier pour des
coopérations dans l’intérêt des peuples :

le combat de la classe ouvrière
Publié le 04 février 2026

« Seule la classe ouvrière en tant que classe sauva l’honneur de la France », a écrit François Mauriac. Loin d’être une simple formule historique, cette citation résonne avec une acuité singulière aujourd’hui, à l’heure où notre souveraineté – industrielle comme alimentaire – est plus que jamais menacée. Les « Versaillo-Munichois », pour reprendre une expression de ma jeunesse qui garde toute sa pertinence, n’ont jamais été aussi présents et sans scrupules aux commandes de l’État et dans les cercles du pouvoir économique.

Depuis l’élan du Conseil national de la Résistance (CNR) jusqu’à aujourd’hui, notre parti n’a cessé de mener, sous des formes variées, des batailles essentielles contre un capital spéculateur. Face au Plan Marshall, qui entendait hier mettre notre industrie en coupe réglée, nous avons répondu par de grandes nationalisations, notamment dans le secteur bancaire et l’énergie. Nous avons aussi défendu nos politiques culturelles, la production cinématographique française, nos institutions de pensée, piliers de notre indépendance intellectuelle. Un sursaut patriotique français sur la base des intérêts du peuple français est indispensable pour permettre une meilleure indépendance de l’Europe face aux appétits hégémoniques d’où qu’ils viennent. Il est lié à notre conception de la République, sociale, démocratique, et de la nécessité de redonner à notre pays les moyens de mener une politique en toute indépendance. C’est le levier pour bâtir les coopérations nécessaires, répondant aux intérêts des peuples et non à ceux du capital, au niveau européen et au niveau international pour répondre aux défis communs de l’humanité.

La liste des entreprises passées sous contrôle américain ou allemand serait à présent trop longue pour un seul numéro de CommunisteS. À l’heure qu’il est, nos industries stratégiques font l’objet d’une infiltration massive par des fonds de pension sans attaches nationales. À la lumière de cela, on ne peut que mesurer l’importance décisive du programme du CNR, visant à reprendre le contrôle des finances et des industries clés, réalisé grâce à l’impulsion des ministres communistes et au soutien personnel de Charles de Gaulle. En vérité, nous serions en lieu de nous interroger sur ce qu’il resterait aujourd’hui de l’indépendance réelle de notre économie sans le programme du CNR.

Aujourd’hui, nous retrouvons nos ennemis de toujours, au gré de circonstances et de cas de figures différents. La défense de nos intérêts essentiels et de l’intérêt national passe par des combats concrets : le sauvetage de l’entreprise de services numériques ATOS et d’Arquus (anciennement Renault Défense), la sauvegarde du leadership industriel français dans l’avenir du projet de système de combat aérien du futur (SCAF) ou encore dans la production du char du futur avec KNDS, qui équipe les armées françaises, allemandes et ukrainiennes. C’est encore ce qui se joue avec la tentative de rachat du corrézien LMB Aerospace par le groupe Loar Holdings LLC, qui placerait la société sous pavillon américain et donc sous le coup du USA Patriot Act et de la Réglementation américaine sur le trafic d’armes au niveau international (ITAR). Ce sont autant de dossiers où se joue notre capacité à décider par nous-mêmes. De meilleures voies de coopération à l’échelle européenne restent donc à construire, dans le respect de la souveraineté des peuples et des nations, libres et associées.

La responsabilité des communistes est immense. Il nous incombe de réveiller les consciences et d’ouvrir les voies d’une renaissance nationale, pour construire la « France des jours heureux ». Ces jours heureux, on ne les bâtit pas avec des ordinateurs sous Windows 11, inféodés aux GAFAM. Le dernier document stratégique de l’administration américaine en matière de sécurité est sans ambiguïté : notre peuple et les idées qu’il porte sont perçus comme un péril. Certains rappelleront, non sans ironie, que les Lumières françaises ont pourtant inspiré la Révolution américaine. On imagine sans peine un Beaumarchais, inventeur du droit d’auteur, aujourd’hui arrêté (par les agents de ICE) pour avoir créé le copyright !

Le combat contre l’empire étatsunien et les autres menaces d’ingérence et leurs relais en France doit monter en puissance. Il doit se mener dans les entreprises, sur le terrain économique, et au Parlement, où il faut dénoncer sans relâche les décisions d’un gouvernement minoritaire dans le pays, à la solde des oligarchies. Les salariés doivent voir en notre parti et en ses militants des acteurs résolus de la défense de notre souveraineté et de notre liberté d’agir. C’est cette certitude qui donne une raison de lutter et l’espoir de vaincre.

En 1963, lors de l’un de ses discours concernant le refus de l’entrée du Royaume-Uni dans l’Europe, de Gaulle a dit : « Le peuple est patriote, les bourgeois ne le sont plus, l’esprit d’abandon des élites française est un mal qui menace cycliquement de détruire la France. »

L’honneur de la France, encore une fois, se défendra par et avec sa classe ouvrière.

Jean-Charles Schmidt

Responsable de la commission Défense
Pour échanger avec nous : com.def@pcf.fr

Article publié dans CommunisteS, numéro 1072 du 4 février 2026.

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1 Février 2026, 09:01am

Publié par PCF Villepinte

Capgemini :
sanctions, remboursement des aides et
contrôle public et social !
Publié le 30 janvier 2026

Capgemini, entreprise française, a conclu avec l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), sous couvert d’une de ses filiales, des accords, en particulier pour fournir du « skip-tracing » (identification et localisation des migrants), pour un montant de 365 millions de dollars. Plus Capgemini localise de migrants, plus elle empoche !

L’ICE, l’agence fédérale chargée de l’immigration aux États-Unis, s’est transformée en milice au service du projet MAGA de Donald Trump. Elle agit hors de tout principe déontologique, sans contrôle, sans contre-pouvoir, sans autre compte à rendre qu’à la Maison Blanche. Elle est devenue l’outil de l’État trumpiste, c’est-à-dire d’un pouvoir illibéral au service d’un projet xénophobe et raciste. Elle traduit la volonté des secteurs dominants du capitalisme états-unien de faire advenir un régime autoritaire s’affranchissant de tout principe démocratique.

Il s’agit là d’un laboratoire international pour toutes les extrêmes droites. Son directeur, Todd Lyons, nommé par Trump, recule les bornes de l’ignominie en comparant les expulsions de masse en vingt-quatre heures au service Prime d’Amazon, assimilant ainsi les migrants à des objets.

Le bilan est terrible, avec l’assassinat de Renée Good le 7 janvier 2026 et celui d’Alex Pretti le 24 janvier 2026. L’ICE suscite aussi des protestations massives, preuve que les résistances populaires sont actives contre les politiques trumpistes.

C’est un accord de la honte, qui baigne dans le sang de Renée Good et d’Alex Pretti, et qui se repaît de dollars tirés des désastres humains et de la négation des droits humains.

Il s’inscrit dans la droite ligne du rapprochement avec Palantir, dont l’ancien dirigeant, Peter Thiel, est un proche de Trump, libertarien, et vient de prononcer, ce lundi 26 janvier, un discours halluciné devant l’Académie des sciences morales et politiques à Paris, rempli d’élucubrations pseudo-religieuses.

Dans le même temps, la direction de Capgemini a annoncé, le 20 janvier, vouloir supprimer 2 400 emplois, soit près de 7 % des 35 000 postes du groupe en France.

De qui se moque-t-on ? Les dirigeants de cette entreprise s’enrichissent grâce aux politiques racistes de Trump, tout en mettant des salariés à la rue en France.

Déjà, en 2022, la sénatrice communiste Éliane Assassi, rapporteure de la commission d’enquête sur l’influence des cabinets de conseil privés sur les politiques publiques, avait pointé des problèmes quant à l’influence exercée par l’entreprise Capgemini en France sur les politiques publiques.

Les déplorations du gouvernement français ne suffisent pas.

Le PCF demande :

- la rupture des contrats avec l’ICE ;
- l’exclusion des marchés publics français et européens tant que l’entreprise collabore avec des agences violant les droits humains ;
- le remboursement des aides publiques perçues par l’entreprise (Capgemini a reçu 80 millions d’euros de Crédit Impôt Recherche en 2025) ;
- la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les activités de Capgemini.

Enfin, le PCF appelle à ce qu’une réflexion soit engagée dès à présent sur la mise sous contrôle public et social de l’entreprise.

Paris, le 29 janvier 2026

Parti communiste français

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LUTTES

11 Janvier 2026, 08:52am

Publié par PCF Villepinte

En 2025, la lutte a payé !

 

CGT Publié le 9 jan. 2026

2025 a été une année de lutte : retraites, budget, emploi… La mobilisation des travailleur·ses, organisé·es avec la CGT, a permis d’enrayer les projets antisociaux du patronat et du gouvernement.

Les retraites au centre du débat

Après une mobilisation massive de la population en 2023 et un passage en force par 49.3, le gouvernement a tout fait pour faire oublier sa réforme des retraites… en vain : la CGT a continué de porter son abrogation dans le débat public – en accord avec 73 % des salarié·es. La mobilisation des travailleur·ses a conduit au vote par l’assemblée d’une résolution en faveur de l’abrogation, et le premier ministre a fini par annoncer une « suspension ». S’il ne s’agit en fait que d’un décalage de l’application, c'est une première brèche dans la retraite à 64 ans.

Voir : medias.cgt.fr/64ans/

Contre la cure d’austérité

Face à un budget d’une violence sociale sans précédent, les travailleur·ses se sont massivement mobilisé·es : pétition réunissant plus de 400 000 signatures, grandes journées d’action de septembre à décembre, totalisant plus d’un million de grévistes et manifestant·es… La mobilisation et le débat parlementaire ont permis d’expurger les pires horreurs, notamment :

  • le vol de deux jours fériés ;
  • une nouvelle réforme stigmatisante et injuste de l’assurance chômage qui aurait pénalisé les milliers de salarié·es licencié·es et un million de privé·es d'emploi ;
  • la désindexation – et donc la baisse – des pensions et des prestations sociales ;
  • le doublement des franchises médicales

Des milliers d’emplois préservés

Alors que les grands groupes sacrifient l’emploi sur l’autel du profit, les salarié·es et la CGT se mobilisent pour préserver leur outil de production. D’importantes victoires ont déjà été arrachées, notamment :

  • à Gardanne, où les salarié·es et la CGT se sont battu pendant sept ans pour préserver l’activité de la centrale, défendre les emplois et imposer une reconversion industrielle ambitieuse, du charbon à la biomasse ;
  • à la Chappelle Darblay, où les salarié·es ont obtenu la préemption du site par la Métropole Rouen-Normandie en 2022 pour garantir sa vocation papetière après six ans de lutte, puis une entrée de l’État au capital de 27 millions d’euros trois ans plus tard. À la clé : 170 emplois locaux, la réactivation de la voie ferrée et un ancrage fort dans le développement durable de l’axe Seine ;
  • à la Fonderie de Bretagne, où la mobilisation des salarié·es a permis d’obtenir une décision de justice favorable à la reprise par Europlasma, sauvant ainsi la quasi-totalité des emplois et relançant l’activité ;
  • à Duralex, où les salarié·es ont repris leur entreprise sous forme de coopérative, préservant tous les emplois et redonnant à l’entreprise une gouvernance démocratique et participative ;
  • à Valdunes, où les salarié·es ont réussi à faire bouger les lignes et à préserver un outil industriel unique, en inscrivant le projet de reprise dans une perspective de décarbonation et de transition environnementale ;
  • à Arcelor-Mittal, où la mobilisation des salarié·es a conduit à un vote en faveur de sa nationalisation à l’Assemblée nationale, malgré l’opposition du gouvernement et l’obstruction de l’extrême droite.

Pour plus de détails sur ces luttes, cliquer ici

Une CGT tournée vers l’international

La CGT se refuse de rester spectatrice des désordres du monde. Elle a ainsi agi en envoyant plusieurs containers d’aide à Mayotte et à Cuba, durement touchées par des catastrophes « naturelles » – qui résultent du réchauffement climatique directement causé par le capitalisme débridé. Elle s’est également fortement impliquée contre le génocide à Gaza, en collectant plus de 100 000 euros pour l’UNRWA, en organisant des centaines de manifestations et en participant à la flottille pour Gaza – ce qui a contribué à la reconnaissance de l'État palestinien par la France.

On n’est pas sur·es de gagner si on lutte, mais on est sur·es de perdre si on ne lutte pas. Cette année comme la précédente, la CGT est à vos côtés pour défendre vos droits et obtenir de véritables avancées sociales !

 

 

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9 Janvier 2026, 08:16am

Publié par PCF Villepinte

La justice confirme l’invalidation du plan
massif de licenciements d’Auchan

Lors d’une action de la CGT le mercredi 6 novembre 2024, dans le magasin Auchan de Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne).© L'Humanité

La cour administrative d’appel de Douai, dans une décision rendue ce 7 janvier, a confirmé l’illégalité du plan de licenciements d’Auchan prévoyant 2 389 suppressions de postes. En septembre dernier, la justice l’avait invalidé en première instance, estimant la procédure irrégulière. La CGT salue « une victoire éclatante pour le respect des droits des salariés » susceptible de créer un séisme dans l’organisation de la galaxie Mulliez, propriétaire de l’enseigne. Explications.

 

Le plan de licenciements d’Auchan vient d’être définitivement jugé illégal. La cour administrative de Douai (Nord) a enfoncé le clou ce mercredi 7 janvier dans le dossier en appel concernant cette restructuration qui a entraîné 2 389 suppressions d’emplois et le licenciement de 2 323 salariés au sein de l’enseigne nordiste, l’un des « plans de sauvegarde de l’emploi » (PSE) les plus massifs de l’année 2025.

« Cette décision est une victoire majeure pour les salariés », ont aussitôt réagi la CGT commerce et services ainsi que Force ouvrière qui avaient refusé d’apposer leur signature sur ce texte signé en mars 2025. « Après des mois d’incertitude pour les salariés, c’est un grand jour de victoire contre l’injustice sociale et les empilements de PSE. C’est aussi un signal fort envoyé à Auchan et à toute la galaxie Mulliez », a témoigné Gérald Villeroy, salarié d’Auchan et militant CGT, lors d’une conférence de presse organisée dans la foulée de cette décision par son syndicat.

Ce dernier avait obtenu gain de cause, le 23 septembre dernier, auprès du tribunal administratif de Lille, qui avait invalidé le PSE en première instance, jugeant la procédure irrégulière. Une décision sans précédent qui a eu l’effet d’une onde de choc lourde de conséquences pour la tentaculaire galaxie Mulliez, propriétaire de l’enseigne, qui avait poussé le distributeur à faire aussitôt appel.

“Une portée historique”

La CGT avait mis en avant une irrégularité, de nouveau retenue dans leur arrêté par les juges de la cour de Douai: la procédure d’information et de consultation des CSE a été incomplète et ne leur a pas permis de formuler un jugement éclairé sur l’opération projetée. Les données transmises ne concernaient en effet que la société Suraumarché, l’une des têtes de pont de l’empire Mulliez qui s’occupe des supermarchés, et non les autres entités qui exercent un contrôle conjoint. Il aurait fallu fournir des informations plus étendues, et inclure trois sociétés, Acanthe, Valorest et Cimofat, qui exercent un contrôle conjoint sur la société Suraumarché.

L’arrêté de la cour d’appel est sans ambiguïté : « Alors même qu’a été versé au dossier un document indiquant qu’il n’existe pas d’accord extrastatutaire entre les sociétés Acanthe, Valorest et Cimofat visant à exercer un contrôle conjoint sur la société Suraumarché, il ressort (…) que ces trois sociétés (…) ont les mêmes instances dirigeantes, des sièges sociaux établis à la même adresse et des objets sociaux similaires. En outre, les statuts de chacune de ces trois sociétés prévoient identiquement que les actionnaires ne peuvent être que des descendants de Louis et Marguerite Mulliez-Lestienne (…). »

Une lutte syndicale de plus de 10 ans

L’analyse des juges ouvre dès lors une brèche qui répond à une lutte syndicale de plus de dix ans pour faire reconnaître l’existence d’un “groupe Mulliez”. De quoi donner à cette décision « une dimension historique », selon les termes de Damien Condemine, l’avocat de la CGT.

Au-delà du fait que cette annulation du PSE ouvre aux salariés licenciés la possibilité de réclamer des dommages et intérêts, voire même, comme l’exige la CGT, d’obtenir « l’arrêt de toutes les procédures de licenciement en cours liées à ce plan illégal », le raisonnement des juges remet en cause le cloisonnement en secteurs d’activités savamment orchestré par les Mulliez pour échapper à la dénomination de groupe qui impliquerait une solidarité entre ses différentes filiales. L’association familiale Mulliez (AFM) est à la tête de plus de 130 autres entreprises implantées dans plus de 80 pays, dont Decathlon, Jules, Boulanger, Saint-Maclou…

Les mêmes actionnaires aux manettes

“Grâce à cette décision, nous avons fait reconnaître qu’il existe un groupe avec à sa tête ces trois sociétés (Acanthe, Valorest et Cimofat, NDLR) qui n’en forment qu’une puisque ce sont les mêmes actionnaires aux manettes, à savoir la famille Mulliez. Ce qui imposait donc d’informer et de consulter tout le monde », se réjouit Damien Condemine.

« Jusqu’à présent la presse était précautionneuse en évoquant “une galaxie Mulliez”. Désormais, plus d’ambigüité possible et nous avons une base juridique pour l’affirmer: il existe bien un groupe. Il y a bien une direction et un contrôle conjoints des trois structures qui détiennent une large partie, si ce n’est 100% des entreprises qui composent le groupe Mulliez », abonde Mohamed Azmani, du cabinet Diagoris, qui accompagne la CGT. Et les implications dépassent les questions lexicales, aux yeux de Mohamed Azmani: « C’est une décision historique car chaque salarié individuellement pourra, dans le cadre d’une réorganisation, prétendre à des droits supplémentaires, notamment le reclassement dans une autre société. Le groupe Mulliez ne pourra plus échapper à sa responsabilité sociale. »

Qualifiant cette décision de « juridiquement incompréhensible », Auchan Retail a « décidé de se pourvoir devant le Conseil d’État », a indiqué le distributeur dans un communiqué.

 

 

 

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Amplifions la riposte à l'austérité !

3 Décembre 2025, 13:36pm

Publié par PCF Villepinte

Après le 2 décembre,
amplifions la riposte à l'austérité !
Publié le 03 décembre 2025

Le PCF salue les dizaines de milliers de salarié·es du public et du privé mobilisés dans 150 manifestations à l'appel de la CGT, FSU et Solidaires.

Partout en France, les communistes étaient à leurs côtés pour exprimer leur refus net du budget de classe porté par le gouvernement Lecornu, exiger des salaires et des retraites dignes pour toutes et tous, et porter leur propositions alternatives.

Le PCF dénonce avec force la procédure engagée par le mouvement patronal Ethic contre la Secrétaire générale de la CGT qui constitue une nouvelle étape extrêmement grave de la criminalisation de l'action syndicale. Cette attaque s'ajoute aux centaines de militant·es syndicaux·ales envoyés devant les tribunaux. En s'attaquant ainsi à la liberté syndicale, l'objectif est d'empêcher toute contestation des stratégies capitalistes des grands actionnaires qui frappent les travailleuses et les travailleurs et ne servent que leurs profits.

Les parlementaires communistes à l’Assemblée nationale et au Sénat mènent depuis plusieurs mois une bataille pour :

  • Mettre fin aux dizaines de milliards de cadeaux faits chaque année aux ultra-riches et aux grandes entreprises de notre pays.
  • Arracher des avancées pour l'emploi, la formation, le pouvoir d’achat, les services publics, l'industrie, nos collectivités locales.

Avec eux, nous appelons à l'intervention la plus large du monde du travail et à faire grandir l'alternative face à l’offensive que mène le capital contre la classe travailleuse avec le soutien des forces de droite et d’extrême-droite.

Agissons ensemble pour prendre le pouvoir sur la production, pour le progrès social et écologique et pour garantir l’espoir d’une paix durable sur le continent européen et partout sur la planète !

Les précédentes journées de mobilisation et le débat parlementaire l’ont montré : ensemble, nous pouvons réussir à mettre au cœur du débat politique et médiatique l’exigence majoritaire de justice sociale et fiscale et le refus d’une austérité mise au service de la course aux armements et aux profits.

Oui à des critères sur les 211 milliards d’euros versés chaque année aux grandes entreprises !

Oui à un Pacte d’avenir pour la France !

Ensemble, prenons le parti du travail et de la Paix.

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Le Premier Ministre doit entendre le message des mobilisations sociales !

3 Octobre 2025, 06:23am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 02 octobre 2025

Aujourd’hui encore, des centaines de milliers de travailleuses et de travailleurs, de jeunes, de retraité·es se sont levés pour dire non aux projets de régression sociale du gouvernement.

Dans les entreprises, les services publics comme dans la rue, la colère et la détermination se sont à nouveau exprimées avec force : justice sociale et justice fiscale ont été au cœur des cortèges.

Cette journée de grèves et de manifestations envoie un message clair au Premier ministre : le pays refuse un budget d'austérité et des réformes injustes qui s’attaquent aux droits sociaux, aux salaires, aux retraites, à l'industrie, aux services publics et à l’avenir de la jeunesse.

Tout projet de budget aligné sur les orientations du précédent gouvernement est minoritaire, il n’a aucune légitimité.

Le PCF appelle à ouvrir en grand le débat dans le pays sur le budget 2026 pour des dépenses publiques utiles à la réponse aux besoins sociaux et écologiques et au développement du pays, pour une sécurité sociale renforcée, à l'opposé des attaques contre ses principes qui visent à en livrer des pans au secteur privé.

Cela implique de nouveaux pouvoirs d'intervention des salarié·es et une réorientation de l'argent de l'Etat, des banques et des entreprises.

C'est le sens de la pétition nationale lancée par le PCF pour dire stop aux 211 milliards d'euros d'aides publiques qui viennent nourrir les profits et exiger des critères sociaux et environnementaux pour leur utilisation.

Paris, le 2 octobre 2025

Parti communiste français.

 

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Aucun engagement du nouveau Premier Ministre : mobilisons-nous le 2 octobre !

26 Septembre 2025, 07:26am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 25 septembre 2025

Les organisations syndicales avaient laissé jusqu'à hier au nouveau Premier Ministre pour répondre aux revendications de l'intersyndicale.

En deux heures de rendez-vous, il n'a pris aucun engagement pour la justice sociale et fiscale, la conditionnalité sociale et environnementale des 211 milliards d'euros d'aides publiques, l'abandon de la réforme des retraites, la sécurité sociale, des moyens pour nos services publics, l'investissement dans l'industrie et la transition écologique !

Le PCF soutient donc l'appel de l'intersyndicale et appelle les travailleurs et travailleuses, l'ensemble de nos concitoyens à y répondre en se mobilisant massivement lors d'une nouvelle journée de grèves et de manifestations le jeudi 2 octobre.

Les communistes participeront pleinement à cette journée et poursuivront la mise en débat de notre pacte d'avenir pour la France.

Seule une mobilisation puissante peut conduire le pouvoir à répondre aux exigences sociales et de paix qui s'expriment.

C'est d'autant plus nécessaire que le grand patronat continue de s'opposer à toute mesure de justice fiscale. L'annonce d'un meeting le 13 octobre prochain pour défendre les privilèges du capital appelle, pour les communistes, à mettre en cause sa domination sur toute l'économie qui empêche de répondre aux besoins sociaux et de relever les défis du siècle. Le problème du pays n'est ni la dette, ni le prétendu "coût du travail". C'est le coût du capital, les dividendes et les intérêts payés aux banques, qu'il faut baisser !

Paris, le 25 septembre 2025

Parti communiste français

 

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Ce 18 septembre, un grand mouvement d’appropriation sociale débute !

20 Septembre 2025, 06:32am

Publié par PCF Villepinte

 Publié le 18 septembre 2025

Jeunes, salarié·es, privé·es d’emplois, retraité·es… avec plus d’un million de personnes participant aux 260 manifestations, des centaines de milliers de grévistes dans le public et dans de nombreux secteurs privés, c’est un grand mouvement d’appropriation sociale qui a débuté ce jour.

 Le PCF salue les organisations syndicales qui ont organisé cette puissante mobilisation rendue possible par leur travail de terrain et le cadre intersyndical ainsi que tous les travailleurs et travailleuses qui se sont mis en grève.

 Le nouveau Premier Ministre Sébastien Lecornu, le Président de la République et le patronat doivent entendre le message qui s’est exprimé dans les rues du pays :

  • Arrêtez les régressions sociales !
  • Abrogez la réforme des retraites !
  • Augmentez les salaires pour un travail qui paie !
  • Développez les services publics partout et pour tous et toutes !
  • Prenez des mesures de justice fiscale !

Alors que le Rassemblement national ne soutient aucune des revendications portées dans les cortèges, il fait une nouvelle fois la démonstration qu'il est l'ennemi des salarié·es, des droits syndicaux, soutient le capital et n'est en rien une alternative.

 Le PCF met en débat un pacte d’avenir pour la France avec un plan de dépenses publiques, de formation, d’embauches et d’investissement dans l’industrie et les services publics à 500 milliards d’euros pour les cinq prochaines années grâce à un fonds d’avances alimenté par le pôle public bancaire existant.

 L’heure est à réparer la France en prenant la main sur la production et en donnant une voix indépendante à notre pays pour la paix.

Nous appelons à construire un autre budget pour répondre aux besoins sociaux et aux défis du siècle, à renforcer la démocratie sociale par de nouveaux pouvoirs d’intervention des salarié·es et à en finir avec les passages en force par l’utilisation de l’article 49-3 pour respecter la démocratie parlementaire.

 Ensemble, avec les salarié·es mobilisés, les forces syndicales et associatives et forces politiques de gauche, construisons une alternative de progrès et de paix pour la France.

 Paris, le 18 septembre 2025

 Parti communiste français.

 

 

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