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ENTRETIEN L’enquête qui jette le soupçon sur le patrimoine d’Emmanuel Macron

29 Mars 2022, 11:34am

Publié par PCF Villepinte

Le président de la République détiendrait-il de l’argent placé dans un paradis fiscal? Les journalistes Jean-Baptiste Rivoire et Gauthier Mesnier soupçonnent quune part de la rémunération versée en 2012 par la banque Rothschild à l'actuel locataire de l’Élysée l'ait été dans un trust à l’étranger. ENTRETIEN

Florent LE DU L'Humanité  Publié le Mardi 29 Mars 2022

 

Sur ses déclarations à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), Emmanuel Macron ne déclarait que 156000 euros de patrimoine en 2014, 500000 en 2022. Des sommes qui ont étonné, alors que lintéressé avouait lui-même avoir perçu près de 3 millions deuros entre 2009 et 2013.

En enquêtant sur cette étrange disparition, Jean-Baptiste Rivoire, ancien responsable de l’investigation à Canal Plus, et Gauthier Mesnier n’ont pas trouvé la trace de cet argent, mais ont soulevé un autre lièvre: Emmanuel Macron pourrait avoir perçu bien plus que 3 millions deuros chez Rothschild.

Voir aussi : Fortune de Valérie Pécresse : un patrimoine très classe... supérieure

Un documentaire-enquête devant être diffusé ce mardi sur le site d’Off Investigation émet de sérieux doutes sur les honoraires reçus par le chef de l’État en 2012 à l’occasion du rachat par Nestlé d’une filiale de Pfizer. Une source anonyme affirme que la banque Rothschild avait coutume de verser une part importante de ce type de rémunération sur des structures opaques dans des paradis fiscaux.

Si des éléments matériels manquent, le documentaire d’Off Investigation Patrimoine de Macron: où sont passés les millions? met en lumière de sérieux soupçons sur le patrimoine d’Emmanuel Macron. Les explications de Jean-Baptiste Rivoire.

Pourquoi doutez-vous que, dans le cadre de l’acquisition par Nestlé d’une filiale de Pfizer en 2012, Emmanuel Macron ait perçu plus que ce qu’il n’a déclaré?

En avril 2012, Emmanuel Macron a un rôle absolument clé dans ce deal énorme qui est le rachat de la branche nutrition infantile de Pfizer par Nestlé pour plus de 9 milliards d’euros. D’après les chiffres qui circulent dans les banques d’affaires, pour une acquisition comme celle-ci, la banque qui l’a menée touche entre 0,5 et 1,5 % du montant du deal. Rothschild aurait donc touché entre 45 et 135 millions d’euros.

Ensuite, la question c’est combien gagnent les différents associés de la banque. Or, Emmanuel Macron était en première ligne. C’est lui qui a fait de Nestlé un client de Rothschild puis qui, en un week-end, les a convaincus de faire la proposition déterminante, alors que les négociations entre Pfizer et Danone capotaient. Dès lors, nos sources estiment qu’il aurait très probablement touché entre 5 et 10 millions de «bénéfices industriels et commerciaux».

Voir aussi : Patrimoine. Consultez les déclarations des candidats à la présidentielle

Or, il n’a déclaré à la HATVP, en 2014, que 720000 euros pour lensemble de ses bénéfices industriels et commerciaux touchés en 2012. Où serait parti cet argent?

JEAN-BAPTISTE RIVOIRE Une personnalité proche de la banque Rothschild qui n’apparaît pas à visage découvert dans notre enquête, mais est une personnalité bien connue, nous en a dit un peu plus. Elle nous explique que cette banque franco-britannique a conclu des arrangements avec Bercy dans les années 2000 pour que les honoraires de ses associés gérants ne soient pas forcément fiscalisés en France. Cette source nous dit que chez Rothschild, une partie minoritaire de ces rémunérations est versée sous forme de salaire, en France. Et une partie importante serait versée à l’étranger, dans des trusts qui ne sont même pas au nom des associés gérants ou de la banque.

QUAND ON CONTACTE L’ÉLYSÉE ET ROTHSCHILD, AVEC DES ÉLÉMENTS PRÉCIS, ON N’A PAS LE DÉBUT D’UNE RÉPONSE.

L’hypothèse de notre source, qui ne sait pas où serait le trust de Macron, soyons clair, c’est que Rothschild étant franco-britannique, ces structures opaques seraient installés à Jersey, Guernesey ou sur l’île de Man. Nous n’avons pas de preuve absolue mais, ce qui nous trouble, c’est que quand on contacte l’Élysée et Rothschild, avec des éléments précis, on n’a pas le début d’une réponse.

Voir aussi : Eric Bocquet : « Tout ce que l’État perd avec l’évasion fiscale se transforme en dette »

Cette évasion ou optimisation fiscale serait-elle illégale?

JEAN-BAPTISTE RIVOIRE Il y a plusieurs zones d’ombre. D’une part, ce compromis accepté par Bercy n’autorise pas la banque Rothschild à verser les rémunérations de ses collaborateurs dans des paradis fiscaux, mais cela aurait été le cas dans les faits.

Par ailleurs, ces fameux trusts ne sont pas au nom de la personne concernée, ainsi ce n’est pas à proprement parler illégal. De ce point de vue, Emmanuel Macron ne serait pas un fraudeur fiscal. Mais les vrais bénéficiaires de ces trusts peuvent demander ensuite qu’on libère les fonds mis à l’abri, et un avocat missionné par Rothschild les verse alors sur un compte souhaité par la personne.

En revanche, dans sa déclaration à la HATVP, Emmanuel Macron a l’obligation de déclarer la totalité de ce qu’il possède. Il ne peut pas omettre le fait que des sommes importantes lui aient été remises à l’étranger. Ce ne serait donc pas fiscalement répréhensible, mais il pourrait tomber dans le délit d’omission d’une partie de son patrimoine.

DOSSIER Lutter contre l'évasion fiscale

Qu'est-ce qu'un paradis fiscal ? Définir, pour mieux lutter contre l'évasion

Contrôle des multinationales, dette, fiscalité... : 5 mesures pour en finir avec la domination de la finance

Les milliards de l’évasion fiscale à portée de vote

   Débat vidéo. Pandora Papers: quelles solutions pour que cesse le scandale ?

 

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ACTU Les Français plébiscitent la lutte contre les discriminations

21 Mars 2022, 08:18am

Publié par PCF Villepinte

RACISME En ces temps de surenchère anti-immigrés, un sondage montre que le soutien des Français aux mesures contre les inégalités basées sur l’origine supposée ne faiblit pas.

L'Humanité Publié le Lundi 21 Mars 2022 Camille Bauer

Cela peut paraître contre-intuitif, au regard de la teneur de la campagne électorale: les Français demeurent très majoritairement favorables à des actions plus volontaristes contre le racisme.

À 84%, ils soutiennent ladoption de sanctions juridiques contre les employeurs coupables de discriminations liées à l’origine, la nationalité, la couleur de peau ou la religion, selon le sondage annuel Harris Interactive pour la Fédération des Maisons des potes, rendu public ce lundi 21 mars. Ils sont également très nombreux (84%) à vouloir un salaire et une retraite égal, quelle que soit la nationalité. 79% soutiennent les actions collectives en justice (class actions) sur ce thème et 75% sont favorables à une anonymisation des CV lors des embauches.

«Ce qui est frappant, c’est que le fait de parler d’égalité et de lutte contre les discriminations est vu de manière positive, et cela de manière assez stable depuis plusieurs années», souligne Jean-Daniel Lévy, le directeur délégué de l’institut de sondage. Quoique moins massif (61%), le soutien à lintégration des étrangers dans la fonction publique reste également fort.

 «On voit pourtant, par exemple, des enseignants étrangers qui, faute de pouvoir être titularisés, travaillent comme vacataires. Ils nont pas les mêmes caisses de retraite, pas de stabilité de l’emploi et pas le même salaire que leurs collègues», rappelle Samuel Thomas, délégué général de la Fédération des Maisons des potes.

«500000 sans papiers exploités, sans le moindre droits»

Les Français semblent bien conscients que les préjugés font obstacle aux promesses d’égalité de la République. Dans son dernier rapport sur le sujet, la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) notait d’ailleurs que «de façon systématique, et malgré le principe d’égalité entre citoyens, les membres de certaines minorités visibles se retrouvent plus souvent discriminés dans l’accès à l’emploi, plus souvent contrôlés par la police, moins bien logés, sous ou mal représentés dans les médias».

Plus surprenant: à rebours dune idée couramment admise, la régularisation des travailleurs sans papiers se voit soutenue à 59%. «Ce nest pas un sujet de campagne parce quil y a un discours qui dit que, si on régularise, on fait un appel dair. Mais donner des droits à ceux qui sont là ne veut pas dire ouvrir les frontières tous azimuts.

Il y a, d’après le ministère de l’Intérieur, 500000 travailleurs sans papiers. Ils sont en situation dexploitation, sans le moindre droit. En les maintenant dans cette situation, on les empêche de sortir de la précarité et on tire le droit du travail vers le bas» rappelle Samuel Thomas. Quant au droit de vote des résidents étrangers aux élections municipales, promesse aujourd’hui délaissée par toute une partie de la gauche, il est encore soutenu à 56%.

C’est pourtant bien dans l’électorat de gauche que, sans surprise, ces propositions sont le plus plébiscitées. Chez les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, par exemple, les mesures contre la discrimination dans l’emploi recueillent plus de 90% dapprobation. 

«Malgré tout, le clivage traverse aussi une partie de l’électorat de droite et dextrême droite», nuance Jean-Daniel Lévy. Ainsi, les électeurs de Valérie Pécresse sont 84% à vouloir une rémunération et une retraite égales, quelle que soit la nationalité, et 73% sont en faveur des CV anonymes. «La façon dont on pose les questions induit les réponses, explique le sondeur. Si vous parlez de migrants ou si vous mettez en avant l’angle discrimination, vous n’obtenez pas la même chose.»

La justice est un autre maillon faible de ce combat

Alors pourquoi ce thème populaire n’est-il plus évoqué par les politiques ou les médias? «Les forces politiques de gauche sont démobilisées sur ces sujets. Elles sont silencieuses parce qu’elles pensent que défendre des étrangers ne va pas séduire les Français, mais aussi parce que les enfants d’étrangers, les gens des quartiers, ne votent pas beaucoup», estime Samuel Thomas.

Le militant regrette qu’au fil des ans la gauche ait fini par se contenter d’une posture défensive, au lieu de porter le débat et d’amener des propositions concrètes, qui seraient soutenues par leur électorat, soucieux d’égalité. Fabien Roussel, le candidat communiste, devrait d’ailleurs se prononcer sur ce thème lors d’un prochain meeting.

La justice est un autre maillon faible de ce combat. Bien qu’en principe dans l’obligation de faire respecter la loi de 1972, sanctionnant les comportements racistes et les discours de haine, l’appareil policier et judiciaire se montre frileux. «Au lieu de leur demander dagir, on a créé des autorités adminis­tratives indépendan­tes, comme le Défenseur des droits et la Haute Autorité pour la lutte contre les discriminations et pour l’égalité. On les a déresponsabilisés. Or, seule la justice a le pouvoir de sanction», rappelle Samuel Thomas.

Face à l’inertie des parquets, qui cette année n’ont ouvert aucune poursuite sur ce thème, son organisation va déposer aujourd’hui une centaine de plaintes. Elles visent toutes des entreprises qui exigent, sans aucune base légale, que les candidats à l’embauche, de l’informaticien au laveur de carreaux, disposent de la nationalité française

 

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Égalité des sexes : le triste bilan de Macron

4 Mars 2022, 07:41am

Publié par PCF Villepinte

Travail: Le rapport publié jeudi par Oxfam vient confirmer l’insuffisance des moyens mis en œuvre durant le quinquennat pour résorber le fossé des inégalités, notamment en matière professionnelle et économique.

  Luis Reygada L'Humanité

  Publié le Vendredi 4 Mars 2022

Le 8 mars 2021, à Toulouse, manifestation pour la Journée internationale des droits des femmes. Alain pitton/NurPhoto/Afp

Rendez-vous manqué.

À cinq semaines du premier tour de l’élection présidentielle, le rapport rendu public ce 3 mars par l’ONG Oxfam (1) juge sévèrement le bilan du président Emmanuel Macron, qui avait promis de faire de l’égalité femmes-hommes la «grande cause nationale» de son quinquennat. Celui qui, en 2017, disait être un «candidat féministe» est loin de s’être montré à la hauteur des enjeux. «Nous prenons acte des efforts mais les mesures entreprises n’ont pas permis de transformer un système profondément sexiste, note le document de près de 50 pages. Les moyens ont été trop faibles et de multiples erreurs et ambiguïtés ont questionné la réalité de l’engagement.»

Les auteures du rapport reconnaissent que des engagements allant dans la bonne direction ont été pris par les pouvoirs publics en matière de «diplomatie féministe» et de «droits sexuels et reproductifs», mais l’action gouvernementale est qualifiée d’ «insuffisante» en matière de «budget dédié à l’égalité femmes-hommes» et de «lutte contre les violences».

Le compte n’y est pas du tout dans une société où «les femmes continuent de gagner et posséder moins que les hommes». Le document pointe de nombreuses insuffisances tout en rappelant que les femmes «sont surreprésentées dans les emplois les plus précaires et les moins valorisés, exclues des sphères de pouvoir et assurent une part disproportionnée des tâches domestiques non rémunérées au sacrifice de leur vie professionnelle».

«Il aurait fallu beaucoup plus dambition»

«Ce quon attendait, c’étaient de grandes mesures structurelles qui transforment le système en profondeur», explique Sandra Lhote-Fernandes. «Il aurait fallu beaucoup plus dambition», insiste la responsable plaidoyer chez Oxfam France, qui remarque que la «grande cause du quinquennat» n’a bénéficié que de 0,25 % du budget de l’État.

 «Il y a un écart trop important entre laffichage politique et la réalité des moyens alloués», souligne-t-elle. Si des actions ont bien été entreprises, comme le renforcement des obligations de transparence en matière d’égalité professionnelle, l’introduction de quotas dans la direction des grandes entreprises ou encore l’augmentation des salaires dans le secteur – très féminisé – de la santé, l’ONG juge néanmoins ces dispositions insuffisantes. 

«Oui le congé paternité a été allongé (de onze à vingt-huit jours – NDLR), mais on partait d’une situation scandaleuse», rappelle la responsable d’Oxfam. «Et ça reste insuffisant pour faire pleinement face aux enjeux d’égalité des droits, de répartition des tâches domestiques et parentales et de discrimination dans le cadre du travail.» Alors que l’Unicef préconise un congé parental payé d’au moins six mois pour les deux parents, Oxfam ne se prive pas de comparer les quatre semaines françaises aux seize semaines accordées en Espagne, trente-quatre au Danemark ou encore soixante-dix-huit en Suède.

D’autres mesures sont quant à elles carrément jugées contre-productives, comme l’index de l’égalité professionnelle. Des paramétrages de calcul biaisés permettraient en effet aux entreprises d’obtenir de très bons scores (note moyenne de 86/100 l’année dernière), reflétant donc assez mal la réalité.

 «Lindex permet un certain gender washing” et les entreprises peuvent se prévaloir dune bonne image comme sil ny avait pas encore 16,5 % d’écart de salaire entre femmes et hommes à poste égal», souligne Sandra Lhote-Fernandes. La revalorisation des salaires des métiers fortement féminisés (institutrices, aide à la personne, entretien…) représente un autre point noir de ce quinquennat, tout comme le «droit à la garde d’enfants».

Alors qu’Emmanuel Macron avait promis l’ouverture de 30000 places supplémentaires en crèche, on nen dénombre aujourdhui que la moitié. Les estimations les plus basses font pourtant état de besoins à hauteur de 230000 places! Sur 2,3 millions d’enfants de moins de 3 ans, 40 % n’ont aucune solution de garde, une situation qui représente un véritable frein à l’autonomisation économique des femmes, qui se voient obliger de renoncer à travailler pour s’occuper de leur progéniture.

«Il faut vraiment mettre les moyens sur la table et mettre en place des mesures ambitieuses si on veut transformer un système sexiste et patriarcal qui pénalise encore beaucoup trop les femmes», conclut Sandra Lhote-Fernandes. Son organisation attend un engagement fort du prochain président de la République et demande «1 milliard deuros et un plan durgence» pour réellement changer les choses. «Nous naccepterons pas moins.» 

(1) Rapport réalisé en collaboration avec Equipop et Care, avec la contribution de la Fondation des femmes, du Planning familial et de One France.

 

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Les travailleurs.euses essentiels du 93

24 Février 2022, 07:35am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 23/02/2022 par PCF

Lors d’un meeting à Montreuil, mercredi 16 février, Fabien Roussel a, entre autres, rendu hommage aux habitants, aux salariés du département. Extraits.

La Seine-Saint-Denis est un des départements les plus jeunes de France. Quelle chance, quelle force, quelle richesse ! Oui, que vous êtes beaux, belles, et avec une telle rage de vivre, de vivre heureux et de vous faire respecter. Ô combien je suis à vos côtés pour défendre cette envie, ce droit au bonheur, ce droit au respect ! Je le dis avec force, car je sais, ô combien justement, vous n’êtes pas respectés. Ô combien même vous êtes parfois méprisés. Vous, comme vos parents d’ailleurs qui ont bâti ce département, cette région.

Parce qu’ici, la désindustrialisation engagée il y a 50 ans s’est conjuguée avec les renoncements de l’État. Parce qu’ici, les pouvoirs successifs ont laissé se creuser de profondes inégalités sociales et territoriales, dans la région la plus riche de France ! Ils ont cajolé les beaux quartiers de l’ouest parisien et délaissé des villes entières, privées de soutiens, pour répondre aux besoins des habitants. Et pourtant, jamais la Seine-Saint-Denis, jamais ces villes populaires, jeunes, ouvertes au monde ne se sont résignées ! Ni hier, ni aujourd’hui. Car il y a ici, à Montreuil comme à Noisy, à Saint-Denis, à Stains, à La Courneuve, à Sevran ou à Bobigny, des femmes et des hommes qui se battent au quotidien pour résister et innover. Résister.

Vous l’avez déjà fait avec les parlementaires et les élus communistes de Seine-Saint-Denis auprès du gouvernement, ce qui a permis quelques « bougés », modestes mais quand même. Avec les autres élus de gauche, avec les représentants des salariés, des services publics, vous avez révélé cette profonde injustice qui fait que les premiers de corvée, ceux qui ont tenu la France à bout de bras, ont soigné, enseigné, nettoyé, transporté, vivent ici, mais que ce sont aussi ceux qui ont les salaires les plus bas, les emplois les plus précaires, le taux de mortalité au Covid le plus élevé !

Cette inégalité de classe est inacceptable ! Vous n’êtes pas des sous-citoyens. Vous êtes les héros et les héroïnes de la République. Oui, il y a des travailleurs essentiels dans notre pays. Vous, les enseignants, les soignants, les aides à domicile, les agents des transports publics, les agents communaux, les salariés de la propreté, de la sécurité. Vous, les magistrats, les éducateurs, les travailleurs sociaux, les agents de médiation culturelle. Vous, les auxiliaires de vie, les assistantes maternelles, les AESH, les animateurs et animatrices qui travaillez auprès de nos enfants. Vous, les acteurs du monde du sport, les responsables associatifs, qui dans tous les domaines font vivre ce qu’il y a de plus beau dans les villes : les liens humains, la fraternité. Vous êtes essentiels ! Un trader ça ne sert à rien, mais vous, vous êtes indispensables ! Et pourtant, un trader ça gagne beaucoup : 100 à 300 mille euros par an. Et vous, c’est à peine si votre salaire vous permet de vivre dignement. C’est cette France-là que je veux valoriser, soutenir, mettre en avant. (…)

Oui, je crois en l’être humain. Et je fais le pari de l’être humain, de sa générosité, de sa fraternité. Je revendique le droit au bonheur pour tous comme projet de société ! Le droit au bonheur pour toutes et tous ! Car le bonheur, c’est contagieux. Ça se transmet. Pas besoin de vaccin contre ça ! Au contraire, il faut le cultiver. Oui, le droit au bonheur, le droit au respect, à la dignité, indistinctement de notre couleur de peau, de notre origine, de notre religion. Et même, c’est grave d’avoir à le dire, de notre prénom. Oui, ici, nous travaillons ensemble, main dans la main, sans faire de différence. Nous sommes unis, solidaires, car la vie est dure, le capitalisme est dur avec nous tous. Mais ici, nous résistons, car nous nous aimons ! Et c’est le plus beau visage que la France puisse offrir au monde. Alors je reprends ce beau slogan clamé à Montreuil : Nous sommes la France ! Oui, nous sommes la France, et c’est ça la France des jours heureux !

 

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PREMIER PLAN Perte d’autonomie, le lourd dilemme des familles

21 Février 2022, 07:21am

Publié par PCF Villepinte

Face à la dépendance d’un proche, de nombreuses personnes se retrouvent seules face à un casse-tête administratif et financier. Et culpabilisent parfois des choix qu’elles doivent faire contre l’avis de leur parent. Témoignages.

Publié le Lundi 21 Février 2022 L'Humanité Nadège Dubessay

Le nombre des 75 ans et plus représentera 13,5 % de la population en 2060, contre 9,3 % en 2020. ANDBZ/Abaca

Mal aux articulations. Douleurs aux jambes. Peur de tomber. À 96 ans, Émilienne ne sortait pratiquement plus de chez elle, un appartement au 3e étage d’un HLM de Colombes (Hauts-de-Seine). Son quotidien était ponctué par les allers-retours de la femme de ménage, de l’infirmière et de la kiné. Le gendre ou les filles se chargeaient des courses. La vie devait forcément continuer ainsi.

 «Elle était bien chez elle, depuis soixante-cinq ans quelle occupait lappartement!» raconte sa fille Valérie, 52 ans. Émilienne n’imaginait pas qu’il pourrait en être autrement. Pourtant, l’état de santé de la vieille dame devient de plus en plus problématique. «Elle ne pouvait plus marcher, même avec le déambulateur. Cest à peine si elle mangeait toute seule», se souvient Valérie. S’ensuit une longue et épuisante période où toute la famille – nombreuse – se relaie pour la toilette, les repas, le ménage, les courses… 

«Il est arrivé quelle mappelle en journée, quand j’étais au boulot, pour que je vienne et laccompagne aux toilettes», explique sa fille. La mort dans l’âme, la famille finit par envisager un établissement spécialisé. Même Émilienne, qui culpabilise en voyant ses proches se démener pour elle, s’y résout. Sa kiné intervient justement dans un Ehpad tout proche. La résidence jouit d’une bonne réputation, ce qui rassure tout le monde.

Émilienne emménage en septembre 2021 dans une chambre de 21 m2 à 86 euros la journée, auxquels il faut ajouter la part de dépendance. Soit au total un peu plus de 3100 euros par mois, à sa charge. «Ma mère, entre sa pension et la réversion de son mari, perçoit 1700 euros par mois», précise Valérie. En attendant – six longs mois – de connaître le montant des aides, la famille prend en charge le surplus. Au final, entre l’APA (allocation personnalisée d’autonomie) et les aides sociales, le reste à payer s’établit à 375 euros. Aujourd’hui, Émilienne ne loupe jamais le Loto du jeudi. «Elle a repris du poids et a bien meilleure mine. Je nai plus peur de la chute. Plus peur quand elle ne répond pas au téléphone. Je peux enfin dormir sur mes deux oreilles», souffle Valérie, soulagée.

49 % des résidents d’ehpad atteints de troubles démentiels

Poids de la culpabilité, casse-tête administratif, logistique chamboulée, contraintes financières… Pour les familles, la perte d’autonomie d’un proche représente toujours un cruel dilemme. Sans parler des enjeux symboliques, face à une situation qui renvoie chacun à son propre vieillissement. Alors on attend le dernier moment. Et l’entrée en établissement se fait souvent dans l’urgence. D’autant que les Ehpad, qui constituent l’essentiel de l’offre d’accueil, n’ont pas vraiment le vent en poupe. La tragique affaire Orpea, leader mondial des Ehpad, révélée dans les Fossoyeurs, le livre choc de Victor Castanet, ne fait que renforcer la tendance.

Annette, 70 ans, était au départ plutôt satisfaite de l’accueil réservé à sa mère, dans cet Ehpad public de Chartres (Eure-et-Loir). C’était il y a sept ans. Georgette, alors âgée de 89 ans, ne voulait surtout pas entendre parler d’une assistance pour sa toilette. À l’époque, Marcel, son époux, essayait tant bien que mal de lui venir en aide. Mais une méchante chute lui fracture le col du fémur. Puis une autre. «Mon père voulait soccuper delle jusquau bout. Il fallait pourtant se rendre à l’évidence, même si cela lui brisait le cœur», se souvient Annette.

Il signe pour sa femme un placement en institution. Et meurt trois semaines plus tard. Sa fille, assistante sociale à la retraite, prend la relève. Pour Georgette, la transition se passe plutôt bien. «Elle a retrouvé une vie sociale quelle navait plus.» Mais depuis, le Covid est passé par là. Avec ses conséquences délétères. «C’était épouvantable. Avec mes frères et sœurs, nous navions plus le droit de visite.» Et même lorsque la famille peut de nouveau la voir, «avec le masque, la distance, elle ne pouvait rien entendre».

L’état de santé de la vieille dame, aujourd’hui âgée de 96 ans, s’est détérioré. Annette a vu aussi les conditions d’accueil se dégrader au fil du temps. Comme dans beaucoup d’établissements: la faute au manque de personnel, au turnover important, au manque de formation. «Ma mère ne veut pas qu’on l’aide pour manger. Mais il faut pourtant bien être présent, parce que sinon elle ne mange pas, insiste-t-elle. On arrive en Ehpad en bout de course. Il faut une attention très importante au confort des résidents qui ne sont pas dans une simple maison de retraite, mais pas non plus dans un hôpital.»

Toutes les études concordent. Le nombre des 75 ans et plus représentera 13,5 % de la population en 2060, contre 9,3 % en 2020. Ils seront quasiment 11 millions en 2035, dont 5 millions âgés de plus de 85 ans. En parallèle, le nombre de places en structure d’accueil évolue moins rapidement. Les Ehpad reçoivent une population de plus en plus âgée et dépendante, voire en fin de vie. Selon le rapport des députées Monique Iborra et Caroline Fiat en 2018, 49 % des résidents souffrent de troubles démentiels, pour beaucoup liés à Alzheimer, et 35 % de «troubles chroniques du comportement».

trois enfants, vivant tous à des centaines de kilomètres

Alzheimer. Le mot tant redouté a été lâché, il y a deux ans, sur les maux de Gisèle, 83 ans à l’époque. Bien sûr, ses enfants avaient remarqué qu’elle oubliait plus souvent que d’ordinaire. Rien de bien alarmant. «Elle a toujours eu la mémoire sélective», sourit son fils Fabrice, 59 ans. Surtout, elle était autonome dans sa maison gardoise, les trois enfants vivant tous à des centaines de kilomètres de là. 

«Les voisins me disaient quil fallait la placer. Mais personne n’était prêt. C’était beaucoup trop tôt! Sa maison, cest le projet dune vie. On ne pouvait pas lui infliger ça. Après réflexion, je crois que je faisais aussi l’autruche. Je voulais croire qu’elle resterait autonome.» Cadre informaticien, il prend les choses en main malgré un emploi du temps déjà très lourd. Avec l’aide de sa compagne, il trouve une association de proximité qui assure le ménage. L’APA prendra en charge 250 euros sur les 600 euros que coûtent les prestations.

 «Je ny connaissais rien. Je découvrais un autre monde. Le plus complexe, cest de comprendre le mécanisme. Tout se passe par courriel. Moi qui déteste la dématérialisation!» En parallèle, le gériatre de Gisèle fait une demande de prise en charge à 100 % pour la Sécurité sociale. Et Fabrice crée un groupe WhatsApp qui réunit toute la famille, mais aussi l’infirmière et l’assistante de vie. «Des professionnelles extraordinaires, dit-il , qui s’occupent des gens, vraiment, jusqu’au bout.»

 L’été 2021, les choses se compliquent. «Ma mère a fait une chute et na pas pu se relever. Linfirmière la retrouvée dans le salon, complètement déshydratée», raconte-t-il. Il fallait augmenter le nombre de visites. Cela n’empêchera pas une seconde chute. Bilan: fracture du col du fémur. Gisèle part à lhôpital, puis en rééducation. Deux longs mois. Cest Chrystelle, linfirmière, qui parlera de cette famille d’accueil, à quelques kilomètres de la maison de Gisèle. Sur les trois places pour personnes âgées, une est à prendre. Fabrice se rend sur les lieux. Découvre Laurence, qui a plaqué son métier d’infirmière pour se consacrer aux personnes âgées, dans son mas cévenol entouré de chevaux.

 «La confiance a été immédiate, se souvient-il. C’est un soulagement monstrueux que de savoir sa mère entre de bonnes mains!» Aujourd’hui, il doit de nouveau s’atteler à la paperasse. Réévaluer l’APA et demander une aide sociale. Car les 1500 euros mensuels de retraite de sa mère ne couvrent que la moitié du coût. «Il faudra aussi voir comment gérer la maison, pour quelle ne se détériore pas.» Et chacun croise les doigts pour que Gisèle, encore en rééducation, accepte ce nouveau foyer. Elle qui demande chaque jour quand elle pourra retrouver son chez-soi…

la très grande majorité des personnes âgées souhaitent rester chez elles

Colocation, béguinage (lotissement immobilier pour personnes âgées), famille d’accueil… toutes ces alternatives au maintien à domicile et au placement en Ehpad restent extrêmement marginales. Alors, tant qu’on peut, on repousse le moment du départ. Selon une étude du Crédoc de 2017, la très grande majorité des personnes âgées souhaitent rester chez elles le plus longtemps possible.

Gisèle et Jean (86 et 94 ans) entendent bien continuer à vivre dans la maison léguée par la mère de Gisèle, à La Troche, petit hameau paisible de la campagne yvelinoise. Jean a des problèmes cardiaques et des malaises réguliers. Conduire lui est interdit. Gisèle, après une chute et plusieurs mois à l’hôpital, se déplace le plus souvent en fauteuil roulant. C’est leur neveu qui s’occupe des courses et les conduit à leurs rendez-vous médicaux. Sa compagne s’occupe de la toilette et prépare à l’avance des plats faciles à réchauffer.

Le neveu tient à respecter le choix de ceux qui sont désormais sa seule famille: «Cest une angoisse quand on doit sabsenter. On a toujours peur que lun ou lautre ne soit tombé. Ça nous est arrivé plusieurs fois de devoir revenir en catastrophe… C’est vraiment un gros cas de conscience. Mais on se dit qu’on accepte ce risque pour ne pas les priver, tant qu’ils sont encore tous les deux, de leur cadre de vie.»

 

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La Mise à jour (MAJ) - Ce qu'il ne fallait pas manquer dans l'Humanité cette semaine du 7 au 12 février

14 Février 2022, 06:37am

Publié par PCF Villepinte

La Mise à jour (MAJ) - Ce qu'il ne fallait pas manquer dans l'Humanité cette semaine du 7 au 12 février

Chaque semaine, l'Humanité sélectionne pour vous les 5 actus qu'il ne fallait pas manquer. Prêt pour votre mise à jour.

Jeudi 10 Février 2022

Lundi
#Cuba. Soixante ans de blocus, le pays plie mais ne rompt pas
Soixante ans après leur instauration au nom de la «
lutte contre le communisme», les sanctions totales contre Cuba provoquent une crise sans précédent et l’asphyxie d’un peuple. Au mépris des résolutions de l’ONU.

MARDI 
#Charonne. Un crime d’État toujours pas reconnu 
Plus de 400 personnes selon les organisateurs, dont Fabien Roussel et Philippe Martinez étaient réunis devant la station de métro où a eu lieu la tuerie du 8 février 1962. Tous ont rappelé la nécessité d’une reconnaissante du crime par l’État. Le matin, l’Élysée avait publié un bref communiqué en «
hommage» aux victimes. Vidéo

MERCREDI
#Emploi. Ce que cachent les chiffres du chômage
Peut-on se réjouir de l’impressionnante baisse du nombre d’inscrits à Pôle emploi en 2021
? Le gouvernement senorgueillit de ce bilan. Mais ce recul masque dautres réalités moins reluisantes. Explications

JEUDI
#One Ocean Summit. Enfin des engagements pour sauver le poumon bleu de la planète ?
Pendant trois jours, le Sommet de l’océan réunit à Brest chefs d’État, scientifiques, entreprises et ONG. Nicolas Fournier, directeur de campagne protection du milieu marin de l’ONG internationale Oceana, en explique les enjeux et pointe les contradictions de la France en la matière.

VENDREDI
#Valérie Pécresse. Candidate des riches et riche candidate
L’opacité règne sur les biens détenus par Valérie Pécresse et son mari, Jérôme. Le couple a cumulé une fortune imposante, et le programme fiscal de la candidate lui permettrait de baisser ses impôts, comme ceux des plus riches

 

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Les patrons français aiment voyager, manifestement, s’enrichir ailleurs et appauvrir la France.

10 Février 2022, 08:10am

Publié par PCF Villepinte

 

Championne

Macron bavarde volontiers sur ses efforts pour relocaliser l’industrie. Or « France stratégie », institution rattachée au Premier ministre – des chiffres tout ce qu’il y a d’officiel – propose un tableau sur la part des emplois industriels délocalisés à l’étranger par pays.

 La France est championne des délocalisations ; elle vient en tête des pays occidentaux avec 61,6 % d’emplois industriels délocalisés contre 51 % pour le Royaume-Uni (pourtant présenté comme plus libre-échangiste), 38 % pour l’Allemagne et 25 % pour l’Italie.

Les patrons français aiment voyager, manifestement, s’enrichir ailleurs et appauvrir la France.

 

Gérard Streiff

 

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6 Février 2022, 08:02am

Publié par PCF Villepinte

Comme tous les ans, le ministère de l’Intérieur publie les chiffres concernant l’immigration. À une époque où la droite, l’extrême droite et le gouvernement ne veulent que manipuler les esprits et surfer sur la haine, les interprétations des chiffres sont trop souvent malveillantes et oublient quelques réalités.

La première réalité à remettre en place si l’on cherche les motifs de leur augmentation, elle s’appelle Covid. En effet, les comparaisons sont faites par rapport à l’année 2020, année de pandémie mondiale qui a stoppé toute mobilité et en particulier les migrations lointaines. Les chiffres sont donc juste un retour aux réalités de 2019.

Le seul chiffre qui continue à être très faible est celui du nombre de visas donnés, 733 000 en 2021 contre 3,5 millions en 2019. Mais cette très forte diminution ne fait pas l’actualité car elle gène le monde financier, y compris de droite ou pire. C’est en effet le signe de la non-reprise du tourisme international et en particulier du tourisme venant de Chine et des États-Unis.

Au sujet des demandes d’asile, le chiffre est toujours inférieur à celui de 2019 et cela malgré l’effondrement de l’Afghanistan, malgré la multiplication de pays instables, malgré les catastrophes naturelles dues au réchauffement climatique. Le nombre de statuts de réfugiés délivrés par la France est toujours aux alentours de 35 000. Ce chiffre et celui des expulsions montrent clairement la politique forteresse, la politique de repli sur soi de la France.

Notre pays abandonne l’hospitalité, la fraternité, l’accueil, et refuse le débat sur la liberté de circulation et d’installation.

D’ailleurs certaines voix du monde économique commencent à dire que le nombre de titres de séjour délivrés pour raison économique, en particulier dans les métiers en tension, serait insuffisant.

Autre information qui n’a pas fait la Une des journaux. L’Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR) appelle la présidence française du conseil de l’Union européenne et la République tchèque qui assurera cette présidence en juillet, à donner la priorité à une meilleure protection des réfugiés en Europe et dans le monde.

Cet organisme international signale que la généralisation des propos xénophobes dans les discours politiques et la multiplication des obstacles physiques et législatifs à l’accès au territoire pour y demander l’asile dans l’Union européenne ont continué à mettre en danger des personnes fuyant la guerre, les conflits et les persécutions.

« Le droit de demander l’asile est un droit humain fondamental. Il doit être préservé, en particulier dans les situations extraordinaires ou en cas d’urgence », a déclaré Gonzalo Vargas Llosa, représentant du HCR pour les Affaires européennes. Elle fustige dans ces propos les pratiques politisées et clivantes qui cherchent à instrumentaliser les mouvements de population et vont à l’encontre du droit international.
Le HCR exhorte les présidences à réaliser des progrès sur des questions clés, telles que la solidarité intra Union européenne, les conditions d’accueil et les procédures d’asile équitables et rapides.

Gonzalo Vargas Llosa explique dans cet appel que le nombre d’arrivées dans l’Union européenne reste largement « gérable » (les chiffres le montrent distinctement). Elle rappelle aussi que près de 90 % des réfugiés vivent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire, et encourage donc les présidences à renforcer la solidarité mondiale envers les personnes déplacées de force.

Voilà une belle leçon à débattre et à faire connaître dans les campagnes électorales actuelles.

Cécile Dumas
responsable adjointe du secteur international du PCF
chargée des questions migratoires

 

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2 Février 2022, 07:46am

Publié par PCF Villepinte

 

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« Le logement : marqueur et vecteur des inégalités dans l’emploi ».

30 Janvier 2022, 11:07am

Publié par PCF Villepinte

 

Le logement est une préoccupation majeure des travailleurs. Des conditions de logement dépendent en effet les possibilités de maintien dans l’emploi, d’accès à la formation et à la mobilité professionnelle.

Le poids des loyers ou des remboursements d’emprunts pèsent de plus en plus lourd dans le budget des ménages.

L’accès à un logement locatif, public aussi bien que privé, est devenu particulièrement difficile pour les moins de 30 ans et les salariés en contrat précaire.

Quant à l’accès à la propriété, il est désormais un marqueur d’inégalités sociales indéniable en fonction de la situation dans l’emploi.

Enfin, on estime aujourd’hui à près de 4 millions le nombre de personnes en situation de mal-logement (surpeuplement, précarité énergétique, impayés de loyers ou de charges, sous-location sans bail, etc.) alors que bon nombre d’entre elles sont en situation d’emploi.

La prise en compte de ces problématiques est encore trop souvent laissée à la main des camarades mandatés chez les bailleurs sociaux ou dans les commissions des CSE.

En outre, les commissions d’information et d’aide au logement (CIAL) n’étant obligatoires que dans les entreprises de plus de 300 salariés, nombreux sont les salariés qui ne savent pas vers qui se tourner au sein de l’entreprise afin de résoudre leurs problèmes d’accès à un logement ou de maintien dans leur logement.

Enfin,  il faut reconnaître que les élus des CSE sont souvent démunis face à un sujet qui semble parfois très technique et où les types d’aides sont nombreux.

C’est dans ce contexte et afin d’apporter un éclairage précis à l’ensemble de nos syndicats, que le collectif confédéral « Logement » a élaboré un livret  intitulé « Le logement : marqueur et vecteur des inégalités dans l’emploi ».

Ce document permet de constater et de comprendre précisément les mécanismes d’exclusion du droit au logement qui se sont progressivement installés du fait notamment de la précarisation des conditions de travail et des décisions politiques favorisant les logiques libérales plutôt que celles sociales.

Ce document fait également le point sur les propositions de la CGT pour un droit au logement pour tous.

Bien plus qu'un simple éclairage sur la question du logement, ce livret doit ainsi permettre d'amplifier notre bataille revendicative et de faire le lien entre salaire, emploi et logement.

Le collectif confédéral « Logement » se tient à votre disposition afin de vous présenter ce document et d’en débattre avec vous. À cette fin, vous pouvez adresser un mail à : logement@cgt.fr.

Accéder au livret

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Livret Logement_1

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