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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

societe

Juste valeur

30 Décembre 2022, 08:36am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité
Vendredi 30 Décembre 2022

Thierry, pompier, Emma, infirmière, Mickaël, éboueur,

Nadia, conductrice de bus, Christine, aide à domicile,

Serge, aide-soignant en Ehpad.

Autant de visages de ces travailleurs et travailleuses essentiels, qui ne connaissent ni les jours fériés, ni le télétravail, et poursuivent leurs activités «quoi quil en coûte», en assurant les fonctions vitales du pays. Applaudis pendant la pandémie, vite abandonnés quand il s’est agi de se mobiliser pour leurs salaires, pour qu’ils soient considérés à leur juste valeur.

Loin des grands discours du président de la République et des primes exceptionnelles saupoudrées ici et là, la réalité est toujours aussi révoltante: ces travailleurs dits «essentiels», clé de voûte invisible de notre société, sont aussi les plus maltraités.

Selon la Dares, ils sont deux fois plus souvent en contrats courts que l’ensemble des salariés du privé, perçoivent des salaires inférieurs de 30 %. Ils sont également plus exposés aux risques professionnels, aux accidents du travail mais aussi au chômage. Le pouvoir macroniste les porte aux nues dans ses discours. Dans les actes, il les accule toujours plus.

Car ce sont bien les «premiers de corvée» qui seront les premières victimes tant du durcissement des règles de lassurance-chômage que de limminente destruction des retraites. Les économies que compte réaliser le gouvernement se feront sur le dos de ceux qui ont commencé à travailler tôt, occupé les postes les moins bien payés et les plus pénibles.

Quant aux femmes, infirmières, aides-soignantes, aides à domicile, caissières, pour elles, ce sera la triple peine: bas salaires, mauvaises conditions de travail, moindres pensions. Voilà comment le pouvoir traite les travailleurs qui sont restés fidèles au poste pendant la pandémie, exerçant leurs métiers au service du plus grand nombre. Cette absence de corrélation entre l’utilité sociale et la reconnaissance salariale n’est plus tenable.

Comment accepter que des actionnaires engrangent des millions sans bouger le petit doigt quand des salariés essentiels touchent à peine le Smic? «Je crois à la France du travail et du mérite», a pourtant osé dernièrement Emmanuel Macron. Chiche…

 

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Écart

21 Décembre 2022, 12:33pm

Publié par PCF Villepinte

 

7,9 millions d’euros, c’est en moyenne ce qu’a gagné en 2021 un patron du CAC40. Soit une augmentation de 50 % sur 2019, dernière année comparable. Une agence a calculé qu’en 2014, un tel patron gagnait 75 fois la rémunération moyenne de ses salariés, 86 fois en 2018 et 109 fois en 2021. Ce qui fait dire à l’hebdo Investir (26 novembre), pourtant libéralo-libéral : « l’écart se creuse dangereusement ».

Gérard Streiff

 

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la propriété privée 

11 Décembre 2022, 08:05am

Publié par PCF Villepinte

Riches en bande organisée

L'Humanité Samedi 10 Décembre 2022

Sébastien Crépel

Le sujet choisi pour la une de L'Humanité Magazine, cette semaine,  questionne hardiment la propriété privée – entendue au sens capitaliste, c’est-à-dire quand ce droit reconnu théoriquement à chacun devient dans les faits celui de quelques-uns de posséder sans limite et d’exploiter comme bon leur semble la terre, la nature, les biens, les services, les machines ou la force de travail d’autrui –, résonne étrangement avec une autre actualité.

Celle de la publication des avoirs des membres du gouvernement, dont on apprend qu’ils font peu ou prou partie, pris dans leur ensemble, du 1 % de Français les plus fortunés, avec une moyenne de 1,9 million d’euros de patrimoine brut par ministre.

L’équivalent de plus de 100 années de Smic accumulées. Bien sûr, aucun d’entre eux n’a dépossédé ou volé quiconque aux yeux de la loi, ni n’a usé de moyens répréhensibles pour s’enrichir. C’est en toute légalité – du moins, on le présume – qu’ont été acquis leurs biens de luxe (grosses cylindrées, montres de prix, appartements, etc.) et autres actifs de grande valeur (assurances-vie, cash, stock-options…).

Là n’est pas la question. Il ne s’agit pas non plus de contester le droit pour tout citoyen d’être appelé à participer au gouvernement de la France, que la vie et les origines familiales aient été ou non généreuses avec lui. Non, ce qui interroge, et qui peut apparaître choquant pour ceux qui peinent à «joindre les deux bouts», est cette extrême concentration de fortunes entre les mains de ceux qui disent agir au nom de lintérêt général et du bien commun.

Surtout quand on est amené à subir les choix particulièrement nocifs pour le plus grand nombre de ce gouvernement, à l’instar de l’assurance-chômage ou des retraites, dont l’âge légal serait repoussé à 65 ans. De là à parler de riches en bande organisée, gouvernant pour les intérêts d’une classe ou d’un petit groupe de privilégiés dont ils émanent, il n’y a qu’un pas que le sens de la politique poursuivie depuis six mois pousse sans hésiter à franchir.

Élisabeth Borne et les 18 autres millionnaires comme elle au sein du gouvernement ne connaîtront jamais les angoisses de l’employé ou du cadre moyen qu’ils exhortent à travailler plus longtemps, sous peine de voir son droit à la retraite remis en cause. Pas plus qu’ils ne partagent le désespoir du privé d’emploi à qui l’on coupe les allocations chômage.

Ils ne se demandent pas comment ils paieront l’énergie cet hiver. Les ministres d’Emmanuel Macron ont d’autres priorités que les 99 % moins bien lotis. Comme celle, par exemple, de réduire à marche forcée les déficits publics sous la pression des marchés, toujours de la même façon: en restreignant les prestations et des services publics dont on sait quils sont le patrimoine de ceux qui nen ont pas, plutôt qu’en imposant un peu plus ceux qui pourraient payer une juste part et en sont largement dispensés

On pourrait d’ailleurs se poser la question de savoir si, et à quelle hauteur, les millionnaires qui nous gouvernent ont bénéficié de la suppression de l’ISF et de la création de la flat tax sur le capital décidées sous le quinquennat précédent.

«La propriété, cest le vol», disait Proudhon, sans doute selon des vues un peu datées aujourdhui. Il nempêche que la force du message demeure intacte, à lheure où l’accumulation du capital ne connaît pas de bornes: les biens communs, les services publics, la Terre et le vivant appartiennent à tous. Les prochaines mobilisations pour défendre les retraites et le système de protection sociale, menacés de privatisation sous couvert de vouloir les «sauver», seront loccasion de le rappeler.

 

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Le sport,

1 Décembre 2022, 07:56am

Publié par PCF Villepinte

 une compétition politique

L'Humanité Lundi 28 Novembre 2022

Charlotte Recoquillon

L’exercice est devenu incontournable. Il faut donner son avis sur la Coupe du monde au Qatar. Surtout si on est chroniqueur. Chroniqueuse, en l’occurrence. Il faut se prononcer sur les droits humains qui ne sont pas respectés dans le pays hôte et même sur la moralité des gens qui osent ne pas boycotter ce spectacle. Je vais faire très court: ce débat est scandaleux, injuste et hypocrite. Une fois que tout le monde sest bien engraissé avec des contrats juteux, on veut faire porter la responsabilité de cette aberration sur les spectateurs et sur les fans de foot.

On éclipse des décennies de politiques publiques qui ont vendu le foot comme ultime vecteur d’intégration et d’émancipation. On oublie que cette industrie est façonnée par des rapports de forces. Comme si cela était naturel. Mais le sport est bien une compétition politique. Il reflète des rapports de domination à l’œuvre à toutes les échelles de nos sociétés. En France, le collectif de footballeuses Les Hijabeuses se bat pour permettre aux joueuses qui portent le voile de participer à des tournois officiels et de ne pas rester cantonnées au sport amateur parce que la FFF a adopté un règlement raciste et discriminatoire.

Aux États-Unis aussi, le sport révèle et reproduit le racisme structurel de la société à l’instar du football américain, sport le plus regardé, très loin devant le basket ou le baseball. C’est donc celui qui génère le plus de profits pour les équipementiers, les annonceurs, les organisateurs… et les propriétaires d’équipes! Or, sils ne représentent quun quart des joueurs, les Blancs occupent plus de 80% des postes dentraîneurs et de présidents d’équipes.

Parmi les 32 équipes de la ligue nationale (NFL), il n’y a que des propriétaires blancs. Pourtant, cela fait déjà vingt ans que la NFL oblige les équipes à interviewer des candidats issus des minorités pour les postes d’entraîneur principal. Rien ne change. Les joueurs, noirs pour la grande majorité, sont donc la main-d’œuvre de cette industrie lucrative. En 2022, la NFL a signé un accord de diffusion de 110 milliards de dollars sans qu’aucun média noir n’en fasse partie. Pire, la NFL a admis utiliser des critères d’indemnisation défavorables aux joueurs noirs dans les procédures d’indemnisation à la suite de problèmes cérébraux dont sont victimes des milliers de joueurs.

Ces inégalités raciales n’évolueront pas de sitôt. Le  a exhumé une photo du propriétaire des Dallas Cowboys datant de 1957. On y voit Jerry Jones dans le groupe de lycéens blancs qui tentent de bloquer l’entrée aux 9 premiers élèves noirs de Little Rock. Celui dont la richesse actuelle repose sur l’exploitation d’une main-d’œuvre essentiellement noire défendait la ségrégation. Une belle hypocrisie.

 

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Etat-capital, la nouvelle alliance

25 Novembre 2022, 07:57am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 23/11/2022 par PCF

« la nouvelle alliance

de l’État et du capital »

 

La fondation Gabriel-Péri et la revue Économie et Politique ont organisé le 8 novembre un séminaire sur « la nouvelle alliance de l’État et du capital ». Ci-dessous, un résumé de l’intervention d’Évelyne Ternant.

 

 

Trois périodes sont identifiables dans les relations entre l’État et le capital ; elles correspondent aux grandes évolutions structurelles du capitalisme depuis la Seconde Guerre mondiale.

La période dite de la « sainte alliance », jusqu’à la fin des années 60, est celle que Paul Boccara a qualifiée de « capitalisme monopoliste d’État social ». Elle se caractérise par une dévalorisation du capital de grande ampleur, notamment par le biais d’entreprises publiques qui fonctionnent à taux de profit faible, nul ou négatif, comme EDF-GDF et la SNCF. Le capital privé réalise de ce fait des taux de rentabilité très élevés.

C’est l’ère du keynésianisme triomphant qui pensait avoir trouvé la clé d’un capitalisme sans crises. Mais c’était oublier la logique implacable d’une croissance qui surdéveloppe le capital matériel au détriment des dépenses humaines, à un moment où précisément la révolution technologique exige au contraire le déploiement des capacités humaines car les informations deviennent un vecteur essentiel des processus de production. La mécanique du « capitalisme sans crise » se grippe à la fin des années 60, avec une montée du chômage et de l’inflation, en réaction à la baisse de rentabilité du capital suraccumulé.

Une deuxième période s’ouvre dans les relations entre l’État et le capital, avec l’arrivée des politiques libérales de déréglementation, privatisation, et mondialisation financière. Elles aplanissent les obstacles pour permettre au capital en mal de rentabilité de se déployer de par le monde, s’investir dans les marchés financiers et s’incruster dans les niches rentables du secteur public.

Les politiques des pays capitalistes déréglementent tous les marchés ; le marché du travail est flexibilisé, précarisé ; sur le marché des biens et services, les grandes entreprises publiques désintégrées et mises en concurrence ; sur le marché international, le libre-échange ouvre la voie à une mondialisation des chaînes d’activité et des chaînes de valeur des multinationales. Les marchés financiers exercent une dictature sur les gestions d’entreprises et les politiques publiques vouées à l’austérité.

Les entreprises sont assujetties à des exigences de rentabilité financière incompatibles avec le temps long de l’innovation et les conditions sociales du salariat, ce qui participe grandement à la désindustrialisation. L’accumulation considérable de capitaux financiers, adossés à un empilement de dettes alimentées par la création monétaire des banques, débouche sur la crise financière de 2008, où on frôle une faillite bancaire mondiale.

Cette période, où le périmètre du secteur public se réduit et ses moyens d’action s’affaiblissent, est en réalité celle « d’un engagement suiviste derrière les choix du capital ». Les aides directes et exonérations sociales et fiscales aux entreprises s’accroissent, les critères de gestion capitalistes se répandent, y compris dans le secteur resté public, avec l’adoption des méthodes managériales.

C’est une troisième période qui s’ouvre avec la crise de 2008 ; celle d’une longue crise systémique multiforme, faite d’un enchaînement et d’une imbrication d’épisodes multiples, dont les derniers en date sont la crise sanitaire    et la crise énergétique mondiale. Lintervention publique devient massive, au coup par coup, en pare-feu lors des risques majeurs pour sauver le capital. Cette alliance actuelle « du sauve qui peut » entre l’État et le capital présente un double paradoxe :

- Le soutien financier d’une ampleur inédite et sans conditions sociales et écologiques du « quoiqu’il en coûte » se conjugue une à attaque frontale contre les dépenses sociales. Ce cocktail rend les politiques macro-économiques budgétaires et monétaires inaptes à répondre aux besoins de la société.

L’inflation mondiale, qui démarre avant la guerre en Ukraine, résulte du fonctionnement spéculatif des marchés et de la surabondance des capitaux financiers. Pour la combattre, les dirigeants capitalistes ont fait le choix de la récession, donc d’aggraver le chômage, la désindustrialisation et le malaise des services publics.

Le retour d’entreprises dans le giron de l’État, comme EDF, n’est pas associé à une stratégie industrielle de reconquête, mais à la poursuite du démantèlement et de la privatisation. Enfin, la collusion entre les dirigeants politiques et les milieux d’affaires est patente ; en témoignent l’affaire Uber-files en France, où E. Macron est directement impliqué, ou l’ingérence des marchés financiers dans le choix du personnel politique en Angleterre et en Italie.

- Le deuxième paradoxe de la « nouvelle alliance » tient à l’évolution des fonctions de l’État : de larges pans des fonctions économiques sont délégués à d’autres échelons institutionnels, tels l’Europe et les régions. C’est par un activisme politique et militaire croissant que l’État national défend aujourd’hui sa base économique.

La crise systémique du capitalisme prend aujourd’hui une dimension géopolitique intense liée à la guerre en Ukraine, la crise énergétique, la récession mondiale qui arrive. Dans une fuite en avant vers une économie de guerre, le « sauve qui peut pour le capital » se traduit par une montée des tensions interétatiques et le renforcement d’une hégémonie américaine qui exacerbe les rivalités intereuropéennes.

Une transformation radicale de la société est urgente pour construire le développement souhaité par les citoyens, respectueux des êtres humains, du vivant et de la planète. Il ne se fera pas sous la férule du capital et de ses logiques de marché prédatrices. Reprendre la main sur l’utilisation de l’argent, notre argent, celui des banques, des entreprises, l’argent public, nécessite des conquêtes de pouvoir des salariés et des citoyens.

Le projet de sécurité d’emploi ou de formation et ses multiples dimensions est un axe fort de la transformation sociale, non seulement parce qu’il conduit au dépassement du marché du travail, mais parce qu’il porte aussi la question du temps libre du hors travail.

Il fait ainsi la jonction entre les mobilisations sociales et les aspirations sociétales émancipatrices qui montent dans le mouvement féministe, chez les jeunes générations dans leur rapport exigeant au travail, ou encore dans la société tout entière lorsqu’elle refuse de se voir voler du temps de retraite disponible pour des activités familiales, sociales, culturelles, politiques, qui sont vitales pour faire société. 

Évelyne Ternant

membre du Comité exécutif national

 

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L’odieux business du médicament

23 Novembre 2022, 10:14am

Publié par PCF Villepinte

Maud Vergnol L'Humanité

Mercredi 23 Novembre 2022

Nos vies ne valent pas plus que leurs profits. Les mastodontes de l’industrie pharmaceutique, dont le chiffre d’affaires annuel oscille en moyenne entre 50 et 70 milliards d’euros, dominent la fabrication de la majorité des médicaments dans le monde. En dépit des scandales révélés au grand jour par la pandémie de Covid, les Big Pharma ont toujours les mains libres pour agir en toute impunité, jusqu’à pouvoir décider, in fine, des politiques de santé des gouvernements.

Le cas du médicament Sovaldi est emblématique. Traitement très efficace contre l’hépatite C, la molécule qu’il contient, le sofosbuvir, avait suscité en 2013 un immense espoir pour lutter contre cette maladie qui tue 700000 personnes chaque année dans le monde. Espoir rapidement douché par la rapacité du laboratoire américain Gilead.

Protégé par un brevet, le Sovaldi est vendu à un prix exorbitant, 41000 euros en France, privant de nombreux malades dun traitement qui pourrait pourtant leur sauver la vie! Devant un tel scandale, Médecins du monde avait lancé, en 2015, une procédure juridique pour casser ce brevet et permettre la production de génériques beaucoup moins chers. L’Office européen des brevets, basé à Munich, pourrait trancher ce mercredi sur l’annulation du brevet, ce qui représenterait une première victoire et enrayerait la toute-puissance des Big Pharma.

Cette décision est d’autant plus attendue qu’on ne pourra pas compter sur le pouvoir macroniste pour reprendre la main sur les labos. Au début de la pandémie, en mars 2020, le président de la République affirmait la main sur le cœur que la santé devait être «placée en dehors des lois du marché». On sait aujourd’hui ce qui fut de cette promesse, comme des mauvais traitements infligés à l’hôpital public et à l’ensemble de notre système de santé.

La même année, trois sénatrices communistes présentaient une proposition de loi visant à créer «un pôle public du médicament et des produits médicaux». Rejetée. Celle de la députée insoumise Caroline Fiat avait connu le même sort. Deux ans plus tard, à la veille de l’hiver, faute d’avoir repris la main sur la production, la France vient d’annoncer une pénurie d’antibiotiques.

 

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Le billet de Gérard Streiff

23 Novembre 2022, 10:09am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 23/11/2022 par PCF

Sinécure -

Après le préfet Lallement nommé secrétaire général à la mer, Emmanuelle Wargon à la Commission de régulation de l’énergie, Jean Castex à la RATP, Brigitte Bourguignon à l’Inspection générale des affaires sociales, Bérangère Abba au Comité national de la biodiversité, voici l’ancien ministre de l’Intérieur Christophe Castaner promu en même temps, comme dirait le Président, président du Grand Port de Marseille et de la Société du tunnel du Mont Blanc. (Ce dernier job est une parfaite sinécure.)

L’Élysée recase à tout-va, l’État Macron se déploie, la liste est longue des obligés du pouvoir. On parle même de Blanquer pour la présidence du château de Versailles. Info ou intox ?

Gérard Streiff

 

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Violences sexuelles sur les enfants : il reste tant à faire

22 Novembre 2022, 08:33am

Publié par PCF Villepinte

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La tête dans le flux #6

12 Novembre 2022, 07:55am

Publié par PCF Villepinte

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L’indécence des puissants

28 Juillet 2022, 18:58pm

Publié par PCF Villepinte

Publié le Vendredi 29 Juillet 2022

PAR JEAN-EMMANUEL DUCOIN

Les profits montent, la colère aussi…

Il y a des moments dans la vie politique où nous nous demandons ce qu’il faudrait convoquer pour en finir avec l’indécence des puissants. Le «bon sens»? Un peu de «justice»? Et pourquoi pas la «morale», tant que nous y sommes? Alors que, dans les foyers, les fins de mois difficiles voire impossibles rendent si rude la vie quotidienne, le gouvernement, aux abois et contraint à quelques compromissions avec LR et le RN, se félicite à cor et à cri du second volet de mesures sur le pouvoir d’achat adoptées à l’Assemblée… et conclut par un vote contre le sort des retraités.

Tout un symbole. Pas de revalorisation des prestations ou pensions au niveau de l’inflation. Et refus catégorique de taxer les superprofits.

«Taxer» savère un verbe assez impropre.

Parlons plutôt dimposition. Cela empêchera au moins Bruno Le Maire de déclarer: «Une taxe na jamais amélioré la vie de nos compatriotes.» Propos absurdes. Reste une réa­lité: les Français galèrent, mais les grandes entreprises du CAC 40 ont déboursé en dividendes 174 milliards d’euros à leurs actionnaires. Les patrons de TotalEnergies, Engie, LVMH ou Carrefour vont bien, merci pour eux!

Ils sont sortis renforcés de la pandémie, ils bénéficient de la guerre en Ukraine et du «choc énergétique». En toute impunité capitalistique, ils profitent de toutes les crises sans se soucier de la solidarité nationale. Ils ont même eu le toupet dappeler les citoyens à «réduire leur consommation d’énergie», à commencer par celui de Total, qui a augmenté son propre salaire de 52% en 2021, passant à 5,9 millions deuros annuels.

Jeudi, la compagnie a annoncé avoir plus que doublé son bénéfice net au deuxième trimestre, à 5,7 milliards, soit 17,7 milliards sur le seul premier semestre 2022. Sachant que le groupe n’aurait pas payé d’impôts sur les sociétés en France, ni en 2019, ni en 2020. Une honte.

L’imposition des superprofits figurait dans le contre-projet présenté par la Nupes, sous la forme d’une taxe exceptionnelle de 25% sur les dividendes des sociétés pétrolières et gazières, des sociétés de transport maritime et des concessionnaires d’autoroutes qui réalisent un chiffre d’affaires supérieur à un milliard d’euros.

Voilà l’une des réponses à l’urgence sociale absolue. Pas la révolution. Juste le début d’une nouvelle répartition des richesses…

 

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