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Renationalisation d’EDF ? Mon œil !

8 Septembre 2022, 06:30am

Publié par PCF Villepinte

Le gouvernement annonce sa volonté de reprendre à 100 % le capital d’EDF pour soi-disant « aider » l’entreprise à faire face à ses investissements futurs dans le nucléaire et les énergies renouvelables.

Cette opération, qui s’apparente plutôt à une recapitalisation, ne s’accompagnera pas d’un changement de statut de l’entreprise puisqu’elle sera toujours une SA et ne retrouvera donc pas son statut précédent, celui d’établissement public (EPIC). Ce qui laisse les mains libres au gouvernement d’ouvrir à nouveau le capital de l’entreprise si la situation financière d’EDF s’améliore…

L’endettement du groupe EDF semble servir de prétexte pour faire exploser le modèle énergétique français sur lequel EDF s’est construit et qui a fait ses preuves en termes de performance industrielle grâce à sa conception intégrée, de la production, du transport, de la distribution et de la commercialisation.

Gardons à l’esprit que derrière cette prétendue « renationalisation », perdure l’attitude de la Commission européenne qui reste marquée par son obsession à mettre fin aux monopoles publics et par sa volonté d’affaiblir la position dominante d’EDF dans la production d’électricité en France dans le cadre de l’ouverture du marché de l’électricité. Elle garde cette volonté de remettre sur les rails son projet de restructuration d’ampleur du groupe EDF en faisant éclater le modèle intégré. Le groupe EDF serait alors découpé en entités indépendantes, en multiples filiales pour être offertes au marché et à la bourse. Privatiser les réseaux de transports d’électricité mettrait tout simplement fin à l’égalité de traitement, à la solidarité nationale par une remise en cause de la péréquation tarifaire. On est loin d’une nationalisation !

Ne soyons pas dupes ! La présidence française du Conseil de l’Union européenne par E. Macron n’a pas été l’occasion de remettre en cause le système énergétique européen, toujours basé sur la concurrence et les prix de marché fluctuant en raison de la spéculation, qui fait que nous perdons la maitrise des prix. L’État actionnaire à 24 % du groupe Engie ne s’est pas non plus opposé à la stratégie purement financière de vente à la découpe de pans entiers d’activités du groupe gazier historique dont la toute dernière est celle de la cession des activités de service d’Equans à Bouygues fragilisant l’entreprise au point de la rendre opéable. Oui, il y a le discours, les mots, puis il y a les actes !

Pour le Parti communiste, nous visons beaucoup plus que la seule nationalisation. Nous voulons une véritable maitrise de l’énergie dans son ensemble. C’est pourquoi nous proposons la création d’un pôle public. Tous les acteurs industriels de ce secteur seraient contraints à mettre en œuvre des critères de gestion allant dans le sens du service public, de l’intérêt général, qui répondraient aux défis environnementaux, des critères favorisant l’enclenchement d’un processus de coopérations industrielles et d’harmonisation sociale qui se substituerait à la concurrence économique et au dumping social. Il s’agirait de fédérer tous les acteurs de la filière énergétique dans un consortium d’entreprises (recherche, production et transport-distribution, services énergétiques…).

Le concept de pôle public doit permettre l’appropriation sociale grâce à de nouvelles nationalisations. Cela exige de créer les conditions d’un nouveau type de service public qui ne soit pas la seule propriété de l’État soumis aux exigences des marchés financiers, mais une propriété collective. Un vrai service public démocratisé, qui associe, dans la décision et la gestion, les salariés, les usagers, les collectivités locales.

Valérie Gonçalvès

membre du CN

en charge des questions énergétiques

 

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La bataille contre les 1.607 heures imposées aux agents des collectivités locales légitimée par la décision du Conseil d'Etat (Fabien Roussel)

3 Juin 2022, 07:00am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 02/06/2022 par PCF

En acceptant de transmettre au Conseil constitutionnel la question prioritaire de constitutionnalité portée notamment par Dénis Oztorun, Maire PCF de Bonneuil (94), avec d’autres maires du Val-de-Marne, le Conseil d’État reconnaît la légitimité de la bataille menée par des élus locaux contre l’application de la mesure inique des « 1.607 heures » imposée aux agents publics, dans le cadre de la Loi dite de modernisation de la Fonction Publique.

Avec les élus locaux et les parlementaires communistes, j’ai porté cette bataille, notamment dans le cadre de l’élection présidentielle. Car cette mesure, adoptée par la majorité présidentielle durant le précédent quinquennat, est une attaque contre la Fonction publique, les droits des salariés et le principe constitutionnel de libre administration des collectivités territoriales.

Les agents de nos collectivités locales sont les acteurs au quotidien des politiques de solidarité et de développement de nos territoires. Ils sont au front contre toutes les conséquences des crises sanitaire ou économique. Ils sont au front quand il faut lutter contre la pandémie, quand il faut protéger celles et ceux que la baisse du pouvoir d’achat, le chômage, la précarité fragilise encore plus.

Les agents publics sont aussi celles et ceux qui mettent en œuvre, avec créativité, les politiques publiques décidées par les élus locaux, sur la base des programmes élaborés avec les populations.

Et ils sont malheureusement maltraités par des années d’austérité pour les budgets locaux, par le gel du point d’indice et par des politiques européennes et nationales rétrécissant sans cesse le droit constitutionnel de la libre administration des collectivités.

Avec les élus qui mènent courageusement cette bataille, nous refusons une nouvelle dégradation de leurs conditions de travail.

Nous proposons au contraire d’augmenter massivement les salaires des fonctionnaires (+ 30 % pour le point d’indice) et de leur donner de nouveaux droits, de redonner tous les moyens aux collectivités d’exercer leurs missions, de mettre en œuvre les programmes démocratiquement adoptés par les populations et de renforcer les services publics locaux par des embauches.

La France a besoin de retrouver une grande ambition pour ses collectivités locales, pour ses communes et ses départements en particulier, pour leurs services publics parce qu’ils sont le ciment de la République et un levier essentiel pour construire de nouvelles grandes avancées sociales et démocratiques pour notre peuple.

 

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Culture

24 Février 2022, 07:30am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 23/02/2022 par PCF

« Les Français manqueraient de culture économique » : ce thème revient régulièrement dans la presse. Nos compatriotes auraient une mauvaise image du marché et de la mondialisation. Et seraient donc rétifs aux réformes libérales. La faute à qui ? « Les Échos » pensent avoir trouvé les raisons de cette « inculture » : « L’influence des communistes après-guerre a très profondément marqué notre relation à l’économie. On en trouve l’écho dans la façon assez politisée dont nombre d’enseignants du secondaire en sciences économiques et sociales conçoivent aujourd’hui leur mission. » Bref, la faute aux rouges et aux profs, et aux profs rouges, si les financiers et autres prédateurs n’ont pas la cote

Gerard Streiff

 

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ENTRETIEN Jacques Baudrier : « Pécresse engage la démolition de la RATP »

18 Février 2022, 08:50am

Publié par PCF Villepinte

Ce jeudi, le conseil d’administration d’Île-de-France Mobilités engage la privatisation du réseau des bus de la RATP. Une première étape à la libéralisation de tout le réseau francilien. Entretien avec Jacques Baudrier, adjoint à la mairie de Paris (PCF), administrateur d’Île-de-France Mobilités.

Publié le Jeudi 17 Février 2022 Marion d'Allard

AFP

Promue par Valérie Pécresse, présidente de la région et d’Île-de-France Mobilités, l’ouverture à la concurrence des transports en commun franciliens connaît, ce jeudi, une étape fondamentale: la libéralisation, à horizon 2025, des lignes de bus aujourdhui opérées par la RATP.

Quel est l’enjeu du conseil d’administration qui se tient ce jeudi?

C’est une date malheureusement historique, celle de la remise en cause de l’unicité de la RATP. En Île-de-France, l’histoire des transports publics remonte aux premières lignes de train, créées sous Napoléon III dans les années 1850. Pendant près d’un siècle, de nombreuses compagnies privées opéraient en même temps sur le réseau. Les innombrables dysfonctionnements engendrés par cette situation n’ont cessé qu’en 1948, date de création de la RATP sous l’impulsion du programme national de la Résistance. Ce qui se passe est en quelque sorte l’acte fondateur d’un retour au XIX e siècle, au règne de la concurrence totale. C’est comparable à ce qu’a fait Margaret Thatcher avec le transport ferroviaire au Royaume-Uni.

Pour l’heure, seul le réseau des bus est concerné par cette libéralisation. Est-ce le premier acte d’une mise en concurrence généralisée des métros, des RER et des Transiliens?

Il existe effectivement un calendrier allant dans ce sens. Et Valérie Pécresse est pressée de l’appliquer. Dans un premier temps, le réseau de bus va être découpé en douze lots livrés au privé. Suivront les métros, dans la même logique. Quant aux trains de la SNCF, la volonté est de les ouvrir à la concurrence le plus rapidement possible, dès l’an prochain. Nous sommes face à un projet de démolition conjointe de la RATP et de la SNCF.

Qu’est-ce que cette décision implique pour les usagers et pour les salariés?

À terme, les usagers vont connaître ce que les passagers londoniens subissent déjà. Sur certains sites et au même arrêt, vont se retrouver deux lignes de bus opérées par deux entreprises privées concurrentes et qui, éventuellement, mettront en place des stratégies d’entrave mutuelle. Le service va s’en trouver très profondément désorganisé. En parallèle, tous ces opérateurs privés vont chercher à maximiser leurs profits en pratiquant le dumping social. Cela se traduira par une augmentation du temps de travail et une diminution de la rémunération des salariés. C’est d’ailleurs ce qu’a commencé à faire la direction de la RATP.

Catherine Guillouard, présidente de la régie publique, a récemment dénoncé les accords sur le temps de travail des chauffeurs de bus, les soumettant à une augmentation de 190 heures de travail par an. C’est énorme. Cette seule mesure représente 2000 équivalents temps plein qui ne seront pas embauchés. Mais ce nest pas tout, moyennant la suppression de certaines primes, ces mêmes chauffeurs vont perdre 100 euros de rémunération. Les 18000 salariés du réseau des bus vont voir leur travail devenir de moins en moins attractif avec le risque que les démissions se multiplient. Alors que la SNCF, comme la RATP, rencontre déjà des difficultés pour embaucher.

Comment expliquer l’entêtement de Valérie Pécresse à casser le service public?

C’est purement idéologique. Elle-même se définit comme une synthèse entre Merkel et Thatcher. Là, elle est juste 100 % Thatcher. C’est son bâton de maréchal de droite ultralibérale. Pourtant, au Royaume-Uni, ils sont en train de renationaliser les trains tant leur libéralisation a été une catastrophe. Valérie Pécresse a engagé la casse du service public, et elle s’y tient. À terme, 100000 salariés travaillant aujourdhui dans les transports publics en Île-de-France vont être concernés.

L’argument n’est-il pas également économique?

Le but est aussi de faire des économies sur les salaires. Sauf que toutes ces mesures rapporteront, au mieux, quelques dizaines de millions d’euros, alors que le Covid a fait perdre 4 milliards d’euros à Île-de-France Mobilités, dont la dette est chiffrée à 8 milliards d’euros. Les économies réalisées sur le dos des salariés et du service public ne permettront donc même pas de combler le trou. La seule solution, et nous l’avons déjà arrachée à plusieurs reprises, c’est l’augmentation des recettes.

À ce chapitre, les élus communistes proposent d’augmenter le versement mobilité uniquement pour les entreprises implantées dans les secteurs les plus riches comme la Défense. En augmentant son taux de 2,95 % à 3,5 %, l’opération rapporte 400 millions d’euros par an. Sur dix ans, on aura comblé le trou sans faire payer ni les salariés, ni les usagers.

Entretien réalisé par Marion d’Allard

 

 

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CGT L'Etat contraint EDF à brader sa production au profit de ses concurrents

9 Février 2022, 07:55am

Publié par PCF Villepinte

Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, a annoncé que l'Etat allait « demander à EDF d’augmenter le volume d’électricité bon marché qu’ils vendent à leurs concurrents ». Cette décision va encore aggraver les difficultés d'EDF.

Depuis 2010 et la loi Nome (Nouvelle Organisation du Marché de l'Énergie), EDF est tenue de vendre une part de l'électricité nucléaire qu'elle produit à ses concurrents.

Ce dispositif a pour nom ARENH (Accès Régulé à l'Electricité Nucléaire Historique).

Tous les fournisseurs d'électricité alternatifs ont le droit d'acheter à bas coût de l'électricité à EDF. La quantité comme le tarif de vente sont fixés par l'Etat.

Cela représentait jusqu'à présent 25 % de la production d'EDF (soit 100 TWh).

Et chaque mégawattheure était vendu par EDF 42 euros à ses concurrents. Suite à la récente décision gouvernementale, ce sont 30 % de la production d'EDF, soit 120 TWh, qu'EDF sera tenue de vendre à ses concurrents au tarif de 46,20 euros le mégawattheure.

Le but affiché ? Que tous les fournisseurs puissent continuer d'alimenter leurs clients et protéger ainsi particuliers et entreprises d'une trop forte hausse des tarifs de l'électricité.

Aujourd'hui, le marché de l'électricité est particulièrement haut.

Sur le marché de gros, le mégawattheure se vend environ à 300 euros, mais les concurrents d'EDF peuvent s'approvisionner à un coût extrêmement bas sans avoir eux-mêmes à supporter le coût de production de cette énergie.

« On organise une fausse concurrence », dénonce Fabrice Coudour, secrétaire général de la FNME-CGT chargé de la politique revendicative.

EDF devra vendre à moindre coût une part plus importante de sa production alors même qu'elle produira moins, car plusieurs centrales sont à l'arrêt après avoir rencontré des problèmes.

« EDF va être obligée d'aller acheter de l'électricité à 300 euros le MWh pour la revendre à 46,20 euros à ses concurrents, qui la revendront à 300 euros ! » s'indigne Fabrice Coudour.

L'entreprise chiffre sa perte à 8 milliards. Son PDG Jean-Bernard Lévy a estimé qu'il s'agissait d'un « véritable choc ».

Par ailleurs, prévient Fabrice Coudour : « cela n'empêchera pas la hausse des prix : rien ne dit que les autres fournisseurs ne vont pas répercuter cette baisse à leurs clients. ».

Le 26 janvier, les salariés d'EDF étaient en grève en réponse à l'appel commun des quatre principaux syndicats du secteur FO, CFE-CGC, CFDT et FNME-CGT.

L'explosion du prix de l'électricité est la conséquence de la libéralisation du marché de l'électricité.

Depuis 20 ans, les prix augmentent. La CGT propose de sortir l'énergie du marché, et de reprendre la maîtrise publique du secteur grâce à son Programme Progressiste de l'Énergie (PPE).

Ce Service Public de l’Énergie serait organisé en fonction des besoins des usagers et non d'intérêts financiers. Il permettrait également de planifier la transition énergétique.

 

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Asphyxie d’EDF et du service public de l’électricité !

24 Janvier 2022, 09:31am

Publié par PCF Villepinte

Le gouvernement se défausse sur EDF de sa promesse de limiter à 4% la hausse de l’électricité évaluée à +35% au 1er février 2022, pour un coût astronomique de 8 milliards d'euros !

Ce gouvernement qui avait anticipé cette possibilité lors de la loi énergie climat votée en 2019, a décidé d’augmenter le plafond de l’Arenh à 20 TWh pour aller à 120 TWh. L’adoption de cette possibilité par la majorité gouvernementale a été faite pour satisfaire la demande des fournisseurs dits « alternatifs », essentiellement de négoce et de trading (Total énergies, Engie, Cdiscount,…) qui peuvent acheter à bas coût l’électricité nucléaire produite par EDF (jusqu’à 100 TWh à 42€/MWh, tarif inchangé depuis 2012, puis 20 TWh à 46,2€/MWh) alors que les prix de marché oscillent entre 200 € et 400 € MWh pour la revendre à leurs clients.


En réalité, ce volume d’électricité supplémentaire à bas coût va donc directement profiter aux concurrents qui n’ont pas investis dans la production d’électricité. Cela coutera autour de 8 milliards d’euros à EDF sans que l’on soit réellement en capacité de vérifier que ce mécanisme profitera également à leurs clients qui ont déjà subi de violentes hausses. Aujourd’hui, c’est 120 TWh. Et demain ?

Cette décision est lourde de conséquences pour l’entreprise publique pénalisant sa capacité d’investissements dans le renouvellement et la maintenance du parc de production nucléaire et hydroélectrique, nécessaire pour garantir notre sécurité d’approvisionnement. C’est une décision qui va gravement fragiliser l’entreprise publique. C’est un processus de liquidation de notre fleuron industriel qui assure la sécurité d’approvisionnement d’électricité de notre pays.

Le PCF dénonce l’obsession du marché et de la concurrence qui conduit l’Europe à une situation intenable en matière d’accès à l’électricité pour les ménages comme pour les entreprises. Partout en Europe, les factures explosent.

A quelques semaines de l’élection présidentielle, la majorité macroniste ressort son « quoi qu’il en coûte » pour assumer sa décision de contenir la hausse des tarifs de l’électricité à 4% en faisant les poches à EDF.

Le gouvernement aggrave les transferts financiers au bénéfice d’acteurs privés au lieu d’assumer son engagement de bloquer la hausse en modifiant le mode de calcul des tarifs. Ce gouvernement et le candidat Macron sont les chefs d’orchestre du détricotage du service public et de la casse industrielle notamment dans le secteur de l’énergie.

Alors que l’urgence est de faire face au réchauffement climatique, l’Etat encore actionnaire d’Engie, organise sa vente à la découpe se privant ainsi d’un outil industriel utile à la réussite de la transition énergétique. Après avoir été l’architecte de la vente d’Alstom à General Electric, il exige d’EDF le rachat de ces mêmes activités nucléaires par EDF. Cette politique à la petite semaine est un gâchis financier et industriel !

Pour répondre à la hausse de l’électricité et du gaz, une baisse de la TVA de 20% à 5.5% sur la consommation de l’électricité et du gaz, et la suppression de celle-ci sur la CSPE (taxe sur une autre taxe) auraient eu un impact immédiat face à des dépenses incompressibles et de première nécessité des ménages. Certains pays européens ont d’ailleurs mis en œuvre de telles mesures.

Le PCF propose de rendre caduque les dispositions de l’Arenh inscrites dans la loi NOME votée en 2010 qui a instauré cette concurrence artificielle de l’électricité en obligeant EDF à vendre une partie de l’électricité nucléaire à faibles prix à ses propres concurrents ainsi que la méthode de tarification actuelle qui prend en compte les prix de marché européen de gros et favorise la concurrence au détriment d’EDF.


Il faut revenir à un tarif qui prenne réellement en compte les coûts de production, de transport et de distribution dans le calcul des Tarifs Règlementés de Vente, éléments de la solidarité nationale pour l’accès à l’électricité et au gaz, que le PCF entend absolument sauvegarder.


Il faut renationaliser EDF et Engie !

 

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Usagers, personnels et élus, mobilisons-nous pour sauver le service public postal

3 Novembre 2021, 13:13pm

Publié par PCF Villepinte

Publié le 27/10/2021 par PCF

En 3 ans, en France, un tiers des bureaux avec guichets ont été fermés (de 8 414 à 5 300).

Et le pire est devant nous : le nouveau plan stratégique prévoit d’en fermer la moitié d’ici à 2025.

*

Tout le monde est concerné. Les petites communes comme Mancieulles (1 880 hab., Meurthe-et-Moselle) qui luttent pour sauver leur unique bureau, ou les villes moyennes comme Rezé (40 000 hab., Loire-Atlantique) où les bureaux principaux sont menacés de fermeture qui entraînerait la saturation des autres.

C’est vrai aussi pour les grandes villes. À Paris (38 bureaux fermés en 5 ans), l’annonce de fermeture dans le 20e du bureau Belgrand suscite une levée de bouclier des habitants (1 000 pétitionnaires en une semaine), des élus (à l’initiative des élus PCF, 3 vœux dans le 20e et un au niveau parisien votés à l’unanimité) et des organisations syndicales. Un rassemblement a eu lieu en présence de Fabien Roussel ce jeudi 21 octobre et un collectif citoyen sera lancé le 27 octobre à l’initiative du PCF, de la CGT, de SUD PTT et de la Convergence services publics. Le 20e a 8 bureaux de plein exercice pour 200 000 habitants. En fermer un, c’est comme supprimer les bureaux des Ulis ou de Biarritz !

Dans le Val-de-Marne, 15 communes ont connu au moins une fermeture de bureau depuis 2017 et quatre bureaux sont aujourd’hui menacés : Ivry-sur-Seine Plateau, Saint-Maur-des-Fossés La Pie, Villejuif Léo Lagrange et Vincennes Jarry. Des mobilisations régulières ont lieu depuis septembre. Elles s’amplifient et s’étendent au manque d’effectifs et à la baisse des horaires de 50 bureaux sur les 80 du département.

Les effectifs diminuent encore plus vite : de 2004 à 2020 La Poste a supprimé 55 100 emplois, alors qu’elle a été la première bénéficiaire du CICE. Désormais seuls quatre départs en retraite sur dix sont remplacés.

Or la Poste livre toujours 7,4 milliards de lettres et 2,4 milliards de colis. Ce n’est pas rien. Cela justifie un service public postal de qualité. De plus, La Poste réalisera en 2021 plus d’un milliard de bénéfices et percevra chaque année 500 millions en plus de l’État.

Pourquoi cette cure d’austérité contre le service public alors ?

D’un côté, le service public universel mis en place par le traité de Maastricht. Contrairement au service public, il se limite à quelques obligations (lettre de moins de 20 grammes, 90 % de la population à moins de 5 km et à moins de 20 minutes en voiture d’un « point de contact » de La Poste, etc.). Alors que l’entreprise publique était bâtie autour de ses missions de service public, celles-ci ne représentent plus qu’une branche coûteuse dont il faut se débarrasser.

De l’autre, la cure d’austérité qui n’en finit pas : les gouvernements successifs veulent rentabiliser les entreprises publiques pour compenser et augmenter les cadeaux à la finance et les poussent donc à être ultra-rentables. Il veut que La Poste (100 % publique) se transforme en une « bancassurance » comme une autre pour toucher plus de dividendes.

D’où la baisse de qualité et de marchandisation des missions, d’où la perte de sens du métier subie par les postiers.

Cela est facilité par le dernier contrat triennal Poste-État-AMF qui n’accorde plus de pouvoir de décision au maire, hors des quartiers prioritaires de la ville et zone montagneuse, mais un simple « avis » consultatif.

Malgré tout, le rapport de force usagers-personnels-élus paie aussi bien dans les petites communes comme Castéra-Verduzan (1 000 hab.) qui a gardé son bureau ouvert le samedi, que dans les grande comme à Paris 20e qui a vu La Poste Mortier sauvée et dans le Val-de-Marne où La Poste revient sur les diminutions d’horaires.

C’est à force de mobilisations citoyennes, de grèves et de rapports de force politiques que nous réussirons à faire entendre l’importance d’un accès à des services publics de qualité pour toutes et tous partout. L’heure est à la mobilisation pour défendre et développer nos services publics, notre bien commun, et les inscrire dans le débat de la présidentielle !

Michel Jallamion

 

 

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PUBLIÉ LE 19 OCT 2021 TEMPS DE LECTURE : 3 MIN. La remise en circulation du train Perpignan-Rungis est une première victoire pour la CGT, qui appelle au retour à un vrai service public du fret. Après deux ans d’arrêt, la remise en circulation du train Perpignan-Rungis est une première victoire pour la CGT, qui appelle au retour à un vrai service public du fret.

19 Octobre 2021, 11:30am

Publié par PCF Villepinte

La remise en circulation du train Perpignan-Rungis est une première victoire pour la CGT, qui appelle au retour à un vrai service public du fret.

Après deux ans d’arrêt, la remise en circulation du train Perpignan-Rungis est une première victoire pour la CGT, qui appelle au retour à un vrai service public du fret.

La ligne de fret ferroviaire Rungis-Perpignan rouvre.

Le train des primeurs permet d'acheminer fruits et légumes frais directement depuis le sud de la France, l'Espagne et les pays du Maghreb jusqu'au Marché d'intérêt national (MIN) de Rungis, situé dans le Val-de-Marne, près de Paris.

À sa fermeture en 2019, cette liaison était la dernière ligne de fret de fruits et légumes en France. Lors de sa création en 1986, un train de 82 wagons réfrigérés transportait 350 tonnes de fruits et légumes depuis la plate-forme Saint-Charles International de Perpignan, premier centre de commercialisation, de transports et de logistique de fruits et légumes d'Europe jusqu'à Rungis.

Quand la liaison s'arrête en 2019, il reste seulement 40 wagons, les autres n'ayant pas été renouvelés.

L'arrêt de ce train est alors dénoncé comme une aberration écologique.

En effet, pour remplacer un train de fruits et légumes, il faut désormais affréter 45 camions, ce qui rend leur transport beaucoup plus polluant. Une centaine d'emplois risquent aussi d'être supprimés.

La CGT Cheminots et la CGT des Pyrénées-Orientales alertent les élus de gauche qui prennent position en faveur du maintien du train des primeurs. Ils manifestent, lancent une pétition qui recueille 21 000 signatures, remettent le prix du pollueur de l’année à Élisabeth Borne, alors ministre des Transports.

Aujourd'hui, Laurent Brun, secrétaire fédéral de la CGT Cheminots, salue le redémarrage de ce « train symbolique » tout en pointant le fait que « le train qui repart n'est pas du tout le même qu'il y a deux ans ».

Il s'agit en effet d'un train de 12 wagons qui acheminera fruits et légumes de Perpignan à Rungis 5 fois par semaine de novembre à la mi-juillet et repartira vers Perpignan vide.

Le fret étant un marché ouvert à la concurrence, le gouvernement avait lancé un appel à manifestation d’intérêt pour la reprise d’un service de fret ferroviaire entre Perpignan et Rungis en décembre 2020.

C'est finalement la société Rail Logistics Europe (RLE) regroupant Fret SNCF et les autres filiales européennes de fret de la SNCF qui a emporté le marché.

Elle touchera pour cela une subvention de 4 millions d'euros par an.

« C'est colossal ! Commente Laurent Brun. Il faudrait 200 trains supplémentaires d'ici à 2030, 1 000 trains d'ici à 2050. Si l'État doit débourser 4 millions de subventions pour chacun, c'est impossible ! »

Déplorant « ce système concurrentiel où chaque maillon logistique est soumis à un appel d'offres différent », Laurent Brun invite à « réfléchir de manière globale pour plus d'efficacité ».

Par exemple, si le champ de l'appel d'offre ne se limitait pas à Perpignan-Rungis, le train des primeurs pourrait continuer sa route de Rungis vers Lille, puis redescendre à Lyon au lieu de retourner vide à Perpignan.

Afin d'économiser l’argent public et d'être assuré de sa bonne utilisation, le retour à un vrai service public du fret est défendu par la CGT.

C’est le sens du rassemblement organisée, jeudi 21 octobre, par la CGT à Perpignan.

Jeudi 21 octobre à partir de 11 heures
Gare fret SNCF du marché Saint-Charles à Perpignan en présence de Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, et de Laurent Brun, secrétaire fédéral des Cheminots

Pour la CGT, le déplacement de personnes et de marchandises est un droit fondamental qui confère aux transports un caractère d’intérêt général.

La CGT propose de donner un caractère de service public au fret ferroviaire, fluvial et maritime, seule façon de permettre à la fois la sécurité des approvisionnements et un développement humain durable.

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Hausse de l’énergie : a​​​​​​​gir immédiatement, c’est possible !

29 Septembre 2021, 07:36am

Publié par PCF Villepinte

 

Publié le 28/09/2021 par PCF

Hausse de l’énergie : a
gir immédiatement, c’est possible !Alors que 13 millions de personnes sont en situation de précarité énergétique en France, les questions de l'accès à l'énergie et du pouvoir d'achat sont plus que jamais d'actualité.

Pourtant c’est bien une hausse de 12,6 % des tarifs du gaz qui est annoncée !

La libéralisation du secteur de l’énergie à l’échelle européenne et les privatisations n’ont abouti qu’à la dégradation du droit à l’énergie. Et cela coûte cher à la Nation.

Depuis la transformation d'EDF en Société anonyme en 2004, 64 milliards d'euros de dividendes ont été versés par EDF et Engie. Voilà ce que nous coûte la privatisation !

 

Les décisions d'augmentation du Tarif Régulé de Vente de l'électricité (TRV) résultent directement de la politique d'ouverture du marché de l'électricité à la concurrence et de la loi NOME (Nouvelle Organisation du Marché de l'Electricité) de 2010, organisant ce marché en mettant à disposition des "fournisseurs alternatifs" un quart de la production nucléaire d'EDF par l'ARENH (Accès Régulé à l'Electricité Nucléaire Historique).

La loi NOME, que les communistes ont toujours combattu, s'est bien révélée comme le moyen d'organiser une concurrence déloyale vis à vis d'EDF, sans contribuer à l'intérêt général bien au contraire.

Les décisions d'augmentation du TRV, comme celle de 10% qui semble projetée, ne visent qu’à entretenir artificiellement la rentabilité et la survie des "fournisseurs alternatifs".
Du côté du gaz, ce sont également de fortes hausses que subissent les consommateurs ces derniers mois, une autre est annoncée pour le 1er octobre de l’ordre de 12.6%, cela représente + 57 % depuis le début de l’année !


Le démantèlement du groupe Engie qui s’opère actuellement avec notamment la vente de la partie Services impactant 74 000 salariés, la fin des tarifs réglementés pour le gaz d’ici 2023 nous confortent dans l’idée que le gouvernement, actionnaire à hauteur de 24% n’a pas de véritable projet industriel et qu’il a perdu toute maitrise sur le secteur de l’énergie pourtant indispensable dans la nécessaire transition énergétique.


Il faut immédiatement suspendre tout projet d'augmentation, diminuer les taxes, en premier lieu la TVA en la ramenant à 5.5%, et augmenter le soutien financier aux ménages les plus vulnérables. Un chèque énergie de 100€ est clairement insuffisant. Il faut supprimer la part de la CSPE dédiée aux ENRi, et constater l'échec de l'ouverture à la concurrence. Le PCF est opposé à l'augmentation du volume de l'ARENH. Cette dernière ne serait qu’une rustine qui ne règlerait pas le problème de fond et reviendrait à dégrader la situation financière d’EDF.

Le gouvernement doit reprendre la main sur la fixation des tarifs du gaz et de l’électricité et notamment pour cette dernière, revoir le mode de construction du tarif qui se fait actuellement par empilement des coûts avec une part volatile en fonction des prix du marché.


Pour le PCF, la seule solution répondant à l'intérêt général et aux citoyens est de rétablir rapidement un service public de l’énergie propriété de l’Etat à 100% tant pour les investissements que pour la fixation des prix afin d’être en capacité d’assurer la transition énergétique.

 

Dans le cadre de l’élection présidentielle, Fabien Roussel a proposé la diminution par 2 de la facture de gaz et d’électricité.

Alors que 13 millions de personnes sont en situation de précarité énergétique en France, les questions de l'accès à l'énergie et du pouvoir d'achat sont plus que jamais d'actualité.

La libéralisation du secteur de l’énergie à l’échelle européenne et les privatisations n’ont abouti qu’à la dégradation du droit à l’énergie. Et cela coûte cher à la Nation. 

Depuis la transformation d'EDF en Société anonyme en 2004, 64 milliards d'euros de dividendes ont été versés par EDF et Engie. Voilà ce que nous coûte la privatisation !

 

Diviser par 2 la facture d'électricité.

1- Tout de suite, bloquer les prix du gaz et de l'électricité et s'engager à ne plus les augmenter. A partir du 1er octobre, plus une seule hausse d'électricité et de gaz ! L’État peut en décider ainsi.

2- mafacturemoinschere.fr

Si nous abaissons la TVA à 5,5 % (comme n’importe quel produit de première nécessité et si nous supprimons les taxes que prélève l'Etat (à hauteur de 40 % de la facture d'électricité), il est possible d’agir tout de suite et très concrètement sur les prix assumés par les usagers.

Ce simulateur vous permet de voir en direct les économie possible sur la facture d’électricité.

3- Enfin, nationalisons Engie et redonnons à EDF son statut d’EPIC pour retrouver la maîtrise de nos outils de production et de distribution d'électricité.

 

Pour lutter contre la précarité énergétique, pour maîtriser les prix et pour assurer la transition écologique, nous devons reconquérir notre souveraineté dans nos choix énergétiques.

 

 

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Pour réparer le vote, réparer les services publics

12 Juillet 2021, 12:59pm

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Dimanche 11 Juillet 2021

Sébastien Jumel. © Thomas Samson / AFP

Le député de Seine-Maritime, Sébastien Jumel, revient sur le dernier rendez-vous démocratique, élections régionales et départementales, qui s’est fracassé contre un mur d’abstention plus élevé que jamais.

Cet abandon massif du vote – que l’Etat lui-même contribue à banaliser en renonçant, au profit du marché, à organiser la préparation et la distribution du matériel électoral pour le résultat que l’on sait… – doit être mis en perspective avec le recul généralisé depuis plusieurs décennies, des réponses publiques aux questions de santé, d’éducation et de transport.  Ces questions sont inscrites au centre de la relation qui existe entre le citoyen, son territoire et les institutions qui représentent ce territoire et déploient les services de nature à répondre à ces besoins essentiels.

Les services publics, le bien de ceux qui n’en ont pas ou moins

Quand le citoyen ne trouve plus sur son territoire ni médecin généraliste, ni dentiste, ni ophtalmo, quand les services de son hôpital y sont dégradés, quand les fermetures de classes répétées fragilisent l’école de ses enfants et la capacité de cette dernière à réparer l’ascenseur social, quand les classes sont surchargées au collège et au lycée, les lignes ferroviaires, les guichets de gare ferment, la présence humaine dans les trains disparaît…

Quand tout ce qui fait le sentiment d’habiter un territoire vivant, où l’accès aux services essentiels ne relève pas du parcours du combattant, s’est effacé, quelle motivation l’électeur peut-il trouver pour aller voter ? Quel pouvoir accorder au bulletin de vote face à cette mécanique implacable du recul des services et de leur concentration dans le cœur des métropoles, face à cet engrenage qui nourrit la perception d’une distance toujours plus grande entre les pouvoirs et leviers d’action et cet “habitant périphérique“ de la campagne, des petites villes ou des quartiers populaires ?

Plus que jamais, dans une société où s’accroissent les inégalités de revenus, d’accès aux droits et à l’espoir d’une vie meilleure, tendance que la révolution numérique à l’œuvre dans l’économie, les services et les rapports humains aggrave et que la crise sanitaire a renforcée, plus que jamais les services publics sont le bien de ceux qui n’en ont pas ou qui en ont moins. Le bien doit être entendu ici comme l’aisance matérielle mais également comme capital social et culturel.

L’indispensable lien de confiance abimé, dégradé, détérioré

Services publics de proximité, services publics de l’Etat dans les départements et les régions, partout, ils ont reflué. Outre les fermetures en pagaille de classes, de Poste, de trésoreries et les réductions de permanences dans les services assurant les prestations de la sécurité sociale, on peut citer les déménagements de rectorats, d’ARS, de DRAC à la faveur des fusions de régions… Ils ont reculé dans leur présence géographique, retirés des bourgs et des campagnes pour n’être plus concentrés que dans quelques grands centres. Ils ont reculé également dans leur accessibilité par la réduction progressive des créneaux de consultation directe.

On a ainsi abimé, dégradé, détérioré le lien de confiance indispensable entre les citoyens et les institutions territoriales et le lien de confiance entre les citoyens et l’Etat dont les services déconcentrés ont fondu comme neige au soleil et se voient remplacés par des mails, des plateformes téléphoniques, symboles d’anonymat et de réponses impuissantes – le fameux tapez 1, tapez 2, tapez 3… La capacité de l’Etat déconcentré à entretenir des contacts directs avec la population est désormais très réduite. L’Etat-Providence c’était aussi ce maillage de services à même de remplir une obligation de moyens, d’écoute et de prise en compte à l’égard de la population.

Faute d’incarnation politique l’administration commande

Ce reflux des services va de pair avec la mise en œuvre d’une succession de textes technocratiques, sous-tendus par la volonté d’imposer des économies jamais au rendez-vous qui ont éreinté la démocratie locale. On a imposé des intercommunalités XXL, suscitant des mariages de territoires improbables où le nombre de communes représentées empêche matériellement toute délibération et dans lesquelles les communes singulièrement les petites se perdent et où, in fine, faute d’incarnation politique l’administration commande.

Un premier  « clou dans le cercueil des territoires »

Le quinquennat de François Hollande aura marqué une étape majeure dans ce processus destructeur de lien social et de lien territorial avec la loi MAPTAM par laquelle des pôles métropolitains régionaux ont récupéré des compétences qui relevaient auparavant des collectivités locales.

A ce 1 er « clou dans le cercueil des territoires », selon l’expression de Fabien Granier, s’est ajouté celui planté par la bien mal nommée loi NOTRe de 2015 qui évide les départements et les communes, visent à les marginaliser alors qu’ils sont un socle historique de notre organisation territoriale, en les privant de moyens d’actions au bénéfice de régions qui ont enflé et dont certaines n’ont aucun cohérence en terme d’identité – que l’on songe au Grand Est par exemple ; ces grandes régions qui n’ont pas les moyens budgétaires de leurs ambitions, où les citoyens qui habitent aux marges du territoire sont à des heures de voiture du lieu où tout se décide, dont on ne connaît pas les élus et qui, au fond, sont construites sur une logique d’éloignement absolument contraire à l’aspiration de la population à des réponses de proximité. François Hollande et sa ministre de la Santé ont appliqué le même schéma en 2016 à l’hôpital avec les groupements hospitaliers de territoire…

Alors bien sûr, on pourra imaginer toutes les mesures techniques que l’on voudra pour lutter contre l’abstention – scrutin électronique…-, si on ne réveille pas la conscience que le bulletin dans l’urne permet d’améliorer la vie, d’assurer un aménagement du territoire plus équilibré, de lutter contre les inégalités, si on ne répare pas les réponses publiques en faisant en sorte qu’elles apportent des solutions aux besoins des habitants, aucune miracle technique n’aura le pouvoir de casser le mur de l’indifférence au vote.

 

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