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service public

Pour réparer le vote, réparer les services publics

12 Juillet 2021, 12:59pm

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Dimanche 11 Juillet 2021

Sébastien Jumel. © Thomas Samson / AFP

Le député de Seine-Maritime, Sébastien Jumel, revient sur le dernier rendez-vous démocratique, élections régionales et départementales, qui s’est fracassé contre un mur d’abstention plus élevé que jamais.

Cet abandon massif du vote – que l’Etat lui-même contribue à banaliser en renonçant, au profit du marché, à organiser la préparation et la distribution du matériel électoral pour le résultat que l’on sait… – doit être mis en perspective avec le recul généralisé depuis plusieurs décennies, des réponses publiques aux questions de santé, d’éducation et de transport.  Ces questions sont inscrites au centre de la relation qui existe entre le citoyen, son territoire et les institutions qui représentent ce territoire et déploient les services de nature à répondre à ces besoins essentiels.

Les services publics, le bien de ceux qui n’en ont pas ou moins

Quand le citoyen ne trouve plus sur son territoire ni médecin généraliste, ni dentiste, ni ophtalmo, quand les services de son hôpital y sont dégradés, quand les fermetures de classes répétées fragilisent l’école de ses enfants et la capacité de cette dernière à réparer l’ascenseur social, quand les classes sont surchargées au collège et au lycée, les lignes ferroviaires, les guichets de gare ferment, la présence humaine dans les trains disparaît…

Quand tout ce qui fait le sentiment d’habiter un territoire vivant, où l’accès aux services essentiels ne relève pas du parcours du combattant, s’est effacé, quelle motivation l’électeur peut-il trouver pour aller voter ? Quel pouvoir accorder au bulletin de vote face à cette mécanique implacable du recul des services et de leur concentration dans le cœur des métropoles, face à cet engrenage qui nourrit la perception d’une distance toujours plus grande entre les pouvoirs et leviers d’action et cet “habitant périphérique“ de la campagne, des petites villes ou des quartiers populaires ?

Plus que jamais, dans une société où s’accroissent les inégalités de revenus, d’accès aux droits et à l’espoir d’une vie meilleure, tendance que la révolution numérique à l’œuvre dans l’économie, les services et les rapports humains aggrave et que la crise sanitaire a renforcée, plus que jamais les services publics sont le bien de ceux qui n’en ont pas ou qui en ont moins. Le bien doit être entendu ici comme l’aisance matérielle mais également comme capital social et culturel.

L’indispensable lien de confiance abimé, dégradé, détérioré

Services publics de proximité, services publics de l’Etat dans les départements et les régions, partout, ils ont reflué. Outre les fermetures en pagaille de classes, de Poste, de trésoreries et les réductions de permanences dans les services assurant les prestations de la sécurité sociale, on peut citer les déménagements de rectorats, d’ARS, de DRAC à la faveur des fusions de régions… Ils ont reculé dans leur présence géographique, retirés des bourgs et des campagnes pour n’être plus concentrés que dans quelques grands centres. Ils ont reculé également dans leur accessibilité par la réduction progressive des créneaux de consultation directe.

On a ainsi abimé, dégradé, détérioré le lien de confiance indispensable entre les citoyens et les institutions territoriales et le lien de confiance entre les citoyens et l’Etat dont les services déconcentrés ont fondu comme neige au soleil et se voient remplacés par des mails, des plateformes téléphoniques, symboles d’anonymat et de réponses impuissantes – le fameux tapez 1, tapez 2, tapez 3… La capacité de l’Etat déconcentré à entretenir des contacts directs avec la population est désormais très réduite. L’Etat-Providence c’était aussi ce maillage de services à même de remplir une obligation de moyens, d’écoute et de prise en compte à l’égard de la population.

Faute d’incarnation politique l’administration commande

Ce reflux des services va de pair avec la mise en œuvre d’une succession de textes technocratiques, sous-tendus par la volonté d’imposer des économies jamais au rendez-vous qui ont éreinté la démocratie locale. On a imposé des intercommunalités XXL, suscitant des mariages de territoires improbables où le nombre de communes représentées empêche matériellement toute délibération et dans lesquelles les communes singulièrement les petites se perdent et où, in fine, faute d’incarnation politique l’administration commande.

Un premier  « clou dans le cercueil des territoires »

Le quinquennat de François Hollande aura marqué une étape majeure dans ce processus destructeur de lien social et de lien territorial avec la loi MAPTAM par laquelle des pôles métropolitains régionaux ont récupéré des compétences qui relevaient auparavant des collectivités locales.

A ce 1 er « clou dans le cercueil des territoires », selon l’expression de Fabien Granier, s’est ajouté celui planté par la bien mal nommée loi NOTRe de 2015 qui évide les départements et les communes, visent à les marginaliser alors qu’ils sont un socle historique de notre organisation territoriale, en les privant de moyens d’actions au bénéfice de régions qui ont enflé et dont certaines n’ont aucun cohérence en terme d’identité – que l’on songe au Grand Est par exemple ; ces grandes régions qui n’ont pas les moyens budgétaires de leurs ambitions, où les citoyens qui habitent aux marges du territoire sont à des heures de voiture du lieu où tout se décide, dont on ne connaît pas les élus et qui, au fond, sont construites sur une logique d’éloignement absolument contraire à l’aspiration de la population à des réponses de proximité. François Hollande et sa ministre de la Santé ont appliqué le même schéma en 2016 à l’hôpital avec les groupements hospitaliers de territoire…

Alors bien sûr, on pourra imaginer toutes les mesures techniques que l’on voudra pour lutter contre l’abstention – scrutin électronique…-, si on ne réveille pas la conscience que le bulletin dans l’urne permet d’améliorer la vie, d’assurer un aménagement du territoire plus équilibré, de lutter contre les inégalités, si on ne répare pas les réponses publiques en faisant en sorte qu’elles apportent des solutions aux besoins des habitants, aucune miracle technique n’aura le pouvoir de casser le mur de l’indifférence au vote.

 

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Les salariés refusent de payer le prix de la crise

9 Avril 2021, 08:58am

Publié par PCF Villepinte

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Quel service public de l’électricité ?

22 Février 2021, 13:22pm

Publié par PCF Villepinte

Publié le 17/02/2021 par PCF

 

Le samedi 13 février, le Parti communiste a lancé, par une première journée nationale de travail et d’échanges sur le thème « Quelle industrie pour quel service public de l’électricité ? », un processus d’états généraux de l’énergie sous l’impulsion de diverses commissions et des revues Progressistes et Économie et politique.

Entre la participation à la plateforme zoom, et les diffusions en direct sur différents supports, ce sont près de 200 personnes qui ont suivi les échanges, témoignant de l’importance et de l’actualité d’un sujet qui appelle des suites, tant l’appréciation positive de l’évènement a été largement partagée. Des documents seront bientôt mis à la disposition de toutes et tous : résumé, interventions, contributions.

Si la production d’électricité a été abordée dans toutes ses dimensions, scientifiques, technologiques, industrielles, environnementales, économiques, géopolitique, structurelles, c’est sans aucun doute l’urgence de l’enjeu politique et de société qui a émergé le plus fortement.

Car l’idéologie de la sobriété énergétique qui se développe actuellement ne recouvre pas la seule préoccupation nécessaire d’améliorer l’efficacité énergétique ou de lutter contre les gaspillages, mais prépare le terrain à un changement complet de paradigme pour l’organisation du système électrique, où ce ne seraient plus les besoins qui piloteraient la production mais la consommation qui devrait dorénavant s’adapter à une production de plus en plus fluctuante. Les coupures ponctuelles de courant, la diminution du confort de vie dans une situation où pourtant 5 millions de foyers français sont déjà en situation de précarité énergétique, font partie de tous les scénarios envisagés par RTE, dans le moment précis où le capital financier entend s’emparer des derniers pans de service public de l’électricité avec le projet Hercule, et finir de se désengager du secteur stratégique de la filière industrielle française que représente General Electric.

Les prédations capitalistes déjà en cours dans la filière de l’électricité nous appellent à des réponses nouvelles de nature à recréer le lien de confiance entre la population et son service public de l’électricité.

Ainsi le soutien à la mobilisation très forte des salariés d’EDF pour obtenir le retrait du projet Hercule comme à celle des salariés de la filière industrielle contre les PSE doit s’accompagner d’une offensive politique très forte, réaffirmant :

  • La nécessité d’une part de nucléaire dans le mix électrique pour répondre au besoin croissant d’électricité, impliquant de nouvelles recherches pour un nucléaire plus sûr, plus efficace, capable de fermer le cycle des déchets, en parallèle de la poursuite des recherches sur l’hydrogène notamment.
  • Le caractère indispensable de l’outil de service public intégré et démocratisé pour répondre aux défis sociaux, écologiques, économiques, l’arrêt du projet Hercule, la fin de l’ARENH et de la CSPE, la réintégration d’EDF.
  • Le besoin de maîtrise publique et sociale d’acteurs industriels renforcés coopérant de manière étroite entre eux et avec le service public, reposant sur des pouvoirs nouveaux des salariés et des élus ; une réintégration de la filière pourrait commencer par prendre la forme de nouvelles nationalisations et d’un GIE (Groupement d’intérêt économique).
  • Le besoin de nouveaux financements échappant au critère de rentabilité immédiate.
  • Le besoin d’une nouvelle planification démocratique articulant cohérence nationale et définition des besoins à partir des territoires, dans le refus de toute régionalisation de la distribution et de la production d’électricité qui serait une atteinte grave à l’unité du pays.

La discussion a permis de donner un contenu à ce qui pourrait être un pôle public de l’énergie répondant à tous ces objectifs, à mettre au cœur du projet communiste.

La journée s’est conclue par un appel à la mise en mouvement de tous les communistes pour participer à la construction d’un grand mouvement populaire en faveur d’un service public et d’une filière industrielle de l’électricité aptes à répondre aux besoins. Construisons des actions partout sur le territoire : motions, interpellations d’élus, débats, rencontres avec la population, avec les salariés, convergences avec tous les secteurs industriels car l’industrie est couplée à l’énergie. La puissante mobilisation contre Hercule peut gagner et entraîner avec elle des exigences nouvelles de transformation progressiste.

Cette première journée nationale d’états généraux en appelle d’autres, sur les enjeux liés au gaz notamment, ainsi que sur les enjeux internationaux, dans le cadre d’un processus largement ouvert.

Muriel Ternant

secrétaire départementale, Territoire de Belfort

 

 

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L'action coup de poing des salariés EDF et GRDF "contre l'enfumage des projets Hercule et Clamadieu"

11 Février 2021, 09:17am

Publié par PCF Villepinte

Mercredi 10 Février 2021

Les syndicats se sont remobilisés ce mercredi contre le projet de scission d'EDF au moment où se tenait à l'Assemblée nationale l'audition du patron de l'électricien. Il s'agit de la 5e journée de grève à l'appel de l'interfédérale CGT, CFE-CGC, CFDT, FO depuis le 26 novembre, la deuxième en 2021.

La journée a commencé avec une banderole "Hercule-Clamadieu (le patron d'Engie), stop à l'enfumage" tendue devant le siège d'EDF, avenue de Wagram à Paris puis celui de GRDF, rue Condorcet, tandis que près de 200 électriciens et gaziers ont lancé des fumigènes rouges et des pétards.

"On est en train de voler un service public au peuple et à la nation et on essaie de faire croire que c'est la solution d'avenir alors que depuis 2004 et la privatisation, les prix du gaz ont augmenté de 80% pour les usagers et plus de 40% pour l'électricité", martèle Cédric Liechti, responsable de la CGT Énergie Paris.

 

Voir aussi : Electricité. Les collectivités se dressent contre le plan Hercule

D'autres actions éparses comme des barrages filtrants ou des baisses de charge dans les centrales nucléaires sont attendues. Un rassemblement  était également prévu autour de l'Assemblée nationale, où devaient être justement auditionnés le PDG d'EDF, Jean-Bernard Lévy, et le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire.

Depuis la dernière grève du 19 janvier, les élus nationaux, après les collectivités locales, sont venus grossir le mouvement : 80 députés de gauche comme de droite ont ainsi cosigné une lettre de protestation et demandé au gouvernement de recevoir des représentants de l'intersyndicale d'EDF.

Le retrait du projet

"On a gagné la bataille des idées, estime Sébastien Menesplier, secrétaire fédéral de la fédération CGT Mines Energie. On se doute qu'il y a un souci quelque part. Les négociations se font dans la plus complète opacité, donc il est difficile de savoir d'où viennent les blocages". "On considère qu'on n'a jamais été aussi près d'obtenir le retrait du projet, c'est important de rester mobilisés", ajoute-t-il.

Les syndicats redoutent un "démantèlement" qui pourrait se traduire par une scission en trois entités de l'électricien détenu à 83% par l'Etat: une entreprise publique (EDF bleu) pour les centrales nucléaires, une autre (EDF vert) cotée en Bourse pour la distribution d'électricité et les énergies renouvelables, et une troisième (EDF azur) qui coifferait les barrages hydroélectriques.

La maîtrise publique du secteur de l'énergie

Après l'ancien ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, auteur d'une tribune vendredi dans Le Monde pour demander le retrait d'Hercule, un collectif de cinquante personnalités, dont d'anciens dirigeants d'EDF, Laurent Berger (CFDT) et Eric Piolle (EELV), ont également pris la plume dans le même journal paru mercredi. "Nous (...) appelons le président de la République à renoncer au projet Hercule, et le Parlement à dresser le bilan de vingt ans de libéralisation afin de reprendre la maîtrise publique du secteur de l'énergie", écrivent-ils.

"Socialiser les dettes, privatiser les profits, c'est un grand classique des logiques de privatisation. L'Etat assumerait les financements onéreux, les investisseurs privés en tireraient les bénéfices". "L'Etat doit, comme en 1946, reprendre la main sur l'énergie. Hier pour reconstruire le pays, aujourd'hui pour sauver le climat", concluent les signataires.

 

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Travaux  du CDG Express

3 Février 2021, 12:28pm

Publié par PCF Villepinte

       

     

SNCF et GOUVERNEMENT,  de nouveau CONDAMNES !!

                                     Après la décision du Tribunal Administratif (TA) de MONTREUIL(93)du 09/11/2020 , annulant partiellement l’ arrêté inter-préfectoral du 11/02/2019 autorisant  les travaux du CDG EXPRESS , ce même tribunal, de nouveau saisi par la Municipalité de MITRY-MORY( 77) , vient de condamner SNCF-Réseau à suspendre les travaux liés au CDG Express .

Alors que la Cour Administrative d’APPEL de Paris n’a toujours pas statué sur la demande de sursis présentée par SNCF-Réseau, celle-ci sous pression des pouvoirs publics, a repris illégalement les travaux du CDG Express sur plusieurs parcelles de la zone F (commune de MITRY-MORY) concernées par le jugement du 09/11/2020. Cette situation inacceptable a été dénoncée par la Maire de Mitry-Mory et par l’association de défense des riverains du CDG Express, membres de l’ association « Non au CDG Express ».

Cela démontre , ce que nous n’ avons cessé  d’ indiquer , à savoir , le fait que le Gouvernement piétine depuis le début, toutes les recommandations , alertes, mises en garde, oppositions et maintenant il passe outre les décisions de justice !!

 Cela doit interpeller sur les véritables raisons de l’acharnement du Gouvernement à passer en force un projet élitiste, dispendieux, ségrégatif quoiqu’il en coûte pour les conditions de transport  des usagers du quotidien et pour les finances publiques !

Quels  sont les véritables intérêts poursuivis par le Gouvernement  pour imposer ce «  train des riches » qui va dégrader les conditions de transport du quotidien , ,au bas mot, de 2 millions d’ usagers qui subissent aujourd’hui comme nombre de riverains les nuisances de ce projet en phase travaux et demain en phase exploitation , sans pouvoir bénéficier de cette relation puisque sans arrêt de Paris à Roissy CDG , interdite à la tarification IDF/Mobilités ( Pass Navigo, carte Imagin’R… ) et réservée à une population aisée !!??

Rappelons que dans son jugement du 09/11/2020,  la Justice Administrative  a indiqué que l’infrastructure  ferroviaire liée au CDG Express n’était pas indispensable et par conséquent  ne répondait pas à des raisons impératives d’intérêt public majeur ! De plus, elle a remis en cause la plupart des arguments avancés par les partisans du CDG Express !

Suite à sa demande d’audience, l’association Non au CDG Express a été informée  par  le cabinet du Premier Ministre,   par courrier en date du 30/12/2020, que Jean CASTEX chargeait le Ministre des transports d’organiser une telle réunion.

La nouvelle décision du  Tribunal Administratif de MONTREUIL constitue une nouvelle étape pour imposer l’abandon du CDG Express et orienter l’argent public mobilisé (2,5 milliards d’euros)  vers l’amélioration concrète des conditions de transports des usagers du rail en Ile de France, qui en ont bien besoin !! Cela a toujours été  et est toujours notre fil rouge, le seul objectif de notre action, n’en déplaise à la Présidente de Région, Valérie PECRESSE, qui fait preuve de duplicité dans ce dossier !!

  Pour  améliorer les conditions de transport des Franciliens,  l’association Non au CDG Express porte depuis de longues années des propositions structurantes !  

Plus que jamais les mobilisations doivent se poursuivre et s’amplifier  afin que l’argent public serve l’intérêt général, ce que ne représente pas le CDG Express !!

Ensemble, rassemblés, soyons plus forts !! Rejoignez l’association Non au CDG Express.

P / Le Bureau de l’association Non au CDG Express

Didier LE RESTE Président

 Charlotte BLANDIOT-FARIDE Vice-Présidente

Christine  CHEVALIER  Secrétaire

Dominique LAUNAY Vice- Président

Contact : didier.lereste75012@gmail.com-  nonaucdgexpress@gmail.com

Paris, le 01 Février 2021

 

 

 

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POLE PUBLIC DU MEDICAMENT

19 Décembre 2020, 08:43am

Publié par PCF Villepinte

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Déréguler, déréglementer et privatiser, tel est votre seul credo

17 Décembre 2020, 09:51am

Publié par PCF Villepinte

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Notre indépendance

2 Décembre 2020, 13:50pm

Publié par PCF Villepinte

Notre indépendance

https://1.bp.blogspot.com/-FHXez3fFE3A/X8ZnPUamjzI/AAAAAAAAGTU/FgAKoAvMIA06307FjRDQSTUOWlK2s-mUQCLcBGAsYHQ/s320/abonnement-edf.jpg

Attention, le fleuron EDF est menacé de démantèlement...

Et pendant ce temps-là, à bas bruit, l’indépendance énergétique «à la française» est gravement menacée. À tel point que, dans une lettre ouverte que nous publions en exclusivité dans les colonnes de l'Humanité, les quatre principales fédérations syndicales représentatives du secteur (CGT, CFE-CGC, CFDT et FO) lancent un cri d’«alerte» et s’adressent en ces termes aux élus de la République: «Les projets de désorganisation et de démantèlement des deux énergéticiens français EDF et Engie s’accélèrent bien qu’ils ne reposent sur aucun fondement politique sensé. (…). C’est tout le service public de l’énergie qui est aujourd’hui en danger, subissant les conséquences de ces Meccano strictement capitalistiques.» On ne saurait mieux le dire…

Comme souvent dans ces cas-là, l’attaque vient de l’intérieur, et les menaces directement de Bruxelles. Comme si une coalition s’organisait dans le dos des Français, semblable à celle qui commença à dépecer la SNCF et les transports publics en son temps. Comprenons bien l’enjeu: la «réorganisation» d’EDF serait en effet sur le point d’aboutir et risque de désintégrer par bouts ce qui fut jadis un fleuron national.

 

Lancée quasiment depuis l’entrée en fonction d’Emmanuel Macron à l’Élysée, la finalisation du terrifiant projet baptisé «Hercule» est imminente. Mais l’accélération du calendrier n’est pas tout. La Commission européenne – un document en atteste – entend également imposer à l’État français une sorte de destruction encore plus massive du groupe EDF, au nom, bien sûr, du sacro-saint «respect des règles de la concurrence». Le projet Hercule allait déjà loin dans la dispersion de notre service public de l’énergie; la «réforme» de Bruxelles, considérée par EDF comme un préalable à sa «réorganisation», risquerait de laisser le secteur le plus déficitaire – le nucléaire – à l’État, donc au contribuable, tandis que les activités les plus rentables – renouvelables et distribution – seraient privatisées…

 

Cette scission du groupe en plusieurs parties signifierait la fin de l’entreprise EDF d’origine et l’anéantissement de notre industrie électrique et gazière d’intérêt général, quand bien même ses salariés démontrent chaque jour leur rôle central. Tout doit être mis en œuvre pour empêcher cette catastrophe. L’avenir de la nation en dépend. 

 

[EDITORIAL publié dans l'Humanité du 2 décembre 2020.]

Publié par Jean-Emmanuel Ducoin

 

 

 

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Coupures d’électricité :

23 Novembre 2020, 10:54am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 23/11/2020 par PCF

 Sécuriser l'approvisionnement nécessite de tourner le dos à la libéralisation du secteur de l'énergie https://d3n8a8pro7vhmx.cloudfront.net/pcf/pages/12516/attachments/original/1606121540/visuel_coupureselectricite.jpg?1606121540

Notre pays, en plus de subir une crise sanitaire sans précédent, risque de subir des coupures d'électricité cet hiver, faute de production suffisante d'énergie !! Une expertise du CSE central d'EDF sur l'état des lieux des capacités de production pour répondre aux demandes des prochains mois d'hiver indique en effet que la continuité de l'approvisionnement en électricité pour les mois de décembre 2020, janvier et février 2021 ne serait pas sécurisée et dépendrait uniquement des conditions climatiques.

 

Face à cette situation tendue reconnue par RTE, ce dernier dit miser sur les importations et les mesures d'effacement pour sauver le réseau de tout black-out.

Il est inadmissible que RTE soit amené à programmer des coupures les jours où il ferait froid !


Cette situation est la conséquence de choix politiques : mise en concurrence des acteurs de la filière au détriment des coopérations, démantèlement des services publics, filialisations, privatisation démantèlement d'Engie après sa fusion avec Suez, vente d'une partie de RTE, augmentation des tarifs, sous-traitance à tout-va, détricotage du statut du personnel des industries électriques et gazières, incapacité à engager la France dans une politique industrielle ambitieuse et durable.


Cette politique, qui a également abouti ces dernières années à la fermeture des tranches utiles à la production de pointe (charbon et fuel) et à la fermeture récente des réacteurs nucléaires de Fessenheim, fait peser de grands risques sur la sécurité d'approvisionnement du réseau électrique.


La réduction à 50 % de la part du nucléaire dans le mix électrique, avec la fermeture de 14 réacteurs dont les 2 de Fessenheim est un choix lourd de dangers. Depuis l'EPR de Flamanville en 2007, aucun moyen de production pilotable n'a été décidé à part du renouvelable (éolien et photovoltaïque) dont les limites liées en particulier à leur production intermittente sont connues.


Le Parti communiste français défend la production d'électricité décarbonée, dont le nucléaire est à ce jour un des atouts, indispensable à la lutte contre le réchauffement climatique et aussi au maintien d'une indépendance dans l'approvisionnement énergétique de la France.


Elle nécessite d'investir dans la recherche, à l'image du projet Astrid, réacteur de 4e génération, mais aussi de conforter la filière publique hydroélectrique, au lieu de la livrer aux appétits privés, d'investir massivement dans des secteurs énergivores, tels le logement et les transports, pour abaisser sensiblement les consommations.


Le PCF appelle à l'élaboration d'une politique de l'énergie, assise sur la constitution d'un pôle public de l'énergie, visant enfin à satisfaire les besoins de développement des territoires et les besoins populaires. Construite avec les citoyens, le Parlement, les élus locaux, les consommateurs, les acteurs publics et privés, elle doit en particulier se donner pour ambition de :

 

- sécuriser les approvisionnements en énergie du pays ;

- garantir un droit d'accès effectif à l'énergie pour tous ;

- assurer un développement équilibré des territoires ;

- répondre aux objectifs de développement de nos énergies renouvelables et de réduction significative de nos émissions de gaz à effet de serre.

 

(Fabien Roussel - PCF)

 

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Coup de frein au CDG Express

11 Novembre 2020, 08:25am

Publié par PCF Villepinte

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Charlotte Blandiot-Faride , maire PCF de Mitry-Mory, a obtenu l’arrêt d’une partie des travaux sur sa commune.

Coup de frein au CDG Express

Le Parisien 11 11 2020  Jila Varoquieret Jean-Gabriel Bontinck

 Le tribunal administratif de Montreuil vient de prononcer l’annulation partielle d’un arrêté autorisant les travaux de cette liaison controversée entre l’aéroport de Roissy et la gare de l’Est. La liaison ferroviaire directe de vingt minutes entre l’aéroport de Roissy et la gare de l’Est, prévue pour fin 2025, a de nouveau du plomb dans l’aile.

Après un long feuilleton, le CDG Express avait fini par être autorisé par le gouvernement début 2019, mais retardé au-delà des JO 2024 face au trop-plein de travaux sur les voies au nord de Paris. Les opposants à ce « train des riches », qui empruntera des voies parallèles au RER B sans desservir les banlieues en souffrance, dénonçaient régulièrement les nuisances de cette ligne pour les transports du quotidien, que ce soit pendant les travaux ou quand le CDG Express roulera.

 L’intérêt du projet remis en cause Les élus communistes et écologistes, en particulier, viennent de remporter une victoire devant le tribunal adminis-tratif de Montreuil (Seine-Saint-Denis). Une élue en particulier : la maire (PCF) de Mitry-Mory, en Seine-et-Marne, Charlotte Blandiot-Faride. Sa commune a attaqué l’autorisation interpréfectorale de créer le CDG Express. En contestant notamment les exceptions au Code de l’environnement.

 Et c’est grâce aux espèces protégées d’oiseaux que Mitry-Mory a gagné. Le tribunal, dans son jugement rendu lundi, a rappelé que la dérogation obtenue pour mener les travaux malgré les menaces aux espèces protégées ne pouvait s’obtenir que si le projet était d’intérêt général. Et c’est cet intérêt que le juge, suivant l’avis du rapporteur, a contesté.

Le CDG Express n’étant pas prêt pour 2024 et le trafic aérien étant en chute libre avec le Covid, le tribunal a estimé que le projet « ne peut être justifié ni par la raison impérative de suivre la croissance des flux de voyageurs ni par celle d’honorer les prévisions du dossier de candidature de Paris à la manifestation sportive de 2024 ». Balayant aussi l’argument de la réduction des bouchons sur l’autoroute A 1. Par ailleurs, « il ne ressort pas […] que le CDG Express apportera une contribution significative au maintien de l’attractivité de la capitale et de sa région », assure le tribunal.

 Conclusion, sans appel : le CDG Express « ne peut être regardé, à la date du présent jugement, comme constituant une infrastructure indispensable, répondant à des raisons impératives d’intérêt public majeur ». L’autorisation environnementale est par conséquent « illégale ».

 « C’est une grande victoire », a salué Charlotte Blandiot-Faride, sans savoir encore si les travaux allaient continuer sur sa commune : « Cela nous donne beaucoup d’espoir, surtout les conclusions du rapporteur public. Cela nous enjoint à continuer. » Les associations de voyageurs opposées au projet, comme Plus de Trains, ont salué cette décision. La Vignette du respect, une autre association, s’est félicitée de cette « victoire pour les transports du quotidien face aux grands projets d’infrastructures ». Une analyse en cours pour identifier les adaptations nécessaires

De son côté, le CDG Express — société commune entre Aéroports de Paris, SNCF Réseau et la Caisse des dépôts —, a « pris acte » de la décision. « Seules les dérogations relatives à la réglementation sur les espèces protégées sont annulées. Aussi, les chantiers non concernés par cette dérogation se poursuivent. Une analyse est en cours afin d’identifier les adaptations nécessaires pour les autres chantiers », a-t-on indiqué. « Le projet est pleinement pertinent malgré la crise que connaît le secteur de l’aérien. La reprise du trafic, prévue en 2025, coïncide avec la mise en service du CDG Express », conclut la société.

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