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syndicalisme

L’urgence sociale et environnementale. Le forum syndical international autour de sessions quotidiennes du 14 au 19 juin

4 Juin 2021, 09:24am

Publié par PCF Villepinte

L’urgence sociale et environnementale, à l’image de la dégradation dramatique des conditions de travail et de vie d’une majorité de la population depuis le début de la pandémie, conduit un nombre croissant d’organisations – du syndicat d’entreprise aux fédérations professionnelles, aux organisations locales, régionales, internationales – avec d’autres acteurs du mouvement social, à développer diverses stratégies pour y répondre.

Ce forum, co-construit depuis plusieurs mois avec des organisations de tous les continents, sera l’occasion d’un partage basé sur les expériences, les propositions et les luttes, des syndicats et de leurs allié·es. Les thèmes abordés se concentreront principalement sur trois champs : la transformation du système énergétique, les transitions sectorielles et les stratégies de construction du rapport de force.

Chaque atelier thématique est le résultat d’un travail préparatoire que nous souhaitons porter au débat. Des textes de synthèse de nos réflexions collectives seront mis à disposition des participant·es en amont du forum.

Le forum s’organisera autour de sessions quotidiennes du 14 au 19 juin, combinant un temps de présentation et un temps d’échange. Il est ouvert aux syndicalistes et toutes celles et ceux désireux d’avancer sur le chemin des nécessaires alternatives sociales et environnementales.

Il se conclura le samedi 19 juin de 14 h 00 à 17 h 00 par une assemblée plénière où sera présenté un appel unitaire en perspective de la COP 26 de Glasgow et adressé à l’ensemble des forces sociales engagées dans la construction d’une transformation écologique et sociale.

 

Séance plénière inaugurale

Lundi 14 juin de 12 h 15 à 13 h 00

Avec la participation de Philippe Martinez, CGT (France) - Bazie Bassolme, CGT-B (Burkina-Faso) - Alana Dave, ITF (Monde) - Denis Bolduc, FTQ (Canada) - Dong-Gyu Yang, KCTU (Corée du Sud) - Ludovic Voet, CES (Europe) - Mariano Sanz, CC.OO (Espagne).

Programme de la semaine

Lundi 14 juin de 13 h 00 à 15 h 00

Atelier : Santé

Atelier : Multinationales

Lundi 14 juin de 15 h 30 à 17 h 30

Atelier : Territoires en transition

Atelier : Construction et urbanisme

Mardi 15 juin de 13 h 00 à15 h 00

Atelier : Réorientation et diversification industrielle

Atelier : L’environnement dans l’activité syndicale quotidienne

Mardi 15 juin de 15 h 30 à17 h 30

Atelier : L’eau

Atelier : Industrie

Mercredi 16 juin de 13 h 00 à 16 h 00

Atelier : Vers un avenir public de l’énergie

 

Mercredi 16 juin de 15 h 30 à 17 h 30

Atelier : Extractivisme et ressources naturelles

Jeudi 17 juin de 13 h 00 à 16 h 00

Atelier : Transport

Atelier : Agriculture

Jeudi 17 juin de 15 h 30 à 17 h 30

Atelier : Femmes et climat

Vendredi 18 juin de 13 h 00 à 15 h 00

Atelier : Mobilisation transnationale

Atelier : Formation et protection face au chômage

Vendredi 18 juin de 15 h 30 à 17 h 30

Atelier : Coalitions, alliances

Samedi 19 juin de 13 h 00 à 14 h 00

Table ronde des solidarités : Démocratie et transition écologique

Samedi 19 juin de 14 h 15 à 17 h 00

Assemblée plénière de clôture

Synthèse des travaux des différents groupes

 

Présentation de l’appel unitaire

 

Préparation de la COP 26 de Glasgow : quelles suites à donner au forum ?

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Manifestation. « Une ambiance de lynchage » : ce qui s’est passé le 1er Mai

5 Mai 2021, 06:57am

Publié par PCF Villepinte

Camionnettes détériorées, militants insultés et frappés... Le déchaînement de violence, place de la Nation, a fait une vingtaine de blessés dans les rangs de la CGT. Pierrick Villette

L'Humanité Mercredi 5 Mai 2021

Cyprien Boganda Marion d'Allard Florent LE DUE milio Meslet

Samedi, les militants de la CGT ont été violemment pris à partie en fin de mobilisation parisienne, place de la Nation. Ces attaques inédites interrogent sur la doctrine de maintien de l’ordre du gouvernement.

Des syndicalistes roués de coups, des camions attaqués au marteau, le tout dans un concert d’insultes… De mémoire de militants, même les plus chevronnés, on n’avait jamais assisté à un tel déchaînement de violence, émanant du cortège lui-même. Ce qui s’est passé le 1er Mai à Paris, en fin de manifestation, laissera probablement des séquelles.

1. Comment se sont déroulés les faits?

Lorsque les premiers camions syndicaux font leur entrée place de la Nation, vers 18 heures, chacun s’autorise à souffler: «On était heureux davoir mené la manif à son terme, ce qui n’a pas toujours été le cas récemment», résume Patrick (1), membre du service d’ordre de la CGT et vieux briscard des manifestations. Le répit est de courte durée. 

«En arrivant sur la place, on a très vite perçu une ambiance de lynchage, assure Karl Ghazi, de la CGT commerce. Des gens étaient massés sur le terre-plein central, un mélange de gilets jaunes et de cagoulés vêtus de noir. On a essuyé des bordées d’injures antisyndicales. On a senti que ça allait dégénérer.»

Les cris de «CGT collabo» fusent d’un peu partout. «Les camionnettes de la CGT une petite dizaine ont commencé à traverser la place, raconte Patrick. C’est à ce moment qu’on se fait entourer, insulter. Et puis ça a tourné à la bataille rangée: des pavés pleuvaient de partout, les gars en face cassaient les vitres de nos camions à coups de marteaux, on recevait des bouteilles remplies de produits corrosifs dans la figure Entre ceux qui hurlaient et ceux qui étaient vraiment là pour cogner, je dirais qu’il y avait bien 150 assaillants.»

Dans l’affaire, l’attitude de la police interroge. En principe, la sortie du cortège était prévue boulevard du Trône (à l’est de la place), afin de gagner plus facilement le cours de Vincennes: cest là qu’étaient stationnés les bus chargés damener et de récupérer les manifestants.

Visiblement, la préfecture a décidé de changer lissue au dernier moment: «Je lai appris de la bouche de lofficier de liaison de la DOPC (Direction de l’ordre public et de la circulation) , alors même que les pierres pleuvaient autour de moi, explique Jean-Luc Hacquart, de la CGT Île-de-France. L’avenue du Trône était fermée par des barrières cadenassées.»

«Les CRS étaient planqués de l’autre côté des barrières, déplore Patrick. Nous, on ne pouvait pas rebrousser chemin, car cela revenait à aller droit sur nos assaillants. On avait l’impression d’être au centre d’une nasse, un peu comme un ring.» Bilan, selon la CGT: 21 militants blessés, dont quatre hospitalisés.

2. Qui a attaqué la CGT?

«Ce sont des gens du cortège de tête qui nous ont attaqués», affirme Karl Ghazi, secrétaire de la CGT commerce Paris. Mais le «cortège de tête» est bien loin d’être un tout homogène, rendant difficile une lecture claire des motivations des agresseurs. Une constante malgré tout: «Ce sont des manifestants qui défilent devant le cortège dit officiel pour marquer soit leur défiance vis-à-vis des organisateurs, soit leur volonté de manifester en toute autonomie», explique Isabelle Sommier, chercheuse au Centre européen de sociologie et de science politique.

Depuis 2016, le cortège de tête n’est plus seulement composé des milieux de l’ultra­gauche anticapitaliste. Patrick, de la CGT, l’a observé lors du 1er Mai: «Il y avait des autonomes, quon a lhabitude de croiser en manif, quelques gilets jaunes, selon moi proches de la droite lepéniste, mais aussi des gens un peu plus âgés et prêts au combat de rue, quon ne voit pas en général.

Pour moi, ce sont clairement des ultranationalistes.» Et Isabelle Sommier de confirmer: «Depuis quelques mois sagrègent des individus qui se revendiquent ou non des gilets jaunes, et qui sont dans lorbite des mouvances complotistes, anti-masques, antivax, plutôt politisés à l’extrême droite.» «Face à nous, il y avait une population assez variée: on n’était pas dans une manifestation de fachos», nuance Pierrick, également à la CGT, qui a vu «une femme de moins de 30 ans» taguer le mot «collabo» sur un camion du syndicat.

Plusieurs témoignages rapportent des insultes sexistes, homophobes et racistes qu’ils imputent à l’extrême droite. Divers individus provenant de l’ultragauche, des gilets jaunes, ou inspirés par des mouvances complotistes ou nationalistes, se seraient donc ligués par opportunisme contre la CGT? «On peut lire cette agression comme lexacerbation dune culture anti-institutionnelle: le syndicat est considéré comme faisant partie du système», observe Christian Le Bart, sociologue à Sciences-Po Rennes.

3. La stratégie policière est-elle en cause?

Anthony Caillé, policier et syndicaliste CGT, était présent, ce samedi, aux côtés des véhicules syndicaux, et, pour lui, «le temps de réaction de la police a été problématique». Car «si les épisodes violents en marge des manifestations ne sont pas un fait nouveau, là, les camarades n’ont pas pu s’extirper de la place. C’est ce qui explique, en partie, l’aggravation de la situation», estime-t-il.

La préfecture de police renvoie la balle aux syndicalistes, indiquant que «deux premiers véhicules syndicaux pris à partie ont pu rapidement s’extraire par l’avenue de Taillebourg», alors que «les trois derniers, sengageant sur la mauvaise sortie», se sont trouvés face aux grilles. Mais pour Anthony Caillé, «peu importe, finalement, que litinéraire de sortie ait été respecté. Voyant la situation, un gradé aurait dû prendre la décision d’ouvrir le passage aux camionnettes pour les sortir de là en les escortant, par exemple, sur une rue adjacente».

L’accusation portée contre la stratégie policière ne se résume pas aux dernières minutes de la manifestation. Les violences et les tensions ont débuté bien avant, du côté du métro Saint-Ambroise (boulevard Voltaire), lorsque les forces de police ont stoppé net le cortège. Une «technique utilisée systématiquement depuis la mobilisation contre la loi travail», déplore David Dugué, membre du bureau confédéral de la CGT, et «qui consiste à couper la manifestation en deux devant la banderole des organisations syndicales, en isolant ce que le gouvernement appelle «black blocks» du reste des cortèges. Et ils bloquent. Or, un arrêt dune heure met une manifestation sous tension».

Un «entêtement incompréhensible de la part de la préfecture», ajoute Anthony Caillé, qui rappelle que la police «a largement les moyens didentifier les personnes violentes et de les arrêter en amont». Et si, pour David Dugué, il faut clairement «changer la stratégie de maintien de lordre», le syndicaliste estime que «la meilleure façon d’éviter que ce genre d’épisodes se produise, cest de faire masse: plus les cortèges sont nourris, moins violentes sont les attaques».

4. À qui profitent Ces incidents?

C’est ce qu’on appelle le service minimum. Alors que l’ensemble de la gauche condamne d’une seule voix les violences subies par la CGT, le gouvernement s’est contenté d’un soutien mou aux syndicalistes par la voix des ministres Élisabeth Borne et Marlène Schiappa. Pis, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a préféré jeter de l’huile sur le feu: «Il ny a pas eu de ratés de la part de la police, il y a eu une bagarre entre des gilets jaunes et la CGT. Les organisateurs doivent gérer la manifestation.» L’exécutif, qui ne tient déjà pas compte des revendications de la rue, a tout intérêt à diviser la gauche à un an de la présidentielle.

Mais le fond de l’air est brun en cette période où des généraux factieux à la retraite appellent de leurs vœux une guerre civile. Cette entreprise de «bordélisation» dun événement syndical sert avant tout lextrême droite, qui entend récupérer une large partie du vote des classes populaires. En comparaison, l’habituel dépôt de gerbe devant la statue de Jeanne d’Arc par Marine Le Pen, qui veut récupérer à son compte le 1er Mai, ne peut paraître que paisible.

 «La CGT est un peu collabo quand même parce qu’elle est très financée par l’État», s’est par exemple réjoui Gilbert Collard. L’eurodéputé RN s’inscrit dans la longue entreprise antisyndicale et anticommuniste développée par l’extrême droite, qui s’est accentuée depuis quelques années: agressions de militants, siège du PCF tagué en octobre dernier, Marine Le Pen affirmant début 2020 qu’on «a toutes les raisons de détester la CGT et monsieur Martinez».

(1) Le prénom a été modifié.

 

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NVO CGT

8 Avril 2021, 08:08am

Publié par PCF Villepinte

 
 
Lettre d'information n° 181 | 8 avril 2021
 
 
 
 
 

 

 
Alors que la loi de transformation de la Fonction publique s'installe dans les territoires, avec des conséquences négatives pour les agents et le public, quatre organisations syndicales s'unissent pour offrir une autre vision des services publics.
 
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Au sommaire de la NVO d'avril
 
• Enquête Le monde de la culture en lutte
• Dossier Sortie de crise : l'emploi sera la clé
• Décodage La loi climat, loin du compte
 
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Antonio Guterres , secrétaire général des Nations Unies
 
 
 
Née le 29 mai 1830 et décédée le 9 janvier 1905, Louise Michel est l’une des figures majeures de la Commune de Paris. Portrait de l’institutrice, écrivaine, révolutionnaire et féministe.
 
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« Le langage des chiffres a ceci de commun avec le langage des fleurs : on peut lui faire dire ce que l’on veut. »

26 Mars 2021, 07:43am

Publié par PCF Villepinte

 

https://www.cgt.fr/indicateurs-economiques-et-sociaux-de-la-cgt-edition-2021

L'économie n'est pas qu'une affaire de spécialistes. Pour aider les militants à se repérer dans l’océan de chiffres auxquels nous sommes confrontés au quotidien, le pôle économie de la CGT publie, pour la deuxième année consécutive, un baromètre économique « avec des chiffres clairs et expliqués clairement ».

« Le langage des chiffres a ceci de commun avec le langage des fleurs : on peut lui faire dire ce que l’on veut. »

Cette phrase de Michel Audiard résume à merveille ce qui se discute chaque jour sur les plateaux. C’est tout le problème du discours dominant et du gouvernement par le chiffre.

Le chiffre serait neutre, objectif, imposant des solutions (toujours les mêmes) : baisse d’effectifs, baisse de salaires, dérégulation du marché du travail… La liste est bien connue. L’autre enjeu de ce gouvernement par les nombres, c’est leur apparente complexité.

Les indicateurs, les statistiques seraient affaire de spécialistes.

À la CGT, nous refusons catégoriquement cette idée. C’est pour cela que nous produisons chaque année un livret « baromètre éco » pour donner simplement à voir ce qui est bien souvent passé sous silence, mal compris ou mal connu.

En partant de sujets de notre quotidien, de notre activité revendicative, les six chapitres de ce baromètre donnent une analyse CGT des données économiques et sociales.

Ils constituent un outil pour notre travail d’argumentaire et d’explication vis-à-vis des salariés. Chacune de ses pages est conçue pour aider à la construction des revendications. Ce baromètre peut servir de ressource pour des tracts, facilitera la formation sur les questions économiques autour de journées d’étude, pour s’approprier collectivement ces enjeux.

Pour cette deuxième édition, les indicateurs ont été renouvelés et actualisés avec la crise de la Covid. Cette crise rappelle l’urgence d’un changement de politique économique, et plus généralement d’un changement de modèle, en rupture nette avec le capitalisme.

Enfin, ce baromètre CGT aide à la compréhension d’un monde où capital et travail s’affrontent.

L’économie et les choix économiques sont l’objet de rapports de force, et pas d’une sorte de « mécanique » qui s’imposerait à nous.

Comprendre ces choix, c’est comprendre qu’on peut en faire d’autres : autre répartition des richesses, autre pouvoir des salariés dans l’entreprise, autre modèle de développement économique, soucieux de la planète et de ceux qui l’habitent. Des chiffres pour comprendre, et, en ouvrant la voie à nos revendications, pour convaincre.

 

 

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Derrière les attaques contre l'UNEF, une dérive autoritaire et antidémocratique qui doit cesser !

23 Mars 2021, 07:57am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 22/03/2021 par PCF

Divers représentants de droite et d’extrême droite, à la suite de représentants de LREM, demandent que des poursuites judiciaires soient déclenchées contre les dirigeant-es de l’Union nationale des étudiants de France (UNEF), certains allant jusqu’à demander la dissolution de cette organisation étudiante.

Quelle grosse ficelle de la part de ceux qui défendent les thèses identitaires, nationalistes, racistes pour certains !

Pour le Parti Communiste Français, ces interventions et cette demande sont inacceptables. 

Elles visent d’abord à discréditer la gauche, qui s’est pourtant régulièrement placée aux avant-postes de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, à la différence de l’extrême droite et d’une partie de la droite. Elles illustrent la dérive autoritaire d’un pouvoir, d’une droite qui tentent de manipuler l’opinion et de la détourner des graves problèmes qu’affronte le pays, ainsi que de la grande précarité que connaît aujourd’hui une large partie du monde étudiant.

Dans le prolongement des déclarations provocatrices de la ministre de l’Enseignement supérieur qui s'en prend aux libertés académiques, ces déclarations cherchent à remettre en cause les libertés publiques, à commencer par celle de s’organiser librement sur les lieux de travail et d’études.

 Si le PCF dénonce ces attaques, il ne saurait se reconnaître pour autant dans des pratiques qui excluent. Ceux-ci vont à l’encontre des valeurs universalistes et rassembleuses défendues depuis toujours par la gauche et le syndicalisme. Le débat sur ces questions doit se mener publiquement, sans tabou et sans ignorer les importantes divergences que soulève l’action de certains courants politiques et intellectuels.

 Le PCF appelle à la mobilisation face à ces menées antidémocratiques contre l’UNEF. Il réaffirme pleinement son soutien aux luttes des étudiantes et des étudiants en faveur d’un système scolaire et universitaire digne des ambitions d’un grand pays. Cet enjeu d’avenir pour la France doit être au cœur du débat public.

 Parti communiste français,

 

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CGT FONCTION PUBLIQUE FRANCE ELECTION

24 Février 2021, 07:55am

Publié par PCF Villepinte

La bataille des retraites continue… dans les urnes

PUBLIÉ LE 23 FÉV 2021

 

Du 1er au 15 mars, les agents de la fonction publique territoriale, les agents hospitaliers sont appelés à élire leurs représentants syndicaux au Conseil d’Administration de leur caisse de retraite (CNRACL).

Il y a un an, le gouvernement a été contraint de suspendre la réforme des retraites

Après les luttes de l’hiver dernier et la suspension de la réforme des retraites qu’elles ont imposées, ces élections se révèlent d’un enjeu capital pour tous ceux qui se sont battus.

Mais le président Macron et ses ministres n’ont pas pour autant renoncé à l’imposer « lorsque le moment sera venu ». 

C’est dans ce contexte que se dérouleront, du 1er au 15 mars, les élections des membres du Conseil d’administration de la caisse de retraite des agents territoriaux et des agents hospitalier (CNRACL). 

Un an après les mobilisations exceptionnelles pour la sauvegarde du régime par répartition, le niveau de participation et les résultats seront scrutés avec beaucoup d’intérêts et d’arrière-pensées. 

Si ce scrutin concerne en premier lieu les actifs et retraités hospitaliers et territoriaux, il nous concerne tous. 

L’enjeu est de donner une suite positive au puissant mouvement de décembre et janvier dernier. 

Une participation massive des salariés et un vote important pour la liste présentée par la CGT conforteront la bataille menée pour sauvegarder et l’améliorer notre système de retraite pour tous.

Alors nous avons tous un rôle à jouer car nous côtoyons tous, chaque jour, des agents de la fonction publique territoriale ou hospitalier et nous pouvons les convaincre de voter.

 

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UD CGT 93 Relaxe pour Hervé OSSANT

22 Février 2021, 16:33pm

Publié par PCF Villepinte

Le Secrétaire Général de l’UD CGT 93 obtient la relaxe !

 

Le 31 octobre 2019, dans le cadre d’un déplacement gouvernemental en Seine-Saint-Denis, un rassemblement militant a été durement réprimé par les forces de l’ordre, et le Secrétaire Général de l’UD CGT 93 a été interpellé et placé en garde à vue.

Hervé Ossant se voyait poursuivi à la fin de cette privation de liberté de plus de 7 heures, pour des faits de « violence » sur policier et convoqué au TGI de Bobigny le 8 février 2021. Cette audience du 8 février la CGT 93 en a fait un temps fort revendicatif pour la défense de nos libertés fondamentales et contre les dérives liberticides d’un Etat qui tend à se donner tous les droits !

Des militants syndicaux, qui n’ont fait qu’exercer leur droit et liberté démocratique de manière totalement pacifique, n’ont pas à être malmenés, et trainés devant les tribunaux ! La Juge qui avait mis sa décision en délibéré vient de rendre son verdict : Hervé Ossant est relaxé !

L’accusation de violences envers un policier, qui était totalement démontée par les images de la scène filmées par un témoin, et qui ont été versées au dossier après l’accusation policière, a donc été écartée et aucune charge n’a été retenue ! C’est une victoire de la vérité, contre le mensonge éhonté de personnes dépositaires de l’autorité publique. C’est aussi la victoire de nos libertés, dont les libertés syndicales, contre la volonté de ce pouvoir de museler la contestation sociale.

 Cette décision rappelle l’utilité fondamentale de la liberté de filmer, d’informer, alors qu’une sombre loi dite de « sécurité globale » souhaite l’entraver. Fort de ce succès la CGT 93 appelle ainsi à participer massivement aux prochaines mobilisations contre la loi dite de « sécurité globale ». Quant aux policiers qui ont menti nous réfléchissons aux suites à donner.

 Bobigny le, 22 février 2021.

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Les droits Syndicaux en TPE

17 Février 2021, 13:17pm

Publié par PCF Villepinte

 
Pas toujours facile pour les salariés en petite entreprise de défendre leurs droits. Peut-on se syndiquer ? Est-il possible de signer un accord d'entreprise ? A-t-on le droit de faire grève ?
 
Alors que les élections en TPE auront lieu du 22 mars au 4 avril, NVO Droits vous propose un guide à télécharger gratuitement sur les droits syndicaux dans les petites entreprises.
 
Rédigé par des juristes, il est destiné aux salariés des TPE et aux militants syndicaux qui les aident.
 
 
Je télécharge le guide
« Mes droits syndicaux en TPE »

 

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CGT Hérault : les militants à l'offensive pour mobiliser le 4 février

4 Février 2021, 08:43am

Publié par PCF Villepinte

1 février 2021 | Mise à jour le 2 février 2021

Par Bénédicte Valicourt |

Face à la dégradation de la situation sociale dans l'Hérault, les syndicats CGT du département, réunis en comité général, appellent à une mobilisation forte pour la journée d'action interprofessionnelle du 4 février prochain.

 «Face à la crise sociale et sanitaire, pas question de se mettre des freins». Tel est le message qu'a voulu faire passer Sébastien Boudesoque, cheminot, secrétaire à l'organisation de l'Union départementale de l'Hérault. Un cri largement partagé par la centaine de délégués des syndicats CGT du département, qui participaient le 29 janvier dernier au Cap d'Agde, au comité général, organisé par l'union départementale locale.

Au menu de cette journée placée sous le signe du bonheur de se retrouver, après des mois de réunions virtuelles : la préparation du congrès et de la journée de mobilisation nationale du 4 février. «La crise creuse les inégalités comme jamais. Mais la période n'a jamais n'a jamais été aussi favorable pour donner des perspectives», a lancé dans un discours offensif et très applaudi Serge Ragazzacci, secrétaire départemental de l'UD.

«2020, c'est champagne et petits fours pour la France d'en haut, qui a fait des profits records comme l'a montré le rapport d'Oxfam, alors qu'il y a désormais dans notre pays 8 millions de pauvres contre 5 millions en 2008 . Un monde d'après qui ressemble furieusement au monde d'avant-hier. Avec son lot de délocalisations, de ruptures conventionnelles, de fermetures et de licenciements».

Suppressions massives d'emplois

En Occitanie, 4500 emplois dans l'aéronautique et 10000 CDD et contrats intérimaires n'ont pas été renouvelés dans la métallurgie. «Partout les conventions collectives sont attaquées. Et le pire est à venir avec de nombreux emplois industriels qui risquent à terme de disparaître», a expliqué Simon Singla, membre national de la Fédération travailleurs de la métallurgie et secrétaire de l'Union syndicale CGT des travailleurs de la métallurgie (USTM).

Dans le seul département de l'Hérault, à Lattes, 80 emplois vont être perdus d'ici cet été chez Schneider Electric. Chez IBM à Montpellier, où le géant américain est historiquement implanté, 200 postes sont menacés, tandis que l'entreprise a annoncé la suppression de 1251 postes en France d'ici 2022. Leur point commun? La délocalisation en Inde où le droit du travail a été suspendu par le gouvernement Modi.

Chez Orchestra Prémaman, une enseigne de vêtements pour bébé, dont l'effectif est déjà passé dans le département de 130 à 98 emplois, une assemblée générale s'est tenue lundi dernier dans le dépôt. L'entreprise, en redressement judiciaire, a été reprise par son patron Pierre Mestre, après l'apurement du passif à hauteur de 500 millions d'euros. «Il veut nous mettre en filiales», a dénoncé Stéphane Crampon, délégué syndical.

Dans la recherche, l'année 2020 restera également comme celle des rendez-vous avec des vérités qui dérangent. «Le grand patronat profite largement de la Covid pour que rien ne change, a expliqué Patricia Sourouille, du syndicat national des travailleurs de la recherche scientifique à Montpellier. Le gouvernement joue sur les effets d'annonce, mais les budgets de la recherche baissent d'année en année. Ainsi au CNRS on ne recrutera plus que 560 chercheurs en 2021, contre 1000 il y a dix ans. Les autres sont en CDD de projet ou en CDI de mission».

De quoi faire décrocher la recherche française dans tous les domaines, comme l'a souligné la récente note du Conseil d'analyse économique (CAE), publiée le 26 janvier. Et pas seulement dans la filière pharmaceutique française, dont les deux fers de lance, l'Institut Pasteur et Sanofi — qui licencie au passage 400 personnes —, n'ont pas pu développer à temps un vaccin, alors que les deux seuls vaccins disponibles en Europe, sont issus d'entreprises fondées par des universitaires.

Une université également au bord de la rupture. «Les étudiants, qui manifestent régulièrement dans la rue à Montpellier contre la loi sécurité, sont en pleine détresse», a ajouté Patricia Sourouille.

À l'hôpital rien ne change

À l'hôpital aussi on continue à fermer des lits au niveau national, tout «en faisant travailler du personnel positif au Covid», a dénoncé Véronique Mauroy, syndicaliste et adjointe administrative hospitalière à l'hôpital de Thau. Un sombre tableau, qui «nécessite plus que jamais de résister», a expliqué Yvan Vialettes, secrétaire du syndicat des territoriaux CGT de la mairie de Béziers, qui a perdue plus de 200 emplois alors que Béziers abrite la 4e population la plus pauvre de France.

«Il faut une campagne offensive comme nous le faisons avec trois Fédérations de la fonction publique depuis décembre. Le mécontentement est général et les revendications justes. Notre responsabilité c'est d'aller au contact des salariés et d'être à l'offensive», a-t-il ajouté.

Ne rien lâcher donc. Un engagement fort des militants du département que n'a pas manqué de saluer Philippe Martinez, qui avait fait le déplacement. «Tout ce qui se passe aujourd'hui, c'est tout ce que l'on dénonce depuis des années», a-t-il souligné. Le plan de relance? C'est tout sauf un plan de rupture avec les politiques de casse de l'emploi et de pression sur les salaires. Mais bien plutôt «un robinet à milliards sans contreparties de l'État ouvert pour le grand patronat», souligne L'UD.

Les gagnants sont toujours les mêmes et les entreprises les moins touchées par la crise seront celles qui bénéficieront le plus des baisses d'impôts. Un constat qui impose de contrôler et de conditionner socialement et écologiquement les aides publiques dans le département. «Il faut un véritable plan de relance combinant investissement public massif et soutien des revenus des plus fragilisés ou précaires», explique Serge Ragazzacci. Pas facile quand on sait que l'Union départementale n'arrive pas à obtenir des chiffres sur les entreprises qui bénéficient du plan de relance.

Sans parler du préfet de l'Hérault, aux abonnés absents depuis la dernière visioconférence à la fin d'octobre dernier. Compliqué, dans ces conditions, de pointer ce qui se passe dans les entreprises du département. Ce qui n'empêche pas les cent délégués d'appeler, face à la crise sociale galopante, à une mobilisation de tous les syndicats du département pour la journée d'action interprofessionnelle avec l'intersyndicale CGT, FSU et Solidaire du 4 février à Béziers, Montpellier et Sète.

Toutes les formes de lutte sont aussi les bienvenues, a expliqué Philippe Martinez. Des pétitions, aux actions plus musclées, pourvues qu'elles rassemblent. «Personne ne peut nous reprocher de mobiliser et de manifester. C'est bien ça le sens du 4 février. Et je suis convaincu que comme on a raison, on va gagner», a conclu le secrétaire général de la CGT 34.

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Les propositions de la CGT pour le progrès social et environnemental

9 Juillet 2020, 09:52am

Publié par PCF Villepinte

Interprofessionnel France

Publié le 2 juillet 2020

Temps de lecture : 4 min.

Semaine de 32h, nationalisation d'entreprises qui fabriquent des biens fondamentaux, relocalisation de la production, développement des transports collectifs... dans un document intitulé « Le progrès social et environnemental c'est possible et urgent ! », notre organisation développe ses propositions phares. L'objectif : créer le débat autour de ces sujets et peser dans le débat public.

En plein pic épidémique, la pénurie de masques et les ruptures de médicament de réanimation ont montré, non seulement les impérities du gouvernement, mais aussi l'absurdité d'un système économique au service d'intérêts privés.

La crise a mis en lumière et creusé encore plus profondément les inégalités économiques, sociales et  environnementales.

Les belles paroles du début de crise - Ce que révèle cette pandémie, c’est qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché, avait déclaré le président lors de son allocution du 12 mars -, ont fait long feu. Le gouvernement n’entend pas tirer les leçons des conséquences des politiques d’austérité.

Le monde d'après risque de ressembler au monde d'avant : chantage à l'emploi, destruction des services publics et des conquis sociaux, pression sur les salaires. Pour la CGT, il est urgent et possible de rompre avec ce modèle. Les Français y sont favorables, comme le montre une étude (sondage Viavoice pour Libération, « Coronavirus : quel monde d'après ? », avril 2020) : 69 % jugent nécessaire de ralentir le productivisme et la recherche perpétuelle de rentabilité,  70 % jugent nécessaire de réduire l'influence de la finance et des actionnaires sur la vie des entreprises, tandis qu'ils sont 73 % à être favorables à la mise sous conditions écologiques et sociales des aides publiques versées aux entreprises. 


Pour construire ce monde d'après, la CGT développe un certain nombre de propositions et propose d'engager le débat sur leur contenu. Le 4-pages résume ces propositions, qui portent notamment sur le travail, la santé, l'environnement et les industries et services publics.

Concernant le travail, nous revendiquons la semaine à 32h, mais aussi : la revalorisation de l'ensemble des grilles de salaire, l'application de la loi concernant l'égalité homme-femme et la revalorisation des métiers à prédominance féminine - « Le gouvernement doit ratifier la convention n° 189 de l’OIT : « Travail décent pour les travailleuses et travailleurs domestiques » -, et l'égalité des droits sur les lieux de travail. 


Malgré les multiples alertes de militants de la CGT sur l'état de l'hôpital public, mis à l'os par une succession de politiques austéritaires et libérales, il a fallu attendre une pandémie pour que le gouvernement en prenne la mesure. Cela n'a pas empêché ce dernier de se payer de mots et de symboles.

Pour sauver l'hôpital public, nous demandons :

  • de former et d'embaucher du personnel avec un premier plan de 100 000 recrutements pour l’hôpital ;
  • d'annuler la dette des hôpitaux et augmenter immédiatement leur budget de 5 % ;
  • de stopper tous les plans de restructuration et de fermetures (au CHU de Nancy 1000 postes sont toujours menacés de suppression) ;
  • de supprimer les agences régionales de santé et revenir à des services déconcentrés de l’État à l’échelle des départements et des régions pour organiser une véritable démocratie sanitaire et un renforcement des services publics dans les territoires.

Par ailleurs, nous portons plus que jamais l’exigence d’une Sécurité sociale intégrale, couvrant tous les besoins.


Pendant le pic épidémique, les ruptures de médicament de réanimation ont mis en évidence notre grande dépendance à d’autres pays (Asie, États-Unis...), en grande partie à cause du morcellement des chaînes de production dans la mondialisation.

Un nouveau cadre social, écologique, économique doit être mis en place, qui s’appuie en France et en Europe sur des priorités nouvelles, en constituant de solides pôles publics dans les secteurs stratégiques, énergie, transport, médicament, finances, communication…

Pour se faire, la CGT revendique :

  • l’arrêt de tous les processus de privatisation en cours, de délocalisation ou restructuration des entreprises ;
  • l’identification des filières et entreprises dont le pays doit avoir la maîtrise et se donner les moyens d’agir sur leurs orientations, au service de l’intérêt général.

 

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