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syndicalisme

La répression syndicale atteint un niveau inédit en France

9 Février 2026, 12:04pm

Publié par PCF Villepinte

La répression syndicale atteint
un niveau inédit en France

Alors que la répression syndicale atteint un niveau inédit en France, la mise en examen, en décembre dernier, de la Secrétaire générale de la CGT a marqué un nouveau seuil.

 

🚨 Cette procédure vise à faire taire

Si les tentatives d’intimidation contre le mouvement syndical ne sont pas nouvelles, viser directement la dirigeante de l’une des principales organisations syndicales du pays constitue une attaque d’une gravité sans précédent. Cette procédure, initiée par un lobby patronal financé par l’extrême droite, vise à faire taire toute organisation syndicale qui dénonce les pratiques patronales et défend les droits des travailleurs et travailleuses. 

Au-delà de la personne de la secrétaire générale de la CGT, avec cette plainte, c’est l’ensemble des libertés syndicales qui sont visées. Or ces libertés sont fondamentales : elles constituent l’un des piliers du fonctionnement démocratique et de l’État de droit.

Chercher à en entraver l’exercice constitue une atteinte grave à un droit essentiel, le droit syndical, protecteur de l’ensemble du monde du travail. Au-delà de cette affaire, la CGT alerte sur une tendance inquiétante : c’est la cinquième procédure judiciaire contre un·e membre du bureau confédéral de la CGT en deux ans. Sur le terrain, des centaines de militants et militantes font face à une répression de plus en plus décomplexée sur leurs lieux de travail et dans leurs pratiques syndicales. Pour la CGT,
cette stratégie d’intimidation vise à réduire au silence toutes celles et ceux qui défendent l’intérêt général et les travailleurs et travailleuses.

C’est dans ce contexte que la CGT lance sa campagne nationale de défense des libertés syndicales à l’occasion d’un grand meeting organisé à la Bourse nationale du travail. Le choix de ce lieu historique, symbole des luttes sociales, en dit long sur la gravité du moment que nous traversons et l’urgence de la mobilisation.

 La situation actuelle ne relève en rien de l’exceptionnel. Elle est le fruit des politiques menées depuis presque une décennie d’attaques des libertés syndicales, des restrictions et des diminutions des prérogatives des représentant·es des salarié·es
dans les entreprises, et d’attaques contre le droit du travail avec la mise en place des ordonnances Macron.

Les ordonnances Macron : un tournant pour la démocratie sociale

Les ordonnances Macron, mises en place à l’automne 2017, constituent un tournant démocratique. En fusionnant les instances représentatives du personnel et en renforçant les accords d’entreprise au détriment de la hiérarchie des normes, elles ont profondément déstructuré les équilibres de la démocratie sociale dans l’entreprise. En supprimant certaines instances de prévention des risques professionnels, elles ont aussi accru les risques d’accidents du travail. Enfin, en plafonnant les indemnités prud'homales, elles ont facilité les licenciements.

Ces réformes ont contribué à l’affaiblissement de la démocratie sociale en entreprise, en restreignant les capacités de protection collective des salarié·es, en accentuant la pression sur les représentant·es syndicaux, en affaiblissant les moyens alloués aux élu·es, leurs possibilités de recours et en remettant en cause leur légitimité.

Les ordonnances travail ne sont que le début d’un processus de restriction des libertés, enclenché par la suite sous les quinquennats Macron : 

  • tentative de restriction du droit de grève,
  • réquisitions ou sanctions contre les grévistes,
  • répression des manifestations, intimidation et chantage à l’emploi. 

En parallèle des restrictions induites par le pouvoir politique, d’autres formes de répression sont mises à l'œuvre par le patronat dans les entreprises mais aussi dans les administrations et les services publics.

Rappelons par exemple qu’en 2023, en plein mouvement contre la réforme des retraites, la note de la Direction Générale du Travail (DGT), à la demande du ministre du travail de l’époque, indiquait l’autorisation administrative des licenciements pour faits de grève de salarié·es protégé·es du fait de leur mandat syndical ou de leur représentation du personnel (note révélée par L’Humanité - 23 mars 2023).

Une montée en puissance de la judiciarisation des procédures et des tentatives d’intimidation

Le recours systématique aux procédures judiciaires est devenu l’outil principal d’intimidation des syndicalistes. Là où le débat social et démocratique devrait primer, les procédures-baillons sont devenues l'outil privilégié de celles et ceux qui défendent les intérêts du capital et du patronat aux dépens des travailleurs et travailleuses.

Dépôts de plainte, mises en examen pour diffamation, convocations policières, sanctions disciplinaires et licenciements ciblant des militant·es syndicaux·ales sont devenus la norme.

Des centaines de militant·es ont été inquiété·es, voire harcelé·es ou réprimé·es, chaque jour dans le cadre de leur activité syndicale. Pour la CGT, cette stratégie vise à dissuader l’engagement syndical, à épuiser les équipes syndicales, les représentant·es du personnel par des batailles juridiques longues, coûteuses, et à intimider pour empêcher toute contestation de terrain.

En ciblant des dirigeant·es nationaux·ales, le signal envoyé est clair : personne n’est à l’abri de représailles pour son engagement. Cela participe à un glissement dangereux qui renvoie le conflit social et démocratique non plus à une expression légitime, mais à un trouble de l’ordre public, voire à des infractions. Parallèlement, la répression des droits démocratiques fondamentaux comme la grève et les manifestations s’intensifie.

Les sanctions, retenues sur salaire, interventions policières violentes et disproportionnées (nasses, gardes à vue, violences..) se banalisent.

Le mouvement social contre la réforme des retraites en est une illustration claire. Le conflit social n’est plus accepté, il est dissuadé et réprimé. L’usage de la force comme mode de gestion des mobilisations devient acceptable, et largement relayé par les forces de droite et d'extrême droite dominante, notamment par la participation des
médias aux mains des milliardaires.

Une répression syndicale inscrite dans l’histoire sociale 

La répression syndicale n’est pas nouvelle dans l’histoire sociale de notre pays. Le mouvement ouvrier s’est souvent construit contre les forces patronales en proximité des pouvoirs de police et politiques. Les libertés syndicales ont toujours été conquises de haute lutte.

Pour autant, le niveau de violence et de récurrence des attaques de notre époque contre les syndicalistes sont inédits. Il ne s’agit plus de répressions ponctuelles, mais du développement d’un système articulant des réformes législatives, des restrictions dans les entreprises, un recours multiplié à la justice, et à l’usage de la force. La répression se déploie dans un cadre accepté par l’État, à l’opposé de son rôle initial d’État de droit .

Restriction des libertés : un terrain préparé pour l’extrême droite 

En France comme ailleurs, la montée de l’extrême droite s’accompagne toujours d’un même mouvement : la remise en cause progressive des libertés fondamentales. La concentration des médias entre les mains de quelques milliardaires favorise la banalisation de discours réactionnaires, tandis que des propositions visant à restreindre le droit de grève, le droit de manifester ou les droits des personnes les plus précaires s’installent dans le débat public. Ces offensives successives repoussent les limites de l’État de droit et fragilisent les principes démocratiques.

Cette dynamique n’est ni nouvelle ni isolée. 

Partout en Europe et dans le monde, l’arrivée au pouvoir de gouvernements d’extrême droite ou autoritaires se traduit par des attaques systématiques contre les syndicats, les juges, les médias indépendants et la société civile. Répression des mobilisations sociales, criminalisation de l’action militante, surveillance des organisations : les exemples internationaux montrent une constante.

C’est pour alerter sur cette dérive et affirmer la nécessité de défendre les libertés syndicales et démocratiques que la CGT organise ce meeting national, conçu comme un temps de mobilisation, de prises de parole et de résistance collective face aux menaces qui pèsent sur l’État de droit.

Défendre les libertés syndicales, défendre toutes les libertés

Face aux offensives répressives du patronat en France, à la menace d’arrivée au pouvoir de l’extrême-droite, consciente du continuum d’atteintes aux libertés qui s’installe à travers le monde : la CGT se mobilise. La mise en examen de sa Secrétaire générale est une alerte. Cette tentative d’intimidation vise l’ensemble des travailleurs et des travailleuses dans le pays. Dans cette accélération de l’Histoire, la CGT est solidement debout pour défendre les libertés syndicales et, avec, la liberté d’expression, d'opposition et de contestation et lance aujourd’hui la riposte.

Pour la première fois, la CGT fait le choix de rendre publique une liste des 1000 syndicalistes inquiété.es en France, pour des faits directement liés à leur engagement syndical. Cette liste, totalement inédite par son ampleur, documente une répression trop souvent banalisée et invisibilisée : la criminalisation massive de l’action syndicale dans les entreprises mais aussi dans l’exercice des droits constitutionnels que sont les grèves et les manifestations.

Derrière ces chiffres, ce sont des militants et militantes, convoqué·es au commissariat, poursuivi·es pour diffamation, sanctionné·es, licencié·es ou menacés pour avoir exercé leurs droits. En publiant cette liste, c’est le caractère systémique de la répression qui est ici ciblé. C’est dénoncer la stratégie assumée visant à faire taire les syndicalistes par la peur, l’isolement, ou la contrainte.

Parallèlement, les attaques contre les bourses du travail se sont multipliées dans plusieurs villes, avec des projets de fermeture, de désengagement financier ou de remise en cause de leur existence-même. Ces lieux ne sont pas de simples bâtiments administratifs : ce sont des espaces historiques d’organisation collective, de solidarité, de formation syndicale, et d’accès aux droits pour des milliers de salarié·es, privé·es d’emploi, précaires ou isolé·es. S’en prendre aux bourses du travail c’est chercher à affaiblir matériellement et symboliquement le syndicalisme, et renier le droit aux travailleurs d’avoir des lieux qui leur sont propres.

Ces offensives traduisent une volonté politique claire, notamment dans les mairies dirigées par la droite ou l'extrême droite : désarmer le monde du travail, non seulement dans les entreprises mais aussi dans leur lieu d’organisation et de résistance.

 

 

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Unité d'action

25 Janvier 2026, 10:56am

Publié par PCF Villepinte

Retour en 1966 : que nous apprend le
premier accord d’unité d’action CGT-CFDT ?

 

Les années en 6 semblent particulièrement riches pour le mouvement syndical. C’est en 1906 que fut adoptée la charte d’Amiens par la CGT. Elle reste une référence pour le mouvement syndical français. 1936connut à la fois la réunification de la CGT et le Front Populaire. Le premier accord dunité daction CGT-CFDT date de 1966. En 1986, un fort mouvement de jeunesse eut raison de la loi Devaquet. En 2006, c’est le CPE (contrat de première embauche) qui tombe devant une mobilisation unitaire des jeunes et des salarié·es. Pour 2026, je ne formule aucune prédiction. Je vous prépare seulement à quelques chroniques où l’histoire sociale et syndicale occupera une large place.

Commençons par l’accord d’unité d’action entre la CGT et la CFDT du 10 janvier 1966, conclu par le futur secrétaire général Georges Séguy, pour la CGT et par Eugène Descamps, secrétaire général de la CFDT, réunis au siège de la toute nouvelle CFDT. Le texte se présente comme une plateforme en sept « objectifs de lutte » : « l’amélioration du pouvoir d’achat » ; celle « des conditions de vie et de travail » ; la « défense et l’amélioration de la Sécurité sociale et des régimes de retraite complémentaire » ; « l’indemnisation contractuelle du chômage partiel » ; la « réduction des dépenses improductives en vue de l’accroissement des investissements publics » ; la « garantie du droit à l’emploi par l’implantation d’industries nouvelles avec financement et responsabilités publiques » ; la « refonte de la fiscalité ».

La CFDT n’a, à ce moment, même pas deux ans d’existence. Elle a été fondée à la suite d’un vote en faveur de la déconfessionnalisation de la CFTC, émis par 70 % des mandats du congrès de 1964 de cette organisation. Très vite, la jeune CFDT cherche des alliances syndicales. Déjà pointe l’idée d’une recomposition syndicale permettant la création d’un pôle syndical dit réformiste assez fort pour contrebalancer la place prépondérante du syndicalisme de classe qu’incarne la CGT. C’est donc d’abord du côté de FO que se tourne la CFDT. Mais elle se heurte à une fin de non-recevoir.

De son côté, la CGT vise l’unification syndicale. Elle ne désespère pas de parvenir à une nouvelle réunification avec FO, comme en 1936, trente ans auparavant. Mais c’est peine perdue. Or, depuis 1959, la CGT a conduit quelques actions communes avec la CFTC. Elle voit donc d’un bon œil la création de la CFDT. Si le rapprochement entre CGT et CFDT se fait un peu par défaut, il résulte aussi d’une nécessité, car les salarié·es, les luttes appellent à l’unité. Le contexte de la guerre d’Algérie a déjà permis des rapprochements entre les militants, qui se renforcent dans la résistance aux politiques antisociales du pouvoir gaulliste et du patronat.

L’accord réalisé répond donc aux attentes et donne du tonus aux luttes. Mais l’embellie sera de courte durée. La CFDT est traversée par un débat stratégique sur l’autonomie ou non du mouvement syndical vis-à-vis des partis de gauche. Edmond Maire, futur secrétaire général, est plutôt sur une ligne proche de celle de Pierre Mendès France. Il reproche à la CGT d’entraîner le PCF dans son sillage.

La CGT, quant à elle, est imprégnée du modèle d’unité et de rapport au politique de 1936. Il lui est difficile de choisir une stratégie de franche autonomie syndicale. Dès la fin 1967, les relations se tendent entre les deux confédérations, avant que le mouvement de mai-juin 1968 vienne rebattre les cartes. Mais la question de la spécificité de la démarche syndicale vis-à-vis du politique ne quittera plus la scène sociale.

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LIBERTES SYNDICALES

19 Janvier 2026, 17:12pm

Publié par PCF Villepinte

Grand meeting pour les libertés syndicales
le 4 février 2026

Alors que la répression syndicale atteint un niveau inédit, la CGT lance sa campagne pour les libertés syndicales avec un grand meeting à son siège de Montreuil le 4 février prochain.

Répression syndicale tous azimuts

L’usage d’une expression populaire peut désormais valoir une mise en examen. La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, en a fait les frais en fin d’année dernière. Pourtant, par la phrase « Les rats quittent le navire », elle ne décrivait qu’une réalité : les menaces de délocalisations par les grands patrons, prêts à tout pour augmenter leurs profits.

Ce n’est évidemment qu’un prétexte, et cette procédure bâillon est une pierre de plus dans la vaste stratégie d’intimidation contre celles et ceux qui défendent l’intérêt des travailleur·ses dans les entreprises :

  • cinq dirigeant·es confédéraux·les sont ou ont été visé·es ar une procédure judiciaire depuis 2023 ;
  • des centaines de militant·es inquité·es – voire harcelé·es ou réprimé·es – chaque jour dans le cadre de leur activité syndicale ;
  • l’extrême-droitisation de la société, et en particulier du grand patronat, amplifie grandement le phénomène.

Ça ne peut plus durer

Les libertés syndicales demeurent un pilier indispensable de la démocratie et du progrès social – elles doivent être protégées et renforcées.
La CGT ouvre sa campagne de défense des libertés syndicales par un grand meeting le 4 février 2026, animé par Guillaume Meurice en partenariat avec Radio Nova, au siège de la CGT.

Objectif : mettre en évidence l’ampleur des répression et discriminations syndicales, mais aussi et surtout mettre en lumière les propositions, les actions et les alliances nécessaires pour protéger les libertés syndicales.

C’est tou·tes ensemble que nous défendrons nos droits. Venez nombreux·ses !

 

→ Cliquer ici pour s’inscrire 

(inscription obligatoire et accès sous réserve de présentation du récépissé)

Télécharger les visuels de l’évènement ↓

visuel meeting libertés syndicales

 

Visuel web Haute définition ici

Visuel web basse définition ici

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Toutes et tous en grève le 1er octobre.

16 Septembre 2024, 07:00am

Publié par PCF Villepinte

Pour les salaires, les services publics, l’abrogation de la loi retraites Le 1er octobre en grève et en manifestation pour nos droits !
Communiqué intersyndical

Nos organisations syndicales et de jeunesse appellent à manifester et à faire grève pour qu’enfin les urgences sociales, exprimées dans les mobilisations comme dans les urnes, soient entendues !

Retraites, salaires, services publics, c'est sur ces sujets centraux pour la population que nous pouvons gagner et arracher des victoires au moment où le président de la République et l’alliance jusqu’à l'extrême droite cherchent à imposer contre la volonté générale le maintien du cap libéral et autoritaire.  

Nous avons été des millions à nous mobiliser pendant plus de 6 mois contre la retraite à 64 ans. Emmanuel Macron a décidé de passer en force mais a été sanctionné par une lourde défaite aux élections législatives. Nous pouvons donc maintenant gagner l’abrogation de la réforme des retraites !

Nos salaires, pensions, bourses et minima sociaux ne peuvent plus régresser face à l’inflation ! C’est la raison pour laquelle nous rejoignons l’appel des organisations de retraité·es ce même 1er octobre pour exiger l’augmentation des pensions et des salaires, un Smic à 2000 euros et l’indexation des salaires sur l’inflation. Partout, dans les entreprises et les administrations, faisons grève pour obtenir l’augmentation de nos salaires et la fin des inégalités entre les femmes et les hommes !

Nos services publics sont à bout de souffle. Exigeons les moyens financiers et humains pour l’hôpital, les soins, l’éducation, l’enseignement supérieur, la recherche, l’environnement… pour permettre l'accès de tous et toutes à des services publics de qualité.

Les licenciements se multiplient dans l’industrie car les grands groupes continuent à délocaliser. Pourtant, les dividendes atteignent des records et, chaque année, 170 milliards d’euros d’aides publiques sont distribués sans contrepartie aux entreprises. Mobilisons-nous pour gagner l’arrêt immédiat de tous les licenciements, la relocalisation et la transformation environnementale de notre industrie !

Les jeunes sont parmi les premier·es à subir ces politiques de casse sociale. Il est urgent de mettre la jeunesse en protection sociale, de réformer le système des bourses et d’abolir la sélection à l’entrée de l’université.

Le 1er octobre marque le début des discussions sur le budget de l’État et de la Sécurité sociale à l’Assemblée nationale. C’est le moment de gagner qu’enfin les plus riches et les multinationales soient taxés pour financer nos services publics, la justice sociale et environnementale. C’est le moment de gagner l’abrogation de la réforme des retraites !

C’est maintenant qu’il faut peser et gagner. Ce ne sera possible que par un rapport de force clair et massif. Toutes et tous en grève le 1er octobre.

 

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Nos revendications sont majoritaires et doivent être appliquées

27 Juillet 2024, 08:41am

Publié par PCF Villepinte

 

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Commission salaires et exonérations de cotisation :

8 Février 2024, 09:39am

Publié par PCF Villepinte

 Pour la CGT, il faut écouter les salarié·es

 

PUBLIÉ LE 5 FÉV. 2024

Réponse détaillée de la CGT suite à la mise en place de la commission relative à l’articulation entre les salaires, le coût du travail et la prime d’activité et à son effet sur l’emploi, le niveau des salaires et l’activité économique ⤵️.

À l’issue de la conférence sociale sur les salaires organisées par la gouvernement le 16 octobre 2023 (lors de laquelle la CGT avait formulé des dizaines de propositions concrètes pour améliorer la situation salariale des travailleur·ses du privé comme du public), la Première ministre Élisabeth Borne s’était engagée à confier « très prochainement une mission à des experts pour poursuivre ces travaux et analyser les interactions entre exonérations, salaires et prime d’activité », missions associant « les partenaires sociaux et les forces politiques ».

Le 23 novembre 2023, la mission relative à l’articulation entre les salaires, le coût du travail et la prime d’activité et à son effet sur l’emploi, le niveau des salaires et l’activité économique a donc été commandée.

Suite à la publication de la lettre de cadrage de la commission Bozio-Wasmer (du nom des co-pilotes), la CGT a produit une contribution pour exprimer ses exigences quant aux conditions de déroulement de cette mission d’expertise, faire part de son expérience sur la question des salaires et émettre des propositions et pistes de réflexions. Pour la CGT, cette commission ne peut pas être qu'une simple "concertation" :

 "La mission doit être l’occasion de tenir une discussion démocratique large sur le thème traité, allant au-delà des cercles habituels de débat [...]. La mission doit s’approcher le plus possible de la réalité vécue et observée dans les entreprises afin de bien saisir les enjeux [...] et aller bien au-delà du cadre imposé par le gouvernement."

Télécharger le texte complet de la contribution de la CGT aux travaux de la mission relative à l’articulation entre les salaires, le coût du travail et la prime d’activité et à son effet sur l’emploi, le niveau des salaires et l’activité économique ici.

 

 

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Remaniement :

10 Janvier 2024, 09:50am

Publié par PCF Villepinte

 la CGT demande un changement de cap

 

Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT était l'invitée de France Info ce mardi 9 janvier. L'occasion de revenir sur la politique du gouvernement et le changement de cap urgent qu'il doit mettre en place. (Partie 1)

Remaniement : "Il faut un changement de cap urgent"

Elisabeth Borne quitte ses fonctions. 

Elle part après avoir déposé 23 49.3 à l'Assemblée nationale, après une réforme des retraites imposée en force contre l'opinion, contre la rue, contre le Parlement. Une réforme qui n'était ni nécessaire, ni juste, ni justifiée. 
Elle part après une loi sur l'immigration écrite sous la dictée du Rassemblement National. 

Le bilan n'est pas bon. Mais c'est le bilan d'Emmanuel Macron et c'est le bilan d'une démocratie gravement abîmée.

Le président de la République préfère changer les visages en espérant faire diversion. Personne n'est dupe. 

Ce qui intéresse les salarié·es, ce n'est pas le nom du ou de la première ministre, c'est le contenu de la politique qui est menée. Le quinquennat d'Emmanuel Macron est un naufrage et ce n'est pas avec des rustines qu'on va réparer Le Titanic.

Le débat, ce n'est pas le nom du ou de la personne qui va être premier ou première ministre, c'est le contenu de la politique. Et le problème, c'est ce qu'a dit Emmanuel Macron dans ses vœux : "tout va bien, je vais bien, mon quinquennat est extraordinaire". 
Il est dans le déni complet de la situation catastrophique du pays et de l'abîme dans lequel il mène le pays.  

Le pays a besoin d'un gouvernement qui le dirige

Dans un moment où il y a des crises majeures en France et à l'international, avec la guerre à Gaza où toutes les dix minutes un enfant  meurt. Il faut que la France agisse de façon forte pour exiger un cessez-le-feu, ce qu'elle ne fait pas. En cette période, ne pas avoir de ministre des Affaires étrangères, c'est un problème. 

Par ailleurs, il y a des centaines de milliers de personnes qui sont sinistrées dans le Pas-de-Calais. La France a besoin d'un gouvernement qui s'occupe de ces questions là. 

Il faut avoir un gouvernement et surtout un cap politique en rupture avec la politique menée par Emmanuel Macron et qui renoue avec l'intérêt général.
 

Marche citoyenne le 21 janvier contre la loi immigration

Les valeurs fondamentales de notre République sont attaquées par cette loi de la honte :

Le droit du sol, qui date de 1789 et de la Révolution française, 

La sécurité sociale et l'universalité de la protection qui date du Conseil national de la Résistance et de 1945. 

Cet appel est inédit parce qu'il rassemble des personnalités de bords et d'horizons divers :

des acteurs du monde de la culture, 

des syndicalistes, 

des associatifs, etc. 

Il est inédit, à l'image de la gravité de cette loi parce qu'elle est en rupture avec l'identité de notre République.

Pour ces raisons, nous appelons à marcher très nombreuses et nombreux le 21 janvier prochain pour dire que ce n'est pas cela la France.

La France, c'est la solidarité.

La France c'est la liberté.

La France c'est l'égalité.

La France c'est la fraternité. 

Nous combattrons les discours de haine, de stigmatisation, de mise en opposition. C'est ce vivre ensemble au quotidien qui fait notre force. C'est pour ça qu'il faut qu'on soit nombreux, le 21 janvier prochain, à marcher.

 Le conseil constitutionnel doit rendre sa décision le 25 janvier

Après la saisine du conseil constitutionnel qui statuera le 25 janvier, on peut espérer qu'il y aura le plus grand nombre de mesures possibles de cette loi de la honte qui va être censurée. 

Mais ce qui est à craindre et qui est probable, c'est qu'il reste l'essentiel, à savoir une loi qui stigmatise et qui précarise les étrangers qui sont en France, alors que aujourd'hui on a besoin de ces travailleuses et ces travailleurs étrangers.

Pour rappel, en Ile-de-France, c'est presque un quart des emplois qui sont occupés par des étrangers, dans certains secteurs essentiels comme les aides à domicile elles sont 60 % à être étrangères. 

Cette loi va les empêcher de vivre avec leur famille, de se projeter à moyen long terme, d'avoir des allocations familiales. Cette loi ne fera pas en sorte qu'il y ait moins d'étrangers en France, les dispositions sociales n'ont pas d'impact pas sur le nombre d'étrangers qu'il y a dans un pays comme le démontrent toutes les études.  

En revanche, cela va accentuer la précarisation des étrangers·ères qui vont être en grande difficulté pour pouvoir s'intégrer parce qu'ils vont avoir en permanence des freins, administratifs et juridiques à leur intégration et leur vie quotidienne. 

Grand froid : il y a une crise profonde du logement social et de l'hébergement d'urgence

Cet épisode climatique n'a rien d'exceptionnel. C'est normal que l'hiver, il fasse froid. En revanche, le problème est dans le manque d'anticipation des pouvoirs publics et surtout qu'il s'ajoute a une crise profonde du logement social et de l'hébergement d'urgence. 

Cette période de grand froid permet de rappeler des chiffres qui sinon sont complètement invisibilisés et dont on ne parle jamais.
Et derrière ces chiffres, il y a des vies et il y a des personnes : 

300 000 personnes sont sans abri.

près de 3000 enfants sont dans la rue. 

C'est un problème tous les jours, pas seulement le jour où il fait froid. Le gouvernement doit revoir sa politique en matière de logement, relancer la construction de logements sociaux, relancer la mise à disposition d'hébergements d'urgence dans la durée.

Parmi ces 300 000 personnes qui vivent à la rue, il y en a un certain nombre qui sont des travailleuses et des travailleurs. Le problème, c'est que le travail ne permet plus de vivre. Il ne permet plus d'avoir un logement. 

Rappelons que ce gouvernement  a multiplié les contrôles, la stigmatisation des personnes au RSA et s'apprête à faire une grande réforme du RSA mais ne travaille pas sur le sujet central, à savoir permettre à un tiers des personnes qui sont éligibles au RSA, et qui ne le demandent par méconnaissance de leur droit, de l'obtenir de façon automatique au lieu de se retrouver sans aucun revenu.

Inondations : la CGT  exprime sa solidarité les centaines de milliers de personnes qui vivent dans le Nord 

Pour la deuxième fois en trois mois, les habitant·e·s du nord de la France sont victimes de graves inondations. La CGT, a mis en place un dispositif de solidarité pour les syndiqué·es qui habitent dans le Pas-de-Calais.

Alors que de très nombreuses entreprises sont fermées du fait de la catastrophe climatique, les salarié·es sont en chômage partiel. 

Pour eux, c'est la double peine. Non seulement ils et elles sont victimes d'inondations avec des sinistres à plusieurs milliers d'euros et qu'ils ne sont pas toujours remboursés par les assurances, mais en plus, il y a une perte de salaire du fait du chômage partiel.

Il faut remédier à cela de façon urgente et immédiate en demandant au gouvernement et au patronat de garantir le maintien du revenu à 100 % pour tous les salarié·es qui sont au chômage partiel aujourd'hui dans cette région.

Par ailleurs, les pouvoirs publics doivent se demander comment on empêche ce genre de catastrophe environnementale de faire autant de dégâts avec des mesures d'ampleur que le gouvernement ne prend pas du tout puisqu'il agit toujours au service des puissants, des multinationales et qui ne veut pas rompre avec avec ce dogme là.

 

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En 2024, on s'organise ✊

7 Janvier 2024, 10:56am

Publié par PCF Villepinte

PUBLIÉ LE 5 JAN. 2024

Les vœux de Sophie Binet,

Secrétaire générale de la CGT, pour la nouvelle année 2024.

 

En 2023, la mobilisation contre la réforme des retraites a ramené le syndicalisme à sa place légitime, redonnant la voix aux travailleurs

Si Macron a imposé sa réforme par la force, ignorant le parlement, la rue et l'opinion, son mandat est maintenant entaché d’une grave faute politique et démocratique.

Pour détourner l’attention des questions sociales, il suit désormais l’agenda de l’extrême droite.

Cette tendance s’observe à l’échelle de la planète où les conflits armés se multiplient, les budgets militaires explosent. Aussi, la CGT tient à exprimer sa solidarité avec les peuples ukrainiens et Palestiniens actuellement sous les bombes.

Nous ne laisserons pas faire.

Les mots liberté, égalité et fraternité ne sont pas là pour décorer nos mairies.

La loi sur l’immigration rompt avec les principes républicains, instaurant la préférence nationale et remettant en cause le droit du sol, stigmatisant les étrangers et occultant leur contribution essentielle.

Les héros de la première ligne pendant la pandémie sont maintenant présentés comme des délinquants, une injustice que la CGT refuse d’accepter. La CGT combattra toujours le racisme et l’antisémitisme.

L’année 2024 sera donc celle de la résistance contre l’extrême droite et le pouvoir de l’argent. 

Tout en polluant le plus, les plus riches bloquent toute transformation environnementale pour préserver leurs privilèges.

Ouvrir de nouvelles perspectives en s’organisant

Alors que cette année, le programme national de la résistance fête ses 80 ans, la CGT encourage à s’organiser pour répondre au défi environnemental et construire une société plus juste.

Des perspectives qui appellent à s’organiser avec la CGT pour reprendre le contrôle sur le travail et les conditions de vie.

D’Eurotunnel à Onet en passant par Grand Frais, Vertbaudet, ST Microelectronics, la grand hôtel du Carlton…Ces luttes ont permis de gagner des augmentations de salaires mais aussi et surtout de gagner la dignité et la solidarité sur nos lieux de travail.

« Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes » dit la chanson. En 2024, soufflons nous-mêmes notre forge, soyons tout.

En 2024, la CGT souhaite une année de paix, de justice, de solidarité et de lutte pour transformer le travail et atteindre un monde plus juste.

 

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Publié depuis Overblog

14 Octobre 2023, 08:23am

Publié par PCF Villepinte

 

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Colloque CGT sur la lutte contre les idées d'extrême droite

13 Octobre 2023, 06:17am

Publié par PCF Villepinte

« Il y a le feu ». C'est en ces termes que la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet concluait le colloque organisé « contre les idées d'extrême droite, non au racisme et à l'antisémitisme », dans le patio de la centrale jeudi 5 octobre 2023.

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