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syndicalisme

Pourquoi la CGT passe son tour pour la marche du 16 octobre

24 Septembre 2022, 06:52am

Publié par PCF Villepinte

Mobilisations. À la suite des refus de Force ouvrière, Solidaires ou de la FSU de participer au 16 octobre, Philippe Martinez a aussi pris position. Il considère que la journée de grève et de manifestation du 29 septembre affiche des mots d’ordre plus clairs et des modes d’action plus efficaces. Les organisateurs de la marche nationale appellent le syndicat à poursuivre les réflexions communes.

Stéphane Guérard L'Humanité

Vendredi 23 Septembre 2022

AFP

Philippe Martinez a devancé l’appel. Sans attendre le prochain rendez-vous du 4 octobre des organisateurs de la «marche contre la vie chère et linaction climatique», le secrétaire général de la CGT a annoncé que son syndicat ne participera pas au défilé du 16 octobre.

Une prise de position entendue par les partis de gauche et associations citoyennes et environnementales, parties prenantes ou non de cette initiative, qui appellent à poursuivre les discussions pour de futures mobilisations.

Pour le leader de la CGT, la priorité demeure la journée interprofessionnelle sur les salaires, initiée par sa confédération, la FSU, Solidaires et par des organisations de jeunesse. «Il faut réussir la mobilisation du 29. Et nous avons besoin de mots dordre clairs. Il est question dune “marche contre la vie chère”, à laquelle on a ajouté “contre l’inaction climatique” pour des questions d’élargissement de cette manifestation. Les mots d’ordre doivent être plus offensifs», a-t-il expliqué sur LCI.

À la suite des refus de Force ouvrière, Solidaires ou de la FSU de participer au 16 octobre, Philippe Martinez réaffirme l’autonomie de l’action syndicale. «Nous acceptons les soutiens politiques. Mais, de tout temps, l’action collective et notamment la grève ont été les meilleurs moyens de pression pour obtenir la satisfaction de nos revendications», pointe le responsable syndical, qui doute par ailleurs de la capacité matérielle des non-Parisiens à participer à la marche nationale de mi-octobre dans les rues de la capitale.

Prochain point d’étape entre partis et syndicats : le 4 octobre

Pour Aurélie Trouvé, députée FI, l’absence du syndicat ne remet pas en cause l’action du 16 octobre. «On avait bien dit que nous soutenions toutes les autres initiatives et que cette marche était complémentaire. Mais, en l’état, aucune autre initiative prévue un dimanche n’est annoncée pour permettre la participation du plus grand nombre. Or, des attaques extrêmement violentes vont arriver sur les retraites, l’assurance-chômage… On ne bougera pas les choses que depuis l’Assemblée nationale. Ça passera aussi par la rue.»

L’élue insoumise donne rendez-vous à la CGT au prochain point d’étape, prévu le 4 octobre entre partis, syndicats et associations, sur les mobilisations. Idem pour Hélène Hardy, d’EELV, qui relève la difficulté d’établir «des liens entre, dun côté, la recherche des syndicats de gains concrets, sur les salaires comme sur les conditions de travail ; de lautre côté, la recherche de solutions plus globales portées par les mouvements politiques.

Or, les revendications salariales et la lutte contre l’inactivité climatique avec la taxe sur les superprofits constituent les deux faces d’une même réponse à la vie chère. Le rapprochement entre partis et syndicats est un mouvement lent, qui ne se limitera pas au 16 octobre».

Christian Picquet voit lui aussi plus loin. Pour le membre du PCF qui «nappelle pas en l’état à la marche du 16 octobre, rien ne peut se faire sans le succès des mobilisations du 29. Des réunions vont avoir lieu ensuite. Il faut tout faire pour appeler les partenaires de la Nupes et les participants au 16 octobre à un rassemblement plus large, sans aucun préalable sur les revendications et les formes de participation.»

 

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Révélations : cette menace qui plane sur le droit de grève en Europe

15 Septembre 2022, 08:33am

Publié par PCF Villepinte

La Commission européenne publie ce jeudi une proposition de règlement dit d’adaptation du marché intérieur aux futures crises. Faute d’être mentionnés, les droits des salariés pourraient passer à la trappe, alerte la Confédération européenne des syndicats. EXPLICATIONS.

L'Humanité Nadjib Touaibia

Jeudi 15 Septembre 2022

À Hambourg, les débrayages pour des augmentations de salaires des travailleurs portuaires se sont vu opposer la désorganisation des circuits d’acheminement des produits.

dpa Picture-Alliance via AFP

La Confédération européenne des syndicats (CES) alerte et met en garde sur la publication, ce jeudi par la Commission européenne, d’une proposition de règlement visant à préserver le fonctionnement des chaînes d’approvisionnement et la circulation de marchandises en situation de crise, à l’image de la pandémie de Covid. Il est question d’un «instrument du marché unique pour les situations d’urgence (IUMU)».

Reste que, dans la foulée, la Commission envisage d’abroger une disposition en vigueur qui protège explicitement l’exercice de droits fondamentaux «tels quils sont reconnus dans les États membres, y compris le droit ou la liberté de faire grève», dénonce la CES.

Une brèche va s’ouvrir

Dans la nouvelle réglementation, ce droit-là passe carrément à la trappe. Il n’en est pas fait mention. Les syndicats estiment que cet «oubli» nest pas anodin. Ils y voient une menace sournoise. La CES réagit aussitôt sur le ton de la vigilance. Elle réclame à la Commission européenne une protection claire et précise du droit des salariés aux arrêts de travail comme moyen de lutte accompagnant les revendications.

«Le droit de grève () ne peut être limité par des mesures d’urgence. La préparation et la réponse à une crise ne peuvent jamais être invoquées pour remettre en cause ou ignorer les droits fondamentaux», rappelle la Confédération dans une lettre adressée à la Commission européenne. «Le respect des droits des travailleurs est essentiel pour l’économie sociale de marché de l’UE et ne doit jamais être considéré comme étant un obstacle au fonctionnement du marché unique», insiste-t-elle.

Le patronat européen, quant à lui, est à l’affût. Il observe avec attention cette évolution dans l’appareil réglementaire régissant le marché unique. Une brèche va s’ouvrir dans laquelle il s’engouffrera sans hésiter. Belle aubaine en effet que cette réforme pour les entreprises, qui pourraient exploiter ces dispositions pour mettre en avant des situations «durgence» afin de limiter, voire dentraver le droit de grève sur des chaînes dapprovisionnement, notamment.

Institutionnaliser une logique

Des précédents existent qui font sûrement déjà référence. Les débrayages pour des augmentations de salaires des travailleurs portuaires britanniques, à Felixstowe, et allemands, à Hambourg, se sont vu opposer la désorganisation des circuits d’acheminement des produits.

Ce dernier acte de l’UE «vient prendre appui sur ce qui s’est passé dans beaucoup de pays européens au moment de la crise du Covid, il est lié à ce que l’Europe appelle des situations d’urgence qui viendraient permettre aux employeurs ou aux États de suspendre les dispositions relatives au droit de grève», constate Pierre Coutaz, conseiller confédéral au secteur international de la CGT.

Tout laisse à penser que la Commission européenne prépare finalement le terrain pour institutionnaliser une logique: la subordination des droits des salariés, et singulièrement du droit de grève, aux intérêts économiques des entreprises. Plusieurs arrêts de la Cour de justice européenne iraient déjà dans ce sens.

Distiller la notion «durgence»

À Bruxelles, on travaille donc à faire sauter ce qui est considéré comme un obstacle, l’urgence est le prétexte tout trouvé. «Il nest pas étonnant de voir cette réforme surgir maintenant. Cela dénote un courant à lintérieur des institutions européennes», note le responsable syndical.

La menace est-elle réelle à court terme? Un chef dentreprise peut-il dès à présent sappuyer sur le texte européen et le faire prévaloir sur la législation de son État? «La menace est plus présente dans les pays où les droits sont encore moins développés qu’en France. Je ne pense pas que, dans notre pays, le législateur prenne pour argent comptant ces déclarations européennes», nuance Pierre Coutaz.

Cela étant, une chose est sûre: la poussée inflationniste et la crise énergétique qui plombent le pouvoir d’achat des salariés laissent présager des mouvements sociaux partout en Europe, tout autant que les profits en croissance constante et le creusement des inégalités.

À l’image des «grèves de la colère» de cet été en Grande-Bretagne qui ont paralysé le plus grand port de fret, Felixstowe, ainsi que le métro londonien pour des revendications salariales, les débrayages ne devraient pas tarder à se multiplier dans le monde du travail en Europe.

La Commission, qui s’y prépare, distille la notion «durgence» dans sa nouvelle approche. Celle-ci fait ainsi sauter le verrou de protection du droit de grève et tombe à point pour le patronat. L’alerte de la Confédération européenne des syndicats signale que le ver est dans le fruit.

 

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Désaccord entre les syndicats et la FI sur la marche d’octobre

14 Septembre 2022, 07:38am

Publié par PCF Villepinte

Gauche Alors que les centrales se concentrent sur les mobilisations des 22 et 29 septembre, la FI va accélérer l’organisation de l’initiative contre la vie chère. La date du 16 octobre est évoquée.

L'Humanité Naïm Sakhi 

Mercredi 14 Septembre 2022

 

«Nous sommes sortis de cette réunion avec une nouvelle date… de réunion. Tout va bien de ce côté.» Le trait d’humour de l’écologiste Léa Balage El Mariky résume l’état d’esprit des participants déclarés à la marche contre la vie chère, annoncée début juillet pour l’automne par Jean-Luc Mélenchon.

Lundi soir, les forces de la Nupes, avec des syndicats (CGT, Solidaires, Unef…) et des associations comme Oxfam et Attac, se sont à nouveau réunies. Mais, selon des participants, les propos tenus par le leader insoumis, ce week-end, déclarant du devoir de « l’Union populaire (…) d’organiser le peuple » dans la rue, ne sont pas pour aider. « Pas la peine de le cacher, la discussion est rendue plus difficile par les déclarations inappropriées de Jean-Luc Mélenchon, assure Christian Picquet (PCF).

 Il a bousculé ce qui avait été construit dans le communiqué de presse commun fin août.» Ce dernier, signé par un large spectre de la gauche sociale et politique, mettait la priorité sur les dates des mobilisations syndicales des 22 et 29 septembre. Une position encore partagée par les communistes et les écologistes, qui ne ferment toutefois pas la porte aux insoumis pour octobre. «Sans un esprit de coconstruction, ni de respect, il sera très compliqué de continuer à échanger», souligne Céline Verzeletti pour la CGT.

Pour autant, les organisations ont fait part de leur volonté de poursuivre le travail de rassemblement. «Le contexte social dégradé, la politique de Macron et lextrême droite qui se renforce toujours plus nécessitent de bâtir un front commun», note la secrétaire confédérale de la CGT. Partis, syndicats et associations se réuniront à nouveau le 4 octobre, après les mobilisations de septembre.

En revanche, Solidaires a d’ores et déjà dit non à la marche nationale à Paris. «La grosse priorité est la réussite du 29 septembre», insiste son codélégué général, Simon Duteil. L’événement, un temps évoqué en septembre puis début octobre, est dorénavant envisagé le 16 octobre par les insoumis.

Une marche qu’Aurélie Trouvé veut «la plus massive possible», et un week-end en complémentarité «avec les journées de grève organisées en semaine par les syndicats». La FI va d’ailleurs lancer l’organisation de l’initiative dès cette semaine avec une réunion qui reste «ouverte aux partenaires». Cette accélération du calendrier se justifierait, selon la députée FI, «par les annonces du gouvernement» sur la réforme des retraites et par «une cure daustérité annoncée dans le projet de loi de finances».

Outre une date jugée trop proche des mobilisations syndicales, l’un des points d’achoppement porte sur la forme de l’initiative. « La mobilisation du 29 septembre partout en France est déjà un travail quotidien pour nos militants dans les entreprises, insiste Céline Verzeletti. Organiser en plus une marche nationale à Paris le 16 octobre n’est pas possible. »

«Le PCF est préoccupé par la prise dinitiatives qui donnerait limage dun éparpillement », mesure en outre Christian Picquet, ne voulant pas «opposer les actions qui permettent de franchir un pas dans la construction du rapport de forces face à Macron et au Medef». Syndicats et insoumis avaient déjà rencontré des désaccords sur la forme des mobilisations face au chef de l’État à la rentrée 2017.

 

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Législatives 2022 : un revers pour la macronie !

22 Juin 2022, 07:39am

Publié par PCF Villepinte

interprofessionnelfranceélections

Le verdict du deuxième tour des législatives est tombé, Emmanuel Macron et Elisabeth Borne n’auront pas de majorité absolue à l’Assemblée nationale. C’est une première depuis l’inversion du calendrier présidentielles/législatives et du passage au quinquennat. Ce désaveu est la traduction cinglante du rejet des politiques antisociales qui ont été menées pendant 5 ans.

La France sort d’élections majeures avec les présidentielles et les législatives.

Avant chaque échéance la CGT s’est exprimée. Elle a pu réaffirmer un certain nombre de principes et de valeurs dont la lutte contre les idées d’extrême droite et l’imposture sociale qu’elles représentent. 

L’histoire retiendra que face au Rassemblement National, la majorité présidentielle, dont la première ministre, n’a pas appelé au front républicain ni à ne donner aucune voix à l’extrême droite.

Cette attitude extrêmement grave a permis l’élection de nombreux.ses député.e.s du RN.

La majorité présidentielle aura même décidé pendant la campagne électorale de qui était républicain ou non et ne s’est pas appliqué à elle-même ces principes. Elle aura même entretenue une pseudo confusion sur une gauche qui serait « extrême » et l’extrême droite ! 

Emmanuel Macron et la LREM jouent avec notre République depuis plus de 5 ans. Leur programme et leurs idées sont minoritaires et les souffrances sociales sont le lot quotidien des citoyens.nes de notre pays.

Les lois antisociales, l’attitude aux ordres des parlementaires de la majorité présidentielle et le peu d’écoute de Macron et de ce gouvernement auront contribué à un taux d’abstention très important notamment chez les jeunes et dans les quartiers populaires.

Toutefois une gauche réunie a permis l’émergence d’un bloc important de député.e.s progressistes à l’Assemblée Nationale. 

Plus que jamais le monde du travail doit mettre à l’ordre du jour le progrès social.

Plus que jamais la question des salaires doit trouver des réponses concrètes qui ne peuvent se traduire par des « chèques ». L’augmentation générale des salaires est une priorité avec un Smic à 2 000€ et le dégel du point d’indice. Les pensions et les minimas sociaux doivent être revalorisés en conséquence. C’est une question d’efficacité sociale et économique.

Plus que jamais la retraite à 60 ans est un marqueur d’une société juste et solidaire et doit être entendu par le gouvernement.

Plus que jamais le monde du travail devra faire entendre sa voix et se mobiliser dans les entreprises et les administrations comme c'est déjà le cas dans nombre d’endroits. Les convergences des luttes et des revendications doivent se traduire dans l’action collective. La CGT œuvrera à l’unité la plus large possible.

La CGT continuera à porter ses propositions en matière sociale, économique et environnementale. Le vivre ensemble ne se décrète pas, il se construit !

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Promouvoir la justice sociale pour la paix dans le monde !

11 Mai 2022, 06:47am

Publié par PCF Villepinte

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« Résolument anti-fasciste, hier comme aujourd’hui »

23 Février 2022, 07:40am

Publié par PCF Villepinte

CGT PUBLIÉ LE 18 FÉV 2022

 

A l’initiative de l’Institut d’histoire sociale CGT et du collectif confédéral « lutte contre les idées d’extrême-droite », le 10 février, chercheurs et syndicalistes ont analysé les relations historiques et contemporaines des mouvements d’extrême-droite avec le mouvement ouvrier et le phénomène actuel d’extrême-droitisation de l’espace public.

« Ma logique politique, c’est le refus de la lutte des classes. Il faut rassembler les patrons et les salariés dans l’intérêt commun de la France et de l’économie française », martelait Eric Zemmour lors d’un entretien télévisé le 15 février. Le candidat d'extrême-droite à la présidentiel fait référence en ces termes au corporatisme, un précepte fasciste d’extrême-droite que l’on retrouve également dans le corpus programmatique du FN puis du RN.

Cédric Bottero, du collectif confédéral de lutte contre les idées d’extrême-droite, en explique les contours : la réconciliation du salariat et du patronat dans l’intérêt suprême de la nation et, ce faisant, l’anéantissement du mouvement ouvrier organisé, des syndicats.

La défense de ce modèle n’a toutefois pas empêché l’extrême-droite de tenter d’élargir sa « clientèle électorale » aux classes populaires, au point, rappelle Jérôme Beauvisage, membre de l’IHS, d’avoir « constitué, à certaines époques, des modèles syndicaux, à la fois nationaux et « apolitiques » pour concurrencer les syndicats « rouges »l ».

Elle s’essaye aussi régulièrement à l’entrisme ou « à la pêche » aux syndicalistes expérimentés pour les implanter dans ses rangs. Bien que ces tentatives aient échoué, « elles ont tout de même montré qu’une partie non négligeable du salariat, dans certaines circonstances, pouvait se reconnaître dans ces valeurs », alerte Jérôme Beauvisage.

Il faut dire que le FN-RN a pu sans trop d’encombres, finalement, s’installer dans le paysage publique, y faire infuser ses idées jusqu’à parvenir, désormais, à imposer des thèmes autour desquels les autres forces politiques se sentent obligées de se positionner.

Annie Collovald, sociologue politique à l’université de Nanterre, explique comment, dès lors que le FN a été taxé de populiste - plutôt que fasciste, il a gagné en « recevabilité » sur la scène politique et dans les media, facilitant son ascension.

Philippe Corcuff, politiste, développe en expliquant que, dans un contexte d’affaiblissement de la frontière droite-gauche, le « confusionnisme » des idées en vigueur depuis plusieurs années contribue aussi au déploiement des idées d’extrême-droite dans l’espace public.

Dans une seconde partie, Nicolas Lebourg, historien à l’université de Montpellier et Ugo Palheta, sociologue à l’université de Lille, se sont attachés à définir les contours de l’extrême-droite contemporaine, dans le monde et en France, ses bases et ses bénéficiaires, réels et fantasmés, ses lignes de force idéologiques, notamment un nationalisme d’exclusion, désormais présent jusque dans la droite dite républicaine de Pécresse.

Enfin, après un tour des problématiques et stratégies syndicales anti-fascistes en Belgique avec l’intervention de Julien Dohet de la FGTB, Thierry Achainte, du collectif confédéral, est revenu sur la nécessité de combattre les idées d’extrême-droite dans les entreprises auprès des salariés et a fortiori des militants syndicaux qui n’y sont pas toujours hermétiques.
Il a rappelé tous les outils pédagogiques produits par le collectif mais, a-t-il regretté, encore insuffisamment sollicités.


Retrouver l’intégralité de la journée « Résolument anti-fasciste, hier comme aujourd’hui » sur la page youtube de la CGT

 

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Confiance

3 Octobre 2021, 07:30am

Publié par PCF Villepinte

P
ublié le 29/09/2021 par PCF

Les salariés manifesteraient un regain de confiance pour les syndicats. C’est ce qui ressort de la troisième vague du baromètre annuel sur le dialogue social, réalisée cet été par le Cevipof, le centre de recherches de Sciences-Po. 4 salariés sur 10 affirment leur faire « très confiance » ou « plutôt confiance ». Ce chiffre  de 40% dépasse un précédent record enregistré en 2010 lors de la lutte contre la réforme Woerth des retraites (36%). Lors d’enquêtes, en 2013, en 2017,  on n’enregistrait que 28% puis 29% de confiance.  Parmi les revendications prioritaires, outre celles concernant le pouvoir d’achat, les conditions de travail et la protection sociale vient très fort l’exigence de participation aux décisions de l’entreprise.

Gérard Streiff

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L’urgence sociale et environnementale. Le forum syndical international autour de sessions quotidiennes du 14 au 19 juin

4 Juin 2021, 09:24am

Publié par PCF Villepinte

L’urgence sociale et environnementale, à l’image de la dégradation dramatique des conditions de travail et de vie d’une majorité de la population depuis le début de la pandémie, conduit un nombre croissant d’organisations – du syndicat d’entreprise aux fédérations professionnelles, aux organisations locales, régionales, internationales – avec d’autres acteurs du mouvement social, à développer diverses stratégies pour y répondre.

Ce forum, co-construit depuis plusieurs mois avec des organisations de tous les continents, sera l’occasion d’un partage basé sur les expériences, les propositions et les luttes, des syndicats et de leurs allié·es. Les thèmes abordés se concentreront principalement sur trois champs : la transformation du système énergétique, les transitions sectorielles et les stratégies de construction du rapport de force.

Chaque atelier thématique est le résultat d’un travail préparatoire que nous souhaitons porter au débat. Des textes de synthèse de nos réflexions collectives seront mis à disposition des participant·es en amont du forum.

Le forum s’organisera autour de sessions quotidiennes du 14 au 19 juin, combinant un temps de présentation et un temps d’échange. Il est ouvert aux syndicalistes et toutes celles et ceux désireux d’avancer sur le chemin des nécessaires alternatives sociales et environnementales.

Il se conclura le samedi 19 juin de 14 h 00 à 17 h 00 par une assemblée plénière où sera présenté un appel unitaire en perspective de la COP 26 de Glasgow et adressé à l’ensemble des forces sociales engagées dans la construction d’une transformation écologique et sociale.

 

Séance plénière inaugurale

Lundi 14 juin de 12 h 15 à 13 h 00

Avec la participation de Philippe Martinez, CGT (France) - Bazie Bassolme, CGT-B (Burkina-Faso) - Alana Dave, ITF (Monde) - Denis Bolduc, FTQ (Canada) - Dong-Gyu Yang, KCTU (Corée du Sud) - Ludovic Voet, CES (Europe) - Mariano Sanz, CC.OO (Espagne).

Programme de la semaine

Lundi 14 juin de 13 h 00 à 15 h 00

Atelier : Santé

Atelier : Multinationales

Lundi 14 juin de 15 h 30 à 17 h 30

Atelier : Territoires en transition

Atelier : Construction et urbanisme

Mardi 15 juin de 13 h 00 à15 h 00

Atelier : Réorientation et diversification industrielle

Atelier : L’environnement dans l’activité syndicale quotidienne

Mardi 15 juin de 15 h 30 à17 h 30

Atelier : L’eau

Atelier : Industrie

Mercredi 16 juin de 13 h 00 à 16 h 00

Atelier : Vers un avenir public de l’énergie

 

Mercredi 16 juin de 15 h 30 à 17 h 30

Atelier : Extractivisme et ressources naturelles

Jeudi 17 juin de 13 h 00 à 16 h 00

Atelier : Transport

Atelier : Agriculture

Jeudi 17 juin de 15 h 30 à 17 h 30

Atelier : Femmes et climat

Vendredi 18 juin de 13 h 00 à 15 h 00

Atelier : Mobilisation transnationale

Atelier : Formation et protection face au chômage

Vendredi 18 juin de 15 h 30 à 17 h 30

Atelier : Coalitions, alliances

Samedi 19 juin de 13 h 00 à 14 h 00

Table ronde des solidarités : Démocratie et transition écologique

Samedi 19 juin de 14 h 15 à 17 h 00

Assemblée plénière de clôture

Synthèse des travaux des différents groupes

 

Présentation de l’appel unitaire

 

Préparation de la COP 26 de Glasgow : quelles suites à donner au forum ?

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Manifestation. « Une ambiance de lynchage » : ce qui s’est passé le 1er Mai

5 Mai 2021, 06:57am

Publié par PCF Villepinte

Camionnettes détériorées, militants insultés et frappés... Le déchaînement de violence, place de la Nation, a fait une vingtaine de blessés dans les rangs de la CGT. Pierrick Villette

L'Humanité Mercredi 5 Mai 2021

Cyprien Boganda Marion d'Allard Florent LE DUE milio Meslet

Samedi, les militants de la CGT ont été violemment pris à partie en fin de mobilisation parisienne, place de la Nation. Ces attaques inédites interrogent sur la doctrine de maintien de l’ordre du gouvernement.

Des syndicalistes roués de coups, des camions attaqués au marteau, le tout dans un concert d’insultes… De mémoire de militants, même les plus chevronnés, on n’avait jamais assisté à un tel déchaînement de violence, émanant du cortège lui-même. Ce qui s’est passé le 1er Mai à Paris, en fin de manifestation, laissera probablement des séquelles.

1. Comment se sont déroulés les faits?

Lorsque les premiers camions syndicaux font leur entrée place de la Nation, vers 18 heures, chacun s’autorise à souffler: «On était heureux davoir mené la manif à son terme, ce qui n’a pas toujours été le cas récemment», résume Patrick (1), membre du service d’ordre de la CGT et vieux briscard des manifestations. Le répit est de courte durée. 

«En arrivant sur la place, on a très vite perçu une ambiance de lynchage, assure Karl Ghazi, de la CGT commerce. Des gens étaient massés sur le terre-plein central, un mélange de gilets jaunes et de cagoulés vêtus de noir. On a essuyé des bordées d’injures antisyndicales. On a senti que ça allait dégénérer.»

Les cris de «CGT collabo» fusent d’un peu partout. «Les camionnettes de la CGT une petite dizaine ont commencé à traverser la place, raconte Patrick. C’est à ce moment qu’on se fait entourer, insulter. Et puis ça a tourné à la bataille rangée: des pavés pleuvaient de partout, les gars en face cassaient les vitres de nos camions à coups de marteaux, on recevait des bouteilles remplies de produits corrosifs dans la figure Entre ceux qui hurlaient et ceux qui étaient vraiment là pour cogner, je dirais qu’il y avait bien 150 assaillants.»

Dans l’affaire, l’attitude de la police interroge. En principe, la sortie du cortège était prévue boulevard du Trône (à l’est de la place), afin de gagner plus facilement le cours de Vincennes: cest là qu’étaient stationnés les bus chargés damener et de récupérer les manifestants.

Visiblement, la préfecture a décidé de changer lissue au dernier moment: «Je lai appris de la bouche de lofficier de liaison de la DOPC (Direction de l’ordre public et de la circulation) , alors même que les pierres pleuvaient autour de moi, explique Jean-Luc Hacquart, de la CGT Île-de-France. L’avenue du Trône était fermée par des barrières cadenassées.»

«Les CRS étaient planqués de l’autre côté des barrières, déplore Patrick. Nous, on ne pouvait pas rebrousser chemin, car cela revenait à aller droit sur nos assaillants. On avait l’impression d’être au centre d’une nasse, un peu comme un ring.» Bilan, selon la CGT: 21 militants blessés, dont quatre hospitalisés.

2. Qui a attaqué la CGT?

«Ce sont des gens du cortège de tête qui nous ont attaqués», affirme Karl Ghazi, secrétaire de la CGT commerce Paris. Mais le «cortège de tête» est bien loin d’être un tout homogène, rendant difficile une lecture claire des motivations des agresseurs. Une constante malgré tout: «Ce sont des manifestants qui défilent devant le cortège dit officiel pour marquer soit leur défiance vis-à-vis des organisateurs, soit leur volonté de manifester en toute autonomie», explique Isabelle Sommier, chercheuse au Centre européen de sociologie et de science politique.

Depuis 2016, le cortège de tête n’est plus seulement composé des milieux de l’ultra­gauche anticapitaliste. Patrick, de la CGT, l’a observé lors du 1er Mai: «Il y avait des autonomes, quon a lhabitude de croiser en manif, quelques gilets jaunes, selon moi proches de la droite lepéniste, mais aussi des gens un peu plus âgés et prêts au combat de rue, quon ne voit pas en général.

Pour moi, ce sont clairement des ultranationalistes.» Et Isabelle Sommier de confirmer: «Depuis quelques mois sagrègent des individus qui se revendiquent ou non des gilets jaunes, et qui sont dans lorbite des mouvances complotistes, anti-masques, antivax, plutôt politisés à l’extrême droite.» «Face à nous, il y avait une population assez variée: on n’était pas dans une manifestation de fachos», nuance Pierrick, également à la CGT, qui a vu «une femme de moins de 30 ans» taguer le mot «collabo» sur un camion du syndicat.

Plusieurs témoignages rapportent des insultes sexistes, homophobes et racistes qu’ils imputent à l’extrême droite. Divers individus provenant de l’ultragauche, des gilets jaunes, ou inspirés par des mouvances complotistes ou nationalistes, se seraient donc ligués par opportunisme contre la CGT? «On peut lire cette agression comme lexacerbation dune culture anti-institutionnelle: le syndicat est considéré comme faisant partie du système», observe Christian Le Bart, sociologue à Sciences-Po Rennes.

3. La stratégie policière est-elle en cause?

Anthony Caillé, policier et syndicaliste CGT, était présent, ce samedi, aux côtés des véhicules syndicaux, et, pour lui, «le temps de réaction de la police a été problématique». Car «si les épisodes violents en marge des manifestations ne sont pas un fait nouveau, là, les camarades n’ont pas pu s’extirper de la place. C’est ce qui explique, en partie, l’aggravation de la situation», estime-t-il.

La préfecture de police renvoie la balle aux syndicalistes, indiquant que «deux premiers véhicules syndicaux pris à partie ont pu rapidement s’extraire par l’avenue de Taillebourg», alors que «les trois derniers, sengageant sur la mauvaise sortie», se sont trouvés face aux grilles. Mais pour Anthony Caillé, «peu importe, finalement, que litinéraire de sortie ait été respecté. Voyant la situation, un gradé aurait dû prendre la décision d’ouvrir le passage aux camionnettes pour les sortir de là en les escortant, par exemple, sur une rue adjacente».

L’accusation portée contre la stratégie policière ne se résume pas aux dernières minutes de la manifestation. Les violences et les tensions ont débuté bien avant, du côté du métro Saint-Ambroise (boulevard Voltaire), lorsque les forces de police ont stoppé net le cortège. Une «technique utilisée systématiquement depuis la mobilisation contre la loi travail», déplore David Dugué, membre du bureau confédéral de la CGT, et «qui consiste à couper la manifestation en deux devant la banderole des organisations syndicales, en isolant ce que le gouvernement appelle «black blocks» du reste des cortèges. Et ils bloquent. Or, un arrêt dune heure met une manifestation sous tension».

Un «entêtement incompréhensible de la part de la préfecture», ajoute Anthony Caillé, qui rappelle que la police «a largement les moyens didentifier les personnes violentes et de les arrêter en amont». Et si, pour David Dugué, il faut clairement «changer la stratégie de maintien de lordre», le syndicaliste estime que «la meilleure façon d’éviter que ce genre d’épisodes se produise, cest de faire masse: plus les cortèges sont nourris, moins violentes sont les attaques».

4. À qui profitent Ces incidents?

C’est ce qu’on appelle le service minimum. Alors que l’ensemble de la gauche condamne d’une seule voix les violences subies par la CGT, le gouvernement s’est contenté d’un soutien mou aux syndicalistes par la voix des ministres Élisabeth Borne et Marlène Schiappa. Pis, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a préféré jeter de l’huile sur le feu: «Il ny a pas eu de ratés de la part de la police, il y a eu une bagarre entre des gilets jaunes et la CGT. Les organisateurs doivent gérer la manifestation.» L’exécutif, qui ne tient déjà pas compte des revendications de la rue, a tout intérêt à diviser la gauche à un an de la présidentielle.

Mais le fond de l’air est brun en cette période où des généraux factieux à la retraite appellent de leurs vœux une guerre civile. Cette entreprise de «bordélisation» dun événement syndical sert avant tout lextrême droite, qui entend récupérer une large partie du vote des classes populaires. En comparaison, l’habituel dépôt de gerbe devant la statue de Jeanne d’Arc par Marine Le Pen, qui veut récupérer à son compte le 1er Mai, ne peut paraître que paisible.

 «La CGT est un peu collabo quand même parce qu’elle est très financée par l’État», s’est par exemple réjoui Gilbert Collard. L’eurodéputé RN s’inscrit dans la longue entreprise antisyndicale et anticommuniste développée par l’extrême droite, qui s’est accentuée depuis quelques années: agressions de militants, siège du PCF tagué en octobre dernier, Marine Le Pen affirmant début 2020 qu’on «a toutes les raisons de détester la CGT et monsieur Martinez».

(1) Le prénom a été modifié.

 

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NVO CGT

8 Avril 2021, 08:08am

Publié par PCF Villepinte

 
 
Lettre d'information n° 181 | 8 avril 2021
 
 
 
 
 

 

 
Alors que la loi de transformation de la Fonction publique s'installe dans les territoires, avec des conséquences négatives pour les agents et le public, quatre organisations syndicales s'unissent pour offrir une autre vision des services publics.
 
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