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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

politique

Fabien Roussel :

2 Décembre 2022, 08:34am

Publié par PCF Villepinte

 «La défense du travail, c’est nous»

Gauche Le Parti communiste entre, ce week-end, dans le vif du sujet de son 39e congrès. Son secrétaire national, Fabien Roussel, livre ce qui, selon lui, doit être au cœur du débat, comme de la riposte à la Macronie.

L'Humanité Vendredi 2 Décembre 2022

Julia Hamlaoui

Dans un climat social marqué par la vie chère et la prochaine réforme des retraites, le PCF va franchir ce week-end une étape importante en vue de son 39e congrès, prévu début avril 2023, à Marseille. Son conseil national doit adopter un projet de «base commune de discussion», le petit nom donné par les communistes à leur texte dorientation.

Fabien Roussel, candidat à sa propre succession à la tête de la formation, plaide pour que ce rendez-vous soit loccasion de plancher sur «le projet de société que les communistes veulent mettre en débat et (leur) stratégie pour construire un mouvement majoritaire». Des questions clés qui suscitent du débat au sein du PCF et qui pourraient faire lobjet de textes alternatifs.

Depuis la rentrée, les Français subissent de plein fouet les effets de la vie chère. Le gouvernement vante de nouvelles mesures à venir (nouveau crédit d’impôt, dividende salarié…) pour «les Français qui travaillent dur, se lèvent tôt». Comment jugez-vous ce discours et la teneur de ces annonces?

Le gouvernement peut utiliser tous les slogans, y compris le «travailler plus pour gagner plus» de Sarkozy, la réalité, c’est qu’il refuse d’augmenter les salaires. La France qui se lève tôt et qui travaille dur est mal payée, épuisée. Mais il continue la politique des petits chèques face à la hausse des coûts de l’énergie. Au lieu de s’attaquer aux causes de la spéculation, il précarise le travail avec ses réformes. En six mois seulement, on a eu celles de l’enseignement professionnel, de l’assurance-chômage, du dividende salarié, des retraites à venir. C’est pour cela que je souhaite que la gauche s’empare de cette question. La défense du travail, c’est nous. Ne laissons pas ce sujet à cette majorité libérale, qui, sous couvert de défendre le travail, le détruit.

La réforme des retraites devrait être présentée par Élisabeth Borne avant la mi-décembre. Comment combattre le report de l’âge légal à 64 ou 65 ans alors qu’une majorité pourrait se dessiner avec LR?

Nous devons mener une campagne de vérité sur ce projet et exiger un grand débat dans les villes, les entreprises, suivi d’un référendum. Emmanuel Macron n’a pas le droit d’affirmer qu’il a été élu pour mettre en œuvre cette réforme. Nombreux sont les Français qui ont voté pour lui avant tout pour battre Marine Le Pen sans rien partager de son programme.

Ensuite, même si notre système de retraite est, comme le prévoit le Conseil d’orientation, en déficit de 8 à 10 milliards d’euros en 2030, il est mensonger de dire que nous n’avons pas d’autres choix que d’allonger l’âge de départ pour le financer. C’est pourquoi nous aurons, à gauche, mais aussi chez les syndicats, la responsabilité de mettre en débat toutes les autres propositions pour améliorer le système actuel avec la retraite à 60 ans. À ce sujet, contrairement aux autres forces de gauche, nous voulons prendre en compte les années d’études. Sinon, avec 40 annuités de cotisations, pour celui qui va à l’école jusqu’à 25 ans, cela revient à la même proposition que Macron.

La relation aux syndicats a fait débat à gauche lors de la préparation de la «marche contre la vie chère» doctobre. Comment articuler mouvement social et bataille politique?

D’abord, il faut que les organisations syndicales, qui vont se réunir le 5 décembre, déterminent elles-mêmes leur mot d’ordre et leur forme d’action. J’espère que l’unité la plus large se maintiendra à l’issue de la concertation engagée par le gouvernement. Nous, forces politiques, pouvons dès maintenant organiser des débats publics pour révéler le projet du pouvoir et présenter des propositions concrètes et crédibles qui dessinent un projet alternatif et contribuent à construire un mouvement majoritaire. Et soutenir toute date de mobilisation décidée par l’intersyndicale.

Un premier débat doit avoir lieu, mardi 6 décembre, à l’Assemblée sur l’immigration. LR et Renaissance pourraient là aussi se rejoindre pour accélérer les expulsions, renforcer la double peine, moins sur la proposition de titre de séjour lié au travail récemment formulée par l’exécutif. Que défendrez-vous?

Aux surenchères xénophobes de la droite et de l’extrême droite, nous opposons le respect des droits humains et du droit international. Il faut sortir du débat caricatural entre ceux pour qui il faut accueillir tout le monde sans règles et ceux pour qui il faut fermer les frontières. Nous devons définir des règles adaptées aux défis de notre époque qui doivent aller de pair avec une politique de coopération et de développement solidaire.

Mais le ministre de l’Intérieur a aussi ouvert une porte, celle de la régularisation des travailleurs sans papiers. Nous allons non seulement y mettre le pied, mais faire en sorte qu’elle s’ouvre le plus possible pour garantir les meilleurs droits. Aujourd’hui, ce sont les employeurs qui ont le pouvoir de régularisation, ce qui rend les travailleurs sans papiers complètement dépendants. C’est un esclavagisme insupportable. Nous voulons y mettre un terme et faire entrer dans le droit ces hommes et ces femmes surexploités.

Vous êtes quasiment à mi-parcours d’un tour de France entamé début octobre. Quels enseignements tirez-vous de vos rencontres?

D’abord, c’est une grande richesse d’entendre les questions de citoyens, d’élus locaux, de syndicalistes, de curieux. Cela me permet de mesurer l’état d’inquiétude, les préoccupations de la France des sous-préfectures, et d’y confronter nos réponses. Ces rencontres montrent aussi un regain d’intérêt depuis la présidentielle pour le Parti communiste français, avec beaucoup de participants qui n’en sont pas membres. Certains sujets reviennent systématiquement, en particulier l’énergie, qui est au cœur de toutes les conversations. Nous avons d’ailleurs lancé une pétition, disponible sur notre site, pour en garantir l’accès à toutes et tous. C’est le fil d’une pelote qui réunit les enjeux de services publics, de souveraineté, de pouvoir d’achat, de salaires, de climat… Et, évidemment, ceux de l’emploi et du travail, où je sens grandir l’aspiration des travailleurs à exercer leur souveraineté et à contester les choix des multinationales guidées par le profit.

À l’instar des étapes de votre tour de France, le PCF a-t-il vocation à s’adresser en priorité à la France des «sous-préfectures»?

Nous voulons unir l’ensemble des Françaises et des Français qui ont intérêt au changement. Or beaucoup de citoyens de ces territoires considèrent que la gauche ne leur parle plus. Je ne me résigne pas aux fractures territoriales du pays créées par le capital: travaillons à unir habitantes et habitants des quartiers populaires urbains et populations vivant dans les territoires périurbains ou ruraux.

Vous êtes également candidat à votre propre succession comme secrétaire national du PCF dont le congrès doit avoir lieu début avril. Vous avez pris sa tête en 2018, avec l’ambition de le remettre sur le devant de la scène. Quel bilan faites-vous de ces quatre années marquées par des élections dont le résultat a parfois été décevant?

Je souhaite que ce soit les communistes, que je rencontre aussi à l’occasion de mon tour de France, qui fassent ce bilan. Pour moi, ces quatre années ont été tout simplement hors normes. En quatre ans, nous avons eu les gilets jaunes, la pandémie, et maintenant la guerre en Ukraine et une crise énergétique inédite. Avec, en plus, pas moins de six élections. Dans ces conditions, j’ai le sentiment que nous avons réussi à soulever des montagnes et qu’il faut évaluer l’apport d’élections, comme la présidentielle ou les européennes, dans toutes leurs dimensions au-delà du seul résultat.

Ce week-end, une étape importante doit être franchie avec la présentation à votre conseil national d’un projet de «base commune», le texte dorientation. Pour vous, quelles questions clés ce congrès doit-il mettre en débat?

Ce congrès doit surtout porter sur le fond, sur les idées. Face aux dégâts du capitalisme et aux défis du siècle, jamais autant qu’aujourd’hui le projet communiste n’aura été d’une telle actualité. Ce congrès doit nous permettre de définir le projet de société que les communistes veulent mettre en débat et notre stratégie pour construire un mouvement majoritaire. L’énergie, par exemple, n’est pas un point de détail dans les programmes à gauche mais un enjeu structurel. Tout comme le travail, la République, la paix en Europe et dans le monde… Nous devons faire des choix clairs et les inscrire dans nos textes comme des sujets fondamentaux. On doit aller plus loin que les slogans. C’est le cas, par exemple, pour les «nouveaux pouvoirs des salariés dans les entreprises» que nous exigeons et que nous devons définir avec plus de précision. Il nous faudra aussi traiter l’enjeu du renforcement de notre organisatio.

Vous estimez que le PCF doit «dialoguer avec les citoyens et les travailleurs du projet communiste pour construire leur unité en faisant primer le combat de classe». Est-ce à dire que la question sociale doit lemporter sur les autres combats?

Nous pensons que le monde du travail a vocation à devenir la force motrice réunissant l’ensemble des classes et couches disponibles à un combat pour changer la vie. Pour l’unir, il faut construire avec ces millions de femmes et d’hommes, de salariés un projet cohérent qui, dans tous les domaines, sociaux et sociétaux, affronte la domination du capital et permette de retrouver des pouvoirs d’intervention. C’est difficile parce que la crise est tellement forte que leur problème, c’est d’abord ce qu’ils vont manger, comment ils vont payer leurs factures, c’est le salaire, le pouvoir d’achat, le travail… Il faut qu’on leur apporte des réponses, ça me fout en l’air qu’ils se divisent sous la pression de l’extrême droite qui vend par-derrière son poison raciste.

Pour conquérir une majorité populaire, vous estimez que «Nupes ou pas Nupes, ce nest pas la question». Quelle est-elle alors?

Le débat ne doit pas être rassemblement ou pas rassemblement. Bien sûr que nous voulons le rassemblement, cela a toujours été notre principe et nous l’avons parfois payé cher, comme en acceptant de n’avoir que 50 circonscriptions sur 577 aux dernières législatives. La question, c’est: comment arrive-t-on à convaincre plus de monde de voter? Sur ce chemin, pour que la gauche lemporte, le Parti communiste français, qui, avec ses propositions originales et radicales, est redevenu une force qui compte dans le pays, a toute sa place à prendre pour reconquérir un électorat perdu. Reconstruire l’influence du PCF, c’est redonner du poids à toute la gauche en termes d’influence, mais aussi de contenu.

L’accord programmatique des législatives ne vous paraît pas satisfaisant en l’état?

Il devra être revu à l’épreuve du temps. On ne peut pas se satisfaire d’un accord de la Nupes avec un astérisque qui mentionne le désaccord des communistes sur le nucléaire. Ce n’est pas possible, ce sont des sujets fondamentaux.

Une candidature commune aux prochaines européennes, par exemple, vous paraît-elle souhaitable?

Je souhaite d’abord écouter les communistes. Mon avis sera le leur et il n’est pas sûr que cette question soit tranchée dès notre congrès. On prendra le temps de construire notre réflexion en parlant avant tout du projet à porter pour l’Europe.

 

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« S’Il y a du carburant à mettre, c’est bien dans les salaires ».

11 Octobre 2022, 08:06am

Publié par PCF Villepinte

«avec vous sans tabou»,

Gauche Le secrétaire national du PCF a présenté à la presse, lundi, son Tour de France «avec vous sans tabou», commencé dans le Pas de Calais, le 3 octobre. Face à la flambée des prix de l’énergie, et au risque de récession, le communiste alerte sur les délocalisations en cascade à venir.

Naïm Sakhi L'Humanité

Lundi 10 Octobre 2022

Fabien Roussel: «SIl y a du carburant à mettre, cest bien dans les salaires».

©Fred TANNEAU / AFP

«Je souhaite que le PCF soit en phase avec ce quattendent les Français.» Fabien Roussel a présenté ce lundi, lors d’une conférence de presse, son tour de France «avec vous sans tabou». Commencée le 3 octobre dernier, dans le Pas-de-Calais, cette tournée de 13 étapes thématiques, dans chacune des régions métropolitaines, permettra au secrétaire national du PCF d’ouvrir un dialogue avec les Français, ponctué de rencontres avec les habitants, les élus, les militants et les syndicalistes.

 «Ils viendront avec leurs questions, moi avec mes réponses», glisse le député, qui se refuse à tenir des meetings. Un exercice déjà expérimenté durant la campagne présidentielle par l’ex-candidat du PCF, lors des «Rencontre des jours heureux». Dorénavant pour Fabien Roussel, l’enjeu est double: «savoir ce que les Français attendent de la gauche et du PCF», assure-t-il, mais aussi «parler à nouveau à la France périphérique pour que la gauche devienne majoritaire demain», glisse Ian Brossat, le porte-parole de la formation.

Après une halte dans le Pas-de-Calais sur le thème de l’industrie, la prochaine étape de ce tour de France se tiendra les 24 et 25 octobre, dans les Drôme et dans l’Isère, pour évoquer les enjeux du mix énergétique. Un sujet central en pleine crise climatique et de l’énergie, qui couplée à la menace nucléaire en Ukraine s’apparente à un «un cocktail explosif», selon Fabien Roussel.

De plus, le communiste dit «craindre» une récession liée à la crise de l’énergie dans les mois, provoquant une vague de délocalisations. «Certaines entreprises pourraient accélérer des plans de suppression de postes déjà dans les cartons, poursuit le député, elles anticipent une augmentation durable de l’énergie, avec des coûts de production au final deux ou trois fois plus élevés qu’en Asie ou Amérique».

Le 3 octobre dernier, il avait d’ailleurs rencontré les syndicalistes et dirigeants de l’usine Arc Internationale, dans laquelle 4800 emplois sont menacés par lexplosion de la facture énergétique, passant de 17 millions à 75 millions. En outre, Fabien Roussel a rappelé son soutien aux mobilisations en cours dans la pétrochimie, visant, selon la CGT à obtenir une hausse de 10 % des salaires  : «Total a versé 2,5 milliards deuros de dividendes exceptionnels à ses actionnaires. Cela représente 300 euros d’augmentation mensuelle pendant 12 ans pour les salariés. S’Il y a du carburant à mettre, c’est bien dans les salaires».

Ce tour de France, en parallèle des mobilisations sociales et syndicales, doit aussi permettre au secrétaire national du PCF de porter la voix de sa formation, à côté du rassemblement à gauche . «Nous faisons partie de la Nupes, mais nous avons notre propre originalité et nous la faisons vivre, mesure Fabien Roussel, nous continuerions à nous faire entendre car à gauche, nous avons besoin de nous additionner».

Des rencontres avec les travailleurs sont notamment prévues, le député assure vouloir s’en «nourrir», afin d’incarner «une gauche qui défend le travail». Une expression qui fait écho au débat suscité lors de la Fête de L’Humanité, où le député a jugé que la gauche ne devait pas être «celle des allocations et des minima sociaux.» Un mois plus tard, Fabien Roussel se dit «conforté» dans ses propos, satisfait des nombreux «témoignages de soutiens et dencouragements» reçus lors de ses rencontres avec les Français.

Le secrétaire national du PCF a en tout cas marqué des points en termes d’incarnation. Selon un sondage Odoxa pour le Figaro, publié la semaine dernière, Fabien Roussel est la personnalité de gauche la plus populaire dans le pays, avec 29 % de bonnes opinions. Dans son camp, le député communiste (42 %) se classe second, derrière Jean-Luc Mélenchon (49 %), mais devant François Ruffin (34 %) et le socialiste Olivier Faure (28 %). Par ailleurs, à gauche, le secrétaire national du PCF (33 %) recueille moins de mauvaises opinions que Jean-Luc Mélenchon (45 %) ou encore Sandrine Rousseau (37 %).

Le député du Nord a également précisé, lors de la conférence de presse, qu’il sera bien présent au rassemblement nordiste contre la vie chère, prévu le samedi 15 octobre, mais qu’il sera en revanche absent du défilé parisien, le dimanche 16 octobre. «Le PCF ne se résume pas à ma personne, nous pouvons compter sur un grand nombre de militants et de personnalités qui ont émergé durant la campagne présidentielle», insiste l’élu de Saint-Amand-les-Eaux, qui assure être, comme tous les week-ends, retenu dans sa circonscription.

 

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La bataille

5 Septembre 2022, 05:59am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Publié le Lundi 5 Septembre 2022

Jean-Emmanuel Ducoin

«Je ne sais pas ce que cest qu’un super­profit.» Nous nous gausserons longtemps de cette phrase assez surréaliste prononcée par Bruno Le Maire, la semaine dernière, devant les adhérents du Medef réunis pour leur Rencontre des entrepreneurs de France annuelle.

Alors que, dans le pays, la colère gronde et se propage à la vitesse des fins de mois difficiles sinon impossibles, le gouvernement, aux abois, poursuit ses provocations et refuse pour l’instant toute idée de «taxation» de ces superprofits, contrairement à nos voisins espagnols et italiens, voire l’Allemagne qui l’envisage désormais. L’enjeu est de taille et, après avoir alimenté «le» feuilleton de l’été, il est devenu celui de la «rentrée» sociale et politique. Et pour cause.

Ce 2 septembre, une grande entreprise française, l’armateur de porte-­conteneurs CMA CGM, a «remis une pièce dans le jukebox» sous la forme dun profit phénoménal enregistré au deuxième trimestre de lannée en cours, 7,6 milliards deuros pour un cumul au premier semestre de près de 15 milliards. Du jamais-vu.

Il y a quelque chose d’obscène et d’indécent à nier cette réalité: les actionnaires et les profiteurs des crises sen mettent plein les poches sans lever le petit doigt en profitant de circonstances exceptionnelles (174 milliards deuros de dividendes redistribués!), pendant que les Français subissent linflation et un coût de la vie croissant qui ruinent leur pouvoir dachat.

 «Taxer en France, cest produire moins en France», répond absurdement Bruno Le Maire, quand Élisabeth Borne, coincée par ces chiffres scandaleux et l’ampleur de la polémique, affirme vouloir laisser le débat ouvert si elle constate que les patrons, d’ici la fin de l’année, n’ont pas redistribué une partie de cette manne en salaires, primes ou baisse des prix – manière bien opportuniste de botter en touche.

Au Parlement, la Nupes n’a pas dit son dernier mot. Mais ce combat fondamental doit aussi devenir l’affaire de tous. D’ores et déjà, 60% des Français souhaitent la taxation de ces superprofits. Voilà lune des grandes batailles politiques qu’il convient de gagner pour répondre, immédiatement, à l’urgence sociale absolue et amorcer le début d’une nouvelle répartition des richesses. Une mobilisation totale est requise pour y parvenir. À commencer dès le 9 septembre, à la Fête de l’Humanité…

 

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Répondre aux urgences pour la France – Résolution du conseil national du PCF

7 Juillet 2022, 09:07am

Publié par PCF Villepinte

Au lendemain de l’élection présidentielle et des élections législatives, alors que les crises s’aggravent violemment, notre pays doit affronter d’immenses défis : la réponse urgente aux difficultés quotidiennes des Français·es, la nécessaire action pour la paix en Europe et contre le réchauffement climatique.

Face aux nouveaux désastres économiques et humains qui s’annoncent et à la crise de régime qui est ouverte, la construction d’une France des Jours heureux pour toutes et tous est plus que jamais à l’ordre du jour.

Désormais privé de majorité à l’Assemblée nationale, le Président de la République n’a pas de majorité pour son projet politique. Emmanuel Macron reste le serviteur zélé de la finance. Il va chercher une majorité avec les forces de droite de l’Assemblée. Refusant tout accord de gouvernement, les communistes appellent à la mobilisation pour mettre en échec ses projets de régression sociale et seront constamment une force de propositions pour répondre aux attentes des citoyen·ne·s, des salarié·e·s.

Dans cette situation inédite, nous alertons les Français·es sur le fait que l’alternative à cette politique ne viendra ni du Rassemblement national dont le projet ne s’attaque en rien aux fauteurs de crise que sont les grands détenteurs de capitaux et veut soumettre le pays à une violente politique xénophobe et raciste, ni des autres forces de droite dont le projet est en réalité très similaire à celui du Président.

Nous, communistes, avons une grande ambition pour la France.

Nous voulons ouvrir la voie à une politique qui tire vraiment les leçons de la pandémie et de la crise et rassembler, dans toutes les villes et villages de France, le monde du travail et de la création, toutes les forces qui seront déterminées à s’unir au service des exigences populaires. Nous pensons qu’une perspective d’espoir pour la France et son peuple exige la remise en cause radicale de la domination du capital, sans laquelle on ne peut agir contre les diktats des marchés financiers.

C’est le sens du projet présidentiel présenté par Fabien Roussel et des propositions portées par les communistes dans la Nouvelle union populaire, écologique et sociale aux élections législatives.

Les 22 député·e·s communistes et d’outre-mer du groupe de la Gauche démocrate et républicaine–Nupes, présidé par André Chassaigne, sont d’ores et déjà engagé·e·s pour être une force de proposition autonome à l’Assemblée et travailler en collaboration avec les autres groupes parlementaires de la Nupes. Avec le groupe Communiste, républicain, citoyen et écologiste (CRCE), dont la présidente Éliane Assassi vient de déposer une proposition de loi pour encadrer l’usage des cabinets conseils, avec nos élu·e·s des collectivités territoriales et l’ensemble des militant·e·s communistes, c’est une force qui comptera dès les prochaines semaines.

Le PCF appelle les forces vives du pays, de gauche et écologistes, sociales et citoyennes, à constituer partout en France des comités d’action, pour débattre des urgences dans chaque territoire, engager des luttes et des initiatives pour résister à toute régression sociale, comme le recul de l’âge de départ en retraite à 65 ans et obtenir des victoires pour changer tout de suite la vie du plus grand nombre. Cela implique des objectifs sociaux et écologiques ambitieux, la mobilisation de moyens financiers et la création de pouvoirs d’intervention des citoyen·ne·s et des salarié·e·s.

En ce sens, les communistes formulent 10 propositions pour la France, qu’il est possible de mettre en œuvre dès les prochains mois :

Porter le Smic et la retraite minimum à 1 500 euros net (1 923 euros brut), augmenter de 10 % le point d’indice des fonctionnaires, contraindre les entreprises à l’égalité salariale femmes-hommes.

Supprimer la TVA sur les produits de première nécessité, passer la TVA de 20 % à 5,5 % sur les carburants et taxer à 30 % le résultat imposable des grandes compagnies pétrolières, rétablir l’ISF.

Garantir la gratuité totale de l’école et pré-recruter 20 000 personnels d’éducation, rembourser les soins à 100 % et pré-recruter 30 000 personnels de santé pour l’hôpital public.

Inscrire le droit à l’IVG dans la Constitution et consacrer 1 milliard d’euros à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

Non prise en compte des revenus du conjoint pour le calcul de l’Allocation adulte handicapé.

Supprimer « Parcoursup », créer un revenu étudiant d’un montant minimum de 850 euros par mois et lancer un plan « Zéro jeune au chômage ».

Engager un plan de 140 milliards d’euros pour l’égalité des territoires, l’emploi et le climat : développement du mix nucléaire-renouvelables pour renforcer notre souveraineté énergétique, réouverture des petites lignes SNCF et aller vers la gratuité des transports publics urbains, rénovation thermique de 700 000 logements, création d’un fonds alimentaire pour manger sain et à sa faim, accès au numérique pour tous.

Nationaliser de grandes banques privées, au service de l’emploi, de la renaissance industrielle, de la transition écologique et conditionner les aides publiques aux entreprises en fonction d’engagements en faveur de l’emploi, des salaires et du climat.

Création d’un droit de veto et de contre-propositions des salarié·e·s face aux plans de licenciements.

Organisation d’une conférence européenne pour la paix et la sécurité collective et ouverture de négociations pour de nouveaux traités, avec un fonds européen au service des peuples et non de la finance.

Nous serons à l’initiative tout l’été pour aller à la rencontre de nos concitoyen·ne·s avec ces propositions pour le pays, organiser des actions de solidarité pour permettre aux familles populaires de manger sain et à leur faim et de partir une journée à la mer. Et nous donnons à toutes et tous rendez-vous à la Fête de l’Humanité les 9, 10 et 11 septembre prochains pour partager un moment festif et engager en grand le débat politique sur l’alternative à construire avec toutes les forces vives du pays.

2 juillet 2022

 

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Répondre aux urgences du pays

30 Juin 2022, 07:15am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 29/06/2022 par PCF

 – Extraits de la déclaration de Fabien Roussel du 22 juin

La constitution du groupe de la Gauche démocrate et républicaine au lendemain des élections présidentielle et législatives est essentielle pour la gauche, pour le monde du travail et pour tous les habitant·e·s de France continentale et d’Outre-mer épris de justice sociale et fortement attachés aux valeurs d’une République qui respecte tous ses citoyens. Nous aurons à cœur de nous mettre au service de tous et de porter leurs colères et leurs espoirs, leurs exigences de dignité, de solidarité et d’égalité.

Comme nous nous y sommes engagés au lendemain de l’élection présidentielle, les députés du groupe GDR travailleront de concert avec les autres groupes parlementaires de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes). Avec le groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste (CRCE), dont sa présidente Éliane Assassi vient de déposer une proposition de loi pour encadrer l’usage des cabinets conseils, c’est une force qui comptera dès les prochaines semaines.

L’ensemble des propositions que nous avons défendues lors des élections législatives avec l’alliance de gauche et lors de la campagne présidentielle de «La France des jours heureux» seront au cœur de cette rentrée parlementaire.

C’est d’ailleurs ce que j’ai rappelé au Président de la République ce mardi 21 juin 2022 lors de notre entretien.

Je lui ai à nouveau rappelé, en toute franchise, qu’une grande majorité de nos concitoyen·ne·s rejetaient avec force sa politique, et notamment son projet de réforme portant l’âge de départ en retraite à 65 ans. Mettre à l’ordre du jour cette réforme serait une véritable provocation.

J’ai demandé au contraire que des mesures soient prises sans délai par l’exécutif pour répondre à la crise sociale et économique d’une extrême gravité pour notre peuple et pour l’avenir du pays.

En tête de ces mesures, le pouvoir d’achat :

L’augmentation de 15 % du Smic et du point d’indice des fonctionnaires de 10 % au 1er juillet, ainsi que la reconnaissance stricte des qualifications et de l’ancienneté.

La convocation urgente d’une conférence salariale visant à l’augmentation sensible de tous les salaires.

La hausse des pensions de retraites sur le montant du Smic réévalué et la baisse de la CSG sur les retraites.

La baisse immédiate des prix des carburants par la diminution des taxes.

Le rétablissement de la demi-part fiscale pour les veuves et les veufs.

Un plan d’embauche immédiat pour l’éducation nationale et la santé.

Pour financer ces mesures, j’ai rappelé l’urgence de mieux distribuer les immenses richesses dont dispose le pays. J’ai alerté le chef de l’État sur la hausse des taux et la nécessité d’agir sur la Banque centrale européenne pour obtenir des prêts à taux négatifs. Cela permettrait d’investir massivement dans la transition écologique, dans l’emploi et la recherche, dans le soutien aux TPE et PME.

Pour agir concrètement sur l’explosion des prix de l’énergie et des matières premières, j’ai demandé au Président de la République de convoquer en urgence une réunion avec tous les acteurs intermédiaires pour leur imposer de mettre un terme aux pratiques spéculatives.

Dans le même esprit, et à l’instar de l’Espagne et du Portugal, j’ai proposé que la France décide enfin de sortir du système tarifaire européen, ce qui permettrait de faire baisser sensiblement le prix de l’électricité produite à moindre coût en France.

Par ailleurs, j’ai souhaité interroger le Président de la République sur les initiatives que la France allait prendre concernant le conflit en Ukraine, pour l’obtention d’un cessez-le-feu en Ukraine.

Les Françaises et les Français peuvent compter sur le groupe GDR à l’Assemblée et le groupe CRCE du Sénat pour faire avancer toutes les propositions, les mesures en faveur de la paix comme celles qui répondraient aux urgences sociales et écologiques. µ

Fabien Roussel

secrétaire national du PCF, député du Nord

Mercredi 22 juin 2022

 

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André Chassaigne : « Une participation au gouvernement est exclue »

27 Juin 2022, 08:56am

Publié par PCF Villepinte

Le député communiste André Chassaigne affiche son refus de la main tendue d’Emmanuel Macron et appelle le chef de l’État à faire sa «révolution copernicienne».

Naïm Sakh L'Humanité

Publié le Lundi 27 Juin 2022

Richard DAMORET/REA

Alors qu’Emmanuel Macron a renouvelé Élisabeth Borne dans ses fonctions, malgré l’absence de majorité absolue, André Chassaigne rappelle que la Nupes déposera une motion de censure si la première ministre ne se soumet pas à un vote de confiance des députés. Le communiste se félicite par ailleurs de la progression du groupe GDR, qu’il préside.

Emmanuel Macron charge Élisabeth Borne de bâtir un «gouvernement daction», tendant la main aux groupes parlementaires allant «des communistes à LR», pour adopter ses réformes. Quelle est votre réaction?

Je préférerais que le chef de l’État fasse sa révolution copernicienne, faisant ainsi en sorte de répondre aux enjeux de notre pays: la hausse des salaires, des retraites, le devenir des services publics et les questions environnementales.

Quant à notre posture, la pratique parlementaire des députés PCF reste la même. Nous détricoterons chacune des lois qui nous seront soumises, en sortant les éléments régressifs comme positifs. Mais cela ne signifie pas que nous sommes prêts à voter des lois qui dans leur globalité ne répondront pas aux urgences sociales.

Pour les communistes, il n’est pas question d’une participation gouvernementale, mais de réaliser un travail législatif de fond et d’encourager les mouvements sociaux, sans lesquels aucun bougé de la politique gouvernementale ne sera possible.

D’ailleurs, de quel droit se permet-il d’exclure la France insoumise? Je nadmets pas que lon me donne un diplôme de vertu, ou de valeurs républicaines, en diabolisant une autre composante de la Nupes. Bien évidemment, si Élisabeth Borne ne se soumet pas à un vote de confiance, nous déposerons dans les heures qui suivent une motion de censure, obligeant ainsi chaque député à se positionner.

Les parlementaires PCF réclament de longue date l’inscription dans la Constitution du droit à l’IVG. En 2019, une proposition de loi constitutionnelle présentée par des élus de toute la gauche a été rejetée par LaREM, qui désormais prend cette mesure à son compte. Comment expliquez-vous cette volte-face?

Ces revirements ont cours depuis plusieurs mois. Lors de la précédente mandature, les textes de loi que nous avons portés, parfois avec toute la gauche, ont été balayés d’un revers de la main par la Macronie. Sur l’allocation adulte handicapé, le gouvernement n’a jamais rien lâché, alors que plusieurs groupes sont revenus à la charge.

Et, semble-t-il, l’exécutif pourrait faire machine arrière. Idem sur notre proposition de loi relative aux déserts médicaux, qui instaurent des mesures contraignantes, obligeant notamment les jeunes diplômés à s’y installer. Et maintenant, sur un sujet aussi important que l’IVG, ils reviennent sur un refus. Tant mieux! Mais la politique ne peut se faire à la petite semaine. Cest pour cela que les groupes de la Nupes se sont mis d’accord pour une démarche législative conjointe.

L’intergroupe parlementaire de la Nupes se réunira chaque semaine. En quoi cette instance est-elle utile pour résister au projet de casse sociale d’Emmanuel Macron?

Les quatre groupes de gauche marcheront sur des chemins parallèles, en conservant leurs propositions de loi, leurs niches parlementaires et leurs droits de tirage. Mais il faudra frapper ensemble et l’intergroupe permettra la mise en œuvre d’actions communes et coordonnées.

Les communistes garderont leurs pratiques, leur culture et même parfois leurs désaccords avec le reste de la gauche. D’ailleurs, je me félicite que le groupe GDR se soit renforcé, passant de 16 à 22 membres. Les députés de Guyane Davy Rimane et Jean-Victor Castor, et ceux de Martinique Jiovanny William et Marcellin Nadeau siégeront aux côtés des douze élus PCF et six ultramarins qui composent déjà ce groupe, fort de plusieurs partis politiques qui s’enrichissent mutuellement.

 

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ENTRETIEN Carole Delga : « Je soutiens une gauche de transformation, pas de rupture »

26 Juin 2022, 08:04am

Publié par PCF Villepinte

La présidente socialiste de la région Occitanie, Carole Delga, appelle à reconstruire à gauche. Elle cite les communistes, les socialistes, les écologistes et les radicaux, mais pas les insoumis.

Aurélien SoucheyreL'Humanité

Publié le Vendredi 24 Juin 2022

PHOTOPQR/L'INDEPENDANT/MAXPPP

La socialiste a dénoncé la participation du PS à la Nupes et soutenu plusieurs candidats dissidents contre la coalition de gauche aux législatives. Estimant qu’il existe un «espace entre le macronisme et le mélenchonisme», elle appelle à proposer un «nouvel engagement».

Macron est finalement arrivé en tête des législatives. Regrettez-vous de ne pas avoir participé à la dynamique de la Nupes, qui lui a contesté le pouvoir et a permis de quasiment tripler le nombre des députés de gauche, assurant de plus au PS, à EELV et au PCF un groupe parlementaire chacun, malgré leurs faibles résultats à la présidentielle?

On peut tirer de nombreux enseignements de cette élection, mais le fait que les Français voulaient Jean-Luc Mélenchon comme premier ministre n’en fait pas partie. Et les voix portées sur la Nupes en 2022 ne progressent pas par rapport à la gauche en 2017. Il y avait un autre espace, sans cette sur-personnalisation de l’élection. Il fallait mieux associer les territoires, faire confiance aux meilleurs candidats sur le terrain, travailler à une union de gauche écologiste, européenne et laïque.

Dans les villes, les départements et les régions, nous avons noué des accords programmatiques à notre échelle, avec le PCF, EELV, le PS et les radicaux. L’union, nous l’avons faite et ça fonctionne bien. Un Français sur deux est à 10 euros près quand il fait ses courses… C’est à cela qu’il faut s’attaquer. Les tambouilles politiques qui ont mené à cet accord électoral ne sont pas la préoccupation des gens, et l’abstention le démontre. Ils veulent qu’on trouve des solutions concrètes à leur quotidien, que l’avenir gomme les inégalités sociales pour leurs enfants, que nous agissions vite et fort face à la crise climatique… Pour cela, la confusion n’est pas la solution. Quand le peuple est en colère, les responsables politiques doivent agir avec clarté, cohérence et éthique.

Au second tour des législatives, la Macronie n’a pas clairement appelé à battre le RN face à la gauche. Que pensez-vous du «ni-ni» et du discours tenant à mettre la Nupes et l’extrême droite au même niveau de danger?

Au soir du premier tour, j’ai lancé deux appels clairs: voter pour le candidat opposé à celui de lextrême droite, quel que soit son parti dappartenance, et voter à gauche. Je suis une femme de gauche et, en cohérence et en responsabilité, je refuse de laisser un quelconque espace à l’extrême droite. Malheureusement, cela fait plusieurs élections que les politiques n’ont pas la même clarté. Le score du second tour et l’entrée massive du RN à l’Assemblée sont le prix que nous payons des stratégies de «pas une voix pour» qui font la place à labstention, au vote blanc et nul, au «ni, ni» ou au «cas par cas». Face aux théories xénophobes et identitaires du RN, nous ne devons rien céder.

Les macronistes sont sans majorité absolue et font des appels du pied au groupe LR et même au groupe RN pour voter les lois. Appelez-vous les députés de gauche à être dans une opposition résolue à Macron, ou pensez-vous qu’il reste un espoir de coconstruction sur certains textes?

Il ne peut y avoir un espace de coconstruction dans l’intérêt de la France que si le projet change. Celui de la majorité présidentielle, très dur avec les plus fragiles, ne peut recueillir l’adhésion de la gauche, c’est évident. Nous entendons tous les appels, mais le plus important n’est pas d’obtenir une majorité, mais de proposer des solutions de solidarité pour les gens.

La retraite à 65 ans sans prise en compte de la pénibilité n’en est pas une. Pas plus que le RSA conditionné à une activité, qui revient à brader le prix du travail. Nous devons agir pour l’accès à la santé, le pouvoir d’achat, l’emploi. En Occitanie, nous nous sommes donné ces moyens, en recrutant des médecins dans les déserts médicaux, en proposant la rentrée scolaire et les transports les moins chers de France, en construisant un pacte pour l’embauche avec 60 partenaires, en aidant les habitants à se déplacer, à faire garder leurs enfants, et à se former dans les métiers verts…

L’extrême droite a obtenu 91 députés, dont 16 dans votre région. Un résultat sans précédent. Que doit faire la gauche pour montrer aux électeurs qu’ils se trompent de colère en votant RN?

En 2021, lors des régionales, j’ai fait reculer l’extrême droite de 10 points par rapport à 2015. Il n’y a pas de miracle, c’est le fruit du travail acharné pour apporter des solutions aux gens. Et c’est le fruit de la clarté. Cette campagne des législatives a été désespérante pour les citoyens.

D’une part, le président de la République a joué la montre en tardant à nommer son gouvernement et en ne mettant aucune conviction dans la campagne. D’autre part, les gauches se sont unies au péril de leurs convictions sur l’Europe, l’Ukraine, la laïcité, le rapport à l’entreprise, la souveraineté industrielle et énergétique. Je le redis, pour gagner la confiance des électeurs, il faut être clair et sincère. On ne doit pas vendre de salades aux gens, on doit agir pour eux.

Considérez-vous qu’il existe un espace politique entre Macron et la Nupes?

Il existe un espace entre le macronisme et le mélenchonisme, c’est une évidence. Il y a, en France, un besoin de gauche, une gauche de transformation sociale, pas une gauche de rupture. Les Français n’en veulent pas. Mais il faut un projet crédible, qui assume son rôle moteur dans la construction européenne. Un projet de gauche laïque, qui permette à chacun de croire ou de ne pas croire, sans jugement et sans entrave.

Un projet qui concilie économie et écologie, au service de l’emploi et de la réussite sociale. Un projet où le travail soit digne et justement rémunéré. C’est ce projet que nous souhaitons reconstruire collectivement, en rassemblant tous ceux qui veulent participer et porter les valeurs de la gauche européenne, écologiste et laïque.

Entendez-vous participer à une refondation du PS et souhaitez-vous qu’Olivier Faure reste premier secrétaire?

La question n’est pas celle des seuls socialistes: cest avec toutes les forces de gauche que nous devons reconstruire, quelles soient citoyennes ou militantes. Nous devons travailler ensemble, avec le PCF, je partage bon nombre des positions de Fabien Roussel, les écologistes, le PRG, mais aussi avec les syndicats, les associations, les entreprises et tous les citoyens qui ont envie de s’engager. Les Français sont sensibles à la politique, mais il faut leur proposer un nouvel engagement pour des projets et des idéaux.

 

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La Nupes scelle son union à l’Assemblée dans un intergroupe

25 Juin 2022, 07:16am

Publié par PCF Villepinte

Comme prévu par leur accord, les composantes de la coalition se sont réunies, jeudi, avec au menu les candidatures aux postes clés de la chambre basse.

Julia Hamlaoui L'Humanité

Publié le Vendredi 24 Juin 2022

Le 23 juin, insoumis, communistes, socialistes et écologistes ont tenu la première réunion de l’intergroupe de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale.

C’est une première, et c’était loin d’être gagné il y a encore quelques mois, mais les députés de gauche sont passés aux actes ce jeudi. Insoumis, communistes, socialistes et écologistes ont tenu à l’Assemblée nationale la première réunion de l’intergroupe de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes).

Une instance qui, selon le programme commun de la coalition, doit leur permettre de  «combiner la diversité des ­expressions et la cohérence des décisions» et d’être un lieu «de discussion et de coordination permanente entre ses différentes composantes», «d’élaboration de propositions de loi».

Mais la rencontre est intervenue à l’issue d’une semaine mouvementée. Le second tour des élections législatives a fait de la gauche unie la première force d’opposition, mais du Rassemblement national (RN), son premier groupe hors majorité. Pour contrecarrer le symbole, la France insoumise, à rebours de l’accord signé en mai, a proposé la création d’un groupe unique de la Nupes.

Refus unanime de toutes les autres formations, qui objectent notamment que moyens financiers et temps de parole attribués à chacun en auraient pâti. «Il y a une union à gauche, la Nupes, mais il y a aussi un groupe PS et apparentés» qui sera force de propositions, a encore insisté, jeudi, Boris Vallaud, son nouveau président. «Il faut faire une force de cette diversité et se coordonner», résume le député PCF Pierre Dharréville, quand Fabien Roussel jugeait, quelques jours plus tôt, un groupe indispensable «pour faire entendre notre différence, notre sensibilité et conserver notre liberté de vote».

La commission des Finances doit revenir à l’opposition

Une fois les modalités de fonctionnement de cet intergroupe réglées (il se réunira une fois par semaine), une autre question s’est invitée à l’ordre du jour: celle de candidatures communes aux différentes instances de l’Assemblée nationale, en particulier à la présidence de la commission des Finances. Une commission stratégique dont la tête doit revenir à l’opposition, selon le règlement de l’Assemblée.

Mais le RN espère s’y imposer, alors que la coalition de gauche est plus nombreuse et qu’il est d’usage que la majorité s’abstienne lors du vote. Le risque que l’extrême droite puisse compter sur le renfort de LR – voire du camp présidentiel – n’est pas à exclure alors que le président du Sénat, Gérard Larcher, a déclaré qu’elle « devrait (lui) revenir» et que l’avis est partagé par Éric Woerth, devenu macroniste.

L’ex-présidente du groupe socialiste, Valérie Rabault, s’est dite, jeudi,  «intéressée» par le poste, mais assure vouloir jouer «collectif» et a proposé une présidence tournante. Car, un autre prétendant est sur les rangs: linsoumis Éric Coquerel. «La commission des Finances revient à la Nupes, et en son sein à la France insoumise», a pour sa part estimé Julien Bayou, fraîchement élu coprésident du groupe écologiste avec Cyrielle Chatelain.

 «Nous nous sommes entendus sur le principe de candidatures communes», a confirmé le nouveau président du groupe PS, Boris Vallaud. «Il y aura un accord de la gauche. Il le faut, nous y sommes favorables», a également fait savoir Pierre Dharréville. Et le député PCF de prévenir: «Si la majorité se mêle au débat, elle aura à en rendre compte.»

 

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Un groupe GDR renforcé pour répondre aux urgences du pays

23 Juin 2022, 06:44am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 22/06/2022 par PCF

 

J’ai la grande fierté d’annoncer le retour du groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine (GDR) à l’Assemblée Nationale. Composé à ce jour de 18 députés contre 16 lors de la précédente législature, notre groupe a reconduit André Chassaigne comme Président !

André Chassaigne poursuit actuellement des discussions avec d’autres députés qui pourraient nous rejoindre encore.

C’est une excellente nouvelle car la constitution du groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine, au lendemain des élections présidentielle et législatives est essentielle pour la gauche, pour le monde du travail et pour tous les habitant·e·s de France continentale et d’Outre-mer, épris de justice sociale et fortement attachés aux valeurs d’une République qui respecte tous ses citoyens.

Nous aurons à coeur de nous mettre au service de tous et de porter leurs colères et leur espoir, leurs exigences de dignité, de solidarité et d’égalité.

Comme nous nous y sommes engagés au lendemain de l'élection présidentielle, les députés du groupe GDR travailleront de concert avec les autres groupes parlementaires de la nouvelle union populaire écologique et sociale.

Avec le groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste (CRCE), dont sa présidente Eliane Assassi vient de déposer une proposition de loi pour encadrer l’usage des cabinets conseils, c’est une force qui comptera dès les prochaines semaines.

L’ensemble des propositions que nous avons défendues lors des élections législatives avec l’alliance de gauche et lors de la campagne présidentielle de "La France des Jours heureux" seront au cœur de cette rentrée parlementaire.

C’est d’ailleurs ce que j’ai rappelé au Président de la République ce mardi 21 juin 2022 lors de notre entretien.

Je lui ai à nouveau rappelé, en toute franchise, qu’une grande majorité de nos concitoyen·ne·s rejetaient avec force sa politique et notamment son projet de réforme portant l'âge de départ en retraite à 65 ans. Mettre à l’ordre du jour cette réforme serait une véritable provocation.

J’ai demandé au contraire que des mesures soient prises sans délai par l’exécutif, pour répondre à la crise sociale et économique d’une extrême gravité pour notre peuple et pour l’avenir du pays. 

En tête de ces mesures, le pouvoir d’achat :

l’augmentation de 15 % du SMIC et du point d’indice des fonctionnaires de 10 % au 1er juillet, ainsi que la reconnaissance stricte des qualifications et de l’ancienneté

la convocation urgente d’une conférence salariale visant à l’augmentation sensible de tous les salaires

la hausse des pensions de retraites sur le montant du SMIC réévalué et la baisse de la CSG sur les retraites

La baisse immédiate des prix des carburants par la diminution des taxes.

le rétablissement de la demi-part fiscale pour les veuves et les veufs.

Un plan d’embauche immédiat pour l’éducation nationale et la santé

 

Pour financer ces mesures, j’ai rappelé l’urgence de mieux distribuer les immenses richesses dont dispose le pays. J’ai alerté le chef de l’État sur la hausse des taux et la nécessité d’agir sur la Banque Centrale Européenne pour obtenir des prêts à taux négatifs. Cela permettrait d’investir massivement dans la transition écologique, dans l’emploi et la recherche, dans le soutien aux TPE et PME.

Pour agir concrètement sur l’explosion des prix de l’énergie et des matières premières, j'ai demandé au Président de la République de convoquer en urgence une réunion avec tous les acteurs intermédiaires pour leur imposer de mettre un terme aux pratiques spéculatives.

Dans le même esprit, et à l’instar de l’Espagne et du Portugal, j'ai proposé que la France décide enfin de sortir du système tarifaire européen, ce qui permettrait de faire baisser sensiblement le prix de l’électricité produite à moindre coût en France.

Par ailleurs, j’ai souhaité interroger le président de la République sur les initiatives que la France allait prendre concernant le conflit en Ukraine, pour l’obtention d’un cessez-le-feu en Ukraine.

Les Françaises et les Français peuvent compter sur le groupe GDR à l'Assemblée et le groupe CRCE du Sénat pour faire avancer toutes les propositions, les mesures en faveur de la Paix comme celles qui répondraient aux urgences sociales et écologiques.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord,

 

Mercredi 22 juin 2022.

 

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Macron face au défi d'une majorité sapée comme jamais

21 Juin 2022, 09:10am

Publié par PCF Villepinte

Législatives. Avec seulement 246 députés, le président doit se contenter d’une majorité relative, deux mois après sa réélection. Il lui faudra nouer des alliances s’il veut légiférer. Pour le chef de l’État c’est le saut dans l’inconnu.

L'Humanité (Aurélien Soucheyre)

Publié le Mardi 21 Juin 2022

 

« Maintenant tu as les mains libres, tu peux faire ce que tu veux», glissait lex-ministre socialiste Marisol Touraine à un Emmanuel Macron tout sourires, le 7 mai dernier, lors de sa seconde investiture présidentielle. Mais c’est peu dire que les Français ont prouvé qu’ils n’étaient pas d’accord. Le régime jupitérien déraille de son orbite. Emmanuel Macron, qui a gouverné les cinq dernières années avec une armée de députés à ses ordres, va devoir apprendre à composer avec une majorité relative (246 sièges) et deux vastes groupes d’opposition (l’intergroupe Nupes et ses 138 députés hors outre-mer, le groupe RN et ses 91 élus).

Un scénario inattendu tant les institutions de la Ve République sont tout entières destinées à assurer le pouvoir du président. Mais les verrous ont sauté. Cette fois-ci, l’élection présidentielle n’a pas phagocyté les législatives qui ont suivi. Le vote de sanction contre Macron, un peu partout dans le pays, a fait voler en éclats les plans du président: la gauche et le RN remportent à peu près le nombre de sièges quils auraient eu si les législatives avaient eu lieu à la proportionnelle. «La situation est inédite. Jamais lAssemblée nationale na connu une telle configuration sous la Ve  République», a concédé la première ministre Élisabeth Borne, dimanche soir.

Une sévère désillusion

D’autant qu’au Palais Bourbon, tout est à reconstruire. Les législatives se sont soldées par une hécatombe sans précédent pour les principaux cadres de la Macronie. Deux piliers de la majorité se sont effondrés: le président de lAssemblée nationale Richard Ferrand lui-même, ainsi que Christophe Castaner, jusquici président du groupe LaREM au Palais Bourbon. Tous les deux ont été battus par la Nupes. Mais ce nest pas tout. Patrick Mignola, président du groupe Modem, premier allié de LaREM? Battu. Sylvain Waserman, vice-président de lAssemblée? Battu. Laurent Saint-Martin, rapporteur général du budget? Battu. Florian Bachelier, premier questeur? «Finito», comme dirait Emmanuel Macron. Le chef de l’État perd ses plus fidèles lieutenants et des rouages essentiels au Parlement.

L’Assemblée va donc redevenir le lieu privilégié de la vie politique. La désillusion est sévère pour une Macronie toute verticale qui va devoir se faire violence pour mettre en débat ses textes de loi et solliciter des soutiens, notamment du côté du groupe LR. Aurore Bergé, députée LaREM des Yvelines, prévient: «Cest notre responsabilité que daller chercher et trouver du compromis, du consensus sur les différents textes. Mais c’est aussi la responsabilité des différentes oppositions: est-ce quelles seront aussi dans une logique de construction de ces compromis avec nous? Ou uniquement dans une logique dobstruction parlementaire?» Une manière d’anticiper une possible paralysie des institutions, et de l’imputer aux oppositions plutôt qu’à son propre échec électoral.

Si les regards se tournent désormais vers LR, c’est que les macronistes auront besoin comme jamais du parti de droite (qui a obtenu 64 sièges avec l’UDI) pour légiférer. Mais le numéro un de LR, Christian Jacob, a déjà dit non au «pacte avec le gouvernement» appelé de ses vœux par l’ex-chef du parti Jean-François Copé. «Nous avons fait campagne dans lopposition, nous resterons dans l’opposition», insiste le président du parti de droite. «Nous ne sommes pas à vendre», confirme le président LR de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, tout en précisant: «Nous ne sommes pas des bloqueurs non plus»

De justesse élue députée dans le Calvados, Élisabeth Borne a de quoi se faire du souci. La première ministre a deux épées de Damoclès au-dessus de sa tête. La première: un remaniement imminent. La défaite de trois ministres lors des législatives (Montchalin, Bourguignon, Benin) oblige Emmanuel Macron à repenser son casting. Le Conseil des ministres de mercredi a d’ailleurs été annulé. La technocrate, fraîchement nommée à Matignon, y restera-t-elle? De Manuel Bompard (FI) à Rachida Dati (LR), les oppositions réclament déjà sa tête. Et pour cause: la coalition quelle a conduite lors des législatives a échoué à obtenir la majorité absolue. Son faible score dans le Calvados (52,3%) montre quelle nest pas non plus prophète là où on la parachutée, loin de là.

Mais si jamais Emmanuel Macron lui renouvelait sa confiance, une autre menace surgirait aussitôt puisque la première ministre devra obtenir un vote de confiance, le 5 juillet, dans la foulée de son discours de politique générale. La Nupes envisage déjà une motion de censure. Le RN ne s’est pas prononcé. Et LR ne souhaite pas la voter pour le moment. Mais si jamais il venait à y avoir une alliance Macronie-«Les Républicains», Élisabeth Borne, «trop à gauche» pour LR, serait possiblement poussée vers la sortie. Les tractations ont déjà commencé en coulisses et sur la place publique.

Mais la Macronie, en panique, ne sait plus où donner de la tête. Interrogé sur la possibilité de discuter des textes de loi avec le RN, le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti a répondu: «Nous verrons comment nous essayons davancer ensemble» sur les bancs de l’Assemblée. La perche tendue a déjà été saisie par le maire d’extrême droite de Perpignan, Louis Aliot, qui a donné ce conseil: «À la place dEmmanuel Macron, je tenterais un gouvernement dunion nationale.»

L’hypothèse d’une dissolution

Reste à savoir, au milieu de ce brouillage des lignes de plus en plus indécis, si la Macronie parviendra à faire fonctionner l’Assemblée nationale, ou si ses choix politiques l’isoleront toujours plus. En cas de paralysie politique totale, il resterait à Emmanuel Macron la possibilité de dissoudre la Chambre des députés. Si le Conseil constitutionnel estime que c’est impossible avant un an, plusieurs spécialistes considèrent que ce délai est obligatoire uniquement après une première dissolution…

Le scénario a quoi qu’il arrive été pour le moment écarté. «Le vote de dimanche, nous devons le respecter et en tirer les conséquences», a fait savoir Élisabeth Borne. «Les électeurs ont tranché», abonde Marc Fesneau, qui appelle à «ne pas jouer avec la Constitution» et invite à relever le défi d’une «Assemblée compliquée dans sa gouvernance».

Le ministre de l’Agriculture se dit même prêt à voir le RN présider la commission des Finances, réclamée par Marine Le Pen, au motif que «constitutionnellement, cest au premier groupe d’opposition que cette présidence revient». Mais le ministre fait ici une lourde erreur. Car notre Loi fondamentale ne prévoit pas du tout une telle obligation. C’est en réalité le règlement de l’Assemblée qui stipule que cette présidence revient à l’opposition.

Et lors du scrutin interne entre les députés de ladite commission, la coutume veut que ceux de la majorité ne prennent pas part au vote. Ce seront donc les élus de la Nupes, fussent-ils divisés en quatre groupes parlementaires de gauche, qui auront ici le dernier mot, car ils constitueront l’opposition la plus fournie. La députée FI Aurélie Trouvé a d’ailleurs fait acte de candidature.

Mais croyant que le gouvernement est «prêt à installer le Front national à la commission des Finances», Jean-Luc Mélenchon a appelé à ce que députés insoumis, écologistes, communistes et socialistes siègent ensemble au sein d’un seul et unique groupe Nupes. «Je pense que cest un élément de clarification dans le chaos qui savance. Ce nest pas une injonction, mais une proposition», a-t-il indiqué, avant d’ajouter: «Je ne propose pas la fusion, il y a des identités distinctes, mais il y a besoin d’être dans une combinaison de combat et pour ça il faut avoir un groupe unique à lAssemblée.»

 L’idée a aussitôt été soutenue par plusieurs députés FI, et aussitôt rejetée par le PS, EELV et le PCF, qui souhaitent chacun avoir leur groupe, comme prévu dans l’accord de la Nupes, en plus d’un intergroupe. L’existence de quatre groupes de gauche assure en outre à chacun un temps de parole consacré lors des explications de vote, la possibilité de créer chacun et chaque année une commission d’enquête parlementaire, en plus d’imposer les textes examinés par l’Assemblée une fois par an.

Tous entendent faire front commun face aux réformes d’Emmanuel Macron. «Il faut continuer à se battre pour les exigences que nous avons portées séparément pendant la campagne présidentielle, et ensemble pour les législatives. Quoi quil arrive, Macron est plus faible que jamais», prévient le porte-parole du PCF, Ian Brossat. «Nous ferraillerons», promet également la députée FI Clémence Guetté, qui précise que le rapport de forces sera bien différent que lors du précédent mandat.

 

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