Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

politique

🔴 Le défi des jours heureux

22 Mai 2021, 08:36am

Publié par PCF Villepinte

Je suis enthousiaste.

Enthousiaste d’avoir été désigné pour mener la bataille des élections présidentielles et législatives de 2022 afin d’écrire une nouvelle page de notre histoire commune et de construire, ensemble, une perspective pour la France, celle des Jours Heureux.

Depuis plus d’un an, nous sommes confrontés à une terrible épreuve. Il y a celles et ceux qui y font face en donnant le meilleur d’eux-mêmes. Et il y a ceux qui en profitent, en tirent profit… Le capitalisme a démontré une nouvelle fois son incapacité à apporter des réponses à la hauteur des enjeux humains.

Il y a de quoi être frappés de stupéfaction devant les milliards accumulés par une poignée d’ultra-riches et d’actionnaires pendant que, par notre travail quotidien et notre solidarité, c’est nous qui faisions tenir le pays debout.

La France est un pays riche. Elle tient sa richesse du monde du travail et de la création. Le temps est venu. Une nouvelle époque se dessine. Il est temps d’abolir les privilèges de quelques-uns en faisant de l’égalité, du respect de l’Humain et de la planète notre but commun.

Ensemble scellons un pacte national. Nous avons un an pour bâtir, un projet pour la France. Un pacte pour affronter la finance et s’attaquer à l’évasion fiscale, un pacte pour en finir avec le chômage en sécurisant les parcours professionnels, en produisant en France par la relance de filières industrielles, un pacte pour le pouvoir d’achat et les services publics, un pacte pour la jeunesse et l’éducation.

Un pacte pour l’avenir, un pacte pour la France.

En avril 2022, nous reprendrons notre avenir en main. Soyez assurées et assurés que j’y mettrai toute ma force, mon énergie et ma fraternité.

Dès aujourd’hui, rejoignez-nous, pour relever, ensemble, le défi des Jours heureux.

 

Voir les commentaires

Pour un 1er mai de lutte et d'espoir

24 Avril 2021, 07:14am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 23/04/2021 par PCF

Voilà plus d’un an que nous sommes confronté.es à une crise sanitaire et sociale sans précédent. Soignant.es, enseignant.es, étudiant.es, les travailleur.ses sont à bout, asphyxié.e.s par le virus de la pandémie autant que par le virus libéral.

Pour le 1er mai, jour de lutte pour les droits de travailleur.ses, nous leur disons : nous sommes à vos côtés, nous nous battons tous les jours pour permettre à notre pays de reprendre la main sur nos moyens de production et nos outils de travail.

Le gouvernement Macron détricote jour après jour les conquis sociaux nés de la Seconde guerre mondiale et du programme des Jours Heureux. Grâce aux mobilisations sociales, nous avons réussi à le faire reculer sur la réforme des retraites, mais la lutte doit se poursuivre contre la réforme de l’assurance chômage, contre la privatisation de la production d’énergie en France et contre tous les projets de délocalisations prévus par les grandes multinationales.

La crise sanitaire ne doit pas être un prétexte pour sacrifier les travailleur.ses sur l’autel de la dette. Ce sont ces hommes et ces femmes qui étaient en première ligne pour que le pays continue à vivre, c’est maintenant au gouvernement de faire en sorte que chacune et chacun puisse vivre, se former, travailler, libres, heureux.ses et épanoui.es !

 « Nous voulons une France et une Europe libérée des dominations et des exigences d’une classe minoritaire, nous voulons une France solidaire, faite d’égalité réelle entre toutes et tous, de libertés reconquises, de fraternité humaine.

 Et toutes les forces de gauche ont un incroyable défi à relever : celui de reconquérir les cœurs et les têtes d’une majorité de françaises et de français autour d’un projet qui sorte notre pays du capitalisme, de l’exploitation des hommes, des femmes comme des ressources naturelles, qui bâtisse le programme des Jours Heureux du 21ème siècle ! » 

 Le PCF propose :

Contre la logique de profit à tout prix, nous proposons de conclure un pacte pour la France. Un pacte pour sortir la santé des logiques marchandes et des grands laboratoires. Un pacte pour nous libérer de la finance et pour créer des emplois. Un pacte pour une hausse générale des salaires et un SMIC à 1500€.C’est ensemble que nous ferons du vaccin contre le Covid un bien commun. C’est ensemble que nous construirons un nouveau modèle économique qui redonne du sens au travail et qui porte en son cœur l’émancipation de chacun et chacune.

 Le 1er mai, rejoignez les cortèges de salarié.e.s dans toute la France !

 

Voir les commentaires

Réunion de la gauche : Jadot et les socialistes tentent une OPA sur l’union

18 Avril 2021, 05:52am

Publié par PCF Villepinte

Samedi 17 Avril 2021

Cyprien Caddeo Emilio Meslet

Vingt-et-un participants représentant l’essentiel des forces de gauche se sont réunis ce samedi. Un accord de «respect mutuel» a été conclu, tout comme la nécessité de poursuivre le dialogue. Mais la connivence entre l’eurodéputé EELV et le PS ainsi que l’empressement d’Olivier Faure à annoncer une candidature commune, ont brouillé le message.

Une image vaut parfois bien des déclarations. La «photo de famille» censée marquer le coup de la première réunion de la gauche pour 2022 donne en partie à voir ce qui en est sorti, après plus de trois heures d’échanges. Pour cause, elle est incomplète: linsoumis Eric Coquerel et le communiste Ian Brossat ny apparaissent pas. Et une partie de ceux qui y figurent doivent être heureux de porter le masque pour ne pas avoir à afficher de sourire de façade.

Il y a au moins un heureux sur le cliché. Dos au canal de l’Ourcq, près de l’hôtel du XIXème arrondissement où s’est déroulé l’événement politique du week-end, l’eurodéputé et candidat EELV Yannick Jadot prend la pose plein centre, au premier plan, flanqué du premier secrétaire du PS Olivier Faure et de la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo. C’est bien le Vert qui s’est affiché en grand chef d’orchestre du rassemblement de la gauche et des écologistes. Dès 9 heures 30, il accueillait ses «invités» sur le perron, tel un chef d’État aux manettes dun sommet international. Le rassemblement, oui, mais de la grande famille sociale-démocrate.

Si l’idée d’union a progressé, c’est d’abord et surtout entre l’eurodéputé, suivi par une partie du Pôle écologiste, et les socialistes et leurs alliés, que l’avancée est majeure. La composition de cette «table ronde» de la gauche en était déjà le signe: les communistes et les insoumis navaient quun seul représentant...

 

Voir les commentaires

États-unis. Le néolibéralisme n’est plus prophète en son pays

12 Avril 2021, 06:39am

Publié par PCF Villepinte

Lundi 12 Avril 2021

L'Humanité Christophe Deroubaix

Dans un contexte d’explosion des inégalités et de poussée de la gauche, l’administration Biden veut lancer un plan d’investissements publics et augmenter la fiscalité des multinationales et des plus riches.

« Je veux changer le paradigme.» Le 25 mars, lors de sa première conférence de presse, Joe Biden a répété cette phrase à trois reprises. Sans donner beaucoup de substance à cette ambition, si ce n’est: «Je veux faire avancer les choses.»

 Des «choses» avaient déjà avancé dans limmense plan de sauvetage de 1 900 milliards de dollars (1 600 milliards deuros) adopté ce même mois par le Congrès, avec des mesures daide aux familles et aux chômeurs.

Mais, quelques jours plus tard, cest un plan dune autre nature que dévoilait le 46e président des États-Unis: il ne sagit plus, ici, de relancer l’économie par la consommation, mais dinvestir durablement dans les infrastructures, avec 2000 milliards dans une première phase (potentiellement autant dans une seconde), étalée sur huit ans, avec un financement partiel par l’augmentation de l’impôt sur les sociétés de 21 à 28 %.

Enfin, Janet Yellen, la ministre de l’Économie et des Finances, annonce, début avril, que Washington propose au G20 d’instaurer un impôt minimum mondial sur les multinationales...

Voir les commentaires

Élection présidentielle. Le PCF fait un nouveau pas vers une candidature

12 Avril 2021, 06:30am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Lundi 12 Avril 2021

Julia Hamlaoui

Lors d’une conférence nationale ce week-end, les communistes se sont prononcés à 66,41 % pour proposer leur propre candidat dans la course à l’Élysée. 73,57 % des délégués ont choisi Fabien Roussel pour tenir ce rôle.

Sous le dôme blanc de la coupole Niemeyer, place du Colonel-Fabien à Paris, le siège du PCF mille délégués communistes se sont retrouvés via un système de visio­conférence, restrictions sanitaires obligent.

Une petite prouesse technique pour débattre de leur stratégie pour 2022. Et c’est le choix d’une candidature autonome du PCF à la présidentielle, assortie d’un «pacte dengagements communs» pour les législatives, qui la emporté à une large majorité de 66,41 %, samedi, lors de cette conférence nationale.

73,57 % des délégués ont également désigné leur secrétaire national, Fabien Roussel, comme candidat. «La situation est grave et elle nécessite d’ouvrir un espoir.

L’espoir de sortir notre pays de cette crise, l’espoir de changer de politique, l’espoir pour les Français d’être enfin protégés contre cette pandémie, mais aussi contre le chômage, contre la précarité et la pauvreté !» a lancé le député du Nord, dimanche, fustigeant un Emmanuel Macron qui «prépare déjà de nouveaux sacrifices, au nom de la dette quil faudra rembourser “à tout prix” ».

Opération reconquête

La veille, tout au long de la journée, comme dans la matinée de dimanche, les échanges militants ont porté sur la stratégie à mettre en œuvre pour y parvenir. «Nous sommes tous daccord sur lobjectif final: empêcher le duel Macron-Le Pen dont personne ne veut, mais surtout empêcher que la finance conserve les pleins pouvoirs dans notre pays», a résumé Fabien Roussel

 

Voir les commentaires

Présidentielle : Fabien Roussel, le communiste qui ose dire «non» à Jean-Luc Mélenchon.

22 Mars 2021, 09:27am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 21/03/2021 par PCF

Présidentielle : Fabien Roussel, le communiste qui ose dire «non» à Jean-Luc Mélenchon (Fabien Roussel dans le Figaro)

Le secrétaire national du PCF souhaite que son parti présente une candidature autonome en 2022 et non un ralliement au leader insoumis comme en 2012 et 2017. Il rêve de créer la surprise.

 

https://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/presidentielle-fabien-roussel-le-communiste-qui-ose-dire-non-a-jean-luc-melenchon-20210319?utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1616227619

«Je suis persuadé qu'il y a un espace», confie Fabien Roussel. Depuis son bureau qui domine la place du Colonel-Fabien, le secrétaire national du PCF rêve de se lancer dans la course à l'Élysée. Il en avait d'ailleurs fait son engagement de campagne lors de son élection à la tête du parti en 2018. Avec lui, les communistes auraient une candidature autonome à la présidentielle de 2022. Fini donc les ralliements derrière Jean-Luc Mélenchon comme en 2012 et 2017. «PCF is back!», répétait-il. Son ambition se concrétise. La stratégie a été approuvée par le Conseil national du parti dimanche dernier. Elle doit encore être entérinée par les militants, appelés à se prononcer entre le 7 et le 9 mai. S'il est bien désigné, Fabien Roussel promet : «J'irai jusqu'au bout. Jusqu'au bout», répète-t-il, appuyant bien sur toutes les syllabes.

 

Voir les commentaires

Macron et le déclassement français

21 Mars 2021, 10:21am

Publié par PCF Villepinte

Emmanuel Macron porte une responsabilité écrasante, devenant en quelque sorte l’incarnation absolue de ce déclin tricolore révélé.

La crise… et toutes les crises. Un an tout juste après le premier confinement, nous avons beaucoup appris de notre pays, de ses capacités collectives comme de ses défaillances égoïstes mues par les lois du «marché» en tant que «modèle de société». Nous avons surtout compris que la gestion de la pandémie avait révélé de si lourdes failles et faiblesses que la nation, en mode accéléré, a donné l’impression de tomber de son piédestal, nous renvoyant de manière brutale un sentiment de désillusion. Une certaine idée du déclin, sinon de déclassement.

Pénuries de moyens et de matériels, hôpitaux et écoles sous tension, absence d’un vaccin développé par notre recherche, industries laminées, décisions confuses ou aléatoires conditionnées par une absence de souveraineté sanitaire et économique, etc. La liste est longue, qui renvoie la sixième puissance mondiale à un rôle de seconde zone, simple sous-traitant de la Chine, de l’Asie, des États-Unis et de tant d’autres pays plus innovants. La France, terre de Hugo et de Pasteur, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, est-elle encore maîtresse de son destin?

Chaque citoyen français, plus ou moins confusément, a désormais pris conscience de l’extrême vulnérabilité de notre organisation collective et de la matrice idéologique qui nous gouverne depuis si longtemps. Qu’il le veuille ou non, Emmanuel Macron porte une responsabilité écrasante, devenant en quelque sorte l’incarnation absolue de ce déclin révélé. Et pour cause: jamais président naura concentré autant de pouvoir décisionnaire.

Du «quoi qu’il en coûte» à tous les choix fondamentaux, il a accumulé les décisions sous les lambris du Palais, découvrant peu à peu que toute la structuration de son idéologie ordo-libérale venait d’être balayée à l’épreuve de la crise. Il eut même cet éclair de lucidité: «Les Français ont réaffirmé leur volonté de prendre leur destin en main, de reprendre possession de leur existence, de leur nation.» Quelle traduction concrète a-t-il donnée, depuis, à ces mots? Aucune. Et où en sont ses engagements, singulièrement en faveur de lhôpital? Nulle part.

L’«après» tant annoncé, qui serait évidemment «différent» et plus jamais le même, a d’ores et déjà les contours de «lavant», sans doute en pire. Macron nest que le continuateur paroxystique dun cycle entamé bien plus tôt, consistant à ce que la France ne soit plus gouvernée au sens de la planification politique, mais comme une entreprise. Qui veut vraiment de ce «nouveau monde» macronien, sauf l’oligarchie de la caste supérieure, qui l’a installé dans la place?

Le pays ne tient que par le dévouement des personnels, des salariés de tous ordres, des premiers de corvée, de tous ceux qui chérissent le bien commun et le sens du collectif au bénéfice des plus faibles. C’est avec eux, et non contre eux, que le pays se reconstruira.

[EDITORIAL publié dans l'Humanité du 17 mars 2021.]

Publié par Jean-Emmanuel Ducoin 

 

Voir les commentaires

Le PCF franchit une nouvelle étape vers 2022

14 Mars 2021, 07:54am

Publié par PCF Villepinte

Le secrétaire national du PCF Fabien Roussel @- AFP - CHARLY TRIBALLEAU

L'Humanité secrétaire national du PCF Fabien Roussel @- AFP - CHARL Samedi 13 Mars 2021

Julia Hamlaoui

En vue de sa conférence nationale du mois d’avril, le conseil national du PCF a adopté ce samedi un projet de texte d’orientation pour les élections présidentielle et législatives. La direction de la formation s’est majoritairement prononcée en faveur d’une candidature communiste. Fabien Roussel a confirmé sa disponibilité.

Le PCF prépare activement sa conférence nationale du mois d’avril durant laquelle sa stratégie pour les élections présidentielle et législatives de 2022 sera débattue. Ce samedi, son Conseil national a adopté le texte qui servira de socle à ces échanges. Le document propose une candidature communiste pour la présidentielle et un «pacte dengagements» aux autres forces de gauche en vue des législatives.

Avec un objectif: «contribuer au surgissement du très grand mouvement populaire qui fait défaut au pays depuis tant d’années pour le débarrasser du pouvoir en place, battre la droite et l’extrême droite, créer les conditions du changement tant attendu par des millions d’hommes et de femmes».

«Nous avons une grande ambition pour le pays, nous entendons de toutes nos forces agir en faveur dune politique qui tire jusquau bout les leçons de la pandémie et qui semploie à conjurer la crise dévastatrice qui sannonce dès à présent», résume Christian Piquet, en charge de la commission de rédaction de ce texte.

«Le choix, en 2022, ne saurait se réduire au duo Macron-Le Pen, ni à la nécessité de consentir à des opérations de sommet bâclées, ne permettant pas de répondre aux exigences populaires. Ne nous laissons pas prendre au piège institutionnel qui réduit l’enjeu de la présidentielle à son second tour», invite le texte estimant que «le rôle du PCF est décisif» pour «créer les conditions dune alternative de gauche sappuyant sur le mouvement populaire».

Lançant un «appel» au «monde du travail et de la création, à la jeunesse, à toutes les femmes et à tous les hommes de gauche, à celles et ceux qui sont en colère ou qui attendent des réponses à leurs aspirations», il résume la vocation dune candidature communiste: à savoir «proposer une nouvelle offre politique, enclencher une véritable dynamique de changement à partir de l’élection présidentielle, favoriser ce faisant le rassemblement autour dune perspective de transformation de la société, construire les conditions d’une nouvelle majorité politique de gauche».

Face au piège du présidentialisme, cette candidature irait de pair, propose encore le texte, avec «un pacte dengagements législatifs communs pour une majorité de gauche à lAssemblée nationale» avec «toutes les forces qui sy montreront prêtes, en lien avec le mouvement populaire, et sur la base de mesures remettant en cause les logiques capitalistes». En clair: la candidature communiste, qui sajouterait à celle déjà déclarée de Jean-Luc Mélenchon (FI), à celle à venir d’EELV et à celle plus que probable du PS, ne fermerait pas la porte à un accord pour les élections législatives.

En parallèle, un appel interne à candidature en vue de la présidentielle a été lancé et, pour l’heure, trois prétendants se sont fait connaître: Emmanuel Dang Tran, Grégoire Munk, et Fabien Roussel, le secrétaire national du PCF.

Ce dernier a également fait part de sa proposition par courrier aux militants communistes. «Je suis prêt. Pas pour une candidature de témoignage. Pas pour faire de la figuration. Mais pour faire le score le plus important qui soit, créer une dynamique. Je suis prêt à m’engager parce que j’ai la conviction que notre pays, la gauche en a besoin, a besoin d’un projet et de propositions révolutionnaires, populaires, à la hauteur de la crise que nous vivons», a-t-il expliqué samedi.

«Je veux pouvoir présenter notre projet aux Français pendant la présidentielle et en même temps, dialoguer avec les autres forces politiques de gauche pour construire avec elles un pacte en vue des législatives car aucune force politique ne sera majoritaire toute seule à l’assemblée nationale», poursuit le député du nord qui estime également que «repousser notre choix au dernier trimestre, cest trop tard pour être en campagne, pour réussir à prendre toute notre place dans le débat, alors même que d’autres candidats seront déjà en campagne depuis des mois».

La décision de la direction du PCF ne va cependant pas sans débat. Tout en saluant un «climat fraternel» après les tensions provoquées par ces questions lors de la dernière présidentielle et du 38 econgrès, «il ny a pas dhomogénéité», a souligné la sénatrice Éliane Assassi qui coordonne avec Christian Picquet la commission en charge de la rédaction du texte d’orientation.

Deux propositions soumises au vote samedi n’ont pas été retenues mais pourraient refaire surface dans les prochaines semaines. La première, défendue notamment par le député André Chassaigne, l’économiste Frédéric Boccara ou la responsable à l’organisation régionale Evelyne Ternant, résout de ne concrétiser la démarche de rassemblement en vue des législatives qu’à l’issue de la présidentielle. La seconde présentée par le président du conseil national, Pierre Laurent, incluait une «clause de revoyure» aux choix opérés, dans l’éventualité où les «conditions politiques le permettent et le nécessitent».

Le document soumis au débat comprend d’ailleurs une «option alternative» sur la stratégie à adopter pour 2022. Celle-ci préconise «le choix dune démarche dalliance et de coalition, dans la clarté dun projet de rupture», dès «le premier tour de l’élection présidentielle, et indissociablement aux élections législatives». «Pour y parvenir, nous nous proposons dinterpeller et de rencontrer forces de gauche et acteurs du mouvement social pour construire une stratégie partagée» autour de «10 mesures majeures» et dune «majorité parlementaire respectueuse de la diversité de la gauche et du mouvement social». 

Puis «sur la base de cette démarche partagée, convenir du nom qui figurera sur le bulletin de vote à la présidentielle». Ses partisans arguent du risque de voir la gauche à nouveau éliminer du second tour et des rassemblements possibles lors dautres scrutins, notamment aux régionales. Minoritaire au sein de la direction communiste, cette option a recueilli 45 voix, contre 68 pour une candidature communiste (et 18 abstentions).

Les deux options s’inscrivent dans un texte qui brosse, outre le contexte politique tel que l’analysent les communistes, une série de «choix de transformations révolutionnaires pour sortir de la crise». Allant d’«un nouvel âge de la Sécurité sociale» à «une révolution du travail et de lemploi, avec en son cœur lidée de sécurité de lemploi et de la formation» en passant par «un nouveau mode de production et de consommation, liant transition écologique, réindustrialisation, nouvelles coopérations internationales», liste, parmi une dizaine de points clés, Christian Picquet.

«Ces objectifs vont de pair avec les moyens permettant de les arracher: la nécessaire prise de pouvoir sur le capital et une refondation de la démocratie, avec de nouveaux pouvoirs pour les citoyens et les salariés, dans la perspective dune VI e République», ajoute-t-il, y voyant «loriginalité de la démarche» communiste pour 2022.

Désormais, ce sont les militants qui ont la main localement. Le texte sera soumis à leur discussion en vue de la conférence nationale des 10 et 11 avril qui doit réunir 1000 délégués, par un système de réunions décentralisées en visio. «Cest loccasion de montrer que la démocratie est bien vivante, quelle peut et doit vivre», espère Fabien Roussel. Cette assemblée se prononcera à son tour mais les militants communistes auront le dernier mot lors d’un vote du 7 au 9 mai.

 

 

Voir les commentaires

Révélation. La fachosphère s'infiltre dans les bibliothèques

23 Février 2021, 08:30am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Mardi 23 Février 2021

Sophie Joubert

ENQUÊTE. La ville du Blanc-Mesnil, en Seine-Saint-Denis, annonce l’achat de 4 000 ouvrages référencés par l’association Alexandre et Aristote, créée par une proche d’Éric Zemmour et subventionnée par la mairie. Une intervention inquiétante dans la politique documentaire des médiathèques.

La photo de famille date du 29 janvier dernier : au centre, le maire ex-LR (1) du Blanc-Mesnil, Thierry Meignen, entouré de son directeur de cabinet, Vijay Monany, proche de l’extrême droite, de Sarah Knafo et Alexandre Galien, fondateurs d’Alexandre et Aristote. Devant des bibliothécaires médusés, se déroule à la médiathèque Édouard-Glissant une présentation de l’association à laquelle la mairie vient d’accorder une subvention de 20 000 euros.

Quelques jours plus tard, c’est au tour des enseignants du lycée technique Aristide-Briand de rencontrer les créateurs de ce nouvel outil de promotion de la lecture. L’idée est simple : « Dis-nous qui tu es, nous te dirons quoi lire ! » clame la page d’accueil du site d’Alexandre et Aristote, qui renvoie vers des sites marchands (Fnac, la Procure et Amazon, remplacé par Place des libraires).

Recherche orientée

En quelques clics, l’utilisateur doit répondre à un questionnaire sur ses habitudes de lecture (dans le métro, au café ou à la plage), et sur ses centres d’intérêt. Quatre rubriques sont proposées : « Renforcer ta culture politique », « Réussir ton concours et tes études », « Lire de belles histoires », « Te cultiver tout simplement ». Le tutoiement de rigueur s’adresse clairement aux jeunes, que l’association souhaite « guider dans (leur) parcours intellectuel ».

En poussant un peu plus loin la recherche, on se rend compte que l’algorithme, qui fonctionne avec une base de 8 000 ouvrages, a le cœur très à droite. À la rubrique « Culture de droite », en activant le filtre « Politique », on ne tombe pas sur les mémoires du général de Gaulle ou sur les livres de Raymond Aron mais sur ceux de Jean Raspail, Éric Zemmour, Eugénie Bastié et Henri Guaino.

Plus étonnant, en cliquant sur l’icône « Culture progressiste » (illustrée par un drapeau LGBT), le site nous oriente vers les mêmes ouvrages, auxquels s’ajoutent ceux d’Édouard Philippe et de Philippe Séguin. Le nom de Gustave Le Bon, auteur de la Psychologie des foules (dont s’est inspiré Mussolini), apparaît en bonne place dans plusieurs rubriques.

Aucune concertation avec les professionnels

Contactés par téléphone, Sarah Knafo et Alexandre Galien se défendent de privilégier les ouvrages de droite : « Nous avons établi cette liste à partir de nos bibliothèques respectives, nous avons le sentiment que c’est plutôt paritaire. » S’ils ont refusé de nous communiquer leur bibliographie, ils nous ont en revanche envoyé « quelques exemples » censés correspondre aux goûts supposés d’une journaliste de l’Humanité :   le Manifeste du Parti communiste, Sociologie du genre, une biographie d’Elsa Triolet et Lili Brik…

Voir les commentaires

L'Humanité

8 Février 2021, 08:16am

Publié par PCF Villepinte

 
 
 
Retrouvez ci-dessous une sélection d'articles parus ce jour sur l'Humanite.fr.
A lire, A découvrir.
La rédaction
 
 
Palestine. La justice internationale va enquêter sur les crimes de guerre d’Israël
 
La Cour pénale internationale s’est dite compétente, vendredi, pour instruire les affaires d’exactions commises dans les territoires occupés et pourra cibler la colonisation. La reconnaissance de la Palestine comme État non membre de l’ONU porte ses fruits.
 
Lire la suite
 
« La République s’est lepénisée » : entretien avec le sociologue Ugo Palheta
 
Auteur de « la Possibilité du fascisme », Ugo Palheta estime que, si les « sondages ont pour fonction d’encadrer le débat », le plafond de verre pour le Rassemblement national n’existe pas pour autant. Entretien.
 
Lire la suite
 
Science appliquée à la santé : quelles politiques de recherche pour prévenir d’autres pandémies ?
 
La crise du Covid-19, dont le raté du vaccin en est l’exemple effarant, met en lumière les difficultés du système de recherche français. Que faut-il revoir ?
 
Lire la suite
 
Théâtre. À Mayotte, même les enfants n’ont plus d’espoir
 
Adapté par Alexandre Zeff, Tropique de la violence, roman de Nathacha Appanah, brosse avec rage et passion le portrait d’une jeunesse perdue.

Voir les commentaires

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 > >>