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politique

Allocution de Macron : Un président-candidat au service du capital

14 Juillet 2021, 06:27am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 13/07/2021 par PCF

L’allocution du président de la République, ce 12 juillet, n’a pas été à la hauteur de la crise politique, sanitaire et économique que vit la France.

Pour le Parti communiste français, la vaccination doit devenir une grande cause nationale et mondiale car elle est la meilleure protection contre l’épidémie. Elle doit être accompagnée d'une politique ambitieuse de prévention et d'un investissement massif dans la recherche publique pour développer, en plus des vaccins, des traitements efficaces contre le Covid-19.

On ne peut combattre un tel virus à l’échelle d’un seul pays. Alors qu’une faible proportion de la population mondiale a jusqu’alors bénéficié de la barrière des vaccins et que les promesses du G7 en direction des pays les plus pauvres n’ont pas été suivies d’effets, il y a plus que jamais urgence à lever les brevets et à investir massivement dans la production de vaccins pour l’ensemble des peuples. Le chef de l’État l’a confirmé hier soir. Le gouvernement français se refuse toujours à imposer cette solution aux grands laboratoires pharmaceutiques. Il est également décisif d'apporter une aide immédiate aux pays les plus touchés, notamment ceux du Sud, par des moyens financiers, en matériel médical, médicaments et protections, et d'agir pour développer les capacités de production partout dans le monde.

 

Dans notre pays, les constats formulés par le chef de l’État résonnent comme l’impitoyable aveu de l’échec des politiques sanitaires mises en œuvre par le gouvernement.

Si trop peu de nos concitoyennes et concitoyens sont aujourd’hui protégés, c’est d’abord du fait d’une gestion libérale de la pandémie et du choix de déléguer une partie de cette gestion à des cabinets privés qui n'agissent en rien pour l’intérêt général, ainsi qu’à des opérateurs privés pour les prises de rendez-vous. La suspicion d’une partie du pays envers la parole publique a en outre été aggravée par les incohérences de l’action gouvernementale et son absence de transparence, comme par les défaillances de l’État pour répondre aux besoins de l’hôpital ou des soignants qui réclament une juste reconnaissance et des moyens supplémentaires leur permettant de mener au mieux leurs missions. Le Ségur de la santé n'est pas à la hauteur de leurs besoins et de leurs attentes.

 

Le pays a besoin d’une politique nationale de santé publique d’un tout autre niveau pour combattre efficacement l'épidémie et convaincre largement nos compatriotes. Elle implique de développer la Sécurité sociale, de renforcer l'hôpital public et les Ehpad, de créer des centaines de milliers d'emplois et de développer la formation, de mettre en place un pôle public du médicament et de développer des centres de santé. Si les personnels soignants, ainsi que les agents du service public en contact avec les usagers, doivent être incités à se faire vacciner, une stratégie publique offensive, élaborée démocratiquement à tous les niveaux et placée sous le contrôle du Parlement, doit permettre d’aller à la rencontre de toutes celles et ceux qui n’ont pas encore eu l’occasion de recevoir un vaccin. Si l’on veut réellement améliorer la couverture vaccinale du pays, aucun territoire, aucune catégorie sociale, à commencer par les plus fragiles, ne doit être abandonné. Et si un pass sanitaire peut se révéler nécessaire pour endiguer la nouvelle vague épidémique qui s’annonce, une telle mesure ne peut être que transitoire, sous peine d’accroître les fractures dont souffre déjà notre société.

 

L’essentiel de son allocution, Emmanuel Macron l’a consacrée à son autopromotion et aux axes de sa future campagne présidentielle.

Alors que la profondeur des difficultés économiques que connaissent nos concitoyennes et concitoyens, comme l’aggravation constante des inégalités, appellent une politique d’urgence sociale, il choisit de remettre à l’ordre du jour les contre-réformes néolibérales qu’il n’a pu encore faire aboutir du fait du contexte sanitaire et du rejet massif qu'elles suscitent.

Avec l’annonce de l’entrée en vigueur prochaine des nouvelles conditions d’indemnisation des sans-emploi, la volonté réaffirmée de faire travailler plus longtemps les salarié.e.s par le recul de l’âge du départ à la retraite, la relance du démantèlement de la protection sociale et de l'ensemble des missions protectrices de l’État, c’est une politique de casse sociale aggravée qu’il entend imposer au pays.

 

C’est aux hommes et aux femmes qui ne vivent que de leur travail que ce Président des ultra-riches veut faire payer la crise. Tanpis si le chômage, la pauvreté et la précarité progressent pour l'immense majorité des Françaises et des Français pendant que la fortune des plus riches familles de France atteint 1000 milliards d’euros. Tanpis si les délocalisations se sont poursuivies à un rythme soutenu, déchirant sans cesse davantage le tissu industriel de la France.

Il faut mettre en échec ce projet. Notre pays a un besoin impératif d’une politique de gauche qui s’attaque à la domination et aux privilèges insolents du capital, afin de répondre à l’immensité des besoins populaires.

 

L'heure est à une politique qui permette à tous les secteurs de s'organiser, à des embauches massives dans les services publics, à commencer par la santé et l'éducation, au soutien à la culture. L'heure est à une autre utilisation de l'argent, à une sécurisation de l'emploi et de la formation de chaque salarié.e, à une aide à la hauteur des besoins des TPE-PME au lieu de déverser des centaines de milliards d'euros à des groupes supprimant des activités et des emplois, à un nouveau mode de développement social et écologique, à une nouvelle industrialisation, à des mesures d'ampleur contre la pauvreté et la précarité.

 

C’est ce à quoi le Parti communiste français, avec son candidat à l'élection présidentielle Fabien Roussel, entend s’attacher.

 

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500 plus grandes fortunes de France : « Ils pillent notre argent en pleine pandémie, prenons le pouvoir au capital ! »

10 Juillet 2021, 16:16pm

Publié par PCF Villepinte

Les 500 familles les plus riches de France explosent une fois de plus leur record : elles détiennent désormais un patrimoine total de 1000 milliards d'euros et ont vu leur fortune augmenter de 30% par rapport à l’année dernière, en pleine période de pandémie !

Eux ne risquent pas de subir la pauvreté, le chômage, la précarité. Ils sont « covid résistants ».

Le nombre de milliardaires français passe de 95 à 109. Pendant la même période, le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté passerait de 9 à 11 millions avec des APL en baisse, des factures de gaz, d’électricité, de mutuelle, d’essence en hausse, des salaires et des pensions gelés et un SMIC bloqué à 1234 euros net.

La politique du Président des riches produit ses effets. Son bilan est inégalé pour les plus riches, pour la finance et le capital : la fortune des 500 familles plus riches est passée de 570 milliards en 2017, année de son élection, à 1000 milliards aujourd’hui. La fortune des 500 familles les plus riches a donc quasi doublé !

En 4 ans, le Président des riches a rempli sa mission : les premiers de cordée ont atteint les sommets mais les français sont restés en bas car les riches ont coupé la corde ! L’emploi, le pouvoir d’achat et les salaires ont été sacrifiés sur l’autel de la rentabilité. C’est le fruit de toutes les baisses d’impôts sur les grandes fortunes, sur le capital, sur les dividendes, sur les plus-values. C’est aussi le fruit d’un grand laxisme en matière de lutte contre l’évasion fiscale.

Pire, ces familles les plus riches sont propriétaires d’entreprises, de multinationales qui bénéficient de toutes les aides publiques telles que le CICE, la baisse des impôts de productions, le Crédit Impôt Recherche, les exonérations de cotisations sociales... 140 milliards d’euros d’aides publiques versées en 2019 aux entreprises sans aucune condition, sans rien demander en échange, dont les deux tiers bénéficient en priorité aux plus grandes d’entre-elles !

En 2022, nous voulons passer un pacte avec les Françaises et les Français, avec le monde du travail, pour prendre le pouvoir à ces 500 familles, au capital. Oui, nous disons qu’il est possible de relever le défi des jours Heureux, d’éradiquer la pauvreté et le chômage, de retrouver des services publics et une industrie au service de l’emploi et du climat. Cela implique de changer l'utilisation de l'argent dans le pays et de créer de nouveaux droits d'intervention des salariés.e.s.

Fabien Roussel, député du Nord, secrétaire national du PCF,

 

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Lancement de la caravane des jours heureux

9 Juillet 2021, 08:17am

Publié par PCF Villepinte

Mardi 6 juillet la caravane des jours heureux a été inauguré en présence de Fabien Roussel, plage de l'Estaque à Marseille. En présence de Jérémy Bacchi sénateur et secrétaire fédérale des Bouches-du-Rhône et d'Olivier Marchais.

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🔴 Le défi des jours heureux

22 Mai 2021, 08:36am

Publié par PCF Villepinte

Je suis enthousiaste.

Enthousiaste d’avoir été désigné pour mener la bataille des élections présidentielles et législatives de 2022 afin d’écrire une nouvelle page de notre histoire commune et de construire, ensemble, une perspective pour la France, celle des Jours Heureux.

Depuis plus d’un an, nous sommes confrontés à une terrible épreuve. Il y a celles et ceux qui y font face en donnant le meilleur d’eux-mêmes. Et il y a ceux qui en profitent, en tirent profit… Le capitalisme a démontré une nouvelle fois son incapacité à apporter des réponses à la hauteur des enjeux humains.

Il y a de quoi être frappés de stupéfaction devant les milliards accumulés par une poignée d’ultra-riches et d’actionnaires pendant que, par notre travail quotidien et notre solidarité, c’est nous qui faisions tenir le pays debout.

La France est un pays riche. Elle tient sa richesse du monde du travail et de la création. Le temps est venu. Une nouvelle époque se dessine. Il est temps d’abolir les privilèges de quelques-uns en faisant de l’égalité, du respect de l’Humain et de la planète notre but commun.

Ensemble scellons un pacte national. Nous avons un an pour bâtir, un projet pour la France. Un pacte pour affronter la finance et s’attaquer à l’évasion fiscale, un pacte pour en finir avec le chômage en sécurisant les parcours professionnels, en produisant en France par la relance de filières industrielles, un pacte pour le pouvoir d’achat et les services publics, un pacte pour la jeunesse et l’éducation.

Un pacte pour l’avenir, un pacte pour la France.

En avril 2022, nous reprendrons notre avenir en main. Soyez assurées et assurés que j’y mettrai toute ma force, mon énergie et ma fraternité.

Dès aujourd’hui, rejoignez-nous, pour relever, ensemble, le défi des Jours heureux.

 

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Pour un 1er mai de lutte et d'espoir

24 Avril 2021, 07:14am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 23/04/2021 par PCF

Voilà plus d’un an que nous sommes confronté.es à une crise sanitaire et sociale sans précédent. Soignant.es, enseignant.es, étudiant.es, les travailleur.ses sont à bout, asphyxié.e.s par le virus de la pandémie autant que par le virus libéral.

Pour le 1er mai, jour de lutte pour les droits de travailleur.ses, nous leur disons : nous sommes à vos côtés, nous nous battons tous les jours pour permettre à notre pays de reprendre la main sur nos moyens de production et nos outils de travail.

Le gouvernement Macron détricote jour après jour les conquis sociaux nés de la Seconde guerre mondiale et du programme des Jours Heureux. Grâce aux mobilisations sociales, nous avons réussi à le faire reculer sur la réforme des retraites, mais la lutte doit se poursuivre contre la réforme de l’assurance chômage, contre la privatisation de la production d’énergie en France et contre tous les projets de délocalisations prévus par les grandes multinationales.

La crise sanitaire ne doit pas être un prétexte pour sacrifier les travailleur.ses sur l’autel de la dette. Ce sont ces hommes et ces femmes qui étaient en première ligne pour que le pays continue à vivre, c’est maintenant au gouvernement de faire en sorte que chacune et chacun puisse vivre, se former, travailler, libres, heureux.ses et épanoui.es !

 « Nous voulons une France et une Europe libérée des dominations et des exigences d’une classe minoritaire, nous voulons une France solidaire, faite d’égalité réelle entre toutes et tous, de libertés reconquises, de fraternité humaine.

 Et toutes les forces de gauche ont un incroyable défi à relever : celui de reconquérir les cœurs et les têtes d’une majorité de françaises et de français autour d’un projet qui sorte notre pays du capitalisme, de l’exploitation des hommes, des femmes comme des ressources naturelles, qui bâtisse le programme des Jours Heureux du 21ème siècle ! » 

 Le PCF propose :

Contre la logique de profit à tout prix, nous proposons de conclure un pacte pour la France. Un pacte pour sortir la santé des logiques marchandes et des grands laboratoires. Un pacte pour nous libérer de la finance et pour créer des emplois. Un pacte pour une hausse générale des salaires et un SMIC à 1500€.C’est ensemble que nous ferons du vaccin contre le Covid un bien commun. C’est ensemble que nous construirons un nouveau modèle économique qui redonne du sens au travail et qui porte en son cœur l’émancipation de chacun et chacune.

 Le 1er mai, rejoignez les cortèges de salarié.e.s dans toute la France !

 

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Réunion de la gauche : Jadot et les socialistes tentent une OPA sur l’union

18 Avril 2021, 05:52am

Publié par PCF Villepinte

Samedi 17 Avril 2021

Cyprien Caddeo Emilio Meslet

Vingt-et-un participants représentant l’essentiel des forces de gauche se sont réunis ce samedi. Un accord de «respect mutuel» a été conclu, tout comme la nécessité de poursuivre le dialogue. Mais la connivence entre l’eurodéputé EELV et le PS ainsi que l’empressement d’Olivier Faure à annoncer une candidature commune, ont brouillé le message.

Une image vaut parfois bien des déclarations. La «photo de famille» censée marquer le coup de la première réunion de la gauche pour 2022 donne en partie à voir ce qui en est sorti, après plus de trois heures d’échanges. Pour cause, elle est incomplète: linsoumis Eric Coquerel et le communiste Ian Brossat ny apparaissent pas. Et une partie de ceux qui y figurent doivent être heureux de porter le masque pour ne pas avoir à afficher de sourire de façade.

Il y a au moins un heureux sur le cliché. Dos au canal de l’Ourcq, près de l’hôtel du XIXème arrondissement où s’est déroulé l’événement politique du week-end, l’eurodéputé et candidat EELV Yannick Jadot prend la pose plein centre, au premier plan, flanqué du premier secrétaire du PS Olivier Faure et de la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo. C’est bien le Vert qui s’est affiché en grand chef d’orchestre du rassemblement de la gauche et des écologistes. Dès 9 heures 30, il accueillait ses «invités» sur le perron, tel un chef d’État aux manettes dun sommet international. Le rassemblement, oui, mais de la grande famille sociale-démocrate.

Si l’idée d’union a progressé, c’est d’abord et surtout entre l’eurodéputé, suivi par une partie du Pôle écologiste, et les socialistes et leurs alliés, que l’avancée est majeure. La composition de cette «table ronde» de la gauche en était déjà le signe: les communistes et les insoumis navaient quun seul représentant...

 

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États-unis. Le néolibéralisme n’est plus prophète en son pays

12 Avril 2021, 06:39am

Publié par PCF Villepinte

Lundi 12 Avril 2021

L'Humanité Christophe Deroubaix

Dans un contexte d’explosion des inégalités et de poussée de la gauche, l’administration Biden veut lancer un plan d’investissements publics et augmenter la fiscalité des multinationales et des plus riches.

« Je veux changer le paradigme.» Le 25 mars, lors de sa première conférence de presse, Joe Biden a répété cette phrase à trois reprises. Sans donner beaucoup de substance à cette ambition, si ce n’est: «Je veux faire avancer les choses.»

 Des «choses» avaient déjà avancé dans limmense plan de sauvetage de 1 900 milliards de dollars (1 600 milliards deuros) adopté ce même mois par le Congrès, avec des mesures daide aux familles et aux chômeurs.

Mais, quelques jours plus tard, cest un plan dune autre nature que dévoilait le 46e président des États-Unis: il ne sagit plus, ici, de relancer l’économie par la consommation, mais dinvestir durablement dans les infrastructures, avec 2000 milliards dans une première phase (potentiellement autant dans une seconde), étalée sur huit ans, avec un financement partiel par l’augmentation de l’impôt sur les sociétés de 21 à 28 %.

Enfin, Janet Yellen, la ministre de l’Économie et des Finances, annonce, début avril, que Washington propose au G20 d’instaurer un impôt minimum mondial sur les multinationales...

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Élection présidentielle. Le PCF fait un nouveau pas vers une candidature

12 Avril 2021, 06:30am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Lundi 12 Avril 2021

Julia Hamlaoui

Lors d’une conférence nationale ce week-end, les communistes se sont prononcés à 66,41 % pour proposer leur propre candidat dans la course à l’Élysée. 73,57 % des délégués ont choisi Fabien Roussel pour tenir ce rôle.

Sous le dôme blanc de la coupole Niemeyer, place du Colonel-Fabien à Paris, le siège du PCF mille délégués communistes se sont retrouvés via un système de visio­conférence, restrictions sanitaires obligent.

Une petite prouesse technique pour débattre de leur stratégie pour 2022. Et c’est le choix d’une candidature autonome du PCF à la présidentielle, assortie d’un «pacte dengagements communs» pour les législatives, qui la emporté à une large majorité de 66,41 %, samedi, lors de cette conférence nationale.

73,57 % des délégués ont également désigné leur secrétaire national, Fabien Roussel, comme candidat. «La situation est grave et elle nécessite d’ouvrir un espoir.

L’espoir de sortir notre pays de cette crise, l’espoir de changer de politique, l’espoir pour les Français d’être enfin protégés contre cette pandémie, mais aussi contre le chômage, contre la précarité et la pauvreté !» a lancé le député du Nord, dimanche, fustigeant un Emmanuel Macron qui «prépare déjà de nouveaux sacrifices, au nom de la dette quil faudra rembourser “à tout prix” ».

Opération reconquête

La veille, tout au long de la journée, comme dans la matinée de dimanche, les échanges militants ont porté sur la stratégie à mettre en œuvre pour y parvenir. «Nous sommes tous daccord sur lobjectif final: empêcher le duel Macron-Le Pen dont personne ne veut, mais surtout empêcher que la finance conserve les pleins pouvoirs dans notre pays», a résumé Fabien Roussel

 

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Présidentielle : Fabien Roussel, le communiste qui ose dire «non» à Jean-Luc Mélenchon.

22 Mars 2021, 09:27am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 21/03/2021 par PCF

Présidentielle : Fabien Roussel, le communiste qui ose dire «non» à Jean-Luc Mélenchon (Fabien Roussel dans le Figaro)

Le secrétaire national du PCF souhaite que son parti présente une candidature autonome en 2022 et non un ralliement au leader insoumis comme en 2012 et 2017. Il rêve de créer la surprise.

 

https://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/presidentielle-fabien-roussel-le-communiste-qui-ose-dire-non-a-jean-luc-melenchon-20210319?utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1616227619

«Je suis persuadé qu'il y a un espace», confie Fabien Roussel. Depuis son bureau qui domine la place du Colonel-Fabien, le secrétaire national du PCF rêve de se lancer dans la course à l'Élysée. Il en avait d'ailleurs fait son engagement de campagne lors de son élection à la tête du parti en 2018. Avec lui, les communistes auraient une candidature autonome à la présidentielle de 2022. Fini donc les ralliements derrière Jean-Luc Mélenchon comme en 2012 et 2017. «PCF is back!», répétait-il. Son ambition se concrétise. La stratégie a été approuvée par le Conseil national du parti dimanche dernier. Elle doit encore être entérinée par les militants, appelés à se prononcer entre le 7 et le 9 mai. S'il est bien désigné, Fabien Roussel promet : «J'irai jusqu'au bout. Jusqu'au bout», répète-t-il, appuyant bien sur toutes les syllabes.

 

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Macron et le déclassement français

21 Mars 2021, 10:21am

Publié par PCF Villepinte

Emmanuel Macron porte une responsabilité écrasante, devenant en quelque sorte l’incarnation absolue de ce déclin tricolore révélé.

La crise… et toutes les crises. Un an tout juste après le premier confinement, nous avons beaucoup appris de notre pays, de ses capacités collectives comme de ses défaillances égoïstes mues par les lois du «marché» en tant que «modèle de société». Nous avons surtout compris que la gestion de la pandémie avait révélé de si lourdes failles et faiblesses que la nation, en mode accéléré, a donné l’impression de tomber de son piédestal, nous renvoyant de manière brutale un sentiment de désillusion. Une certaine idée du déclin, sinon de déclassement.

Pénuries de moyens et de matériels, hôpitaux et écoles sous tension, absence d’un vaccin développé par notre recherche, industries laminées, décisions confuses ou aléatoires conditionnées par une absence de souveraineté sanitaire et économique, etc. La liste est longue, qui renvoie la sixième puissance mondiale à un rôle de seconde zone, simple sous-traitant de la Chine, de l’Asie, des États-Unis et de tant d’autres pays plus innovants. La France, terre de Hugo et de Pasteur, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, est-elle encore maîtresse de son destin?

Chaque citoyen français, plus ou moins confusément, a désormais pris conscience de l’extrême vulnérabilité de notre organisation collective et de la matrice idéologique qui nous gouverne depuis si longtemps. Qu’il le veuille ou non, Emmanuel Macron porte une responsabilité écrasante, devenant en quelque sorte l’incarnation absolue de ce déclin révélé. Et pour cause: jamais président naura concentré autant de pouvoir décisionnaire.

Du «quoi qu’il en coûte» à tous les choix fondamentaux, il a accumulé les décisions sous les lambris du Palais, découvrant peu à peu que toute la structuration de son idéologie ordo-libérale venait d’être balayée à l’épreuve de la crise. Il eut même cet éclair de lucidité: «Les Français ont réaffirmé leur volonté de prendre leur destin en main, de reprendre possession de leur existence, de leur nation.» Quelle traduction concrète a-t-il donnée, depuis, à ces mots? Aucune. Et où en sont ses engagements, singulièrement en faveur de lhôpital? Nulle part.

L’«après» tant annoncé, qui serait évidemment «différent» et plus jamais le même, a d’ores et déjà les contours de «lavant», sans doute en pire. Macron nest que le continuateur paroxystique dun cycle entamé bien plus tôt, consistant à ce que la France ne soit plus gouvernée au sens de la planification politique, mais comme une entreprise. Qui veut vraiment de ce «nouveau monde» macronien, sauf l’oligarchie de la caste supérieure, qui l’a installé dans la place?

Le pays ne tient que par le dévouement des personnels, des salariés de tous ordres, des premiers de corvée, de tous ceux qui chérissent le bien commun et le sens du collectif au bénéfice des plus faibles. C’est avec eux, et non contre eux, que le pays se reconstruira.

[EDITORIAL publié dans l'Humanité du 17 mars 2021.]

Publié par Jean-Emmanuel Ducoin 

 

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