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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Droits de douane UE - USA

31 Juillet 2025, 08:47am

Publié par PCF Villepinte

Des droits de douane multipliés par neuf pour atteindre 15%, une obligation d’achat de 750 milliards de dollars d’hydrocarbures ultra-polluants et d’armements US, 600 milliards d’investissements outre-Atlantique qui n’auront donc pas lieu en Europe, un vague espoir de réouverture du marché US de l’acier à condition que l’UE aide les États-Unis à y affronter les pays émergents, des clauses géostratégiques inconnues dont on ne doute pas qu’elles visent à enrôler encore plus les États européens derrière les entreprises belliqueuses de l’impérialisme étasunien...

Le prétendu "accord" entre Ursula Von der Leyen et Donald Trump est d’une violence rare et constitue une véritable déclaration de guerre contre les peuples européens, contre la paix, contre l’environnement. Nous devons résister et bâtir un large front des nations et des peuples pour empêcher sa mise en œuvre, pour bloquer Trump une bonne fois pour toute. Que les peuples reprennent la main !

En effet, la présidente de la Commission européenne offre une victoire politique à Donald Trump et un encouragement à tous les nationalistes, apprentis fascistes qui, de ce côté de l’Atlantique, rêvent de l’imiter. Le Premier ministre François Bayrou et son ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau peuvent verser des larmes de crocodile, ils portent la responsabilité de cette déroute en ayant soutenu Ursula von der Leyen à la tête de la Commission et accompagné les fermetures en France d'entreprises stratégiques. De même, le grand patronat français, Bernard Arnault en tête, tout comme l’extrême droite soutiennent cette politique et sont prêts à toutes les compromissions avec le nationaliste Trump.

Unissons-nous dans notre diversité ! C'est essentiel pour empêcher que les travailleurs, notre industrie, nos PME, notre agriculture et tous les activités qui y sont liées soient les premiers à pâtir de ces mesures. A part une minorité de financiers, c’est toute la société qui sera impactée.

Refusons des mesures dévastatrices pour le coût de la vie, l'emploi et le climat.

De telles mesures pourraient conduire tout droit l'Europe à la récession, augmenteraient le coût de la vie pour les salariés européens, amplifieraient "le chacun pour soi" entre Etats membres de l'UE et seraient dévastatrices pour l'emploi, pour la paix et le climat !

Elles renforceraient les orientations stratégiques des grands groupes pour soutenir les profits contre les salaires et l'emploi et viendraient justifier de nouveaux plans de licenciements, fermetures de sites et délocalisations. De nombreuses PME, des exploitations agricoles seront mises en difficulté par la baisse d’activité, le coût élevé de l’énergie et la baisse des investissements en France.

Beaucoup de secteurs seront aussi lourdement taxés, telle la métallurgie.

Surtout la guerre énergétique que nous mène Trump pèsera sur notre économie. Le coût de l’électricité et du gaz restera élevé pour les ménages comme pour les entreprises. L'achat de 250 milliards par an d'énergie aux Etats-Unis conduira aussi à un immense recul écologique conduisant à l'abandon des objectifs français et européens de réduction de l'utilisation des énergies fossiles, gaz et pétrole. De plus, la production américaine de gaz de schiste émet beaucoup plus de CO2 que l'utilisation du gaz conventionnel !

Avec un tel accord, le solde de la balance commerciale française va encore plonger !

L’impérialisme américain n’a pour autre objectif que de liquider l’économie européenne !

Il sera impossible de redresser les comptes de la nation avec un tel accord ! Idem en Allemagne et dans tant d’autres pays.

Enfin, ces mesures renforcent la dépendance technologique et militaire, voire la soumission, des Etats du continent pour un plat de lentilles, les profits de quelques multinationales apatrides.

Il est temps de résister et de siffler la fin de la récréation !

Pour le PCF, l'échange entre la Présidente de la Commission européenne et le Président des Etats-Unis ne peut constituer un "accord" dont Madame Von der Leyen n'a pas le pouvoir !

Nous refusons ce déni démocratique aux conséquences gravissimes pour les peuples, pour les travailleurs et travailleuses de part et d'autre de l'Atlantique qui paieraient ainsi très cher ces mesures si elles se concrétisaient.

La France, par la voix de son président, doit exiger la tenue d’un conseil européen exceptionnel. De même, la France et ses parlementaires européens comme nationaux doivent appeler à convoquer les parlements au plus vite. Chaque nation de l’UE, comme pour la ratification d’un traité, a le pouvoir de dire NON !

C’est maintenant qu’il faut agir contre cette politique américaine qui s’en prend à tous les continents. D’autres pays résistent tels le Brésil, le Mexique ou la Chine. La France doit aussi s’engager et résister en refusant cet accord.

Nous appelons à un large mouvement de résistance des nations et des peuples de tous les continents face à l’impérialisme américain.

En France, n’ayons pas peur de redonner la parole au peuple et à s’appuyer sur sa légitimité pour refuser un tel accord.

L'heure est à reprendre la main sur nos choix, sur notre politique pour ne pas laisser la Commission européenne décider à notre place.

Travaillons aussi à unir les pays de l’Union européenne qui vont souffrir d’un tel accord.

Entre l’UE et le Sud global, il est temps d’engager le dialogue et de résister ensemble à l’administration Trump et ses alliés nationalistes !

Il faut siffler la fin de la recréation.

Ne rien faire, c’est laisser faire.

Alors agissons, ensemble, dans la diversité de nos opinions. L’avenir de la France, de notre République est en danger.

Construisons l’arc de la résistance le plus large et le plus populaire possible.

Paris, le 31 juillet 2025

Parti communiste français.


Retrouvez les 5 propositions et les 3 négociations internationales portées par le PCF dans sa déclaration du 17 mai dernier.

 

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PALESTINE

31 Juillet 2025, 08:27am

Publié par PCF Villepinte

État de Palestine :
lettre au Président de la République (Fabien
Roussel - Olivier Faure - Marine Tondelier)

Paris, le 27 juillet 2025

Monsieur le Président,

Vous vous êtes engagé le 24 juillet à reconnaître l’État de Palestine lors de la prochaine réunion de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre prochain.

Il s’agit d’un pas en avant important pour notre pays, dans l’application du droit international, 37 ans après la proclamation de l’État de Palestine par Yasser Arafat, et 32 ans après les accords d’Oslo au terme desquels l’Organisation de libération de la Palestine avait reconnu l’État d’Israël.

Nos forces politiques portent elles-mêmes cette exigence. Cette décision doit toutefois n’être qu'une première étape.

Nous vous appelons solennellement, Monsieur le Président de la République, à aller jusqu’au bout de la démarche que vous avez annoncée. C’est ce qu’attendent nos compatriotes, toujours plus nombreux à vouloir que s’arrête le bain de sang au Proche-Orient. C’est aussi ce qu’attendent les peuples du monde du pays qui, le premier, a proclamé l’universalité des droits humains.

Dans un appel rendu public le 23 juillet, une centaine d’ONG, soulignent qu’une grande partie de la population de Gaza est à court terme menacée dans son existence par une famine de masse, du fait de la politique de blocus du gouvernement israélien. Gaza meurt de faim. De plus, la Knesset a appelé à annexer la Cisjordanie, en violation du droit international et des résolutions de l’ONU.

Aujourd’hui, après des bombardements qui ont fait d’innombrables victimes civiles, ce sont des milliers de Palestiniens qui sont menacés d’une mort certaine par une famine cyniquement organisée, et c’est tout un peuple que l’on cherche à expulser des territoires où il vit.

L’extrême gravité de la situation pour le peuple palestinien rend nécessaire une action concrète et immédiate face à la politique délibérée du gouvernement de Benjamin Netanyahou, qui entend rendre impossible la solution à deux Etats, ce qui plonge l’ensemble de la région du Proche et du Moyen Orient dans le chaos. L'urgence est aussi à la libération des otages israéliens encore détenus à Gaza.

Nous vous demandons d’agir dès à présent pour que l’État de Palestine, désormais reconnu par notre pays en sa qualité de membre permanent du Conseil de sécurité, dispose de tous les droits reconnus aux États membres de l’ONU, et pour qu’il dispose d’une capacité juridique internationale et d’une protection juridique internationale.

La conférence interministérielle sur la mise en œuvre de la solution à deux États, les 28 et 29 juillet prochains à New York, avec l’Arabie Saoudite, doit permettre d’aller dans ce sens.

Pour arrêter l’entreprise de massacres de masse et d’épuration ethnique en cours à Gaza, nous vous demandons de concrétiser votre annonce pour répondre aux deux urgences du moment.

La France doit en premier lieu œuvrer pour qu'une aide humanitaire massive soit apportée à la population gazaouie martyrisée. Et elle doit porter, auprès de ses partenaires, l’exigence de sanctions contre le gouvernement israélien, en particulier la suspension de l’accord d’association entre l’Union Européenne et l’Etat d’Israël tant que le droit international n’est pas respecté. Sur ces deux urgences, il lui revient de prendre la tête d’une coalition d’États prêts à agir immédiatement en ce sens.

Ne laissez pas les mains libres à l’actuel gouvernement israélien pour enterrer définitivement l’espoir d’une paix juste et durable entre les peuples israélien et palestinien, dans des États aux frontières sûres et reconnues. Et ce, au moment où des dizaines de milliers de citoyens d’Israël se dressent contre les entreprises criminelles de leur gouvernement.

Monsieur le Président, prolongez votre déclaration du 24 juillet, et agissez avant qu’il ne soit trop tard !

En vous remerciant de l’attention que vous voudrez bien accorder à ces demandes, soyez assurés de notre haute considération.

Olivier Faure 
Premier Secrétaire du Parti socialiste

Fabien Roussel
Secrétaire national du PCF

Marine Tondelier
Secrétaire nationale Les Ecologistes

 

 

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EXCLUSIF :

29 Juillet 2025, 06:48am

Publié par PCF Villepinte

« Je suis resté debout », Georges Ibrahim Abdallah se confie après sa libération

Georges Ibrahim Abdallah a accordé un entretien exclusif à l’Humanité, dans son village de Kobayat, qu’il vient de retrouver. Il revient sur ces quarante ans de prison en France et réaffirme son engagement de militant révolutionnaire en faveur de la Palestine.

Kobayat (Liban), envoyé spécial.

Georges Ibrahim Abdallah a un sourire éclatant. À 74 ans, il est fatigué, mais heureux d’avoir enfin retrouvé sa famille et son pays après plus de quarante ans passés dans une prison française. L’homme est debout politiquement. Il n’a pas été brisé. Il nous a reçus en exclusivité.

Georges Ibrahim Abdallah, vous êtes enfin libre après quarante ans d’emprisonnement en France. Comment vous sentez-vous ?

Je suis submergé par toute cette chaleur humaine et cette chaleur de lutte qui m’entourent en ce moment. La situation au Liban m’apparaît moins mauvaise, si l’on peut dire, que ce que je pensais. J’ai immédiatement senti une force vive du pays, qui n’a pas disparu.

Elle laisse espérer une continuation de la lutte et de la résistance. Surtout, je crois que la « somalisation » ou la « balkanisation » du Liban est écartée.

Qu’avez-vous ressenti à votre arrivée ici, au Liban, dans votre famille ?

Il est difficile de décrire mon émotion. J’ai été agréablement surpris. Les différentes forces politiques libanaises étaient présentes. Mais, surtout, il y a eu des scènes incroyables. Des hommes, des femmes, et des jeunes que je n’ai jamais vus sont entrés dans l’avion pour m’embrasser. J’ai immédiatement retrouvé le Liban.

Ça m’a fait vraiment chaud au cœur. Quand je suis sorti de l’avion, l’accueil a été stupéfiant : le commandant en chef des forces de sécurité m’a pris dans ses bras, des policiers m’ont aidé à descendre l’escalier. Ils ont tout fait pour me protéger au cas où quelqu’un se serait infiltré dans la foule. L’ambiance était indescriptible. C’est une scène inoubliable pour le militant que je suis.

Comment avez-vous vécu ces quatre décennies passées en prison ?

Durant toutes ces années, je me suis inscrit dans la dynamique des luttes qui se déroulaient à l’extérieur. J’ai eu la chance d’être en relation avec des hommes et des femmes solidaires de ma situation, qui se sont battus pour que je sorte de prison. Ils sont parvenus à inscrire ce combat dans celui de la libération de la Palestine et contre le génocide à Gaza.

C’est grâce à cela que je peux m’exprimer en tant que militant et pas seulement en tant que prisonnier. Autrement dit, je suis un militant qui lutte dans une condition particulière, celle de l’enfermement. J’étais donc le même homme, mais dans un environnement différent. Aujourd’hui, ces conditions ont encore changé puisque je ne suis plus en prison.

Je suis un militant depuis ma prime jeunesse. Il y a un continuum existentiel qui a commencé à l’adolescence et s’est poursuivi jusqu’à aujourd’hui. On trouve beaucoup de militants. Certains sont en vie, d’autres sont morts. Mais ils m’habitent. L’ensemble de ces camarades sont des nuances d’un tableau, en quelque sorte, de mon berceau familial jusqu’à maintenant. Ce continuum est une dynamique qui me permet de m’inscrire, après la prison, dans la lutte, avec la même ferveur qu’auparavant. C’est là que s’est construit ce rapport avec les hommes et les femmes qui constituent mon cadre global existentiel.

Aujourd’hui, comme hier, je ne suis pas un militant qui se sacrifie. Je ne me sacrifiais pas en prison, je me réalisais. Quand on est dans l’enfermement, les conditions de lutte – qui sont aussi une forme de réalisation de soi – sont un peu plus compliquées. C’est grâce à ces milliers d’hommes et de femmes qui m’ont accompagné que je suis ce que je suis aujourd’hui. Je crois que je suis resté debout et je le resterai grâce à ce continuum.

Comment vous teniez-vous informé de ce qui se passait à l’extérieur ?

Ces camarades que je viens d’évoquer m’assuraient tout, des visites jusqu’au courrier qui n’était pas un courrier normal. Pendant trente-cinq ans, j’ai reçu cinq dossiers par semaine consacrés au monde arabe et à la Palestine. Chacun faisait de 80 à 90 pages et contenait des analyses percutantes qui me permettaient d’être au courant de la situation au Liban, en Palestine ou au niveau international. Je faisais alors des déclarations qui s’inscrivaient dans la mobilisation des camarades contre la fascisation des sociétés, pour la Palestine et, jusqu’au 25 juillet, pour ma libération. Je considère que c’était ma tâche.

C’est dans cette dynamique globale que je me sens dans mon élément en tant que militant qui, encore une fois, lutte dans des conditions particulières. C’est la grande différence avec le prisonnier qui se sacrifie. Ce dernier ne peut pas tenir tout ce temps. Ce n’est possible qu’en tant que prisonnier politique révolutionnaire qui continue de résister.

Quel regard portez-vous sur la justice française qui vous a maintenu enfermé aussi longtemps ?

La bourgeoisie française et sa justice ne sont pas différentes des autres justices de n’importe quel autre pays. Face à un militant révolutionnaire, soit elles parviennent à le mettre à genoux, soit elles le maintiennent en prison. Elles ne le libèrent que lorsque le rapport de force change. C’est-à-dire lorsque la bourgeoisie se rend compte que le coût de la détention du militant commence à être plus élevé que les potentiels dégâts que pourrait provoquer sa libération. Les visites au parloir des députés communistes et insoumis ont aussi aidé à changer le rapport de force.

Quand il s’agit des intérêts de l’État, la séquence judiciaire n’est en réalité qu’une couverture, qu’un cérémonial. Les raisons de la libération du prisonnier se trouvent ailleurs. Ce n’est pas une spécificité française.

Bien sûr, il y a eu des pressions américaines. Mais la question essentielle est le rapport à la lutte. Preuve en est l’attitude du procureur qui se pourvoit en cassation après la décision de me libérer. Son appel n’est pas suspensif. Autrement dit, il le fait pour la forme, pour dire aux Américains qu’il suit le dossier jusqu’au bout.

Mais il sait qu’une fois que je suis ici, au Liban, il ne peut plus rien faire. Cela montre aussi que certains juges ont de la personnalité. Cela aurait pu se passer autrement. La magistrate qui a émis le premier jugement a été on ne peut plus claire. Elle a dit en substance : « Abdallah perturbe l’ordre public en prison, beaucoup plus que s’il était dehors, c’est pour ça que j’ordonne sa libération. » Cela met un terme au cérémonial judiciaire. C’est aussi simple que ça.

Comment poursuivez-vous votre combat pour la Palestine ?

La résistance en Palestine doit s’intensifier. Il est honteux du point de vue de l’Histoire que les Arabes restent spectateurs face à la souffrance du peuple à Gaza. Greta Thunberg, originaire de Suède, a pris un bateau pour briser le blocus imposé par les Israéliens à Gaza, pour essayer de livrer de la nourriture.

Et il y a 80 millions d’Égyptiens qui ne peuvent pas s’approcher de la frontière parce qu’on leur a interdit. Au Liban, il faut continuer à lutter contre l’ennemi et à être solidaires de la résistance. Dans les circonstances difficiles que traverse le pays, nous devons rester unis.

Craignez-vous pour votre vie ?

Notre peuple est assassiné chaque jour. Quotidiennement, il y a plus d’une centaine de martyrs en Palestine. Ma vie ne vaut pas plus que celle des enfants de Gaza qui meurent de faim et sous les bombes israéliennes.

Que dites-vous aux jeunes de 20 ans aujourd’hui ?

Qu’ils doivent s’impliquer dans les luttes, surtout s’ils sont en France. Le processus de fascisation est en cours. Ce n’est pas une petite affaire. Il s’insinue partout y compris dans les lois. Si la jeunesse refuse d’aller voter, c’est parce qu’elle est dégoûtée de ces dirigeants politiques. Si la jeunesse, les prolétaires, les masses populaires, les déclassés, les précaires ne s’organisent pas, la fascisation va devenir la norme.

On le voit avec Retailleau et avec Darmanin, ex-ministre de l’Intérieur devenu ministre de la Justice. Il veut construire des super-prisons. Il veut recréer les quartiers de haute sécurité (QHS). C’est le signe de ce que ces gens sont prêts à faire. Voilà les perspectives de la bourgeoisie. C’est très dangereux. Quand on constate ce type d’attaques, ce n’est pas en faisant des courbettes qu’on fera face.

Aujourd’hui, en France, l’État abandonne toutes ses prérogatives, qu’il s’agisse de la sécurité, de l’éducation, de l’écologie… La fascisation va poser des problèmes à celles et ceux qui luttent car elle finira par envahir tous les aspects de la vie et à tous les niveaux. Les communes ont leur propre police, qui elle-même aura ses propres milices, qu’on appelle les vigilants. Ceux-là vont surveiller les étrangers.

La tâche de la jeunesse est d’avoir le courage de l’affronter. Dans ce contexte, votre journal, l’Humanité, doit rester fidèle à son histoire, être le porte-parole des masses populaires, de ceux et celles qui luttent.

 

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Politique de classe

26 Juillet 2025, 09:27am

Publié par PCF Villepinte

 Avec près de 44 milliards d’euros de coupes sur le dos des services publics, de la Sécu et des plus modestes, la proposition de budget 2026 de l’exécutif tape fort sur les faibles et faiblement sur les plus forts. Une politique de classe synthétisée par quatre mesures.

Les dividendes distribués, qui pèsent environ 100 milliards d’euros par an, ne sont pas soumis aux cotisations sociales.
© Tomas Stevens/ABACAPRESS.COM

Pas touche aux 211 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises ni aux 1 128 milliards d’euros de patrimoine accumulés par les 500 plus grandes fortunes de France. François Bayrou cajole les riches et présente l’addition à tous les autres. La santé, les conquis sociaux et les agents publics font les frais de la saignée budgétaire.

Jours fériés : la triple peine

Pour le gouvernement, le déficit public n’est pas dû à une mauvaise gestion de sa part. Mais c’est bien la faute des Français qui se la couleraient douce, leur faible taux d’activité expliquant le manque de création de richesse et nous condamnant à payer à crédit notre modèle social et nos services publics. Obligeons-les à trimer deux jours de plus en leur ôtant deux jours fériés, le 8 mai et le lundi de Pâques. Et 4,2 milliards supplémentaires tomberont dans les caisses de l’État, dixit Matignon. « C’est une triple peine, dénonce Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT. On va travailler plus pour gagner moins et se voir supprimer nos droits sociaux. »

Et l’affirmation selon laquelle nous travaillerions 100 heures de moins par an que nos voisins allemands relève du mensonge. Une étude de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) comparant le temps de travail des personnes actives sur les deux rives du Rhin en 2023 dénombre 1 335 heures par travailleur outre-Rhin, soit 154 heures de moins que dans l’Hexagone (1 489 heures). L’exécutif oublie aussi de préciser qu’avec 11 jours fériés sur une année civile, la France est sous la moyenne européenne de 11,7 selon l’Eures (Services européens de l’emploi).

Congés payés : la 5e semaine sacrifiée

Aux dires de la ministre chargée du Travail, Astrid Panosyan-Bouvet, sur RTL, il ne s’agit plus que d’« une proposition faite aux partenaires sociaux (…). S’ils veulent l’écarter, ils l’écartent ; s’ils veulent négocier, ils négocient ». Il n’en reste pas moins que son idée de monétiser, c’est-à-dire de pouvoir racheter, la cinquième semaine de congés payés demeure comme une contrepartie à l’année blanche pour les impôts et les prestations sociales qui va affaiblir le budget du quotidien des Français.

Selon elle, ce mécanisme relève d’« un objectif d’incitation à augmenter le temps de travail, dans un contexte où déjà quatre salariés sur dix font des heures supplémentaires ». Il pourrait s’inspirer de la monétisation des jours de RTT instaurée en 2022, qui permet aux salariés de se faire payer chaque jour de repos non pris.

« Des mesures brutales, injustes et inefficaces » : les syndicats lancent une pétition contre le budget de François Bayrou

« Ce n’est pas aux salariés eux-mêmes de se payer un peu plus de marge de manœuvre pour boucler les fins de mois en rognant sur leurs congés », a fustigé sur France Inter Marylise Léon pour la CFDT, dénonçant une « horreur ». Pour Denis Gravouil, de la CGT, c’est comme si « le gouvernement proposait à des mères de familles monoparentales et en temps partiel de renoncer à une semaine de congé avec leurs enfants pour gagner un peu plus d’argent ». Le secrétaire confédéral CGT souligne que la mesure est plébiscitée par un patronat « revanchard et poujadiste qui souhaite faire table rase des avancées sociales permises par le programme commun ».

Santé : l’explosion du reste à charge

« La santé ne peut pas être un marché sur lequel les consommateurs peuvent être sans frein », a lancé François Bayrou le 15 juillet, accusant les malades d’abuser des soins médicaux. Un discours à rebours de la réalité. Depuis des années, leur reste à charge pour se soigner sur prescription a explosé. Si bien que le doublement du plafond de la franchise médicale annoncé par le premier ministre, passant de 50 à 100 euros, s’additionne à une longue liste « d’efforts » imposés par les exécutifs successifs d’Emmanuel Macron.

En 2024, la participation forfaitaire de 1 euro lors d’une consultation, d’un acte réalisé par un médecin ou d’une analyse avait été doublée. Même tarif pour la franchise médicale, passée de 50 centimes à 1 euro sur les médicaments et de 2 à 4 euros pour les transports sanitaires. Les patients en affection de longue durée (ALD), ciblés par François Bayrou et son exclusion du remboursement à 100 % des médicaments sans lien avec l’affection déclarée, avaient déjà été percutés de plein fouet par ces mesures passées.

Mis bout à bout, les différents déremboursements et augmentations font grimper le reste à charge des patients, qui s’élèverait en moyenne à 274 euros annuels par personne avait calculé l’assurance-maladie en 2024. La fédération d’associations France assos santé estime qu’en tenant compte des coûts cachés il serait plutôt de 2 000 euros. Mais la privation des soins constitue la pire conséquence : selon un sondage Ifop réalisé en 2023, 37 % des Français avaient ces dernières années déjà renoncé à un soin ou à un équipement médical, notamment pour des raisons financières.

Services publics : appauvris pour « montrer l’exemple »

En ces temps de rigueur décrétée, les agents de la fonction publique d’État (exceptés ceux de la défense) sont sommés de « montrer l’exemple ». Ils seront donc les premiers à se serrer la ceinture durant les quatre prochaines années que dure ce plan d’austérité. Bayrou appelle ça le « contrôle de la masse salariale de l’État ». Trois mille postes de la fonction publique d’État seront supprimés dès 2026 (les emplois d’élèves professeurs créés dans le cadre de la réforme de la formation des enseignants sont exemptés), auxquels s’ajoutent entre 1 000 et 1 500 emplois détruits parmi les opérateurs et agences de l’État. Et, dès 2027, un agent sur trois partant à la retraite ne sera pas remplacé.

Budget : Laurent Marcangeli confirme la saignée pour les fonctionnaires, mais envisage une refonte des grilles indiciaires

« Si on se base sur le dernier rapport annuel de la direction générale de 2024, il y a eu 70 000 départs à la retraite sur l’année 2022. Donc, si on ne remplace pas un agent sur trois, ce ne seront pas 3 000 emplois en moins, mais 24 000 dès 2027 », chiffre Christian Grolier, de Force ouvrière. Sans compter les coupes dans les effectifs que devront s’imposer les collectivités locales, sommées de participer à hauteur de 5,3 milliards d’économies.

À cela s’ajoutent deux « années blanches ». D’une part, un gel salarial pour la troisième année consécutive ; d’autre part, les fonctionnaires étant des contribuables comme les autres, ils n’échapperont ni à l’année blanche fiscale, synonyme d’augmentation des impôts sur le revenu pour certains, ni à celle pour les prestations sociales, qui ne seront pas revalorisées en fonction de l’inflation.

 

 

 

 

 

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Budget

24 Juillet 2025, 07:12am

Publié par PCF Villepinte

Pétition intersyndicale :
Monsieur Bayrou, écoutez la voix des
salarié·e.s !

 

Publié le 23 juillet 2025

Le PCF salue la riposte intersyndicale au projet de budget 2026 par le lancement de la pétition « Budget : les sacrifices pour le monde du travail, ça suffit » qu’il invite à signer largement.

JE SIGNE LA PÉTITION

Nous partageons le constat d’un budget d’« une brutalité sans précédent » contre les travailleurs et les travailleuses du pays et l’idée qu’« il existe des solutions qui intègrent les plus hauts revenus comme la contribution des entreprises ».

Le Premier ministre et le gouvernement doivent entendre ce message. Le pays a besoin d'un autre budget.

Le PCF se tient aux côtés des organisations syndicales pour contribuer, dans le respect de nos rôles respectifs, à une riposte populaire d’ampleur à ce projet de budget. Nous appuierons toute date de mobilisation décidée par les organisations syndicales.

A l'opposé de la politique du pouvoir, nous proposons d'augmenter les salaires et les pensions, baisser le prix de l'électricité, garantir tout de suite l'égalité professionnelle, l'emploi et la formation pour tous et pré-recruter des dizaines de milliers d'agents pour nos écoles, nos hôpitaux, nos trains, nos commissariats et nos tribunaux, développer l'industrie et l'agriculture pour répondre aux besoins, relever les défis énergétique, climatique et alimentaire, et agir pour la paix par la diplomatie et le respect du droit international, en Ukraine et à Gaza !

Face au braquage inédit de nos richesses, l'heure est à prendre le pouvoir sur l'argent et sur les choix des entreprises et du pays :

  • Nationaliser ou mettre en coopérative les grandes entreprises stratégiques, avec des pouvoirs d’intervention de l’Etat, des collectivités, des salariés et de leurs représentants qui doivent avoir un droit de veto et de contre-propositions
  • Créer un pôle public bancaire
  • Instaurer des critères et un contrôle sur les 211 milliards d'aides aux entreprises
  • Faire davantage contribuer le capital et les grandes fortunes
  • Engager un réel plan de lutte contre la fraude fiscale.

Paris, le 23 juillet 2025

Parti communiste français

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Budget Bayrou: ça suffit !!!

23 Juillet 2025, 07:43am

Publié par PCF Villepinte

 
Signer la pétition → 
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Les sacrifices pour le monde du travail ça suffit !
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Le 15 juillet, le Premier Ministre François Bayrou a présenté les axes d’un budget  d’une brutalité sans précédent.

 

Après le mouvement social inédit de protestation contre la réforme des retraites, sans tenir compte des aspirations des travailleuses et travailleurs comme de l’évolution du monde du travail, le gouvernement nous annonce à nouveau une litanie de mesures là encore, brutales, injustes et inefficaces !

 

Citons  la suppression de deux jours fériés, des coupes dans les services publics, la remise en cause du droit du travail, une énième réforme de l’assurance chômage, le gel des prestations sociales et celui des salaires des fonctionnaires comme des contractuel·les, la désindexation des pensions de retraites, le doublement des franchises médicales, la remise en cause de la 5ème semaine de congés payés… Le gouvernement a choisi de faire payer les travailleuses et les travailleurs, les précaires, les retraité·es, les malades.

 

Or, face au sérieux des déficits publics, il existe des solutions qui intègrent les plus hauts revenus comme la contribution des entreprises.
Il est temps de reposer la question :

  • des entreprises qui continuent à percevoir chaque année 211 milliards d'euros d'aides publiques, sans transparence, ni évaluation, et surtout sans conditionner ces aides à l’atteinte de quelconques objectifs en matière d’emploi, de qualité de l’emploi, ni de respect d’ambitions sociales ou environnementales.
  • des dividendes records, surtout, en cas de licenciements ou délocalisations,
  • de la justice fiscale concernant les hauts revenus qui échappent à toute contribution réelle

 

Et tout cela alors que des rapports récents montrent l’indécence de cette situation au vu de l’explosion des inégalités et du nombre dramatique de personnes basculant en dessous du seuil de pauvreté.   
 

Le problème de la dette, c’est d’abord le manque de recettes. Il est temps d’accepter d’ouvrir la discussion sur la progressivité de la fiscalité, la contribution des hauts revenus ou des patrimoines, et la légitimité de l’optimisation fiscale !

Pas question que ce soient encore les travailleuses et travailleurs, les demandeurs d’emploi, les jeunes et les retraité·es qui payent la facture, à la fois financièrement, mais aussi dans une flexibilité encore intensifiée !

L'ensemble des organisations syndicales appelle à refuser ce musée des horreurs, à défendre ensemble notre modèle social et la dignité au travail.

Ce que nous attendons, c'est un projet respectueux  pour le Pays, porteur d’espoir et de justice.

 

Je signe cette pétition pour exiger l’abandon immédiat de ces mesures ⤵

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Signer la pétition → 

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Année noire pour le monde du travail

19 Juillet 2025, 09:17am

Publié par PCF Villepinte

🚨 Année noire pour le monde du travail

Avec ses annonces, le Premier ministre vient d’ouvrir un chantier aussi brutal qu’idéologique. 

Ce n’est pas un plan d’économies, c’est une déclaration de guerre aux droits des travailleuses et des travailleurs. Le gouvernement responsable de la situation économique du pays ne remet jamais en cause sa politique de l'offre

Au lieu d’ouvrir les yeux sur les urgences sociales – salaires, conditions de travail, santé, éducation, climat – le gouvernement choisit de faire payer une nouvelle fois les travailleur·euses, notamment les privé·es d’emploi, et stigmatise les agent·es du service public. 

Au lieu de mettre à contribution ceux qui sont responsables du déficit, les plus riches et les grandes entreprises qui ont bénéficié de 73 Milliards de baisse d'impôts chaque année et touchent 211 milliards d'aides publiques, le gouvernement fait encore payer l'addition aux travailleuses et aux travailleurs, aux retraité·es et précaires.

Au menu : une cure d'austérité sans précédent pour le monde du travail :
  • Une "année blanche", c'est à dire le gel des pensions des retraité·es, des prestations sociales (aides au logement, allocation adulte handicapés, allocations familiales...), des budgets des services publics, des salaires des fonctionnaires et l'augmentation des impôts et de la CSG. Cela se traduira donc par un appauvrissement de chacune et de chacun de plusieurs centaines d'euros chaque année ;
  • Après nous avoir volé 2 ans de vie, le gouvernement veut nous imposer 2 jours de travail gratuit avec le vol de 2 jours fériés, dont le 8 mai, jour de la victoire contre le nazisme !
  • Déremboursements des médicaments et des consultations, notamment pour les malades en affections de longue durée ;
  • Suppression de 3000 postes de fonctionnaires et de nombreuses agences de l’État, et non-remplacement d'un fonctionnaire sur trois. C’est moins de pompiers, d'infirmier·es, d’enseignant.e.s...
  • Braderie du patrimoine de l’État et privatisations ;
  • Un nouveau tour de vis, le plus violent de tous, pour les privé·es d'emploi dont les droits ont déjà été divisés par 2 depuis qu'Emmanuel Macron est Président de la République ;
  • La volonté d'imposer une remise en cause tous azimuts des droits des salarié·es avec des mesures qui pourraient être prises par ordonnance dès l'automne

Par contre, la nécessaire justice fiscale est encore une fois renvoyée aux calendes grecques.

La CGT dénonce avec la plus grande fermeté cette fuite en avant austéritaire.

Le premier ministre ose expliquer aux travailleuses et aux travailleurs qu'il faut travailler plus sans dire un mot sur les centaines de milliers de licenciements en cours et sur le naufrage de la politique de l'offre qui a coulé nos finances publiques sans réindustrialiser le pays.

Ces annonces sont tout aussi injustes qu’inefficaces. 

Elles auront un impact récessif violent et ne feront qu'amplifier les difficultés économiques du pays. Elles vont plonger des milliers de familles dans la pauvreté qui atteint déjà un niveau record notamment chez les femmes et les jeunes.  On ne soigne pas les finances publiques en saignant les droits sociaux et les services publics !

Ces annonces, faites-en plein cœur de l’été, alors que des millions des travailleurs et de travailleuses ne peuvent pas partir en vacances, sont en total décalage avec les attentes du monde du travail. Elles bradent notre avenir en tournant le dos aux investissements indispensables pour la transition écologique, la recherche et l'éducation, la santé, l’industrie.

Le Premier ministre reconnaît lui-même qu'il n'est pas en situation d'imposer sa cure d’austérité et d'appauvrissement. Rien n'est joué ! L'heure est à préparer la mobilisation. La CGT mettra tout en œuvre pour empêcher ces violents reculs sociaux

 

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Budget d'austérité

16 Juillet 2025, 10:02am

Publié par PCF Villepinte

Budget d'austérité : face à ce braquage
inédit de nos richesses, j'appelle le pays à
résister et à se mobiliser ! (Fabien Roussel)

Le Premier Ministre vient d'annoncer une cure d'austérité historique - inédite depuis des décennies - décidée avec Emmanuel Macron. Cette politique vise à financer les profits des actionnaires des grands groupes et à nourrir la guerre par la militarisation.

D'un côté, c'est tout le pays qui doit se serrer la ceinture. Année blanche qui frappera d'abord les plus modestes avec des hausses d'impôts, moins de services, et des baisses de pensions et de prestations sociales, suppression de 3000 agents publics et non remplacement d'un fonctionnaire sur trois qui affaibliront nos services publics, 5 milliards de coupes dans la santé dont le doublement de la franchise sur les remboursements de médicaments et le moindre soutien aux patients souffrant d'ALD, suppression de 2 jours fériés, 5,3 milliards de coupes dans les dépenses des collectivités... c'est un programme de combat contre le monde du travail présenté par le Premier Ministre.

De l'autre, pour les actionnaires, le Premier Ministre avoue ne pas compter !

En effet, face au scandale des 211 milliards d'euros d'aides publiques aux multinationales sans critère qui pourraient être réduites : François Bayrou "ne comptabilise pas". Et 6,7 milliards d'euros supplémentaires pour les industriels de l'armement en 2026 si la LPM est renforcée. Combien de temps encore ce pouvoir va-t-il s'aligner sur les exigences de Trump qui impose la hausse des dépenses militaires et sur les dogmes néolibéraux de la Commission européenne ?

La guerre aux salarié·es et aux retraité·es plutôt qu'aux profiteurs, la guerre aux chômeurs plutôt qu'au chômage, la guerre tout court, voilà le seul horizon de leur système capitaliste en faillite. Loin de renforcer la souveraineté de la France, cette politique la soumet au diktat des financiers !

Lorsqu'on y ajoute les projets de réformes de l'assurance chômage et du marché du travail et le scandaleux projet d'aide sociale unifiée qui a pour seul objectif de diminuer les prestations, ce n'est plus un budget mais une contre-révolution que propose François Bayrou qui vise à détruire les piliers de notre modèle social : les droits des salarié·es, les services publics de l'État et de nos collectivités locales et la sécurité sociale. En outre, en annonçant de nouvelles ordonnances prétendument "de simplification", le Premier Ministre veut à nouveau contourner le Parlement.

Ce plan gouvernemental aura un effet désastreux pour la France. Il mène la nation droit à la récession, à l'effondrement industriel, au creusement des inégalités en tout domaine !

L'avenir de la France se joue maintenant, dans notre capacité à résister à cette fuite en avant austéritaire et militariste, à un sursaut collectif pour prendre le pouvoir sur les grands choix qui engagent le pays.

Face à ce budget d'austérité Bayrou - Macron qui est un braquage inédit de nos richesses, j'appelle le pays à résister et à se mobiliser : refusons la guerre de tous contre tous, l'économie de guerre, les reculs sociaux, écologiques et démocratiques !

Construisons ensemble un pacte pour l'avenir de la France qui favorise le travail, s’attaque à la vie chère, défend les services publics, l’industrie et garantit une énergie moins chère, décarbonée, pour le climat et notre pouvoir d’achat.

L'heure est à prendre le pouvoir sur l'argent et sur les choix des entreprises et du pays pour augmenter les salaires et les pensions, baisser le prix de l'électricité, garantir tout de suite l'égalité professionnelle, l'emploi et la formation pour tous et pré-recruter des dizaines de milliers d'agents pour nos écoles, nos hôpitaux, nos trains, nos commissariats et nos tribunaux, développer l'industrie et l'agriculture pour répondre aux besoins, relever les défis énergétique, climatique et alimentaire, et agir pour la paix par la diplomatie et le respect du droit international, en Ukraine et à Gaza !

Paris, le 15 juillet 2025

Fabien Roussel,
Secrétaire national du PCF.

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CUBA

8 Juillet 2025, 09:55am

Publié par PCF Villepinte

Disparition de Victor Fernández,

Président de Cuba Coopération France

Le PCF salue la mémoire d’un grand ami de Cuba et militant de la solidarité internationale. 

C’est avec une profonde tristesse que nous apprenons la disparition de Victor Fernández, président de Cuba Coopération France, décédé ce dimanche 6 juillet à l’âge de 72 ans. Militant infatigable, Victor Fernández a consacré des décennies à renforcer les liens d’amitié et de solidarité avec Cuba. Engagé depuis 2012 à la tête de Cuba Coopération France, Victor Fernández a mené avec conviction le combat pour la levée du blocus illégal et criminel imposé à Cuba par les États-Unis depuis 1962. Sous sa direction, l’association a développé des projets majeurs dans les domaines des transports, de l’eau, des énergies renouvelables et de la santé, tout en œuvrant à soutenir et développer les liens de coopération culturelle entre la France et Cuba.

Victor Fernández laisse derrière lui le souvenir d’un militant doté d’une grande force de conviction et d’un engagement sans faille pour promouvoir le dialogue, la compréhension mutuelle et l’amitié entre les peuples. Son héritage demeure à travers les nombreux projets qu’il a portés et les liens qu’il a contribué à tisser entre nos deux pays.
Le Parti communiste français présente ses sincères condoléances à sa famille, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble des militants de Cuba Coopération France.

Paris, le 7 juillet 2025

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Municipales 2026

7 Juillet 2025, 13:18pm

Publié par PCF Villepinte

Municipales 2026 Une opportunité : construire ensemble des alternatives locales progressistes et une perspective nationale populaire et sociale. 200 chef·fes de file désigné·es par le PCF.  Services publics  Écologie juste  Démocratie vivante

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