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jeunesses

NEET

27 Mai 2021, 09:56am

Publié par PCF Villepinte

Une étude de l’Insee parue le 26 mars détaille la situation des 15 à 29 ans sans diplôme, de plus en plus marginalisés sur le marché du travail.

Les jeunes sont les premières victimes de l’impact économique de la crise sanitaire. Entre 2019 et 2020, la part des 15-29 ans à n’être ni en emploi, ni en études, ni en formation, également appelés Neet (pour «neither in employment nor in education or training»), qui comptait déjà 1,5 million de personnes en 2019, a augmenté de 1,1 point.

Ils sont désormais 13,5 % de lensemble de cette classe d’âge, selon une étude de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) publiée le 26 mars. Cette hausse est due en premier lieu à la baisse du nombre de jeunes qui travaillent. 

«Les chiffres montrent ce que lon savait. La crise sanitaire a renforcé les difficultés d’entrée sur le marché du travail. Et, en période de crise, ce sont les jeunes, surtout quand ils sont sortis du système d’éducation sans diplôme ni formation, qui servent de variable d’ajustement», commente Antoine Dulin, en charge de la jeunesse au Conseil économique, social et environnemental.

Le déclin de la main-d’œuvre non qualifiée

Tous les Neet ne sont pas égaux. Leur proportion «croît fortement avec l’âge», souligne l’Insee. En 2019, ils étaient ainsi moins de 3 % avant 17 ans, en raison de la scolarité obligatoire, pour atteindre un jeune sur cinq entre 24 et 29 ans.

Cette augmentation au fil des années traduit l’enracinement dans le chômage des jeunes non diplômés, qui ont de plus en plus de mal à entrer dans un monde du travail où la main-d’œuvre non qualifiée est en déclin. L’entrée plus rapide en emploi de ceux qui sortent d’études après 20 ans est une autre donnée qui illustre la mise à l’écart des non-diplômés.

Les chiffres révèlent aussi la plus grande difficulté des femmes à s’insérer. «Jusqu’à 21 ans, les femmes, plus fréquemment scolarisées, sont moins souvent Neet que les hommes», note l’Insee.

En revanche, à partir de 22 ans, et malgré une scolarisation plus longue, les femmes sont plus nombreuses à appartenir à cette catégorie. Cette différence s’explique en grande partie par la naissance d’enfants, qui continue de les éloigner du marché du travail.

La chaîne de protection sociale a failli

Le gouvernement n’est pas resté inactif face à l’augmentation des difficultés d’insertion créées par la crise. Dans le cadre du plan «Un jeune, un emploi», un peu moins de 7 milliards deuros ont été mis sur la table, en partie pour augmenter le nombre de bénéficiaires de la garantie jeunes, mais surtout pour aider les entreprises qui prennent des jeunes en apprentissage.

 «Mais ces dispositifs sont éparpillés. Ça crée un effet mille-feuille peu lisible, qui ne facilite pas laccès au droit. Du coup, on pourra déjà s’estimer heureux si on atteint le chiffre de 200000 garanties jeunes annoncées. On aurait mieux fait de travailler sur une aide globale», estime Antoine Dulin.

Centrées sur le seul accès à l’emploi, les aides laissent aussi de côté tous ceux, le plus souvent issus des classes populaires, qui, faute de soutien familial, n’ont plus rien pour vivre. «Lexécutif sest engagé dans des mesures conjoncturelles importantes, mais qui passent à côté de la massification du problème.

Il manque clairement un maillon dans la chaîne de protection sociale», souligne Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé-Pierre. Cette extrême précarité à l’entrée dans la vie active risque pourtant de fragiliser durablement les parcours de ceux qui sont déjà en bas de l’échelle sociale. Avec comme conséquences un enracinement dans la pauvreté et un accroissement des inégalités.

 

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INVITATION

27 Mai 2021, 09:52am

Publié par PCF Villepinte

 

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Réforme des études de santé : un écran de fumée !

26 Mai 2021, 16:38pm

Publié par PCF Villepinte

Publié le 26/05/2021 par PCF

La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche s’est exprimée face au Sénat le mercredi 19 mai au sujet de la réforme des études de santé. Pour Frédérique Vidal, la réforme modifiant les conditions de passage en seconde année permettrait de mettre fin à un système qui conduisait à plus de 60 % des candidats et des candidates sans reconnaissance d’acquis après deux ans d’études. Si cette volonté peut paraître louable, force est de constater que dans les faits la réalité est tout autre.

Alors que le gouvernement avait annoncé la fin du “numérus clausus”, entre la première et la seconde année, au profit du “numérus apertus”, c’est une autre forme de sélection qui s’est mise en place. Ce sont les universités qui vont fixer localement le nombre d’étudiants et d’étudiantes sélectionnées pour la seconde année, en fonction du nombre de places dont elles disposent, en lien avec les besoins de l’Agence régionale de santé.

De plus, la fin du redoublement a été signée avec la réforme, nombre d’étudiants et d’étudiantes en première année de PASS seront forcés de se réorienter dans une licence ne correspondant pas à leur aspiration ou de changer d’université.

Le nombre de places en filière en études de santé n’augmente pas suffisamment. Le gouvernement a annoncé 16 700 places en seconde année d’études de santé, soit seulement 1 700 places en plus comparé à l’année précédente. Au-delà de ça, le nombre maximal d’étudiants et d’étudiantes redoublant de l’ex PACES qui pourront entrer en seconde année a été fixé à 6 511, soit un nombre dérisoire de deux places supplémentaires.

Les effets d’annonce sur la diminution des déserts médicaux et la volonté de mettre fin au manque de personnels soignants s’avèrent être un tissu de mensonges. Il faut aller plus loin que le simple remplacement des personnels de santé actuels.

L’UEC demande :

- L’ouverture de places supplémentaires par milliers dans les formations en santé et ce dès la première année, afin de former à grande échelle le futur personnel de santé de demain dont la société a besoin.

- Le droit au redoublement en PASS

- La construction de locaux et le recrutement d’enseignants et d’enseignantes afin de répondre à ce besoin d’ouverture de places dans les formations et fournir des formations

 

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Précarité. De plus en plus de jeunes sont sans emploi ni formation

4 Avril 2021, 06:38am

Publié par PCF Villepinte

Camille Bauer

Une étude de l’Insee parue le 26 mars détaille la situation des 15 à 29 ans sans diplôme, de plus en plus marginalisés sur le marché du travail.

Les jeunes sont les premières victimes de l’impact économique de la crise sanitaire. Entre 2019 et 2020, la part des 15-29 ans à n’être ni en emploi, ni en études, ni en formation, également appelés Neet (pour «neither in employment nor in education or training»), qui comptait déjà 1,5 million de personnes en 2019, a augmenté de 1,1 point. Ils sont désormais 13,5 % de l’ensemble de cette classe d’âge, selon une étude de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) publiée le 26 mars.

Cette hausse est due en premier lieu à la baisse du nombre de jeunes qui travaillent. «Les chiffres montrent ce que lon savait. La crise sanitaire a renforcé les difficultés dentrée sur le marché du travail. Et, en période de crise, ce sont les jeunes, surtout quand ils sont sortis du système d’éducation sans diplôme ni formation, qui servent de variable d’ajustement», commente Antoine Dulin, en charge de la jeunesse au Conseil économique, social et environnemental.

Le déclin de la main-d’œuvre non qualifiée

Tous les Neet ne sont pas égaux. Leur proportion «croît fortement avec l’âge», souligne l’Insee. En 2019, ils étaient ainsi moins de 3 % avant 17 ans, en raison de la scolarité obligatoire, pour atteindre un jeune sur cinq entre 24 et 29 ans.

Cette augmentation au fil des années traduit l’enracinement dans le chômage des jeunes non diplômés, qui ont de plus en plus de mal à entrer dans un monde du travail où la main-d’œuvre non qualifiée est en déclin. L’entrée plus rapide en emploi de ceux qui sortent d’études après 20 ans est une autre donnée qui illustre la mise à l’écart des non-diplômés.

Les chiffres révèlent aussi la plus grande difficulté des femmes à s’insérer. «Jusqu’à 21 ans, les femmes, plus fréquemment scolarisées, sont moins souvent Neet que les hommes», note l’Insee. En revanche, à partir de 22 ans, et malgré une scolarisation plus longue, les femmes sont plus nombreuses à appartenir à cette catégorie. Cette différence s’explique en grande partie par la naissance d’enfants, qui continue de les éloigner du marché du travail.

La chaîne de protection sociale a failli

Le gouvernement n’est pas resté inactif face à l’augmentation des difficultés d’insertion créées par la crise. Dans le cadre du plan «Un jeune, un emploi», un peu moins de 7 milliards deuros ont été mis sur la table, en partie pour augmenter le nombre de bénéficiaires de la garantie jeunes, mais surtout pour aider les entreprises qui prennent des jeunes en apprentissage.

 «Mais ces dispositifs sont éparpillés. Ça crée un effet mille-feuille peu lisible, qui ne facilite pas l’accès au droit. Du coup, on pourra déjà s’estimer heureux si on atteint le chiffre de 200000 garanties jeunes annoncées. On aurait mieux fait de travailler sur une aide globale», estime Antoine Dulin.

Centrées sur le seul accès à l’emploi, les aides laissent aussi de côté tous ceux, le plus souvent issus des classes populaires, qui, faute de soutien familial, n’ont plus rien pour vivre. «Lexécutif sest engagé dans des mesures conjoncturelles importantes, mais qui passent à côté de la massification du problème.

Il manque clairement un maillon dans la chaîne de protection sociale», souligne Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé-Pierre. Cette extrême précarité à l’entrée dans la vie active risque pourtant de fragiliser durablement les parcours de ceux qui sont déjà en bas de l’échelle sociale. Avec comme conséquences un enracinement dans la pauvreté et un accroissement des inégalités.

 

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8 avril : on amplifie la mobilisation !

25 Mars 2021, 07:30am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 24/03/2021 par PCF

Le mardi 16 mars, des milliers de jeunes ont défilé partout en France à l’appel de quatorze organisations de jeunesse. Un an après l’annonce du premier confinement, nous avons dénoncé avec force l’inaction du gouvernement face à la situation catastrophique dans laquelle se trouve la jeunesse.

Depuis plus d’un an maintenant, la situation des jeunes se dégrade. 22 % des jeunes actifs sont actuellement au chômage, plus d’un étudiant sur six est en situation de décrochage, le retard scolaire ne cesse de s’accumuler, et des dizaines de milliers de jeunes sont obligés de se tourner vers des organismes de distributions alimentaires. La précarité de nos situations, couplée avec le manque de perspectives quant à notre avenir, plonge de plus en plus de jeunes dans une détresse psychologique.

Les mesures prises par le gouvernement pour y répondre ne sont pas à la hauteur. Pire, l’annonce d’un nouveau confinement sans aucun plan d’urgence pour la jeunesse plonge la nouvelle génération dans le désarroi le plus total.

Pour les étudiant·e·s, si les repas à un euro et l’aide ponctuelle de 150 euros pour les boursier·ère·s en décembre sont à saluer, ils ne permettent pas de sortir les étudiant·e·s de la précarité. De même, l’aide de janvier annoncée par Emmanuel Macron n’a jamais vu le jour et l’ouverture des discussions pour une réforme des bourses se fait toujours attendre.

Alors même que le nombre d’étudiant·e·s en décrochage est colossal, aucune annonce n’a été faite sur une possible reprise des cours en présentiel avant la fin de l’année universitaire, ni sur la mise en place de nouveaux moyens matériels ou pédagogiques pour le permettre.

Pour les lycéen·ne·s, la situation n’est pas plus enviable. Alors que nous faisons face à une crise éducative sans précédent, le gouvernement continue la sélection à l’entrée de l’université. Avec la fin du caractère national du baccalauréat, car en contrôle continu, la sélection sera plus inégalitaire que jamais.

Alors que les conditions d’études au lycée sont plus que jamais dégradées, le ministre de l’Éducation fait le choix de supprimer 1 800 postes de professeurs : en refusant d’investir dans le service public, c’est le quotidien au lycée et l’avenir de tous les élèves qui sont bradés.

Pour lutter contre le chômage des jeunes, Jean Castex a lancé le plan “Un jeune, une solution” le 23 juillet dernier. Huit mois après, force est de constater que celui-ci ne fonctionne pas. Pire, en favorisant les CDD et les services civiques, il précarise encore davantage l’emploi des jeunes.

Malgré les mobilisations d’ampleur depuis plusieurs mois et le contexte inédit dans lequel se trouve la jeunesse, le gouvernement refuse toujours d’écouter les revendications légitimes des organisations étudiantes, lycéennes et de jeunesse.

Fort du succès de la mobilisation, nous sommes bien déterminé·e·s à nous faire entendre. C’est pour ces raisons que nous appelons l’ensemble des jeunes à se mobiliser le 8 avril prochain. Nous demandons :

Pour les étudiant·e·s :

  • Un plan d’urgence d’1,5 milliard d’euros contre la précarité étudiante, débutant par une augmentation immédiate des bourses et des APL.
  • La mise en place d’un filet de sécurité sociale pour l’ensemble des étudiant·e·s, garantissant une protection sociale supérieure au seuil de pauvreté.
  • La réouverture des universités à 50 % avec les moyens économiques et humains nécessaires et l’obligation d’enregistrer/filmer les cours et mettre un format écrit à disposition, afin de ne pas pénaliser les étudiant·e·s n’ayant plus de logement près de leur établissement.
  • L’embauche de personnels éducatifs, leur titularisation, la construction d’infrastructures pour rattraper le retard accumulé et faire face au décrochage.

Pour les lycéen·nes :

  • La fin de Parcoursup et de toute plateforme sélective post-baccalauréat.
  • La non pénalisation des stages non réalisés au lycée et dans le supérieur.
  • Un plan de recrutement massif d’enseignant·e·s pour rattraper le retard.

Pour l’emploi des jeunes :

  • L’ouverture immédiate du RSA pour les jeunes de moins de 25 ans en insertion.
  • La suppression des contrats précaires pour tendre vers le CDI et la titularisation comme norme d’embauche.
  • L’interdiction de toute rémunération en dessous du SMIC, même pour les services civiques, stages et apprentissages.
  • Un plan de recrutement pour les jeunes dans la santé, l’éducation, les transports et l’énergie.
  • La rémunération des stages minimum au SMIC dès la première heure travaillée. µ

Signataires :

MJCF, UEC, UNEF, UNL, FIDL, MNL, L’alternative, FSE, Jeunes écologistes, Jeunes socialistes, Jeunes génération.s, Jeunes insoumis.

 

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16 mars – Les jeunes ont répondu à l’appel 

18 Mars 2021, 09:00am

Publié par PCF Villepinte

Mardi 16 mars a eu lieu une journée de mobilisation nationale de l’ensemble de la jeunesse, initiée par le MJCF et rejointe par une large inter-organisation jeune. Des manifestations se sont tenues sur l’ensemble du territoire.

On le sait, la jeunesse est parmi les premières victimes de la crise sanitaire et sociale que nous traversons : chômage de masse, précarité, études atrophiées, inégalités creusées… C’était pourtant la première journée de mobilisation rassemblant l’ensemble de la jeunesse, après l’essai transformé des étudiantes et étudiants le 20 janvier.

Sans pouvoir compter sur le soutien des grands médias nationaux - excepté l’Humanité qui avait publié en premier l’appel - trop occupés à commenter les coups médiatiques du gouvernement vis-à-vis d’influenceurs, les Jeunes Communistes ont redoublé d’efforts pour populariser cette date auprès de la jeunesse. En tout, ce sont des dizaines et dizaines de milliers de tracts qui auront été diffusés par le MJCF partout en France, devant les lycées, universités, pôles emploi, foyers de jeunes travailleurs…

Un savoir-faire militant, mais surtout l’envie de faire connaître à la jeunesse les propositions révolutionnaires du MJCF pour sécuriser les parcours de vie et de formation des jeunes. Parmi elles, la suppression de la sélection et de la réforme du bac, le revenu étudiant ou encore le CDI comme norme d’embauche… Un appel à la mobilisation chaudement accueilli par la jeunesse, comme en témoigne Léon Deffontaines, secrétaire général du MJCF : « Cela fait des années qu’au MJCF nous portons ces revendications, et particulièrement aujourd’hui, celles-ci trouvent un écho large dans la jeunesse, qui se rend bien compte que le capitalisme n’est pas en mesure de répondre à ses besoins et aspirations. »

À Paris, ils étaient des milliers, malgré la pluie, à battre le pavé, dans un cortège d’où le rouge dominait et où se mêlaient lycéennes et lycéens, étudiantes et étudiants, mais aussi jeunes travailleuses et travailleurs, rejoints par des figures politiques nationales comme Fabien Roussel.

Mais cette journée de mobilisation ne saurait se résumer à la manifestation parisienne. Preuve de l’implantation locale du MJCF sur tout le territoire, des milliers de jeunes ont manifesté dans les grandes métropoles étudiantes comme Toulouse, Lyon ou Bordeaux, mais aussi à Pau, Orléans, Charleville-Mézières ou encore Angers. À chaque fois, la jeunesse a fait preuve de son unité et de sa détermination à ne pas laisser un gouvernement incapable de dépasser ses dogmes libéraux le priver de son avenir.

Le rapport de force est instauré, la balle est maintenant dans le camp du gouvernement.

Mais il y a fort à parier que les jeunes n’en resteront pas là, et que cette journée saura trouver des suites. C’est à quoi compte s’atteler le MJCF dans les prochaines semaines, afin de transformer cette révolte qui gronde en débouché politique, et en victoires.   

Léo Garcia,

coordinateur national à la vie des départements

 

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 « Les jeunes manifestent pour leur avenir ! »

15 Mars 2021, 09:39am

Publié par PCF Villepinte

CGT PUBLIÉ LE 15 MAR 2021

 « Les jeunes manifestent pour leur avenir ! » tel est le mot d'ordre de la journée de mobilisation de demain, mardi 16 mars. 14 syndicats et mouvements de jeunes appellent la jeunesse à se faire entendre. La CGT, FO, FSU et Solidaires « apportent un soutien indéfectible à la jeunesse mobilisée pour son avenir ».

Un plan d'urgence d'1,5 milliard d'euros pour lutter contre la précarité.

C'est la demande immédiate que porteront ceux qui iront manifester demain.
Concrètement, cette aide pourrait passer par :

une augmentation des bourses et des APL,

 l'ouverture du RSA au moins de 25 ans en insertion  

 la suppression des contrats précaires pour aller vers le CDI.

Les syndicats qui apportent leur soutien dénoncent le fait que la « quasi-totalité des étudiants vivent sous le seuil de pauvreté, le taux de chômage des 15-24 ans est de 20 % quand celui de la population est de 9 %, la moyenne d'âge du premier emploi stable est de 29 ans. ».

Les jeunes subissent aujourd'hui les effets des régressions en matière de protection sociale, d'éducation et de formation.

Les réformes sur l'orientation des élèves ont accentué les inégalités.Crise sanitaire, confinement et cours à distance n'ont fait qu'empirer la situation.

L'Unef souligne que les mobilisations étudiantes récentes ont permis d'obtenir de premières avancées, telles que l'accès au restaurant universitaire à un euro, la mise en place d'un chèque santé pour consulter un psychologue ou une aide de 150 euros versée en décembre aux étudiants boursiers.

Cependant ces aides semblent bien dérisoires au regard de la détresse de la jeunesse.

La crise sanitaire a rendu intenable la situation des étudiants, mais aussi des lycéens, des jeunes travailleurs, des privés d'emploi. La CGT, FO, FSU et Solidaires appellent à réagir immédiatement et sur le long terme : « Au-delà de la situation d’urgence à laquelle ce gouvernement se doit de répondre, la première condition pour l’emploi des jeunes est une formation initiale de haut niveau, un service public d’éducation et d’orientation accessible pour toutes et tous, sans discrimination de genre, d’origine qu’elle soit sociale ou géographique. »

 Lire le communiqué de presse

 

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Appel à la jeunesse : le 16 mars, refusons d’être la génération sacrifiée

4 Mars 2021, 11:06am

Publié par PCF Villepinte

Jeudi 4 Mars 2021

Par Léon Deffontaines, secrétaire général du MJCF, et Jeanne Péchon, secrétaire nationale de l’UEC.

Léon Deffontaines (MJCF)Jeanne Péchon (UEC)

 Avec la pandémie, la situation des jeunes s’est considérablement dégradée. Ce sont les rêves et les aspirations de toute une génération qui sont en train d’être broyés, non pas à cause de la pandémie mais des choix politiques et de l’inaction du gouvernement. Si la précarité des jeunes n’est pas nouvelle, celle-ci s’est intensifiée.

La précarité de nos formations, tout d’abord. Avant même l’arrivée du Covid-19 l’enseignement en France était malade des politiques libérales: classes et amphithéâtres surchargés, enseignants non remplacés, manque de matériel… Malgré l’investissement des enseignants, la qualité des formations s’est détériorée. À ce manque de moyens s’est ajoutée la multitude de réformes engagées depuis le début du mandat d’Emmanuel Macron, telles que Parcoursup et la réforme du baccalauréat, qui ont mis en place un tri social à l’entrée de l’université pour éviter de devoir investir dans l’enseignement supérieur.

La loi de programmation de la recherche passée en force par le gouvernement vient elle aussi précariser nos formations. En organisant la précarité de nos enseignants, elle aggrave une situation déjà bien présente. Aujourd’hui et selon les universités, 40 % à 80 % des travaux dirigés sont déjà assurés par des enseignants précaires, rendant difficile la continuité des apprentissages.

L’école est aujourd’hui un outil d’aggravation des inégalités sociales. De ces manques de moyens et de la sélection à l’entrée de l’université, les jeunes n’en peuvent plus et n’en veulent plus. Les coupes budgétaires et le manque de suivi ont provoqué un décrochage massif d’élèves et d’étudiants, mettant gravement leur avenir en danger.

La précarité a aussi fortement augmenté dans l’emploi. Ce n’est pas nouveau, la jeunesse se caractérise par un salariat dégradé et fragmenté par de multiples contrats précaires. Les contrats à durée déterminée, intérim, autoentrepreneuriat, ou autres services civiques, contrats temporaires et temps partiels sont massifs dans la jeunesse. Les jeunes sont la tranche d’âge la plus durement impactée par la hausse du chômage. Au dernier trimestre 2020, près d’un jeune sur quatre était au chômage.

Cette précarité de l’emploi précède une précarité de revenus. Avec la crise, le nombre de jeunes et d’étudiantes et étudiants vivant sous le seuil de pauvreté a explosé. De plus en plus de jeunes sont obligés de se tourner vers des organismes d’aide alimentaire. Aujourd’hui, les jeunes sont renvoyés à une solidarité familiale de plus en plus hasardeuse et profondément inégalitaire.

En plus d’être régulièrement pointée du doigt par l’exécutif sur l’avancée de la pandémie, la nouvelle génération pâtit d’un manque d’ambition politique du gouvernement.

Sept mois après son lancement, le plan «un jeune, une solution» ne fonctionne pas. Non seulement il ne propose pas de solution à lensemble de la jeunesse mais, en renforçant une multitude demplois précaires, il vient détériorer encore davantage le salariat des jeunes.

Afin de lutter contre la précarité des jeunes, l’exécutif se contente d’aides ponctuelles et insuffisantes destinées aux étudiants, telles que le repas Crous à 1 euro, annoncé à la suite de la mobilisation massive des étudiants le 20 janvier dernier. Cette mesure, bien que nécessaire, ne permet pas de sortir les jeunes en formation de la précarité.

Enfin, les lycéennes et les lycéens sont les grands oubliés des différentes mesures du gouvernement. Alors que le retard et les inégalités sociales progressent, aucun plan de rattrapage n’a été annoncé. Pire, alors qu’un étudiant sur six est en décrochage, le gouvernement continue la sélection à l’entrée de l’université. Si le calendrier de l’éducation nationale a totalement été repensé, celui de Parcoursup, lui, n’a pas été inquiété.

Pourtant la jeunesse regorge de forces d’innovation et d’ingéniosité qui ne demandent qu’à pouvoir s’exprimer.

Combien de futurs chercheurs, ingénieurs, médecins, enseignants ne seront pas sélectionnés cette année? Combien de jeunes ont vu leur rêve broyé par cette machine à sélectionner et à trier socialement? Combien de jeunes nont pas pu suivre leurs études jusquau bout car ils devaient jongler entre précarité et petits boulots? Alors que nous avons besoin de travailleurs qualifiés dans de nombreux secteurs (transport, santé, éducation, énergie…), combien de jeunes sont aujourd’hui au chômage? Ce sont toutes ces contradictions quil faut dépasser.

La place de la jeunesse est un marqueur de la société. Avec des jeunes laissés pour compte, c’est la société tout entière qui est en danger. Au contraire, si le système permet à chaque jeune de s’épanouir, de trouver sa place, de construire son avenir et de se former, c’est toute la société qui progressera.

Les nouvelles générations ne sont pas le problème mais bien la solution. Notre génération veut se former, se réaliser, être utile à la société. Mais au final, c’est notre dignité à toutes et tous qui est gâchée et sacrifiée sur l’autel du profit par les capitalistes.

Mais, aujourd’hui, nous disons qu’il y en a assez. Assez du chômage et de la précarité. Assez de la casse de nos formations et de la sélection. Assez des politiques libérales.

Alors que la situation des jeunes est enfin mise en avant par les médias et les dirigeants, il est temps de transformer cette prise de conscience et cette colère de la jeunesse en une force politique.

L’enjeu est grand: redonner lespoir à toute une génération. L’espoir que l’engagement politique peut changer les choses, l’espoir d’un avenir meilleur permettant à chaque jeune de se développer librement et de trouver sa place dans la société.

Nous appelons l’ensemble des jeunes à se mobiliser le 16 mars prochain.

 

 

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Le 16 mars, les jeunes se mobilisent pour leur avenir !

25 Février 2021, 21:58pm

Publié par PCF Villepinte

Publié le 24/02/2021 par PCF

Quatorze organisations de jeunesse appellent les jeunes à se mobiliser sur une date commune le 16 mars prochain.

Lettre du secrétaire général du MJCF.

"Depuis près d’un an maintenant, la situation des jeunes s’est considérablement dégradée. L’arrivée de la pandémie et de la crise économique est en train de broyer les rêves et les aspirations de toute une génération. Les jeunes n’ont jamais eu aussi peu de perspectives quant à leur avenir. Isolement, sélection, mis en concurrence les uns entre les autres,    intérim, chômage, décrochage La précarité est devenue notre quotidien. Précarité de nos revenus, de l’emploi ou encore de nos formations.

La précarité de nos situations et le manque de visibilité plongent de plus en plus de jeunes dans une détresse psychologique qui prend des formes diverses. Depuis des semaines, les témoignages de détresse abondent sur les réseaux sociaux.    Notre génération nen peut plus d’être laissée pour compte.

La jeunesse ne doit pas être le problème mais bien la solution pour la société. Notre génération veut se former, se réaliser, être utile à la société. Mais au final, c’est notre dignité à toutes et tous qui est gâchée et sacrifiée sur l’autel du profit par les capitalistes.   

Mais aujourd’hui, nous disons qu’il y en a assez. Assez du chômage et de la précarité. Assez de la casse de nos formations et de la sélection. Assez des politiques libérales. Aujourd’hui, nous allons faire relever la tête à toute une génération. Le gouvernement ne fait rien pour nous ? Imposons-lui nos revendications.

La jeunesse regorge de forces créatives, d’innovation et d’ingéniosité qui ne demandent qu’à s’exprimer. Nous sommes l’avenir du pays, il faut désormais que le gouvernement le comprenne. C’est pour cette raison que le Conseil national du MJCF, rejoint par une inter-organisation large, appelle à une journée de mobilisation de l’ensemble de la jeunesse le lundi 16 mars.

Alors que la situation des jeunes est enfin mise en avant par les médias et les dirigeants, il est temps de transformer cette prise de conscience et cette colère de la jeunesse en une force politique.

L’enjeu est grand : redonner l’espoir à toute une génération. L’espoir que l’engagement politique peut changer les choses, l’espoir d’un avenir meilleur permettant à chaque jeune de se développer librement et de trouver sa place dans la société.

D’ici le 16 mars, construisons la mobilisation. Persuadons un à un les jeunes de l’importance de se mobiliser et de s’engager avec nous. Allons chercher nos amis, nos camarades de classes et de promotion, nos collègues de travail, les membres de notre famille et nos voisins.    Créons ensemble les conditions de la réussite de cette date !

L’avenir nous appartient camarades !   " 

Léon Deffontaines secrétaire général du MJCF

 

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Le gouvernement bloque l’extension du RSA aux moins de 25 ans

23 Février 2021, 08:23am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Vendredi 19 Février 2021

Naïm Sakhi

Jeudi, les députés PS, soutenus par leurs homologues PCF et FI, ont proposé la création d'un revenu de base de 564 euros dès 18 ans. Mais l'exécutif refuse cette mesure pourtant plébiscitée par deux Français sur trois.

Le débat s’invite enfin à l’Assemblée. Jeudi, lors de leur niche parlementaire, les députés socialistes ont déposé une proposition de loi afin d’instaurer une « aide individuelle à l’émancipation solidaire ». Celle-ci vise à créer un revenu de base de 564 euros dès 18 ans, en fusionnant le RSA et la prime d’activité. La somme de 5000 euros serait de plus versée à chaque jeune majeur sur son compte professionnel d’activité, dans le cadre d’une dotation universelle.

Pour soutenir l'Humanité, n'hésitez pas à vous abonner numériquement à l'Humanité en cliquant ICI

Cette dotation s’adresse à une jeunesse «plus touchée que toute autre génération par le chômage, par la grande pauvreté et par le mal-logement», particulièrement avec la crise, explique Boris Vallaud, député PS et rapporteur du texte. Mais au-delà de la situation actuelle, il s’agit aussi pour les socialistes de donner une majorité sociale dès 18 ans allant de pair avec la majorité pénale et civique. Le revenu de base serait versé de manière automatique, afin de lutter contre les non-recours, qui concernent déjà 35 % des personnes éligibles au RSA. «C’est le premier texte pour la jeunesse de ce quinquennat», se félicite Valérie Rabault, présidente du groupe PS, qui pointe une absence béante sur ce sujet dans le plan de relance du gouvernement.

 

«Inventer des dispositifs pérennes de soutien à la jeunesse»

Guérir les maux dont sont victimes les jeunes est une volonté partagée, malgré des différences d’approche, par les communistes et les insoumis. «Le gouvernement n’a pas pris la mesure du choc économique et social subi par la jeunesse», affirme la députée PCF Elsa Faucillon, malgré le rapport alarmant remis par Marie-George Buffet en décembre 2020.

Défendant la création d’un revenu étudiant, Elsa faucillon appelle à «inventer des dispositifs pérennes de soutien à la jeunesse pour assurer une continuité de leurs droits sociaux». «Nous ne pouvons plus nous contenter de saupoudrage», martèle l’élue, qui s’inquiète de l’apparition d’une génération Covid sacrifiée.

«Dépêchez-vous d’ouvrir le RSA aux moins de 25 ans», abonde également le député FI Adrien Quatennens, qui fait part de sa «honte» au sujet des «files d’attente interminables des étudiants devant les banques alimentaires». S’il fait part de «divergences sur les détails et les modalités», l’insoumis se félicite que les trois groupes de gauche de l’Assemblée (PS, GDR, FI) «adressent ensemble un énième message d’alerte au président de la République».

«Une philosophie diamétralement opposée»

Mais la Macronie campe sur ses positions. Elle a repoussé un projet qu’elle juge «d’une philosophie diamétralement opposée» à la sienne, affirme Brigitte Klinkert, ministre déléguée à l’Insertion. Face au refus du gouvernement, les socialistes ont tenté le compromis en déposant un amendement de dernière minute pour ouvrir le RSA dès 18 ans le temps de la crise, mais rien n’y fait. «Se battre contre les inégalités ne peut se résumer à une aide pécuniaire. C’est la différence entre l’assistanat, la charité et la mise en œuvre d’une politique sociale», tance la députée LaREM Monique Iborra. Les jeunes qui ne peuvent subvenir à leurs besoins et font face à une précarité qui explose apprécieront.

Les députés PS ont également défendu, lors de la journée d’initiative parlementaire, des projets de loi visant à renforcer la protection des mineurs victimes de violences sexuelles, la création d’un fonds d’indemnisation pour les victimes du Covid et une réforme de la fiscalité des droits de succession. 

 

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