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jeunesses

Léon Deffontaines a débattu avec la secrétaire d’État à la Jeunesse

17 Septembre 2022, 07:33am

Publié par PCF Villepinte

Samedi 10 septembre, Sarah El Haïry venait apporter la contradiction au secrétaire général du MJCF à la Fête de l’Humanité.

Alors que Léon Deffontaines présentait son livre Pour que jeunesse se fasse  !, la secrétaire d’État a insisté demblée sur la diversité des jeunesses. S’ils tombent d’accord sur ce point, ils n’ont pas les mêmes raisons.

Là où le MJCF montre l’antagonisme de classes dans la jeunesse, Sarah El Haïry semble nier la réalité commune d’entrée précaire dans la vie active et les droits sociaux au rabais en raison de l’âge ; elle semble justifier une politique jeunesse faite de dispositifs ciblés bancals et refuser l’exigence de droits collectifs.

Dès le constat, deux visions se sont opposées : pour le gouvernement, des mesures d’urgence suffisaient à pallier la situation des jeunes pendant la crise sanitaire, là où le MJCF affirme que le parcours de vie des jeunes était semé d’embûches depuis bien longtemps; dun côté la jeunesse est un problème à régler, de lautre elle est vue comme la solution aux défis sociaux.

Sur les solutions, Sarah El Haïry semblait s’en remettre à la solidarité associative, comme si elle n’était pas membre du gouvernement, quand Léon Deffontaines défendait des changements profonds de société : fin des contrats précaires et des dispositifs spécifiques, égalité des droits, revenu étudiant… La secrétaire d’État a osé justifier l’exclusion des moins de 25 ans du droit au RSA, en arguant que le contrat d’engagement jeunes offre davantage de droits, alors qu’il préfigure le RSA conditionné au travail.

Sur l’engagement politique des jeunes, Sarah El Haïry faisait la promotion du Service national universel, alors que le secrétaire général du MJCF dénonçait la répression des mobilisations des jeunes sous Macron. Le SNU est-il un outil pour la mixité ? Léon en doute fortement quand l’Éducation nationale n’arrive pas à remplir ce rôle, qu’elle est mise à mal et que l’accès à des études supérieures est entravé.

Finalement, le débat a eu le mérite d’être de très bonne tenue et d’éclairer les combats à venir !

Amado Lebaube

 

 

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« Pour que jeunesse se fasse », un livre pour mener « le combat qui s’annonce »

8 Septembre 2022, 06:36am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 07/09/2022 par PCF

Le Secrétaire général du MJCF, Léon Deffontaines sort en cette rentrée son premier ouvrage. Un ouvrage utile pour comprendre et débattre des conséquences du capitalisme sur la jeunesse. 

Parole à la jeunesse

Léon Deffontaines ne parle pas seul dans ce livre. La parole est en effet donnée à des dizaines de jeunes rencontrés tout au long de son mandat de secrétaire général. 

L’ouvrage s’ouvre sur 3 portraits de 3 jeunes dont les parcours ont été frappés de plein fouet par la précarité engendrée par le capitalisme : Sarah, étudiante en droit dont les rêves de devenir avocate se sont heurtés à la difficulté à combiner étude et travail ; Maxime, menuisier en Picardie, enchaînant les emplois précaires ; ou encore Thomas, étudiant lillois victime de Parcoursup. 

L’ouverture du livre sur de tels témoignages démontre l’ambition de Léon Deffontaines : « À travers ces trois portraits, je veux raconter l’histoire de cette jeunesse d’aujourd’hui pleine d’envies, qui aspire au changement, mais qui est bloquée par une organisation de la société incapable de voir plus loin que la rentabilité immédiate, et qui sacrifie l’avenir des jeunes sur l’autel du profit. »

Une analyse des problématiques de la jeunesse…

À travers ces portraits, Léon Deffontaines s’attèle à démonter méthodiquement les rouages d’un système incapable de répondre aux aspirations des jeunes. Le système éducatif, « inégalitaire, qui favorise les enfants des milieux les plus aisés », est analysé sous l’angle de la crise sanitaire et des récentes réformes mises en place par Emmanuel Macron : sélection, orientation genrée, classes surchargées… rien n’est oublié.

Il en est de même pour les problématiques du travail, qui « met en concurrence les générations » selon l’auteur, et dans lequel les jeunes sont dans les situations les plus précaires. L’auteur décrypte aussi les mécanismes du « Contrat d’engagement jeune », tout récemment mis en place par le gouvernement. 

L’analyse ne se résume pas aux questions d’emploi et d’éducation. Le logement, les transports, l’accès à la culture et au sport sont autant de sujets faisant eux aussi l’objet d’un décryptage. 

… et des solutions !

L’ouvrage ne se contente bien sûr pas de lister les difficultés rencontrées par les jeunes aujourd’hui. Comme le dit Léon Deffontaines:  «Ce livre se veut être un plan de bataille [] Je veux montrer que nous pouvons transformer radicalement la société et la vie des jeunes, en partant de leurs préoccupations, et en gagnant des combats dès maintenant. »

Des revendications concrètes sont mises en avant, certaines à conquérir dès demain, comme l’ouverture de nouvelles places à l’université, la suppression de Parcoursup, la création de chèques cultures ou l’augmentation du Smic, d’autres montrant l’ampleur du combat qui attend le Mouvement jeunes communistes de France et plus largement les communistes.

Ainsi, de la création d’un grand service public de l’orientation à la généralisation du CDI en passant par des prérecrutements dans les secteurs clés de l’économie, le livre démontre la nécessité d’un renversement radical du capitalisme.

Pas de sujets tabous 

Au-delà de ces questions, Léon Deffontaines n’hésite pas à aborder des sujets qui font débat à gauche afin d’alimenter la discussion. Sur des questions comme l’énergie, qui valent aux communistes de se démarquer franchement à gauche, Léon Deffontaines assume, critiquant « les libéraux qui veulent céder au marché notre énergie », mais aussi « certains écologistes qui veulent nous contraindre à la “sobriété” à cause de leur refus du nucléaire ». 

Originaux aussi sont les propos sur l’accès au sport et à la diffusion des grands évènements sportifs. Alors qu’il existe un débat à gauche sur le boycott de la coupe du monde de football au Qatar ou l’organisation des JO à Paris en 2024, Léon Deffontaines plaide pour ne pas « opposer sport amateur et professionnel ».

Un appel à l’engagement 

Comme pour rappeler sa volonté de faire avancer toute la gauche, le livre se conclut par une « Lettre à un jeune de ma génération » appelant la jeunesse à s’engager pour conquérir de nouveaux droits et pour en finir avec le capitalisme : “Engageons-nous ensemble dans une organisation à l’image de la jeunesse. Le Mouvement jeunes communistes de France est l’organisation la plus à même de répondre à cette exigence. »

Léo Garcia

_________________________

Exemplaires à prix militants disponibles auprès du MJCF

mouvementjeunescommunistes@gmail.com

 

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La CGT a un plan pour les jeunes

8 Juin 2022, 06:47am

Publié par PCF Villepinte

PUBLIÉ LE 7 JUIN 2022

Parce que près de la moitié des moins de 26 ans vivent sous le seuil de pauvreté en France, qu’un tiers renoncent à se soigner faute d’argent, que l’accès à un emploi décent est un parcours du jeune combattant, la CGT publie un plan pour la jeunesse en 10 objectifs.

La CGT présente son plan pour la jeunesse, et l’adresse au nouveau gouvernement conduit par Élisabeth Borne.

 « La jeunesse a été l’oubliée des préoccupations des gouvernements d’Édouard Philippe et de Jean Castex, décrit Nawel Benchlikha, copilote du collectif Jeunes à la CGT.  Cessons de penser que la crise sanitaire, les confinements et les cours à distance ont créé la précarité de la jeunesse, ils n'ont fait qu'empirer la situation et l’ont rendue visible avec les longues files d’attente devant les points de distribution alimentaires, les retours contraints chez les parents, le décrochage scolaire », poursuit la syndicaliste qui a fait du porte-à-porte dans les territoires pour entendre les attentes des jeunes.

Le collectif a écouté aussi les revendications des syndicats étudiants.

21% des jeunes vivaient sous le seuil de la pauvreté avant le Covid

La fragilité sociale et économique des moins de 26 ans était palpable bien avant 2019. En 2016 déjà, près de 21% des élèves et étudiants vivaient sous le seuil de pauvreté (Insee déc. 2018).

Pour maintenir la tête au-dessus de l’eau, 46 % d’entre eux travaillaient pendant leurs études. Le tiers des étudiants avaient renoncé à des soins ou examens médicaux par manque d’argent, selon l’Observatoire national de la vie étudiante (août 2018).

L’accès à un emploi décent, le parcours du combattant

Les jeunes servent de variables d’ajustement, cumulent les emplois précaires, de courte durée et faiblement rémunérés. Ils sont en moyenne deux fois plus touchés par le chômage que l’ensemble de la population. 

Comment se loger dans ces conditions financières ? Le prix d’un loyer dans les grandes villes universitaires est exorbitant.

Le plan « 1 jeune, 1 solution » lancé par l’exécutif en 2020 (10 Mds€ investis) « aurait favorisé un déplacement de l'emploi des jeunes vers des CDD longs et des CDI, sans conduire à une hausse globale de leur taux d'emploi », pointe la Cour des comptes dans un rapport de février 2022 qui pointe une « insuffisante prise en compte des besoins et des capacités des territoires », la demande d'emploi locale des jeunes étant très différente d'une région à l'autre.  

Une partie des jeunes a délaissé le salariat au profit de l’ubérisation pour tenter d’être financièrement autonomes. Ils n’ont gagné ni en autonomie ni en reconnaissance sociale, et ont lourdement perdu sur le plan de la protection sociale. Oubliés le droit à la formation, au chômage ou à la retraite !

Le plan Jeunes de la CGT

La jeunesse est jetée en pâture à la violence de la société capitaliste et des inégalités sociales. Elle n’est plus ce temps de répit pour forger ses propres expériences et se choisir un chemin dans la vie. 

Face à ce constat glaçant, la CGT présente son plan pour la jeunesse qui se décline en 10 objectifs : 

Droit à l’éducation, la formation initiale, l’orientation de qualité et de proximité pour tous.

Une allocation d’autonomie modulable pour garantir des conditions dignes d’existence, d’études et d’entrée dans la vie active.

Des garanties d’autonomie pour les 850 000 jeunes ni en emploi, ni en études, ni en formation. 

Favoriser la transmission des connaissances et des savoir-faire dans l’entreprise en CDI et avec un tutorat, pour favoriser l’insertion des jeunes dans l’entreprise.

Un véritable statut du stagiaire trop souvent assimilé par le patronat à une main- d’œuvre corvéable à merci et peu coûteuse.

Encadrer la formation professionnelle et l’apprentissage

Lutter contre la discrimination à l’embauche.

Garantir l’accès à un logement digne, durable et abordable.

Garantir un égal accès à la mobilité, cruciale pour l’accès à l’emploi.

Garantir des indemnités pour les jeunes demandeurs d’emploi : l’enchaînement de contrats courts et précaires oblige à revoir leurs conditions d’accès à l’assurance chômage.

Lire le plan CGT pour la jeunesse

 

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Les nouveaux médias, les jeunes et la politique

12 Mai 2022, 05:54am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 11/05/2022 par PCF

41% des 18/24 ans ne se sont pas déplacés pour voter au premier tour de la présidentielle. Pour autant cela signifie-t-il que les jeunes se désintéressent de la politique ?

Les 18-24 ans sont 76 % à s’informer sur les réseaux sociaux. Qu’y recherchent-ils ? Pourquoi les politiques investissent-ils désormais ces réseaux appelés Twitch, Tik Tok, Brut, Snapchat, Clubhouse ? Il faut-être présent dans ces médias qui forment les esprits à travers des jeux qui peuvent passer des messages politiques.

En visant la jeunesse et leurs réseaux sociaux, les politiques peuvent faire coup double, s’adresser à eux pour avoir leur vote mais aussi pour montrer qu’ils sont sensibles aux jeunes.

En 2020, TikTok, plateforme lancée en 2016 par le groupe chinois ByteDance, est devenue l’application la plus téléchargée au monde, 850 millions d’utilisateurs mensuels. Diffusion de vidéos courtes, rythmées, musicales, humoristiques, effets spéciaux faciles à utiliser.

Pour LREM, le recours à des stars du web fait désormais système. Dès l’été 2019, Attal, secrétaire d’État à la jeunesse, avait noué des partenariats avec plusieurs comptes pour faire la promotion du Service national universel, un compte suivi par 8 millions d’abonnés. Sur un autre site, un clip sur les gestes barrières réalisé à la demande de Macron, avait totalisé 11 millions de vues en 3 jours.

Depuis l’automne 2020, Attal, se prête chaque dimanche à l’exercice avec des influenceurs qui comptent 1 million d’abonnés.

Attal, a lancé le 24 février 2021 sur Twitch, en streaming (le streaming permet la lecture d’un flux audio ou video, au fur et à mesure qu’il est diffusé), une émission mensuelle d’échanges durant une heure, intitulée Sans Filtre. Il débriefe les conseils des ministres sans journalistes et sans contradicteurs.

Après les manifestations contre le pass sanitaire, Macron, s’adressait aux jeunes par vidéo sur Instagram et Tik Tok, répondant directement aux questions.    Un million de vues en une après-midi, 49 millions cinq jours plus tard.

Le service public audiovisuel s’y est mis depuis mars 2021 sur Twitch, où chacun peut diffuser ses vidéos. Hollande invité du journaliste de France info, Samuel Etienne, avait totalisé 650 milles replay, pour un échange de 2 h 30 avec les seules questions du chat. Depuis, après certaines émissions, comme le 20 h de France2, l’internaute peut continuer la discussion avec l’invité.

Un des derniers nés de ces réseaux, Discord, logiciel gratuit de messagerie instantanée, permet d’échanger à l’écrit, à l’oral, de partager des documents, d’organiser des visioconférences et des formations grâce au partage d’écran. Tout cela en accès depuis un navigateur, un smartphone ou un ordinateur. Discord a été utilisé par l’équipe de campagne de Fabien Rousssel et par les militants. J’ai pu constater son efficacité.

On verra dans les mois et années à venir ce que dira de ces réseaux l’Arcom (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique) qui depuis le 1er janvier a remplacé le CSA.

L’influence de ces réseaux inquiète au plus haut niveau des États. Fin 2019, Trump avait tenté d’interdire Tik Tok, l’accusant d’espionner pour le compte de Pékin. Biden a demandé à son administration d’enquêter sur les risques de ces applications détenues par des puissances étrangères. Le 29 mai 2021, la Commission européenne lançait une action à l’encontre du réseau, accusé de recourir à des publicités ciblant les enfants.

Quels bénéfices pour les politiques ?

Pas de contradictoire, ils parlent directement aux internautes. Leurs interventions sont reprises dans les journaux télévisés. Ces réseaux sont perçus comme moins agressifs qu’un échange avec un journaliste, avec un public bienveillant, moins politisé. C’est la réactivation du mythe de la démocratie directe.

De plus, si vous vous inscrivez en premier sur une plateforme émergente, votre communauté sera la première à s’y implanter et à fédérer.

Mais ce que vous gagnez en proximité, en chalandise, vous le perdez en sacralité, en autorité reconnue, avec une gadgétisation du langage politique.

Ces réseaux sont en tout cas devenus des caisses de résonance stratégique dont les politiques peuvent difficilement se passer, car une campagne se joue aussi sur ces réseaux.

Jean-François Téaldi 

 

Retrouvez la Vidéo de cette table ronde-débat organisée à Nice par Les Amis de la liberté, mon exposé complet, les témoignages de 4 JC utilisateurs et le débat avec la salle) : les-nouveaux-medias-les-jeunes-et-la-politique : 

https://amisdelaliberte.fr/index.php/video-2022/2022-04-07-les-nouveaux-medias-les-jeunes-et-la-politique

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Résultats des élections – L’urgence est de construire l’unité de la jeunesse

16 Avril 2022, 08:32am

Publié par PCF Villepinte

Les résultats du premier tour de l’élection présidentielle font d’Emmanuel Macron et Marine Le Pen les qualifiés pour le second tour. Cette situation nous inquiète pour notre avenir et pour celui du pays. Aucun de ces deux candidats ne permettra de conquérir de nouveaux droits pour les travailleurs, et pour les jeunes.

Fabien Roussel est la révélation politique de cette campagne électorale. Grâce à un discours et des propositions tournées vers les intérêts des classes populaires, il aura montré que la reconstruction d’une gauche majoritaire dans le pays était possible. Cette très belle campagne est un point d’appui essentiel pour cette ambition, ainsi que pour redonner confiance en la politique à toute une partie de la population qui s’est résignée. Cette dynamique devra s’amplifier dans les élections législatives, pour construire une majorité de progrès à l’Assemblée nationale face au libéralisme et à l’extrême droite.

Les travailleurs, les lycéens, les étudiants ont besoin d’un changement de société, et la campagne de Fabien Roussel a tracé le sillon des conditions de cette victoire : une gauche à nouveau capable de parler aux classes populaires, sincère, et qui n’élude aucun sujet. Une gauche qui assume la nécessité d’une République sociale, laïque, écologiste, féministe et universelle. Une gauche qui place la jeunesse au centre de ses préoccupations.

Car le quinquennat d’Emmanuel Macron a fait beaucoup de mal à la jeunesse : à travers une politique visant à garantir les profits des patrons et des plus riches, ainsi que ses attaques sans précédent contre le droit à l’éducation, la situation des jeunes s’est fortement dégradée. Elle a conduit à une résignation d’une part importante de la jeunesse, qui nourrit une crise démocratique et un rejet de la politique en général, qui se traduit aujourd’hui par cette abstention de près de 27 %.

Pour permettre à cette gauche de gagner au plus vite, il faut empêcher Marine Le Pen d’accéder au pouvoir le 24 avril.

Dernière le vernis d’un discours « modéré » qui contraste avec les outrances d’Éric Zemmour, le Rassemblement national reste un parti d’extrême droite. Son accès au pouvoir ferait entrer la France dans une grande incertitude. Ni les droits sociaux ni les droits démocratiques ne progresseront avec l’élection de Marine Le Pen.

Au pouvoir, l’extrême droite sape les fondements mêmes de notre République, en créant des séparations artificielles dans la population et en s’attaquant plus durement que n’importe qui aux droits des travailleurs, et particulièrement aux syndicats. L’extrême droite n’a pas changé. Elle est celle qui fait reculer le droit à l’avortement en Pologne, interdit la mendicité en Hongrie ou utilise la corruption en Autriche.

La construction d’une gauche capable de prendre le pouvoir ne pourra se faire dans un pays dirigé par ces gens.

Nous ne tirons pas de traits d’égalité entre la candidate Le Pen et le président sortant Emmanuel Macron. Nous ne mettons pas sur le même pied l’ultralibéralisme et le fascisme.

Nous savons combien la présidence d’Emmanuel Macron s’est attaquée durement aux droits des travailleurs, des chômeurs, des lycéens et des retraités. Nous avons été de tous les combats contre Parcoursup, la réforme du Code du travail ou encore dans les mobilisations féministes. Nous avons subi la violence de la répression de ces mouvements sociaux. Nous savons que c’est cette politique qui a ouvert la voie à la montée de l’extrême droite et de l'abstention.

Nous ne nous faisons aucune illusion sur la politique que mettra en place Emmanuel Macron s’il est réélu et sur la nécessité de la comprendre frontalement. Mais nous savons aussi que pour battre l’extrême droite le 24 avril, il n’y aura qu’un seul bulletin de vote à disposition.

C’est pourquoi le MJCF appelle sans ambiguïté à utiliser le bulletin Emmanuel Macron pour empêcher Marine Le Pen d’accéder au pouvoir. Ce bulletin, nous l’utiliserons le cœur gros, avec colère, mais avec détermination, car nous sommes clairs sur son rôle : empêcher Marine Le Pen de devenir présidente de la République.

Avec Emmanuel Macron, notre ennemi est connu : nous l’avons combattu pendant 5 ans, et sommes même parvenus à le mettre en échec sur sa réforme des retraites. Nous le referons.

Pour construire un projet politique émancipateur pour la jeunesse et le pays face à celui du président des riches, nous aurons besoin d’un grand mouvement populaire unissant la jeunesse autour de ses intérêts, dans le sillon de la candidature de Fabien Roussel. C’est à cela que le MJCF s’attachera dès demain matin.

La jeunesse n’est pas condamnée à l’abstention et à l’inaction. Les résultats du premier tour montrent combien l’organisation de la jeunesse est essentielle, au-delà des échéances électorales. C’est un combat de longue haleine qui s’engage aujourd’hui.

Le MJCF appelle les jeunes à construire avec lui ce grand mouvement d’unité de la jeunesse, pour combattre dès le 25 avril les attaques contre nos droits. C’est à cette condition que nous pourrons conquérir notre avenir et des jours heureux !

Nous sommes face à un choix déterminant : soit résignés nous laissons la société imploser. Soit nous reprenons notre avenir en main et nous nous engageons avec nos divergences vers un même idéal : celui des jours heureux.

 

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Macron : 5 ans de dégradation du travail, de l’école et des services publics

24 Mars 2022, 08:41am

Publié par PCF Villepinte

Jeudi et à moins d’un mois du premier scrutin, Emmanuel Macron, président et candidat à sa succession, a égrené ses propositions pour l’élection présidentielle. Refusant l’exercice démocratique et le débat, le Président veut présenter un projet dont il se veut le seul penseur et dont ses activités l’empêcheraient de finir l’écriture.

Sur le fond, le candidat porte un projet de profonde régression sociale. L’équipe de la candidate des Républicains, déjà très marquée à droite, crie déjà au plagiat, à raison.

Emmanuel Macron, en annonçant vouloir reculer l’âge de départ à la retraite à 65 ans, entend reprendre la réforme des retraites, abandonnée suite aux mobilisations d’ampleur dans tout le pays et du fait de la pandémie.

Le président-candidat aspire également à conditionner le RSA à des dizaines d’heures de travail par semaine. Cette disposition est déjà celle qu’expérimente la jeunesse avec le contrat d’engagement ou le service civique. Ainsi, un certain nombre d’activités aujourd’hui réalisées par des travailleurs et des travailleuses et qui débouchent sur un salaire vont être effectuées demain par des personnes bénéficiaires du RSA. Il s’agit ni plus ni moins que d’une dévalorisation du travail ; un travail doit donner lieu à un salaire, pas à une allocation.

Emmanuel Macron n’a rien dit sur la revalorisation du travail et des salaires, il réaffirme à l’inverse que «ous devons travailler plus». En revanche, pour les grosses entreprises, une suppression dimpôts est prévue, la CVAE. Avec cette suppression, ce sont les collectivités territoriales (communes, départements, régions) déjà en sous-financement qui seront impactées, mais également le financement de la formation et des transports.

Sur l’éducation, Emmanuel Macron poursuit son projet d’une école à deux vitesses, à l’image de son quinquennat. Le chef de l’État promet «lus de libertés» pour les établissements, cest-à-dire linégalité. Cest la fin de l’école républicaine qui promet et enseigne la même chose à tous les jeunes, peu importe leur origine sociale et géographique. Cette scolarité à la carte est finalisée par l’affichage public des résultats scolaires, dont on peut deviner qu’il deviendra en réalité un classement permettant de trier les établissements et les élèves. Ainsi l’établissement dans lequel l’élève a effectué sa scolarité deviendra une fois de plus un critère déterminant dans le droit à la poursuite d’études, accentuant la sélection sociale déjà à l’œuvre avec Parcoursup.

Emmanuel Macron ne revient pas sur la réforme du bac, mais poursuit dans la réforme de la voie professionnelle : celle-ci sera toujours plus adaptée non pas aux élèves et aux apprentissages, mais au seul besoin de main-d’œuvre des entreprises.

Du côté de l’enseignement supérieur, c’est le même projet «autonomie» des établissements qui prévaut : lunique objectif n’étant pas de garantir l’accès ou la qualité de la formation, mais de répondre aux classements internationaux. C’est la mise en compétition de l’éducation et le recul de l’égalité que promet le candidat.

Sur les deux points majeurs du programme, le candidat a été à la hauteur de son quinquennat : un libéral assumé prônant une précarité toujours plus grande. Le bilan de Macron, ce sont les files d’étudiants devant les distributions alimentaires, les millions de jeunes sans emploi ni formation, les jeunes qui décrochent à cause de Parcoursup. La réalité de ce projet, nous la connaissons, nous l’avons combattu pendant 5 ans et nous continuerons de le faire lors de cette campagne.

Le Mouvement jeunes communistes de France appelle à voter pour un projet radicalement différent qui ne laisse personne sur le bord de la route. Un projet ambitieux et portant résolument la voix de la jeunesse : le programme des Jours heureux, porté par Fabien Roussel, celui de la bonne paye, de l’éducation de qualité pour toutes et tous, de la République sociale, démocratique, laïque et universaliste.

Le Mouvement jeunes communistes de France appelle chaque jeune qui souhaite changer son quotidien et l’avenir de la société, à signer l’appel de la jeunesse à voter Fabien Roussel. Déjà plus de 1 000 jeunes appellent à voter pour la candidature des Jours heureux Parlons-en autour de nous, à nos proches, nos amis, nos collègues et reconstruisons une gauche populaire.

 

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Non, les jeunes ne se détournent pas des élections

23 Février 2022, 07:35am

Publié par PCF Villepinte

Sondage Interrogés par Ipsos, pour le compte de la Fédération des associations générales étudiantes, 80% des 18-30 ans se disent prêts à aller voter. Mais, alors que leur exigence de changement est manifeste, nombre dentre eux estiment quils ne sont pas écoutés.

Publié le Mercredi 23 Février 2022 Olivier Chartrain L'Humanité

Sergei SUPINSKY/AFP

Auditionnés par-là, sondés par-ci: à moins de cinquante jours du premier tour de l’élection présidentielle, les jeunes font lobjet de toutes les attentions. «Enfin!», ne manqueraient sans doute pas de remarquer ceux que l’institut Ipsos a interrogés en janvier, pour le compte de la Fage (Fédération des associations générales étudiantes). Car l’un des enseignements majeurs de cette enquête, publiée mardi 22 février, c’est que, si les 18-30 ans s’intéressent bel et bien à la politique, ils trouvent que celle-ci ne s’intéresse guère à eux et à leurs préoccupations.

le pouvoir d’achat en tête des sujets pour le choix du candidat

L’enquête (réalisée du 11 au 20 janvier auprès de 2 007 personnes de 18 à 30 ans choisies selon la méthode des quotas) commence par battre en brèche une idée reçue: les jeunes se détourneraient de la politique. Pas vraiment, puisque huit sur dix envisagent «certainement» (49 %) ou «probablement» (31 %) d’aller voter à la présidentielle. Une réponse qui varie significativement selon leur situation: elle atteint 83 à 84 % chez les travailleurs et étudiants, mais tombe à 71 % chez ceux qui sont à la recherche dun emploi.

Pour 37 % des jeunes, le pouvoir d’achat arrive en tête des sujets qui pourraient les motiver à opter pour tel ou tel candidat. Juste derrière, 32 % pointent le climat et l’environnement, puis la santé (30 %), l’emploi (27 %) et les inégalités sociales (25 %). Des thèmes qui recoupent largement la situation d’une jeunesse «précaire et fragilisée par la crise» sanitaire, selon les mots d’Étienne Mercier, directeur du pôle opinion d’Ipsos. Ainsi, 58 % des jeunes interrogés disent avoir, sur les douze derniers mois, rencontré des difficultés pour se «procurer une alimentation saine et équilibrée» ; 55 % ont eu du mal à s’acheter des «vêtements convenables» ; 58 % à «accéder à des biens ou activités culturelles et de loisir» ; 50 % à «payer leurs charges de logement» ; 46 % à «payer certains actes médicaux» ou à rembourser un crédit.

Une situation qui joue aussi sur leur état d’esprit: quand on leur demande de qualifier celui-ci, 76 % savouent «heureux» et 59 % «sereins». Mais ils sont aussi 60 % à se dire «épuisés», 58 % «anxieux» et 56 % «nerveux». Autre contradiction apparente: plus des trois quarts (76 %) se sentent «optimistes» quant à leur avenir personnel, mais 56 % se déclarent «pessimistes» quant à celui de la société française.

Une vision qui se confirme quand on leur demande de désigner les «principaux défauts» de la société dans laquelle ils vivent: pour 38 %, il y a «trop de malhonnêteté, de corruption» ; pour 37 %, la société est «trop inégalitaire» ; pour 32 %, «largent y tient une trop grande place» ; pour 27 %, elle est «trop individualiste»… Enfin, ils sont 57 % à juger que leurs préoccupations ne sont pas assez ou pas du tout prises en compte dans la campagne électorale.

L’enquête fait un focus particulier sur les enjeux écologiques. Soumis à un certain nombre de propositions, sans surprise, 85 % d’entre eux estiment que «les catastrophes écologiques vont se multiplier». Mais ils sont aussi 61 % à penser qu’ «accélérer la transition écologique contribuerait à réduire le chômage» et, surtout, 83 % à juger que la réponse aux enjeux environnementaux exige de «revoir complètement notre système économique et social». Un message que ne devraient pas manquer d’entendre certains candidats… 

 

 

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Trouvermonmaster.gouv.fr : le gouvernement met en place Parcoursup pour les licences 3 !

26 Novembre 2021, 08:24am

Publié par PCF Villepinte

Le premier semestre touche à sa fin et nombre d’étudiants et d’étudiantes sont privés du droit à la poursuite d’études. Des milliers d’étudiants et d’étudiantes sont encore aujourd’hui privés d’un master du fait du manque de places à l’université, du fait de la sélection.

 

Plutôt que d’investir dans l’enseignement supérieur et la recherche, le ministère souhaite poursuivre ses politiques inégalitaires et injustes au sein même des cursus universitaires en mettant en place Parcoursup pour les licences 3.

En effet, les conseils d’universités ont à l’ordre du jour la mise en place d’une plateforme de sélection : trouvermonmastergouv.fr. Celle-ci s’annonce encore plus sélective que Parcoursup destinée aux lycéens et lycéennes.

Les étudiants et les étudiantes devront formuler un certain nombre de vœux. Cependant, au moindre vœu accepté par un établissement, tous les autres vœux formulés tomberont. Ainsi l’étudiant sera obligatoirement affecté dans ce master sans attendre la réponse des autres demandes.

Or, l’affectation au premier “oui” a des effets déjà bien connus avec Parcoursup ; nombre de candidats se retrouvent acceptés dans une filière par défaut ne correspondant pas à leurs premiers choix.

Le calendrier de la mise en place de cette plateforme est déjà imposé en toute discrétion par le gouvernement au sein des universités. Tout au long du mois de mars, les étudiants et les étudiantes formuleront leurs vœux pour des masters. D’avril à la mi-juin, les étudiants et les étudiantes auront les réponses des équipes pédagogiques avant les résultats définitifs d’examen dans de nombreuses filières.

Du fait de l’autonomie des universités et de la mise en concurrence de celles-ci, la mise en place de cette plateforme passera nécessairement par la mise en place d’algorithmes locaux basés sur des critères de sélection sociale au mépris des classes populaires. Le gouvernement actuel, comme le précédent, fait le choix le plus inégalitaire et injuste plutôt que d’investir massivement dans l’enseignement supérieur et la recherche.

L’Union des étudiants communistes dénonce la politique de sélection du gouvernement qui vient briser les rêves et les aspirations de nombre d’étudiants et d’étudiantes. Elle revendique un changement de cap pour l’enseignement supérieur et la recherche afin que la nation puisse avoir la jeunesse la mieux formée.

Il faut en finir avec la sélection à l’entrée et au sein même de l’université. Le droit à la poursuite d'études et à la formation doit être garanti. Au-delà de ça, ce droit à la poursuite d’étude doit être de qualité. Chaque master doit avoir les moyens pédagogiques de préparer les étudiants et les étudiantes à quitter l’Université avec un bac +5 ou à se diriger vers un doctorat, plutôt que de réserver à certains établissements les moyens de préparer au doctorat.

L’UEC travaille à la mobilisation des étudiants et des étudiantes. Le 8 décembre mobilisons-nous partout en France contre la sélection à l’Université et pour un investissement massif dans l’enseignement supérieur et la recherche : formation et recrutements d’enseignants, ouvertures de locaux et d’infrastructures.

Jeanne Péchon

Secrétaire nationale de l’UEC

 

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Rencontre des jours heureux à Poitiers – Miser sur la jeunesse pour relever les défis

19 Novembre 2021, 07:55am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 17/11/2021 par PCF

Accueilli et accompagné par les responsables locaux du PCF et des jeunes communistes ainsi que quelques-un·e·s de leurs élu·e·s, le candidat PCF à l’élection présidentielle a pu s’entretenir directement avec des jeunes pour entendre leurs revendications, confronter les propositions de son pacte pour la jeunesse à leurs réactions et enrichir son programme de ces échanges.

La 4e Rencontre des jours heureux s’est finalement tenue en soirée. Plus de 300 personnes y ont participé et ont semblé apprécier le format dynamique et la possibilité d’interpeller le candidat.

Le ton fut donné d’entrée par l’intervention de Marie-George Buffet, ancienne ministre de la Jeunesse et des Sports, la seule dont on se souvient, comme l’a présentée Ian Brossat : une politique globale pour répondre aux besoins et aux attentes des jeunes du pays.

Fabien Roussel a insisté sur l’investissement massif à fournir pour plus d’écoles et mieux d’école. Avec un budget de l’Éducation nationale porté à 80 milliards en 5 ans (+45 %) et celui de l’Enseignement supérieur à 20 milliards (+43 %) pour financer un plan massif de recrutement, d’investissement dans les infrastructures, de progrès des rémunérations.

C’est un véritable statut social pour les jeunes qui a été défendu, avec des « Maisons de la jeunesse » qui seraient créées dans chacune des villes de plus de 9 000 habitants (500 au total) pour accéder facilement aux droits : à la mobilité (transports en commun gratuits, permis gratuit), à la santé (prise en charge des soins à 100 % par l’assurance maladie), au logement (plan de construction de logements étudiants et de résidences jeunes travailleurs), aux pratiques sportives et culturelles, aux loisirs et aux vacances (développement des pratiques à l’école et à l’université, construction d’infrastructures, modularité des tarifs, soutien au secteur de l’éducation populaire).

Les jeunes du pays ont les yeux grands ouverts sur la précarité dans laquelle ils sont plongés, les freins qui pèsent sur leur potentiel au service de la société et des grands défis auxquels l’humanité est confrontée. Elles et ils sont particulièrement conscients du mur que constitue l’urgence écologique. Elles et ils ne supportent plus l’expression et l’outil des inégalités que constituent les discriminations. Leurs raisons de lutter, de s’engager, sont donc nombreuses et l’espoir réside dans ces luttes.

 

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Contrat d’engagement : Quel manque d’ambition pour la jeunesse !

15 Novembre 2021, 16:38pm

Publié par PCF Villepinte

C’est sur Facebook qu’Emmanuel Macron a décidé d’annoncer la mise en place de sa nouvelle mesure phare pour les jeunes : le contrat d’engagement. Initialement prévu pour un million de jeunes, ce dispositif ne concerne finalement que 500 à 600 000 jeunes, avec une aide pouvant aller jusqu’à 500 € par mois, mais qui ne sera pas automatique. En échange de cette somme, les jeunes devront démontrer leur capacité à s’intégrer sur le marché de l’emploi. Ce sera donc une aide précaire revue au rabais. Autoproclamé “président des jeunes”, Emmanuel Macron est finalement bien éloigné des aspirations de la jeunesse.

La création d’un nouveau sas de précarité pour les jeunes

Stage, service civique, garantie jeune, contrat premier embauche, travaux d’utilité collective (TUC) et maintenant contrat d’engagement. Les dispositifs proposés se suivent et se ressemblent. Ce gouvernement reste dans la lignée de ses prédécesseurs en proposant encore aux jeunes d’être une sous-catégorie de travailleurs. Or, ce n’est pas d’un énième contrat précaire dont nous avons besoin, mais d’un emploi stable et correctement rémunéré. Nous avons actuellement près d’un jeune sur cinq au chômage, un million et demi de jeunes sans emploi ni formation. Si les jeunes sont au chômage, ce n’est pas à cause d’une “mauvaise adaptation au marché de l’emploi”, c’est bien par un manque d’ambition politique.

Aujourd’hui les jeunes sont davantage confrontés à la précarité de l’emploi : plus souvent en CDD, intérim, stages et périodes de chômage. Ce n’est pas d’un nouveau contrat précaire dont les jeunes ont besoin mais bien d’un parcours sécurisé et d’un emploi correctement rémunéré. Et ce ne sont pas les besoins qui manquent ! D’un côté nous avons des besoins immenses d’emplois dans les services publics, notamment la santé et l’éducation, de l’autre nous avons des centaines de milliers de jeunes sans emploi ni formation. Recrutons-les, formons-les plutôt que de les enfermer dans un nouveau sas de précarité.

Les revendications des communistes

L’enfermement de la jeunesse dans des sas de précarité vient détruire tout le potentiel transformateur de la jeunesse. Aux promesses gouvernementales de précarité et de chômage, nous opposons la sécurisation des parcours des jeunes.

Le MJCF et le PCF proposent la création de pré-recrutements dans les services publics en commençant par la santé et l’éducation. Ces pré-recrutements permettraient à des jeunes d’être recrutés dès la sortie du baccalauréat, rémunérés pendant leur formation au niveau d’un fonctionnaire-stagiaire, et en contrepartie ils devraient 10 années de service à l’État. Cette mesure permettrait à la fois de répondre aux demandes croissantes de personnels formés dans le service public et de sortir de la précarité des centaines de milliers de jeunes. C’est le seul moyen de planifier les besoins personnels. Ce ne sont pas les besoins qui manquent, seulement une volonté politique.

Nous demandons également la conditionnalité des aides publiques à l’embauche et la formation professionnelle de jeunes. Des milliards d’euros sont aujourd’hui donnés aux entreprises privées sans aucune (ou trop peu) de conditions. Ces aides doivent être mieux orientées et permettre la création d’emplois stables permettant de vivre dignement. Dans la même veine, nous proposons de nationaliser les banques afin de conditionner les obtentions de prêts aux entreprises sur ces mêmes critères.

Enfin, pour sortir les jeunes de la précarité et sécuriser leur parcours, nous devons leur permettre de suivre leur formation dans de bonnes conditions, sans aucune barrière. Nous proposons en premier lieu : la fin de la sélection à l’université, le diplôme requis doit être le seul critère de sélection. Pour mettre fin à la précarité étudiante et au salariat étudiant qui sont les deux premières causes d’échecs à l’université, nous proposons la création d’un revenu étudiant, fixé au-dessus du seuil de pauvreté pour tous les étudiants.

Avoir la jeunesse la mieux formée, c’est voir dans les nouvelles générations non pas un problème à régler le plus rapidement possible, le temps que jeunesse se passe, mais au contraire voir en eux la solution pour répondre aux défis que nous avons devant nous.

Léon Deffontaines

secrétaire général du MJCF

 

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