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Les nouveaux médias, les jeunes et la politique

12 Mai 2022, 05:54am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 11/05/2022 par PCF

41% des 18/24 ans ne se sont pas déplacés pour voter au premier tour de la présidentielle. Pour autant cela signifie-t-il que les jeunes se désintéressent de la politique ?

Les 18-24 ans sont 76 % à s’informer sur les réseaux sociaux. Qu’y recherchent-ils ? Pourquoi les politiques investissent-ils désormais ces réseaux appelés Twitch, Tik Tok, Brut, Snapchat, Clubhouse ? Il faut-être présent dans ces médias qui forment les esprits à travers des jeux qui peuvent passer des messages politiques.

En visant la jeunesse et leurs réseaux sociaux, les politiques peuvent faire coup double, s’adresser à eux pour avoir leur vote mais aussi pour montrer qu’ils sont sensibles aux jeunes.

En 2020, TikTok, plateforme lancée en 2016 par le groupe chinois ByteDance, est devenue l’application la plus téléchargée au monde, 850 millions d’utilisateurs mensuels. Diffusion de vidéos courtes, rythmées, musicales, humoristiques, effets spéciaux faciles à utiliser.

Pour LREM, le recours à des stars du web fait désormais système. Dès l’été 2019, Attal, secrétaire d’État à la jeunesse, avait noué des partenariats avec plusieurs comptes pour faire la promotion du Service national universel, un compte suivi par 8 millions d’abonnés. Sur un autre site, un clip sur les gestes barrières réalisé à la demande de Macron, avait totalisé 11 millions de vues en 3 jours.

Depuis l’automne 2020, Attal, se prête chaque dimanche à l’exercice avec des influenceurs qui comptent 1 million d’abonnés.

Attal, a lancé le 24 février 2021 sur Twitch, en streaming (le streaming permet la lecture d’un flux audio ou video, au fur et à mesure qu’il est diffusé), une émission mensuelle d’échanges durant une heure, intitulée Sans Filtre. Il débriefe les conseils des ministres sans journalistes et sans contradicteurs.

Après les manifestations contre le pass sanitaire, Macron, s’adressait aux jeunes par vidéo sur Instagram et Tik Tok, répondant directement aux questions.    Un million de vues en une après-midi, 49 millions cinq jours plus tard.

Le service public audiovisuel s’y est mis depuis mars 2021 sur Twitch, où chacun peut diffuser ses vidéos. Hollande invité du journaliste de France info, Samuel Etienne, avait totalisé 650 milles replay, pour un échange de 2 h 30 avec les seules questions du chat. Depuis, après certaines émissions, comme le 20 h de France2, l’internaute peut continuer la discussion avec l’invité.

Un des derniers nés de ces réseaux, Discord, logiciel gratuit de messagerie instantanée, permet d’échanger à l’écrit, à l’oral, de partager des documents, d’organiser des visioconférences et des formations grâce au partage d’écran. Tout cela en accès depuis un navigateur, un smartphone ou un ordinateur. Discord a été utilisé par l’équipe de campagne de Fabien Rousssel et par les militants. J’ai pu constater son efficacité.

On verra dans les mois et années à venir ce que dira de ces réseaux l’Arcom (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique) qui depuis le 1er janvier a remplacé le CSA.

L’influence de ces réseaux inquiète au plus haut niveau des États. Fin 2019, Trump avait tenté d’interdire Tik Tok, l’accusant d’espionner pour le compte de Pékin. Biden a demandé à son administration d’enquêter sur les risques de ces applications détenues par des puissances étrangères. Le 29 mai 2021, la Commission européenne lançait une action à l’encontre du réseau, accusé de recourir à des publicités ciblant les enfants.

Quels bénéfices pour les politiques ?

Pas de contradictoire, ils parlent directement aux internautes. Leurs interventions sont reprises dans les journaux télévisés. Ces réseaux sont perçus comme moins agressifs qu’un échange avec un journaliste, avec un public bienveillant, moins politisé. C’est la réactivation du mythe de la démocratie directe.

De plus, si vous vous inscrivez en premier sur une plateforme émergente, votre communauté sera la première à s’y implanter et à fédérer.

Mais ce que vous gagnez en proximité, en chalandise, vous le perdez en sacralité, en autorité reconnue, avec une gadgétisation du langage politique.

Ces réseaux sont en tout cas devenus des caisses de résonance stratégique dont les politiques peuvent difficilement se passer, car une campagne se joue aussi sur ces réseaux.

Jean-François Téaldi 

 

Retrouvez la Vidéo de cette table ronde-débat organisée à Nice par Les Amis de la liberté, mon exposé complet, les témoignages de 4 JC utilisateurs et le débat avec la salle) : les-nouveaux-medias-les-jeunes-et-la-politique : 

https://amisdelaliberte.fr/index.php/video-2022/2022-04-07-les-nouveaux-medias-les-jeunes-et-la-politique

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Résultats des élections – L’urgence est de construire l’unité de la jeunesse

16 Avril 2022, 08:32am

Publié par PCF Villepinte

Les résultats du premier tour de l’élection présidentielle font d’Emmanuel Macron et Marine Le Pen les qualifiés pour le second tour. Cette situation nous inquiète pour notre avenir et pour celui du pays. Aucun de ces deux candidats ne permettra de conquérir de nouveaux droits pour les travailleurs, et pour les jeunes.

Fabien Roussel est la révélation politique de cette campagne électorale. Grâce à un discours et des propositions tournées vers les intérêts des classes populaires, il aura montré que la reconstruction d’une gauche majoritaire dans le pays était possible. Cette très belle campagne est un point d’appui essentiel pour cette ambition, ainsi que pour redonner confiance en la politique à toute une partie de la population qui s’est résignée. Cette dynamique devra s’amplifier dans les élections législatives, pour construire une majorité de progrès à l’Assemblée nationale face au libéralisme et à l’extrême droite.

Les travailleurs, les lycéens, les étudiants ont besoin d’un changement de société, et la campagne de Fabien Roussel a tracé le sillon des conditions de cette victoire : une gauche à nouveau capable de parler aux classes populaires, sincère, et qui n’élude aucun sujet. Une gauche qui assume la nécessité d’une République sociale, laïque, écologiste, féministe et universelle. Une gauche qui place la jeunesse au centre de ses préoccupations.

Car le quinquennat d’Emmanuel Macron a fait beaucoup de mal à la jeunesse : à travers une politique visant à garantir les profits des patrons et des plus riches, ainsi que ses attaques sans précédent contre le droit à l’éducation, la situation des jeunes s’est fortement dégradée. Elle a conduit à une résignation d’une part importante de la jeunesse, qui nourrit une crise démocratique et un rejet de la politique en général, qui se traduit aujourd’hui par cette abstention de près de 27 %.

Pour permettre à cette gauche de gagner au plus vite, il faut empêcher Marine Le Pen d’accéder au pouvoir le 24 avril.

Dernière le vernis d’un discours « modéré » qui contraste avec les outrances d’Éric Zemmour, le Rassemblement national reste un parti d’extrême droite. Son accès au pouvoir ferait entrer la France dans une grande incertitude. Ni les droits sociaux ni les droits démocratiques ne progresseront avec l’élection de Marine Le Pen.

Au pouvoir, l’extrême droite sape les fondements mêmes de notre République, en créant des séparations artificielles dans la population et en s’attaquant plus durement que n’importe qui aux droits des travailleurs, et particulièrement aux syndicats. L’extrême droite n’a pas changé. Elle est celle qui fait reculer le droit à l’avortement en Pologne, interdit la mendicité en Hongrie ou utilise la corruption en Autriche.

La construction d’une gauche capable de prendre le pouvoir ne pourra se faire dans un pays dirigé par ces gens.

Nous ne tirons pas de traits d’égalité entre la candidate Le Pen et le président sortant Emmanuel Macron. Nous ne mettons pas sur le même pied l’ultralibéralisme et le fascisme.

Nous savons combien la présidence d’Emmanuel Macron s’est attaquée durement aux droits des travailleurs, des chômeurs, des lycéens et des retraités. Nous avons été de tous les combats contre Parcoursup, la réforme du Code du travail ou encore dans les mobilisations féministes. Nous avons subi la violence de la répression de ces mouvements sociaux. Nous savons que c’est cette politique qui a ouvert la voie à la montée de l’extrême droite et de l'abstention.

Nous ne nous faisons aucune illusion sur la politique que mettra en place Emmanuel Macron s’il est réélu et sur la nécessité de la comprendre frontalement. Mais nous savons aussi que pour battre l’extrême droite le 24 avril, il n’y aura qu’un seul bulletin de vote à disposition.

C’est pourquoi le MJCF appelle sans ambiguïté à utiliser le bulletin Emmanuel Macron pour empêcher Marine Le Pen d’accéder au pouvoir. Ce bulletin, nous l’utiliserons le cœur gros, avec colère, mais avec détermination, car nous sommes clairs sur son rôle : empêcher Marine Le Pen de devenir présidente de la République.

Avec Emmanuel Macron, notre ennemi est connu : nous l’avons combattu pendant 5 ans, et sommes même parvenus à le mettre en échec sur sa réforme des retraites. Nous le referons.

Pour construire un projet politique émancipateur pour la jeunesse et le pays face à celui du président des riches, nous aurons besoin d’un grand mouvement populaire unissant la jeunesse autour de ses intérêts, dans le sillon de la candidature de Fabien Roussel. C’est à cela que le MJCF s’attachera dès demain matin.

La jeunesse n’est pas condamnée à l’abstention et à l’inaction. Les résultats du premier tour montrent combien l’organisation de la jeunesse est essentielle, au-delà des échéances électorales. C’est un combat de longue haleine qui s’engage aujourd’hui.

Le MJCF appelle les jeunes à construire avec lui ce grand mouvement d’unité de la jeunesse, pour combattre dès le 25 avril les attaques contre nos droits. C’est à cette condition que nous pourrons conquérir notre avenir et des jours heureux !

Nous sommes face à un choix déterminant : soit résignés nous laissons la société imploser. Soit nous reprenons notre avenir en main et nous nous engageons avec nos divergences vers un même idéal : celui des jours heureux.

 

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Macron : 5 ans de dégradation du travail, de l’école et des services publics

24 Mars 2022, 08:41am

Publié par PCF Villepinte

Jeudi et à moins d’un mois du premier scrutin, Emmanuel Macron, président et candidat à sa succession, a égrené ses propositions pour l’élection présidentielle. Refusant l’exercice démocratique et le débat, le Président veut présenter un projet dont il se veut le seul penseur et dont ses activités l’empêcheraient de finir l’écriture.

Sur le fond, le candidat porte un projet de profonde régression sociale. L’équipe de la candidate des Républicains, déjà très marquée à droite, crie déjà au plagiat, à raison.

Emmanuel Macron, en annonçant vouloir reculer l’âge de départ à la retraite à 65 ans, entend reprendre la réforme des retraites, abandonnée suite aux mobilisations d’ampleur dans tout le pays et du fait de la pandémie.

Le président-candidat aspire également à conditionner le RSA à des dizaines d’heures de travail par semaine. Cette disposition est déjà celle qu’expérimente la jeunesse avec le contrat d’engagement ou le service civique. Ainsi, un certain nombre d’activités aujourd’hui réalisées par des travailleurs et des travailleuses et qui débouchent sur un salaire vont être effectuées demain par des personnes bénéficiaires du RSA. Il s’agit ni plus ni moins que d’une dévalorisation du travail ; un travail doit donner lieu à un salaire, pas à une allocation.

Emmanuel Macron n’a rien dit sur la revalorisation du travail et des salaires, il réaffirme à l’inverse que «ous devons travailler plus». En revanche, pour les grosses entreprises, une suppression dimpôts est prévue, la CVAE. Avec cette suppression, ce sont les collectivités territoriales (communes, départements, régions) déjà en sous-financement qui seront impactées, mais également le financement de la formation et des transports.

Sur l’éducation, Emmanuel Macron poursuit son projet d’une école à deux vitesses, à l’image de son quinquennat. Le chef de l’État promet «lus de libertés» pour les établissements, cest-à-dire linégalité. Cest la fin de l’école républicaine qui promet et enseigne la même chose à tous les jeunes, peu importe leur origine sociale et géographique. Cette scolarité à la carte est finalisée par l’affichage public des résultats scolaires, dont on peut deviner qu’il deviendra en réalité un classement permettant de trier les établissements et les élèves. Ainsi l’établissement dans lequel l’élève a effectué sa scolarité deviendra une fois de plus un critère déterminant dans le droit à la poursuite d’études, accentuant la sélection sociale déjà à l’œuvre avec Parcoursup.

Emmanuel Macron ne revient pas sur la réforme du bac, mais poursuit dans la réforme de la voie professionnelle : celle-ci sera toujours plus adaptée non pas aux élèves et aux apprentissages, mais au seul besoin de main-d’œuvre des entreprises.

Du côté de l’enseignement supérieur, c’est le même projet «autonomie» des établissements qui prévaut : lunique objectif n’étant pas de garantir l’accès ou la qualité de la formation, mais de répondre aux classements internationaux. C’est la mise en compétition de l’éducation et le recul de l’égalité que promet le candidat.

Sur les deux points majeurs du programme, le candidat a été à la hauteur de son quinquennat : un libéral assumé prônant une précarité toujours plus grande. Le bilan de Macron, ce sont les files d’étudiants devant les distributions alimentaires, les millions de jeunes sans emploi ni formation, les jeunes qui décrochent à cause de Parcoursup. La réalité de ce projet, nous la connaissons, nous l’avons combattu pendant 5 ans et nous continuerons de le faire lors de cette campagne.

Le Mouvement jeunes communistes de France appelle à voter pour un projet radicalement différent qui ne laisse personne sur le bord de la route. Un projet ambitieux et portant résolument la voix de la jeunesse : le programme des Jours heureux, porté par Fabien Roussel, celui de la bonne paye, de l’éducation de qualité pour toutes et tous, de la République sociale, démocratique, laïque et universaliste.

Le Mouvement jeunes communistes de France appelle chaque jeune qui souhaite changer son quotidien et l’avenir de la société, à signer l’appel de la jeunesse à voter Fabien Roussel. Déjà plus de 1 000 jeunes appellent à voter pour la candidature des Jours heureux Parlons-en autour de nous, à nos proches, nos amis, nos collègues et reconstruisons une gauche populaire.

 

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Non, les jeunes ne se détournent pas des élections

23 Février 2022, 07:35am

Publié par PCF Villepinte

Sondage Interrogés par Ipsos, pour le compte de la Fédération des associations générales étudiantes, 80% des 18-30 ans se disent prêts à aller voter. Mais, alors que leur exigence de changement est manifeste, nombre dentre eux estiment quils ne sont pas écoutés.

Publié le Mercredi 23 Février 2022 Olivier Chartrain L'Humanité

Sergei SUPINSKY/AFP

Auditionnés par-là, sondés par-ci: à moins de cinquante jours du premier tour de l’élection présidentielle, les jeunes font lobjet de toutes les attentions. «Enfin!», ne manqueraient sans doute pas de remarquer ceux que l’institut Ipsos a interrogés en janvier, pour le compte de la Fage (Fédération des associations générales étudiantes). Car l’un des enseignements majeurs de cette enquête, publiée mardi 22 février, c’est que, si les 18-30 ans s’intéressent bel et bien à la politique, ils trouvent que celle-ci ne s’intéresse guère à eux et à leurs préoccupations.

le pouvoir d’achat en tête des sujets pour le choix du candidat

L’enquête (réalisée du 11 au 20 janvier auprès de 2 007 personnes de 18 à 30 ans choisies selon la méthode des quotas) commence par battre en brèche une idée reçue: les jeunes se détourneraient de la politique. Pas vraiment, puisque huit sur dix envisagent «certainement» (49 %) ou «probablement» (31 %) d’aller voter à la présidentielle. Une réponse qui varie significativement selon leur situation: elle atteint 83 à 84 % chez les travailleurs et étudiants, mais tombe à 71 % chez ceux qui sont à la recherche dun emploi.

Pour 37 % des jeunes, le pouvoir d’achat arrive en tête des sujets qui pourraient les motiver à opter pour tel ou tel candidat. Juste derrière, 32 % pointent le climat et l’environnement, puis la santé (30 %), l’emploi (27 %) et les inégalités sociales (25 %). Des thèmes qui recoupent largement la situation d’une jeunesse «précaire et fragilisée par la crise» sanitaire, selon les mots d’Étienne Mercier, directeur du pôle opinion d’Ipsos. Ainsi, 58 % des jeunes interrogés disent avoir, sur les douze derniers mois, rencontré des difficultés pour se «procurer une alimentation saine et équilibrée» ; 55 % ont eu du mal à s’acheter des «vêtements convenables» ; 58 % à «accéder à des biens ou activités culturelles et de loisir» ; 50 % à «payer leurs charges de logement» ; 46 % à «payer certains actes médicaux» ou à rembourser un crédit.

Une situation qui joue aussi sur leur état d’esprit: quand on leur demande de qualifier celui-ci, 76 % savouent «heureux» et 59 % «sereins». Mais ils sont aussi 60 % à se dire «épuisés», 58 % «anxieux» et 56 % «nerveux». Autre contradiction apparente: plus des trois quarts (76 %) se sentent «optimistes» quant à leur avenir personnel, mais 56 % se déclarent «pessimistes» quant à celui de la société française.

Une vision qui se confirme quand on leur demande de désigner les «principaux défauts» de la société dans laquelle ils vivent: pour 38 %, il y a «trop de malhonnêteté, de corruption» ; pour 37 %, la société est «trop inégalitaire» ; pour 32 %, «largent y tient une trop grande place» ; pour 27 %, elle est «trop individualiste»… Enfin, ils sont 57 % à juger que leurs préoccupations ne sont pas assez ou pas du tout prises en compte dans la campagne électorale.

L’enquête fait un focus particulier sur les enjeux écologiques. Soumis à un certain nombre de propositions, sans surprise, 85 % d’entre eux estiment que «les catastrophes écologiques vont se multiplier». Mais ils sont aussi 61 % à penser qu’ «accélérer la transition écologique contribuerait à réduire le chômage» et, surtout, 83 % à juger que la réponse aux enjeux environnementaux exige de «revoir complètement notre système économique et social». Un message que ne devraient pas manquer d’entendre certains candidats… 

 

 

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Trouvermonmaster.gouv.fr : le gouvernement met en place Parcoursup pour les licences 3 !

26 Novembre 2021, 08:24am

Publié par PCF Villepinte

Le premier semestre touche à sa fin et nombre d’étudiants et d’étudiantes sont privés du droit à la poursuite d’études. Des milliers d’étudiants et d’étudiantes sont encore aujourd’hui privés d’un master du fait du manque de places à l’université, du fait de la sélection.

 

Plutôt que d’investir dans l’enseignement supérieur et la recherche, le ministère souhaite poursuivre ses politiques inégalitaires et injustes au sein même des cursus universitaires en mettant en place Parcoursup pour les licences 3.

En effet, les conseils d’universités ont à l’ordre du jour la mise en place d’une plateforme de sélection : trouvermonmastergouv.fr. Celle-ci s’annonce encore plus sélective que Parcoursup destinée aux lycéens et lycéennes.

Les étudiants et les étudiantes devront formuler un certain nombre de vœux. Cependant, au moindre vœu accepté par un établissement, tous les autres vœux formulés tomberont. Ainsi l’étudiant sera obligatoirement affecté dans ce master sans attendre la réponse des autres demandes.

Or, l’affectation au premier “oui” a des effets déjà bien connus avec Parcoursup ; nombre de candidats se retrouvent acceptés dans une filière par défaut ne correspondant pas à leurs premiers choix.

Le calendrier de la mise en place de cette plateforme est déjà imposé en toute discrétion par le gouvernement au sein des universités. Tout au long du mois de mars, les étudiants et les étudiantes formuleront leurs vœux pour des masters. D’avril à la mi-juin, les étudiants et les étudiantes auront les réponses des équipes pédagogiques avant les résultats définitifs d’examen dans de nombreuses filières.

Du fait de l’autonomie des universités et de la mise en concurrence de celles-ci, la mise en place de cette plateforme passera nécessairement par la mise en place d’algorithmes locaux basés sur des critères de sélection sociale au mépris des classes populaires. Le gouvernement actuel, comme le précédent, fait le choix le plus inégalitaire et injuste plutôt que d’investir massivement dans l’enseignement supérieur et la recherche.

L’Union des étudiants communistes dénonce la politique de sélection du gouvernement qui vient briser les rêves et les aspirations de nombre d’étudiants et d’étudiantes. Elle revendique un changement de cap pour l’enseignement supérieur et la recherche afin que la nation puisse avoir la jeunesse la mieux formée.

Il faut en finir avec la sélection à l’entrée et au sein même de l’université. Le droit à la poursuite d'études et à la formation doit être garanti. Au-delà de ça, ce droit à la poursuite d’étude doit être de qualité. Chaque master doit avoir les moyens pédagogiques de préparer les étudiants et les étudiantes à quitter l’Université avec un bac +5 ou à se diriger vers un doctorat, plutôt que de réserver à certains établissements les moyens de préparer au doctorat.

L’UEC travaille à la mobilisation des étudiants et des étudiantes. Le 8 décembre mobilisons-nous partout en France contre la sélection à l’Université et pour un investissement massif dans l’enseignement supérieur et la recherche : formation et recrutements d’enseignants, ouvertures de locaux et d’infrastructures.

Jeanne Péchon

Secrétaire nationale de l’UEC

 

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Rencontre des jours heureux à Poitiers – Miser sur la jeunesse pour relever les défis

19 Novembre 2021, 07:55am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 17/11/2021 par PCF

Accueilli et accompagné par les responsables locaux du PCF et des jeunes communistes ainsi que quelques-un·e·s de leurs élu·e·s, le candidat PCF à l’élection présidentielle a pu s’entretenir directement avec des jeunes pour entendre leurs revendications, confronter les propositions de son pacte pour la jeunesse à leurs réactions et enrichir son programme de ces échanges.

La 4e Rencontre des jours heureux s’est finalement tenue en soirée. Plus de 300 personnes y ont participé et ont semblé apprécier le format dynamique et la possibilité d’interpeller le candidat.

Le ton fut donné d’entrée par l’intervention de Marie-George Buffet, ancienne ministre de la Jeunesse et des Sports, la seule dont on se souvient, comme l’a présentée Ian Brossat : une politique globale pour répondre aux besoins et aux attentes des jeunes du pays.

Fabien Roussel a insisté sur l’investissement massif à fournir pour plus d’écoles et mieux d’école. Avec un budget de l’Éducation nationale porté à 80 milliards en 5 ans (+45 %) et celui de l’Enseignement supérieur à 20 milliards (+43 %) pour financer un plan massif de recrutement, d’investissement dans les infrastructures, de progrès des rémunérations.

C’est un véritable statut social pour les jeunes qui a été défendu, avec des « Maisons de la jeunesse » qui seraient créées dans chacune des villes de plus de 9 000 habitants (500 au total) pour accéder facilement aux droits : à la mobilité (transports en commun gratuits, permis gratuit), à la santé (prise en charge des soins à 100 % par l’assurance maladie), au logement (plan de construction de logements étudiants et de résidences jeunes travailleurs), aux pratiques sportives et culturelles, aux loisirs et aux vacances (développement des pratiques à l’école et à l’université, construction d’infrastructures, modularité des tarifs, soutien au secteur de l’éducation populaire).

Les jeunes du pays ont les yeux grands ouverts sur la précarité dans laquelle ils sont plongés, les freins qui pèsent sur leur potentiel au service de la société et des grands défis auxquels l’humanité est confrontée. Elles et ils sont particulièrement conscients du mur que constitue l’urgence écologique. Elles et ils ne supportent plus l’expression et l’outil des inégalités que constituent les discriminations. Leurs raisons de lutter, de s’engager, sont donc nombreuses et l’espoir réside dans ces luttes.

 

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Contrat d’engagement : Quel manque d’ambition pour la jeunesse !

15 Novembre 2021, 16:38pm

Publié par PCF Villepinte

C’est sur Facebook qu’Emmanuel Macron a décidé d’annoncer la mise en place de sa nouvelle mesure phare pour les jeunes : le contrat d’engagement. Initialement prévu pour un million de jeunes, ce dispositif ne concerne finalement que 500 à 600 000 jeunes, avec une aide pouvant aller jusqu’à 500 € par mois, mais qui ne sera pas automatique. En échange de cette somme, les jeunes devront démontrer leur capacité à s’intégrer sur le marché de l’emploi. Ce sera donc une aide précaire revue au rabais. Autoproclamé “président des jeunes”, Emmanuel Macron est finalement bien éloigné des aspirations de la jeunesse.

La création d’un nouveau sas de précarité pour les jeunes

Stage, service civique, garantie jeune, contrat premier embauche, travaux d’utilité collective (TUC) et maintenant contrat d’engagement. Les dispositifs proposés se suivent et se ressemblent. Ce gouvernement reste dans la lignée de ses prédécesseurs en proposant encore aux jeunes d’être une sous-catégorie de travailleurs. Or, ce n’est pas d’un énième contrat précaire dont nous avons besoin, mais d’un emploi stable et correctement rémunéré. Nous avons actuellement près d’un jeune sur cinq au chômage, un million et demi de jeunes sans emploi ni formation. Si les jeunes sont au chômage, ce n’est pas à cause d’une “mauvaise adaptation au marché de l’emploi”, c’est bien par un manque d’ambition politique.

Aujourd’hui les jeunes sont davantage confrontés à la précarité de l’emploi : plus souvent en CDD, intérim, stages et périodes de chômage. Ce n’est pas d’un nouveau contrat précaire dont les jeunes ont besoin mais bien d’un parcours sécurisé et d’un emploi correctement rémunéré. Et ce ne sont pas les besoins qui manquent ! D’un côté nous avons des besoins immenses d’emplois dans les services publics, notamment la santé et l’éducation, de l’autre nous avons des centaines de milliers de jeunes sans emploi ni formation. Recrutons-les, formons-les plutôt que de les enfermer dans un nouveau sas de précarité.

Les revendications des communistes

L’enfermement de la jeunesse dans des sas de précarité vient détruire tout le potentiel transformateur de la jeunesse. Aux promesses gouvernementales de précarité et de chômage, nous opposons la sécurisation des parcours des jeunes.

Le MJCF et le PCF proposent la création de pré-recrutements dans les services publics en commençant par la santé et l’éducation. Ces pré-recrutements permettraient à des jeunes d’être recrutés dès la sortie du baccalauréat, rémunérés pendant leur formation au niveau d’un fonctionnaire-stagiaire, et en contrepartie ils devraient 10 années de service à l’État. Cette mesure permettrait à la fois de répondre aux demandes croissantes de personnels formés dans le service public et de sortir de la précarité des centaines de milliers de jeunes. C’est le seul moyen de planifier les besoins personnels. Ce ne sont pas les besoins qui manquent, seulement une volonté politique.

Nous demandons également la conditionnalité des aides publiques à l’embauche et la formation professionnelle de jeunes. Des milliards d’euros sont aujourd’hui donnés aux entreprises privées sans aucune (ou trop peu) de conditions. Ces aides doivent être mieux orientées et permettre la création d’emplois stables permettant de vivre dignement. Dans la même veine, nous proposons de nationaliser les banques afin de conditionner les obtentions de prêts aux entreprises sur ces mêmes critères.

Enfin, pour sortir les jeunes de la précarité et sécuriser leur parcours, nous devons leur permettre de suivre leur formation dans de bonnes conditions, sans aucune barrière. Nous proposons en premier lieu : la fin de la sélection à l’université, le diplôme requis doit être le seul critère de sélection. Pour mettre fin à la précarité étudiante et au salariat étudiant qui sont les deux premières causes d’échecs à l’université, nous proposons la création d’un revenu étudiant, fixé au-dessus du seuil de pauvreté pour tous les étudiants.

Avoir la jeunesse la mieux formée, c’est voir dans les nouvelles générations non pas un problème à régler le plus rapidement possible, le temps que jeunesse se passe, mais au contraire voir en eux la solution pour répondre aux défis que nous avons devant nous.

Léon Deffontaines

secrétaire général du MJCF

 

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Si les jeunes avaient été une banque, vous les auriez aidés et vous auriez tenu vos engagements !

15 Octobre 2021, 11:17am

Publié par PCF Villepinte

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Redonnons espoir en la politique aux jeunes

14 Octobre 2021, 08:58am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 13/10/2021 par PCF

I. Éducation & Emploi

Depuis septembre, les jeunes communistes sont mobilisés, en particulier sur les lycées où les problèmes posés par Parcoursup sont dans toutes les têtes. La lutte contre la sélection doit être notre combat premier sur les questions d’éducation. C’est un problème concret qui se pose aux lycéennes et lycéens, à partir duquel nous pouvons leur parler de ce qu’elles et ils vivent, et expliquer la logique de sélection pour répondre aux besoins du capital en termes de main d’œuvre formée.

 

Les lycéens non sélectionnés par Parcoursup se sont vu proposer des services civiques. Après avoir causé leur échec à l’entrée des universités et détruit le caractère national du bac, le gouvernement provoque leur échec professionnel et leurs débuts dans le monde du travail.

Cette rentrée a aussi été marquée par la question des salaires et du pouvoir d’achat. Ce sujet reste la première revendication dans les grèves et le premier thème de négociation. Plusieurs candidats ont emboîté le pas de Fabien Roussel à ce sujet et se sont prononcés à une quasi-unanimité pour augmenter les salaires. Les perspectives de croissance et le taux de marge des entreprises de 35 % au premier semestre 2021 indiquent que cela est non seulement possible, mais nécessaire.

C’est donc le moment d’attaquer sur cette question, les jeunes étant particulièrement touchés par les bas salaires. Ce sujet fait irruption alors que le patronat est confronté à une pénurie de main-d’œuvre dans certains secteurs comme la restauration. Les jeunes veulent travailler, mais pas à n’importe quel prix. Ils ont déjà payé le prix fort. Un jeune sur dix a perdu son emploi pendant le premier confinement, 28 % des jeunes travailleurs ont été placés en chômage partiel. Tout ceci a accru les inégalités au sein de la jeunesse, au détriment des jeunes des couches populaires.

C’est pourquoi nous devons mener la bataille sur la question de la hausse des salaires, qui semble faire consensus, fusse un consensus de circonstance de la part de prétendants à l’Élysée. Mais nous devons également porter la bataille d’un emploi pour chaque jeune en activité et nous attaquer au marché du travail qui nécessite le chômage et provoque les bas salaires.

Ce n’est bien sûr pas la voie empruntée par le gouvernement. Celui-ci a préféré soutenir la rentabilité du capital par son plan de relance. Le résultat de cette politique a été la précarisation de la jeunesse. Plus soumis aux pertes d’emploi du fait du non-renouvellement de CDD et d’intérim, le gouvernement n’a répondu à la jeunesse que par le subventionnement de ce type d’emplois précaires. En voulant limiter les pertes d’emploi précaires, il a enfermé la jeunesse dedans, alors qu’elle aspire à des emplois stables, bien payés et épanouissants.

Sans emploi, sans licence, sans master : de cette situation, les jeunes n’en peuvent plus et n’en veulent plus. C’est plus d’un million et demi de jeunes qui y sont confronté. Mais cette situation, c’est le produit d’un système : le capitalisme. C’est pour répondre à ses exigences de rentabilité immédiate que l’on sacrifie une génération. Cela appelle les jeunes communistes à intensifier la lutte.

II. Élections présidentielle et législatives

Les sondages annoncent près de 36 % d’abstention au premier tour de l’élection présidentielle. Ce taux élevé peut s’expliquer par le décalage entre les aspirations populaires et l’offre médiatico-politique proposée. Ce décalage est particulièrement frappant depuis le début du mois de septembre où les préoccupations des Françaises et des Français sont celles du pouvoir d’achat, de la santé et de l’éducation, et où le débat politique est pollué par des polémiques stériles lancées par l’extrême droite.

Dans ce sens, les choix de certaines personnalités politiques y compris à gauche de légitimer certains candidats de l’extrême droite est particulièrement irresponsable. Nous sommes pourtant dans un contexte où l’extrême droite bénéficie déjà d’un vaste espace permis par le développement des émissions de débat où l’on recherche la polémique pour prendre des parts d’audience. Les sujets de prédilection de l’extrême droite sont, par ailleurs, un terrain privilégié à ce genre de débats où les dérapages assurent une montée de l’audimat. Au-delà des profits que cela peut rapporter, c’est aussi un choix idéologique assumé, notamment par Vincent Bolloré, patron de Cnews. Pendant que celui-ci attend le prochain dérapage qui assurera le buzz à sa chaîne, les problèmes qui concernent réellement la jeunesse sont délaissés.

On ne nous parle pas de notre quotidien ni de nos problèmes, ce qui contribue à éloigner les jeunes des élections, qui ne traitent pas de leur vie, tout en donnant une image déplorable de la politique. Les sujets préoccupants pour la jeunesse ne peuvent faire irruption que si nous les imposons. C’est à nous de les mettre dans le débat et de montrer aux jeunes que la politique peut et doit se faire en partant de leurs aspirations. Dans ce sens, tout au long de l’année, nous organisons des assises de la jeunesse sur différentes thématiques (éducation, précarité étudiante, emploi des jeunes, loisirs, transports...) partout sur le territoire, afin d’amener la politique au plus proche de la réalité des jeunes et leur donner envie d’y participer.

À nous également de faire connaître nos propositions, notamment en nous appuyant sur la candidature de Fabien Roussel et de l’ensemble des candidats communistes aux élections législatives. Pour cela, nous devons faire connaître nos revendications et déployer notre action en continuant le ciblage de lieux de militantisme réguliers et en mettant l’accent sur la constitution de groupes d’action. Cela passe par une présence régulière devant les lycées, les CFA, les facs, les cités universitaires. Faisons connaître nos propositions et proposons l’adhésion à chaque jeune qui souhaite s’engager !

Résolution d’actualité du conseil national du MJCF

9-10 octobre 2021

 

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La jeunesse dan ​​​​​​​s la rue le 5 octobre 

30 Septembre 2021, 07:43am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 29/09/2021 par PCF

MJCF, UEC, UNEF, Jeunes Génération.s, Jeunes insoumis·es, Jeunes écologistes, JOC, l’Alternative, FSE, Solidaire étudiant·e·s, UNLa

En cette rentrée, mettons un coup d’arrêt aux mesures qui dégradent nos conditions de vie et d’étude !

Après presque deux ans de crise sanitaire, la jeunesse est lésée et se voit toujours autant affectée par la situation, que l’on soit étudiant·e, lycéen·ne ou jeune en insertion professionnelle. Nous avons été fortement impacté·e·s, dans tous les aspects de notre vie : cours en ligne, perte de job, salariat étudiant, chômage, nécessité pour beaucoup d’entre nous de se nourrir grâce aux distributions alimentaires des associations et syndicats étudiants, qui ont dû combler les lacunes de l’Etat.

D’une part, les jeunes sans formation ni emploi se retrouvent sans solution ni perspective durable avec un taux de chômage des jeunes qui continue de caracoler à 20%. La réponse du Gouvernement est celle de mettre en place la réforme de l’Assurance-chômage qui durcit nos conditions d’accès à cette dernière ! Par ailleurs, le nouveau revenu d’engagement jeune annoncé par le Président de la République, n’offre comme seule perspective pour les jeunes en recherche d’emploi qu’une version plus contraignante de la garantie jeune actuelle, entourée d’une communication trompeuse.

Ce gouvernement refuse ne serait-ce que d’élargir l’accès au RSA aux moins de 25 ans et d’ainsi faire entrer les jeunes sans formation ni emploi dans le droit commun ! Une preuve, une fois de plus, d’un profond mépris de la part du Gouvernement et qui se refuse à mettre en place des politiques jeunesse à la hauteur.

Du côté des étudiant·e·s, la rentrée s’annonce tout aussi difficile que les précédentes. Malgré le retour sur les campus, les conditions de vie et d’étude des étudiant·e·s sont très difficiles pour toutes et tous. Et pourtant, le Gouvernement fait le choix de faire reculer les droits étudiants en supprimant le repas à 1 euro pour les étudiants·e·s non-boursier·ère·s, alors même que le coût de la vie étudiante augmente de 2,5% cette année !

Par ailleurs, alors qu’un·e étudiant·e sur six était en situation de décrochage l’an passé, certains établissements ont fait le choix, sous couvert de crise sanitaire, de maintenir des cours en distanciel cette année. L’hybridation des cours n’est que la mise en lumière du sous-financement chronique de l’Enseignement supérieur. Sous-financement d’une part, application de réformes néfastes comme la hausse des frais d’inscription pour les étudiants·e·s étranger·ère·s d’autre part. Cette situation n’est pas acceptable !

Par ailleurs, 91 000 lycéen·ne·s qui se sont retrouvé·e·s sans inscription à l’issue de la première phase de Parcousup cette année, ainsi qu’un grand nombre d’étudiant·e·s en master se retrouvent sans solution de poursuite d’études. La situation se dégrade d’année en année face au manque de financements pour ouvrir des places et permettre à chacun·e de poursuivre ses études dans la filière de son choix.

De plus, après deux ans sous une gestion chaotique et autoritaire de la crise sanitaire par Jean-Michel Blanquer dans les lycées et un rejet systématique des revendications des lycéen·ne·s, l’année 2021-2022 ne s’annonce pas meilleure. Le renforcement prévu du contrôle continu dans la note finale (suppression des E3C) va accentuer les inégalités, augmentant l’influence géographique dans la sélection. Les lycéen·ne·s oublié·e·s et méprisé·e·s se feront entendre dans la rue !

A contrario, ce gouvernement s’efforce de poursuivre ses réformes qui vont à l’encontre des aspirations de notre jeunesse. D’une part, la réforme de l’Assurance-chômage et d’autre part, le retour de la réforme des retraites. Ces réformes, unanimement dénoncées, mettent à mal les droits des travailleur·euse·s et des jeunes ainsi que notre droit à l’avenir.

Ainsi, nos organisations se joignent à la mobilisation intersyndicale interprofessionnelle nationale le 5 octobre et appellent les jeunes et les étudiant·e·s à se mobiliser partout en France sur leurs lieux d’études, de travail, dans la rue pour se faire entendre contre notre précarité actuelle et future.

Nous revendiquons l’abandon définitif de la réforme de l’Assurance-chômage et des retraites ainsi que

Pour les étudiants·e·s :

  • Le retour du repas à 1 euro pour l’ensemble des étudiant·e·s
  • Une réforme immédiate et ambitieuse des bourses
  • La mise en place d’un filet de sécurité sociale pour l’ensemble des étudiant·e·s garantissant une protection sociale supérieure au seuil de pauvreté pour ne pas avoir à se salarier pendant ses études
  • L’abandon de la sélection en Licence et en Master
  • La création de places en licence et en master ainsi que la titularisation des contractuel·le·s et l’embauche de personnels
  • L’abandon du plan Bienvenue en France qui augmente les frais d’inscription pour les étudiants·e·s étranger·ère·s non-européen·ne·s
  • Un investissement de l’État nous permettant d’étudier dans de bonnes conditions

Pour les lycéen·ne·s :

  • L’abandon du processus de sélection de Parcoursup et davantage de moyens pour l’orientation des élèves
  • Un plan de recrutement massif d’enseignant·e·s pour rattraper le retard et des mesures fortes dès la rentrée 2022 pour réduire le nombre d’élèves par classe

Pour les jeunes en insertion professionnelle :

  • L’ouverture du RSA pour les jeunes de moins de 25 ans en insertion afin d’éviter qu’un trop grand nombre ne tombent dans l’extrême précarité
  • La suppression des contrats précaires pour aller vers le CDI et la titularisation comme norme d’embauche
  • Le recrutement et la formation de jeunes dans le service public en commençant par la santé et l’éducation

 

Signataires : MJCF, UEC, UNEF, Jeunes Génération.s, Jeunes insoumis·es, Jeunes écologistes, JOC, l’Alternative, FSE, Solidaire étudiant·e·s, UNLa

 

 

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