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crise

Reconfinement. Jean-Daniel Lelièvre : « Cela peut être pertinent de ne pas confiner le pays en entier »

24 Janvier 2021, 10:03am

Publié par PCF Villepinte

L’Humanité Vendredi 22 Janvier 2021

Alexandre Fache

Jean-Daniel Lelièvre, expert vaccins à la Haute Autorité de santé et auprès de l’OMS, chef de service des maladies infectieuses de l’Hôpital Henri-Mondor à Créteil (AP-HP).

Expert vaccins à la Haute Autorité de santé et auprès de l’OMS, chef de service des maladies infectieuses de l’Hôpital Henri-Mondor à Créteil (AP-HP), Jean-Daniel Lelièvre fait le point sur la menace des variants et les retards dans la campagne de vaccination. ENTRETIEN.

A-t-on les moyens de suivre la diffusion des variants en France?

 

JEAN-DANIEL LELIÈVRE Ça dépend lesquels. Le variant anglais est plus facile à suivre, car on peut le débusquer grâce à certains tests PCR. Pour les autres, c’est plus compliqué, car on est obligé de séquencer le virus. Cela demande du temps, les résultats ne sont pas disponibles en quelques heures, et tous les laboratoires ne sont pas équipés des machines nécessaires.

Accédez ici à toute l'actualité sur l'évolution de l'épidémie et ses conséquences.

Est-on sûr que le variant anglais va devenir dominant en France?

JEAN-DANIEL LELIÈVRE Avec cette épidémie, on n’est sûr de rien! Mais daprès tous les épidémiologistes, nous nous trouvons dans la situation qui était celle du Royaume-Uni il y a quelques semaines. Outre-Manche, ce variant a pris le pas sur la souche classique, du fait de sa plus grande transmissibilité. Tout porte à croire qu’il en sera de même chez nous. Plus contagieux d’environ 50 %, sa progression est exponentielle.

Cet article devrait aussi vous intéresser : Ils prédisent les évolutions de l'épidémie dans les eaux usées. Notre reportage à Ivry

Ne faudrait-il pas reconfiner au plus vite, alors?

JEAN-DANIEL LELIÈVRE C’est une question très délicate, qui est de la responsabilité des pouvoirs publics. Le confinement est-il l’outil le plus efficace? Il semble que oui. Mais il faut le mettre en place ni trop tard, pour éviter que la vague ne prenne trop dampleur, ni trop tôt, car ses conséquences sociales, économiques et psychologiques sont extrêmement lourdes, notamment chez les jeunes. Sanitaires aussi, avec des pathologies hors Covid moins bien diagnostiquées et traitées.

Des confinements régionaux, plus courts, pourraient-ils être un bon compromis?

JEAN-DANIEL LELIÈVRE C’est en discussion. Le problème, c’est de faire respecter l’étanchéité entre une région confinée et une autre qui ne l’est pas. Mais cela peut être pertinent de ne pas confiner le pays en entier.

Est-on condamné à voir apparaître de nouveaux variants presque chaque semaine?

JEAN-DANIEL LELIÈVRE Chaque semaine non, mais régulièrement oui. Plus le virus continue à diffuser dans la population, plus on verra apparaître des ­variants, sélectionnés naturellement parce que plus transmissibles. Une hypothèse est que ces variants naissent chez des sujets immunodéprimés. Les seules possibilités d’empêcher ça sont le confinement et une vaccination très large. Mais malheureusement, nous n’avons pas encore assez de vaccins pour le faire.

A lire aussi : Variant du Covid. Les recommandations du Haut Conseil de la santé publique

Justement, faut-il s’inquiéter des retards de livraison annoncés par Pfizer?

JEAN-DANIEL LELIÈVRE Oui et non. On savait que ce processus prendrait du temps. Pour réduire la menace du virus, il faudrait vacciner 80 à 90 % de la population. Les retards de ces derniers jours ne joueront donc qu’à la marge. L’objectif reste de vacciner le maximum de personnes, en commençant par les populations à risques, et en élargissant ensuite. Cette vaccination doit par ailleurs être planétaire, car les frontières ne sont pas imperméables au virus. Or, il y a des inquiétudes sur ce plan-là qui ont conduit l’OMS à taper du poing sur la table, en appelant les pays riches à ne pas monopoliser les doses. Ce serait d’ailleurs un mauvais calcul de le faire, sur le plan économique comme sanitaire.

A lire sur le sujet : 0,00006 % des vaccins anti-covid pour les habitants des pays les plus pauvres

Les effets indésirables des vaccins sont aussi regardés de près: en France, on en a relevé 139 sur les premières semaines et 5 décès suspects font lobjet dinvestigations Que dites-vous de ces chiffres?

JEAN-DANIEL LELIÈVRE Il y a des gens qui meurent tous les jours dans les Ehpad. Et ce n’est pas nécessairement lié aux vaccins. Il faut donc regarder de près chaque cas, pour comprendre ce qui s’est réellement passé. L’ANSM a promis un rapport hebdomadaire sur ce sujet. On devrait en savoir plus en cette fin de semaine.

Voir notre reportage : Vaccination à Paris : «Jai fini par me dire que jirai dans un centre en province»

Pour monter en puissance dans cette campagne, les autorités attendent le feu vert donné au vaccin AstraZeneca. Les doutes ont-ils été levés sur ce sérum?

JEAN-DANIEL LELIÈVRE Oui, il devrait être bientôt validé par l’Agence européenne. Le problème sera son positionnement dans la campagne vaccinale, car la stratégie qui donne pour lui les meilleurs résultats est un peu originale: linjection dune demi-dose, puis dune dose. Or, elle na pas été testée chez les plus de 55 ans. Cest un manque. Mais son homologation permettra quand même de nourrir la campagne de vaccination.

 

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Les vautours de chez Pfizer

23 Janvier 2021, 07:47am

Publié par PCF Villepinte

Il y a urgence ! Le billet du Dr Christophe Prudhomme. 

Vendredi 22 Janvier 2021

 

Christophe Prudhomme est médecin au Samu 93.

Pfizer livre des flacons de vaccin multi-dose, ce qui facilite sa production. La préparation des doses incombe aux professionnels de santé. Par sécurité pour tous les médicaments avec cette présentation, les flacons contiennent un volume un peu plus important que nécessaire pour assurer la sécurité de la préparation.

Les professionnels, habitués à des pratiques très rigoureuses, se sont rendus compte qu’en étant très précis, il était possible de réaliser 6 doses par flacon. Cette pratique permet d’augmenter de 20 % le nombre de personnes qui peuvent être vaccinées, ce qui est un atout majeur face à la lenteur de la production qui ne permet pas actuellement de répondre à la demande.

Les vautours de chez Pfizer ont flairé la bonne affaire car ils ont signé des contrats de livraison sur un nombre de doses et non de flacons. Ils expliquent maintenant qu’ils vont calibrer leurs livraisons en comptant 6 doses par flacon. Ainsi grâce à la conscience professionnelle des soignants, ils vont pouvoir augmenter leurs bénéfices de 20%.Un scandale que les politiques européens et français acceptent sans réagir. Face à l’urgence de santé publique, ne laissons pas Pfizer dicter sa loi et exigeons le maintien du décompte initial de 5 doses par flacon.

 

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Que fait le gouvernement face aux choix désastreux de Sanofi ?

22 Janvier 2021, 10:39am

Publié par PCF Villepinte

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Vaccin/Pas de Profit sur la pandémie : "Ne laissons pas notre santé dans les mains de BigPharma !

17 Janvier 2021, 08:33am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 14/01/2021 par PCF

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Alors que la stratégie vaccinale du gouvernement est faite dans le flou le plus total, il est plus que jamais temps de construire une stratégie collective de sortie de la crise sanitaire.

Le PCF a lancé le 30 novembre dernier, avec des associations, ONG's, syndicats et une quinzaine de forces politiques au niveau européen l'initiative citoyenne européenne #PasdeProfitSurLaPandemie #Right2Cure.  Avec le comité de campagne national nous avons décidé de faire du weekend des 16 et 17 janvier des journées de déploiement de cette campagne autour de trois grands axes.

Nous demandons la transparence sur la stratégie de vaccination au niveau national, comme européen et en particulier la publication des contrats signés avec les entreprises multinationales pharmaceutiques. La confiance des Français et des Européens ne se construira qu'à cette condition.
 

Nous demandons que les brevets soit abandonnés pour que les vaccins tombent dans le domaine public et permettre que les chercheurs et les scientifiques des différents laboratoires travaillent ensemble et partagent les connaissances, les retours sur les premières vaccinations et les différents vaccins. Face à un virus, unissons toutes les forces, toutes les intelligences ! Dans les pays pauvres, 9 personnes sur 10 n'auront pas accès au vaccin contre la #COVID19 en 2021.  Selon l'OMS, le mécanisme COVAX a besoin d'urgence d'un peu plus de 4 milliards de dollars afin d'acheter des vaccins pour les pays à revenu faible et intermédiaire.


Nous voulons que les vaccins et traitements anti-pandémiques soient accessibles à tous et toutes indépendamment de la nationalité ou de la classe sociale. Pour cela, il faut en faire de biens communs de l'humanité soustraits de la logique des brevets. Le gouvernement français tout comme la Commission européenne s'étaient engagés en mai dernier sur ce sujet mais depuis ils refusent de soutenir les initiatives de l'Afrique du Sud et de l'Inde au sein de l'OMS et de l'OMC en la matière. Il faut que cette hypocrisie cesse si nous voulons trouver une issue à cette crise.

Après la pénurie des masques et des tests, allons-nous continuer sans rien faire vers une pénurie de vaccins ? Les alternatives existent pourtant comme mobiliser toutes les capacités productives pour permettre la production de vaccins au niveau national, européen et mondial. C'est ce qu'exigent aujourd'hui les salariés et la CGT Sanofi et nous les soutenons dans cette démarche.

Au-delà, il est temps que l'argent public qui a déjà financé la recherche et l'aide à la production ne servent pas aujourd'hui à verser des dividendes exorbitants aux actionnaires de BigPharma en grèvant encore plus le budget de la Sécurité sociale. Nous demandons que le vaccin et les traitements anti-Covid soient vendus à prix coûtant. C'est d'ailleurs pour répondre aux besoins des populations que nous prônons depuis des années la mise en place d'un pôle public du médicament au niveau national, européen et mondial. Cette proposition est plus que jamais d'actualité.

Le PCF appelle aujourd'hui toutes les organisations de gauche, écologiques et les forces du mouvement social à s'investir dans cette campagne et à faire signer massivement l'initiative citoyenne européenne

 

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Pas de profit sur la Pandémie ! Gratuité du vaccin contre le COVID-19

16 Janvier 2021, 10:30am

Publié par PCF Villepinte

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L’université sous perfusion ! Les étudiantes et étudiants se mobilisent pour leur avenir !

13 Janvier 2021, 09:03am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 13/01/2021 par PCF

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À l’initiative de l’Union des étudiantes et étudiants communistes, les organisations étudiantes et de jeunesse appellent à une réouverture des universités. Dans une tribune parue dans l’Humanité, les organisations appellent l’ensemble des étudiantes et étudiants à se mobiliser le 20 janvier prochain pour défendre leur formation.

Un manque d’anticipation et d’ambition

En décembre dernier, le Président de la République avait annoncé l’objectif d’une reprise des travaux dirigés en présentiel et d’un retour pour les étudiant·e·s en demi-amphi pour début janvier. Force est de constater que nous sommes aujourd’hui bien loin des objectifs fixés par le Président de la République. Encore une fois, l’impréparation générale de l’exécutif vient impactée les jeunes. Un retour par groupe de 10 pour les étudiant·e·s les plus fragiles, c’est la consigne qui a été donnée par le ministère à la veille des vacances de fin d’année et sans moyens supplémentaires.

Pourtant, il y a urgence. Selon les conclusions d’un rapport parlementaire, présidé par Marie-George Buffet, un étudiant sur six aurait été dans l’obligation d’arrêter ses études depuis le début de la crise. Une situation qui risque fortement de s’aggraver si le gouvernement ne prend pas la mesure du phénomène de décrochage.

Le manque d’anticipation et d’ambition qui caractérise ce gouvernement pèse lourd sur l’avenir des étudiant·e·s du pays. Le constat d’un décrochage massif, d’une dégradation des formations et d’une précarité étudiante qui explose ne semble pas faire réagir le gouvernement.   

Il est urgent de préparer le retour des étudiant·e·s

Pourtant, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Les classes préparatoires aux grandes écoles ont pu tenir leur cours de façon habituelle, des locaux ont pu être mis à disposition pour la tenue des examens dans les universités. Le maintien des cours en présentiel des classes préparatoires montre que si les moyens sont mis sur la table, une reprise des cours est tout à fait envisageable. En laissant la possibilité à la formation des jeunes en classe préparatoire et non à celles et ceux des universités, le gouvernement montre une fois de plus sa volonté d’effectuer un tri social au sein de l’enseignement supérieur.   

Au-delà de ça, la tenue des examens en présentiel dans de nombreuses universités a montré qu’il était possible de se retrouver par centaines pour être évalués, tout en gardant les distances nécessaires afin d’éviter la propagation du virus. Selon Frédérique Vidal, il semble plus urgent de noter les élèves que de les former. En quoi cela serait-il impossible lorsqu’il s’agit de la formation des étudiants et des étudiantes ?

Il est urgent de mettre en place les moyens humains et matériels afin de préparer le retour des étudiant·e·s sur les bancs des universités. Le renforcement du service public de l’enseignement supérieur, plutôt que sa destruction, est un élément essentiel pour permettre une reprise des cours en présentiel, rattraper le retard, mais également assurer la sécurité de l’ensemble de la communauté universitaire face à l’épidémie.

Léon Deffontaines

Secrétaire général du MJCF

 

Retrouvez la tribune complète sur le site de l’Humanité.

 

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La débâcle de l’État

11 Janvier 2021, 07:55am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Lundi 11 Janvier 2021

Maud Vergnol

 

Apollon lui avait offert le don de prédire l’avenir. Mais, pour punir Cassandre de l’avoir abandonné, il décida que personne ne la croirait. Et lorsqu’elle comprit que le cheval de Troie annonçait la chute de sa ville, elle ne put empêcher les Troyens de l’y faire rentrer. Depuis les années 1990, combien d’avertissements ont-ils été lancés, et notamment dans nos colonnes, contre la privatisation rampante de l’action publique et les ravages inexorables qu’elle engendrerait? «Circulez, y a rien à voir», nous répondaient doctement les promoteurs zélés de la RGPP et autres «réformes» de la fonction publique, exhortant la gauche qui sy opposait d’ «arrêter de jouer les Cassandre». Oubliant au passage… que celle-ci avait toujours raison!

Le fiasco de la vaccination française n’est que l’aboutissement logique de l’impuissance organisée de l’État. Nulle fatalité. Juste des choix politiques, dont on a tendance à oublier qu’ils ont des conséquences concrètes sur les vies humaines. En pleine course contre la montre pour enrayer la pandémie, on apprend donc que l’un des postes stratégiques pour la distribution du vaccin en France est vacant. La cheffe de la «direction alerte et crise» de lagence nationale Santé publique France, chargée de distribuer les millions de doses de vaccin, n’a pas été remplacée depuis le 31 décembre. Mais, rassurez-vous, un cabinet de recrutement est sur le coup… Au même moment, la presse révèle aussi qu’un autre cabinet privé, McKinsey, a été sollicité par l’État, pour la modique somme de 20 millions d’euros depuis le début de la pandémie, afin de contribuer, cette fois, à mettre en œuvre une stratégie vaccinale.

Loin de simples anecdotes, ces faits disent tout de cette sous-traitance dispendieuse des missions de l’État, qui affaiblit toujours plus la puissance publique. D’autant que les membres de ces cabinets sont souvent d’ex-hauts fonctionnaires passés dans le privé pour doubler leurs salaires. «Déléguer notre capacité à soigner à dautres est une folie. Nous devons en reprendre le contrôle», affirmait gravement le président de la République le 12 mars 2020. «En même temps», il sollicite une multinationale du conseil pour organiser la vaccination.

Limposture macroniste dévoilée au grand jour.

 

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Faire du vaccin un bien commun est la condition d'une vaccination massive réussie (PCF)

8 Janvier 2021, 09:45am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 07/01/2021 par PCF

Covid/Castex : 

Ce soir, le premier ministre a annoncé un changement radical dans la stratégie de vaccination par rapport à ce qui avait été présenté à la mi-décembre. Alors que le niveau de contamination reste élevé et que la pression sur le système hospitalier reste forte, l'exécutif annonce une accélération de la campagne de vaccination après un démarrage qui prenait les allures d'un nouveau fiasco.

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S'il clarifie ses intentions concernant les étapes de vaccination, l'exécutif ne lève pas les interrogations sur la menace d'une pénurie, faute de capacités industrielles suffisantes. Il écarte par ailleurs toute ambition pour faire du vaccin un bien commun, accessible à tous, condition d'une vaccination massive réussie, en France et dans le monde.

Le PCF poursuivra donc la mobilisation, notamment le 16 janvier prochain, dans le cadre de la campagne européenne "pas de profits sur la pandémie", visant notamment au partage des brevets et à la mise à disposition à prix coûtant du vaccin par les laboratoires.

 Face aux enjeux, sanitaires, économiques et sociaux, la bunkerisation d'Emmanuel Macron et de ministres au sein du Conseil de défense n'est plus acceptable. Pour réussir la nouvelle stratégie de vaccination contre la Covid-19, pour vaincre la pandémie, le PCF propose la mise en place d'un comité de suivi national de la pandémie associant parlementaires, élus locaux et les acteurs du santé. Notre pays dispose d'une richesse considérable, à l'échelle des territoires, pour mobiliser toutes les énergies.

En outre, alors qu'il maintient la fermeture de toutes les activités aujourd'hui fermées, il n'annonce aucune politique durable de soutien à la hauteur des besoins des acteurs culturels, sportifs et associatifs. Ce silence coupable est lourd de dangers alors que notre pays, en proie à une crise profonde, a plus que jamais besoin de culture, d'activités sportives et de loisirs et de l'engagement de proximité des associations.  

 Ce soir, le premier ministre n'a pas eu une seule parole, une seule annonce, pour les femmes et les hommes, notamment pour la jeune génération, qui doivent affronter une gigantesque vague de  difficultés qui s'accumulent, qui brisent des vies et des familles qui basculent dans la pauvreté. Rien sur le tsunami de destructions des emplois organisés par les grands groupes industriels et financiers. Rien sur la sollicitation des banques et assurances pour soutenir restaurateurs et acteurs de l'évènementiel. Rien enfin sur l'urgence de mobiliser les moyens pour embaucher massivement dans les services publics, de la santé et de l'Education nationale notamment.

 Ce silence en dit long sur une décision prise par le pouvoir, déjà révélé par le plan dit de relance : dans cette crise inédite, sanitaire, sociale, économique, démocratique, il reste enfermé dans ses certitudes libérales en refusant de mobiliser les richesses au service des populations et des salariés.

 Le PCF propose, tout au contraire, une réponse forte et ambitieuse pour un autre choix de société, une transformation permettant d'agir pour de nouvelles solidarités, de nouveaux droits, des garanties pour nos vies.

 

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2021 : Où en est-on de la crise sanitaire ?

7 Janvier 2021, 08:13am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 06/01/2021 par PCF

2021 : Où en est-on de la crise sanitaire ?

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Nous voilà donc en 2021, et à part un changement de numérotation, l’horizon pour cette nouvelle année continue à être sombre et angoissant pour notre population. Le nombre de victimes dues à la pandémie Covid-19 ne baisse pas, voire va peut-être progresser à la sortie de ces fêtes de fin d’année. La crise économique et sociale broie de nombreuses familles, des jeunes, des femmes, des salarié·e·s, des chômeurs et des retraité·e·s dont la seule perspective pour 2021 est un pas de plus vers la pauvreté, payant les conséquences des politiques libérales.

 

La situation dans nos hôpitaux et nos Ehpad est toujours aussi tendue, avec un manque de personnel criant. Les projets de restructuration, de fusion et avec eux de suppressions de lits se poursuivent malgré la démonstration faite par la crise sanitaire que ce n’était plus possible. Les plans Copermo (comité interministériel de la performance et de la modernisation de l’offre de soins), synonymes pour les hôpitaux de modernisation avec engagement de faire des économies, sont toujours d’actualité avec une dizaine validés définitivement. Ces plans, magiquement rebaptisés « conseil national de l’investissement » par Olivier Véran lors du Ségur de la santé, inquiètent toujours autant les personnels, leurs représentants et les élu·e·s, car l’arrêt des fermetures de lits ne sera en aucun cas acté mais revu au cas par cas suivant la pertinence...

   

Quant aux personnels des hôpitaux, des Ehpad, usés par cette crise sanitaire qui n’en finit pas, aucune perspective durable d’embauches massives n’est envisagée comme nous le demandons, avec une politique de formation massive de personnels de santé, par pré-recrutement de jeunes, payés durant leur formation et par formation interne. Une véritable reconnaissance salariale et une augmentation des effectifs sont les conditions indispensables pour rendre attractifs ces métiers de la santé, dont beaucoup, par lassitude et par manque de reconnaissance au travail, se détournent aujourd’hui. Une mobilisation de la santé est prévue le 21 janvier et le PCF sera de nouveau présent pour dénoncer la gestion libérale et mercantile de la santé publique et mettre en débat ses propositions.

 

La Covid est toujours là et continue à faire de nombreuses victimes. Cependant l’espoir de « revivre » en 2021 se dessine avec l’arrivée des vaccins.

 

La campagne de vaccination du gouvernement, de par sa lenteur de mise en route, sa distribution au compte-gouttes (en comparaison avec d’autres pays européens) entraîne de nouveau de la méfiance et de l’incompréhension parmi nos concitoyen·ne·s. Déjà échaudés par les mensonges et les contradictions de ce gouvernement sur la gestion de la crise sanitaire, beaucoup de Françaises et de Français restent indécis, voire opposés à la vaccination. À la volonté d’une campagne de vaccination collective anticipée et audacieuse s’opposent des questions sur la capacité de prise en charge, sur la quantité de vaccins commandés.

 

Aucun traitement du virus efficace n’est à ce jour disponible. Seule la vaccination peut arriver à bout de cette pandémie qui nous affecte, nous angoisse et bouleverse toute notre vie quotidienne. Incompréhensible donc le manque d’ambition et de visibilité gouvernemental sur la gestion de cette campagne vaccinale pour rassurer, organiser rapidement sur le terrain, en proximité avec les services publics, toutes celles et tous ceux qui désirent se faire vacciner rapidement.

 

Depuis le début, le PCF s’est engagé dans l’initiative citoyenne européenne (ICE) « Pas de profit sur la pandémie » lancée officiellement le 30 novembre 2020. Si le gouvernement nous assure de la gratuité du vaccin pour toutes et tous, c’est notre Sécurité sociale qui va mettre la main à la poche et il est impensable pour nous d’alimenter avec nos cotisations les profits exorbitants des laboratoires pharmaceutiques. Je rappelle que l’objectif de cette ICE est de convaincre la Commission européenne de proposer une législation pour que les droits de propriété intellectuelle, brevets compris, n’entravent pas l’accessibilité ou la disponibilité de tout vaccin ou traitement futur contre la Covid-19, et d’instaurer des obligations juridiques pour les bénéficiaires de fonds de l’UE en ce qui concerne la transparence relative aux contributions publiques et aux coûts de production.

 

Nous avons jusqu’au 1er février 2022 pour obtenir un million de signatures dans l’ensemble de l’Europe. Le PCF a décidé de lancer une journée nationale d’action le 16 janvier 2021, afin de populariser cette initiative et faire connaître nos propositions sur un pôle public du médicament. Cette initiative va être proposée au comité national de campagne dans la semaine.

 

Maryse Montangon, responsable collectif Santé, Protection sociale

 

 

 

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En 2021, plus aucun jeune ne doit être au chômage

7 Janvier 2021, 08:12am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 06/01/2021 par PCF

En 2021, plus aucun jeune ne doit être au chômage

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L’année 2020 vient de se terminer. On ne peut qu’espérer que 2021 soit de meilleur augure. Il y a un an, le monde et la France découvraient une nouvelle pandémie qui a chamboulé le quotidien de milliards d’individus.

 

Pour lutter contre le virus, les pays ont confiné leurs populations parfois pendant plusieurs mois. De nombreux gouvernements se sont retrouvés désemparés face à l’ampleur de la crise sanitaire et les défaillances de leur système de santé. Les politiques libérales à flux tendu dans l’hôpital public ont très vite montré leurs limites. Si l’année 2020 a été terrible, ce n’est pas tant de la faute du virus que de l’avidité et la cupidité du système capitaliste.

 

Aujourd’hui, les jeunes sont parmi les premières victimes de la crise économique

 

La crise sanitaire a accéléré l’arrivée d’une crise économique sans commune mesure depuis des décennies. Aujourd’hui, les jeunes en sont parmi les premières victimes. Occupant les postes les plus précaires, ils sont les premiers à avoir perdu leur emploi. C’est aujourd’hui la tranche d’âge la plus durement touchée par la hausse du chômage. En décembre 2020, un jeune actif sur quatre était au chômage. À ces jeunes au chômage s’ajoutent celles et ceux arrivés en septembre dernier sur un marché de l’emploi saturé et dégradé ne disposant d’aucun filet de sécurité et étant exclus des mécanismes de solidarité nationale.

 

Face à cette situation, de plus en plus de jeunes tombent dans l’extrême précarité et n’ont pas d’autres choix que de se tourner vers des organismes de distribution alimentaire pour subvenir à leurs besoins. Selon l’observatoire des inégalités, un pauvre sur deux a moins de 30 ans.

 

Face à ce contexte inédit, le 23 juillet dernier le gouvernement a lancé le plan “1 jeune, 1 solution”. Manifestement celui-ci n’est pas à la hauteur. Faute de solutions, de nombreux jeunes se retrouvent sans emploi ni formation et surtout sans aucun revenu. Et pour cause, ce plan ne propose pas suffisamment de solutions, et les mesures ne prévoient que des contrats précaires sans aucun mécanisme d’accompagnement. Après plusieurs mois, force est de constater que le plan d’urgence du gouvernement ne fonctionne pas. Le nombre de jeunes au chômage ne cesse d’augmenter et la précarité devient monnaie courante.

 

Face à la précarité, sécurisons les parcours

 

Au lieu de précariser les parcours comme le propose le gouvernement, le Mouvement jeunes communistes de France propose de les sécuriser.

En 2021, plus aucun jeune ne doit être au chômage. Combien de jeunes sont aujourd’hui laissés pour compte ? Combien de potentiels futurs chercheurs, médecins, chauffeurs, conducteurs, enseignants, ingénieurs… sont actuellement au chômage ou orientés dans une formation ne correspondant pas à leur choix ? Des métiers pourtant primordiaux pour répondre aux défis que nous avons devant nous.

 

Les Jeunes communistes demandent à ce que ces jeunes sans aucune solution puissent être formés, recrutés et embauchés. Les services publics, à commencer par la santé, l’éducation, les transports et l’énergie pâtissent du manque de personnel. Nous demandons à ce que dès maintenant des jeunes soient pré-recrutés dans ces services publics afin de former et rémunérer les agents de demain. Le privé doit également être mis face à ses responsabilités. Toutes aides publiques aux entreprises doivent être conditionnées à l’embauche et la formation de jeunes.

 

Si nous voulons sortir par le haut de cette crise, le gouvernement doit croire en cette jeunesse. La jeunesse regorge de forces créatrices, d’innovation et d’ingéniosité. Nous sommes les plus à même de sortir de cette crise économique et plus généralement de répondre aux défis qui sont devant nous. Mais pour y parvenir, il faut nous donner les moyens de nos ambitions plutôt que de fragiliser nos parcours.

 

Léon Deffontaines, secrétaire général du MJCF.

 

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