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crise

Michelin dégomme l'emploi et la production industrielle en France

7 Janvier 2021, 08:10am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 06/01/2021 par PCF

Michelin a annoncé mercredi le lancement d'un projet de suppression de 2.300 emplois en France, dont 1.200 dans ses usines et 1.100 dans ses fonctions tertiaires, soit 10 % de ses effectifs, avec des conséquences sur des territoires de tout le pays.

 

Le groupe tente de minimiser la portée de ses choix en invoquant l'absence de licenciements secs et prétexte, comme à chaque fois dans ces circonstances, la concurrence des pneus à bas coût. Mais c'est lui-même qui développe le marché du pneu à l'étranger en construisant des usines en Inde et en Chine, comme l'a fait Bridgestone.


Ce projet de la direction s'inscrit en vérité dans un long processus de casse industrielle en France notamment. Après 1999 et les 7.500 suppressions de postes, Michelin a encore supprimé 1.500 postes depuis 2017, notamment dans le cadre de la réorganisation de son siège à Clermont-Ferrand. Et le groupe a fermé cette année son site de La Roche-sur-Yon et liquidé 619 emplois productifs.


Michelin ne connaît pas la crise. Il va même très bien et prévoit des résultats positifs pour 2020 malgré la crise sanitaire. Le dividende distribué par action a ainsi été multiplié par trois depuis 2009.


Affaiblir encore l'outil industriel, au nom de la compétitivité financière, n'est pas acceptable, pour les salariés, pour les populations des territoires concernés, pas plus que pour la Nation, qui, PSE après PSE, fermeture de site après délocalisations, se vide de son appareil de production, de ses savoir-faire uniquement parce que quelques financiers décident d'augmenter la rentabilité des grands groupes.


Le gouvernement, qui se contente de promettre qu'il « veillera au respect des engagements du groupe », ne fait que courbe l'échine une fois de plus, face à des stratégies assises sur la rentabilité financière avant tout.


Le PCF, aux côtés notamment de la CGT qui avait à juste titre refusé le PSE négocié à La Roche-sur-Yon début 2020, sera aux côtés des salariés de tous les sites français pour s'opposer à ce funeste projet de Michelin et porter une grande ambition de reconquête industrielle en France. Pour l'emploi et pour notre souveraineté industrielle !


A Bridgeston Bethune, comme dans les sites Michelin, nous demandons le maintien de nos capacités industrielles en France dans la production de pneus pour lutter contre les importations massives au cout social et carbone très élevé !



Fabien Roussel, secrétaire national du PCF,


Paris, le 6 janvier 2021.

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Les vœux de santé de Yasmina Kettal, infirmière en Seine-Saint-Denis

4 Janvier 2021, 11:09am

Publié par PCF Villepinte

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Des paroles aux actes: un énarque de 30 ans promettait ...

31 Décembre 2020, 09:10am

Publié par PCF Villepinte

En 2008, un énarque de 30 ans promettait de régler tous les problèmes du pays en cinq ans, à condition de promouvoir l’ultralibéralisme en économie. C’était Emmanuel Macron !

En 2007, Nicolas Sarkozy chargea Jacques Attali de présider une commission pour relancer la croissance. Ce dernier la composa de patrons et d’économistes libéraux. Il fit appel à Emmanuel Macron pour en rédiger le rapport. Dès l’automne 2008, la droite s’en inspira pour faire voter sa Loi de modernisation économique, la LME.

 En page 19 de son rapport, Macron promettait pour 2012 « un taux de chômage ramené de 7,9% à 5%, c’est-à-dire le plein emploi ; le chômage des jeunes divisé par trois ; le nombre de Français sous le seuil de pauvreté ramené de 7 à 3 millions ; une dette publique réduite à 55% du Produit intérieur brut (PIB) ».

 Des promesses.

 Ce ne fut pas le cas et Sarkozy fut battu par Hollande en 2012. Mais Macron devint secrétaire général adjoint de l’Élysée. Cette année-là, le taux de chômage atteignait 10,6% de la population active et la dette publique était égale à 90,2% du PIB. Entre temps, son passage à la Commission Attali avait permis à Macron de prendre la lumière, de se faire embaucher à la banque Rothschild, où il perçut une rémunération de 1,4 million d’euros en 2011, soit plus de 116 000€ par mois.

 En page 230 de son rapport rédigé en 2008, Emmanuel Macron proposait de « réduire le coût du travail pour toutes les entreprises en transférant une partie des cotisations sociales sur la contribution sociale généralisée (CSG) et la TVA ». Ni Sarkozy, ni Hollande, même avec Macron comme ministre de l’Économie, n’osèrent appliquer cette recommandation.

Passage en force.

 En janvier 2018, moins d’un an après avoir accédé à la fonction suprême, Macron fit voter sa proposition par les députés du groupe La REM. Résultat : l’augmentation de la CSG de 1,7% sur les pensions brutes de 60% des retraités fit diminuer leurs pensions nettes de 1,83% ! En revanche, les promesses faites par Macron, sur la baisse du chômage et de la dette dans son rapport de 2008, ne furent au rendez-vous ni pour 2012 ni à la fin du mandat de François Hollande, en 2017.

Cette année-là, la dette publique atteignait 98% du PIB, le chômage n’avait que peu baissé malgré les aides versées au patronat.

En 2019, la dette publique était toujours égale à 98% du PIB. En 2020, dans une situation compliquée par le coronavirus et la gestion chaotique des affaires du pays, elle atteindra 117% selon les prévisions. Le déficit budgétaire sera égal à 10,3% du PIB, contre 3% en 2019, et les chiffres du chômage sont déjà plus hauts que jamais. L’heure du bilan approche donc pour ce président des riches au comportement de gamin immature.

Gérard Le Puill – Vie Nouvelle.fr

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Hôpital. Les soignants exigent des moyens à la hauteur des défis de 2021

31 Décembre 2020, 07:22am

Publié par PCF Villepinte

coronavirus covid-19

https://www.humanite.fr/sites/default/files/styles/1048x350/public/images/81238.HR.jpg?itok=-gEPHibz

Jeudi 31 Décembre 2020

Cécile Rousseau

Après une année 2020 éprouvante avec l’éclatement de la pandémie de la Covid, les personnels, mobilisés depuis des mois pour demander des moyens, exigent également un changement profond du système.

Une annus horribilis sur le front de la santé. Alors qu’Olivier Véran a annoncé mardi le resserrement du couvre-feu dans certains départements et qu’une troisième vague de la Covid est à craindre d’ici janvier, les personnels médicaux et paramédicaux, à genoux après les tsunamis successifs, exigent des moyens à la hauteur des défis de 2021.

Le Ségur de la santé, signé le 14 juillet dernier et censé répondre à certaines revendications, reste en travers de la gorge de nombreux soignants, notamment ceux du médico- social qui en sont exclus. Quant à l’économie de 4 milliards d’euros à réaliser sur l’assurance-maladie pour l’année à venir, elle a suscité la stupéfaction après des mois cataclysmiques. Si le ministre de la Santé avait déclaré en novembre qu’il fallait sortir du «dogme» des fermetures de lits, force est de constater que les restructurations se sont poursuivies un peu partout en France.

En vingt ans, 100000 lits ont ainsi disparu. Au-delà des applaudissements à 20 heures, les héros en blouse blanche demandent des bras pour sortir du sous-effectif chronique. « Nous avons les mêmes exigences depuis des années et notamment 300 euros daugmentation pour maintenir les personnels en place. Les soignants sont fatigués et il y a un énorme manque d’attractivité. La Covid n’a fait que montrer les faiblesses de l’hôpital», lance Noémie Banes, présidente du Collectif Inter-urgences.

Remontées comme jamais, les premières lignes attendent bien plus que les étrennes du Ségur ou des primes, mais une réforme de fond en comble. «Force est de constater que ces sujets nont pas bougé», estime même le président de la Fédération hospitalière de France, Frédéric Valletoux, espérant que «2021 peut encore être une année utile pour poser les bases dun système de santé totalement repensé».

«Ce nest pas un Ségur quil faut, mais un Grenelle»

Pour Mireille Stivala, secrétaire générale de la CGT santé, le changement de paradigme s’impose depuis longtemps. «Ce nest pas un Ségur quil faut, mais un Grenelle. Il faut tout repenser. On voit bien quaujourdhui le système ne peut gérer que la Covid et pas les autres pathologies. Le gouvernement doit se projeter à l’horizon d’une vingtaine d’années sur la santé, en formant notamment plus de médecins. On ne peut pas se contenter d’avoir une vision à court terme. Si l’exécutif a été obligé de lâcher que lque chose sur les revendications salariales, la question des lits et des emplois a été traitée de manière très légère dans le Ségur. Nous réclamons toujours au minimum100000 postes à lhôpital et 200000 dans les Ehpad.»

La lutte unitaire entamée par des syndicats et collectifs au printemps 2019 devrait donc encore redoubler dans les mois à venir. Après de nombreuses manifestations, dont celle très suivie du 16 juin dernier, mais aussi les démissions administratives d’un millier de médecins début 2020, les personnels se donnent rendez-vous pour une journée d’action le 21 janvier afin de placer 2021 sous le signe de la fin de la logique austéritaire à l’hôpital public.

 

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Covid-19. La France commence à se vacciner

29 Décembre 2020, 06:42am

Publié par PCF Villepinte

travaillent. G. Souvant/AMardi 29 Décembre 2020 Lola ScandellaFP

                                                       Une femme de 78 ans a reçu la première dose de vaccin contre le Covid-19 en  France

Mardi 29 Décembre 2020

L'Humanité Lola Scandella

 

La première phase de vaccination a débuté ce week-end dans les Ehpad. Une priorisation des plus vulnérables décidée au regard des caractéristiques des vaccins disponibles.

Sous les applaudissements du personnel soignant d’un établissement hospitalier pour personnes âgées de Sevran (Seine-Saint-Denis), Mauricette, une femme de 78 ans, a reçu dimanche 27 décembre la première dose d’un vaccin contre le Covid-19. Un cardiologue de 65 ans qui officie dans cet établissement l’a suivie, donnant le coup d’envoi symbolique à la campagne de vaccination française. Une vingtaine d’autres personnes âgées et les personnels soignants se sont fait vacciner dans la journée à Sevran mais aussi dans un centre gériatrique de Champmaillot, dépendant du CHU de Dijon (Côte-d’Or). Lundi, c’était au tour d’un Ehpad de Joué-lès-Tours, en Indre-et-Loire. Une centaine d’autres établissements devraient suivre début janvier.

C’est le sérum développé par l’alliance des laboratoires américain et allemand Pfizer et BioNTech, exploitant la technique inédite de l’ARN messager, qui a eu la primeur des premières injections. Sorties tout droit de l’usine de Puurs, en Belgique, 19500 premières doses sont arrivées sur le sol français samedi 26 décembre, escortées par la police nationale. Elles sont destinées à des résidents en Ehpad et en unités de soins longue durée, ainsi qu’aux personnels qui y travaillent.

https://www.qiota.com/assets/qiotasession.gif?ts=1609223704

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Fermetures de lits à l’hôpital : l’inquiétude remonte chez les soignants

28 Décembre 2020, 13:31pm

Publié par PCF Villepinte

                                                     Jean CASTEX, la situation sanitaire s'améliore

 

Après la première vague de l’épidémie de Covid-19, Olivier Véran s’était engagé à mettre fin au « dogme » des réductions des capacités des établissements. Sur le terrain, les syndicats estiment que rien n’a changé, pour l’instant.

Les fermetures de lits dans les hôpitaux, dans le cadre des projets de restructuration, sont-elles vraiment de l’histoire ancienne ? Au plus fort de la première vague de l’épidémie, en avril, le directeur de l’agence régionale de santé (ARS) du Grand-Est, Christophe Lannelongue, a eu le malheur de défendre le plan alors en cours au CHRU de Nancy, qui comprenait des centaines de suppressions de lits et de postes. Une faute politique, en temps de Covid-19.

Le haut-fonctionnaire a été remercié, quelques jours après ses propos – un limogeage que le Conseil d’Etat a jugé irrégulier, dans une décision du 10 décembre. Le ministre de la santé, Olivier Véran, a assuré dans la foulée que « tous les plans de réorganisation » étaient « évidemment suspendus ». Il n’a cessé de le marteler depuis : c’en est fini du « dogme de la réduction des lits » qui prévalait lors des grands projets de transformation hospitalière.

Mais, huit mois plus tard, sur le terrain, l’inquiétude remonte chez les soignants, les responsables d’hôpitaux, et les élus locaux. « Rien n’a changé », estime-t-on dans les rangs syndicaux : « Les projets se poursuivent comme avant, alors que la crise a bien montré que ce n’était plus possible », clame Christophe Prudhomme, de la CGT Santé. Lui comme d’autres égrènent les plans Copermo toujours en cours à Paris, à Nantes, à Caen, à Nancy… avec 100, 200, 300 suppressions de lits en perspective.

« Projet par projet »

Copermo : ce sigle est devenu synonyme d’économies pour l’hôpital. Le Comité interministériel de la performance et de la modernisation de l’offre de soins hospitaliers a été créé en décembre 2012 pour accompagner les hôpitaux dans leurs « projets d’investissement d’ampleur exceptionnelle », peut-on lire sur le site du ministère de la santé, selon des « critères exigeants en termes d’efficience », de « soutenabilité financière » et de « valeur ajoutée », et dans leurs « trajectoires de retour à l’équilibre ». Autrement dit, de gros projets de modernisation assortis d’un engagement à faire des économies. Une « boîte noire », ironise-t-on chez les hospitaliers. « Personne n’a jamais eu de contacts directs avec eux », rapporte un responsable d’établissement.

Lire aussi Les conclusions du Ségur de la santé : 33 mesures pour réformer un système durement éprouvé

Olivier Véran a décidé de sa suppression cet été, lors des annonces du Ségur de la santé, et de son remplacement par un « conseil national de l’investissement », pour valider les projets supérieurs à 100 millions d’euros. « Les projets avancent, les nouvelles modalités d’accompagnement des investissements sont en train d’être expérimentées », assure-t-on au ministère.

De premiers « feux verts » de ce futur conseil sont attendus début 2021 pour des projets revisités à l’aune du nouveau paradigme. Le taux de marge brute à « 8 % » ou encore la réduction automatique d’au moins « 15 % » des capacités en lits ne seront plus l’alpha et l’oméga de chaque projet, assure-t-on au ministère.

Lire l’éditorial du « Monde » : Le Ségur de la santé, un tournant dans la politique hospitalière

Cela n’exclut pas, néanmoins, toute suppression de lits dans les mois à venir : « Le renversement est très clair, il n’y aura plus de critères imposés dans un pur objectif financier d’économies, dit-on au ministère. Ce sera projet par projet, selon les besoins, les projections d’activité et l’évolution de la médecine, qui permet des prises en charge plus courtes, et parfois d’aller vers moins de lits d’hospitalisation complète et plus d’ambulatoire [prise en charge sans hospitalisation] quand cela est pertinent. »

« On ne veut plus l’entendre »

Dans les hôpitaux, où l’on a surtout retenu la « fin » des fermetures de lits, le changement de ligne tarde à se matérialiser. « On en est nulle part », assure Christian Rabaud, président de la commission médicale d’établissement (CME) du CHRU de Nancy, où un rebond épidémique se fait déjà sentir, avec une augmentation des patients Covid depuis plusieurs semaines. « C’est très lourd pour la communauté médicale, actuellement la tête sous l’eau, et qui ne dispose toujours pas de perspectives pour la suite, souligne l’infectiologue. Le Covid a bien montré qu’on ne peut pas éternellement faire plus avec moins. »

Le projet immobilier nancéien, qui représente plus de 500 millions d’euros d’investissement, prévoit le rassemblement du centre hospitalier, éclaté sur plusieurs sites souvent vétustes, sur le site de Brabois, assorti d’une réorganisation, avec 598 suppressions de postes et 179 lits de moins d’ici à 2024.

La direction de l’hôpital et la commission médicale de l’établissement ont repris la copie à la rentrée. Mais les réunions avec l’ARS Grand-Est, toujours accompagnée du cabinet de conseil Capgemini, demeurent « tout aussi bloquées » qu’auparavant, estime le professeur Christian Rabaud. « Les choses ne sont pas claires, on nous demande de continuer à rendre des personnels et des lits pour faire des gains d’efficience, ça, on ne veut plus l’entendre, dit-il. On ne parle toujours pas la même langue, on nous demande encore : “Mais comment vous allez faire pour vous payer ceci ou cela ?” »

Lire aussi Des restructurations au coronavirus, l’apport controversé des cabinets de consulting à l’hôpital

D’après la direction de l’hôpital, 500 emplois et 300 lits ont déjà été supprimés dans cette restructuration qui a commencé il y a sept ans – dont 204 postes et 78 lits en 2019 et en 2020. « La situation est assez inconfortable et participe à une certaine morosité, reconnaît le directeur général, Bernard Dupont. Olivier Véran s’est exprimé clairement, mais la déclinaison prend du temps… »

« Lassitude »

« Il est urgent de sortir de l’ambiguïté », insiste Mathieu Klein (PS), maire de Nancy et président du conseil de surveillance de l’hôpital, qui s’oppose à ces réductions de lits et de postes, qu’il entend encore comme une « demande tacite » lors des discussions avec les autorités sanitaires. « La crise due au Covid a engendré une lassitude du monde hospitalier à un niveau inquiétant, personne ne comprend cet attentisme et cette hésitation. »

A l’ARS Grand-Est, on indique que le dossier, retravaillé depuis l’été, est « en cours de finalisation »« en anticipation des nouvelles modalités de gestion des investissements issues du Ségur », intégrant une « appréciation “cousue main” des critères de dimensionnement par rapport aux besoins de santé du territoire et pour tirer les leçons de la gestion de la crise du Covid ». Le projet fera partie des premiers dossiers examinés par la nouvelle instance nationale, début 2021.

« Si c’est pour mettre en place une nouvelle structure qui prendra les mêmes décisions comptables, cela ne va pas être possible », prévient Arnaud Robinet, maire (Les Républicains) de Reims et président du conseil de surveillance du CHU de Reims. L’élu de droite multiplie lui aussi les appels, au plus haut sommet de l’Etat, sans avoir reçu d’« engagement » à ce jour. Ainsi, 184 suppressions de lits sont prévues dans les futurs bâtiments de ce CHU, soit 24 % des capacités, souligne l’édile, initialement favorable au projet. « Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis », dit-il aujourd’hui.

Un nouveau projet est sur la table, assure le professeur Philippe Rieu, président de la CME, sans la centaine de suppressions de lits prévue dans le second bâtiment (la construction du premier est déjà enclenchée). « Nous sommes en train de chiffrer le supplément avec l’ARS, ajoute la directrice générale, Dominique de Wilde. Notre ministre a dit : “Plus de suppressions de lits”. Moi je crois ce que dit notre ministre. »

L’espoir est moindre en Ile-de-France

L’espoir est moindre en Ile-de-France, sur le projet d’hôpital Grand Paris-Nord, porté par l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), qui doit rassembler, à l’horizon 2028, les hôpitaux Beaujon (Clichy, Hauts-de-Seine) et Bichat (Paris) à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). « Cela devient très concret », dit le cardiologue Olivier Milleron, qui siège dans les commissions d’évaluation du projet architectural. Mais rien n’a été remis en question, ou presque, d’après le médecin membre du Collectif inter-hôpitaux : sur les 350 suppressions de lits prévues, soit 30 % du total, l’AP-HP a annoncé que 84 lits seraient maintenus, et 94 autres mais sous forme « flexible » « Ça ne nous satisfait pas du tout, on est toujours très loin du compte. »

Le projet ne devrait néanmoins pas avoir besoin de repasser devant une instance nationale : il fait partie de la dizaine d’ex-Copermo les plus avancés, qui ont obtenu validation définitive. Pour ces projets, si des ajustements sont jugés nécessaires, ils pourront être demandés par les directions d’établissement directement auprès des ARS, indique-t-on au ministère. Sollicitée, l’AP-HP n’a pas souhaité répondre à nos questions.

C’est l’ensemble de l’« idéologie » derrière ce projet qu’il faut pourtant remettre en question, dénonce Olivier Milleron, qui signait dans Libération, en mai, une lettre ouverte au président de la République, avec une centaine de collègues et d’usagers : « Le nombre de lits dans le futur hôpital est basé sur un taux d’occupation de ceux-ci à 95 %, avec une durée moyenne de séjour des patients 30 % inférieure à la moyenne nationale, c’est démentiel », dit-il.

Lire la tribune : « L’hôpital public doit revenir à des évidences ou disparaître »

Pour le sociologue Frédéric Pierru, coauteur de La Casse du siècle. A propos des réformes de l’hôpital public (Raisons d’agir, 2019), « la crise du Covid a jeté une lumière crue sur l’inanité de cette doctrine d’un hôpital géré “à flux tendu”, sans aucune marge de manœuvre. Nous avons quand même dû confiner le pays parce que notre nombre de lits en réanimation avait toujours été calculé au plus juste », juge-t-il.

La question des ressources humaines

Le « mirage » du virage ambulatoire, qui permettrait sans difficulté de réduire l’hospitalisation, est critiqué de toute part. « C’est vrai que l’hospitalisation peut être plus courte qu’avant pour certaines pathologies, mais nous gardons justement à l’hôpital des malades très lourds, pour lesquels on ne peut pas faire d’ambulatoire », relève Marie-Astrid Piquet, gastro-entérologue au CHU de Caen.

La professeure passe déjà son temps à chercher des places aux patients qu’elle doit hospitaliser. « Nous n’avons jamais un lit vide, une dizaine de nos malades sont en permanence en chirurgie, faute de place dans notre service », rapporte la membre du Collectif inter-hôpitaux. Ici, 200 lits de moins sont prévus dans le projet de restructuration.

Les élus de la région sont montés au créneau, à l’été. La sénatrice centriste du Calvados, Sonia de La Provôté, attend toujours une réponse au courrier envoyé avec quatre autres parlementaires normands du Parti socialiste et de La République en marche, en mai, au ministre de la santé, lui demandant de revoir le projet. « La crise a bien montré combien il était nécessaire d’avoir un volet de lits mobilisables pour l’urgence, insiste l’élue, médecin de profession. Derrière les lits, surtout, ce sont des ressources humaines, qui ne peuvent pas être la “denrée rare” en matière sanitaire. »

A Nantes, où le chantier doit commencer en janvier, un collectif de syndicats, d’associations et de mouvements politiques s’est constitué et a recueilli quelque 2 000 signatures dans une pétition lancée mi-novembre, demandant à mettre « sur pause » le projet de transfert du CHU. « Tant que la première pierre n’est pas posée, on peut encore changer les choses », défend Olivier Terrien, de la CGT, qui dénonce les 202 lits en moins prévu dans ce déménagement sur l’Ile de Nantes, à l’horizon 2026. « Il n’y a eu aucun changement de braquet depuis la crise, lâche-t-il. Les derniers documents de la direction confirment qu’on se dirige vers ces suppressions de lits, alors qu’on est déjà sous-dimensionné. »

Lire aussi : La doctrine de la fermeture des lits à l’hôpital « est venue se fracasser sur l’épidémie »

A Marseille, le projet de restructuration, déjà très avancé, ne devrait pas être modifié, ce que défend la direction de l’Assistance publique-Hôpitaux de Marseille, malgré les 150 suppressions de lits prévues.

« Dans le cadre actuel des bâtiments, c’est difficile de faire mieux, souligne le directeur général, Jean-Olivier Arnaud. On ne veut pas recommencer un cycle de négociations qui retarderait le début des travaux, cela fait tellement longtemps qu’on attend, nos locaux sont tellement obsolètes… » Le directeur espère obtenir un soutien dans d’autres opérations, dans le cadre du prochain plan d’investissement.

 

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La mutation anglaise du coronavirus débarque en France

28 Décembre 2020, 08:00am

Publié par PCF Villepinte

PHOTO : AFP

L'Humanité Samedi 26 Décembre 2020

Lola Scandella

Identifiée chez un voyageur rentré de Londres, la première contamination due à une nouvelle souche du Covid-19 a été détectée en France. Son apparition inquiète d’autant plus que ce variant pourrait être plus contagieux, et alors qu’une nouvelle hausse de cas positifs a été enregistrée entre le 24 et le 25 décembre.

Il ne manquait plus que lui autour de la table des fêtes de fin d’année! Ironie du sort, deux jours avant le lancement de la campagne vaccinale et alors que le soir de Noël devait permettre aux Français de souffler en famille après des mois de confinement, c’est précisément le 25 décembre qu’a choisi un variant anglais du Covid-19 pour pointer son nez.

La présence de cette nouvelle souche du virus, identifiée pour la première fois au Royaume-Uni au mois de septembre, a été détectée en France à Tours (Indre-et-Loire) chez un homme résidant habituellement en Grande-Bretagne et revenu de Londres le 19 décembre. Asymptomatique, il est isolé à son domicile a indiqué le ministère de la Santé le 25 décembre, annonçant qu’il s’agit de la « première contamination au variant VOC 202012/01 du virus de la Covid-19» détectée en France.

De quoi donner quelques sueurs froides à l’exécutif qui avait pourtant décrété, comme plusieurs voisins européens, la suspension par précaution des liaisons par la Manche et l’instauration de tests obligatoires pour rentrer en France. Las, malgré cela et le reconfinement de Londres et d’une partie de l’Angleterre, les craintes se sont confirmées et la variante est bien arrivée par-delà les frontières britanniques. En plus de ce premier cas, «plusieurs prélèvements positifs pouvant faire évoquer le variant VOC 202012/01 sont en cours de séquençage» et analysés par des laboratoires, a ajouté le ministère.

La nouvelle souche a également été détectée en Allemagne et au Liban, portée là aussi par des voyageurs de retours de Londres. Un début de propagation préoccupant, alors que ce variant du Covid-19 est encore mal connu. Si rien ne prouve à ce stade qu’il pourraît entraîner une hausse de la mortalité, plusieurs études parues au Royaume-Uni tendent à démontrer qu’il serait plus contagieux. Sa découverte a provoqué une vague d’inquiétude concernant l’efficacité des vaccins contre la maladie face à cette mutation. En France, les premières doses de vaccins ont atterri sur le territoire samedi 26 décembre et les premières injections doivent avoir lieu le lendemain dans deux établissements pour personnes âgées à Sevran (Seine-Saint-Denis) et Dijon (Côte-d’Or).

L’Agence européenne du médicament (EMA) s’est toutefois voulue rassurante en déclarant qu’il n’existe pour l’instant «aucune preuve» suggérant que le vaccin Pfizer/BioNTech «ne soit pas efficace contre le nouveau variant». Le co-dirigeant du laboratoire allemand BioNTech Ugur Sahin a de son côté assuré pouvoir produire un nouveau sérum en moins de six semaines. Pour autant, les pouvoirs publics restent sous pression en cette fin d’année, ayant tous en tête la flambée de cas aux États-Unis après Thanksgiving. Certains élus du Grand Est réclament déjà une nouvelle mise sous cloche pour éviter un nouvel embrasement épidémique à la rentrée dans leur région, très touchée par la maladie.

La contagiosité plus élevée de la nouvelle souche du virus pourrait également poser problème. Si le nombre de cas en réanimation se maintient en dessous de la barre des 3000 depuis quelques semaines, la circulation du virus est toujours très active. Un peu plus de 20000 nouveaux cas ont été enregistrés en France entre le 24 et le 25 décembre, bien loin des 5000 fixé par Emmanuel Macron le 24 novembre. Lexécutif a déjà coupé la poire en deux en autorisant les déplacements au-delà des horaires du couvre-feu le 24 décembre mais pas le soir du réveillon comme il l’avait un temps envisagé. Il pourrait être obligé de prendre des mesures plus drastiques, certains ayant déjà commencé à agiter le spectre d’un nouveau confinement à la rentrée.

coronavirus covid-19

 

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POLE PUBLIC DU MEDICAMENT

19 Décembre 2020, 08:43am

Publié par PCF Villepinte

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Le collectif "Plus jamais ça" appelle le gouvernement à mettre en place des mesures d'urgences

16 Décembre 2020, 07:53am

Publié par PCF Villepinte

 

 

Image par anncapictures de Pixabay
Environnement

publié le

 

Au printemps dernier, syndicats et associations publiaient un plan de sortie de crise avec 34 propositions dans une tribune publiée mi-mars et intitulée « Plus jamais ça, construisons le monde d’après ».

La crise sanitaire a mis à jour l’urgence sociale et environnementale et donc la nécessité d’une remise à plat totale des orientations politiques

Il y a quelques mois, dans une tribune commune, 18 organisations dont la CGT appelaient le gouvernement à préparer « le jour d’après » en considérant que la crise sanitaire mettait au jour l’urgence sociale et environnementale et donc la nécessité d’une remise à plat totale des orientations politiques en France et dans le monde, tant en matière économique, sociale, qu’environnementale et démocratique.

Dans une lettre ouverte aux parlementaires, le collectif appelle à mettre en place des mesures d’urgences et une politique de transformation en profondeur.

Nous ne pouvons pas nous résoudre à une opposition systématique emploi-climat, entre l’urgence sociale et environnementale

Nos organisations ne peuvent se résigner au rétrécissement du cadre démocratique et à une crise sanitaire sur la durée, permettant de justifier la casse sociale et l’absence totale de politique ambitieuse de transition climatique.

Nos 34 propositions demandent entre autres :

  • un plan d’urgence pour l’hôpital, l’éducation et l'ensemble des services publics : recrutements, formations, revalorisations ;
  • l’arrêt des plans sociaux et l'imposition de conditions sociales et environnementales en contrepartie de tout soutien public aux entreprises, et l'interdiction de verser des dividendes pour les entreprises bénéficiant d'aides de l'État pendant la crise ;
  • la stricte application de toutes les mesures proposées par la Convention citoyenne pour le climat et la mise en place d’un impôt sur la fortune climatique ;
  • un plan de transition écologique et de relocalisation de notre agriculture et de nos industries ;
  • la réduction et le partage du temps de travail pour lutter contre le chômage de masse, avec la semaine de 32 heures comme référence, sans perte de salaire ni flexibilisation.

Face à l’urgence climatique et les conséquences du réchauffement prouvées scientifiquement, et plus largement, face aux urgences écologiques et aux enjeux de la préservation des ressources de notre planète, nous ne pouvons pas nous résoudre à une opposition systématique emploi climat, entre l’urgence sociale et environnementale.

Le social et l’environnemental sont liés

Si nous voulons un changement radical de société pour davantage de justice sociale et de justice environnementale, il faut travailler en parallèle sur les deux sujets pour transformer la société et permettre d’améliorer les conditions de vie, de travail, de toute la population.

Par ailleurs, des questions importantes comme celle de la transformation de nos productions ne peut être laissée aux mains des grands groupes qui n’ont d’autres intérêts que de verser des dividendes rapides à des actionnaires. Il y a d’autres solutions que celle de la fermeture systématique et de la désindustrialisation.

Ces solutions sont dans l’adaptation de nos productions aux réalités qui existent actuellement. Il est possible de le faire et que les travailleurs trouvent du mieux-être au travail et peut être aussi du sens à leur activité.

Sans attendre la sortie de la crise actuelle, c’est dès maintenant qu’il faut, en collaboration avec l'ensemble de la population, mettre en place des mesures d’urgences et une politique de transformation en profondeur.

C’est aujourd’hui qu’il faut construire le monde d’après.

 

 

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Un vaccin contre le virus de la finance

13 Décembre 2020, 07:49am

Publié par PCF Villepinte

 
 
 
Newsletter Confédération Générale du Travail
 
 
Un vaccin contre le virus de la finance
 
Les yeux médiatiques, rivés depuis plusieurs mois sur la Covid, voudraient nous faire oublier qu’un autre virus, plus mortel encore, gangrène la planète.
Une maladie qui, profitant de la pandémie, décime la solidarité, musèle les libertés pour gaver « d'argent magique » les premiers de cordée.
 
Ce virus, c’est celui de la finance.
 
Les symptômes sont connus. Il contamine, depuis des décennies, les choix politiques et économiques des gouvernements.
Il accélère aujourd’hui sa course effrénée de casse sociale en tentant d’interdire toute expression d’idées de jours meilleurs.

Au quotidien, ce virus fait des dégâts… Les victimes ne peuvent souvent compter que sur l’engagement des militants de la CGT.

Mais, pour trouver un vaccin qui l’éradique, il nous faut faire plus. Le chemin peut paraître long et l’impatience nous guette face aux dégâts qu’il provoque.
 
 
Mais le remède au libéralisme ne s’élabore pas dans un laboratoire à coup de milliards, il se construit pas à pas, avec les salariés, les précaires, les retraités…
 
Les luttes qui se multiplient ces dernières semaines démontrent que la prise de conscience sur la toxicité des choix fait par le gouvernement progresse.
 
Incontestablement nous sommes sur le bon chemin.
 

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