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crise

Toujours plus : les nouvelles faveurs que prépare le gouvernement des riches

5 Mars 2021, 07:32am

Publié par PCF Villepinte

Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire, cheville ouvrière de l’idéologie du ruissellement d’Emmanuel Macron. Ludovic Marin/AFP

Vendredi 5 Mars 2021

Pierric Marissal

Aider ceux qui en ont le moins besoin pour relancer l’activité. Après les milliards versés sans condition aux entreprises, le ministre de l’Économie relance la théorie fumeuse du ruissellement et annonce de nouvelles incitations et ristournes en faveur des plus aisés.

Ça ne ruisselle toujours pas. Malgré quatre années du quinquennat consacrées à faire gonfler le patrimoine des riches – fin de l’ISF, flat tax,… – pour qu’il se déverse en consommation et en investissements dans les entreprises, le flux de ces liquidités reste bouché en haut. Depuis le premier confinement, les 10 % des Français les plus riches ont amassé plus de 100 milliards d’euros d’épargne. Bruno Le Maire n’en démord pas. En cheville ouvrière de l’idéologie du ruissellement, le ministre de l’Économie pense à relancer l’économie française en offrant de nouveaux cadeaux à ceux… qui en ont le moins besoin. À charge pour ces derniers de sortir leurs magots. Pour cela, il redouble de largesses. Le régime fiscal de l’assurance-vie (30 % du patrimoine des 0,1 % les plus aisés de France) est déjà bien avantageux. L’hôte de Bercy a annoncé ce jeudi la labellisation de 150 fonds dédiés aux «prêts participatifs». Il sagit, pour ceux qui en ont les moyens, de prêter de largent à des entreprises à taux dintérêt de 5 à 6 %. Une aubaine, quand les assurances-vie atteignent péniblement 1,5 % de rendement. D’autant que le dispositif est garanti à 30 % par l’État. Une baisse des impôts sur les donations et transmissions entre les générations, supérieures à 100000 euros, est dans les tuyaux. Enfin mardi, Bercy annonçait «une souplesse pour le paiement de limpôt sur les sociétés», que seules paient les entreprises bénéficiaires.

 

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« C’est une catastrophe lorsque le virus entre dans les prisons »

4 Mars 2021, 12:22pm

Publié par PCF Villepinte

 La maison d'arrêt de Villepinte accueille 1100 détenus au lieu de 550.

Jeudi 4 Mars 2021

Paul Ricaud

Le ministre de la justice, Éric Dupond-Moretti, vient d'annoncer qu'il veut mettre un terme aux remises de peine automatiques. Et le gouvernement ne semble décidément pas prêt à mettre en place les réformes requises pour en finir avec les conditions indignes de détention. Dominique ­Simonnot, contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, fait le point sur la situation dans les prisons françaises, rendue plus difficile encore après un an d’épidémie. 

© Bertrand Guay/AFP

Ancienne journaliste à ­ Libération puis au Canard enchaîné, Dominique ­Simonnot occupe aujourd’hui le poste de contrôleuse générale des lieux de privation de liberté. Depuis sa nomination en octobre 2020, elle a fait de la réduction de la population carcérale une de ses priorités et demande au gouvernement d’aller dans ce sens.

Le ministre de la Justice a annoncé, dans le Point, mettre un terme aux remises de peine automatiques. Pour en bénéficier, un détenu devrait fournir «les efforts de réinsertion nécessaires». Comment recevez-vous cette nouvelle?

DOMINIQUE SIMONNOT Je suis extrêmement surprise. D’après ce que l’on sait pour le moment de cette réforme, elle ne va pas du tout dans le sens de la déflation carcérale que nous réclamons et ne sommes pas les seuls à réclamer. Des remises de peine en fonction des efforts en détention, cela existe déjà sous la forme de la bonne conduite.

Si on demande aux détenus de faire des efforts en matière de travail, de soins et de formation, c’est plutôt au ministère de la Justice de faire en sorte que cela soit accessible à tous. Obtenir un travail est difficile et très mal payé pour ceux qui parviennent à en avoir un (la rémunération minimale est fixée à 1,62 euro de l’heure – NDLR).

Décrocher un rendez-vous avec un psychiatre peut prendre des mois et les cours sont suspendus à cause du Covid. Il y a sans doute beaucoup de détenus qui voudraient être soignés, trouver un boulot ou une formation en prison, mais on ne leur en donne pas les moyens.

 

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L'injonction au « bon sens », une formule bien pratique pour nous faire taire

27 Février 2021, 08:15am

Publié par PCF Villepinte

L'injonction au «bon sens», une formule bien pratique pour nous faire taire

L'Humanité Samedi 27 Février 2021

Emilio Meslet

Dans le spectre de la droite – des libéraux aux populistes d’extrême droite –, tout le monde se rêve en porte-parole du «bon sens» populaire. Une façon de nier le débat contradictoire en faisant croire que la solution s’impose toujours d’elle-même.

Mi-septembre 2020, alors que les températures flirtent encore avec les 30 degrés, des collégiennes et des lycéennes se mobilisent pour exiger le droit de porter librement des crop-tops et des minijupes. Pour éteindre la polémique, Emmanuel Macron ne s’embarrasse pas de sa «pensée complexe» habituelle, mais appelle simplement ces jeunes filles à faire preuve de «bon sens».

Retrouvez ici tous nos articles sur le Covid-19 et les conséquences de la pandémie sur nos vies.

Ce même «bon sens» lui a permis, quelques semaines plus tard, de ne pas expliquer concrètement les raisons de l’interdiction arbitraire de se regrouper à plus de six dans l’espace public en raison du Covid-19. «Bon sens.» Deux mots qui, à la faveur dune pandémie mondiale, sont revenus sur toutes les lèvres de nos responsables politiques. Deux mots qui, à eux seuls, leur suffisent à considérer que la solution coule de source sans avoir à s’encombrer d’un interminable développement technique (et politique). Au diable épidémiologistes, sociologues, météorologues et autres scientifiques, un peu de «bon sens» suffit!

Au nom de la soi-disant majorité silencieuse

Dans l’exécutif, le président est loin d’être le seul à user de cette facilité rhétorique. Jugée techno, Amélie de Montchalin, ministre de la Transformation et de la Fonction publique, répond qu’elle est «une femme de terrain et de bon sens». Olivier Véran, titulaire du portefeuille de la Santé et neurologue de métier, juge quil faut sen remettre au «bon sens» des entreprises pour organiser le télétravail. Donc, en creux, de confirmer qu’il n’y a nul besoin de les y contraindre. Car, si comme l’affirme – non sans ironie – Descartes, «le bon sens est la chose la mieux partagée au monde», pourquoi les entreprises nen auraient-elles pas aussi ?

 

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Ce que l’on sait de CoVepiT, le "vaccin pour la vie" mis au point par un labo nantais

26 Février 2021, 10:06am

Publié par PCF Villepinte

L'humanité Vendredi 26 Février 2021

Juliette Barot

Le jeune laboratoire de recherche OSE Immunotherapeutics pense avoir trouvé un «vaccin pour la vie», efficace contre le Covid et ses variants. Il pourrait être produit début 2022. Si les acteurs publics ne manquent pas le coche de lindustrialisation... EXPLICATIONS.

Dans leur laboratoire situé sur les bords de la Loire, à quelques kilomètres des locaux de leur concurrent Valneva, les chercheurs d’OSE Immunotherapeutics développent aussi un vaccin contre le Covid-19.

Retrouvez ici tous nos articles sur les vaccins anti-Covid.

À entendre la direction de cette jeune entreprise nantaise, le sérum, s’il franchit les prochaines étapes cliniques, pourrait aider à sortir de la crise sanitaire durablement, puisqu’il est conçu pour être efficace pendant plusieurs années.

Anticiper les mutations

Ce vaccin, nom de code CoVepiT, a été imaginé par le laboratoire dès le printemps dernier. «On sest demandé: Quest-ce quon peut amener de différencié pour lutter contre le Covid-19», se remémore Alexis Peyroles, directeur général d’OSE Immunotherapeutics. Cette entreprise spécialisée, comme son nom l’indique, dans l’immunothérapie a imaginé un vaccin réutilisant la même technologie que son produit phare: un vaccin thérapeutique contre le cancer du poumon, en cours de développement.

Icon QuoteOn a utilisé la bio-informatique pour établir un cocktail qui soit efficace contre les variants.

ALEXIS PEYROLES, directeur général d’OSE Immunotherapeutic

L’idée des chercheurs nantais a été d’anticiper les mutations du virus en analysant des centaines de milliers de séquences génomiques du coronavirus, qui mutait dès le début de sa propagation. Des séquences précieuses, disponibles publiquement grâce à la recherche universitaire.

«Il y avait beaucoup de publications sur le génome du virus. On a utilisé la bio-informatique pour établir un cocktail qui soit efficace contre les variants», précise Alexis Peyroles.

Carte interactive  Vaccination contre le Covid-19 : où en est votre département ?

Un financement de 5,2 millions d’euros

OSE Immunotherapeutics a répondu, sur la base de ce projet de recherche, à l’appel lancé en avril par la Banque publique d’investissement et le gouvernement pour lutter contre le Covid-19. Sélectionnée parmi les bénéficiaires, l’entreprise s’est vu octroyer un financement de 5,2 millions d’euros (mixant avances remboursables et subventions). Il couvre 80 % des dépenses nécessaires aux essais cliniques de phases 1 et 2 qui devraient commencer à la fin du mois de mars et pourrait être complété de 600.000 € en cas d’entame de la troisième phase…

 

 

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Le dilemme : stratégie « zéro Covid » ou apprendre à vivre avec le virus ?

24 Février 2021, 08:03am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité

Mercredi 24 Février 2021

Lola Scandella

Des réflexions sur l’application d’un «objectif zéro Covid» commencent à émerger en Europe et en France. Mais l’idée ne fait pas l’unanimité au sein de la communauté scientifique, à l’heure où la progression de souches mutantes interroge les mesures pour les freiner.

Vivre avec le virus ou s’en débarrasser une bonne fois pour toutes? La question peut paraître idiote. Qui ne souhaiterait pas que le Covid-19 ne soit plus quun lointain souvenir? Mais les retards de la vaccination et la menace dune reprise épidémique à base de variants, surtout sils savéraient que certains résistent aux vaccins, éloignent la perspective d’une délivrance rapide. Alors que faire?

En France, l’objectif fixé par l’exécutif est de «tout mettre en œuvre» pour éviter le confinement et ses impacts économiques et sociaux très conséquents. Mais le gouvernement n’exclut pas d’y recourir selon l’évolution de la circulation virale. Une méthode qui accepte jusqu’ici que les hôpitaux assument une partie de la pression épidémique, avec environ 3000 patients actuellement pris en charge dans les services de réanimation français.

Ripostes locales

Alors que la situation se dégrade à l’échelle nationale, le littoral des Alpes-Maritimes et sa métropole Nice, qui observe un taux d’incidence (nombre de cas pour 100000 habitants) de 700 contre 190 pour la moyenne nationale, seront ainsi de nouveau sous cloche les deux prochains week-ends.

Dans le département du Nord, la ville de Dunkerque est également sur la sellette. «Ce nest pas une politique qui viserait à éradiquer le virus dans une zone, mais qui tente plutôt de le contenir. C’est une façon de fonctionner uniquement sur la riposte en cas de croissance exponentielle», analyse l’épidémiologiste suisse Antoine Flahault. Ce dernier est un fervent défenseur d’une stratégie inverse, visant à écraser le virus, quitte à passer par un durcissement plus drastique des mesures. Avec un collectif de chercheurs européens, il a signé le 15 février une tribune en ce sens, parue dans le journal le Monde.

Le pari d’un freinage brutal

Venue de pays d’Asie (Chine, Corée du Sud, Vietnam), puis adoptée par l’Australie, la Nouvelle-Zélande ou l’Islande, la doctrine «zéro Covid» fait le pari d’un freinage brutal et immédiat de l’épidémie avant que celle-ci n’explose. C’est l’option choisie par la ville néo-zélandaise Auckland, où trois jours de confinement ont été décrétés mi-février, après la découverte de trois cas. Objectif: aboutir à des zones débarrassées du virus ou qui ne recensent pas plus d’un cas par jour pour 100000 habitants, et où peut sopérer un retour à la vie normale…

 

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AGIR CONTRE LES INÉGALITÉS D'ACCÈS À LA VACCINATION

22 Février 2021, 19:38pm

Publié par PCF Villepinte

LA COURNEUVE : 

Depuis la mise en place de la vaccination contre la covid 19, le centre municipal de santé Salvador Allende de la Courneuve est reconnu centre officiel de vaccination par l’État.

Il dispose de 380 doses de vaccins par semaine Cependant seulement 60 % de Séquano-Dionysiens dont 20% de Courneuviennes et Courneuviens bénéficient de cette vaccination alors que nous faisons partie des territoires les plus touchés par la maladie

En effet le système mis en place par l’État de prise de rendez-vous sur des plates-formes numériques met à jour la fracture numérique dans notre département et l’inégalité d’accès au vaccin qui en découle.

C’est pourquoi à la Courneuve comme dans d’autres villes nous prenons des mesures d’accompagnement des habitants (rendez-vous téléphoniques, transports mis à disposition) pour que les habitants du territoire puissent aussi en bénéficier.

(A Villepinte, Mme Valleton et ses ami-e-s ont facilité l'installation d'une maison médicale de santé, le rythme de vaccination ne dépasse guère les 40 vaccinations par semaine. Vous avez dit bizarre?) 

Cette proximité est possible parce que la ville de la Courneuve a décidé il y a quelques années de reconstruire un centre de santé municipal et d’y consacrer un budget d’un million d’euros par an (personnel entretien).

Ces choix politiques de gestion sont pour les communistes et les élus communistes une réelle utilisation de l’argent public au service des citoyens pour un égal accès à la santé dans la continuité de la création de la sécurité sociale par Ambroise CROIZAT.

Cette situation met en exergue aussi le problème d’accès aux droits d’un nombre important d’habitantes et habitants du département. Aujourd’hui beaucoup de services publics (sécurité sociale, CAF, préfecture logement…) suppriment tous leurs accueils physiques pour ne laisser le choix que des démarches en ligne créant de fait une nouvelle inégalité s’ajoutant à celles déjà existantes.

Si les démarches numériques sont un progrès et facilitatrices pour certains, elles ne doivent pas devenir la règle et des accueils physiques doivent perdurer pour accompagner toutes les populations dans leurs demandes pour permettre l’accès aux droits a toutes et tous

A la Courneuve, un bus avec deux médiateurs va être mis en place pour aller à la rencontre des habitant- es et les accompagner dans leurs démarches

Corinne Cadays-Delhome

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Apl. En pleine crise, de jeunes actifs privés d’allocation

22 Février 2021, 13:30pm

Publié par PCF Villepinte

 

L'Humanité Lundi 22 Février 2021

Paul Ricaud

Au début de son mandat, Emmanuel Macron supprimait l’ISF et réduisait de 5 euros les aides personnalisées au logement. Depuis janvier, un nouveau calcul de cette allocation frappe les jeunes travailleurs au porte-monnaie.

Du jour au lendemain, des pertes de plusieurs centaines d’euros par mois. C’est ce qu’ont pu constater, aux alentours du 5 février, une large part des allocataires, habitués à percevoir leur aide personnalisée au logement (APL). Les jeunes travailleurs sont les premiers à souffrir de cette réforme, quand ils comptent aussi parmi les plus touchés par la crise économique.

Jusqu’ici, le montant de l’allocation la plus répandue de France était calculé à partir des revenus du ménage. Depuis le début de l’année 2021, elle est «contemporanéisée»: les revenus des douze derniers mois sont pris en compte et actualisés tous les trimestres. Derrière cette «aide ajustée en temps réel», qui a pu augmenter le montant de l’allocation auprès de certains, se cache un nouveau coup porté au budget de nombreux jeunes allocataires.

À lire aussi : Le soutien aux moins de 25 ans tarde à se faire sentir

Cloé a 20 ans. En janvier, cette étudiante en contrat d’alternance touchait 220 euros d’APL. Un mois plus tard, le nouveau calcul lui a fait perdre 200 euros par mois. Brutalement, elle a dû continuer de s’affranchir de frais de logement de 500 euros toutes charges comprises, avec 29 euros pour seule aide au logement. En ajoutant au loyer le remboursement de la voiture, qui lui sert à travailler, et le coût de la vie quotidienne, les dépenses de Cloé dépassent très vite le cadre de son budget. 

«  J’ai travaillé pendant mes vacances d’été, puis quelques fois, en plus de mon alternance, donc j’ai gagné trop d’argent pour continuer à toucher l’APL», explique-t-elle. Apprentie éducatrice spécialisée en Charente-Maritime, la jeune femme en est aux prémices de sa vie d’adulte, indépendante de ses parents. Elle comptait sur l’APL pour lui permettre de vivre de son salaire de 700 euros par mois. Le fruit de quelques semaines de CDD accumulées en 2020 aurait dû lui servir à assurer ses arrières et à financer des projets de vacances ou de stages à l’étranger.

Maintenant qu’elle doit puiser dans ses économies tous les mois et compter chaque euro, la perte d’un cinquième de ses revenus a changé sa manière de vivre: «  J’évite de sortir me balader pour ne pas être tentée par les achats et je surveille tout le temps mon compte en banque, c’est beaucoup de stress. Heureusement, il n’y a pas beaucoup de loisirs en ce moment.»

 

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Aide alimentaire : les Restos du Cœur au secours des étudiants

19 Février 2021, 07:56am

Publié par PCF Villepinte

Aide alimentaire : les Restos du Cœur au secours des étudiants

Jeudi 18 Février 2021

Les étudiants sont frappés de plein fouet par la crise sanitaire, beaucoup basculent dans la précarité et doivent désormais recourir à l’aide alimentaire pour se nourrir.

À la Cité universitaire internationale, située dans le 14ème arrondissement de Paris, le besoin est tel que les Restos du Cœur y tiennent une épicerie chaque mercredi, depuis le mois de septembre, réservée aux étudiants du campus. Les bénéficiaires peuvent s’y approvisionner gratuitement : pâtes, riz, conserves, fromages, des œufs, quelques légumes…

Mais aussi des produits de “ramasse”, frais, en provenance des supermarchés, fournis en date limite. De 120 bénéficiaires au lancement, l’affluence d’étudiants en difficulté vient de dépasser les 400 personnes.

Pour faire face à la demande, l’association vient d’instaurer une deuxième date hebdomadaire pour la distribution. Avec un campus de 6 000 étudiants, regroupant 150 nationalités, nombre des étudiants présents dans la file sont étrangers.

Comme leurs camarades français, les étudiants étrangers accusent le coup des pertes d’emploi liées au Covid-19, mais aussi d’une plus grande difficulté à trouver un petit boulot en raison de la barrière de la langue.

Certains font également face à une baisse conséquente de l’aide familiale dans leur pays d’origine. Axel, étudiant argentin a perdu son travail lors du deuxième confinement: “Pour moi, ces distributions sont vitales. Sans elles, je ne pourrais pas m’alimenter” raconte-t-il.

Zaira vient du Mexique : “Je n’aurais jamais pensé que ça m’arriverait un jour!” reconnaît l’étudiante de la Cité universitaire internationale, contrainte de se rendre ici alors que l’aide de sa famille -elle-même en difficulté- a diminué avec la pandémie.

Une situation qui pousse les Restos du Cœur à opérer à la Cité U chaque mercredi, comme en atteste Kévin, bénévole. “Ce n’est pas normal de devoir venir aux restos du cœur pour pouvoir manger.

On devrait pouvoir les aider, pour qu’ils puissent étudier tranquillement, sans avoir à se soucier de ce qu’ils vont manger le soir”.

La distribution se tient les mercredis et jeudis, de 18h à 21h, uniquement pour les étudiants de la Cité internationale universitaire de Paris.

 

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La pauvreté, c'est pas une fatalité! Campagne PCF 93

18 Février 2021, 10:17am

Publié par PCF Villepinte

Vous trouverez ➡️ lCI ⬅️ l'actualité du PCF 93 et de la campagne "La Pauvreté c'est pas une fatalité"
Pour exiger de M Macron des mesures d'urgences face à la crise sociale
⬇️ ⬇️ Je signe ⬇️ ⬇️ 

Cliquez

Pauvreté_1.jpeg

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Vaccins. Quand les grands labos dictent leurs exigences à l’Union européenne

17 Février 2021, 07:29am

Publié par PCF Villepinte

 

L'Humanité Mercredi 17 Février 2021

Thomas Lemahieu

Les contrats signés par la Commission européenne, que nous publions, montrent comment cette dernière s’est pliée aux desiderata et à la censure des firmes pharmaceutiques, soucieuses avant tout de mutualiser les risques potentiels et de maximiser leurs profits.

Dans toute sa carrière, lui, il en a vu des vertes et des pas mûres. Cette fois, pourtant, il n’en revient pas. «Plus javance dans ma lecture des contrats entre les industries pharmaceutiques et la Commission européenne, plus je comprends pourquoi les entreprises se sont senties très à laise au moment de les signer  », confie ce bon connaisseur du secteur à Bruxelles, bien introduit également à l’Agence européenne du médicament (AEM).

À l’examen, c’est évident, et le caviardage vient souligner encore le parfum global, entremêlant la privatisation des profits, camouflée sous les traits noirs, et la socialisation des pertes qui, elle, apparaît en clair (voir en fac-similé ci-dessus).

À ce jour, après avoir renâclé pendant des mois, campées sur l’argument du «secret des affaires», puis permis aux eurodéputés den consulter des versions tronquées dans une pièce surveillée, avec interdiction d’enregistrer, photographier ou prendre des notes, les institutions européennes ont fini par se résoudre, ces dernières semaines, à publier officiellement quelques-uns des contrats, avec l’aval des groupes pharmaceutiques eux-mêmes.

Pour l’heure, seuls trois contrats de préachat de vaccins, sur huit au total, signés par l’UE avec des multinationales engagées dans la course aux vaccins, sont officiellement accessibles au grand public: CureVac, AstraZeneca et Sanofi-GSK. Un quatrième, celui conclu avec le groupe américain Johnson & Johnson, ne circule pas encore, mais ça ne devrait pas tarder, promet-on à Bruxelles.

En revanche, Moderna et Pfizer-BioNTech, les deux producteurs des premiers vaccins arrivés sur le marché – largement plus chers que les autres – refusent toujours de lever le moindre coin du voile sur leurs arrangements avec l’UE.

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