Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Coronavirus. Dans les écoles, une rentrée comme si de rien n'était ?

26 Avril 2021, 09:49am

Publié par PCF Villepinte

Le fameux protocole sanitaire mis en place dans les écoles, que la plupart des enseignants ont rebaptisé le « protocole si possible », n’a pratiquement pas été modifié. © M. Tirler/H. Lucas/AFP

L'Humanité Lundi 26 Avril 2021

Olivier Chartrain

Vaccination, tests, ventilation: la reprise des cours a lieu ce lundi dans le premier degré sans que, sur aucun de ces points, des avancées significatives se soient produites. Linquiétude reste donc de mise. Le point sur la situation et les interrogations des enseignants et parents d'élèves.

De la maternelle au CM2, en ce 26 avril, c’est la reprise pour les 6,6 millions d’élèves du premier degré, après deux semaines d’interruption. On pourrait presque dire trois, tant celle du 6 au 9 avril, déjà amputée du lundi de Pâques, n’a guère permis que soient mises en place de vraies démarches de travail à distance. Surtout, ils sont nombreux, parmi les enseignants mais aussi les parents d’élèves, à s’inquiéter des conditions de cette rentrée et à se demander à quoi aura servi l’interruption.

Voir aussi : L’autotest, une nouvelle arme contre le Covid-19 ?

L’état d’esprit des professeurs? Bertrand Mesure, enseignant spécialisé et cosecrétaire départemental du SNUipp-FSU (premier syndicat du primaire) dans les Yvelines, le résume sans doute assez bien avec, au passage, un joli lapsus: «On a dix ou onze semaines de classe dici les vacances d’été, on va y aller et serrer les dents. Beaucoup de collègues sont désabusés, mais tous veulent retrouver leurs enfants (sic). On a vu les dégâts du confinement l’an dernier. Surtout en éducation prioritaire et plus encore chez les plus petits.»

«Une réouverture vers le virus»

De fait, ni la situation sanitaire actuelle ni les mesures censées protéger enfants et personnels du virus ne semblent rassurer. Le premier ministre, Jean Castex, peut bien décréter, comme il l’a fait lors de la conférence de presse du 22 avril, que «le pic de la troisième vague est derrière nous», les chiffres ne lui donnent pas vraiment raison.

 

Commenter cet article