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crise

Nous avons besoin d'ambition pour l'enseignement supérieur et la recherche

18 Novembre 2020, 07:44am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 17/11/2020 par PCF

La crise sanitaire démontre de façon éclatante le besoin d'un enseignement supérieur et d'une recherche de haut niveau : pour faire face aux défis sanitaires, écologiques, sociaux, et humains, pour former des citoyennes et des citoyens capables d'intervenir dans le débat démocratique et d'en maîtriser les enjeux, pour combattre l'infantilisation et les manipulations, pour faire face à la crise économique qui s'annonce.

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Loin de répondre à ce besoin, la « loi de programmation de la recherche » (LPR) que le gouvernement s'apprête à imposer avec le soutien de la droite, accélère la destruction du service public d'enseignement supérieur et de recherche.

Elle impose plus de précarité et de concurrence, là où il faudrait au contraire développer les coopérations et garantir la stabilité. Elle favorise la course aux résultats transférables immédiatement au secteur privé, l'encadrement de la recherche par les injonctions politiques des régions, leur instrumentalisation au service de la compétitivité des entreprises, au détriment de la qualité et du pluralisme de la recherche, au moment où nous aurions au contraire besoin de restaurer la confiance des citoyennes et des citoyens dans la recherche scientifique.

 Elle poursuit l'austérité et prive l'université et la recherche des financements pérennes dont elles ont urgemment besoin, en augmentant significativement uniquement les financements sur projets à court terme, préjudiciables pour le développement scientifique au long terme.


Cette loi a été imposée au mépris des premiers intéressés, enseignant-e-s, chercheur-euse-s, étudiant-e-s et personnels. Le gouvernement et la droite poussent le cynisme jusqu'à profiter de la fermeture des universités pour aller encore plus loin. Des amendements de dernière minute prévoient d'en finir avec le cadre national du recrutement des enseignant-e-s chercheur-euse-s et créent un délit d'entrave destiné à punir celles et ceux qui voudraient se mobiliser.


Les parlementaires communistes ont mené jusqu'au bout la bataille contre cette loi et pour faire entendre des propositions alternatives. Aujourd'hui, alors qu'elle doit être adoptée à l'Assemblée, le PCF appelle à participer aux manifestations prévues. Il sera aux côtés de toutes celles et de tous ceux qui continueront à se mobiliser pour que cette loi ne soit pas appliquée et pour travailler à une loi de progrès.


Le PCF demande au gouvernement de prendre ses responsabilités : au vu de l'opposition massive des personnels, il doit suspendre l'examen de la loi et ouvrir une concertation avec l'ensemble des acteurs de l'enseignement supérieur et de la recherche.


Dès maintenant, le PCF exige que les conditions soient réunies pour garantir la sécurité sanitaire des personnels, des étudiant-e-s et de leurs familles et permettre la reprise des enseignements dans les universités dans des conditions respectueuses des précautions sanitaires indispensables. Cela exige des recrutements immédiats (MCF, ATER, PRAG-PRCE, BIATOSS) par l'ouverture de concours exceptionnels, ainsi qu'un plan national d'équipement des locaux universitaire. C'est possible, si l'on veut bien y mettre les moyens. C'est nécessaire, pour que nos étudiantes et nos étudiants, déjà fragilisés par l'interruption scolaire de l'année dernière, ne perdent pas à nouveau de précieuses semaines d'enseignement. 


La crise actuelle révèle les conséquences d'années d'austérité et de mise en concurrence : notre université n'est plus capable d'accomplir ses missions. Il est temps de changer de politique. Les mesures d'urgence doivent s'inscrire dans un projet de long terme, destiné à renforcer le service public d'enseignement supérieur et de recherche.  Le PCF souhaite débattre avec les acteurs de l'enseignement supérieur et de la recherche, avec les forces de progrès, pour construire ce projet.


Parti communiste français,

 

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Ce que demandent les 101 maires de villes populaires qui interpellent Emmanuel Macron

16 Novembre 2020, 10:06am

Publié par PCF Villepinte

Lundi 16 Novembre 2020

L’Humanité Florent LE DU

Dans une lettre ouverte, des élus de gauche et de droite demandent au président de la République d’agir en urgence pour réduire les inégalités dans les zones dites prioritaires et l’effroyable impact social de la crise sanitaire dans leurs villes. Ils réclament que 1 % des 100 milliards d’euros du plan de relance leur soit consacré. Pour « l’égalité républicaine». 

 EXPLICATIONS.

Un cri d’alarme. Ce week-end, 101 maires – ainsi que des présidents de communauté de communes et d’association d’élus – ont adressé une lettre ouverte au président de la République, «pour l’égalité républicaine de nos quartiers prioritaires». Constatant l’effroyable impact social de la crise sanitaire dans leurs villes, ils réclament à Emmanuel Macron que 1 % des 100 milliards d’euros prévus dans le plan de relance soit «consacré et sanctuarisé pour les territoires en décrochage». Parmi les signataires, des représentants des communes de toutes tailles, de gauche comme de droite. «Cest aussi ça la force de cette lettre», observe le maire PCF de Grigny, Philippe Rio.

Voir aussi : À Villeneuve-la-Garenne, «on tient parce quon est solidaires »

Premier signataire, il en est à l’origine, avec ceux qui en 2017 avaient porté «lappel de Grigny», pour protester notamment contre la suppression des contrats aidés. «Pour cette lettre, nous avons trois fois plus d’élus quen 2017, notamment parce que les convictions de certains ont volé en éclats. Il y a eu une réelle prise de conscience, avec le Covid-19, des inégalités à l’œuvre et du besoin de renforcer les services publics et le secteur associatif, qui ont tenu le pays», observe l’élu.

Le «virus du décrochage républicain»

Ces quartiers ont payé le prix fort de la crise sanitaire. Alors que les villes et quartiers populaires hébergent la majorité des «premiers de corvée», ils ont connu une très forte surmortalité liée au Covid-19 et sont les premiers à subir les conséquences sociales de l’épidémie. Chiffres à lappui, les signataires expliquent que, «partout sur le terrain, les signaux sont au rouge»: les demandes daide alimentaire durgence et de RSA explosent et le chômage augmente fortement.

Cet article pourrait aussi vous intéresser : Les premiers de corvée à l'heure du reconfinement : des travailleurs déjà au front, déjà à bout

Pour Philippe Rio, il y a urgence à combattre le «virus du décrochage républicain», c’est-à-dire «le sentiment de ne plus habiter la même nation, parce que les inégalités sont trop fortes. Lorsqu’il y a une crise, les habitants de ces quartiers la subissent en premier. Lorsqu’il y a un rebond, nous en bénéficions beaucoup plus tardivement. Avec cette lettre, nous ne quémandons pas de l’argent mais des moyens pour bâtir et réinventer la République». Pour l’élu, cet appel s’inscrit aussi dans le contexte de menace terroriste, contre laquelle, selon lui, «l’égalité républicaine est la meilleure arme, car le fascisme et l’islam radical se nourrissent de cette promesse républicaine qui n’est pas tenue.»

Depuis le discours à Tourcoing...

Ce constat était partagé par Emmanuel Macron, lors de son discours à Tourcoing, le 14 novembre 2017. En réaction à l’appel de Grigny survenu un mois plus tôt, le président de la République avait annoncé un grand «plan de mobilisation nationale» pour les quartiers populaires. Confié à Jean-Louis Borloo, il prévoyait 48 mesures destinées à recréer une cohésion urbaine, sociale et républicaine pour lutter contre les inégalités, mais aussi contre «le risque de recroquevillement identitaire et de voir les ennemis de la République occuper le terrain». Si Macron avait fini par désavouer publiquement le rapport Borloo, le gouvernement affirme aujourd’hui que 70 % de ce plan ont été mis en œuvre. Sauf que les élus locaux n’en constatent pas les effets. «Le discours de Tourcoing semblait engager une dynamique importante, mais le soufflé est retombé, observe Joachim Moyse, maire PCF de Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime). Des choses ont été faites mais pas à la hauteur de l’enjeu qui est celui de la vie dans les quartiers populaires. Si des engagements ont été pris, on a oublié de les accompagner avec des moyens.»

«Ne pas nous prendre pour des idiots »

C’est pourquoi les élus demandent l’octroi d’une enveloppe de 1 milliard d’euros, en expliquant comment elle pourra être justement répartie. Parmi les propositions, on trouve la mise en place de plusieurs fonds pour les associations, la «mobilisation des acteurs de l’emploi» et l’«aide durgence», ou encore les créations de centres municipaux de santé et de  7000 postes aidés en «médiation et tranquillité publique».

Selon l’Élysée, «le président partage les inquiétudes et les objectifs des signataires» et «demande au gouvernement de recevoir ces élus et de travailler avec eux». «Nous avons déjà entendu des beaux discours, des grands principes, mais il faut durgence changer de braquet, et ne pas nous prendre pour des idiots », conclut Philippe Rio.

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Fabien Roussel : « Une candidature communiste en 2022 ne serait pas une surprise »

16 Novembre 2020, 10:01am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 13/11/2020 par PCF

Fabien Roussel : «Une candidature communiste en 2022 ne serait pas une surprise»

Face aux crises qui frappent le pays, le PCF entend se donner les moyens de concourir à la présidentielle, explique son secrétaire national, Fabien Roussel. Une décision à laquelle il se prépare mais qui n’est pas encore prise.

 

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Entretien.

Cinq ans se sont écoulés depuis les attentats du 13 novembre 2015. Alors que la France est frappée par une série d’attaques, quel sens doit prendre cette commémoration?

 

Fabien Roussel Les attentats du Bataclan, ces six attaques au cœur de Paris, leurs 130 morts et 413 blessés ont marqué le pays, et le marqueront pendant longtemps. Se remémorer cette date, c’est remettre en perspective les dizaines d’attaques qui ont eu lieu depuis jusqu’à celles qui ont frappé le professeur Samuel Paty et les trois personnes tuées dans la basilique de Nice. La menace terroriste existe, il est impossible de la nier, et il faut s’y attaquer. Mais la menace est double. Elle vient à la fois de ceux qui défendent l’islamisme, un véritable projet politique que nous combattons, et de l’extrême droite, car les deux théorisent la guerre des civilisations, des religions. Face à cela, la République est le meilleur des antidotes.

 

La réponse du gouvernement est-elle à la hauteur des valeurs de la République qu’il met sans cesse en avant?

 

Fabien Roussel La bonne réponse ne peut être que globale et surtout pas la surenchère guerrière qui est extrêmement dangereuse. Oui, il faut punir les djihadistes, leurs complices, renforcer la sécurité de nos concitoyens, mais cela ne suffira pas à faire reculer toutes les formes de fascisme qui se développent. D’autres leviers doivent être actionnés et les amalgames soigneusement évités. Nous, communistes, appelons à l’unité du peuple de France, à l’heure où tout est fait pour nous diviser et nous opposer. Pour cela, certains n’hésitent pas à user de vieilles ficelles, comme le montrent les accusations d’islamo-gauchisme. Ce sont les mêmes qu’utilisaient ceux qui, à une autre époque, voulaient faire alliance avec Hitler et traitaient les communistes de «judéo-bolcheviques».

 

Vous préconisez d’«assécher le terreau du terrorisme». Avec quelles mesures?

Fabien Roussel Une citation de Jaurès est encore aujourd’hui d’une justesse incroyable: «La République doit être laïque et sociale mais restera laïque parce qu’elle aura su être sociale.» Aujourd’hui, tout le monde veut plus de République. Mais, plus que des discours, il faut des moyens exceptionnels, restaurer nos services publics, en créer de nouveaux, bref, un plan global pour que tous les citoyens jouissent des mêmes droits au logement, à la santé, à l’emploi, à la culture. C’est loin d’être le cas aujourd’hui. La République a reculé dans trop d’endroits. À commencer par l’école, malgré l’engagement des enseignants. À force de dégraisser le mammouth, il n’a plus que la peau sur les os, il faut lui redonner chair.

 

La suite à retrouver sur :

https://www.humanite.fr/fabien-roussel-une-candidature-communiste-en-2022-ne-serait-pas-une-surprise-696175

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Le gouvernement doit anticiper la distribution du futur vaccin contre la COVID-19

13 Novembre 2020, 09:28am

Publié par PCF Villepinte

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Vivons-nous un renversement anthropologique?

13 Novembre 2020, 09:21am

Publié par PCF Villepinte

Révolution(s)

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Vivons-nous un renversement anthropologique?

Place. 

L’écrivain Alexis Jenni prévient: «Pendant ce temps, dans la France de l’intérieur, les troubles suivaient leur cours, il n’y a pas de raison que cette crise globale ne soit pas miroir du monde.» Et il précise sa pensée: «Terrorisme, pandémie, troubles divers, ça chauffe dans la France de l’intérieur.» Si l’après n’a pas débuté – un jour sans doute, mais quand? –, le confinement et les mesures restrictives qui nous placent collectivement dans des postures de défense contrainte ont toutefois toutes les apparences du bon sens, de la bienveillance, de la prévoyance et même de l’anticipation en tant que mesures de précaution. Chacun à sa place, plus ou moins, tente de tenir le discours de l’évidence – non de la fatalité –, puisque notre responsabilité à tous est engagée. Mais réfléchit-on assez au changement d’époque radical auquel nous assistons, sans en prendre pleine conscience?

Postérité. 

 

Le philosophe Robert Redeker, qui n’a rien d’un gauchiste sympathisant avec les théories des Lumières et/ou révolutionnaires, livre dans une tribune donnée au Figaro une réflexion troublante qui mérite attention. Pour l’auteur de l’Éclipse de la mort (DDB), l’occultation du trépas dans nos sociétés jette dangereusement les bases d’une «inversion des devoirs entre générations occasionnée par la crise sanitaire». Il l’explique en ces termes: «De toute mémoire, la tradition humaine affirmait: les parents se sacrifient – se saignent aux quatre veines, selon l’expression populaire – pour leurs enfants. Pour la lignée. Ainsi en va-t-il depuis les origines de notre espèce, depuis que la mort est apparue au sein de la vie pour permettre le remplacement des générations.» Selon lui, le sacrifice des êtres s’avère aussi nécessaire que naturel à la continuité de la vie, au passage des générations.

 

 Les parents «se saignant aux quatre veines, travaillaient et vivaient orientés vers un avenir se déployant dans l’au-delà de leur existence propre, ils savaient qu’ils n’étaient qu’un maillon passager d’une chaîne et que leur identité, autant que leur raison, d’être tenait non dans leur individualité bornée, mais dans ce flux continu, dans cette famille, dans ce nom, leur nom de famille». Résumons: l’important, c’étaient les enfants, la postérité.

 

Politique. 

 

Jusque-là, rien à dire. Mais pour Robert Redeker le Covid semble a contrario nous montrer un tout autre visage de l’humanité, rompant avec ce qu’il appelle «l’ancestrale sagesse». Il écrit, un peu sommairement (ne sauvons-nous que de vieilles existences dans cette crise?): «Pour préserver la survie des plus âgés, voilà que l’on décide d’arrêter la vie, comme un chef de gare arrête un train d’un coup de sifflet, qu’on la bloque sur la touche pause – non la vie biologique, bien sûr, mais la vraie vie, la vie humaine.» Ainsi, en apposant un regard anthropologique sur cette situation totalement inédite, serions-nous en train de vivre un renversement sanitaire d’une ampleur telle que nous devrions parler d’une «véritable révolution». Une révolution dite anthropologique.

 

 Redeker ne sera bientôt pas le seul à le clamer: nous vivons un renversement anthropologique sans précédent. Soit. Considérant que nos vies ne seront plus tout à fait les mêmes dans la foulée de cet événement majeur de notre histoire, certains franchiront la rive en déclarant que notre passé civilisationnel est en ruine. Comme si notre «civilisation» était la seule dépositaire des vies biologiques, familiales, sociales.

 

Le bloc-noteur prévient: tous les réactionnaires de la terre profiteront de ces circonstances, certes tragiques, pour évoquer la fin d’un monde – sinon de nouveau la fin de l’Histoire – sans ressource pour se réinventer, exhortant les plus idéologues à basculer dans le conservatisme le plus absurde. En effet, comme le suggère si bien Robert Redeker, «tout renversement anthropologique entraîne une révolution politique». Alexis Jenni n’a pas tort: «Ça chauffe dans la France de l’intérieur.» Et si ce renversement – réel – nous conduisait à une révolution – non moins réelle?

 

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 13 novembre 2020.]

Publié par Jean-Emmanuel Ducoin

 

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Crise sanitaire/confinement : Fabien Roussel interpelle le Premier ministre

10 Novembre 2020, 08:38am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 09/11/2020 par PCF

86 852 nouveaux cas positifs à la Covid-19 pour la seule journée du 7 novembre : jour après jour, les sombres records de contaminations ne cessent d'être battus. Il en est malheureusement de même pour le nombre de patients hospitalisés et celui, plus tragique encore, des décès.

 

La seconde vague prend ainsi la forme d'un véritable tsunami qui déferle sur nos hôpitaux.

Médecins, infirmiers, aides-soignants, toutes les professions de santé rapportent que la situation sanitaire se dégrade à un rythme extrêmement préoccupant. Cette situation est d'autant plus alarmante que les capacités de soin, notamment en réanimation, demeurent beaucoup trop restreintes.

Dans les Hauts-de-France, le nombre de patients en réanimation a dépassé aujourd'hui le pic atteint lors de la première vague. Huit mois après, la situation est donc plus grave !


Dans l'arrondissement de Valenciennes (Nord), des premiers patients ont été évacués vers des hôpitaux allemands. Si notre voisin d'outre-Rhin dispose de 28 678 lits de soins intensifs et de réanimation, soit près de 5 fois plus que nos propres capacités, l'Allemagne, elle-même confrontée à une deuxième vague importante, indique déjà qu'elle ne pourra pas accueillir autant de malades français qu'au printemps dernier.


Personne ne pourra admettre que des médecins, submergés par le nombre de patients, soient amenés à faire des choix insupportables au plan éthique et à prioriser certains patients au détriment des plus fragiles. 

Dès lors, vous ne pouvez pas tout faire reposer sur les Français, les salariés, celles et ceux obligés d'aller travailler aujourd'hui. Votre ministre de la Santé a ainsi déclaré, jeudi dernier lors de sa conférence de presse : « Si les Français ne respectent pas le confinement, dans 8 jours la situation sera désespérée dans nos hôpitaux ! ». Ce serait donc de notre faute ! C'est une culpabilisation insupportable de nos concitoyens.


Comment peut-il dire aux lycéens, aux collégiens et aux personnels des établissements scolaires que ce sera de leur faute s'ils attrapent ce virus quand ils sont obligés de s'entasser dans des couloirs, à la cantine, ou quand la moitié des personnels d'entretien sont malades et non remplacés ?


Comment peut-il faire porter la responsabilité aux ouvriers, tels ceux de Toyota que j'ai rencontrés et qui sont 3 500 à travailler à Onnaing, à se croiser dans les vestiaires, à la cantine, avec leur pause de 20 minutes pour manger ? Un tiers des clusters se situe dans les entreprises.


Comment peut-il faire porter la responsabilité à toutes celles et ceux obligés d'aller travailler et de prendre le métro, le RER ou le TER et à s'entasser dans ces transports collectifs, comme si le virus n'y circulait pas ?


Lors de la première vague, le confinement strict de l'économie durant le mois de mars avait permis de faire baisser le taux de contamination de 77 % en 4 semaines ! Je crains fort que ce confinement allégé ne parvienne à ce résultat.


Pour que les Français respectent les règles, il faut des consignes claires, cohérentes, les mêmes pour tous, et à la hauteur de la menace qui pèse sur notre pays. Surtout, nos concitoyens ont besoin de règles admises et décidées ensemble, en y associant autant le Parlement que les représentants du monde du travail. La démocratie n'est pas un problème, c'est même une grande partie de la solution pour prendre les meilleures décisions, même quand elles sont difficiles.


L'heure n'est plus aux demi-mesures. Comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire, le confinement que vous avez mis en place n'enraye pas la courbe des contaminations et des patients en réanimation. De plus, il suscite de la colère car il oppose ceux qui peuvent poursuivre leur activité et ceux qui ne le peuvent pas.


La santé des Français doit primer sur toute autre considération, y compris économique. Et pour faire face aux conséquences d'un nouvel arrêt de notre économie, il serait temps de faire jouer la solidarité, quitte à ce que les pouvoirs publics l'imposent quand les plus fortunés, les banques et les assurances, les Gafa refusent de mettre la main à la poche. Ce n'est quand même pas à l'Etat, et donc aux contribuables, de tout prendre en charge quand certains s'enrichissent pendant cette crise ! 


Face à la gravité de la situation, je vous appelle solennellement à prendre ces mesures fortes indispensables pour notre pays, pour nos concitoyens.


Je reste à votre disposition pour en parler de vive voix.


Je vous prie de croire, Monsieur le Premier ministre, en l'expression de ma haute considération.

 

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord,

 

Paris, le 9 novembre 2020.

 

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Crise sanitaire. État d’urgence, la gauche saisit les sages

9 Novembre 2020, 10:52am

Publié par PCF Villepinte

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L'Humanité 9 11 2020 Florent Le Du

Pendant plus d’une semaine, les ­sénateurs et l’opposition auront tout tenté pour réduire la durée de l’état d’urgence sanitaire, ou y adosser des clauses de revoyure. En vain, celui-ci a été prorogé jusqu’au 16 février 2021, conformément au projet de loi adopté définitivement ­samedi, par l’Assemblée nationale. Le régime transitoire de sortie sera ensuite enclenché et durera jusqu’au 1er avril. Soit cinq mois de régime d’exception pendant lesquels le Parlement et la démocratie seront mis à l’écart.

69 députés, dont les membres des groupes GDR, FI et PS, ont toutefois sorti une dernière carte pour empêcher l’application de ce projet de loi, en saisissant le Conseil constitutionnel. Ces parlementaires considèrent –  «sans mésestimer daucune façon la situation sanitaire que traverse lensemble du pays» – que ce texte contrevient à plusieurs principes constitutionnels. D’abord, la durée de cet état d’urgence sanitaire serait «manifestement disproportionnée en ce quelle porte une atteinte indéniable aux libertés fondamentales constitutionnellement garanties, sans pour autant constituer une réponse adéquate susceptible de mettre fin à l’épidémie». Les sages devront ainsi ­réaliser un «contrôle de proportionnalité», c’est-à-dire vérifier si, malgré l’atteinte des droits et des libertés induite dans l’état d’urgence sanitaire, celui-ci est «adéquat», soit réellement susceptible de permettre la réalisation du but recherché –la lutte contre l’épidémie et sil nexisterait pas dautres moyens moins préjudiciables. Surtout, cette atteinte aux droits et libertés doit aussi être limitée dans le temps et sa durée justifiée.

L’article 4 du projet de loi est également contesté. Il concerne les nombreuses habilitations à légiférer par voie d’ordonnance, dans divers domaines, notamment économiques, sociaux ou en matière de droit du travail et de justice. Selon les 69 députés, ces autorisations constituent «une sérieuse atteinte au principe de clarté et de sincérité des débats parlementaires». En clair, le Conseil devra vérifier si la majorité n’a pas fait preuve d’abus dans la tenue des débats et du vote, ainsi que dans l’ampleur des habilitations accordées.

Le 11 mai dernier, saisi pour une première loi de prorogation, le Conseil des sages n’avait pas conclu à l’atteinte aux principes de ­proportionnalité, ni de clarté et de sincérité des débats. Cependant, à l’époque, la durée du régime d’exception mis en place, ainsi que le nombre d’habilitations octroyées à l’exécutif étaient moindres. 

 

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République/Laïcité : déclaration de Fabien Roussel

8 Novembre 2020, 08:01am

Publié par PCF Villepinte

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Épreuve(s)

6 Novembre 2020, 08:03am

Publié par PCF Villepinte

Le monde s’agite, la France se fracture. Le pays ne tient qu'à un fil...

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Réalité. 

Un pays qui ne tient qu’à un fil. Le croyez-vous vraiment? Songez-vous à la probabilité même? Les peurs qui nous hantent sexpriment parfois malgré nous. Borges trouvait quil y avait quelque chose de terrible dans la formule de Baudelaire: «Vivre et mourir devant un miroir.» Comme une figure de l’épouvante, continuelle et cristalline présence.

Terrorisme, Covid-19, austérité, paupérisation, atteintes aux libertés publiques, etc. Les chocs et autres catastrophes s’accumulent tels des monstres, tandis que des loups, de moins en moins tapis dans l’ombre, avancent à pas comptés en terrain préparé. À quoi peut bien servir de mettre les peurs à l’épreuve des mots, sinon à instiller critiques et espoirs.

Nous vivons un moment si exceptionnel d’inquiétudes et de tensions que bien des mystères sont là, devant nous, souvent indéchiffrables aux premiers regards. Le mal permanent, la beauté cachée, ce qui fut et sera, toutes les frontières auxquelles l’homme se heurte et devant lesquelles il s’élance ou se résigne. Le monde s’agite, la France se fracture. La réalité ne laisse pas de place au doute: suivre la gestion «des» crises nous donne l’étrange impression de ne plus vivre dans notre propre pays. Où est notre grandeur supposée, sinon dans le labeur de ceux qui servent encore les autres, avec l’assurance de se brûler en tentant de combattre les injustices?

 

Héritage. 

S’agrandir, se hisser, s’engager et se changer pour habiter fraternellement notre République, bref, semer pour demain. Est-ce encore possible? Admettons: nous ne sommes pas citoyens de n’importe quelle nation. Un long héritage nous pousse dans le dos. Si la plupart des révolutions se conjuguent au passé, la Révolution française, elle, n’est pas terminée. Nous sommes toujours assis sur un volcan prêt aux 14 Juillet. La soif d’égalité et de justice nous porte d’autant plus qu’elles nous font cruellement défaut, orphelins de gloires passées, de combats fanés.

Sur l’autel de la République, la devise Liberté-Égalité-Fraternité est bien, depuis les origines, mais plus que jamais, la grande sacrifiée. L’âme du pays s’use et se consume à une vitesse accélérée, face à des hiérarchies illégitimes et un pouvoir de fer et de poudre, issu d’un suffrage devenu censitaire. Même les libéraux l’ont compris: leur libéralisme à tous crins, appliqué à l’art de «la» politique au profit de la seule logique économique, vient de subir des déroutes idéologiques majeures. Tout s’effondre par la crise. Jusqu’à l’absurde. En vérité, le pouvoir vacille. Prenez un seul exemple: l’usage à répétition de l’état d’urgence sanitaire. Sur quoi débouche-t-il? Il achève de saper la légitimité de l’institution.

 

Servitude. 

Souvenez-vous de cette étrangeté. Au tout début du premier confinement, l’Élysée, par un retournement sémantique assez odieux, osait chanter les vertus du Conseil national de la Résistance. Pourquoi, selon vous? Pour tenter de partager le fardeau! Une bouteille à la mer, qui consistait à faire croire que les partis républicains d’ici-et-maintenant uniraient leurs forces pour reconstruire. Mais reconstruire quoi, alors que nous entrons à peine en résistance et que celle-ci sera longue à produire du rêve et de l’espérance, loin des replis, des haines et des obscurantismes.

Reste un élément troublant: ne confondons pas «discipline» et «servitude». Disciplinés face au virus, oui. Serviles, non. Comment, par les temps qui courent, accepterions-nous de nous soumettre volontairement? La Boétie écrivait: «Chose vraiment surprenante (…) c’est de voir des millions de millions d’hommes, misérablement asservis, et soumis tête baissée, à un joug déplorable, non qu’ils soient contraints par une force majeure, mais parce qu’ils sont fascinés et, pour ainsi dire, ensorcelés par le seul nom d’un, qu’ils ne devraient redouter, puisqu’il est seul, ni chérir, puisqu’il est, envers eux tous, inhumain et cruel.» Quoi qu’on en pense, le pays ne tient qu’à un fil… 

 

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 6 novembre 2020.]

Publié par Jean-Emmanuel Ducoin 

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En Seine-Saint-Denis, un centre de dépistage antigénique et l’espoir d’éviter une nouvelle catastrophe

5 Novembre 2020, 14:59pm

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Jeudi 5 Novembre 2020

Le centre de dépistage antigénique de Saint-Denis, inauguré mercredi, devrait permettre de tester un peu plus la population. Saint-Denis est l’une des cinq premières villes d’Île-de-France à accueillir un tel dispositif et la seule de son département pour le moment. 

REPORTAGE.

Aux alentours de 10 heures, Abdallah Belarbi entre, l’air enjoué, dans un bâtiment anonyme de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Sa fille a été atteinte du Covid-19, il y a deux semaines, et n’est plus positive: il souhaite vérifier que lui aussi est sain en se faisant tester dans le nouveau centre de dépistage antigénique. « C’est simple et c’est à côté de chez moi », explique le Dyonisien qui s’apprête à retourner au travail si son test est négatif. En moins de vingt minutes, il va savoir s’il a été contaminé ou non, sur présentation de sa carte Vitale et sans avoir à payer de sa poche.

Voir aussi : Coronavirus : les 4 choses à savoir sur les nouveaux tests antigéniques

Plus rapides que le test PCR pratiqué depuis quelques mois dans des laboratoires surchargés, les nouveaux tests antigéniques permettent de connaître le résultat rapidement, en dix à trente minutes, indique leur notice d’utilisation.

En près d’un quart d’heure, le résultat se dessine

Saint-Denis est l’une des cinq premières villes d’Île-de-France à accueillir un tel dispositif et la seule de son département pour le moment. Moins d’une semaine après sa fermeture pour cause de reconfinement, l’espace jeunesse municipal a rouvert avec un nouvel aménagement. Des barrières organisent la file d’attente, des salariés de la Croix-Rouge accueillent les patients et les orientent vers deux salles: lune pour les prélèvements, lautre pour attendre les résultats.

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Ouvert mardi 3 novembre, le centre ne reçoit pour l’instant pas la même foule que dans les laboratoires PCR. « Les gens ne sont pas encore au courant qu’on est ouverts », décrit Mamie Kamwanya. Infirmière libérale, elle est habituée au maniement des écouvillons dans les centres de dépistage habituels. Lors d’un test antigénique, la manipulation est la même: la professionnelle agite la tige au fond du nez de la personne testée. Le prélèvement est aussitôt soumis à un réactif chimique. Un quart dheure après, pour Abdallah Belarbi, le résultat se dessine. «Une barre: il est négatif. Cest comme les tests de grossesse, explique linfirmière. Quand il est positif, il est considéré comme sûr, quand il est négatif, il lest un peu moins. »

86 % des lits de réanimation du département occupés

Les tests antigéniques détectent les traces de protéines du virus dans l’organisme. En cas de positivité, les personnes contaminées peuvent vérifier avec un test sanguin si elles sont encore contagieuses. Pour l’infirmière, ces nouveaux tests pourraient permettre de désengorger les autres centres, de détecter et d’isoler bien plus de malades que les tests PCR, qui nécessitent au moins 48 heures avant de donner un résultat: « Ça leur permet d’éviter de contaminer tout leur entourage pendant deux ou trois jours. » La soignante espère que ces tests massifs éviteront une situation comparable à celle qu’elle a connue pendant la première vague, même si « pour l’instant, dans les hôpitaux, c’est parti pour se passer comme au printemps ». L’infirmière craint que la situation sanitaire se dégrade autant qu’en mars et avril: « Nous aussi, les infirmières libérales, on a souffert. On a perdu des collègues.» Dans le département où est mobilisée linfirmière cet automne, les habitants ont été particulièrement touchés. Entre le 1er mars et le 19 avril 2020, la Seine-Saint-Denis a enregistré un taux de surmortalité de 134 %. Au 3 novembre, 86 % des lits de réanimation du département étaient occupés.

 

 

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