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budget

Inflation : agir vite pour les étudiants !

19 Mai 2022, 06:47am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 18/05/2022 par PCF

De nouveau, nous voyons de plus en plus d’étudiants et d’étudiantes au sein des files de distribution alimentaire. L’inflation de ces dernières semaines a fait exploser les prix des produits de première nécessité, alors que l’alimentation représente le second poste de dépense pour les étudiants.


Le coût de la vie étudiante ne cesse d’augmenter, et une nouvelle hausse des prix est à craindre du fait du contexte international. Le prix des pâtes a augmenté de 15,3 % sur l’année (42,8 % pour les    marques premiers prix), celui de l’huile a pris 10 %. Il devient difficile pour les étudiants et les étudiantes de remplir le frigo sans vider leurs porte-monnaie.


La crise sanitaire avait déjà lourdement attaqué les finances des jeunes en formation et la solidarité était devenue la seule solution pour survivre. Nous refusons de revoir les images de files sans fin devant les banques alimentaires. Nous ne voulons plus des miettes d’un gouvernement qui ignore la précarité des jeunes et en particulier des étudiants et des étudiantes.


Pour que les étudiants et les étudiantes puissent vivre et étudier dignement, l’Union des étudiants communistes revendique des mesures d’urgence pour stopper l’hémorragie : nous revendiquons un blocage des prix et la remise en place des repas CROUS à 1 € pour toutes et tous.


Mais les actions d’urgence ne suffisent pas. Il faut des solutions à long terme qui garantissent le droit d’étudier dans les meilleures conditions possibles. C’est pour cela que nous demandons la mise en place d’un revenu étudiant d’un montant minimum de 850 € par mois, la construction de 350 000 logements étudiants et de nouveaux restaurants universitaires afin que chaque étudiant puisse vivre dignement.


Alors qu’un étudiant sur deux est déjà dans l’obligation de se salarier pour financer ses études, et que 20 % des étudiants vivent déjà sous le seuil de pauvreté, l’inflation risque de propulser nombre d’étudiant·e·s dans l’extrême précarité. La société ne peut pas laisser les étudiant·e·s étudier dans la précarité et dans des conditions indignes ! Exigeons les conditions adéquates à la réussite de nos études !


Léna Raud
UEC

 

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Sujet d’inquiétude

5 Mai 2022, 07:01am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 04/05/2022 par PCF

Les élections passent, les soucis restent : selon le sondage CSA pour le JDD, réalisé le 27 avril, à la question : « Parmi les sujets suivants, quels sont ceux qui vous préoccupent le plus personnellement ? », 46 % répondent le pouvoir d’achat.

« C’est une préoccupation transversale, estime une directrice du CSA. Quelle que soit la catégorie socioprofessionnelle, il apparaît comme un sujet d’inquiétude majeur pour les Français. » Loin devant la guerre en Ukraine ou la santé, loin devant aussi l’insécurité.

À propos de ce dernier sujet, le JDD a ce curieux commentaire : « L’insécurité est pourtant une préoccupation qui est très sensible aux séquences électorales, mais la sauce n’a pas pris pendant la campagne. »

Gérard Streiff

 

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LE DÉBAT Comment garantir l’épargne populaire ?

2 Février 2022, 07:41am

Publié par PCF Villepinte

Alors que les taux des livrets ont légèrement remonté au 1er février 2022 et que l’encours total des différents livrets augmente fortement, la part de l’épargne des plus modestes marque, elle, le pas.

Publié le Mardi 1 Février 2022 L'Humanité 

Pierre Chaillan

La question aujourd’hui est celle de savoir si les plus démunis auront les capacités d’épargner dans un contexte où leur pouvoir d’achat recule.

Véronique Riches-Flores, économiste indépendante chez RF Research

Le livret A n’est pas un produit d’accumulation d’épargne pour les plus modestes. Sur les 343 milliards de ses encours, pas loin des deux tiers (64 %) sont détenus par les 17 % des catégories de Français les plus aisés. Autant dire que les plus démunis profiteront peu de la remontée de son taux de rémunération. Quand bien même ils pourraient retirer davantage du livret d’épargne populaire (LEP), dont le taux d’intérêt passe à 2,2 %, la vraie question n’est pas tant la rémunération de l’épargne populaire que sa constitution. Or, la capacité d’épargne des ménages les moins aisés s’est considérablement réduite ces dernières décennies.

Cela tient en priorité à la longue période de restriction salariale qui a pesé sur le pouvoir d’achat des salariés les moins qualifiés et, par là-même, sur leur capacité d’épargne. S’est ajouté à ce phénomène le fait que les dépenses incompressibles occupent une place de plus en plus importante dans le budget des ménages, tout particulièrement pour les moins aisés. L’augmentation du coût du logement locatif en est la principale cause, mais c’est également le cas du coût des assurances ou des frais de transport et de scolarité, quand un certain nombre de dépenses, hier accessoires, sont devenues incontournables, tels les équipements informatiques et de communication. En grevant une proportion croissante des revenus, ces dépenses ont confisqué, pour beaucoup, leur capacité d’épargner.

L’épargne populaire s’est donc érodée avec le temps, ce qui s’accompagne d’une plus grande insécurité et réduit l’accès aux ressources financières qu’elle pourrait procurer.

Dans un régime équilibré, le surcroît de revenus non consommés doit permettre la constitution d’un capital synonyme d’un certain enrichissement au fil de la vie. C’est ainsi qu’au cours des Trente Glorieuses, l’ascenseur social a pu fonctionner. Plus récemment, dans de nombreux pays émergents, des centaines de millions de personnes déshéritées ont pu accéder par leur travail à la constitution d’un patrimoine dont la première utilité est de protéger des aléas de la vie. On évoque généralement ces périodes de l’histoire comme des phases de prospérité.

La disparition de cette possibilité d’épargner pour une proportion croissante de la population a de profondes conséquences sur nos sociétés, sur la relation au travail et la relation à l’autre, avec pour effet de fractionner de plus en plus les populations entre les possédants et les non-possédants, pour lesquels l’espoir de parvenir à posséder est d’autant plus réduit que le prix des actifs, financiers ou immobiliers, s’est fortement renchéri au fil du dernier quart de siècle éloignant le plus grand nombre de possibilités d’acquérir.

Garantir l’épargne populaire est indissociable de la question du niveau de vie des populations les plus fragiles, de leur pouvoir d’achat et de la répartition qu’en fait notre modèle économique.

Le système financier entend mettre hors jeu les salariés de la gestion et de l’utilisation de leur argent. Il faut au contraire créer une nouvelle maîtrise sociale.

Jean-Marc Durand, membre de la commission économique du PCF

L’épargne populaire est confrontée au défi considérable de l’inflation. Au rythme de 2021 (2,8 %), avec le taux que propose le livret A comme celui du livret de développement durable et solidaire (LDDS, ancien Codevi), certes porté à 1 %, ainsi que celui du LEP (2,2 % en février), on sera loin du compte.

En tout cas, bien loin du rendement des placements en actions! Pourtant, lexonération fiscale dont bénéficient ces livrets est vilipendée au prétexte quune famille de deux parents et deux enfants peut épargner sur ceux-ci jusqu’à 116000 euros hors toute fiscalité et prélèvements sociaux. Précisons que le livret A et le LDDS sont respectivement plafonnés à 22950 euros et 12000 euros, et que le LEP est, lui, plafonné à 7700 euros.

Que sont ces placements, sauf une épargne de précaution permettant de faire face à des coups durs? Et, même pour cela, le système bancaire nassurerait pas un rendement permettant de récupérer sa mise! Au cours des dernières années, on a assisté à une concentration et à un gonflement de leur encours total.

Une évolution qui suit celle de l’héritage et qui tend à s’éloigner de la notion d’«épargne populaire» au sens de celle des moins fortunés. Cela se comprend. Les moins fortunés le sont encore davantage quil y a dix ou quinze ans. Seul le haut de ce panier a continué à épargner et de plus en plus. Mais on est encore loin des rendements du CAC 40!

Et un fait ne change pas. Cette épargne est de l’argent gratuit pour les banques, qui l’utilisent comme matelas pour accorder du crédit, voire se lancer dans des opérations financières. Des sommes auxquelles s’ajoutent celles provenant des salaires et des pensions, et dont les banques font en grande partie ce qu’elles veulent, appliquant Agios et frais de gestion bancaire, et décidant quasiment du paiement des factures à la place des intéressés eux-mêmes. Une manière comme une autre de mettre la main sur l’argent des salariés, fruit de leur travail, et de les mettre hors-jeu de la gestion et de l’utilisation de leur argent. Un grand bond démocratique est urgent en ce domaine.

Au cœur des capacités d’épargne sont les rémunérations. Comment épargner lorsqu’on n’arrive pas à boucler les fins de mois? Par ailleurs, vivre dans de bonnes conditions, est-ce forcément épargner, surtout si on dispose de services publics garantissant un libre et égal accès pour tous à tout ce qui concerne les biens communs de la vie?

Enfin, sagissant des capacités de financement des banques, ont-elles besoin de l’épargne populaire pour cela? Ne disposent-elles pas d’autres moyens comme l’argent de la Banque centrale européenne (BCE) qui les alimente et qu’elles devraient utiliser pour financer des investissements créateurs de richesses à partir de critères sociaux et environnementaux, au lieu soit de replacer cet argent soit de l’utiliser dans des opérations douteuses? Une nouvelle maîtrise sociale de largent, de sa création à son utilisation en passant par sa répartition, est une urgence!

 

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Silence total d'Emmanuel Macron sur la hausse des salaires et des pensions de retraite

12 Novembre 2021, 10:27am

Publié par PCF Villepinte

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Dernier budget du quinquennat – Le président des riches fidèle à ses valeurs

2 Novembre 2021, 12:36pm

Publié par PCF Villepinte

Le dernier budget du quinquennat porte, comme les précédents, la signature du président des riches. En 2022, la baisse des impôts se poursuivra, pour le plus grand profit des premiers de cordée : 5 milliards avec le dégrèvement de la taxe d’habitation pour les plus aisés, 3 milliards pour les grandes entreprises avec la baisse à 25 % du taux supérieur de l’impôt sur les sociétés.

 

Pour les plus jeunes, pour les plus fragiles, pour les retraités ? Toujours rien. Aucune mesure de justice fiscale ou de solidarité, en dépit d’une crise qui a aggravé les inégalités. Notre pays, l’un des plus riches du monde, recense désormais une personne sur cinq en situation de pauvreté, selon une étude de l’Insee, publiée le 1er septembre 2021.

Le pouvoir d’achat des Français s’effondre, laminé par les hausses successives des prix de l’énergie, des produits alimentaires, des carburants, des mutuelles et de tant d’autres biens de première nécessité. Et pendant ce temps-là, les actionnaires du CAC 40 engrangent sans vergogne des milliards de dividendes, le patrimoine des 500 plus grandes fortunes s’envole de 30 % en un an, tandis que le ruissellement tant promis fait figure de conte pour enfants, comme vient de le démontrer le récent rapport de France Stratégie.

Voilà le bilan accablant d’une politique budgétaire entièrement dédiée aux nantis et aux multinationales. D’un côté, la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune, de l’ « exit tax », la mise en place de la « flat tax », c’est-à-dire le plafonnement des impôts sur les revenus du capital, soit au moins 4 milliards d’euros de cadeaux annuels. De l’autre, la baisse de 5 euros des APL, la hausse de la CSG pour les retraités, le refus de l’extension du RSA pour les jeunes, la réforme de l’assurance-chômage…

Mais au-delà de la diminution des impôts pour les plus riches, la véritable obsession de ce gouvernement est de réduire la place de l’État dans l’économie. Pour parvenir à ses fins, il le prive méthodiquement de ses moyens. En cinq ans, ce ne sont pas moins de 50 milliards d’euros qui auront manqué chaque année au budget.

Conjuguée au chantage sur la dette publique, cette perte intentionnelle de recettes fiscales ouvre grand la voie à une baisse drastique des dépenses sociales, présentée comme inévitable. Rien de plus facile, dans un système soi-disant déficitaire, que de faire passer de véritables régressions sociales, comme la réforme des retraites, heureusement avortée ou celle, hélas mise en œuvre, de l’assurance-chômage.

Dans ce contexte, inutile d’espérer des mesures à la hauteur des enjeux, pour assurer la transition écologique, redonner des moyens à notre système de santé, un nouveau souffle au logement, une ambition élevée pour l’éducation de nos enfants.

Des marges budgétaires conséquentes sont pourtant à portée de main pour construire un autre modèle de société. Le scandale des Pandora Papers, avec ses 11 300 milliards d’euros détournés dans les paradis fiscaux, soit un peu moins que le PIB de l’Union européenne, souligne l’ampleur du vol commis au détriment des États.

Nous, communistes, portons une autre vision de la société, plus équilibrée, où chacun participe et paie sa juste part d’impôt, avec une progressivité réaffirmée, une imposition du capital et les moyens pour lutter contre la fraude fiscale. C’est cela que nous proposerons lors des prochains mois.

Fabien Roussel, député du Nord

candidat à la Présidence de la République

 

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À Lille, les communistes demandent un plan d'urgence pour le pouvoir d'achat

30 Octobre 2021, 08:24am

Publié par PCF Villepinte

Comme ils l'ont fait précédemment au Havre, à Cherbourg, à Nevers et à Clermont-Ferrand, les communistes ont organisé un rassemblement à Lille, devant la préfecture ce lundi 25 octobre, pour protester contre la vie chère et demander à l’État de prendre des mesures fortes.

Élus départementaux du Nord et du Pas-de-Calais, sénateurs et députés des deux départements, maires venus des quatre coins de la région, responsable de sections et militants communistes, sympathisants, etc., ils étaient nombreux à répondre à l'appel du candidat à l'élection présidentielle Fabien Roussel. Ce dernier a expliqué vouloir porter ainsi « la parole populaire qui nous remonte tous les jours ».

La baisse du pouvoir d'achat des Français est confrontée à la hausse des tarifs de l'électricité, du gaz, de l'essence, mais aussi des légumes et de tous les produits de première nécessité. Cela vaut même pour le papier toilette impacté par la hausse du prix du papier. « Voilà des semaines que nous alertons le gouvernement et que nous demandons des mesures fortes [contre la hausse des prix], une augmentation des salaires et des pensions de retraites », répète Fabien Roussel. Il redit sa proposition d'un Smic à 1 800 euros brut, mais insiste aussi sur une revalorisation de l'ensemble des salaires modestes.

Mais pour les communistes, les mesures que devraient prendre l’État ne s'arrêtent pas là. « Il importe de baisser les taxes sur les produits de première nécessité, insiste-t-il en prenant l'exemple de l'électricité dont le coût pour l'usager pourrait ainsi diminuer de 30 %. » Il cite également la TVA et la TIPP sur les produits pétroliers (61 %) et demande une baisse immédiate de 50 centimes sur le prix des carburants. Il faut aussi que l’État prenne des « mesures alternatives à long terme comme la gratuité des transports ainsi que l'agglomération a su la mettre en œuvre. »

Ce n'est pas en misant sur une aide de 3 000 à 5 000 euros pour l'achat d'un véhicule électrique d'un coût de 40 000 à 50 000 euros que l'on va aider les classes populaires à rouler propre, rappelle-t-il encore. Face à la préfecture de région devant laquelle les élus communistes ont pris la parole, l'image d'un gigantesque chèque « en bois », portant la signature d'Emmanuel Macron, avait été brandie. Sa valeur : 6 866 300 000 euros (6,8 milliards), soit la somme que doit l’État aux seuls départements du Nord et du Pas-de-Calais pour assurer les transferts de compétences depuis 2010. « À côté de ce chiffre, 100 euros accordés par l’État au ménages modestes, c'est toujours ça de pris, mais le compte n'y est pas ! »

Il n'empêche, à l'arrivée de l'hiver, le coût de la vie pèse de plus en plus lourd. Le maire d'Avion (Pas-de- Calais), Jean-Marc Tellier a pris un arrêté pour interdire les coupures de courant pour des factures impayées. Trois jours plus tard, un jeune couple avec six enfants était privé d'électricité. Le CCAS lui a porté secours et le maire s'est heurté aux plateformes téléphoniques d'Engie. Peu après, le scénario s'est reproduit pour une dette de 50 euros due par un septuagénaire à la société ENI. A Somain, dans le Nord, le maire Julien Quenesson a lui aussi pris un arrêté pour empêcher les coupures et pour geler le prix du gaz et de l'électricité. « J'ai vérifié, assure-t-il. Il y a jurisprudence depuis un jugement du tribunal administratif de Melun, en 2005. Les opérateurs doivent respecter les arrêtés municipaux. » Semble-t-il, selon l'exemple d'Avion, ils n'en ont cure et se dépêchent de couper l'énergie avant le début de la trêve hivernale.

De son côté, la sénatrice Cathy Apourceau-Poly a souligné les conséquences du prix de l'énergie pour les entreprises en général et pour celles, en particulier, qui se redressent. 20 millions d'euros pour le verrier Arc international, à Arques (Pas-de-Calais). Et de manière plus générale encore, les plus riches et les multinationales continuent à bénéficier de cadeaux fiscaux.

Lundi à Lille, les élus qui entouraient Fabien Roussel attendaient d'être reçus par le préfet. Une lettre lui avait été adressée' à cet effet le 13 octobre. En fait de réception, ils n'ont trouvé qu'un barrage policier.

Philippe Allienne

 

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Projet de loi de financement de la sécurité sociale 2022

28 Octobre 2021, 07:24am

Publié par PCF Villepinte

Intervention de Pierre Dharéville (PCF) à l'assemblée nationale

Publié le 26 octobre 2021

Le meilleur budget de tous les temps, de toute la terre, de tout le monde connu et inconnu, de tout l’univers visible et invisible. C’est la campagne de marketing qui accompagne ce vote.
Je comprends qu’il vous faille des mécanismes de protection psychologique pour assumer le bilan d’un quinquennat désastreux en matière de santé et de protection sociale. Et encore, vous n’êtes pas allés au bout de votre projet.

Donc en arrivant devant le radar de l’élection, vous levez un peu le pied. Il faut le reconnaître : vous ne demandez pas à l’hôpital de faire des économies cette année, contrairement aux quatre années précédentes. La vérité, c’est que vous n’avez pas le choix, mais que cela ne répare rien dans un système en crise profonde. Les plans sont toujours sur la table, avec une trajectoire prévisionnelle qui confirme la tendance sur la durée.

Deuxième aspect : nous votons une loi de financement – c’est son nom – dans laquelle on ne cherche pas à financer la sécurité sociale ; ce n’est pas le but. Le jeu, c’est justement de ne pas financer, de ne pas aller chercher l’argent disponible. La cotisation est l’exception, l’exonération est la règle. Résultat : c’est toujours les mêmes qui paient et vous nous présentez un budget en déséquilibre, après nous avoir donné des leçons sur les dettes publique et sociale. (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR.)
Il n’y a pas de doute, vous reviendrez dès que possible nous expliquer qu’il faut faire des économies, raboter nos droits et poursuivre le démantèlement de la sécurité sociale et du système de retraite. D’ailleurs, pensez-vous qu’on ne vous a pas vu, dans le compartiment d’à côté, démantibuler obstinément l’assurance chômage ?

La branche autonomie demeure sans recettes nouvelles et se révèle être un patchwork fait de récup’ arrachée aux autres branches. Changement de modèle pour le financement de la santé tout au long de la vie, mais la réforme de l’autonomie, avec ses transformations indispensables, son nécessaire grand service public et sa protection sociale solidaire augmentée, attendra encore.

Par ailleurs, vous ne semblez pas engager de mouvement suffisant face à la pénurie de médecins et de soignants. Votre stratégie face à l’intérim est mal maîtrisée et fait des dégâts collatéraux, mais nos propositions n’ont pas pu être examinées. Les besoins augmentent, les déserts médicaux s’étendent et les solutions que vous proposez relèvent du simple glissement de tâches. En somme, vous dérégulez sans par ailleurs réguler, sauf pour limiter l’accès direct aux professionnels spécialisés – je pense aux psychologues – et sans reconnaître les métiers comme ils le méritent – je pense aux sage-femmes. Je ne parlerai pas des mesures toujours imparfaites du Ségur saison 2 qui font encore des oubliés, ni des mesures encore insuffisantes pour les auxiliaires de vie scolaire.

Si elles ne fondent pas un changement de cap, il y a bien quelques mesures positives : l’amélioration opportune du congé de proche aidant, la contraception gratuite jusqu’à 25 ans ou les mesures en faveur des artistes auteurs et autrices. Mais c’est un peu la braderie, la dernière démarque avant travaux. Histoire d’envoyer quelques signaux apaisants, vous en avez ajouté encore un peu par des amendements gouvernementaux de raccroc que notre assemblée n’a pas pu véritablement appréhender. En réalité, c’est un peu comme si vous aviez des remords, des choses à vous faire pardonner.

Mais tout cela est sous contrôle : vous n’avez accepté que des amendements venus de la majorité, nous rappelant à nous, pauvres pêcheurs, qui refusons de le reconnaître, que vous êtes tellement parfaits.

Ce débat a été escamoté. Le Parlement regarde passer le train affrété par le Gouvernement. C’est la logique des choses : la veille du début de l’examen du PLFSS, nous nous étions déjà vu imposer un état d’urgence sanitaire prolongé et augmenté jusqu’en juillet 2022. Bilan de la semaine : le soin de l’humain – celui qui ne se quantifie pas dans les algorithmes, les plans d’efficience, les dotations à la qualité, les mesures d’ordre public, de contrôle, de surveillance – demeure en arrière-plan.

Loin de toute ambition sociale, le marché demeure votre horizon – on l’a vérifié pour les EHPAD, ou encore pour le médicament : toujours pas de pôle public en vue car l’excellence serait ailleurs – et la transparence aussi, de même que les dividendes. Vous n’allez pas au bout des modifications nécessaires dans la fixation des prix. La crise devrait nous amener à repenser en profondeur l’organisation de notre système de santé et de protection sociale, elle devrait nous amener à remettre en cause les choix qui, depuis des décennies, ont particulièrement abîmé la sécurité sociale, l’hôpital public et la solidarité. Vous vous êtes perdus dans votre rêverie, parce que le réel vous a rattrapé et vous a agrippé par le collet. Il n’entre pas dans vos cases, nous non plus : nous voterons contre le budget de la sécurité sociale.

 

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Petites pensions. Comment l’Élysée balade les retraités

25 Octobre 2021, 14:45pm

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Samedi 23 Octobre 2021

Cyprien Boganda

«La pension minimale à 1000 euros» sonnait comme une avancée pour les 5 millions de retraités concernés. Mais à qui sadresse vraiment la promesse de Macron? à ceux qui ont assez cotisé! La précision est importante car, dès lors, la mesure a tout dune arnaque et vient encore aggraver les inégalités. 

Le troisième âge, ça fait rêver. Dans les publicités, du moins, qui regorgent de sexagénaires épanouis et rayonnants de santé, enchantés de démarrer une nouvelle vie. La réalité, malheureusement, ne colle pas toujours à cette vision idyllique. La France compte environ 15,5 millions de retraités. Près d’un tiers d’entre eux (31 %, pour être précis) vivent avec une pension mensuelle brute inférieure à 1000 euros, soit quelque 4,8 millions de personnes. Ces chiffres sont tirés d’un rapport de deux députés centristes, publié en mai 2021.

Lire aussi : Solidarité. Les retraités reprennent la rue

Les femmes surreprésentées

Leur document rappelle, si besoin était, que les femmes représentent une écrasante majorité de ces retraités sans le sou. «52 % des femmes perçoivent une retraite de droit direct modeste, alors qu’ils ne sont que 20 % parmi les hommes, écrivent-ils. Cette disparité s’explique en grande partie par deux facteurs principaux souvent liés à la maternité: les longues périodes sans activités et celles travaillées en temps partiel. Le chômage, l’inaptitude et l’entrée tardive sur le marché du travail sont d’autres facteurs déterminants. Les assurés non salariés et les exploitants agricoles sont également surreprésentés parmi les retraités modestes. Ainsi, on note qu’en moyenne les pensions les plus faibles sont versées aux retraités affiliés à la mutualité sociale agricole (MSA) et à la Sécurité sociale des indépendants (SSI).»

La proposition pourrait ne concerner que les nouveaux retraités. Soit entre 50 000 et 70 000 personnes seulement. On est très loin du compte !

Cette réalité est connue depuis longtemps. Pourtant, aucun gouvernement ne s’y est véritablement attaqué, si ce n’est à coups d’expédients: le pouvoir actuel a par exemple revalorisé lAspa (allocation de solidarité aux personnes âgées) dès le début du quinquennat, pour la porter à 903 euros. Il s’agit d’une prestation mensuelle accordée aux retraités avec de faibles ressources, versée par les différentes caisses de retraite (Carsat, MSA…), dont le montant dépend de la situation familiale des retraités. La revaloriser n’est évidemment pas une mauvaise chose en soi, mais cela reste très insuffisant.

D’ailleurs les deux députés le soulignent eux-mêmes, dans leur rapport: «Il ne semble pas équitable quune pension issue dune carrière complète soit inférieure à un minimum social. Il n’est pas juste de renvoyer systématiquement vers ce dispositif de solidarité des personnes qui à l’issue d’une vie de travail dépendent d’une pension à l’évidence trop faible. Il est ici aussi question de dignité et de valeur accordée au travail. Enfin, il n’est pas sain de laisser un système de retraite dépendre de dispositifs financés par le budget général de l’État pour compenser ses manquements et des contextes socio-démographiques et économiques moins favorables.»

Les députés auraient pu rajouter qu’il existe un autre effet pervers à une (unique) revalorisation de l’Aspa: cette allocation est remboursable. Autrement dit, les héritiers dun proche décédé se voient souvent obligés de rembourser la somme perçue par ce dernier, ce qui peut ajouter des difficultés financières à la douleur du deuil…

Dynamiter notre régime

En 2019, Emmanuel Macron s’est engagé à en finir avec les demi-mesures. Il a promis qu’à l’avenir, aucun retraité avec une carrière complète ne pourra toucher moins de 1000 euros de pension. À l’époque, il sagit surtout de faire passer la pilule d’une réforme systémique visant à dynamiter notre régime par répartition. Depuis, l’Élysée jure que la promesse n’a pas été abandonnée, mais qu’il étudie encore les détails d’une telle proposition.

Le problème, c’est que, même si elle venait à voir le jour, la mesure laisserait des millions de personnes au bord de la route. En effet, l’écrasante majorité (près de 70 %) des retraités touchant moins de 1000 euros par mois ont une carrière incomplète ou hachée, pour plusieurs raisons: entrée tardive sur le marché du travail, arrêt précoce lié à la maladie, période de chômage ou dinactivité pour garde denfants. Tous ces travailleurs seraient donc exclus du dispositif.

Autre restriction, la proposition Macron pourrait ne s’appliquer qu’aux nouveaux retraités. Dans ce cas-là, quelques dizaines de milliers de personnes seulement seraient concernées tous les ans (entre 50000 et 70000). Bref, on serait très loin du compte!

Ce n’est pas tout. En se concentrant exclusivement sur les salariés avec une carrière complète, le président de la République cherche surtout à nous inciter… à bosser plus longtemps. Emmanuel Macron a d’ailleurs remis le sujet sur la table le 12 octobre, lors de la présentation en grande pompe de son nouveau plan d’investissement (France 2030), en affirmant que nous allons devoir «travailler plus et produire plus»: «Quand lon se compare, nous sommes un pays qui travaille moins que les autres. Nous avons une quantité de travail alloué qui nest pas au bon niveau, à la fois dans le cycle de vie et en horaires cumulés.»

Pour Régis Mezzasalma, conseiller confédéral de la CGT spécialiste des retraites, le président de la République tape (volontairement) à côté: «Emmanuel Macron, lorsquil nous parle de revalorisation des petites retraites, ne s’intéresse qu’aux conséquences, non aux causes du problème. La retraite est toujours le reflet d’une carrière. Si les gens touchent des pensions aussi faibles, c’est qu’ils ont été maintenus dans des emplois à bas salaires! Et avec la politique qu’il mène, le président de la République ne fait qu’accentuer le phénomène. En effet, l’une de ses mesures fiscales a été de sanctuariser les baisses de cotisations jusqu’à 1,6 Smic. Autrement dit, les patrons sont incités à ne pas augmenter leurs salariés au-delà de ce plafond, au risque de perdre l’avantage des exonérations.»

Pour le syndicaliste, il n’est pas question de s’interdire de revaloriser les pensions de retraite, bien au contraire. Mais il ne «suffira» pas de corriger les effets dévastateurs de carrières hachées et mal payées: il faut attaquer le problème à la racine. Et donc reposer la question des hausses de salaires.

 

 

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Pouvoir d’achat : les communistes se mobilisent partout en France pour interpeller l’Etat

25 Octobre 2021, 14:40pm

Publié par PCF Villepinte

Face à l'urgence sociale, accélérée par la flambée des prix de produits de première nécessité (particulièrement ceux du gaz, de l'électricité, des carburants) et à l'appel de Fabien Roussel, candidat à l'élection présidentielle, les communistes se mobilisent partout dans le pays pour interpeller l'État et exiger des mesures immédiates en faveur du pouvoir d'achat.

De premiers rassemblements ont eu lieu dans toute la France devant les préfectures et sous-préfectures (Le Havre, Cherbourg, Nevers, Clermont-Ferrand,...) pour exiger :

  • la baisse immédiate de 50 centimes du prix des carburants en agissant sur les différentes taxes;
  • la baisse de 30 % des taxes sur le gaz et l'électricité 
  • l'augmentation des salaires, pensions et minima sociaux.

 Ces exigences répondent à une urgence : les familles et les salarié-es n'en peuvent plus et les quelques chèques arrachés au gouvernement ne suffisent pas à répondre à la situation réelle de millions de françaises et de français.

De nouveaux rassemblements auront lieu le week-end prochain et les suivants (Bordeaux,  Marseille, Créteil, Moulins, Thouars…).

 Fabien Roussel, lui, sera présent ce lundi à 10h devant la Préfecture de Lille.

 Les communistes sont déterminés à rassembler le plus largement pour que ces propositions soient entendues et mises en œuvre tout de suite par le gouvernement, jusqu'à lors plus prompt à faire d'immenses cadeaux fiscaux aux plus riches et aux grandes multinationales qu'à satisfaire les attentes populaires.

Plus durablement, c'est à une nouvelle politique qu'il va falloir s'atteler, qui permette à chacun de vivre dignement de son travail, aux jeunes d'accéder à des emplois stables, aux populations de disposer partout de services publics de qualité, au pays de se doter, de nouveau, d'une industrie assurant notre souveraineté et répondant aux besoins de la société.

Elle implique de réorienter radicalement les richesses vers la satisfaction des besoins des femmes, des hommes, des jeunes plutôt que de toujours gaver les plus riches et les marchés financiers, et de confier de vrais pouvoirs de décision aux citoyens et au monde du travail.

 Ce sont les axes de cette politique et les propositions immédiates que présentera Fabien Roussel, candidat à l'élection présidentielle, lors du grand rassemblement organisé le 21 novembre prochain Place Stalingrad à Paris (19e) à partir de 13h.

 

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Faire baisser la facture de l’énergie

22 Octobre 2021, 13:42pm

Publié par PCF Villepinte

Publié le 20/10/2021 par PCF

La question du prix de l’énergie - celui de l’électricité, du gaz comme celui à la pompe - est aujourd’hui au cœur des préoccupations des Françaises et des Français.

 

Alors que nous sommes au milieu du mois seulement, des millions de familles, de salariés, de jeunes ou de retraités doivent déjà se serrer la ceinture et faire face à des arbitrages financiers terribles : choisir entre remplir convenablement son frigo ce week-end ou commencer à chauffer son logement, s’autoriser une dépense pour les enfants ou faire le plein d’essence.

Alors même que le gouvernement encaisse plusieurs milliards d’euros supplémentaires avec les taxes qu’il perçoit sur l’énergie, Emmanuel Macron n’a pris aucune mesure pour faire baisser les factures des Françaises et des Français, aucune mesure pour augmenter les salaires, aucune mesure pour augmenter les pensions de nos retraites.

Mes 7 propositions pour faire baisser la facture d’énergie etredonner du pouvoir d’achat

Je propose aux Françaises et aux Français trois mesures, immédiates et concrètes, pour leur permettre de faire face à cette crise et leur redonner du pouvoir d’achat :

Une baisse immédiate de 30 % des taxes sur le prix du gaz et de l’électricité.

La mise en place d’une taxe flottante sur l’essence financée sur les dividendes des compagnies pétrolières. Aujourd’hui, 61 % de taxes pèsent sur le prix du litre d’essence (TVA et TICPE). Mettons en place une taxe flottante sur l’essence pour faire baisser le montant des taxes quand les prix du baril montent.

Ces actions pour le pouvoir d’achat doivent s’accompagner de mesures visant à diminuer l’usage de véhicules polluants. Alors que 10 millions de véhicules anciens seront interdits de circuler d’ici à 2025 dans les zones à faibles émissions, pénalisant les ménages les plus modestes, il est indispensable d’augmenter les primes pour l’achat de véhicules neufs et d’occasion non polluants, avec des aides d’au moins 5 000 euros pour l’achat de véhicules d’occasion Crit’Air 1 ou 2, qui doivent s’ajouter aux primes existantes (à la casse, reprise par le constructeur…) pour des véhicules non concernés par le malus automobile.

À ces trois mesures de court terme, je souhaite proposer aux Français un changement de cap sur le long terme à l’occasion du prochain mandat, à travers 4 mesures pour aider à développer les mobilités les moins polluantes :

  • La réduction de la tva à 5,5 % sur l’achat de vélos dès 2022.
  • L’accompagnement des collectivités vers la gratuité des transports en commun à horizon 2025. C’est une mesure à la fois sociale et écologique.
  • La création de 100 000 kilomètres de pistes cyclables à l’échelle du pays à horizon 2027.
  • Le maintien et le développement des lignes et des gares ferroviaires du quotidien.

 

Fabien Roussel

député du Nord

candidat à la Présidence de la République

Paris, le 14 octobre 2021

 

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