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crise

« Vaccination : il y a urgence en Seine-Saint-Denis ! » Déclaration de Patrice Bessac, maire de Montreuil

4 Avril 2021, 06:45am

Publié par PCF Villepinte

Santé30/03/2021

 « L’épidémie s’emballe. Nous l’avons vu ces dernières semaines. La Seine-Saint-Denis est particulièrement touchée. Ici, les chiffres suivent tous la même courbe exponentielle. On dénombre aujourd’hui 781 contaminations pour 100 000 habitants et ce taux monte à 1 habitant sur 100 pour la tranche d’âge allant de 30 à 49 ans. C’est trois fois plus que la moyenne nationale et vingt fois plus que le seuil d’alerte. Nos hôpitaux ne peuvent plus absorber ce raz-de-marée : 160 % des lits de réanimation sont déjà occupés.

Ce taux d’incidence est plus élevé en Seine-Saint-Denis, car la Covid touche d'abord les ouvriers, les caissiers, les infirmiers, les premiers de corvée qui vivent dans notre département et sont plus exposés à la contamination sur leur lieu de travail et dans les transports. Il est plus élevé car 30 % des logements sont en suroccupation. Il est plus élevé car notre population est jeune et que nos écoles sont devenues un accélérateur de la propagation du virus.
Pour toutes ces raisons, j’appelle à un changement dans la stratégie vaccinale. Les territoires les plus touchés, la Seine-Saint-Denis en tête, devraient faire l’objet d’une priorisation dans la stratégie de vaccination. Le taux d’incidence devrait être pris en compte.

Parce que le variant britannique est plus contagieux et plus dangereux, parce qu’il envoie des catégories plus jeunes de la population en réanimation, nous devons aussi abaisser le critère de l’âge. Ce même critère qui a fait prendre du retard à la Seine-Saint-Denis dans la vaccination, en plus de la fracture numérique.

Il est aussi urgent de vacciner les enseignants et les agents qui travaillent dans nos écoles. A Montreuil, malgré nos efforts pour renforcer nos effectifs, le fonctionnement du service public est aujourd’hui menacé. Nous le subissons déjà : des cantines sont amenées à fermer le midi et les enseignants absents pour cause de contamination sont de moins en moins bien remplacés.

J’appelle donc le Gouvernement à réagir rapidement en augmentant de façon massive le nombre de doses de vaccin disponibles dans notre département, afin d’ouvrir la vaccination à un plus grand nombre et d’enrailler enfin cette courbe exponentielle des contaminations qui menace nos écoles, notre service public, nos vies. »

 

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Dominique Dellac à l'hôpital de Monfermeil: "Le plus grand hommage aux soignants, c’est de soutenir l’hôpital !"

3 Avril 2021, 07:07am

Publié par PCF Villepinte

Dominique Dellac, conseillère départementale PCF

"J’ai apporté mon soutien hier à a la direction de l’hôpital de Montfermeil et aux personnels, après les récents reportages de nombreux médias sur la situation critique de notre hôpital, dont un reportage au journal de 20 h sur France 2.

Le personnel, épuisé, témoigne du manque de moyens humains accordés à l’hôpital public alors que la pandémie de Covid-19 s’aggrave de nouveau et que le nombre de patients Covid est passé de 60 à 100 en une semaine. Une situation intolérable qui appelle une réponse forte, immédiate et concrète du Ministère de la Santé et de l’Agence Régionale de Santé.

Comme en témoigne Lydia Pierre-Schull, la directrice des soins, il y a au total, tous services confondus, « une quarantaine d’infirmières arrêtées parce qu’elles ne sont pas bien, elles sont épuisées et cette fois-ci, nous n’avons pas d’aide comme l’an dernier ». Effectivement, contrairement à la première vague, l’hôpital ne bénéficie pas de renforts d’élèves infirmiers ni de soignants venus d’autres régions.

Et comme le souligne Marie, infirmière de l’hôpital, « Cela ne s’arrête jamais. On est fatigué, on est constamment là. Les vacances, on a dû les annuler pour le bien-être des patients et des collègues, mais nous sommes épuisé-e-s ».

L’attribution à titre posthume du grade de chevalière de la Légion d’honneur à Elena Mamelli, regrettée directrice des soins de l’hôpital de Montfermeil, décédée en mars dernier après 31 ans de service et à 14 soignant-e-s (médecins, aides-soignantes, agents hospitaliers, mais aussi ouvriers spécialisés) ayant perdu la vie « en allant au contact des malades du coronavirus lors de la première vague de l’épidémie début 2020 » est un hommage mérité à ces femmes et hommes qui seront resté-e-s fidèles à leur engagement de protéger leurs semblables, y compris au péril de leur vie.

Mais si le gouvernement souhaite réellement et concrètement rendre hommage à Elena Mamelli et toutes celles et ceux qui sont tombé-e-s dans la lutte contre la pandémie, il devrait (et aurait déjà dû depuis longtemps) rompre avec sa doctrine de réduction des coûts et redonner de véritables moyens au système de santé publique de notre pays.

Comme en mars dernier, notre tristesse et notre reconnaissance ne peuvent qu’être mêlées de colère au vu des grandes difficultés que continue à vivre notre hôpital."

 

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La saga des vaccins : les big pharmas versus la santé publique

31 Mars 2021, 09:34am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 31/03/2021 par PCF

La semaine dernière étaient découvertes 29 millions de doses d’AstraZeneca dans un entrepôt italien. S’en est suivi des passes d’armes entre l’UE et le Royaume-Uni ou, devrait-on dire, des larmes de crocodiles de part et d’autre. Cet évènement pourrait constituer le nouvel épisode d’un feuilleton télévisé s’il n’illustrait pas de nouveau l’antagonisme entre les besoins de santé publique et les profits des grandes entreprises pharmaceutiques.

En effet, dans un tour de passe-passe dont les dirigeants européens ont désormais le secret, le scandale des retards dans la campagne de vaccination et la pénurie de vaccins... seraient en fait dû à un problème d’exportation et de guerre commerciale.

Mais revenons un peu en arrière. Depuis plusieurs mois maintenant, l’Union européenne a conclu, dans le plus grand secret, des contrats avec les entreprises pharmaceutiques pour financer la recherche et les capacités de production. Le montant de ces contrats ? On l’ignore, mais il est estimé à 2,1 milliards d’euros. Les garanties dans ces contrats ? Elles sont faibles sinon inexistantes. Alors que se passe-t-il exactement ? Tout simplement, les big pharmas, qui comme toute entreprise capitaliste, ont pour objectif principal le profit, jouent la concurrence, font monter les prix et organisent la pénurie.

Dès lors, la seule solution pour sortir de la crise sanitaire n’est pas le nationalisme vaccinal mais bien le développement de la production. Quand bien même demain toute la population européenne serait vaccinée, si les variants continuent à circuler dans le monde le virus et la pandémie seraient toujours là et tout serait à recommencer. Cela, les big pharmas l’ont bien compris et le voient comme une opportunité pour d’avantage de profits encore. Mais de l’autre côté ce sont des vies humaines qui se comptent aujourd’hui par millions (2,5 millions de morts depuis le début de la pandémie).

Le cynisme de la situation se résume bien dans cette question : À combien évaluez-vous une vie humaine ? Autrement dit, combien êtes-vous prêt·e·s à payer pour la sauver ? Des solutions s’imposent pourtant : lever les brevets, mutualiser la production et faire des vaccins et des traitements des biens communs de l’humanité !

En France, le code de la Santé publique et la loi de 2020 autorisent, « si l'intérêt de la santé publique l'exige et à défaut d'accord amiable avec le titulaire du brevet, [...] de soumettre par arrêté au régime de la licence d'office ». La loi du 20 mars 2020 nous permet de réquisitionner les entreprises comme Sanofi à cet effet. Au niveau international, plus de 100 pays menés par l’Inde et l’Afrique du Sud portent cette exigence. Que l’UE et la France arrêtent de les bloquer systématiquement !

La campagne « Pas de profit sur la pandémie » regroupe aujourd’hui plus de 200 organisations au niveau européen, dont plus de 30 au niveau français. Il nous faut encore l’amplifier et construire ce rapport de force pour faire des vaccins et traitements anti-pandémiques des biens communs de l’humanité. Dans la prochaine période, il est essentiel que les élus et les municipalités s’engagent, en soutenant (par des vœux) et en diffusant (dans les médias municipaux, sur les frontons des mairies...) l’initiative citoyenne : https://noprofitonpandemic.eu/fr/ .

Au-delà, il faut sortir la santé des mains du marché. Notre revendication de longue date d’un pôle public du médicament est aujourd’hui largement partagée dans la population et le monde médical. Servons-nous de cette campagne pour mobiliser largement sur ces questions.

Nous ne sommes pas dans une tragédie grecque, la fin n’est pas inéluctable. Alors ensemble sortons de ce mauvais feuilleton que veulent nous vendre nos dirigeants pour faire en sorte que demain notre santé soit un droit et plus jamais une source de profit pour les capitalistes !

Charlotte Balavoine

 

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Covid-19. Dans les écoles, « on ne peut plus continuer dans ces conditions »

29 Mars 2021, 07:10am

Publié par PCF Villepinte

L’Humanité Lundi 29 Mars 2021

Olivier Chartrain

La colère gronde dans les établissements des régions les plus touchées par le coronavirus. Droit de retrait, grève envisagée: les enseignants refusent de mettre en danger la vie de tous. Et posent la question de la fermeture.

«C ’est devenu invivable.» La lassitude, la fatigue se font entendre dans la voix de Marie-Hélène Plard. Directrice d’école maternelle en Seine-Saint-Denis, mais aussi cosecrétaire départementale du SNUipp-FSU, elle n’est pourtant pas du genre à baisser les bras. Mais, dans les 19 départements confinés, et plus encore dans le sien, la montée brutale de l’épidémie semble dépasser les limites de ce que le système scolaire et ses acteurs, déjà beaucoup sollicités depuis un an, peuvent endurer. Au point que beaucoup craignent, si des mesures à la hauteur de la menace ne sont pas prises en urgence, que la situation n’échappe à tout contrôle. Jusqu’à envisager, à leur corps défendant, la fermeture des écoles.

«Par manque de moyens, des mesures sanitaires inapplicables»

À Drancy, le lycée Eugène-Delacroix est devenu une sorte de symbole de l’ampleur dramatique prise par la crise sanitaire et de l’incapacité des autorités de l’éducation nationale à y répondre. Dans cet établissement à la fois général, technologique et professionnel de 2 000 élèves, une vingtaine de parents d’élèves sont décédés depuis le début de l’épidémie – soit environ 1 % de familles endeuillées. Les trois membres de l’équipe de direction sont positifs ou cas contacts. Une vingtaine d’enseignants sont malades, le nombre de cas contacts restant indéterminé. La semaine dernière, 54 élèves positifs y étaient recensés et près de 130 cas contacts, ce qui porte le taux d’incidence dans l’établissement au niveau ahurissant de 2500 pour 100000. Rappelons que le seuil dalerte, qui a déclenché le renforcement des mesures dans les zones concernées, est de 500 pour 100000 Et il sagit là des chiffres officiels: «Ils minorent la réalité, rappelle un enseignant du lycée que nous appellerons Dominique, puisque c’est du déclaratif.»…

 

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Annuler la «dette Covid», c'est possible. 

27 Mars 2021, 12:45pm

Publié par PCF Villepinte

 

 

Dette morale

La mise en attente dans un vestibule d’horreurs excite notre appétit pour la solution d’une énigme enfin trouvée. Celle de la dette, qui empoisonne les débats et assigne les citoyens au rôle sans cesse renouvelé de «vaches à lait». C’est un fait: la crise siamoise, sanitaire et économique, a provoqué un rebond de la dette publique à environ 120% du PIB, sans même anticiper d’éventuels nouveaux éléments chaotiques.

Le gouvernement considère que plus de 200 milliards d’euros pourraient être isolés comme «dette Covid» à proprement parler, sachant qu’une partie, 75 milliards, concerne les organismes sociaux et pourrait être remboursée – comme par hasard – grâce au prolongement de la CRDS, le fameux prélèvement sur les salaires.

Les libéraux estiment que cette «nouvelle dette» doit être isolée et… honorée. Les peuples seraient une nouvelle fois appelés à s’en acquitter ad vitam, tout en subissant de nouveaux chantages. L’accès à cet argent ne sera en effet conditionné ni au travail ni à la formation ou au progrès écologique, mais bien aux «réformes structurelles» contre les services publics, l’emploi, la Sécurité sociale, les retraites… 

Seulement voilà. Par temps de Covid, alors que des carcans idéologiques ont volé en éclats à la faveur du «soutien» aux économies, les tabous tombent, y compris en Allemagne. La question de la soutenabilité de cette dette et de son remboursement suscite ainsi de vives controverses, certains économistes et élus de gauche défendant son annulation, en grande partie, singulièrement celle détenue par la BCE.

L’affaire ne serait que «technique»; elle est au contraire éminemment politique. Car parmi ceux qui sopposent à ces alternatives, quils qualifient de «dangereuses», beaucoup étaient jadis favorables à des règles budgétaires austéritaires qu’ils feront tout pour rétablir dans l’après-Covid, sous les pressions conjuguées des marchés financiers. La France et l’Europe ont donc une dette morale et un rendez-vous avec l’histoire. Pourquoi les peuples devraient-ils payer la facture?

[EDITORIAL publié dans l'Humanité du 24 mars 2021.]

Publié par Jean-Emmanuel Ducoin

 

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Covid-19 : malgré 500 000 doses supplémentaires en Ile-de-France, une vaccination à deux vitesses

25 Mars 2021, 09:36am

Publié par PCF Villepinte

Le Parisien Par Carole Sterlé Le 23 mars 2021 à 18h57, modifié le 23 mars 2021 à 20h10

Elle repart du centre de vaccination Olympe-de-Gouges, à Paris XIe, tout sourire. « Ça s'est très bien passé ! » lâche Jeanne, parisienne de 99 ans et toute jeune vaccinée. Elle a fait le trajet depuis son XVIe arrondissement aux bras de sa fille Hélène et de Manal, son « ange gardien ». « J'ai mis deux mois à avoir ce rendez-vous, explique Hélène. C'était une horreur, je ne trouvais rien, et dimanche, ça s'est débloqué. » Car en Ile-de-France, des créneaux de vaccination se sont enfin libérés cette semaine.

Lundi soir, sur Sante.fr, le bleu sautait aux yeux. C'est la couleur des plages horaires disponibles : 150 créneaux à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis), 29 à Chelles (Seine-et-Marne), plus de 200 dans ce centre de vaccination parisien.

 Une offre supérieure aux prévisions

La raison tient d'abord à l'offre de vaccins supérieure à ce qui était escompté en mars. « Sur l'ensemble du mois, nous devions avoir une dotation de 300 000 doses des vaccins Pfizer et Moderna et nous aurons eu finalement 800 000 doses (570 000 primo injections et 220 000 rappels, NDLR) », nous indiquait dernièrement Aurélien Rousseau, le patron de l'Agence régionale de santé (ARS) Ile-de-France. Un million de doses sont espérées en avril, et deux fois plus en mai.

Covid-19 : malgré 500 000 doses supplémentaires en Ile-de-France, une vaccination à deux vitesses

Pour autant, et à la surprise générale, ces nouveaux créneaux n'ont pas tous été pris d'assaut, comme au début de la campagne vaccinale.

Il faut dire que l'enchaînement chaotique des livraisons, la suspension d'Astra Zeneca et l'absence de calendrier vaccina, ne facilitent pas l'anticipation. Les rendez-vous s'affichent souvent d'une semaine sur l'autre.

« Nous sommes certains que des publics prioritaires n'ont pas été vaccinés », s'inquiète Luc Ginot, docteur et directeur de la santé publique à l'ARS Ile-de-France, qui mobilise tous les acteurs de terrain, jusqu'aux associations, au pied des escaliers. La semaine dernière, selon Santé Publique France, 46,6 % des Franciliens âgés de plus de 75 ans (400 139 personnes) avaient reçu une première injection (22 % ont eu un rappel).

Les autres sont-ils anti-vaccins ? Découragés ? Déconnectés ? « Moi j'ai longtemps hésité », confie Colette, parisienne de 82 ans, qui a sauté le pas ce mardi. Elle a eu la bonne idée de se décider au moment où des créneaux se libéraient. Mais tout le monde n'est pas aussi agile qu'elle sur Internet, ou n'a pas, comme Jeanne, un enfant pour traquer les disponibilités jour et nuit sur Doctolib.

 Aller vers ceux qui n'ont pas les moyens de décrocher un rendez-vous

Partout en Ile-de-France, les initiatives se multiplient pour aller vers ceux qui n'ont pas les moyens de décrocher un rendez-vous, dans les cités comme à la campagne. Près de 10 000 doses leur sont réservées chaque semaine. Vaccibus en Seine-Saint-Denis ou dans les Yvelines, partenariat des aides à domicile à Paris, interventions dans les foyers de travailleurs migrants permettent de cibler les exclus.

A eux ensuite de décider s'ils souhaitent ou non se faire vacciner. A Bobigny, la CPAM appelle depuis trois semaines les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire (CSS) (ex-couverture maladie universelle, CMU), ceux qui n'ont pas de médecin traitant ou qui n'ont pas eu de remboursement de soins depuis plus de six mois.

Un courrier de trois pages a été adressé lundi à 96 000 exemplaires à tous les habitants de plus de 75 ans recensés en Seine-Saint-Denis, pour rappeler comment accéder à la vaccination, avec des numéros de téléphone. Et rappeler que le vaccin est gratuit pour tous. Ce courrier a été envoyé à tous, vaccinés ou non, puisque à ce jour, on peut savoir combien de personnes, par tranche d'âge et profil, ont été vaccinées, mais pas où elles vivent, protection de la vie privée oblige.

« Il y a des tas de gens qui attendent, de plus de 75 ou moins, avec des polypathologies », confirme la fédération de Paris de l'Union nationale de retraités UNRPA, qui intervient dans les quartiers prioritaires. En une journée et demie seulement, la fédération parisienne a listé vingt volontaires parmi ses adhérents.

La liste d'attente s'allonge de jour en jour aussi à la pharmacie de Bruno Maleine, à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne), président du conseil régional des pharmaciens. Il pense recevoir des doses d'Astra Zeneca dans la semaine, « 10 ou 20 dans le meilleur des cas ». Pas de quoi satisfaire la centaine d'impatients, dont certains « souffrant de comorbidités ».

 Des bugs techniques sur Stop Covid ?

L'offre de nouveaux créneaux ne suffit pas à satisfaire tout le monde. Ce mardi, Jocelyne est repartie très en colère du centre de santé du XIe. Elle était venue du Val-de-Marne et comme aucune condition de domiciliation n'est exigée, elle espérait bénéficier d'une première injection. « J'avais pris rendez-vous par la plateforme Stop Covid mais ça n'a pas été pris en compte », peste cette retraitée de 66 ans qui complète ses fins de mois par des animations dans les supermarchés.

Avec son « diabète de type 2, deux phlébites, une hépatite et l'ordonnance du médecin », elle est sûre d'être éligible même si elle a moins de 70 ans. A condition encore de trouver un rendez-vous. Le seul qu'elle a trouvé auparavant était à Reims. « On me parle de liste d'attente, et de nouveaux vaccins dans dix jours, mais moi j'ai besoin de travailler », souffle-t-elle.

«On m'a indiqué que je n'étais pas prioritaire, alors que j'ai des problèmes de santé»

Florence, enseignante de 60 ans, désespère de se faire vacciner./LP/C.S.

« Si les profs sont vaccinés en avril avec Astra Zeneca et qu'il faut neuf semaines d'intervalle entre les deux injections, ça veut dire qu'on se retrouve totalement vacciné au moment des grandes vacances ? » s'interroge Florence, toujours professeur d'histoire à 60 ans, comme en témoigne sa carte professionnelle.

C'est elle qui nous a apostrophés, les larmes aux yeux, ce mardi matin, aux portes du centre de vaccination abrité dans la salle Olympe-de-Gouges, à Paris XIe. « J'ai vu hier sur Sante.fr qu'il y avait des créneaux disponibles et j'ai essayé de prendre rendez-vous comme je le fais depuis deux mois, mais comme je n'ai pas 75 ans, ça m'a indiqué que je n'étais pas prioritaire, alors que j'ai des problèmes de santé, un rein qui fonctionne mal, de l'hypertension et une ordonnance du médecin. »

 Une responsable du centre de vaccination a pris le temps de l'écouter à l'entrée, ce mardi. « Elle a pris mon numéro et ils me rappelleront peut-être en avril », soupire Florence, la mine défaite. « Je ne sais plus quoi faire, je veux reprendre le travail, mais je ne peux pas retourner en cours sans vaccin. Et si je prolonge mon arrêt je risque d'être à mi-traitement.

Il faut qu'on vaccine les profs rapidement ! » lâche-t-elle. Le distanciel avec les élèves ? « Je chialais à chaque fin de cours, la distance, c'est une épreuve aussi. » Elle n'avait pas d'ordinateur avant le Covid. Alors organiser des cours en visioconférence, avec le son et l'image n'a pas été simple.

Reprendre le travail ? Sans vaccin, elle a trop peur. « J'ai enterré une amie en décembre, emportée par le Covid », se justifie-t-elle. « Si ça continue je vais craquer, je vais dévisser », répète-t-elle avant de rentrer chez elle. Quelques heures plus tard, elle nous adressait un SMS plein d'espoir : « Je n'ai pas joué au loto mais je viens de gagner… une vaccination au centre Olympe-de-Gouges pour le 25 mars ! Ouf ! Quel soulagement ! »

 

 

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Agents territoriaux – Essentiels un jour, avec moins de droits le lendemain.

24 Mars 2021, 15:19pm

Publié par PCF Villepinte

Publié le 24/03/2021 par PCF

Halte à l’hypocrisie du gouvernement !

Agents des crèches, des cimetières, de la restauration collective, des centres de santé, de la voirie, de la propreté, des espaces verts : depuis un an, le gouvernement salue le travail des fonctionnaires territoriaux, en première ligne pour affronter une crise sanitaire d’une ampleur inédite.

 

Le 13 avril 2020, le Président de la République affirmait qu’il nous faudra nous « rappeler aussi que notre pays, aujourd’hui, tient tout entier sur des femmes et des hommes que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal ». Pourtant, malgré ces applaudissements et déclarations, l’exécutif a choisi de remercier les héros du quotidien, qui ont permis à la France de tenir debout, en les faisant passer pour des privilégiés et en s’attaquant à leurs droits.

En effet, la loi « de transformation de la fonction publique », dite Dussopt, adoptée par la majorité à l’Assemblée nationale, impose dans son article 47 le principe d’une durée annuelle du travail pour les fonctionnaires de 1 607 heures au plus tard en juin 2021. Elle annule ainsi tous les accords plus favorables au temps de travail légal qui avaient été négociés dans les collectivités au fil des ans.

Derrière cette mesure se cache l’objectif affiché au début du quinquennat d’imposer, au nom de la baisse de la dépense publique exigée par les institutions financières, une réduction du budget de fonctionnement de 10 milliards d’euros aux collectivités territoriales. Le gouvernement profite de la crise sanitaire pour avancer son agenda de « réformes » à marche forcée.

En 2017, le candidat Macron promettait la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires « superflus », dont 70 000 dans la Fonction publique territoriale. De fait, l’abrogation des régimes dérogatoires au volume annuel de 1 607 heures représenterait, selon la Cour des comptes, une « économie » de 57 000 postes.

Alors que nous entamons un troisième confinement, la baisse continue des moyens accordés au service public a fait la démonstration de son potentiel dévastateur. La presse révélait, par exemple, la semaine dernière que le nombre de lits en réanimation n’a fait que diminuer depuis mars dernier. Nous en connaissons le résultat.

D’un autre côté, l’engagement des collectivités locales dans la lutte contre l’épidémie est constant et essentiel. Rappelons-le, les agents publics locaux gèrent aujourd’hui au quotidien la plupart des centres de vaccination ouverts sur le territoire. Aussi, il n’est pas acceptable que les agents territoriaux servent de variable d’ajustement comptable pour accompagner les baisses de dotation et le désengagement de l’État.

Depuis un an, l’utilité de service public pour une meilleure prise en compte des besoins de la population est une évidence. Son développement ne pourra passer que par le recrutement massif d’agents publics.

En outre, le progrès va dans le sens d’une réduction du temps de travail, non son augmentation.

Au lieu d’augmenter le temps de travail des agents, le gouvernement devrait répondre au défi de l’amélioration de leurs conditions d’existence et de travail. Pour rappel, les fonctionnaires ont des contraintes professionnelles, la nuit ou le week-end, deux fois supérieures aux autres salariés. Ils sont par ailleurs moins bien rémunérés. Le salaire moyen des fonctionnaires territoriaux (gelé depuis plus de dix ans) est inférieur de 400 € nets par mois par rapport à celui des salariés du secteur privé.

En dernier lieu, après les offensives contre les finances des collectivités, la majorité s’attaque avec ces mesures à la gouvernance territoriale. Elles représentent une atteinte à la libre administration des collectivités garantie par la Constitution.

En définitive, la loi Dussopt est un nouveau coup de poignard contre le service public de proximité, sans lequel la crise profonde que traverse notre pays serait moins bien amortie. Les élus communistes et républicains seront aux côtés des fonctionnaires et des organisations syndicales pour défendre leurs droits et demander son abrogation. µ

Ian Brossat, président de l’Anecr.

 

 

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Les choix destructeurs d’Emmanuel Macron   

24 Mars 2021, 07:14am

Publié par PCF Villepinte

Depuis des mois, le président de la République et son gouvernement gèrent l’évolution de la pandémie de Covid-19, au fil de l’eau, dans le seul but de maintenir les cours de la Bourse. Salariés et retraités doivent se mobiliser le 31 mars pour défendre leurs droits et leur pouvoir d’achat en 2021.

Sans que cela se voie clairement pour le moment, la situation économique du pays se dégrade au fil des mois. Le pouvoir fait payer la crise par le peuple, afin d’enrichir les possédants, avec des effets dévastateurs sur le plan social.

Plusieurs notes de l’Insee, parues début mars, donnent des éléments probants. L’une indique que sur l’année 2020, l’activité chute de manière historique : -8,2%, après une hausse de +1,5% en 2019. Les dépenses de consommation des ménages sont en baisse de 7% sur la même période. Si les importations baissent de 11,5%, les exportations reculent de 16,3%, car notre pays est en voie de désindustrialisation. Une autre note indique qu’en janvier 2021 la consommation des ménages en biens chute de -4,6% en volume par rapport à décembre 2020. Cette baisse atteint -24,6% concernant les achats d’équipement du logement et -27,8% en habillement-textile.

Le pire est à venir dans les services

En raison de la fermeture des restaurants et des activités de loisirs, le pire est encore à venir. Selon l’Insee, en février, la dégradation d’ensemble du climat des affaires dans les services tient, notamment, à la nette détérioration de l’opinion des chefs d’entreprise dans l’hébergement-restauration et dans les services administratifs de soutien.

Début février, l’Insee annonçait déjà que 360 500 emplois avaient été détruits en France, dans le secteur privé, en 2020. Dans l’industrie, les firmes donneuses d’ordres exigent désormais des baisses de prix de leurs sous-traitants, ce qui se traduira par des délocalisations de productions dans des pays à bas coûts de main-d’œuvre et des fermetures de sites en France. Début mars, SFR a annoncé la suppression de 1 700 postes cette année, soit 17% de ses effectifs, malgré un chiffre d’affaires et des profits en hausse. Bien que sa production ait reculé en 2020, le groupe Peugeot-Citroën a dégagé un bénéfice de 2,2 milliards d’euros et propose 1 milliard de dividendes à ses actionnaires. Mais l’augmentation générale des salaires n’a été que de 1,2% en 2020, selon Jean-Pierre Mercier, délégué CGT du groupe.

Le rôle des « fonds vautours » chez Danone

Danone a annoncé la suppression de 1 500 à 2 000 emplois sur l’année 2021. Mais, suite à la baisse du chiffre d’affaires du secteur des eaux minérales, via la fermeture des restaurants, les deux fonds spéculatifs actionnaires de Danone, que sont le californien Artisans-Partners et le britannique Blues-Bell Capital, ont demandé, et obtenu, que le PDG, Emmanuel Faber, ne soit que président et qu’on lui adjoigne un directeur général en phase avec leurs exigences. Ces deux fonds d’investissement détiennent moins de 5% des actions du groupe. Mais ils étaient mécontents d’une baisse temporaire de la valeur de l’action en Bourse, ce qui limite leurs profits via la spéculation !

70% de l’épargne chez 20% des ménages

On a beaucoup parlé de l’épargne des Français en progression de près de 100 milliards d’euros sur l’année 2020. Mais 70% de cette épargne est détenue par les 20% de ménages les plus riches. La pension moyenne des retraités français étant de 1 382€ mensuels, on imagine qu’ils sont peu nombreux à figurer parmi les gros épargnants. Surtout que les pensions n’ont cessé de perdre du pouvoir d’achat depuis la réforme Balladur de 1993 (voir page 6). Comme les autres ménages en ce début d’année, les retraités subissent une hausse de 1,6% du prix de l’électricité à quoi s’ajoute celle du gaz de ville de 5,7%. Les prix des carburants sont en hausse et le prix du baril de Brent cotait près de 71 dollars le 8 mars, plus que le record de mai 2019.

Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, a fait passer le taux d’intérêt du Livret A de 1% à 0,50%, faisant perdre du pouvoir d’achat aux épargnants modestes. Comptant sur la générosité des retraités, il leur demande, aujourd’hui, de faire des donations ponctuelles à leurs enfants et petits-enfants, afin de relancer l’économie par la demande. Ceux qui le peuvent n’attendent pas ce ministre pour aider leurs proches. Lui pense surtout à faire croître les profits des firmes et les dividendes qui vont avec.

Gérard Le Puill

Le 31 mars rassemblement des retraité.e.s de la région parisienne devant le ministère des Solidarités et de la Santé : 14 Avenue Duquesne, 75350 Paris
M° Saint François Xavier et Ecole Militaire
Le plan ICI

Télécharger l'attestation de déplacement dérogatoire pour le 31 mars


Télécharger le document : attestation_31.03.pdf

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La santé n'est pas à vendre, campagne du PCF 93

22 Mars 2021, 09:32am

Publié par PCF Villepinte

La santé n'est pas à vendre, campagne du PCF 93

 Vous trouverez ➡️ lCI ⬅️ l'actualité du PCF 93 et de la campagne santé
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Pourquoi n'avez-vous pas ouvert de lits de réanimation ?

22 Mars 2021, 09:30am

Publié par PCF Villepinte

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