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crise

CGT Le télétravail n'est pas assez appliqué

15 Février 2021, 08:07am

Publié par PCF Villepinte

 

Dans la foulée des annonces du Premier ministre vendredi 29 janvier, la ministre du Travail Élisabeth Borne et le secrétaire d’État chargé des Retraites et de la Santé au travail ont réuni les syndicats le 1er février pour faire le point sur le protocole sanitaire en entreprise et l’application des règles du télétravail.

Une réunion avec la ministre du travail Élisabeth Borne s'est tenue début février, suite aux annonces de Jean Castex concernant la gestion de l’épidémie.

Il a été notamment question des règles relatives au télétravail, dont le respect paraît central dans la lutte contre le Covid-19.

À l'heure actuelle, 36 % des salariés travaillent en présentiel.

Les organisations syndicales CFDT, CGC, FO, CFTC ont déploré que, malgré l'accord national interprofessionnel, « les employeurs ne jouent pas le jeu de la concertation et du dialogue social ».

Des employeurs refusent sa mise en place ou n’en permettent pas des conditions optimales. Ceci contribue à ce que le nombre de salariés en télétravail régresse. Pour renforcer le caractère effectif du télétravail, la ministre a annoncé un durcissement du contrôle des entreprises par l'inspection du travail (accompagnent dans un premier temps et sanctions au besoin).

Notre organisation a tenu à rappeler que l’accord national interprofessionnel sur le télétravail du 26 novembre n’est ni propice à encourager le télétravail, ni un frein à son érosion dans la période, et ce malgré la « prise en compte » des circonstances exceptionnelles.

Il convient désormais d'éviter que le télétravail conduise à un travail dégradé.

Pour ce faire, plutôt que de demander aux organisations de porter la « bonne parole » gouvernementale, l’État devrait être plus directif en poussant à ce que les entreprises et les branches concluent des accords assurant :

la santé des salariés en télétravail ;

 l’effectivité du droit à la déconnexion ;

 la fourniture des équipements ;

 la prise en charge des frais professionnels ;

 ainsi que les conditions de bon exercice du droit syndical et des IRP (instances représentatives du personnel).

Pour rendre effectif le télétravail, il est nécessaire d’aller au-delà des métiers éligibles pour identifier quelles activités peuvent être télétravaillées pour chacun des métiers.

Pour lutter contre l’intensification du travail, qu’il soit induit par le télétravail ou le couvre-feu, notre organisation propose de mettre en place sa proposition de réduction du temps de travail à 32 heures qui serait ainsi testée grandeur nature.

Alors que les vacances scolaires se profilent, notre organisation a aussi alerté sur la question spécifique des femmes, sur qui repose particulièrement le travail domestique. Le premier confinement au printemps dernier avait conduit à cumuler pour ces salariées le travail à domicile et la garde d’enfants.

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VACCINATION...OÙ EST LE PROBLÈME ? 

15 Février 2021, 08:02am

Publié par PCF Villepinte

 

Il est nécessaire de rappeler que la vaccination est à l’origine de progrès majeurs dans la lutte contre les maladies infectieuses qui ont, pendant longtemps, été la première cause de mortalité dans le monde. Cependant ces dernières années, la confiance de la population dans les vaccins s’est érodée, plus particulièrement en France.

Les causes sont à rechercher dans la conjonction entre une communication Gouvernementale inadaptée et une opacité de la part des laboratoires concernant la fiabilité de leurs produits. Cela a commencé avec le vaccin contre l’hépatite B, puis est venu le problème de l’aluminium et enfin les fameux « vaccinodromes » de Roselyne Bachelot lors de l’épisode de la grippe H1-N1.

Course à la rentabilité

Face au coronavirus, la mobilisation mondiale pour mettre au point des vaccins a été très rapide et, on peut le dire aujourd’hui, efficace, puisque nous disposons en un temps record de produits qui paraissent fiables. Cependant, là encore, notre Gouvernement ainsi que la Commission européenne n’ont pas été à la hauteur face à une industrie pharmaceutique très organisée et dont l’objectif principal reste financier, à savoir le meilleur retour sur investissement pour ses actionnaires.

Nous avons donc assisté à une course indécente pour savoir quel serait le pays qui précommanderait le plus rapidement le plus grand nombre de vaccins, avec le versement de sommes considérables dans le cadre de contrats opaques, visiblement très favorables aux industriels. Se sont greffés, par ailleurs, des enjeux géopolitiques, avec des déclarations de dirigeants politiques souhaitant imposer leur pays comme la puissance impérialiste dominante dans ce qui a pris le nom d’une « guerre contre le virus ».

Ce contexte s’est avéré peu favorable à un débat serein pour répondre aux interrogations légitimes des populations les plus sceptiques vis-à-vis des vaccins, ouvrant la porte à la diffusion, notamment via les réseaux sociaux, de fausses informations, jetant encore plus le doute chez des personnes qui souhaitaient uniquement disposer de données fiables dans un contexte de crise très anxiogène.

Chantage douteux

Nous avons donc assisté lors du dernier trimestre 2020 à une nouvelle incurie de nos dirigeants qui n’ont pas été capables d’exiger des laboratoires l’accès immédiat et sans restriction aux données des essais menés. Nous avons subi un déferlement d’informations commerciales des laboratoires les plus en avance sur la production de leur vaccin ayant comme objectif d’accélérer les décisions des autorités pour une commercialisation la plus rapide possible, sous la pression d’une partie de l’opinion.

Les données, finalement rassurantes sur l’efficacité des produits et leurs effets secondaires, n’ont ainsi été diffusées qu’après avoir obtenu gain de cause au niveau commercial. Il est évident qu’un tel comportement de ces entreprises ne peut que susciter des doutes sur l’honnêteté de leurs publications.

Sortir du secteur marchand

Tout cela démontre qu’il est urgent d’imposer les vaccins, et plus largement les médicaments, comme des biens mondiaux essentiels qui doivent échapper au secteur marchand. C’est ainsi que la Cgt demande de lever la propriété privée sur les brevets qui empêche la diffusion des vaccins tout en étant le support de profits indécents.

Elle revendique une obligation légale pour tous les laboratoires pharmaceutiques de partager leurs connaissances, la propriété intellectuelle et les données relatives, mais aussi d’être transparents à la fois sur les contributions publiques, les coûts de production et les clauses d'accessibilité ainsi que sur les protocoles de contrôles sanitaires.

La Sécurité sociale ne doit pas financer la course aux profits et les actionnaires de laboratoires privés. Comme elle a déjà financé la recherche et les investissements, elle ne doit payer que les coûts de production des vaccins.

Restaurer la confiance

La situation actuelle est aggravée par la stratégie vaccinale très complexe choisie par le Gouvernement, avec des choix de priorisation de population contestables en matière de santé publique. Nous assistons de nouveau à une incapacité de la technostructure administrative - la Direction générale de la santé et les Agences régionales de santé - pour mettre en place une organisation simple permettant de restaurer la confiance de la population.

La France est en effet un des pays où la proportion de la population réticente à la vaccination est la plus forte, ce qui doit être mis en rapport avec le fait qu’il s’agit aussi du pays dont le Gouvernement recueille la plus faible confiance de ses citoyens vis-à-vis de son action politique. Il n’est pas concevable qu’après la gestion catastrophique des masques, puis des tests, nous nous retrouvions face à un nouveau scandale avec la vaccination.

Donner des moyens

Le rôle de l’État est de mettre à disposition des professionnels de santé de terrain les moyens matériels, logistiques et financiers permettant de vacciner rapidement et efficacement la population dans les meilleures conditions de sécurité. Il s’agit de la condition du rétablissement de la confiance absolument nécessaire aujourd’hui.

Qui mieux que le médecin, l’infirmière ou le pharmacien, qui connaît son patient, peut répondre à ses interrogations en lui fournissant les réponses adaptées. Ce n’est sûrement pas dans un gymnase transformé en centre de vaccination avec des personnels réquisitionnés, inconnus et interchangeables, que cela peut s’organiser !

Il y a urgence à changer radicalement d’approche concernant la santé publique dans notre pays afin de pouvoir sortir rapidement de la crise actuelle et de gérer plus sereinement celles qui surviendront inéluctablement dans les années et les décennies à venir.

Dr Christophe Prudhomme

 

 

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Levée des brevets/vaccins : Fabien Roussel écrit à Emmanuel Macron

9 Février 2021, 13:57pm

Publié par PCF Villepinte

LETTRE AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

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Monsieur le Président de la République,

La situation sanitaire actuelle est critique et risque de perdurer, si nous ne trouvons pas une solution collective à cette crise.

Il devient de plus en plus difficile de contrôler la pandémie depuis l’arrivée de variants, qu’ils viennent de Grande-Bretagne, de Californie, d’Afrique du Sud ou du Brésil. Outre le maintien des gestes barrières, la politique de tests et d’accompagnement des personnes contaminées et cas contacts, tout le monde s’accorde à dire qu’une campagne de vaccination massive à l’échelle mondiale nous permettra d’entrevoir la sortie de cette crise sanitaire.

Aujourd’hui, plusieurs vaccins existent contre ce virus. C’est la bonne nouvelle de cette année. Il s’agit d’une prouesse scientifique, largement soutenue par les plus de 8 milliards d’euros investissements publics des États et, au sein de l’Union européenne, par la Commission européenne qui a investi 2,3 milliards d’euros pour le développement des capacités de production de l’industrie pharmaceutique. La découverte de ces vaccins a été aussi facilitée par le partage de la séquence complète du génome du coronavirus par les autorités chinoises, dès le 11 janvier 2020.


Il est désormais urgent que ces vaccins puissent être produits massivement et soient accessibles à tous les peuples du monde, le plus rapidement possible. Malheureusement, ce n’est pas ce chemin qui est emprunté. Déjà aujourd’hui, plusieurs grands laboratoires sont incapables de respecter les engagements pris pour la livraison de leurs doses.


De plus, des inégalités apparaissent entre les pays à faibles revenus et les pays riches : ces derniers ont acheté suffisamment de doses pour vacciner deux à trois fois leur population quand les pays pauvres n’ont, à ce jour, qu’une dose pour trois habitants. La plateforme Covax est loin de répondre à cette situation.


Il y a donc urgence à ce que les États prennent le contrôle de cette campagne vaccinale et organisent la production et la diffusion de ces vaccins, comme le demandent l’Inde et l’Afrique du Sud. Pour gagner cette guerre contre le virus, nous vous appelons à saisir l’Organisation mondiale de la santé afin de coordonner les efforts des États et faire du vaccin un bien public mondial. Ne laissons pas la campagne vaccinale dans les mains du secteur privé !


En France, de nombreuses voix s’élèvent ainsi pour appeler à une plus grande coopération à l’échelle de la planète. Les Académies des sciences, de médecine et de pharmacie relaient cet appel. Des scientifiques de plusieurs pays appellent à faire du vaccin un bien public permettant aux pays qui en font la demande de pouvoir le produire rapidement.

Comme vous le savez, l’OMC, l’Union européenne ou des États, comme la France, disposent des moyens juridiques pour suspendre les brevets en temps d’urgence sanitaire et obtenir les licences nécessaires permettant les transferts de technologie vers tous les laboratoires industriels compétents. Cela peut se mettre en place rapidement, sans spolier les industriels.


En effet, l’article 311 de l’Organisation mondiale du commerce stipule que l’on peut procéder à une levée des brevets « dans des situations d'urgence nationale ou d'autres circonstances d'extrême urgence ou en cas d'utilisation publique à des fins non commerciales ». Nous y sommes !

En France, la loi d’urgence pour faire face à l’épidémie de Covid-19 du 23 mars dernier a prévu « de prendre toute mesure permettant la mise à la disposition des patients, de médicaments appropriés pour l'éradication de la catastrophe sanitaire
 ».

Le 30 novembre dernier, une initiative europ
éenne citoyenne a été lancée2 demandant un changement législatif notamment pour « veiller à ce que les droits de propriété intellectuelle, brevets compris, n’entravent pas l’accessibilité ou la disponibilité de tout vaccin ou traitement futur contre la Covid-19 ».


Cette revendication recueille aujourd’hui l’adhésion d’un large panel d’organisations3 et bénéficie du soutien de nombreux experts de la santé. Il y a urgence. C’est pourquoi, nous souhaiterions être reçus afin de vous faire part de nos propositions pour augmenter la capacité de production des vaccins à l’échelle européenne et à l’échelle mondiale.


Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’assurance de notre haute considération. »


Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord,

Paris, le 9 février 2021.

 

Télécharger la lettre

 

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Covid-19. « En mobilisant tout le monde, on pourrait aller plus vite », soutient Christan Favier

2 Février 2021, 07:05am

Publié par PCF Villepinte

Lundi 1 Février 2021

L'Humanité Emilio Meslet

Alors que le virus circule encore beaucoup, le président communiste du Val-de-Marne constate une campagne de vaccination «chaotique» à laquelle les élus locaux ne sont que peu associés. Entretien.

Masques, tests et désormais vaccins: en première ligne, les élus locaux subissent les décisions souvent hasardeuses de l’exécutif. Parmi eux, Christian Favier, président du conseil départemental du Val-de-Marne. Alors que Sanofi, fleuron industriel de son territoire, est à la peine, le communiste déplore une campagne vaccinale trop lente et s’inquiète d’une reprise épidémique aux fortes conséquences sanitaires mais aussi sociales.

Icon GPSVaccination anti-Covid : le point sur la situation

Très en retard sur la découverte d’un vaccin, Sanofi a annoncé la suppression de 400 postes dans la recherche. De quoi cette situation est-elle le signe, selon vous?

CHRISTIAN FAVIER C’est le résultat de décisions stratégiques de sacrifier l’investissement sur la recherche. On paye aujourd’hui les conséquences de ces choix financiers. L’État doit reprendre la main sur la situation, d’autant plus au regard des aides publiques dont Sanofi a bénéficié depuis des années. Il faut mettre fin à cette gabegie en allant vers un grand pôle public du médicament. On parle d’état d’urgence mais il n’y a pas de mesures d’urgence prises à l’égard de ces industries pharmaceutiques qui se sont moquées du monde en versant des dividendes aux actionnaires tout en ayant failli à leur mission.

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Covid-19 et monde professionnel. Quelles sont les conséquences de la crise sanitaire sur le travail ?

1 Février 2021, 07:46am

Publié par PCF Villepinte

épidémie

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L'Humanité

Lundi 1 Février 2021

Anna Musso

Depuis plus d’un an, la gestion de l’épidémie de Covid-19 menace et abîme les conditions de travail, nous obligeant à repenser notre rapport au monde professionnel.

Des nouvelles formes de domination du travail

DUARTE ROLOPsychologue clinicien. Enseignant à l’université Paris-Descartes

La pandémie de Covid-19 a provoqué des changements importants du point de vue de l’organisation du travail d’une grande partie de la population, contrainte d’adopter des modalités de travail à distance. Ces changements, que l’on crut d’abord temporaires, sont en voie de devenir pérennes.

Ils risquent de modifier le paysage du travail pour les années à venir. La pandémie a en réalité offert aux dirigeants une occasion privilégiée d’expérimenter de nouvelles techniques de gestion et d’organisation. Avec la crise économique, présentée comme un rejeton de la pandémie, nous assisterons vraisemblablement à une restructuration productive d’ampleur, qui servira à implémenter de nouvelles formes de domination du travail.

Bien que les avantages du travail à distance soient aujourd’hui vantés par certains, celui-ci perturbe des dimensions fondamentales du rapport subjectif au travail. Premièrement, car les modalités de travail à distance modifient les possibilités d’interaction et par conséquent les relations sociales au travail. Deuxièmement, car le rapport au réel du travail se fait désormais par l’intermédiaire d’un objet technique (téléphone, ordinateur ou autre), qui altère les modalités de contact avec la matière du travail.

Voyons en quoi ces changements viennent grever les possibilités d’établir un rapport positif au travail. Les études en clinique du travail ont permis de montrer que la coopération au travail est indispensable à la fois du point de vue de la qualité du travail que de la préservation de la santé mentale...

 

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 L'exécutif doit passer un pacte de vérité et de transparence avec les français (Fabien Roussel - PCF)

30 Janvier 2021, 13:51pm

Publié par PCF Villepinte

Publié le 28/01/2021 par PCF

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La France fait face à une augmentation importante de personnes contaminées. La circulation du virus s’emballe. La situation est préoccupante, notamment à cause de plusieurs souches de virus mutants présentes dans le pays.

Pourtant l’incertitude, l’angoisse d’un reconfinement, l’absence de perspective, la crise sociale qui s'aggrave pèsent sur tous les français-es, qu’ils soient étudiant-es, salarié-es, retraité-es, ou chefs d’entreprise. Ce dont le pays a le plus besoin aujourd’hui, ce qui doit être au cœur des prochaines décisions, c’est une trajectoire, une véritable stratégie pour les prochains, une gestion de la crise pour enfin voir le bout du tunnel.

L’exécutif doit passer un pacte de vérité et de transparence avec le peuple de France. Il n’y a pas 66 millions de procureurs, il y a 66 millions de gens qui ont déjà beaucoup donné, qui ont accepté les consignes sanitaires, qui ont tenu le pays à bout de bras, notamment les personnels de santé et les salariés de la seconde ligne, qui éprouvent une grande lassitude face à un horizon sanitaire et social toujours plus menaçant.

Si nous devons passer par une nouvelle période de confinement, un vrai débat démocratique doit permettre d’en décider les modalités. Pour le Parti communiste français, les prochaines semaines doivent d’abord être celles d’une vaccination massive, car le vaccin est la seule solution contre ce virus. Seule la vaccination nous permettra de sortir des confinements qui brisent un nombre considérable de vies.

Je demande un débat régulier, hebdomadaire au parlement pour que les décisions soient prises collectivement et non à 15 dans un bunker avec un Président coupé du monde et de la réalité.

Je demande à ce que l’on donne une trajectoire à nos concitoyens : confinement, vaccination, déconfinement, ouverture progressive des lieux culturels, sportifs et des restaurants… jusqu’à l’été 2021.

 Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord,

 

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Le PCF salue la résolution du Conseil de l’Europe et appelle à dépasser le système de brevets pour sortir de la pandémie

29 Janvier 2021, 08:09am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 28/01/2021 par PCF

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Vaccins/Brevets : 

Alors que, sur les recommandations des ARS, les centres de vaccination ferment et déprogramment les rendez-vous, et que la France et l’Europe sont en train de gérer une pénurie de vaccin tout en envisageant des reconfinements, les gouvernements doivent taper du poing sur la table et obtenir des laboratoires la possibilité de produire les vaccins notamment en France.

Le PCF salue d’ailleurs la résolution sur les vaccins du Conseil de l'Europe et appelle à rejoindre l'initiative citoyenne européenne pour en faire des biens communs de l'humanité.

Dans sa résolution adoptée, le 27 janvier 2021 sur les vaccins contre la Covid-19 : considérations éthiques, juridiques et pratiques le Conseil de l'Europe appelle à faire des vaccins contre la Covid 19 un bien public mondial, rejoignant en cela les recommandations de l'OMS.

L'Assemblée a également adoptée à une large majorité (72 voix en faveur 16 contre) un amendement porté par la groupe de la Gauche Unitaire Européenne (auquel le PCF est associé) demandant « de surmonter les obstacles et les restrictions découlant des brevets et des droits de propriété intellectuelle, afin d'assurer la production et la distribution à grande échelle de vaccins dans tous les pays et pour tous les citoyens ».

Il est grand temps de dépasser le système de brevets pour sortir de la pandémie.

Aujourd'hui, nous devons offrir des perspectives aux citoyens. Cela passe par la mise en commun des connaissances et de la production de vaccin, notamment en réquisitionnant les entreprises telles que Sanofi. Seule une réponse collective et globale nous permettra de sortir de cette crise. C'est tout le sens de l'initiative citoyenne européenne #PasdeProfitsurlaPandemie #Right2Cure lancée en novembre dernier par le PCF avec des organisations syndicales, associatives et des partis politique de toute l'Europe.


Nous appelons donc chacun et chacune à s'engager dans cette campagne en signant et en diffusant la pétition : https://noprofitonpandemic.eu/fr/

 

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Ce ne sont pas des procureurs. Ce sont surtout des victimes.  ”

28 Janvier 2021, 07:46am

Publié par PCF Villepinte

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Niels Arestrup - Comédien, interrogé par Laurent Delahousse sur France 2

NVO 25 janvier 2021 | Mise à jour le 25 janvier 2021

Par Frédéric Dayan | Rédacteur en chef adjoint

Qu'est-ce qui du virus ou des hommes politiques vous met le plus en colère a demandé en substance Laurent Delahousse au comédien Niels Arestrup, dimanche soir 24 janvier sur France 2.

Question posée à ce talentueux interprète de quelques rôles d'hommes politiques alors que la polémique faisait rage après les propos d'Emmanuel Macron jeudi 21 janvier dénonçant une «nation de 66 millions de procureurs».

Déprimé et attristé par la situation faite non seulement aux artistes du spectacle vivant mais aussi à l'ensemble des citoyens soumis aux injonctions de l'état d'urgence sanitaire, Niels Arestrup a eu ces mots prononcés sans colère, la voix navrée :

«J'ai pas les moyens d'être en colère contre le virus. Je suis peut-être un petit peu plus déçu ou choqué par la façon dont on nous parle. Je crois que les Français sont drôlement gentils depuis un bon moment. Ils font tout ce qu'on leur demande. (…) On vit beaucoup dans cette relation à l'ordre brutal. Ça y est on est reconfinés, on va retourner à l'étable…

on va manger du foin et on va dormir. Et peut-être dans 15 jours ou trois semaines on va nous dire “vous pouvez aller manger un peu d'herbe dans le pré”. Il faut être gentil avec les gens qui vivent ça et qui acceptent ça. Ce ne sont pas des procureurs. Ce sont surtout des victimes.»

 

 

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Malaise étudiant: "Je ne peux pas passer une année comme ça"

26 Janvier 2021, 08:07am

Publié par PCF Villepinte

Malaise étudiant: "Je ne peux pas passer une année comme ça"

Lundi 25 Janvier 2021

Étudiante en licence de psychologie à l’université, Ludivine fait partie de ceux contraints à suivre leur scolarité à distance, en raison de l’épidémie de Covid-19.  Comme nombre de ses camarades, elle souffre de cette situation. « Je l’ai dit à mon professeur principal, je pense que je vais redoubler » redoute-t-elle, après avoir constaté une baisse dans ses résultats au cours du premier semestre. 

Enfermée devant un écran

Difficile de se concentrer lorsqu’on est du matin au soir devant son ordinateur, sans contact humain dans l’apprentissage, avec pour seule interface un professeur sur un écran et un tchat de conversation entre camarades. Et ce n’est pas le jour de présence par semaine promis aux étudiants le 21 janvier qui changera la donne.  Ludivine accuse une lourde démotivation, en comparaison avec le début de ses études.

« En première année, j’étais motivée, j'allais beaucoup sur Internet, regarder des vidéos complémentaires par moi même après les cours ». Aujourd’hui, l’étudiante ne « voit plus le bout ». Autour d’elle, le malaise des étudiants est palpable. « Il y a de plus en plus d’étudiants qui développent des pathologies, alors qu’ils n’en avaient pas avant, ou bien qui sombrent dans la dépression ».

Inquiétudes sur la santé mentale des étudiants

Ludivine partage également son histoire personnelle : « Cette année, j’étais tellement seule que je suis allée consulter. J’ai été diagnostiquée bordeline. Et avec des pathologies comme ça, rester enfermé avec nous-mêmes, ça rend les crises encore plus violentes » témoigne-t-elle. 

Face au désarroi grandissant des étudiants et de l’inquiétante émergence de problèmes de santé mentale chez les jeunes, Ludivine regrette le désintérêt du gouvernement, tout en relayant un sentiment d’abandon largement partagé ces dernières semaines sur les réseaux sociaux, avec pour dernière expression le hashtag #étudiantsfantômes qui recense les témoignages de ces étudiants. 

 

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En plein boom de la pauvreté, les ultrariches empochent 479 milliards d'euros, selon Oxfam

25 Janvier 2021, 16:31pm

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité lundi 25 janvier 2021                             © Vincenzo Pinto/AFP
Loan Nguyen

114,3 milliards pour Elon Musk, 69,3 pour Jeff Bezos... Dans un rapport publié ce lundi, l'ONG révèle que la pandémie a largement profité aux grosses fortunes mondiales. Alors que des centaines de millions de personnes vivent avec moins de 4,90 euros par jour, l'association avance des propositions pour tenter d'enrayer cette dynamique inégalitaire.

Plusieurs études, cet automne, l’avaient déjà souligné, Oxfam enfonce le clou avec son dernier rapport: la crise sanitaire du Covid-19 a bel et bien profité aux multimilliardaires. «Les dix hommes les plus riches du monde dont fait partie le Français Bernard Arnault – ont vu leur fortune totale augmenter de 540 milliards de dollars (479 milliards d’euros) depuis le début de la pandémie», pointe l’organisation internationale, qui lutte pour la réduction des inégalités.

Dans le même temps, «entre 200 millions et 500 millions de personnes supplémentaires pourraient avoir basculé dans la pauvreté en 2020», estime l’étude, précisant qu’il faudra «plus dune décennie avant que le taux de pauvreté ne retrouve son niveau davant la crise».

«Le soutien des banques centrales ont eu un effet de levier»

Un décalage d’autant plus impressionnant que les 1000 plus grandes fortunes avaient, dans un premier temps, subi 30 % de pertes entre février et mars 2020. Un décrochage de courte durée puisque, neuf mois après, ces milliardaires avaient déjà reconstitué leur patrimoine d’avant la crise, avant de voir leur magot s’étoffer ces derniers mois. Pour Oxfam, ce phénomène s’explique notamment par le «soutien sans précédent des gouvernements pour leur économie». «Mais cest principalement le soutien des banques centrales avec leur politique de rachats dactions massifs pour éviter que les cours ne dévissent qui ont eu un effet de levier», précise Quentin Parrinello, porte-parole d’Oxfam France.

Parmi ces ultrariches, certains ont directement profité de la crise sanitaire. C’est le cas de Jeff Bezos, PDG d’Amazon, qui a vu sa fortune augmenter de 69,3 milliards d’euros au cours de l’année 2020 à la faveur des confinements et des fermetures de commerces. L’extravagant milliardaire de la tech et dirigeant de Tesla, Elon Musk, a engrangé une hausse de 114,3 miliards d’euros.

Moins connu que son compatriote Jack Ma mais plus riche que celui-ci, le milliardaire chinois Zhong Shanshan a connu une ascension fulgurante parmi les plus riches de la planète (+ 67,9 milliards d’euros). Pour cause: lune de ses entreprises, Beijing Wantai, produit des tests Covid et développe un vaccin contre le Covid-19. À l’autre extrémité, les centaines de millions de personnes qui auraient basculé dans la pauvreté (moins de 4,90 euros par jour) se situeraient pour plus des deux tiers en Asie du Sud, en Asie de l’Est et dans la région Pacifique. «La majorité travaillent dans les secteurs informels (activités hors de la législation). Elles sont exclues du régime de protection sociale, des programmes d’aide sociale et de l’accès au crédit», explique Oxfam.

À lire sur le sujet : Les pays les plus pauvres toujours à la peine

Même à l’intérieur des nations les plus riches, les inégalités se sont accrues. «Alors que les milliardaires français ont connu la troisième progression la plus forte – 175 milliards d’euros, soit deux fois le budget de l’hôpital public –, on est passé de 5,5 millions de bénéficiaires de l’aide alimentaire à plus de 8 millions en septembre en France», affirme Quentin ­Parrinello. Notre champion national en la matière, le patron de LVMH, incarne parfaitement ce phénomène.

La fortune de Bernard Arnault a bondi de 41 %

«Sur lensemble de lannée 2020, malgré la crise, la fortune de Bernard Arnault a augmenté de 44 milliards deuros, soit un bond de 41 %. Après le pic de la crise, sa fortune a doublé entre mars et décembre», souligne Oxfam dans une note consacrée à la situation française. Dans le même temps, «le nombre dallocataires du revenu de solidarité active a fortement augmenté depuis le début de la crise sanitaire (+ 150000), pour atteindre 2,1 millions en octobre 2020, soit une augmentation de 8,5 % par rapport à octobre 2019», rappelle ce document.

Cet article pourrait aussi vous intéresser : Finance. Ces milliardaires qui ont profité de l’épidémie

L’association avance une série de propositions pour tenter d’enrayer cette dynamique: «Investir massivement dans les services publics pour assurer les besoins de base; revaloriser les minima sociaux et les bas salaires, à commencer par le secteur du soin; faire en sorte que les plus riches et les grandes entreprises payent leur juste part d’impôts; mettre en place des contreparties sociales et écologiques contraignantes pour les grandes entreprises.»

 

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