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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

crise

Un pacte d'avenir

8 Septembre 2025, 11:40am

Publié par PCF Villepinte

 

Résolution du Conseil National du PCF – 6 septembre 2025

Une vie toujours plus chère, des plans de licenciements en cascade, des services publics affaiblis, une hausse de la pauvreté mais aussi des émissions de gaz à effet de serre et une perte de la biodiversité, une guerre sans fin en Ukraine avec une économie de guerre mortifère et un génocide qui se poursuit à Gaza… oui, les urgences de paix, sociales,écologiques, démocratiques sont là. Et il faut y répondre !

Or, la politique capitaliste du pouvoir et de la Commission européenne refuse d’affronter l’impérialisme états-unien qui veut accroître les profits à son service. A l’opposé, le PCF appelle à prendre le parti du travail, du renouveau industriel et agricole, du développement des services publics, de la transition écologique et de la paix.

En cette rentrée, la France compte 12 millions de pauvres et la précarité ne cesse de progresser. Pourtant, en 2024, les grandes entreprises ont perçu 211 milliards d’euros d’aides publiques sans critère ! Et le capital se porte au plus haut avec près de 100 milliards d’euros de dividendes versés aux actionnaires et la ponction de 66 milliards d’euros d’intérêts de la dette par les marchés financiers.

Le problème du pays n’est ni la dette en elle-même, ni le prétendu « coût du travail ». Il est là, dans le coût exorbitant du capital.

L’annonce par le Premier Ministre d’un vote de confiance révèle la profondeur de la crise de régime : les forces au pouvoir sont dans l’incapacité de faire accepter des choix préservant la domination et les privilèges du capital. Emmanuel Macron et la droite n’ont pas la base sociale qui permette de mettre en œuvre leur politique. Ils jouent la carte de la coercition par la répression syndicale et le chantage politique. Quant à l’extrême-droite, elle masque les causes réelles, économiques, et détourne la colère vers une haine identitaire déguisée en priorité nationale car elle ne veut pas s’attaquer aux profits. Le 8 septembre, le Premier Ministre François Bayrou et son gouvernement seront tombés mais leur politique au service du capital ne sera pas encore battue.

L’heure est à changer de gouvernement mais aussi et surtout de politique !

C’est pourquoi le PCF agit pour amplifier la bataille politique et sociale sur le contenu d’une alternative à la hauteur de la crise du système capitaliste et des attentes populaires. Il appelle toutes les forces de gauche et écologistes à travailler avec nous à l’alternative politique.

Le projet de budget, qui porte un plan d’austérité inédit de 44 milliards d’euros, doit être mis en échec : non au renchérissement du coût de la vie de plusieurs centaines d’euros par an pour les familles ! Non au recul des droits des salariés du public et du privé ! Non à l’accompagnement des gestions d’entreprises qui cassent l’industrie, l’emploi et les salaires par des aides publiques qui n’ont comme seul critère que de gonfler les profits. Non à la poursuite de la casse des services publics de l'État et de nos collectivités locales ! Non à de nouvelles attaques contre la Sécurité sociale, pilier du modèle social français, dont nous fêtons cette année le 80eanniversaire !

En cette rentrée, le PCF met en débat un pacte d’avenir pour la France avec un plan de dépenses publiques, de formation,d’embauches et d’investissement à 500 milliards d’euros pour les cinq prochaines années grâce à un fonds d’avancesalimenté par le pôle public bancaire existant et appelle à renforcer la démocratie parlementaire et la démocratie sociale.

Notre pacte comporte dix grands objectifs de changement :

1. Pour l’emploi, une retraite digne et une vraie Sécurité sociale du XXIe siècle ; 2. Pour une France de bâtisseurs et de bâtisseuses qui développe l’industrie et les services publics ; 3. Pour relever le défi énergétique, climatique et alimentaire ; 4. Pour l’avenir de la jeunesse ; 5. Pour la réappropriation publique et sociale de la production ; 6. Pour prendre le pouvoir sur l’argent ; 7. Pour les droits des femmes et l’émancipation de chacune et chacun ; pour un nouvel âge de la démocratie ; 9. Pour gagner la paix et garantir les droits des peuples ; 10. Pour une autre Europe, de nations et de peuples libres, souverains et associés.

Au cœur de ce pacte, des mesures d’urgences sont indispensables :

L’augmentation du smic à 2000 € bruts et la convocation d’une conférence sur les salaires ;
L’abrogation de la réforme des retraites ;
Un moratoire sur les licenciements ;
La remise à plat des 211 milliards d’euros d’aidespubliques aux entreprises avec des critères sociaux et environnementaux et de nouveaux pouvoirs des salariés et de leurs représentants pour décider et exercer un contrôle sur leur utilisation ;
Une action résolue en faveur de la paix par l’organisation d’une conférence paneuropéenne de sécurité collective et la reconnaissance de l’Etat de Palestine, un embargo sur les armes et la suspension de l’accord d’association UE-Israël.

Oui, nous l’affirmons avec ce pacte, d’autres choix sont possibles.

Quel que soit le choix du Président de la République, nomination d’un nouveau Premier Ministre ou dissolution, nous sommes prêts à faire entendre les exigences sociales, écologiques et démocratique. Le changement de politique au profit des travailleurs et travailleuses se gagnera par la mobilisation. C’est au monde du travail, à toute la société française de porter ses exigences pour les imposer par sa mobilisation et gagner de nouvelles avancées.

Le PCF est aux côtés des salariés de la santé, de l’énergie, de tous les secteurs en lutte en ce début septembre.

Nous serons également présents aux côtés des citoyens mobilisés le 10 septembre dans toutes les actions portant le rejet de l’austérité et dont nous partageons les modalités.

Nous saluons l’appel de l’intersyndicale et appelons les travailleuses et les travailleurs à participer massivement à la journée de grève et de manifestations du 18 septembre.

Nous appelons également à la mobilisation dans les actionspour la paix du 20 septembre et la réussite d’une grande marche à Paris le 21 septembre pour la reconnaissance d’un Etat palestinien aux côtés de l’Etat d’Israël et l’arrêt immédiat du génocide en cours.

Nous appelons toutes les organisations de notre parti à organiser partout, avec nos concitoyens et concitoyennes, les forces syndicales et associatives et les forces politiques de gauche, le débat sur la politique du pouvoir, l’alternative à y opposer et la nécessité des s’organiser dans les associations, syndicats et les partis pour amplifier et construire par la grève un grand mouvement d’appropriation sociale afin de construire avec tous et toutes un socle de proposionspartagées.

Débattons, à l’échelle locale et nationale, des objectifs sociaux et écologiques pour la France, des moyens pour les financer, des pouvoirs d’intervention des citoyens et des salariés, de la préservation et du développement des libertés publiques et des droits humains, d’une politique de paix, menée en toute indépendance de l’OTAN et des États-Unis, contribuant à la construction d’un nouvel ordre du monde fondé sur la coopération internationale.

Nous invitons également toutes les organisations de notre parti à développer la campagne d’adhésion au PCF et à faire part à la direction nationale des enjeux qu’elles estiment prioritaires pour le 40e Congrès du PCF que nous fixons au 3,4,5 juillet 2026.

Nous donnons rendez-vous aux salariés, à tous nos concitoyennes et concitoyens, à la Fête de l’Humanité du 12 au 14 septembre pour faire ensemble de cette édition 2025 un grand événement populaire, festif et politique, qui contribueau succès des mobilisations en cours et à l’alternative politique.

Paris, le 6 septembre 2025

Parti communiste français.

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Trêve économique

22 Mai 2025, 06:27am

Publié par PCF Villepinte

Chine-État-Unis : La trêve est-elle durable ?

Publié le 21 mai 2025

À l’issue de deux jours de discussions à Genève les 10 et 11 mai, la Chine et les États-Unis ont annoncé une trêve de 90 jours, à compter du 14 mai, sur les surtaxes douanières réciproques.

Washington ramenant ses tarifs douaniers de 145 à 30 %, et Pékin de 125 à 10 %. Le résultat de la rencontre est assez spectaculaire compte tenu du climat de tension prévalant entre les deux pays et de l’escalade de la guerre tarifaire de ces dernières semaines : Trump voulant pousser la République populaire de Chine (RPC) à une capitulation commerciale.

Mais que faut-il cependant attendre de cette pause somme toute précaire et valable trois mois à l’issue desquels les sanctions bilatérales seront de nouveau mises en application, sauf accord d’ici là. 

Un « mécanisme » doit être mis en place pour « poursuivre les discussions sur les relations économiques et commerciales », informe le communiqué final qui insiste sur le haut niveau de représentation des négociateurs, laissant supposer une volonté commune de débloquer la situation : He Lifeng, vice-Premier ministre du Conseil des affaires d’État pour la partie chinoise, et côté étatsunien, Scott Bessent, secrétaire au Trésor, et Jamieson Greer, représentant américain au Commerce.

« Nous avons le cadre d’un accord très, très solide avec la Chine », a claironné Trump sur la chaîne de télévision Fox News. Tandis que le Quotidien du Peuple, organe du Parti communiste chinois, martelait que « les différends économiques et commerciaux devaient être réglés par un dialogue rationnel et respectueux »(…) « La coercition unilatérale ne résout pas les problèmes, elle ne fait qu’exacerber les tensions. »

Depuis avril, la guerre commerciale de Trump était entrée en dangereuse terre inconnue. Aux salves de la Maison-Blanche, Pékin ripostait coup pour coup, répétant sa détermination à « aller jusqu’au bout ». « Nous ne craignons pas les assauts injustes », avait lancé Xi Jinping le 11 avril. 

La RPC se prépare depuis plusieurs années à un choc crucial avec Washington dont la stratégie est de contenir la montée en puissance de cette « rivale ». Dès mars, elle avait massivement réduit ses avoirs en dette américaine en cédant près de 19 milliards de dollars de bons du Trésor américain.

La hausse de ses droits de douane s’était accompagnée d’une baisse significative d’achats des produits agricoles américains dont le soja, d’une restriction des exportations de certains métaux stratégiques, les terres rares lourdes, dont elle assure la majeure partie de l’extraction et la quasi-totalité du raffinage.

La décision le 16 avril de bloquer la livraison d’avions Boeing déjà commandés, ainsi que des pièces équipements aéronautiques et des pièces détachées, a non seulement ébranlé la firme américaine mais réellement sonné l’occupant du Bureau Ovale qui, selon son entourage, ne s’attendait pas à une telle capacité de résistance de la part de Pékin.

Depuis, Trump avait laissé fuiter qu’une sensible baisse des droits de douane était envisageable, changeant radicalement de ton par rapport à ses déclarations du 9 avril, accusant la Chine de « piller » son pays.

Après la rencontre genevoise, les sujets de tensions demeurent nombreux. Néanmoins on relève des avancées : la Chine a levé l’interdiction qu’elle avait faite à ses compagnies aériennes d’accepter les Boeing, et l’administration américaine a annulé de nouvelles restrictions à l’exportation de semi-conducteurs utilisés pour le développement de l’intelligence artificielle (IA). 

Par ailleurs, Scott Bessent a affirmé que Washington excluait désormais le « découplage » avec la RPC, bien que l’on observe de part et d’autre une volonté de réorganiser leurs chaînes d’approvisionnement.

Un « Livre blanc » publié le 12 mai par le gouvernement chinois est explicite : « La Chine va transformer la pression en une impulsion et voir le défi américain comme une opportunité stratégique d’accélérer la construction d’un nouveau schéma sécuritaire. »

Cet épisode de la guerre commerciale va donc pousser Pékin  « à décupler ses efforts pour stimuler la demande intérieure et développer de nouveaux marchés ». C’est le message adressé au parterre de dirigeants de pays latino-américains réunis dans la capitale chinoise pour le Forum Chine-CELAC au lendemain même de l’accord négocié avec les Etats-Unis.

La déclaration commune fait état d’un plan d’action pour les trois prochaines années, qui prévoit « l’approfondissement des liens économiques et commerciaux et la multiplication des échanges » avec l’ensemble du continent latino-américain, autrefois chasse gardée de la Maison-Blanche.

Article publié dans CommunisteS, numéro 1042 du 21 mai 2025.

 

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krach mondial ?

13 Mars 2025, 10:43am

Publié par PCF Villepinte

Avec ses droits de douane et ses dérégulations,

Donald Trump va-t-il précipiter un krach mondial ?


La fébrilité grandit sur toutes les places boursières, alimentée par des signes toujours plus prégnants de récession aux États-Unis sur fond de guerre commerciale à venir mais surtout d’éclatement de ces énormes bulles boursières accumulées ces dernières années, qui ont tant prospéré depuis le début de la nouvelle ère Trump
 

L'Humanité le 12 mars 2025
Bruno Odent

Alors que les menaces de guerre commerciales initiées par Donald Trump se précisent, les indices boursiers plongent à travers le monde.
© Xinhua/ABACA

Les alertes à l’imminence d’un krach boursier de grande ampleur se multiplient. Toutes les places financières affichent de spectaculaires reculs depuis la fin du mois dernier. Wall Street a perdu plus de 4 % ces dernières quarante-huit heures. Le CAC 40 était en chute de près de 2,5 % mardi 11 mars.

Les signes avant-coureurs d’une récession se multiplient en effet aux États-Unis. Les multinationales de la tech et de l’Internet y connaissent des accès de grosse fatigue de plus en plus réguliers. Le décalage entre l’économie réelle et la finance prend partout une dimension intenable.

Pour nombre de médias, Donald Trump et sa guerre commerciale tous azimuts seraient les uniques responsables du crash qui se profile. L’analyse présente l’avantage d’exempter de reproches des années de mondialisation libérale qui ont boosté une financiarisation phénoménale des économies avec l’appui des administrations états-uniennes successives.

Wall Street au bord de l’overdose

Aux États-Unis, ce fléau alimente la mal-vie de dizaines de millions de citoyens. Au point d’en avoir fait l’une des causes essentielles de l’émergence du phénomène politique… Donald Trump. Terrible contradiction : c’est aujourd’hui le plus grand matamore du capital qui est chargé de panser les plaies d’une société déglinguée par… la financiarisation. Il s’emploie à lui infliger, à la hâte, une série de remèdes de cheval. Sous forme de nouvelles dérégulations financières.

Wall Street est au bord de l’overdose. Les titres sur lesquels se sont formées les plus grosses bulles spéculatives sont en chute libre, comme ceux de la tech ou de Tesla (en baisse de plus de 20 % depuis février). Le géant de l’automobile électrique, est dirigé, faut-il le rappeler, par l’oligarque Elon Musk qui est, ironie du sort, l’un des grands artisans de cette super-dérégulation financière.

Alors que depuis au moins trente ans les revenus du capital n’ont cessé de capter une part grandissante des richesses créées par les entreprises états-uniennes au détriment des salariés, Donald Trump a décidé d’accentuer encore ce processus. La machine à ponctionner le travail toujours davantage s’emballe au nom de « la mobilisation de la valeur pour l’actionnaire ».

L’appauvrissement des classes moyennes et pauvres est de plus en plus manifeste. Quand les oligarques du capital, omniprésents aux côtés du nouveau locataire de la Maison-Blanche, raflent tout. Quand la capitalisation des 500 plus grosses sociétés états-uniennes cotées en Bourse gonfle de quelque 60 % sur seulement deux ans, entre 2023 et 2024. Quand ces champions de Wall Street ne laissent plus que des miettes aux travailleurs, les 20 % des citoyens états-uniens les plus pauvres ne percevant plus en 2023 que 3,2 % du total de la richesse produite par le pays.

La valeur des cryptomonnaies, dont le président se fait lui-même le chantre, est montée vers des sommets himalayens gonflant toujours davantage une bulle spéculative dont la dimension est devenue intenable. Baptisées bitcoin, litecoin ou encore ethereum, elles présentent l’avantage de ne pas subir la moindre réglementation, à la différence des devises émises par les banques centrales.

Tous les coups sont permis tellement leurs gestionnaires sont peu regardants sur l’origine même des fonds déplacés. Un rêve, on l’aura compris, non seulement pour les traders les plus « téméraires » mais aussi pour toutes sortes de sbires spécialisés dans le blanchiment d’argent…

Renforcer l’autonomie énergétique

Mais les monnaies numériques sont loin d’être les seuls secteurs à nourrir des bulles spéculatives toujours plus menaçantes. Celui des hydrocarbures, de Big Oil qui affiche des résultats records, est à la fête avec l’extension de ses champs d’exploitation sur le territoire des États-Unis, qu’ils soient conventionnels ou à fraction hydraulique, c’est-à-dire fortement polluants.

Le président des États-Unis en a fait une priorité, martelant à maintes reprises durant sa campagne qu’il faudrait « forer, forer, forer » (drill, drill, drill). Cet appel frénétique est bien plus qu’une provocation climatosceptique. Il vise à renforcer l’autonomie énergétique et la pole position stratégique acquise par les États-Unis dans la production d’hydrocarbures.

La course à l’armement est aussi en marche, avec notamment la frénésie de dépenses imposées à une Europe à qui a été dévolu, au prix fort, un rôle de police régionale. N’est-elle pas contrainte de s’approvisionner auprès de marchands d’armes états-uniens toujours en position ultradominante ?

Ces contradictions vont s’aiguiser avec la volonté affirmée de la nouvelle administration de dégager le terrain pour une suprématie encore étendue de Wall Street. Selon une logique qui va de pair avec une agressivité commerciale sans précédent, appuyée sur la domination du dollar.

Ces guerres commerciales, dont l’intensification est programmée au même moment, sont autant de moyens destinés à aspirer les capitaux vers la place financière états-unienne. Les voisins canadien et mexicain avec lesquels les États-Unis tissent les échanges les plus intenses depuis des décennies sont aux premières loges.

La Chine, dont la montée en puissance est intolérable à l’administration trumpiste, est la cible principale. L’Europe n’y échappe pas. De premières salves de droits de douane doivent être lancées contre elle début avril. Avec sans doute d’autant plus de force que les contours d’une récession états-unienne et d’un krach financier vont s’imposer de plus en plus fortement dans le paysage.

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PAIX

6 Mars 2025, 09:04am

Publié par PCF Villepinte

Non à la marche à la guerre,
oui à la sécurité collective

Les propos du président de la République Emmanuel Macron illustrent le vent de panique qui s’est emparé des classes dirigeantes européennes. Celles-ci sont aujourd’hui dans une impasse faute d’avoir pris la moindre initiative diplomatique depuis trois ans.

Il n’est pas trop tard pour garantir la sécurité des peuples d’Europe et la paix sur notre continent !

Mais pour cela, notre pays ne peut pas s’engager dans un fédéralisme européen botté et nucléarisé comme le propose Emmanuel Macron, ni en déclarant « ouvrir le débat stratégique » sur l’extension à l’échelle européenne de la couverture de la force nucléaire française.

Ce n’est pas assurer la paix, c’est prendre le risque d’une confrontation nucléaire en Europe.

Trois ans après l'agression russe, criminelle et injustifiable, contre l’indépendance de l’Ukraine, après un million de victimes, il est évident qu’il n’y aura pas de solution militaire, mais uniquement une solution négociée politique et diplomatique.

Nous appelons la France à s’engager dans la voie de la désescalade militaire et de choisir une autre voie : celle de la diplomatie garantissant la sécurité de la France, celle des peuples d’Europe et le respect du international.

Elle doit prendre l’initiative pour l’arrêt des combats et l’ouverture de négociations pour une paix durable, solide, respectant les principes de la charte des Nations Unies et de l’acte final de la déclaration d’Helsinki. Elle doit engager le dialogue avec les BRICS et appeler à une réunion du G20 pour enrayer tout risque de 3ème guerre mondiale.

Osons le dialogue avec l’ensemble des nations inquiètes pour la Paix !

Depuis des années, le PCF appelle à sortir de l’OTAN et à construire notre propre sécurité européenne. Nous y sommes.

Il faut donc sortir des logiques libérales qui nous ont conduit à vendre notre industrie à des puissances étrangères dont les États-Unis et reconstruire un véritable pôle public de la défense au service de la France et de la Paix.

Des entreprises stratégiques françaises sont actuellement menacées. Sauvons les !

Oui à l'autonomie stratégique au service de la Paix et des peuples.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF,

Le 5 mars 2025.

 

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Motion de censure

15 Janvier 2025, 08:00am

Publié par PCF Villepinte

François Bayrou :

quelques miettes pour la gauche, le gâteau pour la droite et le patronat

 

Lors de sa déclaration de politique générale, le premier ministre François Bayrou a fait quelques gestes vers la gauche, notamment concernant la santé. Mais il s’arc-boute sur la dette et a proposé un « conclave » en lieu et place d’une suspension de la réforme des retraites. Le compte n’y est pas, estiment la plupart des députés de gauche. Une motion de censure devrait être examinée jeudi 16 janvier.

L'Humanité 14 janvier 2025 Gaël De Santis

Pas sûr que le premier ministre survive à son poste plusieurs mois. François Bayrou en a d’ailleurs plaisanté dès le début de son intervention devant les députés, ironisant sur les « 84 % de Français qui pensent que le gouvernement ne passera pas l’année ».

Ainsi assailli, et se déclarant « contraint au courage », il a d’emblée annoncé que de tous les maux qui frappent la France, le premier serait celui de la dette. Les responsables seraient même devant lui : « Tous les partis dits de gouvernement ont une responsabilité dans la situation créée ces dernières décennies », a-t-il asséné, sans oublier « tous les partis d’opposition » qui, « demandant sans cesse des dépenses supplémentaires, ont dansé aussi le tango fatal qui nous a conduits au bord de ce précipice ».

Une nouvelle cure d’austérité

Une fois les esprits saisis par cette attaque frontale, restait à savoir comment François Bayrou compte résoudre le problème. En augmentant les recettes fiscales ? Certainement pas.

Le premier ministre a donc annoncé une nouvelle cure d’austérité. Le tout en passant par une procédure budgétaire, qui reprend mercredi 15 janvier au Sénat, ne permettant pas l’adoption de recettes supplémentaires. Les dépenses seront donc sabrées. Et pour financer les investissements, François Bayrou compte sur une privatisation « des biens immobiliers de l’État ».

L’argument de la dette, ici utilisé contre notre modèle social, a également été très rapidement utilisé concernant nos retraites. Sur les 1 000 milliards d’euros de dette nouvelle creusée en dix ans, François Bayrou a estimé que la moitié serait imputable à notre système de retraites, au motif que l’État emprunterait « chaque année » 45 milliards d’euros pour combler le déficit du régime.

Courtisée, la gauche n’obtient finalement pas grand-chose

Une nouvelle façon d’accuser les Français de partir à un âge et de toucher des pensions au-dessus de leurs moyens, alors que des solutions de financements existent. Et comme il était ici attendu au tournant par une partie de la gauche, le chef du gouvernement a annoncé la tenue d’un « conclave ».

Partenaires sociaux et patronat se réuniront à partir de vendredi pour trouver un moyen de revenir sur le départ à 64 ans. Si une solution rassemble, elle sera reprise dans le budget 2026, sinon, la réforme d’Élisabeth Borne restera inchangée. Or le patronat disposera donc d’un droit de veto, ce qui inquiète sur les bancs de la gauche.

Courtisée afin d’éviter qu’elle ne vote une censure, cette dernière n’a finalement pas eu grand-chose à se mettre sous la dent. François Bayrou a annoncé que « l’étude » des cahiers de doléances des gilets jaunes devait être reprise. « L’effort financier demandé aux collectivités sera ramené de 5 milliards initialement à 2,2 milliards en 2025 », a-t-il également énoncé.

L’immigration pour flirter avec l’extrême droite

Les déremboursements de médicaments, envisagés par son prédécesseur Michel Barnier, seront annulés. Enfin, « pour faire face à l’enjeu de la soutenabilité de l’hôpital, le gouvernement proposera une hausse notable de l’objectif national de l’assurance-maladie (Ondam) », a informé François Bayrou.

Mais dans le même mouvement, le chef du gouvernement a lancé de fluorescentes œillades à l’extrême droite, estimant que les immigrés mettent « en péril, par leur nombre, la cohésion de la nation ». Affirmant que 93 % des obligations de quitter le territoire français (OQTF) ne sont pas exécutées, le chef du gouvernement compte réactiver « le comité interministériel de contrôle de l’immigration ».

« L’installation d’une famille étrangère dans un village pyrénéen ou cévenol, c’est un mouvement de générosité qui se déploie (…). Mais que trente familles s’installent et le village se sent menacé et des vagues de rejet se déploient », a-t-il insisté, avant de prendre exemple sur les « illégaux » de Mayotte, qui si la situation était la même à Paris, seraient « 500 000 intra-muros ».

Vers une censure à gauche

Enfin, parmi les mesures qui pourraient plaire à tous, François Bayrou a annoncé la création d’une « banque de la démocratie » et a ouvert la porte à une élection des députés à la proportionnelle, sur une base territoriale, tout en restaurant au passage le cumul des mandats de maire et de parlementaire.

De quoi s’éviter les foudres d’une censure à gauche ? « Nous sommes très loin du compte sur les retraites, le pouvoir d’achat, les salaires, l’emploi, les services publics, l’industrie », a réagi, hors de l’Assemblée, le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel.

Plusieurs parlementaires communistes prévoient d’ores et déjà de voter la motion de censure de la France insoumise qui sera présentée jeudi. À la tribune de l’Assemblée, le député PCF Stéphane Peu a fustigé le refus de François Bayrou de « nommer une conférence sociale » et a appelé à ce que « le Parlement puisse travailler à une loi se substituant à la réforme repoussant l’âge de départ à la retraite à 64 ans ».

« Macron doit partir après sa troisième défaite électorale depuis 2022 »

La présidente du groupe écologiste, Cyrielle Chatelain, a annoncé que son groupe censurerait le gouvernement, mettant en garde la tentation de celui-ci d’accompagner les « relents xénophobes les plus vils de l’extrême droite ». Et Mathilde Panot, présidente du groupe FI, s’en est prise à un gouvernement « arc-bouté sur la défense du monarque présidentiel ».

« Macron doit partir après sa troisième défaite électorale depuis 2022 », a-t-elle fustigé. Lors de son intervention, le chef de file des députés PS, Boris Vallaud, n’a pas donné signe de l’attitude de son groupe. « Votre politique, monsieur le premier ministre, n’est pas la nôtre », a-t-il exposé, assurant demeurer « dans l’opposition » et refuser « tout portefeuille ministériel ».

Mais il a mis les députés partisans du gouvernement devant ce dilemme réel : « Que préférez-vous, la laisse et le bâton du RN ou la discussion exigeante avec la gauche ? » Il a toutefois mentionné les victoires « grâce à la gauche » que constituent certaines concessions de François Bayrou dans son discours, telle l’indexation des retraites sur l’inflation.

La droite s’inquiète des injonctions des marchés financiers

Et a ensuite interrogé le premier ministre pour avoir des précisions sur la contribution sur les hauts patrimoines, la taxe sur les transactions financières, l’augmentation des dépenses d’assurance-maladie, l’annulation de la suppression de 4 000 postes dans l’éducation nationale.

« Le compte n’y est pas », prévient-il. D’autant plus que François Bayrou a écarté toute hausse des impôts sur les plus grandes entreprises, estimant qu’une telle politique reviendrait à « tuer la poule aux œufs d’or ». Un argument que Laurence Parisot a assuré avoir brandi lorsqu’elle était présidente du Medef, ce qui donne une bonne idée des inspirations du premier ministre.

Du côté du « socle commun » les députés LR s’inquiètent justement du regard des marchés financiers, raison pour laquelle eux et les macronistes ont intimé, avec succès, au premier ministre de ne pas suspendre la réforme des retraites.

Pour emprunter, « nous sommes perçus comme moins sérieux que la Grèce », s’est indigné Laurent Wauquiez, le président de groupe, oubliant que la dette a largement été creusée en faisant des cadeaux et en répondant aux injonctions des marchés financiers.

La censure votée jeudi

Et à l’extrême droite ? Éric Ciotti, président du groupe UDR, n’est pas préoccupé par la question sociale. Il s’en est pris à une France « orange mécanique » minée par l’insécurité, avec autant de clandestins que « la population de la ville de Marseille ».

Jean-Philippe Tanguy, orateur du Rassemblement national, a poussé l’hallucination identitaire : « Le macronisme n’est qu’un trou noir détruisant l’identité de la France ».

Reste à savoir qui votera, ou non, la censure de jeudi. Jean-Luc Mélenchon a annoncé que les députés de gauche ne la votant pas seraient à ses yeux désormais en dehors du Nouveau Front populaire. Mardi soir, la plupart des députés NFP semblaient cependant disposés à la voter. Mais le vote déterminant pour l’avenir de François Bayrou interviendra sans doute, comme pour Michel Barnier, au moment de se prononcer sur le budget.

 

 

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Politique Assemblée nationale

14 Janvier 2025, 16:04pm

Publié par PCF Villepinte

Discours de Politique générale

de F. Bayrou

Dans son discours de politique générale, le Premier ministre fait de la réduction de la dette de la France le fil rouge de sa politique et l’enjeu premier de l’action de son gouvernement. Il énonce une feuille de route qui poursuit une politique d’austérité dans la continuité de l’action d’Emmanuel Macron.

Cette politique, nous la combattons. C’est la raison pour laquelle nous nous inscrivons résolument dans l’opposition à ce gouvernement.

Le péril, ce n’est pas la dette, c’est la finance ! C’est le coût du capital. C’est une France placée sous la tutelle des marchés financiers qui exigent des milliards d’euros de charges d’intérêt.

Alors que l’heure est à une grande ambition pour la paix, pour l’industrie française et le développement des services publics, au soutien à nos collectivités, le Premier ministre reste branché sur un discours d’austérité budgétaire.

La priorité doit être la création d’emplois, la formation de centaines de milliers de salarié•es, l’égalité professionnelle femmes-hommes, la transition écologique ! Face aux plans de licenciements qui concernent des centaines de milliers de salarié•es, nous demandons l'organisation immédiate d'une table ronde sur l'emploi.

Comme l’immense majorité du pays, nous continuons de demander l’abrogation de la réforme des retraites. En tout état de cause, si nous prenons acte de sa remise en chantier, le Premier ministre ne donne à cette heure aucune garantie de contenu et de méthode. Nous demandons que les organisations syndicales soient pleinement associées à l’organisation d’une véritable conférence sociale, et non un simulacre de concertation, et à ce que le Parlement soit saisi d'un nouveau projet de loi.

Dans les semaines et les mois qui viennent, les communistes avec leurs parlementaires et leurs milliers d’élu•es locaux continueront de se mobiliser aux côtés des salarié•es, des forces syndicales et associatives, des citoyennes et citoyens pour arracher des victoires à la hauteur des attentes du pays.

Paris, le 14 janvier 2025

Parti communiste français

 

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politique

13 Janvier 2025, 07:45am

Publié par PCF Villepinte

Courrier à M. Bayrou : Nos demandes et exigences !


À l'attention de M. François Bayrou
Premier ministre
Hôtel de Matignon
57 rue de Varenne
75007 Paris

Paris, le 11 janvier 2025

Monsieur le Premier ministre,

Depuis la nomination de votre prédécesseur au poste de Premier ministre le 5 septembre dernier, nous avons, avec constance et vigueur, dénoncé le déni démocratique que constituait le choix du président de la République de ne pas tenir compte du résultat d’un scrutin qu’il avait lui-même provoqué et de ne pas, conformément à l’esprit de la Constitution, nommer un Premier ministre issu des rangs de la coalition de gauche, première force en nombre de députés à l’Assemblée nationale.

Prenant acte des choix du président de la République de construire une majorité parlementaire à la droite de l’Hémicycle avec le soutien tacite de son extrême droite, nous nous sommes fermement opposés à la poursuite et l’amplification, par le Gouvernement de Michel Barnier, des politiques libérales brutales mises en œuvre depuis le début du premier quinquennat d’Emmanuel Macron.

A la suite du déclenchement par votre prédécesseur de l’article 49-3 de la Constitution pour passer en force sur un budget de la sécurité sociale, injuste pour les Françaises et les Français et délétère pour l’avenir de la santé publique et de la protection sociale, les députés du groupe GDR, ont, en cohérence, voté la censure et fait tomber le Gouvernement, conformément au mandat reçu de leurs électrices et de leurs électeurs au mois de juin dernier.

Depuis votre entrée en fonction, nous avons participé à l’ensemble des espaces de discussions que vous avez proposés de mettre en place, conscients de la situation politique et budgétaire du pays et de l’impasse dangereuse dans laquelle nous conduit l’entêtement du président de la République.

Nous les avons investis en responsabilité, fidèles à notre culture politique qui considère que le dialogue et la négociation sont des outils indispensables pour être le plus utiles possible à nos concitoyens. Cela exige en retour de la part de votre Gouvernement d’être respectueux du Parlement et de tous les groupes qui le composent.

Nous demandons un budget socialement juste, qui préserve les plus fragiles et assure la justice sociale et nous portons l’exigence de dépôt d’une nouvelle loi permettant d’augmenter les recettes du budget de la Nation en taxant le capital et les plus hauts revenus sans augmenter les impôts des Français.

Lors de la rencontre avec votre ministre de l’Economie, nous avons réaffirmé notre attachement indéfectible au retrait immédiat de la réforme injuste des retraites qui permettrait de faire partir dès maintenant celles et ceux qui subissent l’allongement de la durée de cotisation et la mesure d’âge.

Une telle annonce, dans votre discours de politique générale, serait un signal fort pour une très grande majorité de nos concitoyens.

Contre la "smicardisation" de la France, nous demandons: la hausse du SMIC, la hausse du point d’indice des fonctionnaires, l’indexation des salaires sur l’inflation et une conférence salariale.

Nous nous prononçons pour un plan en faveur de l’industrie et exigeons : la baisse du coût de l’énergie, la conditionnalité des aides publiques et la création d’un fonds d’investissements sur la base de critères sociaux et écologiques.

Nous demandons une aide massive pour les Outre-Mer avec la présentation d’une loi pluriannuelle.

Nous exigeons un plan d’investissement pour nos services publics et en priorité pour l’énergie, pour le fret avec un moratoire sur le plan de discontinuité de la SNCF, pour la Santé et pour l’Ecole, assis sur le pôle public bancaire constitué de la Caisse des dépôts, de la Banque des territoires et de la Caisse d’épargne.

Nous demandons, l’indexation de la DGF sur l’inflation et la suppression du fonds de précaution envisagé par votre prédécesseur.

Des nouvelles recettes, enfin, sont indispensables alors que les besoins de nos populations ne cessent d’augmenter.

Parmi les propositions que nous avons défendues, figurent ainsi :

 

La réforme du barème de l’impôt sur le revenu en diminuant les prélèvements sur les plus pauvres et les classes moyennes et en faisant contribuer les plus riches ainsi que le rétablissement de l’ISF

La restitution de la pleine portée de l’Exit Tax pour une réelle efficacité de la lutte contre l’évasion fiscale

Un impôt sur les sociétés avec un taux plus progressif pour assurer une taxation plus équitable entre petites et grandes entreprises.

 

C’est dans cet esprit, exigeant et constructif, que nous restons disponibles pour poursuivre le dialogue engagé.

Nous vous prions, monsieur le Premier ministre, de bien vouloir agréer, l’expression de notre haute considération.

Fabien Roussel, Secrétaire national du PCF
André Chassaigne, Député, Président du groupe GDR
Cécile Cukierman, Sénatrice, Présidente du groupe CRCE-K

 

 

 

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Politique

20 Décembre 2024, 19:42pm

Publié par PCF Villepinte

Dans l’opposition pour porter les exigences du monde du travail

Autre tentative de main tendue à l’adresse de la gauche, le locataire de Matignon a promis de ne pas utiliser l’arme du 49.3, « sauf s’il y a blocage absolu sur le budget ». © Gabrielle Cezard/Pool/ABACAPRESS.COM

Le Premier ministre a proposé de classer les formations politiques en trois cases.

Celle du dialogue avec le gouvernement, celle du soutien au gouvernement, enfin celle du dehors et du chaos.

Nous avons rappelé que la démocratie est exigeante.

Nous sommes aujourd’hui dans l’opposition à un Premier ministre non issu de la gauche parce que nous en contestons la légitimité démocratique.

Nous n’avons jamais été et ne serons jamais dans une opposition chaotique.

La force d’une démocratie c’est la vitalité et le respect de son opposition. La force d’une démocratie c’est le respect du suffrage universel. La force d’une démocratie c’est sa capacité à entendre et mettre en œuvre la volonté de changement majoritaire chez nos concitoyens.

Nous avons exprimé notre solidarité avec tous les habitants de Mayotte et l’impérieuse nécessité d’une reconstruction d’ampleur au plus vite.

Nous avons exprimé notre profond désaccord sur la volonté de certains de poursuivre l’examen d’un projet de loi de finances déposé par un gouvernement démissionnaire, dont la première partie a été rejetée à l’Assemblée nationale, et dont la première partie au Sénat a été frappée d’une seconde délibération évacuant toutes mesures progressistes.

L’urgence budgétaire n’est pas celle d’un budget à tout prix mais celle d’un budget emprunt de justice sociale et fiscale.

Nous avons pleinement conscience des urgences et nous avons proposé de réunir, dès le gouvernement nommé, le Parlement pour examiner un projet de loi portant diverses dispositions spéciales en matière fiscale et sociale.

Ainsi nous pourrions délibérer au plus vite sur l’indexation du barème de l’impôt, le chèque restaurant, l’abonnement transports, les aides agricoles, le PTZ, et répondre à l’urgence de Mayotte, de la Nouvelle-Calédonie et des territoires ultramarins.

Nous actons la volonté de replacer les partenaires sociaux au cœur d’une réflexion sur les retraites mais dénonçons la volonté de ne pas abroger et de continuer à appliquer une loi largement rejetée par nos concitoyens.

L’heure est grave pour notre pays, nos concitoyens sont inquiets, ils voient leur pouvoir d’achat se réduire, leurs emplois supprimés ou menacés. Il y a urgence à remettre le Parlement au cœur de la vie démocratique de notre pays, à bâtir des politiques ambitieuses au service de tous.

Nous ne serons jamais de ceux qui donneront les clés de la république au RN. Nous serons toujours de ceux qui agiront pour le progrès social et l’égalité des territoires.

La démocratie est exigeante. Elle oblige ceux qui gouvernent à prendre à bras le corps l’exigence de changement. La continuité serait un signe de mépris envoyé à nos concitoyens.

C’est dans cette perspective que les communistes, les parlementaires communistes prendront toutes leurs responsabilités et agiront dans les jours et les semaines à venir.

Déclaration du 19 décembre de 2024 de
Cécile Cukierman, présidente du groupe CRCE-K au Sénat,
Stéphane Peu, député de la Seine-Saint-Denis
et de Fabien Roussel, Secrétaire national du PCF

 

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Bayrou premier ministre :

16 Décembre 2024, 07:51am

Publié par PCF Villepinte

 Farce tragique à Matignon

 

Maud Vergnol L'Humanité 15 décembre 2024

On prend les mêmes et on recommence. Comme si la censure n’avait jamais existé. Comme si les Français n’avaient pas rejeté sa politique à deux reprises. En nommant François Bayrou à Matignon, après un vaudeville pathétique, Emmanuel Macron compte remettre en selle la politique qui a mené le pays dans l’impasse. L’« époque nouvelle » qu’il a promise consiste donc à nommer son soutien de la première heure.

Un homme de 73 ans, vieux briscard de la droite qui prétend aimer le « compromis » et « l’« intérêt général », remplace donc un autre homme de 73 ans, vieux briscard de la droite qui prétend aimer… le « compromis » et l’« intérêt général ». Pire, les conditions de sa nomination – Bayrou aurait menacé le chef de l’État d’appeler à sa destitution s’il ne le nommait pas à Matignon –, en disent long sur la fébrilité d’Emmanuel Macron et la décrépitude de ce qu’il reste du « camp présidentiel ».

Mais le maire de Pau affirme qu’il sera, lui, « un premier ministre de plein exercice ». La précision sonne comme un aveu. François Bayrou doit désormais composer un gouvernement. Les quatre formations du Nouveau Front populaire ont d’ores et déjà annoncé qu’elles refusaient de participer à cette mascarade orchestrée par le chef de l’État, qui ne cède pas d’un pouce sur son projet politique.

Le nouveau premier ministre est comptable de l’échec cuisant de la politique macroniste, de la pauvreté et de la désespérance sociale semées depuis sept ans. Ce choix est suicidaire : il ne garantit en rien la « stabilité » que le président de la République appelle de ses vœux. Il n’est question que de la « stabilité » de son cap politique.

 

Dans ces conditions, on voit mal comment ce nouvel attelage pourra éviter la censure, à moins de nouvelles compromissions avec l’extrême droite. Maître de la voltige politicienne, ce cynique duo exécutif espère débaucher quelques anciennes figures hollandistes pour tenter de diviser le parti socialiste, et le faire douter en cas de prochaine censure.

Mais le pays va trop mal pour subir ces tambouilles pendant encore trois ans. Les Français ont remis les pendules à l’heure à deux reprises. L’aventure présidentielle de l’autoproclamé « maître des horloges » a commencé en 2017 grâce à François Bayrou. Elle risque de finir, plus tôt que prévu, avec lui.

 

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CRISE

13 Décembre 2024, 22:43pm

Publié par PCF Villepinte

François Bayrou nommé Premier ministre : réaction du Parti communiste français

Publié le 13 décembre 2024

En nommant un Premier ministre de son camp, Emmanuel Macron ne respecte pas, une nouvelle fois, le choix des urnes qui aurait dû le conduire à nommer un Premier ministre de gauche issu de la coalition arrivée en tête.

Cette nomination est un très mauvais signal envoyé au pays.
François Bayrou va-t-il s’obstiner à vouloir imposer une politique qui a échoué et qui a été sanctionnée aux dernières élections législatives ?

Le PCF exige un changement profond de cap politique !

Lors de la dernière rencontre à l’Elysée, les forces de gauche présentes se sont engagées en cas de nomination d’un Premier ministre issu de nos rangs à ne pas utiliser l’article 49-3 de la Constitution lors de l’examen du projet de loi de finances 2025.

Cet engagement vaut obligation pour le gouvernement, pour chaque texte de loi, à trouver une majorité, garantie permettant de redonner au travail parlementaire toute sa place.

Ainsi, nous posons la question au Premier ministre : François Bayrou est-il prêt à ne pas utiliser l’article 49-3 ?

Pour notre part, nous continuerons à porter avec détermination les exigences des Français et des Françaises en proposant l’abrogation de la réforme injuste des retraites, l’indexation des salaires et des pensions, des mesures pour mettre fin à l’hémorragie industrielle en cours dans notre pays, des moyens pour les services publics, pour les Outre mer, les collectivités, pour baisser le coût de l’énergie et une action diplomatique plus forte en faveur de la Paix.

Nous appelons les travailleurs et travailleuses, les étudiant·es, la jeunesse, les retraité·es, les élu·es locaux·ales engagé·es pour le service public, à agir ensemble, à refuser la dictature des marchés financiers et à construire des rassemblements populaires et majoritaires pour gagner un changement de politique.

Parti communiste français,

Le 13 décembre 2024.

 

 

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