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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

crise

Une tonne de nourriture distribuée aux étudiant-e-s

22 Avril 2021, 06:37am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 21/04/2021 par PCF

Face à l’inaction du gouvernement pour lutter contre la précarité étudiante qui explose, l’UEC, le Comité des activités sociales interentreprises (CASI) des cheminots de la Gare du Nord et l’association solidarités étudiantes (COP1) organisent la solidarité.

 Ce lundi matin, l’UEC, en lien avec le CASI de la Gare du Nord, a reversé une tonne de denrées alimentaires à l’association COP1 - solidarités étudiantes -, qui organise des distributions alimentaires sur Paris.

Cela représente l’équivalent de quinze jours de distributions alimentaires pour les étudiants et les étudiantes. Cheminots et organisations étudiantes main dans la main pour faire vivre la solidarité. Une bien belle illustration de la solidarité dans ce contexte aussi difficile.

Cela fait plusieurs mois que les étudiant·e·s sont confronté·e·s à une précarité importante. En plus de l’isolement dû à la fermeture des établissements d’enseignement supérieur, nombre d’entre eux ont également des difficultés à se nourrir.

En effet, de nombreux étudiants et étudiantes se sont vus privés d’un revenu, par absence de job étudiant en ces temps de pandémie. En conséquence, un nombre important de ces jeunes se trouvent dans l’obligation de se tourner vers l’aide alimentaire. Cette situation, bien que déjà présente, s’empire à mesure que les semaines avancent.

Suite aux mobilisations étudiantes des derniers mois, le gouvernement a mis en place un certain nombre de mesures pour tenter d’endiguer cette précarité. Au premier rang desquelles se trouve la réduction du prix des repas dans les restaurants universitaires pour l’ensemble des étudiant·e·s.

Bien que cette mesure soit à saluer, elle demeure insuffisante.    Les étudiants et étudiantes se retrouvent à devoir faire la queue durant plusieurs heures pour obtenir des denrées alimentaires en quantité insuffisante, le nombre de demandes ayant explosé. La situation reste quasiment inchangée pour beaucoup et la précarité étudiante ne cesse de croître.

Face à cette situation et à l’inaction du gouvernement, l’UEC organise la solidarité. De nombreuses actions de solidarité comme des distributions alimentaires ont lieu partout sur le territoire en lien avec les associations et les syndicats.

Il y a urgence à réagir pour mettre fin à la dégradation des conditions de vie des étudiants et étudiantes.

Pour permettre à toutes et tous de vivre et d’étudier dignement, il y a nécessité à instaurer un plan de lutte contre la précarité étudiante. L’UEC revendique :

La mise en place d’un revenu étudiant, fixé au-dessus du seuil de pauvreté et financé par les cotisations sociales. Cela permettra à chaque étudiant et étudiante de pouvoir étudier dans des conditions dignes, tout en leur permettant d’avoir accès à une réelle autonomie. La mise en place d’un revenu étudiant permettra également de mettre fin au salariat étudiant, première cause d’échec dans l’enseignement supérieur.

Un investissement massif dans le CROUS. Pour offrir aux étudiant·e·s un cadre de vie nécessaire à la réussite de leur parcours au sein de l’enseignement supérieur, tout en permettant de financer la construction et la rénovation de logements étudiants et la restauration universitaire

La revalorisation immédiate des APL.

L’annulation des loyers CROUS. 

Quentin Pénichon

 

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Objectif : 150 euros la dose de vaccin. Fabien Roussel dénonce le scandale Pfizer

20 Avril 2021, 06:53am

Publié par PCF Villepinte

Invité de Jean-Jacques Bourdin pour la matinale de BFMTV - RMC, Fabien Roussel révèle le scandale des doses à 150 $ prévue par le géant pharmaceutique Pfiser : Le document à télécharger (lire page 19, bas de la page sur le prix des vaccins).

 

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Covid 19 Des congés imposables sous certaines conditions

19 Avril 2021, 06:11am

Publié par PCF Villepinte

PUBLIÉ LE 16 AVR 2021

 Les mesures dérogatoires prises l’année dernière lors du premier confinement (ordonnance n°2020-323 du 25mars 2020) ont été prolongées à chaque fois un peu plus. Elles sont aujourdhui encore applicables jusquau 30juin 2021 (ordonnance n°2020-1597 du 16décembre 2020).

Ces mesures permettent à l’employeur d’imposer la prise d’un certain nombre de congés ou d’en imposer la date pour ceux déjà posés.

Ces mesures représentent une atteinte au droit à congés payés qui ne sauraient se limiter à du temps de non-travail mais doivent permettre l’exercice effectif du droit au repos et aux loisirs, remis pourtant en cause par l’environnement actuel et par des dates ainsi imposées.

Sont concernés les congés payés «classiques» et les autres jours de repos acquis par le ou la travailleur·se (jours de RTT, jours de repos liés à un dispositif d’aménagement du temps de travail ou un dispositif de forfait jours, et les jours sur le compte épargne temps).

Les salarié·e·s peuvent se voir imposer: 

par accord collectif, la prise de congés payés ou la modification des dates de ceux déjà posés, dans la limite de 6 jours ouvrables (c’est-à-dire une semaine), en respectant un délai de prévenance d’un jour franc (contrairement au délai de droit commun d’un mois dans lequel l’employeur est censé devoir informer le ou la salariée de la date de ses congés et ne plus pouvoir les modifier). 

L’employeur peut imposer au ou à la salarié·e de poser le reliquat de jours de congés qu’il lui reste, mais aussi de poser des jours par anticipation (mais il faut que ses jours aient été acquis par le ou la salarié·e).

À bien noter qu’un accord collectif est nécessaire. À défaut d’accord d’entreprise, l’employeur ne peut pas imposer la prise de congés (sauf fermeture annuelle de l’entreprise).
Par ailleurs à défaut d’accord d’entreprise, il ne peut pas non plus modifier les dates des congés déjà posés moins d’un mois avant le départ en congé
;

par simple décision unilatérale de l’employeur, la prise des autres jours de repos (JRRT, aménagement du temps de travail, forfait jours, compte épargne temps), dans la limite de 10 jours.

Attention, ces mesures sont conditionnées

Pour la prise des congés payés, la mesure doit être mise en œuvre «afin de faire face aux conséquences économiques, financières et sociales de la propagation du Covid-19», et pour la prise des autres jours de repos «lorsque lintérêt de lentreprise le justifie en égard aux difficultés économiques liées à la propagation du virus».

Or, la cour d’appel de Paris a récemment condamné l’entreprise Sanofi qui avait utilisé ces mesures en ne rapportant pourtant aucune preuve de difficultés économiques (CA Paris 1eravril 2021, n° RG 20/12215).

Les employeurs encouragés à faire preuve de «souplesse»

Au regard de la situation particulière qui a vu se décaler soudainement les vacances scolaires, la ministre du Travail demande aux employeurs de faire preuve de «souplesse» face aux salarié·e·s qui souhaiteraient recaler leurs congés sur la période des vacances scolaires.

Cette simple déclaration de la ministre n’a évidemment aucune valeur contraignante!

Toutefois, elle peut toujours être rappelée aux employeurs qui s’y refuseraient, mais des bras de fer restent à prévoir.

À noter également que les entreprises peuvent avoir intérêt à ce que les salarié·e·s qui ont des enfants soient plutôt mis en chômage partiel, financé par l’État, plutôt qu’en congés, financés par l’entreprise.

Réagissant à cette situation, le Gouvernement avait instauré en début d’année un dispositif dit d’«aide exceptionnelle» qui prenait en charge des jours de congés payés à la place de lactivité partielle (décrets n°2020-1787 et 2021-44, des 30décembre 2020 et 20janvier 2021).
À voir si cette mesure ne sera pas restaurée…

Téléchargement-s

 

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Coronavirus. Mick Jagger, le rock contre l’obscurantisme

18 Avril 2021, 06:13am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Vendredi 16 Avril 2021

Marie-José Sirach

Avec la complicité de Dave Grohl, membre des Foo Fighters et ancien batteur de Nirvana, le chanteur des Rolling Stones se révèle en militant du vaccin. Même en distanciel, le rock reste un virus puissant !

Mick Jagger, 77 printemps, n’aura décidément jamais sa langue dans sa poche. Il vient d’enregistrer à la maison Eazy Sleazy , une chanson qui claque, une chanson rock and rollienne à souhait, drôle, piquante, irrévérencieuse.

Avec la complicité de Dave Grohl, des Foo Fighters, le duo chic et choc livre un morceau d’une rare vitalité. Le pape du rock and roll, dans un entretien accordé au magazine Rolling Stone, raconte avoir écrit «les paroles très rapidement» et éprouvé le besoin de revenir sur cette pandémie pour chanter «lespoir de sortir de ce calvaire. Le refrain de la chanson, cest comme la lumière au bout du tunnel», dit-il encore.

Au passage, le chanteur des Rolling Stones ne se gêne pas pour moquer les complotistes et conspirationnistes de tout poil, alerter sur les infos toxiques qui circulent sur les réseaux sociaux. «Tire sur le vaccin/Bill Gates coule dans mes veines/Cest du contrôle mental», chante-t-il au son de riffs enragés. Plus loin, il en rajoute une couche: «La terre est plate et froide/Elle ne se réchauffe jamais.»

Toujours en verve, dans une forme détonante, Jagger ironise sur la profusion des visioconférences et les «danses ridicules sur TikTok». Le leader des Stones se révèle un militant du vaccin, rappelle «quenfant, cest-à-dire il y a très longtemps, les gens mouraient de la polio. Ils n’étaient tout simplement plus là le lendemain. Et cela a été freiné grâce aux vaccins». La sagesse du rock and roll…

 

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Numerus clausus

14 Avril 2021, 08:10am

Publié par PCF Villepinte

                                        Dr Christophe Prudhomme

Billet d'humeur de la semaine

Le gouvernement nous a annoncé la fin du numerus clausus afin de pouvoir former plus de médecins. Une nouvelle fois, il a menti. Alors que tous les indicateurs sont au rouge pour le nombre de médecins dans les années à venir, des milliers de jeunes qui sont inscrits pour la première fois en première année des études de santé vont être jetés comme des malpropres au mois de juin.

En effet, pour cette année de transition, des places sont réservées pour les étudiants qui pourront pour la dernière fois redoubler, mais cela se fera au détriment des nouveaux entrants. De fait, près de 90 % des inscrits vont se voir refuser l’entrée en deuxième année. Une des raisons invoquées par les présidents d’université est le manque de moyens pour accueillir plus d’étudiants. Visiblement, le « quoi qu’il en coûte » ne vaut pas pour la formation des futurs médecins.

Des associations d’étudiants et de parents d’étudiants se sont créées pour dénoncer ce scandale, mais ils ne rencontrent que peu d’échos. Il faut les soutenir pour obtenir une augmentation substantielle du nombre de places cette année. Cette situation est d’autant plus révoltante que les directions d’hôpitaux sont bien contentes d’avoir des étudiants à disposition pour remplacer le personnel manquant dans les hôpitaux dans cette période de crise. Sans eux, les hôpitaux ne pourraient pas tenir le choc.

Nous en avons assez des effets d’annonce de ce gouvernement qui sont contredits par les faits. Non, le numerus clausus n’a pas été supprimé. Seule une réforme a modifié les modalités de sélection pour l’entrée dans les études de santé, mais le nombre de médecins formés n’augmente pas suffisamment pour répondre au besoin d’une population qui croît et qui vieillit.

Monsieur Macron, ce ne sont pas les cabines de téléconsultations que veulent nous vendre les Google et compagnie qui pourront remplacer les professionnels de santé sur le terrain. La technique ne peut servir qu’à améliorer la qualité de la prise en charge des patients, mais rien de pourra jamais remplacer le contact humain et le nécessaire rapport de confiance qui doit s’établir entre le soigné et le soignant.

 

 

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Pouvoir d'achat. À deux c’est mieux, même dans la difficulté

8 Avril 2021, 20:57pm

Publié par PCF Villepinte

Jeudi 8 Avril 2021

Gérard Le Puill

Alors que des chiffres tombent cette semaine en cascade sur la croissance de la fortune de milliardaires grâce au Covid-19, une récente note de l’INSEE analyse les conséquences financières des pertes d’emploi entre 2011 et 2015. Être en couple atténue la chute du pouvoir d’achat dans le cas de la perte d’un seul emploi dans le ménage. Mais cette étude n’est pas datée pour mesurer l’aggravation de la situation financière subie depuis un an par des millions de gens.

Depuis l’annonce d’un troisième confinement aux contours mal définis, les médias audiovisuels n’en finissent pas de multiplier les reportages souvent orientés sur la débrouille individualiste, mais aussi sur des sujets anxiogènes concernant notamment la situation des commerces considérés comme «non essentiels» aux yeux de nos gouvernants.

En revanche, on n’aborde guère les conséquences économiques et sociales de la stratégie de gestion de la pandémie sur le fil du rasoir par Emmanuel Macron. Ces conséquences sont en partie différées depuis plus d’un an. On imagine pourtant que le gouvernement tentera de faire payer la facture du «quoiquil en coûte» au monde du travail dici la fin de cette année 2021 et après.

En attendant, l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) vient de publier une étude dont le titre nous dit logiquement: «Être en couple amortit le contrecoup financier dune perte demploi». Cette étude ne parle pas des conséquences économiques et sociales de la pandémie. Mais elle nous dit ceci: «entre 2011 et 2015, 11 % des personnes passent sous le seuil de pauvreté lannée de la perte demploi.

Leur niveau de vie diminue en moyenne de 4 % par rapport à l’année précédente, où elles avaient une activité salariée. Cette baisse est plus forte chez les personnes vivants seules et celles résidant dans le cœur des agglomérations. Un couple de personnes de sexe différent est davantage fragilisé par la perte d’emploi de l’homme que de la femme».

Les femmes plus souvent que les hommes à temps partiel

L’explication donnée par l’Institut est la suivante: «sur la base des seuls revenus individuels, les hommes contribuent, en moyenne, davantage que les femmes aux revenus du couple (62 % contre 38 %). Cette différence est due à une plus grande proportion d’inactivité et d’emploi à temps partiel pour les femmes, mais aussi aux inégalités salariales entre femmes et hommes».

Plus loin, la note de l’INSEE indique que «lannée de la perte demploi, le niveau de vie diminue plus fortement pour les personnes ayant un niveau de vie élevé avant le chômage:-9 % pour les cadres et professions intellectuelles supérieures, -3 % pour les employés (souvent des femmes) et -4 % pour les ouvriers. Cependant, ces derniers sont davantage fragilisés: 14 % passent sous le seuil de pauvreté contre 12 % pour les employés et seulement 5 % des cadres».

Dans la mesure où elle est consacrée à ce qu’ont vécu les salariés entre 2011 et 2015 inclus, cette note ne donne aucune indication sur les conséquences de l’actuelle pandémie sur le pouvoir d’achat des ménages confrontés comme jamais au chômage partiel, aux licenciements et à la précarité de l‘emploi.

Mais elle dit que sur les années de 2011 à 2015, ce sont «les salariés de 55 à 59 ans qui ont le niveau de vie le plus élevé, qui perdent le plus», quand ils font lobjet dun licenciement. On sait aussi que ces personnes sont dans le viseur des patrons de multinationales dans le cadre des plans daprès crise en préparation actuellement.

Le temps partiel contraint est un vecteur de pauvreté

Cette note, signée de Virginie Fabre et Cédric Lacour, précise aussi que «le passage à temps partiel na pas le même effet selon quil est contraint ou choisi; ce choix peut résulter d’un calcul économique au sein du ménage.

En effet, les personnes subissant un temps partiel sont souvent plus pauvres et ne bénéficient d’aucune compensation financière». On peut donc considérer, sans risquer de se tromper que cette catégorie de précaires ne cesse de croître depuis un an et que cela va continuer.

Toujours entre 2011 et 2015, en passant à temps partiel subi, 12 % des ouvriers passaient sous le seuil de pauvreté. Là encore, on peut penser que les choses sont en train de se s’aggraver considérablement et que cette aggravation risque de durer longtemps.

Il serait donc dommage que l’INSEE attende six nouvelles années pour parler de la dégradation du niveau de vie d’un nombre considérable de salariés et de travailleurs indépendants en France au cours des années 2020 et 2021. Car nous sommes aussi appelés à voter en 2022 pour l’élection du président de la République, laquelle sera suivie de celle des députés. Ce sera donc le moment de faire le bilan de ce quinquennat qui sera probablement le pire de toute la cinquième République.

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L'urgentiste Christophe Prudhomme dénonce: malgré la COVID19 les lits sont supprimés!

8 Avril 2021, 09:45am

Publié par PCF Villepinte

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Éducation. Jean-Michel Blanquer organise le grand retour du «démerdentiel»

7 Avril 2021, 07:10am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Mercredi 7 Avril 2021

Olivier Chartrain

Au-delà du crash informatique du 6 avril, une réalité apparaît: depuis un an, rien ou presque n’a été fait pour préparer l’école à ce nouveau coup d’arrêt. Une fois de plus, seules l’expérience et la bonne volonté des personnels permettront aux élèves de s’en sortir.

Commençons, le sujet s’y prête, par un peu de latin facile: «Errare humanum est, perseverare diabolicum.» Jean-Michel Blanquer ferait bien de méditer le vieux proverbe qui dit que toute erreur est humaine, mais que sa répétition indique au mieux la négligence, au pire une intention maligne.

Car ce mardi 6 avril, un peu plus d’un an après la première fermeture des établissements scolaires, tout montre qu’en dépit des affirmations du ministre, l’éducation nationale n’était pas prête pour une nouvelle période d’école à distance et que le «démerdentiel» va encore rester la règle de base pour les personnels, les élèves et leur famille.

Précautions et bonne volonté

Pourtant, dès le lendemain des annonces d’Emmanuel Macron, les enseignants se sont organisés: réunions pour fixer des règles communes, recensement des équipements numériques des élèves, distribution de ressources et – déjà – de devoirs… 

«Nous nous sommes basés sur notre expérience de lan dernier, explique Jean-Marie Évrard, professeur d’histoire-géographie au lycée Feyder, à Épinay-Sur-Seine (Seine-Saint-Denis). Nous avions réalisé une enquête pour connaître les outils numériques dont disposaient les élèves. Nous avons choisi de privilégier les outils en ligne existants, afin de leur faciliter les choses.»

Mêmes options pour Dominique (1), qui enseigne les mathématiques

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Christophe Prudhomme : «Le vaccinodrome est une grotesque opération médiatique»

7 Avril 2021, 06:41am

Publié par PCF Villepinte

Libération par Rachid Laïreche

publié le 6 avril 2021 à 19h09

Devant le Stade de France, à Saint-Denis (au nord de Paris), où a été installé un vaccinodrome, ce mardi. (Thomas Samson/AFP)

Tête de liste des insoumis aux régionales en Seine-Saint-Denis, le médecin urgentiste pointe les limites des centres de vaccination géants comme celui qui a ouvert ses portes ce mardi au Stade de France. Une stratégie gouvernementale non adaptée, selon lui, à la situation actuelle marquée par la pénurie de doses de vaccins.

Mardi matin, à Paris, Clémentine Autain a présenté ses têtes de liste pour les départements d’Ile-de-France, alors que les élections régionales doivent se tenir – sauf report – en juin. La députée insoumise postule à la présidence de la région.

Elle rêve de détrôner la droitière au poste, Valérie Pécresse. Le médecin urgentiste Christophe Prudhomme représente la Seine-Saint-Denis. Le syndicaliste est un visage visible de ces derniers mois. La crise a posé la lumière sur les blouses blanches qui défilent sur les plateaux télé. Lorsqu’il a pris le micro pour se présenter, l’urgentiste a – bien évidemment – parlé de la crise sanitaire pour pointer du doigt la stratégie gouvernementale.

Christophe Prudhomme a également évoqué le Stade de France qui s’est transformé en vaccinodrome. Il ne voit pas la chose d’un très bon œil. Il n’est pas le seul chez les insoumis. Certaines têtes, à l’image de Raquel Garrido et William Martinet, ont mis en ligne une pétition pour l’ouverture «immédiate des centres de vaccination partout» en Seine-Saint-Denis.

Le Président du département, Stéphane Troussel, et le maire de Saint-Denis, Mathieu Hanotin, guettent la situation différemment: ils se félicitent de l’ouverture en grand du Stade de France. Mardi, les socialistes ont inauguré le vaccinodrome avec trois membres du gouvernement: Jean Castex, Gérald Darmanin et Olivier Véran.

Ils ont profité de l’événement pour demander au gouvernement l’élargissement du public éligible - notamment les professeurs et les policiers. Un point commun avec les insoumis. Mais le désaccord sur le vaccinodrome persiste: entretien avec le médecin urgentiste, Christophe Prudhomme.

C’est quoi le souci avec les vaccinodromes ?

Je ne suis pas opposé aux vaccinodromes. C’est une opération efficace lorsque les doses sont suffisantes. Or ce n’est pas le cas aujourd’hui. On en manque cruellement. Du coup, on retire des doses dans certains centres de proximité. Ce n’est pas normal. Le vaccinodrome est un bon outil pour la vaccination de masse, mais encore faut-il avoir des vaccins.

«La libération des brevets, c’est la seule manière de produire un maximum de vaccins rapidement, partout, sur tous les continents. On ne va pas régler le problème en vaccinant seulement les pays riches.»

—  Christophe Prudhomme, tête de liste insoumis aux régionales en Seine-Saint-Denis

Vous avez des retours de médecins libéraux sur le sujet ?

Oui, de nombreux retours. Il y a beaucoup de colère. Hier, par exemple, j’ai parlé avec un collègue de Rosny-sous-Bois [en Seine-Saint-Denis, ndlr] qui était furieux. Il s’est vu signifié que sa dotation de vaccins allait être divisée par deux pour fournir le Stade de France.

Franchement, c’est scandaleux. C’est une grotesque opération médiatique. Les Etats-Unis, par exemple, ont mis en place de nombreux vaccinodromes dans des grands stades. Eux, ils peuvent le faire, ils ont les doses suffisantes donc ils vaccinent 10000 personnes par jour et par lieu. Pendant ce temps, nous, en Seine-Saint-Denis, nous allons vacciner 10000 personnes par semaine au stade de France…

Donc les vaccinodromes sont utiles lorsque les doses sont nombreuses ?

Oui. Je ne veux pas mettre en concurrence les vaccinodromes et les centres de proximité. Ce n’est pas le but, il ne faut pas les opposer. Lorsque nous aurons suffisamment de doses, on pourra alimenter tous les sites. En attendant, on ne peut pas déshabiller l’un pour habiller l’autre et jouer les fiers devant les caméras.

Le personnel médical est limité et fatigué. Aujourd’hui, on le mobilise pour de mauvaises raisons: le collègue à Rosny-sous-Bois a passé son week-end à déprogrammer des rendez-vous à cause de sa dotation qui diminue. Et il ne faut pas oublier que le principe du vaccinodrome est intéressant pour les gens qui peuvent se déplacer. Ce n’est pas le cas de tout le monde, notamment des personnes à mobilité réduite, alors que bien souvent elles sont prioritaires.

Le nombre de vaccins a augmenté ces dernières semaines en France, mais il reste insuffisant. Comment faire pour accélérer ?

C’est très simple. Mais les mesures permettant de produire un maximum de vaccins sont refusées par les pays riches, notamment la France. Il y a un dispositif qui permet de lever temporairement les brevets. La libération des brevets, c’est la seule manière de produire un maximum de vaccins rapidement, partout, sur tous les continents.

On ne va pas régler le problème en vaccinant seulement les pays riches: le virus ne s’arrête pas aux frontières. Nous sommes dans une situation de crise majeure, ce qui compte ce ne sont pas les dividendes des actionnaires. Aujourd’hui, je ne sais pas si on mesure l’ampleur de la folie, le secret des entreprises est supérieur à la santé publique. Franchement, on marche sur la tête.

 

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Crise sanitaire. Les soignants un an après   

5 Avril 2021, 06:30am

Publié par PCF Villepinte

                                        Dr Christophe Prudhomme

Dans son énième discours auto-satisfait sur la crise sanitaire, Emmanuel Macron a de nouveau appelé les soignants à faire un effort, comme s’il n’en faisait pas depuis des années jusqu’à l’épuisement. Christophe Prudhomme, médecin urgentiste rappelle leurs combats et leur situation aujourd’hui.

L’épidémie liée au coronavirus a submergé, au printemps 2020, un hôpital déjà très mal en point. Cela fait, alors, 2 ans que le mouvement, parti des Ehpad, s’enracine dans l’hôpital, d’abord dans les services d’urgences pour rapidement se généraliser. La première revendication, avant celle des salaires, concerne les effectifs et les lits.

Les besoins pour les services d’urgences sont chiffrés, pour l’ensemble des établissements, à 10 000 emplois supplémentaires. Pour ce qui est des lits, la revendication est celle d’un moratoire à toute fermeture après la saignée subie en 25 ans avec la disparition de 100 000 lits.

Espoirs…

Après la mobilisation massive de l’ensemble des soignants, dès mars dernier, pour gérer avec des bouts de ficelle un afflux de malades graves dans des services de réanimation manquant de tout, un espoir était né. En effet, la capacité d’organisation, l’inventivité des personnels de terrain avec une administration revenue à sa fonction première, c’est-à-dire fournir les moyens pour assurer et répondre aux besoins, avait montré que ce mode de fonctionnement était le bon et devait être privilégié dans ce que certains appelaient alors « le monde d’après ».

…déçus

Mais le retour à la dure réalité, dès le mois de mai, a douché les espoirs de beaucoup. Le retour au « monde d’avant » a été brutal, avec la fermeture des lits de réanimation ouverts en catastrophe et le renvoi des personnels qui s’étaient formés pour apporter des renforts dans ces services.

Ceci, alors que nous réclamions l’ouverture pérenne d’au moins 50% de lits de réanimation en plus, en maintenant en poste tous les agents venus en renfort, en profitant de l’accalmie pour compléter leur formation et être disponibles pour l’hiver à venir. Car, au-delà du débat sur la deuxième vague, nous savions que, comme chaque année, nous manquerions de lits en hiver et que nous en manquerions encore plus avec le coronavirus pourvoyeur d’un grand nombre de malades nécessitant des lits de réanimation.

Or, aujourd’hui, nous ne sommes pas plus nombreux à l’hôpital qu’en janvier 2020 et nous de disposons d’aucun lit supplémentaire. Dans certains établissements, il y a même moins de personnel car certains ont démissionné, déçus par le retour au fonctionnement antérieur, sans autre amélioration que les maigres augmentations de salaire octroyées par le fameux Ségur de la santé.

Si toute augmentation est bonne à prendre, il faut savoir que ce qui a été donné par le Gouvernement compense à peine le blocage des salaires subi depuis 2010, qui fait que les infirmières françaises restent parmi les moins bien rémunérées au sein des pays de l’OCDE.

Épuisement et colère

Le personnel est donc épuisé et en colère. Aujourd’hui, alors que le virus circule activement - ce qui n’est pas étonnant en plein hiver - l’hôpital est sous-tension, alors que le nombre de malades atteints de la Covid-19 n’a rien d’extraordinaire avec, début mars 2021, deux fois moins de malades en réanimation qu’en avril 2020. Si le système tient, c’est encore avec des pis-aller comme la réquisition des étudiants paramédicaux et médicaux à qui il a été demandé d’arrêter leurs études pour venir servir de main-d’œuvre à bon marché sur le terrain.

Et même si certains démissionnent et quittent le navire, les luttes se sont multipliées ces derniers mois, malgré le contexte pas toujours favorable à la mobilisation. L’autre élément marquant est que ces actions sont initiées par un groupe d’organisations rassemblant des syndicats de personnels et de médecins, des collectifs de soignants qui se sont créés lors du mouvement de 2019 et des associations citoyennes, comme la Coordination des comités de défense des hôpitaux et des maternités de proximité ou encore le Printemps de la psychiatrie.

Cette unité dans la diversité est une force qui redonne de l’espoir aux personnels, car les initiatives et les mobilisations se succèdent à un rythme soutenu avec un contenu revendicatif de haut niveau.

La mobilisation remotive

La question des salaires n’est pas réglée et la revendication des 300 euros par mois pour tous est le slogan qui permet de poser le problème de la refonte de l’ensemble des grilles de rémunération. En ce qui concerne les lits, l’arrêt de toutes les restructurations impliquant des fermetures est une exigence forte qui commence à peser sur le Gouvernement qui, sans remettre en cause fondamentalement ses projets, commence à reculer, comme à Nancy et sur l’hôpital Nord à Paris.


Mais la question fondamentale reste celle de l’emploi. Le Gouvernement continue à avancer cet argument pour justifier la soi-disant impossibilité d’ouverture de lits supplémentaires. Nous avons chiffré les besoins à 400 000 emplois : 100 000 à l’hôpital, 200 000 dans les Ehpad et 100 000 pour l’aide à domicile.

Dans un premier temps, il s’agit de tarir la fuite des personnels : environ 150 000 infirmières diplômées n’exercent plus leur métier, de très nombreuses aides-soignantes abandonnent leur activité au bout de quelques années du fait de la difficulté du travail et de la faiblesse des rémunérations.

Les solutions existent

Mais la solution que nous mettons en avant est simple. Il s’agit de rétablir ce qui existait jusqu’au début des années 1980, quand il était difficile de recruter dans ces métiers, à savoir la politique des contrats pour les étudiants dès leur entrée en formation.

Cela signifie de rémunérer les étudiants pendant leurs études contre une obligation de servir pendant un nombre d’années proportionnel à la durée de leur formation. Dans la période actuelle, ce type d’engagement peut être particulièrement motivant, d’autant que cela signifie aussi de cotiser dès le début de ses études pour sa retraite.
Comme vous pouvez le constater l’avenir des personnels hospitaliers peut s’écrire en termes de progrès si nous nous en donnons les moyens.

Dr Christophe Prudhomme

 

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