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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

service public

Lu sur le blog des communistes de Romainville :

17 Février 2011, 22:57pm

Publié par PCF Villepinte

L'avenir du service public local au coeur des élections cantonales

 

sspÀ un peu plus d’un mois des élections cantonales, il n’est pas inutile de revenir sur les raisons qui conduisent, nombre de départements à se trouver au bord de la faillite, ainsi que sur les réponses à y apporter. La politique du gouvernement Sarkozy et sa réforme des collectivités qui vise à éloigner un peu plus les citoyens des lieux de pouvoir intervient, en fait, comme l’épilogue d’un processus engagé depuis une vingtaine d’années. Tous les gouvernements qui se sont succédé ont eu une seule obsession : Comment faire sauter tous les verrous, toutes les résistances à la politique d’intégration européenne ? Comment faire des collectivités locales des relais, les plus performants possibles, d’une politique de régression ? Comment rentabiliser la manne financière que constituent leurs dépenses ? Du traité de Maastricht, en passant par celui de Nice et celui de Lisbonne, nous retrouvons une même logique : la guerre économique, la concurrence entre les hommes et les territoires, la financiarisation de toute l’économie vers toujours plus de rentabilité au détriment des dépenses de salaires, de formation, de recherche, au détriment des services publics et des dépenses sociales.

En 2000, une commission présidée par Pierre Mauroy est chargée de préparer l’acte II de la décentralisation. Il est fait état d’une clarification des compétences, du transfert du RMI aux départements. L’avenir de ces derniers y est décrit comme dépendant du développement de l’intercommunalité. Mais le fait le plus marquant aura été l’affirmation dans le cadre de l’Europe, de régions plus grandes et plus fortes. C’est dans ces conditions que Raffarin pourra, en 2003, faire voter une réforme qui est à l’origine de l’asphyxie financière que connaissent aujourd’hui un nombre grandissant de départements.

 17 février 2011

Le RMI, les routes nationales, les personnels TOS des collèges (techniciens et ouvriers spécialisés) sont transférés aux départements. Mais, le projet Raffarin, « la mère de toutes les réformes », comme il se plaisait à le dire, était bien autre chose qu’un acte II de la décentralisation. Avec le vote d’une loi constitutionnelle, il s’agissait d’une réforme aussi importante que celle de 1958 et qui allait bouleverser la vie quotidienne des Français avec les conséquences dont nous mesurons les dégâts aujourd’hui.

Nous étions face à un enjeu de civilisation, mais, à part les communistes, tous les élus se sont placés sur le même terrain que le gouvernement pour réclamer davantage de compétences. Rappelons que cette réforme constitutionnelle a été votée à l’unanimité du parlement, réuni en congrès le 28 mars 2003, à l’exception des députés et sénateurs communistes. Dans ces conditions, il était plus aisé pour Sarkozy, de préparer sur la base du rapport Balladur, son projet de casse des collectivités territoriales. La situation de quasi faillite dans laquelle se trouvent, selon les estimations, un tiers des départements étaient contenue en germe dans le vote de la réforme constitutionnelle de mars 2003. Avec le transfert de pans entiers de grandes missions de politiques nationales vers les départements et les régions, toutes les inégalités sociales et territoriales se sont aggravées.

Avec la crise, les départements sont confrontés à une hausse sans précédent de leurs dépenses sociales (Revenu de solidarité active, allocation personnalisée à l’autonomie, prestation compensatoire du handicap). Il convient bien entendu d’exiger de l’État qu’il compense « à l’euro » près ces transferts. Mais le moment n’est-il pas venu de demander à l’État qu’il reprenne au nom de la solidarité nationale le versement des allocations aux bénéficiaires du RSA ? De la même manière, alors que le débat sur la dépendance est à l’ordre du jour, le financement de l’APA par les départements doit-il être pérennisé ? Dès sa création, le 1er janvier 2002, les conseillers généraux communistes de notre département se sont appuyés sur cette avancée pour faire reconnaître la dépendance des personnes âgées, qui ont cotisé toute leur vie, comme 5ème risque dont la prise en charge serait assurée par la sécurité sociale. L’actualité de cette proposition ne prend elle pas tout son sens aujourd’hui ? Alors, confrontés à un désengagement massif de l’État, les départements doivent ils se placer sur son terrain, comme par exemple avec les partenariats public privé pour financer la construction des collèges ? Nous ne le pensons pas. Pour desserrer l’étau, le vote des 20 et 27 mars en faveur des candidats communistes et du Front de Gauche sera décisif.


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Accès à l’internet haut débit:

10 Février 2011, 16:05pm

Publié par PCF Villepinte

Sur le blog de F ASENSI:

9 février 2011 54 vues Aucun commentaire Imprimer Imprimer Envoyer à un ami Envoyer à un ami

 les Villepintois n’en peuvent plus d’attendre!Logo

 

 

J’ai décidé d’intervenir auprès du ministre de l’industrie, de l’énergie et de l’économie numérique Eric Besson pour protester contre l’absence d’accès à l’internet haut-débit pour certains habitants de Villepinte. Il est intolérable que les Villepintois reste à l’écart de la révolution numérique. Le refus de France Télécom de raccorder tous les quartiers de la ville au réseau haut-débit montre que l’entreprise délaisse sa mission de service public au profit d’activités bien plus lucratives. Nous ne pouvons accepter de telles discriminations!

Retrouver ci dessous la question écrite adressée à Eric Besson dans le cadre de mon activité parlementaire:

« M. François Asensi alerte M. le ministre chargé de l’industrie, de l’énergie et de l’économie numérique, sur des insuffisances de la couverture numérique à Villepinte. Dans certains quartiers comme celui de la Haie-Bertrand, il est en effet impossible de bénéficier d’une offre Internet « haut débit », la ville ne disposant pas sur son territoire de nœud de raccordement numérique.

Aussi, certains Villepintois doivent se contenter d’un débit inférieur à 4 mégabits/seconde ce qui les empêche d’utiliser Internet de manière optimale. Alors qu’Internet est largement utilisé dans la vie de tous les jours et souvent indispensable au niveau professionnel, une partie des Villepintois reste à l’écart de la révolution numérique. Cette situation est vécue comme une injustice par les Villepintois concernés.

France Télécom a confirmé que l’augmentation du débit Internet pour ces habitants n’était pas à l’ordre du jour. Cette décision apparaît pour le moins incohérente quand on sait que France Telecom souhaite développer un réseau Internet très haut débit sur notre territoire. Comme on pouvait le craindre, la privatisation du groupe de télécommunication a entraîné une réduction des missions de service public.

De nombreux Français n’ont toujours pas accès au haut débit ce qui crée une situation de fracture numérique particulièrement insupportable. À l’ère du numérique, il n’est pas acceptable qu’une ville comme Villepinte pourvue d’un centre d’affaires international, d’un parc des expositions et de plus d’un millier d’entreprises, reste à la traîne de la révolution de l’informationnel.

À Villepinte, la municipalité s’est donc mise en quête de solutions alternatives pour installer le haut débit dans les quartiers qui en sont toujours privés. Cependant, l’action de la ville est tributaire de la publication par l’ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) des textes juridiques définissant le cadre d’intervention des collectivités locales. Il est essentiel que le délai de publication du cadre juridique, prévu pour début 2011, soit respecté car tout retard dans la livraison des règlements pourrait démultiplier les délais pour mettre en chantier des solutions à ce problème.

François Asensi voudrait savoir ce que les pouvoirs publics comptent faire pour remédier à l’absence de raccordement à l’Internet haut débit à Villepinte. Il souhaite également souligner l’importance de la publication par l’ARCEP du cadre juridique des collectivités locales et de la nécessité de respecter les délais annoncés. »

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Le PCF dépose une proposition de loi pour l'interdiction des coupures d'électricité et de gaz

19 Janvier 2011, 07:53am

Publié par PCF Villepinte

Le PCF est reparti en guerre contre les coupures d’électricité et de gaz. Ces coupures relèvent d’une pratique moyenâgeuse et inhumaine, car le droit au chauffage est fondamentalement un droit de l’Homme. Marie-George Buffet et Roland Muzeau, député communiste des Hauts de Seine, veulent instaurer une trêve hivernale des coupures d’électricité et de gaz. Avec leurs collègues communistes, Jean-Claude Sandrier et Pierre Gosnat, ils ont déposé à l’Assemblée nationale une proposition de loi visant à «  interdire les coupures d’électricité, de chaleur et de gaz entre le 1er novembre de chaque année et le 15 mars de l’année suivante  ».

«  Il faut en finir avec les atermoiements. À chaque hiver, certains font mine de redécouvrir que des millions de familles sont plongées dans une grande détresse parce qu’on leur coupe l’électricité ou le gaz. Les larmes de crocodile sèchent dès que la vague de froid est passée et le règlement de la situation est systématiquement renvoyé aux calendes grecques  », s’insurge M.G. Buffet, qui prône «  l’instauration d’une trêve hivernale des coupures comme il en existe une pour les expulsions locatives  ».

Elle rappelle l’essor que connaît la précarité énergétique avec «  entre 3 et 4 millions de familles concernées et plus de 100 000 coupures de gaz ou d’électricité  ». Dans le même esprit, Marie-George Buffet a écrit aux PDG de GDF Suez et d’EDF, Gérard Mestrallet et Henri Proglio, pour leur demander d’instaurer «  un moratoire  » sur les coupures au sein des deux groupes qu’ils dirigent.

 

 


«  L’État reste le premier actionnaire de GDF Suez et demeure majoritaire dans le capital d’EDF. Ces deux grandes entreprises doivent continuer à jouer leur rôle de service public en garantissant à chacun l’accès à l’électricité et au gaz.

Ce droit indispensable à la vie doit être reconnu et passer avant le chiffre d’affaires et les bénéfices des actionnaires  », exige la parlementaire communiste, qui tient également à «  saluer l’engagement des agents des deux entreprises qui, avec la CGT, refusent de couper l’électricité ou le gaz à des familles démunies  ».

La proposition de loi a également pour but de provoquer un débat politique beaucoup plus large. «  Les dispositifs actuels censés protéger les familles des coupures sont insatisfaisants  », constate-t-elle, en citant en exemple le système de tarification sociale de l’électricité qu’elle juge «  trop restrictif  ».

«  Pour avoir accès à cette tarification, il faut gagner moins de 600 euros par mois  », explique-t-elle. Marie-George Buffet s’inquiète également des conséquences de la libéralisation du secteur de l’électricité et du gaz. «  La loi Nome que le gouvernement a fait voter en catimini va provoquer une flambée du prix de l’électricité et va, par là même, entraîner de nombreuses familles dans les difficultés.  »


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Des ressources nouvelles pour les services publics locaux !

18 Janvier 2011, 16:14pm

Publié par PCF Villepinte

RASSEMBLEMENT

MARDI 25 JANVIER 2011 A 15H

A PROXIMITE DE MATIGNON

A L’ANGLE INVALIDES RUE DE VARENNE

 

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Les services publics mis en œuvre par les collectivités locales jouent un rôle fondamental pour répondre aux besoins des habitants. Chacun et chacune les utilise au quotidien dans tous les domaines : crêches, transports publics, centres médicaux, établissements scolaires, logements sociaux, infrastrucures sportives et culturelles… Ces services dynamisent l’économie, soutiennent la croissance et constituent un rempart à la crise sociale actuelle. Ils participent souvent à la solidarité nationale à la place de l’Etat.

Ces services essentiels sont aujourd’hui dans le collimateur du gouvernement qui veut les privatiser pour mieux répondre à la crise du capitalisme. On mesure l’ampleur du pactole quand on sait que les collectivités locales assurent 73% de l’investissement public. Pour pousser les élus locaux à réduire les prestations fournies et à les confier au secteur privé, le gouvernement entreprend d’asphyxier financièrement les collectivités en les privant de la fiscalité sur les entreprises, en gelant pour trois ans les dotations de l’Etat tout en réduisant l’emploi public.

Du fait de ces contraintes financières, les collectivités se retrouvent alors devant une équation insoluble. Soit elles réduisent les services publics et font à leur corps défendant le jeu du gouvernement. Soit, privées de la taxe professionnelle que le gouvernement a supprimée, elles augmentent les impôts sur les ménages alors que ces derniers subissent déjà durement les dégâts sociaux conséquences de la crise. Les élus locaux se retrouvent alors en difficulté pour boucler leur budget sauf à remettre en cause les engagements sur lesquels ils ont été mandatés.

Pourtant une telle cure d’austérité ne s’impose en rien puisque les moyens financiers existent pour assurer des services publics de qualité pour tous. Mais il faudrait pour cela réorienter la finance vers la satisfaction des besoins plutôt que vers la spéculation. Plutôt que de dilapider les 400 milliards d’euros que le gouvernement a réussi à trouver pour les banques en pure perte, des moyens financiers nouveaux pourraient servir à des dépenses utiles qui amélioreraient concrètement la vie des gens.

Pour cela, les élus communistes et républicains proposent de taxer les entreprises selon leurs bénéfices, en modulant l’impôt en fonction de l’emploi et de l’investissement. Un tel impôt économique devrait sceller le lien entre l’entreprise et le territoire d’accueil, sans pénaliser comme aujourd’hui les territoires industriels. Il ferait contribuer les actifs financiers des entreprises. La taxe d’habitation et la taxe foncière tiendraient également compte des revenus des ménages.

Une autre réforme est donc indispensable pour financer la réponse aux besoins de tous, corriger les inégalités sociales et territoriales et favoriser une croissance économique efficace et soutenable. Mais sans attendre, nous demandons que le gouvernement revienne à l’occasion d’un collectif budgétaire sur sa décision de geler les dotations et permette des dotations exceptionnelles à nos collectivités en difficulté.

Les élus communistes et républicains appellent la population à se mobiliser pour ne rien céder dans ce combat en faveur de ressources nouvelles. Ils appellent à une remise à plat des financements qui permettrait plus de justice dans les impôts et plus de moyens pour fournir les services publics indispensables à la garantie des droits humains les plus essentiels. Pour exiger haut et fort de telles mesures, ils appellent les associations, les syndicats de territoriaux et la population dans son ensemble à un rassemblement à l’occasion duquel ils exigent d’être reçus à Matignon pour ouvrir une discussion.

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Le Service public : Déclaration de la CGT

13 Janvier 2011, 17:10pm

Publié par PCF Villepinte

Le Service public, un enjeu de société

Ça ne peut plus durer !Depuis des années l’Etat se désengage de ses missions fondamentales et contraint dans son sillage les autres collectivités publiques à faire de même.

sspLe résultat est là : des services hospitaliers aux écoles, en passant par pôle emploi ou encore les tribunaux, partout la litanie est la même : files d’attente, services surchargés, décisions renvoyées aux calendes grecques, usagers exaspérés et parfois même désespérés, personnels au bord de la rupture !

Les politiques de démantèlement des services publics au travers notamment de la Révision Générale des Politiques Publiques, rendent difficiles voire dangereuses les conditions de travail et de vie de chaque salarié, de leur famille. L’épisode des intempéries l’a démontré, mais les exemples peuvent être multipliés. On ne supprime pas impunément des lits dans les hôpitaux, des postes d’enseignants, ou des salles d’audience. Derrière les chiffres, il y a des patients en attente de soins, des élèves en incapacité d’étudier correctement dans des classes surchargées ou des citoyens attendant des mois voir des années que justice leur soit rendue !

Une société évoluée se reconnait aussi à sa manière de prendre en charge les personnes les plus fragilisées. Est-ce encore le cas aujourd’hui en France quand les plus fragiles, handicapés, jeunes enfants, personnes âgées, se voient dénier les droits les plus élémentaires ?

Les coupes sombres dans les budgets, les réformes tous azimut, ont pour effet de fragiliser encore plus le tissu social. Au nom de l’orthodoxie comptable, on supprime missions et service sans évaluer les conséquences pour les salariés et le coût social pour les usagers ; la suppression des exonérations des particuliers employeurs, par exemple, va constituer un véritable plan social pour les salarié-es de ces secteurs, majoritairement des femmes. Elle va aussi contraindre de nombreuses personnes à renoncer à tous soins ou accompagnements. Faire preuve de responsabilité, avoir une vision politique c’est mesurer les conséquences de ses décisions et imaginer immédiatement d’autres systèmes pour qu’il n’y ait pas de rupture.

Cette situation n’est pas digne d’un pays développé ! Comment peut-on croire un seul instant que le développement peut se faire si les citoyens, salariés ou non, vivent dans l’insécurité sociale ?

Au-delà des conséquences sociales, cette conception étriquée de l’intervention publique est aussi un non sens économique :

 D’abord parce que, n’en déplaise aux tenants de la pensée unique, les services publics font partie de l’économie qui ne se résume pas aux grands groupes ! De très nombreux autres acteurs interviennent, souvent de façon déterminante en territoire, c’est le cas des associations et de l’économie sociale et solidaire. Toutes deux sont menacées de ne plus pouvoir fonctionner faute de moyens financiers suffisants (particulièrement en raison de la réforme des collectivités territoriales et de ses conséquences financières) ;

 Ensuite, parce que le lien entre économie et Service Public, maintes fois démontré, exige une vision politique d’ensemble, indispensable à un développement pérenne. En lieu et place les maîtres mots de l’action gouvernementale sont court-termisme et improvisation !

Il faut stopper cette spirale infernale !

C’est parce que nous militons pour un progrès social profitable à toutes et tous, que les services publics font partie de nos revendications majeures. Le Service Public n’est ni un concept, ni l’héritage d’un passé … dépassé ! Il est le mode d’organisation que les sociétés ont choisi depuis toujours pour s’organiser collectivement, dans la recherche du bien être, de l’intérêt de tous ; bref, pour assurer la cohésion sociale.

Garantir le Vivre ensemble, l’égal accès de tous aux services publics, les droits de tous, c’est cela être une société développée ! C’est souhaitable mais c’est surtout possible ! Il suffit pour cela que l’action publique et ses financements tournent définitivement le dos à ses orientations actuelles ! L’intervention publique doit servir à répondre aux besoins sociaux et au développement humain durable et non servir les intérêts d’une minorité !

Solennellement, nous appelons à une campagne de promotion et d’amélioration du Service Public, vecteur essentiel du développement humain durable.

Montreuil, le 7 janvier 2010

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SNCF : Le service public ne répond plus!

28 Décembre 2010, 12:13pm

Publié par PCF Villepinte

couv mois-copie-1La France entière s’émeut de voir un train mettre 26 heures pour relier Strasbourg à Port-Bou et Nice. Cet évènement est la résultante des politiques menées à la SNCF depuis plusieurs années. Pour la Fédération CGT des cheminots, quand une Entreprise Publique comme la SNCF se détourne du service public pour faire du business, il est prévisible que les voyageurs et les cheminots en subissent les conséquences.

Depuis que la Direction de la SNCF a accentué son organisation en branches indépendantes refusant toutes formes de mutualisation des moyens humains et matériels, les dysfonctionnements deviennent le triste quotidien des usagers et l’angoisse des cheminots.

Les Directions d’activités ne veulent plus financer les réserves en personnel de bord (Agents de Conduite et Agents du Service Commercial Trains). Les ateliers d’entretien des locomotives sont spécialisés par activités. Les aiguilleurs n’ont plus de contact avec les autres services au nom de la « concurrence libre et non faussée ».

Cette organisation éclatée et cloisonnée de la SNCF engendre les situations vécues par les voyageurs de ce train qui a fait la une de l’actualité.

Pour la Fédération CGT des Cheminots ce genre d’incident illustre le contenu de nos luttes. La grève reconductible du mois d’avril, à l’appel de CGT, avait comme revendications de mettre fin à cette organisation en mono activité et de fournir à la SNCF les moyens humains pour réaliser un service public ferroviaire de qualité.

Les agents de conduite de Vierzon sont actuellement dans un mouvement de grève contre la suppression des réserves de conducteurs mais la Direction l’entreprise refuse obstinément de les entendre.

La Fédération CGT des Cheminots déplore que la Direction de la SNCF refuse de tirer les enseignements de sa stratégie.

 En 9 ans elle a supprimé plus de 25 000 emplois de cheminots, elle entend en supprimer encore 1 850 en 2011, cette politique d’austérité a des répercussions désastreuses sur la qualité du service due aux usagers et sur les conditions de travail des cheminots.

Il est outrageant d’entendre François Fillon, Brice Hortefeux, Nathalie Kosciusko-Morizet ou Thierry Mariani tirer à boulets rouges sur Météo France, les services de l’équipement, les aéroports de Paris ou la SNCF et les accuser de ne pas répondre à leurs obligations alors que c’est leur politique libérale qui supprime les moyens et pousse à la casse des entreprises publiques et du service public.

Montreuil, le 28 Décembre 2010

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Transports

22 Décembre 2010, 07:26am

Publié par PCF Villepinte

                        CGT Cheminots

cheLe budget 2011 de la SNCF, présenté au Comité Central d’entreprise le 21 décembre 2010, privilégie une nouvelle fois la rentabilité et tourne le dos au service public.
Des moyens existent pour répondre aux revendications
Après une année 2009 déficitaire, l’année 2010 permettra à nouveau de payer un dividende de 50 Millions d’€ à l’Etat. Présenté comme celui du redressement par la Direction, ce budget marque une reprise de la croissance du chiffre d’affaires de +4 %, pour atteindre 33,6 Milliards d’€, la marge (...)


PÉTITION                 http://toolbox.elunet.org/petition_fret/
« 365 personnalités lancent un appel à pétition citoyenne
pour le respect des engagements de réduction
des émissions de gaz à effet de serre »

Le plan fret SNCF doit être revu d’urgence !

4044 personnes ont déjà signé "en ligne"

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Le PCF est reparti en guerre contre les coupures d’électricité et de gaz.

15 Décembre 2010, 21:33pm

Publié par PCF Villepinte

Le PCF dépose une proposition de loi pour l'interdiction des coupures d'électricité et de gaz

Ces coupures relèvent d’une pratique moyenâgeuse et inhumaine, car le droit au chauffage est fondamentalement un droit de l’Homme. Marie-George Buffet et Roland Muzeau, député communiste des Hauts de Seine, veulent instaurer une trêve hivernale des coupures d’électricité et de gaz. Avec leurs collègues communistes, Jean-Claude Sandrier et Pierre Gosnat, ils ont déposé à l’Assemblée nationale une proposition de loi visant à «  interdire les coupures d’électricité, de chaleur et de gaz entre le 1er novembre de chaque année et le 15 mars de l’année suivante  ». «  Il faut en finir avec les atermoiements. À chaque hiver, certains font mine de redécouvrir que des millions de familles sont plongées dans une grande détresse parce qu’on leur coupe l’électricité ou le gaz. Les larmes de crocodile sèchent dès que la vague de froid est passée et le règlement de la situation est systématiquement renvoyé aux calendes grecques  », s’insurge M.G. Buffet, qui prône «  l’instauration d’une trêve hivernale des coupures comme il en existe une pour les expulsions locatives  ». Elle rappelle l’essor que connaît la précarité énergétique avec «  entre 3 et 4 millions de familles concernées et plus de 100 000 coupures de gaz ou d’électricité  ». Dans le même esprit, Marie-George Buffet a écrit aux PDG de GDF Suez et d’EDF, Gérard Mestrallet et Henri Proglio, pour leur demander d’instaurer «  un moratoire  » sur les coupures au sein des deux groupes qu’ils dirigent.

 

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Neige : "c'est la faute à Météo France" selon Fillon

10 Décembre 2010, 10:42am

Publié par PCF Villepinte

Au moins 8 000 personnes ne sont pas arrivées à rentrer chez elles, mercredi soir, en région parisienne.

Société - le 10 Décembre 2010

  

  La circulation était revenue à la normale jeudi soir en Ile-de-France, tandis que le Premier ministre François Fillon s'est défaussé sur Météo France en l'accusant d'avoir mal anticipé les chutes de neige de mercredi qui ont paralysé la région et ulcéré des milliers de Franciliens.

Après une nuit de pagaille que le gouvernement s'est efforcé de minimiser, Bison Futé a annoncé vers 21H00 une "circulation normale sur le réseau routier" d'Ile-de-France. Même la fameuse N118 a été rouverte dans les deux sens, sauf pour les poids lourds. Vingt-quatre heures après l'immense désordre sur les routes, le Premier ministre, en visite à Moscou, a accusé Météo France de n'avoir "pas prévu cet épisode neigeux, en tout cas pas son intensité", et du coup "les services chargés du déneigement ont été pris au dépourvu". Des accusations qu'une source gouvernementale a ensuite relativisées: "François Fillon y est allé un peu fort sur Météo France, sa phrase est allée au-delà de ce qu'il voulait dire". Le secrétaire d'Etat aux Transports, Thierry Mariani, lui aussi en Russie a renchéri en affirmant que "par moment la nature est plus forte".

Météo France a estimé, dans un communiqué vendredi, que "la qualité" de la prévision traduit "les limites de l'état de l'art en matière de prévision quantitative des précipitations neigeuses". "Il est encore très difficile", ajoute l'organisme, "malgré les progrès constants de la science météorologique, de prévoir avec exactitude les quantités qui vont tomber et, a fortiori, leur tenue au sol, déterminante pour les transports". Dès mardi après-midi, Météo France avait diffusé une alerte orange pour l'Ile-de-France, valable jusqu'à 22H00 mercredi, prévenant que les chutes de neige pourraient atteindre "une dizaine de centimètres".

Après avoir jugé "impossible" mercredi à 16H30 que des milliers de personnes puissent se retrouver bloquées par la neige et réfuté le terme de "pagaille", le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, avait nié jeudi matin avoir minimisé les difficultés. Il a demandé "une mission d'expertise" sur les méthodes d'action des pays d'Europe occidentale face aux intempéries, tandis que le secrétaire d'Etat chargé des Transports, Thierry Mariani, a annoncé une réunion vendredi pour procéder à un "retour d’expérience" sur "l'épisode neigeux". La préfecture de police de Paris (PP) déconseillait toujours "formellement" jeudi soir à "l'ensemble des usagers" de prendre la route, notamment en raison de risques de verglas dans la nuit de jeudi à vendredi.

Les transports scolaires vont rester interdits dans les Yvelines pour une durée indéterminée, en Eure-et-Loir vendredi et en Seine-et-Marne jusqu'à vendredi midi.

L'Ile-de-France a vécu le pire scénario depuis la nuit du 4 au 5 janvier 2003.

Le gouvernement assure que le dispositif d'hébergement déployé par les pouvoirs publics a permis d'accueillir environ 3.300 personnes.

Mais la mairie de Vélizy (Yvelines) a fait état de 7.000 à 8.000 personnes hébergées en urgence dans cette seule commune. Des milliers d'autres ont dormi sur leur lieu de travail - jusqu'à 2.800 au Technocentre Renault de Guyancourt (Yvelines).

De nombreux automobilistes et routiers, coincés pendant des heures mercredi et jeudi, ont dénoncé un défaut ou une insuffisance de salage, l'absence d'information et d'assistance.

Les fortes chutes de neige en Ile-de-France et l'interdiction de circulation pour les poids lourds coûtent "20 millions d'euros par jour" aux entreprises de transport, a chiffré jeudi la principale fédération du secteur, la FNTR.

Ce matin, sur France Info, la réponse de Emmanuel Celhay, secrétaire général CGT à Météo France

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SERVICE PUBLIC (suite)

31 Août 2010, 16:40pm

Publié par PCF Villepinte

sécu 002Centres de sécurité social fermés, une enquête de l'Humanité apporte des explications

 

Services publics, l'emploi massacré

  

 

L’Humanité s’est procuré le rapport annuel sur l’état de la fonction publique. Les effectifs diminuent fortement dans la fonction publique d’État tandis que la précarité progresse. Nombre de missions sont abandonnées.

Pour la première fois depuis 1980, les effectifs de la Fonction publique ne sont pas en progression en 2008. C’est le fait saillant du rapport annuel sur l’état de la fonction publique qui va être présenté aujourd’hui au conseil supérieur de la fonction publique et que l’Humanité s’est procuré. Avec 5,3 millions de personnels en 2008, les effectifs des 3 fonctions publiques réunies n’ont progressé que de 1800 agents. Le rapport note également une importante montée de la précarité. Il révèle que 872 600 agents publics sont des non titulaires, soit près d’1 agent sur 5.

 un exercice comptable

Sans surprise la fonction publique d’État (FPE) est la plus touchée par la diminution des effectifs. Lancée en juillet 2007, la révision générale des politiques publiques (RGPP) devait permettre de réduire les déficits publics «en modernisant l’État». En guise de modernisation, elle a surtout consisté en un exercice comptable visant à ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partants à la retraite. « 100 000 postes de fonctionnaires ont été supprimés », se félicitait Nicolas Sarkozy en juin 2010 dans une lettre au premier ministre . Pour la seule année 2008, les effectifs de la FPE ont fondu de 77 500 postes dans les ministères et les établissements publics à caractère administratif (ÉPA). La diminution du nombre des agents publics de l’État se traduit par une dégradation très inquiétante des missions de service public. On le ressent particulièrement dans l’Éducation nationale. Elle a perdu plus de 110 000 postes depuis dix ans et cette regression s’est brusquement aggravée. D’une perte de 1% en moyenne annuelle, on est passé à une diminution de près de 4% en 2008. Mais cette dégradation est générale. Des missions sont déléguées au privé comme à Pôle emploi, désorganisé par la fusion avec l’Assedic et les diminutions de postes... 

 de sombres perspectives

L’inquiétude est d’autant plus grande que la tendance à la diminution des postes est loin de s’être inversée depuis 2008. Et les perspectives sont des plus sombres. Le rapport met en évidence une pyramide des âges qui verra le départ de 300 000 agents publics à la retraites d’ici 2012. Si un poste sur deux n’est pas remplacé, cela signifie une disparition brutale de 150 000 nouveaux emplois publics.

Olivier Mayer

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