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MAUVAISE IDEE ...

20 Mars 2018, 08:13am

Publié par PCF Villepinte

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Publié depuis Overblog

28 Février 2018, 09:35am

Publié par PCF Villepinte

Cette mort sur ordonnances...
PAR JEAN-EMMANUEL DUCOIN
MERCREDI, 28 FÉVRIER, 2018
L'HUMANITÉ

« Privilégiés » :

les mots de la doxa libérale ont la vie dure et collent comme le sparadrap du capitaine Haddock. Nous avons l’habitude des campagnes mensongères, qui polluent l’espace public. Martelez, il en reste toujours quelque chose… Les médias dominants et toute la cohorte des experts afférents s’en donnent à cœur joie pour dire leur mépris des salariés de la SNCF, au fil de leur credo qu’ils répètent comme les prières d’un chapelet. C’est bien sûr « à cause » des syndicats et du « statut » des employés que la SNCF va mal. Les voilà donc, ces « privilégiés » de cheminots, agités comme des chiffons rouges. Cela ne vous rappelle rien ? Que n’entend-on pas à propos des « salauds de pauvres », des « chômeurs fainéants », des « grévistes preneurs d’otage », des « fonctionnaires assistés » ? Trois décennies de matraquage idéologique et de diffusion en boucle d’un catéchisme antisocial. Le but : obtenir la résignation du plus grand nombre. Toute contre-réforme de choc conduisant à une grande marche arrière des droits est précédée et accompagnée par une bataille des représentations, bref, une propagande massive qui vise à préparer les esprits au démantèlement des politiques sociales et à la destruction progressive du modèle français de solidarité…

La mise en cause du rail tricolore est emblématique de la méthode employée pour porter un coup décisif à un grand service public. SNCF : cette mort sur ordonnances… Une privatisation qui ne dit pas son nom, doublée d’un autoritarisme politique sans bornes. L’exécutif ne manque pas d’air : le Code du travail, la formation professionnelle, l’apprentissage, l’assurance-chômage, l’hôpital, l’immigration, le baccalauréat, la SNCF, bientôt la justice, l’audiovisuel, la Constitution, etc. Macron, c’est la version française du fameux Tina (There is no alternative) de Thatcher. La feuille de route est bel et bien une attaque globale d’ampleur historique. La riposte des syndicats de la SNCF s’annonce à la hauteur de l’enjeu. La bataille de l’opinion en faveur des services publics, elle, commence à peine en vérité. Elle ne sera pas moins décisive.

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ENERGIE

12 Avril 2013, 06:39am

Publié par PCF Villepinte

 edf

Les Sages censurent le bonus-malus sur la facture d'énergie
 
 

 

 Nouveau revers pour le gouvernement, le Conseil constitutionnel a censuré ce jeudi l'instauration d'un bonus-malus sur les factures de gaz et d'électricité, censé favoriser la sobriété énergétique, jugeant inégalitaire à plusieurs titres cette mesure phare de la loi énergie qui avait été définitivement votée par le Parlement en mars.

Les juges constitutionnels, saisis par les parlementaires UMP sur trois griefs, ont retenu celui concernant l'article 2 sur le bonus-malus, qui est censuré, ainsi que toutes les dispositions rattachées, précisent-ils dans un communiqué. Deux autres griefs relatifs à la procédure d'effacement des consommations d'énergie et aux éoliennes ont été rejetés.

Avec cette censure, le gouvernement essuie un nouveau revers sur ce texte socialiste qu'il appuyait, connu sous le nom de loi Brottes, du nom du député socialiste François Brottes à son initiative. Sa proposition de loi, contestée à la fois par la droite et le Front de gauche, avait connu un parcours parlementaire long et chaotique.

Delphine Batho, ministre de l'Energie et de l'Ecologie, jointe par l'AFP, a assuré ne pas renoncer à la tarification progressive de l'énergie. Elle a promis "une solution nouvelle et juridiquement solide", qui sera incluse dans le projet de loi de programmation sur la transition énergétique, qui devrait être présenté "en octobre, a priori". "Le Conseil constitutionnel n'a pas censuré le bonus-malus dans son principe mais dans son périmètre d'application" au regard du principe d'égalité, a relevé la ministre.

De fait, le Conseil constitutionnel a estimé que le bonus-malus était "contraire au principe d'égalité devant les charges publiques" pour deux raisons.

D'abord parce qu'ont été exclues de son champ d'application les consommations professionnelles dès lors que le bonus-malus concernait les énergies de réseau (gaz, électricité, chaleur) autant utilisées par les particuliers que les professionnels. Pour les juges constitutionnels, "cette exclusion des consommations professionnelles conduisait à ce que des locaux dotés des mêmes dispositifs de chauffage, soumis aux mêmes tarifs et pour certains utilisant un dispositif de chauffage commun, soient inclus ou exclus du seul fait qu'ils étaient ou non utilisés à des fins domestiques".

Deuxième motif d'inégalité aux yeux du Conseil: comme dans les maisons ou les logements collectifs avec chauffage individuel, le bonus-malus s'appliquait aussi pour les particuliers vivant en immeubles équipés d'un système de chauffage central impossible à régler de manière individuelle. Cela a été jugé en contradiction "avec l'objectif de responsabiliser chaque consommateur domestique au regard de sa consommation d'énergie de réseau", selon le communiqué des Sages de la rue de Montpensier.

La philosophie de cette PPL "Brottes" était de faire payer un bonus-malus sur la facture d'énergie pour favoriser la sobriété énergétique, "première phase" de la transition énergétique. Le texte, définitivement adopté par le Parlement dans la nuit du 11 au 12 mars, était censé instaurer un bonus-malus sur la facture d'énergie, à compter de 2016, afin de favoriser la sobriété énergétique. Largement revu par rapport à la version initiale, son premier passage à l'Assemblée avait été marqué par le départ fracassant en pleine nuit des députés communistes et de l'opposition, mécontents de voir arriver des amendements gouvernementaux sur l'éolien. Sans compter que le Front de gauche estimait depuis le début qu'il y avait atteinte au principe de péréquation tarifaire issu du Conseil national de la résistance.

  • Lire aussi :

Pourquoi la loi Brottes sur les tarifs de l’énergie a-t-elle été rejetée?
Énergie : l’égalité tarifaire des usagers menacée

Bonus-malus sur l’énergie, une loi injuste ?

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Braderie de printemps?

5 Avril 2013, 19:01pm

Publié par PCF Villepinte

 

Le gouvernement prêt à vendre une partie de ses bijoux de famille

 

 

 

 

 

EDF, Areva, ou France Telecom ? L'Etat envisage de céder des participations dans des entreprises dont il est actionnaire pour « assainir ses finances ». Et c’est au Wall Street Journal qu’Arnaud Montebourg est allé l’annoncer.

"Dans le cadre de la restructuration budgétaire et la modernisation des politiques publiques, nous réfléchissons en effet à un changement de nos participations", a déclaré le ministre du Redressement Productif dans une interview au quotidien financier américain, le Wall Street Journal. "Nous n'excluons pas ce genre d'action, mais nous ne voulons pas perdre notre influence sur les entreprises".

Il  a refusé de dire quelles participations pourraient être mises en vente… EDF, GDF Suez ou Areva ?  France Télécom, Air France-KLM, ou Renault ? L'Etat a déjà annoncé la semaine dernière la vente d'une participation de 3,12% dans l'équipementier aéronautique Safran pour 448,5 millions d'euros. Selon le quotidien, un autre officiel Français aurait répondu que le choix le plus évident serait de vendre des parts d’EDF. Un choix que les financiers jugent intéressant, l’action d’EDF a pris 12 % cette année et l’Etat pourrait envisager de réduire sa participation de 85 % à 70 %.

Que le ministre qui défendait la nationalisation de Florange en France, aille évoquer la vente de parts d’entreprises publiques dans le grand quotidien financier américain peut étonner. On peut également se rappeler du candidat François Hollande qui évoquait « l’ennemi sans visage » de la finance, juste avant d’aller voir les banquiers de la City pour leur expliquer qu’il ne serait pas dangereux.

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ENERGIE à BONUS/MALUS

12 Mars 2013, 22:55pm

Publié par PCF Villepinte

André Chassaigne s'est élevé contre les dispositions concernant l'éolien: "erreur colossale et faute contre la démocratie locale".

 - le 12 Mars 2013

 

 

La loi Brottes sur l’énergie adoptée par un ultime vote de l'Assemblée nationale

 

 

Le Parlement français a adopté définitivement dans la nuit de lundi à mardi la proposition de loi socialiste sur l'énergie qui prévoit la mise en place au 1er janvier 2015 d'un mécanisme de bonus-malus. Elle avait été rejetée en octobre par le Sénat du fait d’une motion d’irrecevabilité déposée par une sénatrice communiste.

Les députés ont examiné le texte en soirée, signé du président de la commission des Affaires économiques François Brottes (PS), pour statuer définitivement, comme l'a souhaité le gouvernement qui le soutient. Les députés du Front de gauche ont voté contre de même que ceux de l'UMP et l'UDI. Ce texte instaure un bonus-malus sur la facture d'énergie, à compter de 2016, afin de favoriser la sobriété énergétique. Il a été largement revu par rapport à la version initiale déposée en septembre. Son premier passage à l'Assemblée avait été marqué par le départ fracassant en pleine nuit des députés communistes et de l'opposition, mécontents de voir arriver des amendements gouvernementaux sur l'éolien. Sans compter que le Front de gauche estime depuis le début qu'il y a atteinte au principe de péréquation tarifaire issu du Conseil national de la résistance. "Au final, il y aura la satisfaction de l'avoir voté, mais je ne suis pas certain qu'il y aura une application", a lancé, sceptique, André Chassaigne, président des députés Front de Gauche.

Le texte prévoit plusieurs mesures de lutte contre la précarité énergétique, notamment l'extension des tarifs sociaux de l'énergie à 4 millions de foyers et l'interdiction des coupures d'électricité et de gaz en hiver pour impayés, sur le modèle de la trêve hivernale en vigueur pour le logement. Quelques 580.000 coupures ou réduction de puissance ont eu lieu en 2012, selon Bruno Léchevin, délégué général auprès du Médiateur de l'énergie, chargé de la défense des consommateurs. Profondément remaniée, la proposition de loi, initialement appelée "tarification progressive de l'énergie" est devenue par la suite un texte de "transition vers un système énergétique sobre".

Repoussée au 1er janvier 2015, l'instauration d'un système de bonus-malus sur les factures d'électricité, dont l'objectif sera d'inciter les consommateurs à réduire leur consommation d'énergie, est l'une des mesures phare de ce texte symbolique des ambitions du gouvernement socialiste en matière d'énergie. Le bonus-malus est calculé en fonction d'un volume de base défini à partir du niveau consommé par le quart des foyers les plus sobres. La composition du foyer, la localisation géographique et le mode de chauffage sont toujours pris en compte. Il comporte également des mesures en faveur de l'éolien terrestre. André Chassaigne s'est de nouveau élevé contre les dispositions concernant l'éolien: "erreur colossale et faute contre la démocratie locale", a-t-il accusé. Le Sénat avait adopté contre l'avis du gouvernement un amendement PS prévoyant la constitution de parcs d'au moins trois éoliennes pour bénéficier de l'obligation d'achat de l'électricité produite par EDF. Le Front de gauche avait défendu sans succès un tel amendement, mécontents de la suppression de la règle dite des cinq mâts. La version adoptée par les députés ouvre la possibilité d'implantation d'une seule éolienne.

La proposition de loi du président PS de la Commission des Affaires économiques de l'Assemblée, François Brottes, avait été rejetée en octobre par le Sénat, du fait d’une motion d’irrecevabilité déposée par une sénatrice communiste de l’Allier Mireille Schurch, qui a présenté en commission une motion d’irrecevabilité adoptée par 20 voix (communistes, centristes et UMP) contre 19.

  • Lire aussi :

Pourquoi la loi Brottes sur les tarifs de l’énergie a-t-elle été rejetée?
Énergie : l’égalité tarifaire des usagers menacée

Bonus-malus sur l’énergie, une loi injuste ? Face à face entre André Chassaigne, député PCF du Puy-de-Dôme. Matthieu Orphelin, porte-parole sur la transition énergétique pour la Fondation Nicolas Hulot

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SERVICE PUBLIC de TRANSPORT

22 Février 2013, 08:20am

Publié par PCF Villepinte

le 21 Février 2013

Ile de france

 

 - Ile-de-France: le Pass Navigo en eaux mouvementées

 

La proposition d’abonnement des transports en commun d’Île-de-France à tarif unique n’a pas fait la majorité en commission.

Le bras de fer au sein de la gauche sénatoriale entre les communistes, qui voudraient voir leurs avis plus pris en compte, et le groupe socialiste, qui souhaiterait que les premiers rentrent dans le rang, ne semble pas prêt de se terminer. Michel Billout, sénateur communiste, présentait mercredi matin devant la commission Développement durable une des deux propositions de loi que son groupe défendra mercredi prochain lors de sa niche parlementaire. Faute du soutien du groupe socialiste, qui s’est abstenu, et en l’absence des sénateurs du groupe RDSE (PRG, MRC), le texte y a été rejeté. Seuls les communistes et les écologistes ont soutenu la proposition.

Zone unique

Le texte, déposé par la sénatrice du Val-de-Marne Laurence Cohen, vise à réunifier les cinq zones tarifaires du passe Navigo (abonnement de transports en commun en Île-de-France) en une zone unique au tarif des actuelles deux premières (le tarif le plus bas). Le système en cinq zones crée aujourd’hui de lourdes disparités en défaveur de la périphérie. La mesure de la proposition communiste ne sort pas de nulle part: portée depuis longtemps par les communistes au conseil régional, c’est finalement toute l’assemblée, présidée par le socialiste Jean-Paul Huchon qui a fait sienne cette proposition.

La commission des Affaires sociales du Sénat a rejeté une proposition de loi (PPL) du groupe communiste (CRC) visant à augmenter le versement des entreprises aux transports en Ile-de-France afin de financer le futur pass navigo au tarif unique, a-t-on appris jeudi de source parlementaire.

  • A lire aussi:

Pass Navigo unique: la nécessaire contribution des entreprises retoquées en commission au Sénat

C'est toujours la zone pour le Pass Navigo à tarif unique

Adrien Rouchaleou

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SNCF communiqué CGT

19 Février 2013, 08:42am

Publié par PCF Villepinte

Comptes annuels 2012 de la SNCF

Montreuil, le 18 février 2013

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La SNCF dans la spirale de l’austérité !

Le Conseil d’Administration de la SNCF du 18 février 2013 a examiné les comptes annuels 2012 du Groupe SNCF. Dans un contexte économique et social aggravé, se distingue une vraie politique d’austérité que la SNCF veut intensifier en 2013.

Le chiffre d’affaires du groupe SNCF (EPIC +filiales) progresse de 3% par rapport à 2011 à 33,9 milliards d’€ dont 20,1 milliards d’€ réalisés par l’EPIC.

L’EPIC représente 60% des recettes du groupe, alors que le poids des filiales continue de progresser.

Ce sont une nouvelle fois les activités conventionnées avec des entités publiques qui tirent les recettes du Groupe SNCF.

Malgré cela, le chiffre d’affaires du Groupe est en retrait de 1,3% par rapport aux prévisions du budget 2012, la SNCF arrive quand même à dégager une marge opérationnelle supérieure de 202M€ aux prévisions de 2012. Pour y parvenir, les dépenses de personnel ont fait l’objet d’une rigueur à toute épreuve.

La direction annonce ce jour, le versement de 208,8 millions de dividende à l’Etat. Pour préserver ses marges, elle a une nouvelle fois utilisé les cheminots de l’EPIC comme variable d’ajustement avec la suppression de 1044 emplois en 2012, la contraction des déroulements de carrière.

Alors que la direction applique le gel des salaires à la SNCF, avec une augmentation générale de 0,5% en 2012 entraînant une perte de pouvoir d’achat de 0,8% pour les cheminots, elle annonce le versement d’une prime exceptionnelle de 364 € bruts par cheminot, ce qui représente en global un quart du dividende versé à l’Etat.

Cette situation est bien la preuve que l’argent existe pour de véritables augmentations générales de salaires à la SNCF.

Si le versement d’une prime peut paraître alléchant, au regard de la faiblesse des salaires dans l’entreprise, celle-ci ne résout pas les pertes de pouvoir d’achat cumulées ces dernières années par les cheminots et fragilisera le financement de notre système de protection sociale de santé et de retraite.

Renforcée par le vote des cheminots lors de l’élection des représentants des salariés au CA de la SNCF du 5 février 2013, la Fédération CGT des cheminots créera les conditions des mobilisations indispensables pour stopper l’austérité qui entraîne les salariés et le service public ferroviaire vers la spirale du déclin

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Electricité :

18 Février 2013, 19:40pm

Publié par PCF Villepinte

Vers une "hausse raisonnable" des tarifs de 30% de 2012 à 2017
 

Vendredi dernier, Henri Proglio, le président d'EDF, parlait d'une "hausse raisonnable des tarifs dans les années à venir". Ce lundi, la Commission de régulation de l'énergie (CRE) a confirmé sa prévision d'une hausse de l'électricité, tablant sur une progression de 30% des tarifs réglementés de 2012 à 2017, notamment à cause de l'essor des énergies renouvelables et des investissements dans les réseaux.

La CRE, qui avait déjà dit tabler il y a un an sur une augmentation de 30% des prix du courant de début 2012 à fin 2016, a présenté ses projections actualisées pour la période allant de mi-2012 à mi-2017 dans un rapport publié lundi, aboutissant strictement aux mêmes conclusions. En effet, elle y explique s'attendre à une hausse moyenne de 30,1% des factures d'électricité pour les clients au tarif dit bleu, avec des projections de +23,7% pour les clients au 'tarif jaune' et de +16% pour les clients au 'tarif vert'. Cette forte hausse "sera due pour plus du tiers à l'augmentation de la CSPE (taxe qui finance entre autres l'énergie solaire et éolienne, ndlr), laquelle s'explique pour l'essentiel par le développement des énergies renouvelables", prévient la CRE dans son rapport.

Le gouvernement s'est engagé le mois dernier à résorber d'ici à 5 ans une ardoise de près de 5 milliards d'euros liée à l'essor des énergies renouvelables, qui s'était accumulée depuis plusieurs années dans les comptes d'EDF, via des augmentations progressives de la CSPE. La CRE a basé ses calculs sur l'hypothèse d'une hausse de la CSPE qui resterait plafonnée à 3 euros par an, comme c'est actuellement le cas.

En outre, la CRE anticipe une inflation de 2% par an, un prix de marché de l'électricité supérieur d'un point à l'inflation, et une hausse équivalente à l'inflation de l'Arenh (mécanisme qui oblige EDF à revendre à ses concurrents un quart de sa production d'électricité nucléaire, à un prix régulé), dont les règles d'évolution doivent être revues cette année.

Outre la CSPE et la hausse du prix de gros de l'électricité détaillées ci-dessus, la CRE anticipe aussi des hausses bien supérieures à l'inflation du tarif d'accès au réseau électrique (ou Turpe), en se basant sur les niveaux demandés par les gestionnaires de réseaux RTE et ERDF, engagés dans de lourds programmes de renouvellement et de développement des lignes électriques.

La semaine dernière, EDF avait de nouveau défendu des hausses de tarifs "raisonnées", tenant compte des problèmes de pouvoir d'achat et de compétitivité, pour couvrir ses énormes investissements maintenus à 12 milliards d'euros cette année.

  • Lire ausssi :

CSPE, la petite dette qui monte, qui monte, qui...

Alexandre Dunoyer. La politique énergétique de la France : l’heure des choix ?

Pouvoir d’achat : la facture d’électricité des Français va augmenter de moitié

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RER B...C...D Même galère

13 Février 2013, 10:26am

Publié par PCF Villepinte

Le train suisse du RER C

J’ai participé cette semaine à un comité de ligne du RER C assez surréaliste. Il faut que je vous en dise un mot avant d’en venir au mystérieux train suisse auquel le titre de ce billet fait référence. Je ne suis pas sûr que vous sachiez ce qu’est un comité de ligne. Et pourtant, cette instance est présentée comme une grande avancée de la « démocratie participative » dans les transports. Cette grandiose conquête démocratique est assez intermittente, il faut bien le dire, puisque la périodicité normale de ses réunions est d’une fois tous les 18 mois. On y fait le bilan de l’année passée, puis on y évoque les évolutions prévues à court, moyen et long terme. Ce soir-là, tout devait être expédié en deux heures (!) au terme desquelles le vice-président de la Région a retenu, pour s’en féliciter, que la discussion n’avait pas été émaillée d’injures. Cela semblait constituer un événement d’une grande nouveauté. J’en déduisis que les objectifs de la soirée étaient assez modestes.

Dans la salle, quelques représentants d’associations. La plus présente dans les débats est sans conteste Circule. Les autres participants, très majoritaires, sont des élus : des maires comme celui d’Epinay-sur-Orge ou d’Ivry-sur-Seine, des adjoints aux transports (j’ai repéré ceux de Sainte-Geneviève-des-Bois et Saint-Michel-sur-Orge), des conseillers généraux ou régionaux. Il n’y a, notez-le, aucun représentant des salariés de la ligne. Ils ne sont ni membres ni invités. C’est à la fois un symbole (la « démocratie participative » qui s’arrête aux portes des entreprises) et une belle bêtise sachant qu’ils sont souvent les mieux placés pour connaître les difficultés concrètes d’exploitation de la ligne.

A la tribune, de gauche à droite, le responsable du RER C, côté RFF (réseau ferré de France) et le directeur de cette même ligne, côté SNCF. Plouf et chocolat, dirait Jean-Luc. Puis, derrière une table séparée de la précédente par le grand écran du pauoueur-poïnt, le vice-président de la Région et deux cadres du STIF (syndicat des transports d’Ile-de-France) que ce vice-président vice-préside également. Cela fait beaucoup de responsables. Il n’y a donc aucun responsable. Ainsi va la « gouvernance » du transport ferroviaire dans le nouveau monde des libéraux. Personne ne dirige vraiment là-dedans. Pas la peine, le marché doit s’en charger !

Le plat de résistance de ce comité de ligne, c’est la réforme des horaires pour 2014. D’un côté, les élus d’Ivry et Vitry veulent augmenter la fréquence des dessertes dans ces deux gares. Ils ont de solides arguments : l’augmentation forte du nombre de voyageurs qui y prennent le train. De l’autre, les élus du Val-d’Orge ne veulent pas rallonger les temps de transports vers Paris. Ils ont de solides arguments : les conditions de transport particulièrement inconfortables des valdorgiens obligés de faire chaque jour l’aller-retour vers Paris. Les uns dénoncent l’égoïsme de la grande couronne. Les autres vitupèrent contre les « privilèges » de la petite couronne. C’est donc à ce moment là que ça devait saigner.

Le vice-président annonce avec frayeur le bain de sang et multiplie les appels au calme. Puis la SNCF présente la solution techniquement équilibrée qu’elle a mitonnée. Un arrêt de plus au quart d’heure pour les uns… c’est mieux que rien. Une minute de temps de transport supplémentaire pour les autres… ça aurait pu être pire (on parlait d’un passage systématique en omnibus!). Chacun s’est battu contre le voisin, montrant les dents. La miette arrachée n’en pèse que plus lourd. Tous crieront victoire au retour. La discussion dure néanmoins. Le conseiller général de Villeneuve-le-Roi veut un engagement écrit à ne pas dépasser la minute. Le cadre de la SNCF lui répond que de toute façon les grilles horaires sont théoriques. On avait remarqué ! Plusieurs intervenants rétorquent que cette fameuse minute s’ajoute à trois autres minutes anticipées dans les grilles horaires 2012. Ce n’est pas faux leur concède-t-on. Puis, après un dernier appel du vice-président à respecter non seulement les uns et les autres mais aussi l’horaire prévu, la réunion passe aux projets à long terme. Ce dernier point est rapide : les grands projets d’avenir tels que le sextuplement des voies sont suspendus à des décisions qui ne sont pas encore prises. Elles semblent ne dépendre de personne dans la salle. Quelque part sans doute quelqu’un barrera ces projets au nom de l’austérité. La tension retombe. L’orage est passé. Bon travail ! La SNCF a trouvé le moyen de moyenner et le vice-président a habilement présidé.

C’est donc tout ? Si vous êtes un usager du RER C, vous ne pouvez ignorer que des travaux avaient débuté cette même semaine où le comité de ligne discutait du nombre de minutes que durera la minute supplémentaire. La durée prévue de ce chantier est de 6 semaines. Cela représente plus du dixième d’une année, vacances comprises. Pendant ces six semaines, ce n’est pas une minute supplémentaire que doivent endurer les usagers du Val d’Orge. Ce sont huit trains supprimés à l’heure de pointe du matin et huit à l’heure de pointe du soir. Quand tout va bien ! Vendredi dernier, plusieurs trains matinaux ont été annulés de manière imprévue. L’ampleur de la « gêne occasionnée » méritait qu’on en parle. J’en ai donc parlé. Le représentant de RFF a dû concéder qu’il y avait là « une question ». Je traduis à l’attention des non spécialistes des comités de ligne ce terme également utilisé par son collègue de la SNCF (il leur reste au moins un langage commun, ça sera utile quand nous rétablirons l’unité des deux entreprises). En français courant on appellerait cela un problème. Avec une grande franchise, le chef de RFF en admit même deux.

Premier problème : l’état du réseau. Pendant que l’on caresse mélancoliquement les bénéfices qu’apporterait un sextuplement des voies malheureusement incompatible avec l’austérité, les quatre voies existantes pourrissent sur pied. J’exagère ? Les travaux actuellement engagés étaient urgents me confirme-t-on. Il s’agit d’une portion de voie de huit kilomètres, entre Paris Masséna et Choisy, qui n’a pas été rénovée depuis 1972. 40 ans à se faire rouler dessus, pour des traverses en bois, c’est long. Du coup 15% des traverses en question étaient défectueuses. Si l’on avait attendu davantage, il aurait fallu imposer des réductions de vitesse voire arrêter le trafic. Et désorganiser les transports à l’échelle du pays tout entier puisque passent sur ces voies le RER C, des trains grandes lignes et même le TGV. Hélas cette portion n’est pas un cas isolé. L’an dernier, déjà, des travaux « de rénovation des voies et du ballast » avaient dû être engagés en catastrophe. Menés en plein mois d’hiver, ils avaient accumulé les déboires et pris beaucoup de retard. Du coup, tout n’a pu être fait. Ce qui veut dire qu’il faudra reprendre là où ils s’étaient arrêtés. En urgence à nouveau.

Pour ne pas réitérer cette désastreuse expérience, la SNCF et RFF ont pris une mesure inédite pour venir à bout du tronçon Masséna-Choisy. Récapitulons. C’est la SNCF qui utilise le réseau. Mais elle ne l’entretient pas depuis que l’exploitation et le réseau ont été séparés (un néolibéral se reconnaissant au fait qu’il préfère séparer les activités de la SNCF que  celles des banques). La SNCF loue ses « sillons » à RFF. C’est ce dernier qui est chargé d’entretenir les voies. Mais RFF n’a pas les équipes pour mener à bien les travaux de rénovation. Il se tourne donc vers SNCF Infra qui est une branche de la SNCF. Vous suivez ? Il le faut parce que ce n’est pas encore fini. En effet, SNCF Infra n’a pas non plus les moyens de traiter en un temps raisonnable un chantier aussi conséquent. Même avec les sous-traitants auxquels elle recourt abondamment. Elle décide d’utiliser un train-usine qui permettra de mécaniser les opérations. Or elle ne possède pas de train-usine suffisamment performant. Il faudrait le concevoir, l’entretenir, s’en servir sur l’ensemble du réseau national, toutes choses mal vues à l’heure de l’externalisation et de la régionalisation. Elle loue donc le train-usine aux Suisses ! La Suisse, avec son réseau ferroviaire de 5000 km, vient au secours, contre rétribution, de la France et ses 30000 km de lignes. Bien sûr, il faut que le train suisse soit disponible. C’est-à-dire que les Suisses n’en aient pas besoin. Ils nous laissent leur bijou l’hiver parce que l’hiver, ils ont mieux à faire que de réparer leurs voies. Peut-être nous font-ils un prix « basse saison » ? Du coup nous n’avons qu’à espérer qu’il n’y ait pas un nouveau coup de froid. Si l’essence gèle une nuit, non seulement les travaux sont suspendus mais c’est le trafic du lendemain qui en prend un coup.

Quand je lui demande, sans vouloir nuire aux Suisses, si la SNCF ou RFF n’auraient pas usage à demeure d’un tel équipement, le ponte de RFF admet qu’il y a là une autre « question ». Il reconnaît qu’il fallait aller vite. Il pense qu’économiquement cela pourrait s’examiner. Et il ajoute qu’il aurait fallu en outre passer par une homologation. J’avoue que je ne mesure pas complètement l’immense complexité de la chose. Je me dis juste, de peur de l’oublier, que ce sont les mêmes qui ont inventé le TGV. Apparemment ils ont réussi à homologuer cette invention puis à rentabiliser cet investissement considérable. Mais c’était encore le service public à l’ancienne. Il n’y a plus que les Suisses qui fonctionnent comme cela !

Lecteur usager du RER, te voilà prévenu. L’an prochain il faudra remettre d’autres portions de voie sur le métier. On compte déjà 50 semaines de travaux par an. Il faudra aussi redemander un créneau aux Suisses. Espérons qu’ils continueront à louer leur train ! Sinon nous serons obligés de leur emprunter des ânes.

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Dans l'Humanité, ce vendredi, les oubliés du RER B

1 Février 2013, 12:30pm

Publié par PCF Villepinte

 
En raison d’un mouvement social au sein de Presstalis, l’Humanité d’aujourd’hui n’est pas en vente chez un grand nombre de marchands de journaux et de kiosques. Nous vous proposons de feuilleter et lire l’Humanité gratuitement à l’aide de la liseuse numérique de l’Humanité.fr.

Au sommaire:

En décembre, le maire du Blanc-Mesnil décidait de porter devant la justice les dysfonctionnements du RER B. Depuis, l'édile a reçu des centaines de témoignages d'usagers révoltés. l'Humanité est allée à leur rencontre. Ils racontent le poids de ce "mal transports" sur leur vie de tous les jours.

A lire dans notre édition:

  • Les oubliés du RER B racontent leur quotidien
  • RATP et SNCF misent sur le projet "B Nord"
  • "Le service public a besoin d'être renforcé", le point de vue de Joël Joseph, secrétaire de la CGT métro et RER à la RATP
  • De Mitry à Robinson, voyage en cabine avec Fabien, conducteur du RER B
  • L'urgence de réaliser Grand Paris Express
  • Un révélateur, l'édito de Maurice Ulrich

A retrouver aussi dans notre édition l'Humanité des débats:

  • Métropoles: quel rôle dans la mondialisation libérale? Avec Alain Lipietz (EELV), Gérard Collomb (PS) et Ian Brossat (PCF-FdG)
  • L'entretien: Emmanuel Terray, anthropologue
  • Histoire: 1943, la décisive victoire de Stalingrad
  •  Quelles réponses pour sortir de la crise? Avec les économistes Valérie Rabault (PS), Xavier Timbeau (OFCE) et Frédéric Boccara (PCF)

 


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