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Service Public

16 Avril 2012, 21:05pm

Publié par PCF Villepinte

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Carton rouge

9 Décembre 2011, 10:51am

Publié par PCF Villepinte

Ensemble, continuons de nous mobiliser, exigeons que l’Etat engage les moyens financiers pour l’amélioration rapide des conditions de transport sur la ligne RER B dans le cadre d’ un plan d’urgence des transports.

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Situation insupportable dans le RER B :

9 Novembre 2011, 20:22pm

Publié par PCF Villepinte

 

François ASENSI

asensi

 Le ministre des Transports doit trouver en urgence des solutions                                                   9 novembre 2011 .

Depuis hier, la circulation des trains sur la ligne B du RER est fortement perturbée. Les conducteurs de la branche RATP ont exercé à nouveau leur droit de retrait en raison de la découverte d’amiante dans certains trains. L’ensemble des rames rénovées dans le cadre du schéma RER B Nord +, objet d’un ponçage des sols, seraient concernées.

Je demande une transparence totale sur les enquêtes en cours. Je m’étonne que ni la RATP ni la SNCF ne mentionnent le terme d’amiante dans leurs communiqués et dans les annonces en gare que j’ai entendues. Sans tomber dans la dramatisation, l’inquiétude des salariés et des usagers est légitime face à une question de santé publique aussi grave, dont les conséquences ne sont plus à démontrer.

Pour l’heure, les voyageurs subissent une dégradation de la circulation insupportable. L’ensemble des rames rénovées est désormais au garage. 1 train sur 4 est à l’arrêt.

La RATP et la SNCF doivent de toute urgence mettre à disposition de nouvelles rames pour rétablir une circulation normale sur la ligne B. La galère quotidienne des usagers doit cesser. C’est en ce sens que j’ai écrit aujourd’hui au ministre chargé des Transports.

Vétuste, à bout de souffle, la ligne B du RER ne peut se contenter d’une rénovation de façade. Un investissement exceptionnel et conséquent est nécessaire, avec l’achat en urgence de rames neuves, comme sur le RER A, et le remplacement progressif du matériel roulant.

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Député de Seine-Saint-Denis – Maire de Tremblay-en-France

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Les Landes font boire la tasse aux multinationales de l’eau

21 Juillet 2011, 17:53pm

Publié par PCF Villepinte

 

Société - le 20 Juillet 2011

Gestion de l'eau

 

Après un combat long de quinze ans, le conseil général des Landes a obtenu gain de cause auprès du Conseil constitutionnel pour continuer à soutenir les municipalités qui s’occupent directement de la gestion de l’eau.

Le privé a perdu une importante bataille dans la guerre de l’eau. Le 12 juillet, le Conseil constitutionnel a donné raison au conseil général des Landes, en déclarant inconstitutionnel un article du Code des collectivités publiques qui interdisait à ce département de moduler ses aides aux collectivités locales selon leur gestion de l’eau, qu’elle soit publique ou privée.

Le président socialiste de ce département, Henri Emmanuelli, se réjouit d’être allé jusqu’à la question prioritaire de constitutionnalité, aboutissement d’un combat long de quinze ans contre Veolia, la Lyonnaise des eaux et consorts.

«Tout a commencé à la fin des années quatre-vingt-dix, quand nous nous sommes rendu compte qu’il y avait des écarts de 70 % entre les 
communes qui confiaient la distribution de l’eau au privé et les autres. » Le conseil général prend alors une délibération de financer 5 % de plus les travaux des syndicats des eaux fonctionnant en régie, aussitôt contestée de vant le tribunal administratif par les lobbys. Désavouées par le Conseil d’État en 2003, les multinationales de l’eau ne lâcheront pas l’affaire : un amendement d’un sénateur UMP, M. Jalier, adopté en 2006, interdit les modulations selon le mode de gestion. Grâce à une subtilité juridique, le département des Landes parvient à maintenir sa politique et résiste à la guérilla des procès jusqu’à la décision suprême du juge constitutionnel, il y a deux semaines. Parallèlement, il crée une structure publique départementale, le Sydec, qui répond aux appels d’offres et conteste le monopole des grandes entreprises privées.

 

"Depuis cette victoire, les coups de fil d'autres collectivités locales se multiplient"

Un bras de fer fructueux. 19 % de communes étaient en régie dans les Landes en 1994, elles sont 53 % en 2009. Depuis cette victoire, les coups de fil d’autres collectivités locales se multiplient, confessent Henri Emmanuelli. De nombreux contrats, limités à une durée de vingt ans rétroactivement à 1995, parviennent à leur terme dans les quatre prochaines années. Le jour même de la décision du Conseil constitutionnel, la communauté urbaine bordelaise annonçait qu’elle municipaliserait la gestion des eaux potables et usées en 2018, comme Évry (Essonne), deux jours auparavant... «Marseille vient de prolonger son contrat avec le privé et nous avons perdu une bataille en Île-de-France, note Jean-Luc Touly, élu écologiste au conseil régional d’Île-de-France. Mais même si des communautés d’agglomération cèdent, elles obtiennent parfois 30 % de baisse des tarifs... Ce sont les résultats du combat mené ces dernières années et le signe que le débat sur l’eau s’est imposé. » Et avant 2012, l’ensemble des forces de gauche est enfin toutes sur la même longueur d’onde...

 

L’Italie montre l’exemple Fin 2009, le gouvernement Berlusconi approuvait le décret Ronchi qui obligeait les institutions locales à transformer toutes les sociétés qui géraient le service de distribution de l’eau en sociétés privées. Prenant acte, le Forum italien des mouvements pour l’eau publique décide de lancer un référendum populaire pour l’abrogation de cette loi. En moins de trois mois, plus d’un million quatre cent mille Italiens se sont prononcés contre la marchandisation et pour la gestion publique de l’eau.

 

  • Sur la gestion locale de l'eau potable, à lire:

Bordeaux veut assainir ses contrats d'eau

Périgueux renonce à la régie publique de l'eau

Gestion de l'eau: le débat aura-t-il lieu à Marseille?

La Lyonnaise des eaux boit la tasse à Saint-Orens

 

  • A lire nos tribunes sur le sujet:

"Baisse de 8% du prix de l'eau à Paris: vive le service public" (communiqué PCF-PG)

"Le Front de gauche doit proposer la nationalisation du secteur de l'eau" (communiqué)

"Pour l'eau moins chère, il faut une allocation!" (communiqué de Marie-Geroge Buffet)

"Gestion publique de l'eau: du local au global" (par Maxime Paul, vice-président PCF de Brest Métropole Océane)

Pierre Duquesne

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« On est en train de tuer le service public »

9 Juillet 2011, 22:35pm

Publié par PCF Villepinte

 

Social-Eco - le 9 Juillet 2011

 

 

 

Reportage à Pontoise sur les effets concrets de la casse de l'Assurance maladie par le gouvernement.

Martine*, 59 ans,  s’avance difficilement vers la porte de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) de Pontoise, bien aidée par sa béquille. Elle pousse lentement la porte pour aller déposer son dossier de l’aide à la complémentarité santé.  Cette mère de deux enfants ne le sait pas encore mais c’est sans doute une des dernières fois qu’elle se rend dans le centre.

En raison d’une réorganisation de la Sécurité Sociale, la CPAM de Pontoise va fermer ses portes d’ici 2013 (Voir le plan). Et c’est loin d’être le seul dans le Val d’Oise. En tout six centres (ceux de Pontoise, Argenteuil-le-Val, Persan, Sarcelles-Village, Saint-Ouen l’Aumône et Villiers-le-Bel-Allende) seront touchés par les fermetures. Tandis que d’autres (ceux de Cormeilles-en-Parisis, Domont, Eaubonne, Gonesse, Montmorency, Montigny, Saint-Gratien, Sannois, Soisy et Taverny) seront remplacés par des accueils sur rendez-vous.

Exemple à Villepinte

sécu 002 Les assurés devront se déplacer loin

Une décision qui n’arrange pas les assurés : « C’est vraiment embêtant, c’est casse-pieds », explique Martine avec rage.  Cette assurée devra alors se rendre au centre de Cergy-Pontoise - le plus proche de celui de Pontoise - même pour demander un renseignement. A cause de cette décision, Martine, qui n’a pas les moyens de prendre les transports en commun, devra marcher pratiquement 3 kilomètres pour se rendre dans un centre d’accueil au public. « Moi encore ça va, je peux marcher. Mais comment vont faire les personnes handicapées ? C’est n’importe quoi », regrette-t-elle.

Même son de cloche du côté de Sophie* qui ne comprend pas cette décision : « C’est très mauvais. Nous allons être obligés de nous déplacer, alors qu’ici, on était tout près », indique-t-elle. Avant de remettre en cause le service public : « Tout devient de plus en plus compliqué. Déjà, auparavant, c’était difficile d’avoir un agent au téléphone. Maintenant il va falloir aller loin, c’est encore plus dur. »



Coralie*, agent de production du centre d’Argenteuil, s’inquiète aussi pour les assurés : « Actuellement, on incite les assurés à faire le plus de choses possibles sur internet. Mais là où j’habite, à Argenteuil, beaucoup de personnes n’ont pas accès au net. Si on ajoute en plus les problèmes de déplacements liés à cette décision…A mon avis, on est en train de tuer le service public. »

Coralie est aussi touchée par ces fermetures.  Cette mère de famille célibataire, qui a ses deux enfants en maternelle, va être mutée soit à Cergy soit à Sarcelles. Elle ne le sait pas encore. Mais une chose est sûre, elle va perdre de l’argent : « En étant mutée, je vais devoir prendre les transports en commun, comme je n’ai pas de voiture. Alors qu’avant, je me rendais à mon travail à pieds. », précise-t-elle. Avant de conclure: « Je vais devoir partir plus tôt, et je vais rentrer plus tard. Du coup, je vais avoir des frais importants pour la garde de mes enfants. Cette décision n’arrange vraiment personne.»

* Les prénoms ont été changés

 

  • Pour aller plus loin, à lire:

La Sécu taille dans ses effectifs (4000 postes supprimés à la CNAM en 2010)

Racket sur les assurés sociaux

De nouveaux coups de canifs dans la couverture santé

Quand la sécurité sociale est dans la rue

Thomas Djezzane

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Manifestation des cheminots contre l'ouverture à la concurrence des transports régionaux.

22 Juin 2011, 08:17am

Publié par PCF Villepinte


manifestation contre l'ouverture à la... par Pierre_Solvas
  
 

Près de 20 000 cheminots ont manifesté le 16 juin 2011 à Paris, à l’appel des organisations syndicales représentatives à la SNCF, dont 17.000 sous les bannières de la CGT, afin d’exiger des moyens pour le développement du service public SNCF. De nombreux collectifs de défense du service public SNCF, usagers et élus ont soutenu cette manifestation et y ont participé.

Sous les fenêtres du Palais de IENA, les cheminots ont fait résonner leurs exigences au moment où se tenait un colloque au Conseil Economique et Social et Environnemental (CESE). Portées par une délégation CGT, les revendications des cheminots ont aussi eu droit de cité à l’intérieur du palais IENA

Organisé par la direction de la SNCF, ce colloque sur le thème « Transport ferroviaire de voyageurs : concurrence et cadre social » s’est tenu en présence des ministres des Transports et du Travail.

Ainsi, la Fédération CGT des cheminots a réaffirmé ses revendications et son opposition aux préconisations d’ouverture à la concurrence des TER du rapport Grignon devant ce parterre de ministres et de dirigeants d’entreprises ferroviaires.

Le mécontentement, les dysfonctionnements, les inquiétudes s’expriment de plus en plus chez les acteurs et les utilisateurs du transport ferroviaire. Ces derniers mois, de multiples actions sont menées sous différentes formes, que ce soit dans ou en dehors de l’entreprise. Du plan local au national, les cheminots, souvent en convergence avec les associations d’usagers et à l’appui de certains élus politiques de proximité, mènent des luttes pour gagner des réouvertures de gares, de guichets, des effectifs et moyens financiers supplémentaires pour répondre aux besoins des populations.

Ces mobilisations et la manifestation nationale ont permis de contraindre la direction de la SNCF à revoir de façon significative le budget 2011.

Lors de la Table Ronde emploi/production du 15 juin 2011, 1 000 embauches supplémentaires ont été annoncées portant le volume de recrutement à 5 500 au lieu des 4 500 initialement prévus.

Déjà le 24 mai dernier, le rassemblement des cheminots à Bruxelles à l’appel de la section ferroviaire d’ETF n’est pas resté sans effet puisqu’une majorité de parlementaires européens se sont positionnés pour maintenir les chemins de fer nationaux en entreprises intégrées.

Les cheminots ont raison de se mobiliser et ils font la démonstration de l’utilité de l’action pour gagner.

Cette étape de mobilisation contre l’ouverture à la concurrence du TER doit se prolonger à tous les niveaux afin d’exiger des moyens humains, matériels et financiers permettant un développement du service public SNCF.

La Fédération CGT des cheminots appelle ses syndicats et ses militants à impulser cette activité revendicative dès cet été.

Dans ce cadre, la Fédération CGT des cheminots se félicite de la perspective prise ce jour par la Confédération CGT d’une journée nationale interprofessionnelle de mobilisation à la rentrée sur l’emploi, les salaires, la protection sociale et la promotion des services publics.

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Rassemblement des cheminots européens à Bruxelles

28 Mai 2011, 06:32am

Publié par PCF Villepinte

Manifestation des cheminots européens le 24 mai, Place du Luxembourg à Bruxelles, contre la libéralisation du secteur ferroviaire.VIDEO Clic

 

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La dépense publique : un facteur de justice, de croissance, d’efficacité

8 Mai 2011, 17:50pm

Publié par PCF Villepinte

par Pierre Ivorra

Pour sortir de la crise, plutôt que de chercher à sécuriser les marchés financiers, il faut créer les conditions d’une expansion inédite des services publics en France et en Europe.

La volonté de la droite de constitutionnaliser la baisse des dépenses publiques au nom des exigences des marchés montre qu’il ne s’agit pas, pour elle, d’une orientation conjoncturelle, elle relève d’un choix de société. Elle vise à structurer sur le long terme le vivre ensemble des Français.

Aussi, la réponse doit être à la hauteur du défi lancé et portée par d’autres valeurs.

Derrière ce projet visant à ériger l’équilibre budgétaire en principe constitutionnel, il y a en fait l’idée que les dépenses publiques seraient excessives. Il y aurait trop de fonctionnaires, trop de services publics, trop de soins…

S’y ajoute l’affirmation qu’il est impossible d’obtenir ce retour à l’équilibre en augmentant les prélèvements sur les entreprises et le capital, au risque prétendument de compromettre notre compétitivité.

 


6 mai 2011

En vérité, la démarche est guidée par une préoccupation : réduire la dépense publique afin d’accroître les prélèvements de la finance, ouvrir aux intérêts privés de nouveaux secteurs (les retraites, la santé…). Après la crise de 2007-2009, et en raison de celle de l’euro, les équipes dirigeantes européennes veulent restaurer la rentabilité des capitaux, relancer les marchés financiers et, à cette fin, garder la capacité de la monnaie européenne à attirer des investisseurs.

Cette orientation ne peut que conduire à de nouveaux désastres. C’est l’importance de la dépense publique qui a permis d’atténuer en France les effets de la crise par rapport à d’autres pays.

L’éducation, la santé, la protection sociale ne sont pas que des coûts, leur développement est un facteur essentiel de croissance, de compétitivité et d’efficacité en même temps que de lutte contre les inégalités et de cohésion sociale.

Les dépenses de santé par habitant aux États-Unis sont plus importantes qu’en France et pourtant les Américains sont plus mal soignés que les Français. Cela tient au poids du secteur public de ce côté-ci de l’Atlantique et au parasitisme du privé de l’autre côté.

En matière constitutionnelle, il faudrait plutôt assurer la réalité de certains principes tels que le droit à l’emploi, à la formation, à la santé pour tous. Pour cela, compte tenu des retards pris, et aussi des besoins liés aux nouvelles technologies, il ne s’agit pas simplement d’empêcher la baisse des dépenses publiques mais d’obtenir qu’elles soient développées comme jamais.

Cela suppose évidemment une réorientation de la politique budgétaire et de protection sociale avec une mise en cause des faveurs dont bénéficient la finance et le capital, une réforme de leur financement. Il faut également mobiliser un outil bien plus large que le budget de l’État, le crédit bancaire.

Cela passe par l’instauration d’un pôle public financier au périmètre élargi, inspiré par de nouveaux critères de financement et une transformation de l’institution en charge de la politique monétaire de l’euro  : la BCE.

Celle-ci, pourrait utiliser sa capacité à créer de la monnaie pour acheter des titres de dette publique et contribuer, par l’intermédiaire d’un fonds européen de développement social, à l’expansion des services publics dans chacun des pays.

Pierre Ivorra

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Energie: le gouvernement préfère EDF aux consommateurs

19 Avril 2011, 19:16pm

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 19 Avril 2011
 

Le gouvernement a accordé une nette victoire à EDF, ce mardi, et posé les bases d'une forte hausse des tarifs de l'électricité après l'élection présidentielle de 2012, en fixant le prix de l'électricité nucléaire à 42 euros le mégawattheure (MWh) au 1er janvier prochain. Cette décision met en lumière le mensonge de la baisse des prix que devait amener l'ouverture à la concurrence du marché de l'énergie.

  • Le contexte

La question très politique s'inscrit dans le cadre de la Nouvelle organisation du marché de l'électricité (Nome), une loi adoptée en novembre par le Parlement pour doper la concurrence sur un marché ultra-dominé par EDF. En vertu de ce texte, l'ancien monopole public va être contraint de vendre jusqu'à un quart de la production de ses centrales nucléaires à ses concurrents (GDF Suez, Poweo, Direct Energie). Pour qu'elle entre en application, il restait toutefois au gouvernement à fixer le prix de vente de cette électricité nucléaire, connue sous le nom barbare d'Arenh, pour Accès régulé à l'Electricité nucléaire historique.

Le patron d'EDF, Henri Proglio, se battait pour obtenir 42 euros/MWh, seuil en dessous duquel il estimait que son entreprise se serait fait "piller". Son grand concurrent GDF Suez réclamait, lui, 35 euros/MWh et rejetait d'un revers de main les demandes d'EDF, en les qualifiant d'"inacceptables".

  • Nicolas Sarkozy donne un coup de pouce à son copain Henri Proglio

C'est finalement EDF qui a emporté la bataille, au terme d'un arbitrage rendu par le président Nicolas Sarkozy lui-même. Le gouvernement a tout juste ménagé une période de transition de six mois (du 1er juillet 2011 au 1er janvier 2012) pendant laquelle le prix de l'Arenh sera de 40 euros/MWh.

Dans un communiqué publié mardi, GDF Suez a dit "regretter cette décision" qui "va pénaliser les clients qui subiront des hausses pour les prix de l’électricité".

  • Eric Besson défend son patron

"Contrairement à ce qui a été dit, le match n'était pas entre favoriser EDF ou défavoriser GDF", s'est défendu le ministre de l'Energie, Eric Besson, mardi. "Nous, la seule boussole, c'est l'intérêt général, la sécurité des Français et leur pouvoir d'achat", a-t-il assuré. Le ministre a cependant reconnu que le gouvernement voulait "conforter EDF", et "tenir compte pour l'avenir, par précaution, des travaux qu'EDF pourrait être amené à engager (dans ses centrales) après la catastrophe de Fukushima" au Japon.

  • La Bourse à la fête, pas les consommateurs

La Bourse saluait mardi une décision qui devrait doper les profits de l'entreprise publique: l'action EDF gagnait 4,43% à 27,81 euros à 16H20, réalisant une des plus fortes hausses de l'indice CAC 40. Moins à la fête, les associations de consommateurs dénonçaient quant à elles une décision qui "va mécaniquement faire flamber les tarifs de l'électricité", selon les termes de Caroline Keller, de l'UFC Que Choisir.

"C’est faux, entièrement faux, et c’est une rumeur à laquelle je voudrais contribuer à tordre le coup", avait pourtant démenti par avance Eric Besson, assurant qu'il n'y avait "pas de lien mécanique" entre le prix de l’Arenh et les tarifs de l'électricité. A court terme, le ministre a raison: la loi Nome n'impose pas de hausse immédiate des prix de l'électricité. Et le gouvernement pourra honorer sa promesse de ne procéder qu'à une "légère augmentation" des tarifs d'ici à l'élection présidentielle de 2012. Mais avant la fin 2015, les prix devront s'aligner sur le niveau de l'Arenh, selon l'article 13 de la loi Nome.

Dans un document de travail transmis en mai 2010 aux députés, la Commission de régulation de l'énergie avait ainsi estimé que les tarifs pour les particuliers devraient être augmentés de 25 à 30% d'ici à 2015 si le prix de l'Arenh était fixé à 42 euros. Actuellement, les Français payent l'électricité nucléaire environ 31 euros/MWh, soit 36% moins cher, selon le régulateur.

  • A voir: 

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Luttes pour le Service public de fret SNCF (VIDEO)

11 Mars 2011, 12:33pm

Publié par PCF Villepinte

Le fret 10 mars 2011

 

chemi

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