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service public

Fret ferroviaire

6 Mai 2020, 06:43am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 04/05/2020 par PCF

La SNCF a besoin d'investissements massifs pour moderniser son réseau et développer l'activité fret (Fabien Roussel)

    La crise sanitaire confirme la nécessité de développer les modes de transports les moins polluants et, à ce titre, d'investir massivement dans le rail en France.

Le Covid 19 a ainsi des conséquences encore plus graves dans les agglomérations où la pollution de l'air favorise les maladies respiratoires chroniques.

C'est justement au moment où ce besoin d'investissements dans le rail est plus que jamais nécessaire que la SNCF voit son chiffres d'affaires amputé de 800 millions d'euros sur son activité  « voyageurs » presqu'à l'arrêt avec la pandémie. Or, c'est cette même activité qui doit en partie financer l'activité réseau, dans le cadre de la transformation de l'entreprise en Société anonyme, imposée par l'actuel gouvernement.

L'Etat a aujourd'hui une responsabilité plus grande encore pour financer le réseau, sa modernisation, et le développement de l'activité fret, notamment dans l'activité container et wagon isolé.

Avec seulement 9% de part de marché pour le fret ferré, la France est loin derrière des pays comme les Pays Bas ou encore l'Autriche, dont 30 % du fret passe par le train !
La SNCF a grands défis à relever : organiser et développer les transports des voyageurs en pleine pandémie et augmenter l'activité fret de notre pays.

Autant d'activités qui nécessitent des moyens humains et financiers. Et des investissements publics massifs, à hauteur de 7 milliards d'euros, utiles pour l'emploi comme pour l'environnement.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF

 

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Êtes-vous prêt à donner la parole au peuple français ?

28 Février 2020, 10:49am

Publié par PCF Villepinte

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L’équation impossible de Mac Macron…

13 Décembre 2019, 08:09am

Publié par PCF Villepinte

Distance(s)

                            https://1.bp.blogspot.com/-PJN7STJahNY/XfEPtjB6XQI/AAAAAAAAF_0/f8LimY_0gZ8G6Xj6pHBO7FlMIwqsYUw5wCLcBGAsYHQ/s320/Cortege-CGTd-manifestation-contre-reforme-retraites-7-decembre-2019-Paris_1_729_486.jpg 

Flou Entre autres qualités, certains philosophes contemporains nous enseignent non le «mépris de l’événement» (parfois utile), mais bien la mise à distance autorisant une réflexion synthétique et globale en tant qu’exigence.

Comme le suggérait Régis Debray, sous forme interrogative, dans Rêverie de gauche (Flammarion, 2012): «La gauche, plus soucieuse, en principe, d’expliquer que d’émouvoir, accorde plus d’importance à la cause qu’à la trace, à la structure qu’à l’événement?» Et il insistait: «Notre société sacrifie l’important à l’urgent et l’ensemble au détail.»

Avec la contre-réforme des retraites proposée par Mac Macron, l’exercice consistant à prendre du champ conduit irrévocablement à se poser une question simple, qui hante bien des têtes: comment Emmanuel Macron en est-il arrivé là, au point de se voir tancer par Laurent Berger – «La ligne rouge est franchie» – et même quelques-uns de ses principaux soutiens de la première heure?

Retenons que les économistes (tous des libéraux) qui avaient dessiné les contours de son projet concernant les retraites, avant son élection en 2017, viennent d’écrire dans le Monde: «Pour réussir une réforme aussi ambitieuse, il faut de la clarté sur sa finalité, sur ses paramètres, sur la gouvernance future du système et, enfin, sur les conditions de la convergence des différents régimes existants. Cette clarté a jusqu’ici manqué.»

Selon certaines confidences recueillies par le bloc-noteur, l’un de ces derniers évoque en coulisse «une trahison de l’exécutif», arguant du fait que, au départ, «ce projet était une véritable cathédrale intellectuelle qui visait à renouer avec l’esprit du Conseil national de la Résistance». On s’amusera de la référence audacieuse au CNR venant d’économistes mandatés pour casser notre modèle social, mais admettons néanmoins que la critique ne vient pas de nulle part.

Surtout quand elle s’ajoute cet argument: «Quand c’est flou, on donne l’impression qu’il y a un loup, et derrière ce loup, qu’il y aura beaucoup de perdants. Dans ce pays, on ne joue pas avec les retraites…»

Gauche Ainsi donc, comment une réforme systémique des retraites censée rassurer les jeunes générations sur le financement de leur future retraite est-elle devenue une telle machine à fabriquer de la colère, des mobilisations et des grèves monstres? Précisons: même dans le camp de la gauche dite «réformiste».

Et c’est là que l’affaire devient intéressante. Tout le monde l’a sans doute oublié, mais un système identique figurait déjà dans le programme du candidat aux primaires socialistes en 2011, Manuel Valls en personne. Celui-ci prônait une «retraite par points prenant en compte la pénibilité, l’espérance de vie et les inégalités hommes-femmes».

Huit ans plus tard, non seulement tous les syndicats clament leur désaccord après les annonces du premier sinistre, mais toute la gauche sans exception se trouve aux côtés des manifestants: Parti communiste, Parti socialiste, Europe Écologie-les Verts, France insoumise, Génération-s, etc.

Dans le Monde, une journaliste soulignait, comme pour s’en moquer: «Aubry-CGT, même combat!», référence aux propos de la maire de Lille qui fustigeait le gouvernement de vouloir «s’attaquer au pas de charge, en accroissant les inégalités, à tout ce qui fonde notre pacte social».

À l’Élysée, quelques conseillers mettent en garde assez crûment: «Plus nous affirmons viser l’équité et l’universalité, plus la liste des victimes s’allonge, qui exigent réparation avant même d’être éventuellement atteintes…» Le 28 novembre dernier, le bloc-noteur écrivait qu’il y avait un côté trompe-la-mort chez Mac Macron, quelque chose de l’ordre de l’irrationnel, comme s’il nous toisait en criant: «Même pas peur!» Sauf que… le voilà cette fois devant une équation impossible.

S’il cède, il se dédie. S’il s’obstine, il risque désormais une grève générale d’une ampleur peut-être historique et une fin d’année de paralysie du pays. Au moins, n’attendons-nous rien de sa part côté sentiment ardent, aucune idée précise qui puisse inquiéter les privilégiés… 

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 13 décembre 2019.]

Publié par Jean-Emmanuel Ducoin  

 

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La Poste: Financiarisation ou service public ?

6 Novembre 2019, 08:01am

Publié par PCF Villepinte

 

Publié le 06/11/2019 par PCF

Actuellement a lieu la discussion pour renouveler pour 3 ans le contrat de présence postale territoriale (CPPT), signé entre l’État, La Poste et l’Association des maires de France. La Poste et le gouvernement veulent renforcer encore la logique de financiarisation du groupe La Poste (c’est le sens du mécano financier conclu avec la Caisse des dépôts et consignations et la Caisse nationale de prévoyance), et la marchandisation de ses services, au détriment des usagers, de l’emploi et des conditions de travail des personnels. C’est maintenant un algorithme qui calcule les tournées des facteurs et donc leur nombre !

Avec le CPPT, ils refusent le retour à l’accord préalable des maires et des conseils municipaux avant toute fermeture des bureaux de poste et son instauration sur les réductions d’horaires, arme redoutable utilisée par La Poste pour provoquer une baisse de fréquentation des usagers justifiant ensuite les fermetures.

Aucune ouverture aux usagers et aux personnels n’est prévue dans les commissions départementales de présence postale territoriale. Le fonds de péréquation sert à financer les fermetures de bureaux alors qu’il est alimenté par… un abattement de la taxe foncière que la Poste doit aux communes. Pour les maires, c’est la double peine : une partie de leur taxe foncière est amputée et La Poste s’en sert pour fermer des bureaux de poste tout en refusant de rétablir leur accord préalable sur les fermetures et son instauration pour les réductions d’horaires.

Quant aux Maisons France Service, elles visent à créer un écran de fumée cachant une casse brutale et de grande ampleur de tous les services publics. Notre collectif met en débat 6 mesures pour passer des MFS à des MSP, c’est-à-dire de vraies maisons de services publics. Ces mesures visent à les humaniser (3 salariés au moins, bien formés, et une numérisation humaine, maîtrisée et non systématique), à favoriser l’accès de tous aux services et le recours aux droits, à en faire des lieux conviviaux et culturels, à en assurer une gestion participative et citoyenne, et à être financées par l’État et les opérateurs publics.

La convergence des services publics s’adresse en ce moment par voie de tract aux élus participant aux congrès des maires dans les départements et au congrès national. Elle demande que :

  • Soit rétabli l’accord préalable de tous les maires et des conseils municipaux pour les fermetures de bureaux et qu’il soit étendu aux modifications des horaires.
  • Le fonds de péréquation serve à investir dans les bureaux de poste, en créer de nouveaux, et non pas pour les fermer. Le financement de ce fonds doit être assuré par l’État et par La Poste qui touche 300 millions de CICE, frise le milliard de bénéfices et veut acheter une entreprise italienne spécialisée dans le colis pour 1 milliard d’euros !
  • Les commissions départementales de présence postale territoriale deviennent un lieu d’échanges entre La Poste, l’État, les élus, les usagers et les personnels.
  • Soit construite, avec tous les acteurs concernés, une reconquête des services publics dans les territoires, associée à une défense et un développement du service public au plan national. Elle met en débat 6 objectifs pour installer des vraies maisons de services publics.

Ce débat, initié dans le pays, dans les luttes, avec les salariés, les usagers, les élus locaux peut peser positivement dans les discussions du CPPT pour défendre et développer le service public de La Poste. Il contribue aussi à faire converger des solutions politiques alternatives au libéralisme dans tous les services publics. Des solutions fondées sur l’égalité d’accès aux droits, la solidarité, un aménagement harmonieux et écologique du territoire, des emplois en nombre suffisant, qualifiés et bien payés, une formation à une numérisation ne se substituant pas à la présence humaine.

 

François Auguste, animateur du collectif Poste de Convergence nationale des services publics.

 

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Train de fret Perpignan-Rungis

1 Novembre 2019, 08:24am

Publié par PCF Villepinte

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Que répondez-vous aux inspecteurs du travail qui recommandent le retour des contrôleurs dans les trains ?nspecteurs du travail qui recommandent le retour des contrôleurs dans les trains ?

25 Octobre 2019, 09:33am

Publié par PCF Villepinte

Droit de retrait des cheminots -

Par Éliane Assassi  / 23 octobre 2019

Groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste

« Le travailleur alerte immédiatement l’employeur de toute situation de travail dont il a un motif raisonnable de penser qu’elle présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé ainsi que de toute défectuosité qu’il constate dans les systèmes de protection. Il peut se retirer d’une telle situation. » Telle est, monsieur le Premier ministre, la définition exacte du droit de retrait, droit reconnu par le code du travail dans son article L. 4131-1.

C’est précisément ce qu’ont fait valoir les cheminots à la suite de l’accident ferroviaire survenu le 16 octobre, l’avant-veille des congés scolaires. (Murmures sur plusieurs travées des groupes Les Indépendants, UC et Les Républicains.)

M. François Grosdidier. Quel rapport avec les TGV ?

Mme Éliane Assassi. Pour rappel, un autorail TER a percuté un convoi routier, faisant onze blessés. Cet accident grave, et qui aurait pu l’être davantage encore sans l’esprit de responsabilité exemplaire du conducteur, pourtant blessé, a déclenché le droit de retrait de 17 000 cheminots sur les 23 000 conducteurs et contrôleurs, soit plus de 73 % d’entre eux. (M. François Grosdidier s’exclame.)

Ces agents ont considéré que les conditions de sécurité n’étaient pas ou plus assurées. Or ni le Gouvernement ni l’entreprise n’ont répondu à leur inquiétude légitime, préférant, par un écran de fumée, relancer un énième débat sur le droit de grève.

Monsieur le Premier ministre, votre gouvernement n’a pas eu de mots assez durs : « grève sauvage qui mérite des poursuites judiciaires », avez-vous dit ; « mouvement social choquant », a déclaré la ministre des transports ; « grève injustifiée et illégale », a affirmé le président de la SNCF.

M. Claude Malhuret. Ils avaient raison !

M. François Grosdidier. C’est vrai !

M. Pierre Louault. Honteux !

Mme Éliane Assassi. La pédagogie de la répétition peut avoir des vertus ; mais elle les perd quand elle consiste à asséner des contre-vérités. En l’occurrence, on ignore l’avis de l’inspection du travail, qui a considéré que le droit de retrait était caractérisé et justifié et rappelé que l’entrave à celui-ci constituait un délit, ce qui semble déplaire à Mme la ministre du travail.

Monsieur le Premier ministre, en tant qu’actionnaire unique de la SNCF, que répondez-vous aux inspecteurs du travail, qui recommandent le retour des contrôleurs dans les trains, dans l’attente d’une évaluation complète des risques ? (Applaudissements sur les travées du groupe CRCE, ainsi que sur des travées du groupe SOCR.)

M. le président. La parole est à M. le Premier ministre.

M. Édouard Philippe, Premier ministre. Madame la présidente Assassi, vous m’interrogez sur le mouvement, la perturbation très forte, l’accident…

M. Claude Malhuret. L’abandon de poste !

M. François Patriat. Scandaleux !

M. Édouard Philippe, Premier ministre. ... survenus à la fin de la semaine dernière et pendant tout le week-end.

Ils ont suscité l’interrogation et l’inquiétude d’un certain nombre d’agents de la SNCF sur les conditions de sécurité, mais aussi un mécontentement et une incompréhension très grands de la part d’usagers de la SNCF qui, un jour de grand départ, se sont trouvés sans aucune information ni prise en compte des problèmes parfois compliqués qui leur étaient posés par ce mouvement non annoncé. Les usagers qui ont subi ces désagréments, vous ne les avez pas évoqués, madame la sénatrice, mais je sais que, au fond de vous-même, vous pensez également à eux… (Sourires et applaudissements sur les travées des groupes LaREM, Les Indépendants, RDSE et UC, ainsi que sur des travées du groupe Les Républicains. – Exclamations sur les travées du groupe CRCE.)

M. Pierre Ouzoulias. D’autant plus que nous prenons les transports tous les jours…

M. Édouard Philippe, Premier ministre. La question de la sécurité est prise au sérieux par les agents de la SNCF, les cheminots en général, par l’entreprise dans son ensemble, direction comprise, et par tout le monde ici. D’ailleurs, sitôt l’accident connu, l’entreprise et le Gouvernement ont pris les décisions qui devaient l’être : lancement d’un audit interne et saisine du bureau d’enquêtes sur les accidents de transport terrestre, pour déterminer exactement ce qui s’est passé, quelles procédures ont été ou non mises en œuvre et quelles conclusions doivent être tirées pour améliorer à l’avenir le niveau de sécurité. C’est ce qui se passe à chaque fois et c’est ce qui a été fait, parce qu’on ne transige pas avec la sécurité…

Mme Laurence Cohen. Dans ce cas, il faut plus de personnel !

M. Édouard Philippe, Premier ministre. … et parce que chaque incident est une façon d’apprendre et d’éviter sa reproduction ou la survenue d’autres problèmes qu’on n’avait pas anticipés. Cela sera fait systématiquement.

À la suite de cet accident, plus de 15 000 conducteurs et personnels de la SNCF ont fait valoir ce que le droit prévoit sous le nom de droit de retrait. Il se trouve, madame la sénatrice, que nous n’avons pas la même appréciation de la façon dont s’applique le droit de retrait.

Personnellement, sans être nullement un spécialiste, j’ai du mal à comprendre comment, alors que l’accident intervient dans un contexte particulier et sur un type de trains particulier, des conducteurs d’autres matériels à d’autres endroits pourraient considérer que le même problème est susceptible de se poser à eux. (Applaudissements sur les travées des groupes LaREM, Les Indépendants, RDSE et UC, ainsi que sur des travées du groupe Les Républicains.)

M. Pierre-Yves Collombat. Peut-être parce qu’ils rencontrent les mêmes problèmes !

M. Édouard Philippe, Premier ministre. J’ai beaucoup de mal à comprendre pourquoi les conducteurs de Ouigo et ceux de TGV ont estimé que, sur leur ligne, les mêmes problèmes se posaient. (Applaudissements sur les mêmes travées.)

Mme Éliane Assassi. Un accident, cela ne prévient pas !

M. Pierre-Yves Collombat. Monsieur le Premier ministre, quelle mauvaise foi !

M. Édouard Philippe, Premier ministre. Monsieur le sénateur, j’essaie de répondre, avec passion certes, mais dignement, à la présidente de votre groupe ; permettez que je poursuive…

Pourquoi un conducteur de TGV ou de Ouigo estimerait-il qu’il y aurait pour lui ou pour les passagers une menace grave et immédiate, alors que la question posée porte sur des lignes non affectées à la grande vitesse et intéresse exclusivement les conducteurs de TER ?

M. Pierre-Yves Collombat. Parce que c’est partout le même problème !

M. Édouard Philippe, Premier ministre. Mon analyse et celle de la direction de la SNCF, c’est que, à ce moment précis, dans le contexte de l’entreprise, quelque chose qui relève du détournement du droit de retrait a été fait.

M. Pierre Laurent. Par 15 000 personnes en même temps, vraiment ?

M. Édouard Philippe, Premier ministre. Si un tel détournement du droit de retrait est utilisé pour ne pas respecter les obligations d’information en matière de grève dans les services publics, alors c’est en effet inacceptable – ce sont les mots que j’ai employés –, parce que cela fait peser sur les usagers, sur les familles, sur l’ensemble de notre pays des contraintes qui ne sont pas acceptables.

Je le dis calmement et sans rien méconnaître des impératifs de sécurité, mais aussi clairement : parce que nous ne pouvons pas accepter que ce droit individuel de retrait, qui existe et que je respecte, soit détourné de son objet pour provoquer un désordre maximal. Un désordre qui, vous le savez comme moi, peut être interprété de façons très différentes, dans le contexte de l’entreprise et même dans celui de discussions où les organisations syndicales ont des positions à faire valoir.

Telle est la position que je réaffirme, madame la sénatrice, tout en répétant que les questions de sécurité sont essentielles et que nous partageons cet impératif !

 

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Santé / Hôpitaux : un plan d'urgence

24 Octobre 2019, 07:03am

Publié par PCF Villepinte

 

Publié le 22/10/2019 par PCF (Extraits)

Suite aux multiples initiatives et rencontres réalisées dans le cadre du “Tour de France des hôpitaux”, les parlementaires communistes ont co-élaboré avec les syndicats, les associations d’usagers, les comités de luttes une proposition de loi portant « Mesures d’urgence pour la santé et les hôpitaux ».

Ils ont remis ce texte au ministère des Solidarités et de la Santé le mardi 15 octobre. Cette proposition de loi se décline en plusieurs parties : le financement de la santé et de l’hôpital public ; le renforcement du secteur public hospitalier ; l’amélioration de l’accès aux soins et la lutte contre les déserts médicaux ; le renforcement des Ehpad pour répondre au défi de la perte d’autonomie ; l’instauration d’une véritable démocratie sanitaire ; la reconstruction d’une psychiatrie humaine. Extraits de l’exposé des motifs.

Le 10 janvier 2018, à l’invitation des parlementaires communistes, plus de cent personnes étaient réunies pour une rencontre autour du thème « Hôpital en danger, politique à refonder ». Des dizaines et des dizaines de témoignages de souffrance terriblement poignants se sont succédé, livrés par un personnel hospitalier qui, à bout de souffle et à bout de bras, fait encore se tenir debout nos hôpitaux et Ehpad publics.


Face à cette détresse, les parlementaires communistes ont décidé de transformer ce temps fort en un « Tour de France des hôpitaux et des Ehpad ». Cette initiative a donné lieu à la visite de 150 établissements aux quatre coins de l’hexagone et dans les territoires d’Outre-mer, et permis de rencontrer des milliers de personnes : agentes et agents hospitaliers, chef·fe·s de services, syndicalistes, usagers, membres des directions.

De ces visites et ces échanges, les mêmes constats ressortent : celui de la souffrance et de l’impression de mettre en application une logique de devoir « toujours faire plus avec moins ».

C’est dans ce contexte que le gouvernement a présenté, en septembre 2018 le plan « Ma santé 2022 », qui a abouti à l’adoption d’une loi en juillet 2019. Cette énième réforme, sans financement nouveau, ne répond pas à la crise aigüe et urgente qui frappe le monde hospitalier.

Aussi, parce qu’il est plus qu’urgent d’agir face à ce désarroi, les député·e·s du groupe GDR ont décidé de présenter un plan d’urgence pour répondre au plus vite aux besoins en santé de nos concitoyennes et concitoyens ainsi qu’à la souffrance hospitalière. La présente proposition de loi est donc l’aboutissement d’un travail collectif, fruit de nombreuses rencontres et, d’échanges avec les personnels sur le terrain, et d’auditions avec les actrices et acteurs du monde de la santé et de l’action sociale.

L’ambition de ce texte est de mettre en œuvre des mesures d’urgence, applicables rapidement, pour garantir des soins de qualité à nos concitoyennes et concitoyens et renforcer les capacités d’actions du service public hospitalier et des Ehpad. Il s’agit également et surtout de proposer des financements nouveaux pour l’assurance maladie et le système public de santé. Si ces mesures ne prétendent pas à l’exhaustivité, elles constituent le premier volet d’une réforme plus globale de notre système de santé que les député·e·s de notre groupe entendent poursuivre dans les prochains mois.

 

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SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE. L’ÉTAT ET LA SNCF FONT LE CHOIX DE LA LIGNE DURE

21 Octobre 2019, 08:08am

Publié par PCF Villepinte

 

Lundi, 21 Octobre, 2019

L 'Humanité Sébastien Crépel

En menaçant de sanctions les cheminots exerçant leur droit de retrait, accusés de mener une grève illégale, Édouard Philippe et Guillaume Pepy portent une lourde responsabilité dans la paralysie du trafic ce week-end.

Pas question de porter le chapeau. Ce dimanche, au bout du fil, le secrétaire général de la CGT cheminots, premier syndicat de la SNCF, se fait accusateur: «Un droit de retrait, ça se règle en quelques heures, normalement. Sauf qu’il y a eu intervention politique, et elle a verrouillé complètement les discussions.» Même si le trafic ferroviaire devrait revenir à peu près à la normale à compter de ce lundi, la page ouverte par le bras de fer qui a opposé, durant trois jours, les cheminots et leurs syndicats, d’un côté, et la direction de la SNCF et le gouvernement, de l’autre, n’est pas près de se tourner. Pour Laurent Brun, la responsabilité du premier ministre est clairement engagée dans la paralysie du trafic ferroviaire qui a gagné la plupart du pays, au cours de ce week-end de départ en congés de la Toussaint, à la suite de l’accident qui s’est produit mercredi 16 octobre, entre un train express régional (TER) et un convoi routier sur un passage à niveau de Saint-Pierre-sur-Vence (Ardennes).

En cause, dans le durcissement très rapide du conflit, le choix d’Édouard Philippe, samedi, soutenu et même devancé sur ce point par le PDG de la SNCF, Guillaume Pepy, de menacer de sanctions, y compris judiciaires, les cheminots accusés de détourner le «droit de retrait» pour mener une «grève» injustifiée et illégale. Une façon, pour le chef du gouvernement, de prendre la tête de la gigantesque campagne de dénigrement et d’intimidation des cheminots par médias et réseaux sociaux interposés qui a démarré, vendredi, dès que les perturbations ont franchi le périmètre de la région Champagne-Ardenne, et que le dirigeant de la CGT relie au blocage de toute avancée dans les réunions de concertation.

Car, si le caractère massif du «droit de retrait» des cheminots a surpris, entraînant de très importantes annulations de trains (la totalité des TGV Ouigo, la moitié des TER et de très nombreux Intercités et trains franciliens étaient immobilisés, samedi), c’est bien une problématique de sécurité qui en est la cause: celle de l’«équipement agent seul» (AES). En clair: la présence du conducteur seul à bord, incompatible, estiment les organisations syndicales de cheminots, unanimes sur ce point (CGT, Unsa, Solidaires, CFDT, ou même encore FO, non représentative), avec les impératifs de sûreté élémentaires, surtout quand les équipements de sécurité tels les transmetteurs radio dysfonctionnent, comme on l’a observé sur certains TER. Imposée depuis une vingtaine d’années sur les lignes RER, cette politique de l’AES, qui conduit à supprimer la présence de contrôleurs dans les rames, a été étendue aux lignes TER, en dépit des alertes syndicales et des accidents qui ont montré sa dangerosité. La collision qui s’est produite dans les Ardennes est un cas d’école, le conducteur, lui-même blessé, ayant été contraint de descendre de son train après une probable panne radio pour sécuriser les voies afin d’éviter un choc avec les trains suivants, au détriment de l’assistance à la dizaine de blessés dénombrés parmi les passagers.

Pour Laurent Brun, il y a d’abord eu «du retard à l’allumage du côté de la direction de la SNCF», qui n’a pris la mesure du problème qu’à partir de jeudi soir. Un message de la direction de la communication de l’entreprise, qui a fuité dans la presse, révèle même qu’elle a tenté de minimiser voire d’étouffer l’accident de Saint-Pierre-sur-Vence, en donnant la consigne suivante aux cadres de la SNCF: «Pas de prise de parole ni ce soir ni demain, sauf polémique le sujet va s’éteindre.»

La CGT ne veut pas tomber dans la provocation gouvernementale

La situation aurait cependant pu rentrer dans l’ordre dès vendredi, lors de la réunion avec les organisations syndicales, estime le responsable cégétiste. Mais l’intervention gouvernementale a rebattu les cartes. «Vendredi soir, quand on est entré en négociation, la solution était proche. Une annonce d’emplois et de mesures précises était presque sur la table. Mais, en cours de soirée, il y a eu intervention politique et à partir de là, c’était: ‘‘On ne lâche rien, on ne discute plus, nous voulons des sanctions’’, rapporte le dirigeant syndical. Et là, on en prend pour trois jours, au lieu d’une journée. C’est le gouvernement qui a pris la responsabilité de prolonger la situation.» À cette attitude, une explication: pour Laurent Brun, la stratégie du pouvoir est «que ça dure et que ça pourrisse, car il a en tête d’autres échéances, comme les sujets qui touchent à la réforme ferroviaire en fin d’année, ou celui de la réforme des retraites». Bref, aux commentateurs qui ont accusé dans la presse la CGT d’instrumentaliser le problème de sécurité pour faire passer un «message» au gouvernement sur les réformes à venir, le syndicat renvoie le compliment sur le gouvernement.

Dans ces conditions, pour la CGT, prolonger davantage le droit de retrait ferait courir le risque de tomber dans la provocation du gouvernement. «Ils (la direction de la SNCF et le gouvernement – NDLR) font le choix de verrouiller toute discussion. La seule façon de débloquer la situation serait de poursuivre les droits de retrait plus longuement. Mais cela empêcherait d’autres sujets revendicatifs que ceux liés aux dangers graves et imminents», explique la fédération CGT dans une lettre d’information rédigée samedi soir.

Pour autant, le syndicat ne veut pas «en rester là». Et d’appeler, dans une autre déclaration, à un «conflit généralisé». «Ce gouvernement craint les cheminots. Il cherche à les épuiser à chaque conflit plutôt que d’en sortir rapidement par la négociation. Les cheminots et leur fédération CGT ne tomberont pas dans le piège tendu», affirme le communiqué, qui appelle les agents à faire grève «massivement» le 5 décembre – jour de mobilisation interprofessionnelle contre la réforme des retraites – «sur les sujets d’entreprise, notamment la sécurité, ainsi que (les) conditions sociales».

L’inspection du travail valide le droit de retrait

De son côté, l’Unsa ferroviaire, deuxième syndicat de la SNCF, estimait dimanche que certaines «avancées» ont été consignées par écrit par la direction à la suite de la réunion de vendredi: «Nous notons que la direction a pris en compte le fait que les engins en circulation sont vulnérables, mais nous maintenons le principe de précaution», a déclaré Didier Mathis, l’un des responsables du syndicat. L’Unsa tiendra des réunions à partir de lundi «pour décider de la stratégie à adopter». «La direction reconnaît qu’il y a un souci, mais il n’y a pas de mesures concrètes. Ce n’est pas fini, on va continuer», a réagi pour sa part Julien Troccaz, de SUD rail, troisième syndicat chez les cheminots.

Reste l’épineuse question des sanctions qui pourraient s’abattre sur les cheminots. La CGT promet d’être vigilante afin de n’en laisser passer aucune. Pour elle, le droit de retrait s’est justifié «par de multiples situations de danger identifiées dans chaque région» et est bordé juridiquement. L’inspection du travail du Grand Est (la région où a eu lieu l’accident des Ardennes) a en effet estimé que le danger grave et imminent était bien «caractérisé», et le droit de retrait des agents «justifié». Elle a même, selon une source syndicale, accepté d’accompagner aux prud’hommes les cheminots qui contesteraient une sanction. Laurent Brun se veut confiant: «Dès lundi, on va montrer les dossiers juridiques pour montrer que nous sommes dans notre bon droit. On a déjà affronté ce genre de situation sur les retenues de salaire opérées lors de la grève de 2018, et on a eu gain de cause. Le premier combat se mène régionalement et localement pour obtenir qu’il n’y ait pas de sanction.»

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Les cheminots face à une guerre de communication acharnée contre leur sécurité

20 Octobre 2019, 13:52pm

Publié par PCF Villepinte

 

Samedi, 19 Octobre, 2019

Sébastien Crépel

Le trafic ferroviaire était fortement perturbé, vendredi et samedi, à la suite d'un accident dans les Ardennes qui a déclenché un droit de retrait des cheminots dans toute la France. Mais la demande des agents de ne plus se trouver seuls à bord des trains se heurte à une violente campagne de la SNCF et de l'Etat de banalisation du risque, et de criminalisation de leur action. 

C’est l’accident de trop pour les cheminots. Douze blessés, dont le conducteur de la rame, dans la collision qui s’est produite, mercredi, entre un convoi traversant les voies de chemin de fer et un train express régional (TER) à la hauteur d’un passage à niveau de Saint-Pierre-sur-Vence (Ardennes). Le sur-accident a été évité de justesse, c’est-à-dire le choc entre un autre train et le convoi ou la rame à l’arrêt, grâce au sang-froid du conducteur. 

Des trains sans contrôleur

Parti des cheminots de Champagne-Ardenne, l’exercice du « droit de retrait » (c’est-à-dire le fait, pour un travailleur, de se retirer d’une situation « qui présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé », article L4131-1 du Code du travail) s’est depuis étendu à la plupart du territoire national, vendredi et samedi, perturbant fortement le trafic ferroviaire en ce week-end de départ en congés de la Toussaint. Selon la SNCF, on ne comptait qu’un TER sur deux en circulation samedi, aucune circulation des TGV à bas coût Ouigo, un trafic Intercités (grandes lignes hors TGV), Transilien et RER (lignes B, D, H et R en Île-de-France) « très perturbé ». Seuls les Hauts-de-France et le réseau des TGV ordinaires (9 sur 10 en circulation) semblaient épargnés. 

Pour les cheminots, la politique de l’« équipement agent seul » (EAS), qui consiste à faire circuler les trains avec un seul agent à bord, en l’occurence le conducteur, sans la présence d’aucun contrôleur dans la rame, met en danger le personnel et les voyageurs. Dans le cas de l’accident des Ardennes, le conducteur, « blessé, a dû partir de la rame pour installer des dispositifs de sécurité » sur la voie, a expliqué la CGT cheminots. « Etant dans un train sans contrôleur, les usagers ont été laissés seuls à bord », alors qu’on comptait onze blessés sur les 70 passagers. Et le syndicat d’indiquer, jeudi midi, que « les conducteurs de la région Champagne-Ardenne refusent de conduire les trains depuis le début de la matinée (de jeudi - NDLR) car ils n’acceptent plus d’être seuls et exigent le retour de la présence d’au moins un contrôleur dans chaque train ». 

La SNCF n'a pas réagi à temps

La situation aurait-elle pu être désamorcée à ce moment ? Dans les heures qui ont suivi, et faute de réaction appropriée de la SNCF, « le bouche-à-oreille » a en tout cas fonctionné, et le droit de retrait était « en train de s’étendre à tout le pays », jeudi soir, a alerté la CGT cheminots. Plutôt que de reconnaître la gravité du problème, la direction de la SNCF et le gouvernement ont lancé l’offensive sur le thème de la « grève » injustifiée et illégale, en tentant d’instrumentaliser le désarroi des voyageurs coincés dans les gares. Dans sa communication officielle en direction des usagers, la SNCF évoque ainsi depuis vendredi une « grève sans préavis » pour expliquer leurs désagréments. « Ce n’est pas une grève, c’est un droit d’alerte qui est utilisé par les agents, a rectifié le secrétaire général de la CGT cheminots, Laurent Brun, invité sur BFMTV vendredi matin. La vérité, c’est que la direction de la SNCF a négligé l’impact que pouvait avoir cet accident sur les collègues, et donc elle n’a pas pris de mesure. Nous avons déposé une alerte sociale hier matin (jeudi - NDLR), il n’y a pas eu plus de réaction, et ce n’est qu’hier soir (jeudi soir), quand l’entreprise a vu que, par le bouche-à-oreille, les agents (…) se mettaient en droit de retrait que là, elle a commencé à s’inquiéter. » 

Négociations et coups tordus

C’est en effet une véritable guerre de communication qui a alors été lancée dans les médias et sur les réseaux sociaux, pendant que de premières réunions de concertation se tenaient, sans résultat. « Négociations tendues et postures tordues », a résumé vendredi la CGT cheminots, au sortir d’un premier rendez-vous avec la direction de la SNCF. A l’issue de 4h30 de réunion, le relevé de décisions actait « quelques maigres ouvertures » et la tenue de « tables rondes en région » mais dont « les premiers retours ne sont pas à la hauteur », notait le syndicat. « Parallèlement, les mêmes dirigeants déploient sur le terrain des dizaines de cadres pour faire pression sur les agents qui refusent de prendre le service et leur remettre des ‘‘mises en demeure’’. Ils veulent provoquer des incidents pour détourner l’opinion publique des sujets que nous mettons en avant », mettait en garde la CGT. Effectivement, le directeur de la communication de la SNCF attaquait sur Twitter : « Pas de danger imminent = pas de droit de retrait. C’est une grève inopinée. Les mots ont un sens ». Le secrétaire d’Etat aux Tansports, Jean-Baptiste Djebbari, franchissait un pas supplémentaire en parlant d’une « grève surprise, (…) hors du cadre légal ». Une interprétation immédiatement relayée à droite sur le réseau social : « Je déplore le mouvement social sans préavis des cheminots (…). Les voyageurs ne peuvent pas être pris ainsi en otage », lançait la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse (divers droite, ex-LR). Quant au député LaREM Florent Boudié, il déplorait des « perturbations XXL » et « un sens des responsabilités taille S » des cheminots… « Toujours la même stratégie, mentir pour cacher le fait que la vie des usagers n’intéresse pas une direction qui ne pense qu’à l’argent », a répliqué le cheminot CGT Thomas Portes. 

Des précédents inquiétants

La posture de la direction de la SNCF est d’autant plus délicate qu’elle avait parfaitement connaissance des risques inhérents à la politique du conducteur seul à bord, depuis un rapport préventif de la CGT sur le sujet. Daté du 2 mars 2017, ce document, remis aux dirigeants du groupe ferroviaire et au ministère des Transports, prévenait noir sur blanc : « Le conducteur n’a pas les capacités matérielles et réglementaires d’assurer et garantir la sécurité des voyageurs et garantir la sécurité des circulations. Psychologiquement et humainement, c'est insoutenable. Les réponses managériales consistant à demander au conducteur (…) de gérer les voyageurs alors qu’il se trouve dans une situation d’urgence dont il connaît les conséquences dangereuses pour les circulations et pour les voyageurs, sont inacceptables ».

D’autres accidents ont d’ailleurs déjà eu lieu, comme l'a souligné Fabien Guillaud-Bataille, conseiller régional PCF et administrateur d’Île-de-France Mobilités, l’autorité francilienne des transports : « En Île-de-France, deux autres accidents sérieux ont également eu lieu récemment sur le réseau Paris Sud-est. (…) A chaque fois, les conducteurs, seuls personnels à bord des trains, se sont retrouvés isolés pour traiter, sans dispositif de communication efficient, de multiples procédures réglementaires et la situation des usagers en état de choc. Ce n’est plus tenable ». 

Le choix du pourrissement

Vendredi soir, une nouvelle réunion s’est tenue avec les organisations syndicales. Toutes - CGT, Unsa, Solidaires, CFDT, mais aussi FO (non représentative) - étant favorables au retour des contrôleurs à bord des trains. Sans plus de résultat, aux dires de la CGT : « Six heures d’enfumage, écrit la fédération dans un communiqué. Si, en début de soirée, les négociateurs laissaient penser qu’il pourrait y avoir du concret, (les discussions) n’ont abouti qu’à un verrouillage grandissant au fur et à mesure de la réunion ». Au cours de celle-ci, la SNCF a annoncé que la direction chargée des audits sécurité et le bureau enquête-accident étaient saisis, cependant, « ces deux structures n’étant pas indépendantes, la fédération CGT relativise l’intérêt de leurs conclusions et (s’en tiendra) à l’analyse des cheminots de la région ». Quant à remettre en cause la politique de l’EAS, l'entreprise campe sur son refus. Pour la CGT, « la direction prend donc la responsabilité de pourrir un peu plus la situation ». 

Menaces contre les cheminots 

Un peu plus tard, samedi, sur BFMTV, le PDG de la SNCF, Guillaume Pepy, a évoqué l’option de traîner les cheminots devant les tribunaux pour « faire juger » leur action et sanctionner une « grève sauvage ». Le premier ministre Edouard Philippe s'en est pris de son côté à un « détournement du droit de retrait » à « l’impact inacceptable ». Des déclarations contradictoires avec celle du secrétaire d’Etat aux Transports, vendredi soir, qui semblait soudain vouloir faire baisser la tension, en reconnaissant « une inquiétude parmi les personnels de l’entreprise qui s’est exprimée par des exercices de droit de retrait ». Pour Jean-Baptiste Djebbari, « la SNCF a pris les mesures d'urgence en interne pour assurer la sécurité de ses personnels et analyser les circonstances de l’événement. (…) De multiples échanges sont déjà intervenus entre la direction de l’entreprise et les représentants du personnel hier et aujourd’hui (jeudi et vendredi - NDLR). Ils se poursuivront dans les prochaines heures et les prochains jours ». Le secrétaire d’Etat annonçait également l’ouverture d’une enquête sur l’accident des Ardennes. 

Sébastien Crépel

 

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SNCF : La vie des cheminots et des usagers est en danger

19 Octobre 2019, 06:38am

Publié par PCF Villepinte

 

Publié le 18/10/2019 par PCF

Le mercredi 16 octobre dans les Ardennes un train a percuté un convoi exceptionnel sur un passage à niveau. L'absence de contrôleur à bord, faisant suite à la politique d'abaissement des coûts de la SNCF, a fait 12 blessés à bord ! Le conducteur, blessé et choqué, a dû lui-même assurer la protection de son train et des usagers,  seuls dans la rame.

Les suppressions massives d'emploi à la SNCF, résultats de la politique de l'entreprise souvent accompagnée par les conseils régionaux, mettent en danger la sécurité des usagers et des cheminots. Cette logique de rentabilité n'est pas compatible avec le transport ferroviaire.

Le PCF appelle à cesser cette politique destructrice et dangereuse qui conduit à supprimer des centaines de guichets dans les gares mais aussi, à partir du 15 décembre, les agents donnant les départs de train !

Ces choix déshumanisent les trajets en train et les gares, privent les voyageurs d’information, et peuvent avoir de graves conséquences sur la sécurité des voyageurs. La sécurité n'est pas un coût !

Comme l’a proposé Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, nous appelons à la création d’un grand fond d’investissement de 100 milliards d’euros, directement financé par la BCE à taux négatif, dédié à la transition écologique dont le lancement d'une grande politique offensive pour le rail. C’est un enjeu social et écologique.
Nous souhaitons apporter tout notre soutien aux cheminot-tes qui se mobilisent et qui, depuis hier, ont exercé leur droit de retrait. Leur vie, et celle des usagers, ne peuvent être sacrifiées sur l’autel de l’austérité.

 

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