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internationalisme

Benghazi dans l'angoisse d'un ultime combat avec Kadhafi

15 Mars 2011, 06:46am

Publié par PCF Villepinte

Les rebelles dans un char, à Ajdabiya le 14 mars 2011.

Monde - le 14 Mars 2011

 

À coups d'obus et de raids aériens, les troupes loyales à Kadhafi poursuivent leur marche vers Benghazi, la principale ville aux mains des forces de la rébellion dans l'Est du pays.

Les habitants de Benghazi  attendent dans l’angoisse l'assaut des forces de Mouammar Kadhafi. Ce lundi des avions gouvernementaux ont bombardé des positions rebelles près d'Ajdabiah, dernière grande ville entre le port pétrolier de Brega, où se poursuivent les combats, et Benghazi, fief des insurgés dans l'Est. A la sortie d'Ajdabiya, de nombreux civils fuient en direction de Benghazi à bord de camionnettes chargées de valises, de sacs et de matelas.

Les forces loyales à Kadhafi ont délogé dimanche les insurgés de la ville de Brega (est), rapporte la télévision nationale libyenne. Marsa El Brega est un important terminal pétrolier de la Libye, à proximité duquel se trouve un aéroport international, contrôlé lui aussi jusqu'à une date récente par les opposants à Kadhafi. La ville possède aussi une raffinerie de pétrole et une usine de liquéfaction de gaz.

La reprise  de Ras Lanouf semble confirmer que le camp Kadhafi a réussi à se regrouper après la confusion apparente provoquée par le soulèvement qui a commencé le 15 février dernier. Depuis plus d'une semaine, les forces fidèles au dirigeant libyen ont lancé une contre-offensive militaire contre les insurgés et repris notamment le contrôle du centre de Zaouia, la ville la plus proche de Tripoli  tombée aux mains des insurgés. Zawiyah, Al-Uqaila, Al-Bicher, Brega : la liste des villes reprises aux insurgés libyens par les forces fidèles à Kadhafi s'allonge.

Selon les défenseurs des droits de l'homme, les émeutes ont fait jusqu'à 2.000 morts et près de 4.000 blessés. 

Les rebelles conservent encore le contrôle d'Ajdabiya qui fait figure de dernier verrou avant le quartier général du Conseil national de transition à Benghazi, ou l'inquiétude grandit à mesure que les forces pro-Kadhafi progressent. Malgré les mauvaises nouvelles du front, des volontaires quasi désarmés continuaient hier de s'enrôler pour aller combattre les troupes du régime en place.  Des témoins constatent que l’ambiance s'est considérablement tendue à Benghazi. Des habitants fuient et les drapeaux rebelles disparaissent, sentant le vent tourner en leur défaveur. Le combat final des forces loyales de Kadhafi contre des insurgés armés est probablement  très proche. Mais le destin du mouvement pacifique du peuple libyen  pour la liberté et la justice sociale reste encore à écrire.

A lire également: Kadhafi reprend la main à Ras Lanouf

A lire également:  Libye : les reportages de notre envoyé spécial

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Les évolutions du monde arabe au fil du jour

7 Mars 2011, 19:51pm

Publié par PCF Villepinte

Manifestation à Sanaa (Yémen), ce lundi.

Monde - le 7 Mars 2011

 

 

Guerre civile en Libye, manifestations au Yémen et à Bahreïn, aspirations à plus de liberté en Arabie Saoudite... Le point sur l'actualité dans le monde arabe. 

  • Algérie. Des milliers de gardes bravent l'interdiction de marcher dans Alger

Des milliers de gardes chargés de suppléer la gendarmerie algérienne dans les villages ont bravé lundi l'interdiction de manifester à Alger en forçant plusieurs cordons de police pour marcher jusqu'à l'Assemblée nationale en faveur d'une hausse de salaire. Environ 20.000 gardes communaux, selon les organisateurs, 10.000 selon des des journalistes sur place, venus de 35 départements sur 48, s'étaient d'abord rassemblés sans incidents place des Martyrs, au centre d'Alger, où les forces de police étaient faiblement déployées.

  • Maroc. Sit-in à Rabat

Portés par les révoltes qui secouent le monde arabe, soutenus par des hommes d'affaires et des défenseurs des droits de l'homme, les jeunes Marocains à l'origine des manifestations de février espèrent mobiliser à nouveau le 20 mars pour réclamer plus de démocratie. Né sur Facebook, le mouvement a réuni des milliers de manifestants le 20 février à travers le Maroc. Après un sit-in prévu ce dimanche à Rabat, le prochain rendez-vous national est fixé au 20 mars par la coordination qui revendique plus de 30.000 sympathisants sur le réseau social.

Le message vise en premier lieu le Makhzen, le puissant appareil d'Etat, et réclame une limitation des pouvoirs très étendus du roi, mais sans remettre en cause la légitimité de la monarchie qui reste très populaire. Les revendications, multiformes, portent aussi sur l'indépendance de la justice, la corruption, les droits de l'homme, l'emploi, le social. Elles font écho aux inégalités toujours profondes en dépit des réformes promises par le roi Mohammed VI après son accession au trône en 1999.

  • Tunisie. Nouveau gouvernement et suppression de la police politique

Le Premier ministre tunisien par intérim, Béji Caïd Essebsi, a annoncé lundi la liste de son gouvernement provisoire composé de 22 ministres dont cinq nouveaux, a-t-on annoncé officiellement. Cette nouvelle équipe ne compte plus aucun ministre ayant servi dans le dernier gouvernement du président Zine El Abidine Ben Ali, jusqu'à sa fuite le 14 janvier dernier.

Le ministère de l'Intérieur tunisien a annoncé lundi la suppression de la direction de la sûreté de l'Etat et de "toute forme d'organisation s'apparentant à la police politique". Dans un communiqué, le ministère a annoncé un ensemble de mesures dont "la rupture définitive avec toute forme d'organisation s'apparentant à la police politique aussi bien au niveau de la structure, des missions ou des pratiques". Il a également décidé de supprimer la direction de la sûreté de l'Etat" affirmant "l'engagement du ministère à appliquer la loi et à respecter les libertés et des droits civiques".

  • Oman. Neuvième jour consécutif de sit-in à Soha

Les Omanais continuent de manifester ce lundi en dépit du limogeage de deux ministres et de promesses de créations d'emplois. C'est le neuvième jour consécutif de sit-in à Soha, ville industrielle à 200 km au nord de Mascate où un manifestant avait été tué par la police le 28 février. «Le peuple omanais manifeste pacifiquement pour des réformes et non pour renverser le régime», a affirmé un militant. Par ailleurs d'autres Omanais continuent de camper devant le siège du Conseil consultatif à Mascate pour demander de contenir la corruption.

  • Yémen. Le bras de fer se poursuit

Des milliers d'éboueurs ont entamé ce lundi une grève ouverte à Sanaa, réclamant l'amélioration de leur paye, et trois d'entre eux ont été blessés lors de la dispersion de leur sit-in par la police. Leur mouvement de grève intervient alors que des manifestations populaires se déroulent depuis fin janvier à travers le pays pour réclamer le départ du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans au Yémen, l'un des pays arabes les plus pauvres.

  • Bahreïn. Manifestation monstre à Manama

Des dizaines de Bahreïnis ont manifesté aujourd'hui devant l'ambassade américaine à Manama pour demander à Washington de faire pression sur leur gouvernement en vue de réformes politiques. Les manifestants se sont rassemblés près d'une barrière installée devant la chancellerie, scandant des slogans hostiles à la monarchie et affirmant que «le peuple veut la démocratie».

Des manifestants campent en permanence sur la place de la Perle, devenue l'épicentre de la contestation du gouvernement dirigé depuis 1971 par l'oncle de l'émir, cheikh Khalifa ben Salman Al-Khalifa.

  • Egypte. Deux nouveaux ministres

Un nouveau ministre des Affaires étrangères, Nabil al-Arabi, a été nommé dimanche, dans le cadre de nominations destinées à remplacer au sein du gouvernement des proches du régime de Hosni Moubarak, chassé du pouvoir. Il succède à Ahmad Aboul Gheit, personnalité importante de l'époque Moubarak. Par ailleurs, le général Mansour al-Issaoui a été nommé ministre de l'Intérieur dans la nuit de samedi à dimanche, après que des militants eurent pris d'assaut des bâtiments de la sécurité d'Etat à travers le pays pour récupérer ses dossiers. Son prédécesseur, Mahmoud Wagdi, avait été nommé par Osny Moubarak une dizaine de jours avant sa démission sous la pression populaire, en remplacement du très impopulaire Habib el-Adli dont le procès pour malversations financières a commencé samedi, le premier d'un ex-responsable de l'ancien régime.

Le nouveau Premier ministre Essam Charaf, nommé jeudi en remplacement d'Ahmad Chafic, doit annoncer dans les jours à venir la composition de son gouvernement, qui devrait être purgé des figures de l'ancien régime.

A lire: "Le mur de la peur s'est effondré", entretien par Farouk Mardam-Bey

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Alberto Granado, compagnon de route du Che, est mort

7 Mars 2011, 06:15am

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 6 Mars 2011

 

Le biochimiste argentin Alberto Granado, qui avait accompagné Ernesto Che Guevara pendant une tournée à moto dans plusieurs pays d'Amérique latine dans les années 50, est décédé samedi à La Havane, à l'âge de 88 ans.

"Ce matin, à l'âge de 88 ans, est mort subitement, à 88 ans, dans notre capitale le camarade Alberto Granado, ami inséparable du Commandant Ernesto Guevara", précise le communiqué lu à la télévision locale. La dépouille de Granado sera exposée pendant deux heures et demie ce samedi dans un crématorium de La Havane puis, conformément à la volonté du défunt, sera incinérée et ses cendres dispersées en Argentine, à Cuba et au Venezuela.

"Fidèle ami de Cuba, il a contribué à la formation de professionnels de la santé et de spécialistes de la génétique" à Cuba où il s'est installé à partir de mars 1961. "El Petiso" (Le petit), comme l'appelait Guevara, avait accompagné le commandant dans un long voyage à motocyclette du 29 décembre 1951 au 26 juillet 1952, porté à l'écran par le Brésilien Walter Salles dans "Diarios de Motocicleta" (Journal d'un voyage à moto), qui a obtenu un Oscar en 2005.

Interrogé il y a quelques années sur cette amitié, Granado avait déclaré : "Nous nous entendions bien lorsque nous discutions de politique ou de maladies (...), nous raisonnions presque toujours de manière semblable. Ce en quoi nous nous ressemblions le plus c'était notre réaction aux choses qui nous déplaisaient".

 

 

Ou cliquez ici

 

A consulter: Notre hors-série consacré à Che Guevara

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Printemps arabe: "Le mur de la peur s'est effondré"

6 Mars 2011, 07:16am

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 5 Mars 2011
 

Tunisie, Egypte, Yémen, Bahreïn, Libye, Oman, Algérie, Maroc, Mauritanie et même Arabie Saoudite. Cette liste des pays pris d'une manière ou d'une autre dans le tourbillon du "Printemps arabe" n'est pas exhaustive. Historien né à Damas, Farouk Mardam-Bey est directeur de la collection Sindbad aux éditions Actes Sud. Il a notamment dirigé l’ouvrage collectif « Sarkozy au Proche-Orient » (2010). Il nous aide à décrypter cette accélération de l'histoire.

Vous attendiez-vous à ce mouvement de libération dans le monde arabe ?

Farouk Mardam-Bey. On avait tous, dans le monde arabe, le sentiment que la situation ne pouvait plus durer. Mais personne ne s’attendait à ce que ça change si vite, ni en Tunisie ni en Egypte. Qui pouvait imaginer que l’immolation de Mohamed Bouazizi provoquerait cette irruption de la jeunesse tunisienne , mettrait la population dans la rue pour renverser une dictature aussi dure en si peu de temps?  De même, qui savait qu’en Egypte  existait une jeunesse aussi déterminée, avec une telle maturité politique ? Nous sommes devant une force politique  nouvelle qui a tiré les leçons des erreurs passées pour avancer par des revendications concrètes comprises par l’ensemble de la population : liberté, dignité, justice sociale. Pour la Libye, il fallait aussi une étincelle, et elle est venue de l’est, le 17 février : le pouvoir  avait jeté en prison les avocats qui réclamaient justice pour le massacre des 1200 prisonniers d’Abou Selim en 1996. Jusque là, l’ombre extravagante de Kadhafi occultait  la détresse du peuple libyen, et les puissants de ce monde,  en échange de juteux contrats, ont fini par lui pardonner tous ses crimes ... Si les protestations se sont transformées en un véritable soulèvement populaire, c’est parce qu’après la Tunisie et l’Egypte, le mur de la peur s’est effondré. Les Arabes ont maintenant partout le sentiment que renverser un dictateur est de l’ordre du possible. .

 

D’où vient ce mouvement général ?

Farouk Mardam-Bey. Il y a deux séries de données. Des données historiques connues de tous. A partir des années 70, le monde arabe a basculé dans un système essentiellement despotique. Il y a eu une série de coups d’Etat après la défaite de 1967 : en Irak, en Libye, au Soudan, en Syrie ; et en 1970, la mort de Nasser qui incarnait une certaine légitimité populaire par sa lutte contre l’impérialisme. A la même époque, on a assisté à l’inversement de la tendance à la sécularisation qui avait commencé au XIXème siècle avec le mouvement de réforme  institutionnelle et de renaissance culturelle. Parallèlement à la révolution iranienne, c’est le début de l’islamisme  djihadiste dans le monde arabe, avec le djihad afghan financé par l’Arabie saoudite et porté par les Etats-Unis. Si bien qu’on est arrivé à cette « alternative » imposée aux peuples arabes : soit des régimes despotiques prédateurs, soit l’islamisme. Mais il existe d’autres données : des tendances très profondes signalées par les démographes qui vont au contraire dans le sens de l’affirmation de l’individu et d’une place grandissante des femmes dans la vie sociale. Malgré les signes extérieurs qui peuvent être trompeurs, par exemple le port du voile, l’indice du travail féminin augmente dans tous les pays arabes, et avec lui une baisse de la natalité. Ce sont des données lourdes souvent ignorées des politiques. Dans les deux premières révolutions, toute la population a participé. Il n’y a pas eu de mot d’ordre à caractère religieux. Même en Libye où la religiosité populaire est très forte, la revendication est claire : un gouvernement civil, des élections libres, une Constitution démocratique permettant à tous de participer à la vie politique.

 

Ces bouleversements étaient-ils perceptibles à travers les auteurs et les œuvres que vous publiez ?

Farouk Mardam-Bey. Oui, c’est incontestable. Les poètes et les romanciers ont fait voler en éclats les tabous – religieux, politiques, sexuels - qui pesaient sur ces sociétés. L’écrivain égyptien Sonallah Ibrahim, qui a dédaigneusement refusé le plus grand prix littéraire décerné par l’Etat, dénonce dans ses livres les nouvelles plaies de l’Egypte : la dictature, la corruption, l’obscurantisme, la soumission aux Etats-Unis. Il montre en même temps que c’est une situation anachronique  qui ne correspond pas à la conscience politique des Egyptiens. Alaa El Aswany, l’auteur de L’immeuble Yacoubian, dresse un tableau accablant de son pays sous le régime de Moubarak. Ses chroniques dans la presse, suivant de près l’actualité politique et sociale, mettaient l’accent sur le ras-le-bol général. Ces deux auteurs sont aujourd’hui des figures de la révolution égyptienne. Je pourrais dire la même chose de beaucoup d’autres écrivains égyptiens, mais aussi syriens, algériens, libanais, saoudiens... C’est une littérature libre qui circule dans un champ culturel arabe unifié malgré la censure et les frontières.

 Quels sont les dangers qui guettent ces révolutions ?

Farouk Mardam-Bey. D’abord, évidemment, la contre-révolution. Même si, dans ces pays, des figures importantes de l’ancien régime ont été écartées, ceux qui en tiraient profit ont toujours une assise sociale, des moyens financiers, des réseaux d’intérêts, des arguments démagogiques pour réagir. L’essentiel pour ces révolutions – qui sont, je le rappelle, foncièrement démocratiques, non-violentes, et qui revendiquent tout simplement  la liberté et la dignité - c’est de ne pas s’arrêter en chemin car les perdants pourraient alors rebondir très violemment. Mais il y a aujourd’hui une vigilance, une maturité politique, surtout  chez ces jeunes qui continuent de manifester et de mobiliser la population autour de leurs revendications.

 

Faut-il intervenir en Libye ?

Farouk Mardam-Bey. Le bloc occidental pourrait être tenté d’intervenir. J’espère que ce ne sera pas sous la forme d’une intervention militaire, qui serait dramatique, et risquerait de favoriser et Kadhafi et les djihadistes. La population libyenne le dit unanimement: elle ne veut pas d’intervention militaire étrangère, elle veut faire tomber le tyran par ses propres moyens. Ce qu’elle demande, c’est de l’aide humanitaire, de la nourriture, des médicaments, une mobilisation mondiale des organisations de défense des droits de l’homme … et que la presse internationale fasse honnêtement son travail.

 

Comment voyez-vous la suite de ces mouvements ?

Farouk Mardam-Bey. Nous vivons des jours extraordinaires. Cette lame de fond ne va pas s’arrêter, même si les soulèvements populaires prennent déjà et prendront dans l’avenir des formes différentes. Chaque pays arabe a ses propres conditions, et la relation des peuples à leurs gouvernants n’est pas la même. Mais partout, il y a les mêmes revendications de liberté et de justice sociale. Il n’est d’ailleurs pas impossible que l’on assiste à des mouvements de jeunes plus ou moins identiques au-delà du monde arabe. Celui-ci est en train de sortir de cette « malédiction » historique, l’alternative despotisme/islamisme où on a voulu l’enfermer. C’est maintenant aux Occidentaux de faire une révolution mentale dans leurs relations avec ces pays.

Entretien réalisé par Charlotte Bozonnet

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16 janvier 2011.DSK : Vidéo "Tunisie un modèle pour les pays émergents"

5 Mars 2011, 13:08pm

Publié par PCF Villepinte

Extrait du jnournal "Grand Soir". Avouez qu’il y a des nombreuses énigmes dans la vie. Par exemple : que sont devenus les dinosaures ? La terre se réchauffe-t-elle ? Pourquoi le PS est-il qualifié "de gauche" ? Existe-t-il des trotskystes unitaires ? Pourquoi m’arrive-t-il de confondre DSK et Bernard Tapie ? Et une de mes préférées : que deviennent les chefs d’état criminels lorsqu’ils ne bénéficient plus de leur immunité hypocrite ?

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Communiqué du MJCF

2 Mars 2011, 17:36pm

Publié par PCF Villepinte

Alain Juppé s’est officiellement engagé à ouvrir le dossier Salah Hamouri. Première victoire. Et maintenant des actes !                       mercredi 2 mars 2011

salah-copie-1                                                     

Au cours de la séance publique du conseil municipal de Bordeaux du 28 février 2011, le maire Alain Juppé, ministre d’État en charge de la Défense en passe de prendre ses fonctions de ministre d’État en charge des Affaires étrangères, a été interpellé par Vincent Maurin, élu communiste municipal. Relayant la lettre de notre camarade Vincent Boivinet, coordinateur de la JC de Gironde, l’élu communiste lui a demandé ce qu’il comptait faire pour le cas du jeune prisonnier politique franco-palestinien Salah Hamouri détenu arbitrairement dans les prisons israéliennes.

Alors que les ministres successifs avaient refusé de s’exprimer sur le sujet, Alain Juppé s’est officiellement engagé à ouvrir le dossier Salah Hamouri. C’est une excellente nouvelle pour Salah et ceux, dont nous sommes, qui militent pour sa liberté et une paix juste au Proche-Orient.

Il s’agit maintenant de passer aux actes. Ce qui implique, pour commencer, de rencontrer – enfin ! – la mère de Salah Hamouri au Quai d’Orsay. Salah n’a pas besoin de belles paroles ; il a besoin d’aide, de notre aide à tous, de celle du gouvernement en premier lieu. C’est le sens de la lettre ouverte (ci-dessous) que nous adressons à Alain Juppé en ce jour d’entrée en fonction.

 

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LE MAUVAIS COUP D’OBAMA

27 Février 2011, 07:31am

Publié par PCF Villepinte

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Sur le blog de Canaille le rouge: La danse macabre du cynisme !

25 Février 2011, 21:36pm

Publié par PCF Villepinte

 

Fidel Castro Ruz  Le 23 février 2011  19 h 42

 

La politique de pillage imposée par les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN au Moyen-Orient est entrée en crise. Et cette crise est due, forcément, à la hausse des cours des céréales dont les retombées ont été plus fortes dans les pays arabes où la rareté de l’eau, les zones désertiques et la pauvreté du peuple généralisée contrastent avec les revenus très élevés des secteurs privilégiés liés aux énormes ressources pétrolières.

 

Alors que les prix des aliments ont triplé, les fortunes immobilières et les trésors de la minorité aristocratique se chiffrent à des billions de dollars.

 

Le monde arabe, de culture et de religion majoritairment musulmane, s’est en plus senti humilié par la mise en place, à feu et à sang, d’un État qui n’a respecté aucune des obligations élémentaires ayant présidé à sa création dans le cadre de l’ordre colonial qui existait à la fin de la Deuxième Guerre mondiale et qui permit aux puissances victorieuses de fonder l’ONU et d’imposer les règles du jeu régissant le commerce et l’économie mondiaux.

 

La trahison de Anwar El-Sadat à Camp David a empêché l’existence de l’État arabe palestinien visé dans les accords de l’ONU de novembre 1947, si bien qu’Israël est devenu une forte puissance nucléaire alliée des États-Unis et de l’OTAN.

 

Le complexe militaro-industriel étasunien a livré des dizaines de milliards de dollars tous les ans à Israël et même aux États arabes que celui-ci soumettait et humiliait.

 

Le génie s’est échappé de la bouteille, et l’OTAN ne sait pas comment le contrôler.

 

Il va s’efforcer de tirer le plus gros profit des regrettables événements libyens. Nul n’est capable de savoir actuellement ce qu’il se passe dans ce pays. L’Empire a fait publier par ses médias toutes sortes de chiffres et de versions, jusqu’aux plus saugrenus, afin de semer le chaos et la désinformation.

 

De toute évidence, une guerre civile se déroule en Libye. Pourquoi et comment a-t-elle éclaté ? Qui en paiera les conséquences ? L’agence Reuters, se faisant l’écho d’une banque japonaise bien connue, la Nomura, a signalé que les cours du pétrole pourraient battre tous les records :

 

« "Si la Libye et l’Algérie arrêtaient leur production pétrolière, les cours pourraient dépasser 220 dollars le baril, et l’OPEP verrait réduite sa capacité inutilisée à 2,1 millions de barils par jour, similaire aux niveaux de la guerre  du Golfe, et au record de 147 dollars le baril établi en 2008", a affirmé la banque dans une note. »

 

Qui pourrait payer des prix pareils ? Quelles en seraient les conséquences en pleine crise alimentaire ?

 

Les principaux leaders de l’OTAN jubilent. Le Premier ministre britannique, David Cameron – selon ANSA – « …a admis dans un discours au Koweït que les pays occidentaux avaient fait erreur d’avoir soutenu des gouvernements non démocratiques dans le monde arabe. »

 

Félicitons-le du moins pour sa franchise.

 

Son collègue français Nicolas Sarkozy a déclaré : « La poursuite de la répression brutale et sanglante contre la population civile libyenne est répugnante. »

 

Le ministre italien des affaires étrangères, Franco Frattini, a jugé « crédible » la quantité de mille morts à Tripoli, et a parlé de "chiffres tragiques" et de "bain de sang".

 

Selon Hillary Clinton, le « bain de sang » est « absolument inacceptable » et « doit cesser ».

Pour Ban Ki-moon, « le recours à la violence dans ce pays est absolument inacceptable… le Conseil de sécurité agira en accord avec les décisions de la communauté internationale… nous envisageons une série de variantes. »

 

En fait, ce qu’attend Ban Ki-moon, c’est qu’Obama dise le dernier mot.

 

Le président étasunien a parlé ce mercredi après-midi. Il a fait savoir que sa secrétaire d’Etat partirait en Europe afin de décider avec les alliés de l’OTAN des mesures à prendre. À le voir, on constatait qu’il ne voulait pas laisser filer l’occasion de se colleter avec le sénateur républicain d’extrême droite, John McCain, avec le sénateur pro-israélien du Connecticut, Joseph Lieberman, et avec les dirigeants du Tea Party, et de garantir son investiture par le Parti démocrate.

 

Les médias de l’Empire ont préparé le terrain en vue d’une action. Une intervention militaire en Libye n’aurait rien de surprenant, ce qui garantirait par ailleurs à l’Europe les presque deux millions de barils par jour de pétrole léger qu’elle importe, si des événements qui mettraient fin au leadership ou à la vie de Kadhafi n’intervenaient pas avant.

 

De toute façon, le rôle d’Obama est plutôt compliqué. Comment réagira le monde arabe et musulman si une telle équipée faisait couler à flot le sang libyen ? La vague révolutionnaire déclenchée en Égypte freinera-t-elle une intervention de l’OTAN en Libye ?

 

L’invasion de l’Iraq déclenchée par Bush sous de faux prétexte – mission remplie !  s’était-il exclamé – a coûté la vie à plus d’un million d’Arabes innocents.

 

Nul dans le monde n’acceptera jamais la mort de civils innocents, en Libye ou ailleurs.

Je me demande : les États-Unis et l’OTAN appliqueront-ils un jour ce même principe aux civils désarmés que leurs drones et leurs soldats tuent tous les jours en Afghanistan et au Pakistan ?

 

C’est vraiment la danse macabre du cynisme !

 

 

Fidel Castro Ruz

Le 23 février 2011

19 h 42

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Libye -monde arabe / colonialisme : le PCF appelle à la plus grande mobilisation samedi 26 février

24 Février 2011, 07:46am

Publié par PCF Villepinte

 Dans le cadre de la semaine anticoloniale, le PCF appelle à la plus grande mobilisation samedi 26 février à 15h00, place de la République à Paris, en solidarité avec les peuples arabes en lutte.

La politique des autorités françaises et leur soutien aux dictateurs n’ont que trop duré.

Le PCF apporte son soutien aux peuples arabes qui affrontent une répression brutale, meurtrière insupportable, en Libye notamment.

Par ailleurs, il s’insurge contre le pillage des ressources naturelles, l'accaparement des terres, la recolonisation économique et l'ingérence des multinationales dans la vie politique africaine.

Le PCF ira manifester samedi 26 pour un monde solidaire et de paix, respectueux des droits des peuples et des personnes et appelle tous ses militant-e-s, tous les progressistes épris de justice et de démocratie, à venir exprimer leur soutien aux peuples arabes en lutte

Samedi 26 février à 15 H, départ place de la République « pour sortir du colonialisme »

 

Libye : la France doit condamner avec force la répression criminelle du régime Kadhafi

Le PCF condamne avec la plus grande force la répression criminelle perpétrée par le régime du Colonel Kadhafi sur la population libyenne. Loin de vouloir apaiser les choses, le pouvoir de Tripoli attise les tensions. Dans une interview télévisée, Seif Al Islam, fils de Kadhafi, prétend consentir à des réformes tout en menaçant d'entraîner le pays dans la « guerre civile » avec le risque de « rivières de sang ». Ces récentes déclarations sont consternantes ! Nous appelons les autorités françaises à condamner sans détour et à agir de façon urgente pour que cesse ce massacre et que la population libyenne puisse s'exprimer en toute liberté.


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Libye : la France doit condamner avec force la répression criminelle du régime Kadhafi

22 Février 2011, 13:28pm

Publié par PCF Villepinte

Le PCF condamne avec la plus grande force la répression criminelle perpétrée par le régime du Colonel Kadhafi sur la population libyenne. Loin de vouloir apaiser les choses, le pouvoir de Tripoli attise les tensions. Dans une interview télévisée, Seif Al Islam, fils de Kadhafi, prétend consentir à des réformes tout en menaçant d'entraîner le pays dans la « guerre civile » avec le risque de « rivières de sang ». Ces récentes déclarations sont consternantes ! Nous appelons les autorités françaises à condamner sans détour et à agir de façon urgente pour que cesse ce massacre et que la population libyenne puisse s'exprimer en toute liberté.

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