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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

internationalisme

Communiqué de François Asensi

8 Décembre 2010, 13:47pm

Publié par PCF Villepinte

Soutenir les hommes de paix et de justice au Proche-Orient

 

Le député communiste François Asensi a participé du 29 novembre au 4 décembre à une délégation officielle de l’Assemblée nationale dans les Territoires palestiniens.

La coopération parlementaire est un élément moteur pour relancer le processus de paix au Proche-Orient et réaffirmer le rôle de la France.

François Asensi tient à ce que cette mission franco-palestinienne conforte les efforts en faveur de la création d’un Etat palestinien et d’une solution juste et négociée du conflit. A cette fin, la délégation a noué des contacts avec les autorités palestiniennes comme avec les autorités israéliennes.

Mercredi 1er décembre, en marge de la délégation officielle, François Asensi a tenu à apporter son soutien à Salah Hamouri en le rencontrant à la prison de Guiboa, dans le nord d’Israël. Le courage du jeune franco-palestinien, abusivement emprisonné depuis cinq ans en Israël, force l’admiration, tout comme sa force de conviction au service de la création pacifique d’un Etat palestinien.

Le député réclame que le Président de la République française reçoive au plus vite la famille de Salah Hamouri et plaide avec force la libération de ce citoyen français auprès des autorités israéliennes.

 


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3eme Congrès du PGE

5 Décembre 2010, 22:57pm

Publié par PCF Villepinte

Élection de Pierre Laurent à la présidence du PGE et lancement d’une grande initiative européenne
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 5 décembre
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Thèmes :

 

Le 3ème congrès du Parti de la Gauche Européenne (PGE) réunit au CNIT de la défense à Nanterre et rassemblant 25 partis politiques nationaux (communistes, socialistes et écologiques) et 10 partis observateurs, s’est terminé ce dimanche 5 décembre au terme de trois jours d’importants travaux. Pierre Laurent, secrétaire national du PCF a été élu président pour deux ans et demi. Son élection témoigne de l’influence grandissante en France – et reconnu comme telle par ses partenaires européens - du Front de Gauche, qui rassemble, outre le PCF, Le Parti de Gauche et la Gauche Unitaire.

Les congressistes de European Left (PGE) ont décidé d’une importante initiative politique. Décidée à passer à l’offensive contre le déferlement de plans d’hyper-austérité en Europe, la gauche européenne sera la première force politique européenne à utiliser « l’initiative citoyenne » (collecte d’un million de signatures à adresser à la Commission Européenne). Cette pétition européenne qui va être portée par le PGE dans les prochains mois propose d’ouvrir un débat pour la création d’un « Fonds Européenne de Développement Social ». Il s’agit de financer des investissements publics, les infrastructures utiles, les réalisations dans le domaine de l’environnement. Ce fonds serait abondé par la taxation des mouvement de capitaux et par une réorientation des missions de la Banque centrale européenne (BCE).

Parti communiste français

Nanterre, le 5 décembre 2010



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Europe les enjeux

5 Décembre 2010, 22:51pm

Publié par PCF Villepinte

Le parti de la gauche européenne face à de nouveaux défis
Espagne, Portugal, Italie... alors que les luttes contre l’austérité se multiplient, le 3e Congrès du Parti de la gauche européenne (PGE) se tient à Paris, et doit décider d’initiatives politiques pour réorienter l’Europe sur une voie moins libérale.

 «La tragédie grecque est maintenant suivie par la tragédie irlandaise. Donc, nous devons agir tous ensemble », prévient Panos Trigazis, le responsable du secteur de politique internationale de la formation antilibérale grecque, Synaspismos. Comme des centaines de délégués venant d’une trentaine de partis progressistes européens, dont le Parti communiste français (PCF), il participera, de vendredi à dimanche, au 3e Congrès du Parti de la gauche européenne (PGE), qui se tient à Paris. Créé il y a six ans, le PGE a pour ambition de rassembler les formations communistes, socialistes, de gauche verte nordique, qui, à la gauche de la social-démocratie, prônent une transformation sociale de la construction européenne. Et c’est bien de cela qu’il s’agira, cette fin de semaine, sous l’Arche de la Défense. « Nous allons parler d’une refondation de la construction et de l’intégration européenne, annonce Panos Trigazis. Une refondation que seule peut mener la gauche européenne. » Le congrès doit en effet adopter une « feuille de route pour une Europe sociale ». L’idée est de coordonner l’action des partis nationaux pour arriver à cette fin. Alors que la crise financière fait sentir ses effets dévastateurs sur les systèmes sociaux et sur la vie des citoyens, la résistance commence à se faire entendre en Europe. Preuve que l’austérité ne passe pas. La France a connu un mouvement social massif contre la réforme des retraites, cet automne. Les grèves générales en Espagne, le 29 septembre, au Portugal le 24 novembre, ont été particulièrement suivies et marquées par la présence de syndicats qui soutiennent d’ordinaire les partis sociaux-démocrates, au pouvoir dans ces deux pays. L’Italie connaît un mouvement social important dans les secteurs de l’éducation et de l’industrie. La Cgil et sa fédération de la métallurgie (Fiom) ont organisé chacune leur manifestation nationale à Rome, rassemblant à chaque fois 500 000 personnes. La Grèce a connu de nombreuses journées d’action. En Roumanie, la manifestation, fin octobre, contre le plan du Fonds monétaire international, a été l’une des plus importantes depuis 1989. « Toutefois, ces protestations resteront infructueuses sur le long terme sans action politique à l’échelle de l’Europe et sans un changement profond de la politique et des institutions européennes », note le texte d’orientation qui sera examiné lors du congrès. La perspective politique, là est toute la problématique sur laquelle devront plancher les délégués. Une bonne part du congrès portera sur « l’analyse de la situation : la crise, et les résistances », prévient Olivier Dartigolles, responsable aux questions européennes pour le Parti communiste français (PCF). Il y sera aussi question de bilan. Mais, au PCF, on insiste surtout sur le besoin de s’affirmer dans le débat européen. « Nous envisageons une initiative politique et militante », dont les formes seront définies par le congrès, annonce Olivier Dartigolles. Cette initiative, qui prendrait la forme de rendez- vous dans différents pays européens, permettrait d’avancer une autre construction européenne, et des éléments pour faire reculer le poids des marchés financiers. On sait d’ores et déjà, à la lecture du document d’orientation, que le PGE se prononce, entre autres, pour la « transformation des missions de la Banque centrale européenne » (BCE), qui accorderait des « crédits à taux très bas aux États membres pour financer le développement social » (tout l’inverse des politiques d’austérité promues par l’institution de Francfort), la « taxation des transactions financières spéculatives », de nouvelles recettes publiques grâce à « la taxation des revenus financiers », en vue d’augmenter de manière importante le budget de l’UE. Le PGE travaille également à un plan antidumping social, avec des propositions en matière de réglementation sociale. Par ailleurs, c’est un « nouveau modèle de développement » que l’organisation européenne appelle de ses voeux. Pour la France, ce sera le premier congrès pour deux organisations, le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon et la Gauche unitaire de Christian Picquet. Le Parti communiste français, adhérent du PGE depuis ses débuts en 1994, devrait être amené à jouer un rôle important sur la scène européenne. Pierre Laurent, son secrétaire, pourrait être élu président du PGE, avec à coeur d’impulser une nouvelle phase de développement mise sous le signe du militantisme. .

GAËL DE SANTIS

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Côte d'Ivoire: deux "présidents"

4 Décembre 2010, 12:08pm

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 2 Décembre 2010

 

 

Gbagbo proclamé président,Ouattara vainqueur pour l'ONU

 

 

 

 

La Côte d'Ivoire était hier soir à la croisée des chemins avec deux "présidents" rivaux, le sortant Laurent Gbagbo proclamé vainqueur de la présidentielle par le Conseil constitutionnel et Alassane Ouattara, reconnu par l'ONU et les Occidentaux comme légitimement élu.
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, l'UE, la France et les Etats-Unis ont tour à tour félicité M. Ouattara "pour sa victoire". Ils ont demandé à M. Gbagbo de reconnaître sa défaite et de partir.

Mais au pouvoir depuis 2000, Laurent Gbagbo devait être investi dès samedi à 12H00 (locales et GMT).

Selon la télévision publique, les chefs militaires du pays lui ont fait "allégeance" dans la journée. "Nous sommes prêts à accomplir toutes les missions" qu'il nous confiera, a déclaré le chef d'état-major, le général Philippe Mangou.

M. Gbagbo a été proclamé président par le Conseil constitutionnel avec 51,45% des suffrages au second tour, le 28 novembre, contre 48,55% à son rival.

Le président du Conseil Paul Yao N'dré, l'un de ses proches, a invalidé les résultats provisoires donnés jeudi par la Commission électorale indépendante (CEI), qui créditaient l'ex-Premier ministre Alassane Ouattara d'une large victoire: 54,1% contre 45,9%.

Il l'a fait en "annulant" les votes dans une série de départements du nord, sous contrôle de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) depuis le putsch manqué de 2002, où selon le camp Gbagbo le scrutin avait été "frauduleux".

Le représentant de l'ONU en Côte d'Ivoire, Youn-jin Choi, l'a contredit. Il a assuré que le scrutin s'était "globalement déroulé dans une atmosphère démocratique" et que même si toutes les réclamations déposées par les pro-Gbagbo dans le nord étaient prises en compte, le résultat de la CEI "ne changerait pas".

La présidence ivoirienne n'a pas tardé à menacer d'expulsion le fonctionnaire onusien: "M. Choi se croit au-dessus du Conseil constitutionnel", a tonné Alcide Djédjé, conseiller de M. Gbagbo et ambassadeur ivorien aux Nations unies, l'accusant d'être "un agent de déstabilisation" encourageant aux "violences".

Mais le chef des Nations unies Ban Ki-moon a reconnu M. Ouattara comme vainqueur légitime, demandant "au président élu de travailler pour une paix durable, la stabilité et la réconciliation en Côte d'Ivoire".

Les quinze pays du Conseil de sécurité de l'ONU n'avaient cependant pas réussi à se mettre d'accord vendredi sur une déclaration conjointe sur la présidentielle en Côte d'Ivoire, qui pourrait intervenir samedi ou lundi, a indiqué un diplomate onusien.

 

Fort de ces soutiens, M. Ouattara, ex-vice-président du Fonds monétaire international (FMI) âgé de 68 ans, s'est présenté comme "le président élu de la République de Côte d'Ivoire".

Le chef des FN Guillaume Soro, Premier ministre depuis l'accord de paix de 2007, lui a aussi apporté son appui. Il a rejeté les résultats du Conseil constitutionnel, condamnant en particulier l'annulation de votes du nord.

Le président des Etats-Unis Barack Obama a félicité M. Ouattara "pour sa victoire" et appelé Laurent Gbagbo à "reconnaître et respecter" ce résultat. "La Côte d'Ivoire est désormais à la croisée des chemins", a-t-il souligné.

Après le chef de la diplomatie de l'Union européenne Catherine Ashton, le président français Nicolas Sarkozy a aussi demandé à M. Gbagbo de "respecter la volonté du peuple" et adressé "ses voeux chaleureux de plein succès" au "président élu" Alassane Ouattara.

En Côte d'Ivoire comme à l'étranger, beaucoup craignaient une explosion de violence après deux semaines de fortes tensions marquées par une série d'affrontements sanglants.

Des partisans d'Alassane Ouattara ont dressé des barricades jusqu'au cessez-le-feu nocturne et brûlé des pneus dans des quartiers populaires d'Abidjan, pour protester contre la proclamation de la victoire de Laurent Gbagbo. "On nous vole notre victoire!", criait l'un d'eux.

Mais à Yopougon (ouest), fief du chef de l'Etat sortant, ses inconditionnels ont exulté aux cris de "Gbagbo président".

"On s'en fout de l'ONU, on s'en fout des Blancs", lâchaient certains, alors que la rhétorique antifrançaise reprenait de la vigueur, dans les rues et à la télévision publique.

Elu en 2000 à l'issue d'un scrutin controversé dont avaient été exclus l'ex-président Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara, Laurent Gbagbo était resté au pouvoir en 2005 après la fin de son mandat, en invoquant la crise née de la partition du pays.

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L'Europe va-t-elle sauver l'Irlande ?

29 Novembre 2010, 23:28pm

Publié par PCF Villepinte

L'Europe va-t-elle sauver l'Irlande ? (Vidéo)

Patrick Le Hyaric, Directeur de l'Humanité et Député au parlement européen,  invité de l'émission Europe Hebdo sur LCP

 

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Crise européenne :

29 Novembre 2010, 23:18pm

Publié par PCF Villepinte

Signez l'appel de l'Humanité

Monde - le 29 Novembre 2010

Après la Grèce, l’Irlande se voit prescrire une cure de super d’austérité, qui va aggraver la pauvreté et augmenter le chômage. Le Portugal, l’Espagne, puis l’Italie et la France sont menacés. Ce n’est pas aux salariés de payer les conséquences d’une crise provoquée par une politique ultralibérale qui a été présentée longtemps comme le seul modèle à appliquer. Signez notre pétition en ligne !

L’avenir de l’Europe est l’affaire des peuples européens

L'Humanité lance cet Appel, que vous pouvez signer en vous rendant ici 

"L’avenir de l’Europe doit devenir l’affaire des peuples européens et non des spéculateurs. L’Union européenne est aujourd’hui minée par les attaques des marchés financiers, de connivence avec le FMI et les institutions européennes. Après la Grèce, l’Irlande se voit prescrire une cure de super d’austérité,  qui va aggraver la pauvreté et augmenter le chômage. Le Portugal, l’Espagne,  puis l’Italie et la France sont menacés. Nul n’est à l’abri de  cette thérapie de choc qui, faute d’être stoppée, ruine l’idée européenne elle-même.

Ce n’est pas aux salariés de payer les conséquences d’une crise provoquée par une politique ultralibérale qui a été présentée longtemps comme le seul modèle à appliquer dans  toute l’Union européenne. La solidarité entre les peuples européens à la merci des agences de notation doit s’exprimer avec force.

Dans l’immédiat,

-         Il est indispensable de créer un fonds de développement humain social et environnemental financé par la Banque centrale européenne qui impulsera  la création d’emplois, le développement des services publics, la réduction des inégalités de développement au sein de l’UE, l’éducation l’innovation environnementale. La Banque centrale européenne doit pouvoir aider les Etats en difficulté en leur permettant d’emprunter par création monétaire et par des refinancements à des taux quasi nuls pour lancer des projets utiles et créateurs d’emplois.

-         Une taxation des mouvements de  capitaux, réclamée régulièrement par le Parlement européen, permettrait de doubler le budget de l’Union européenne et commencerait à limiter la spéculation qui étouffe l’Europe.  

L’Union européenne ne sortira de la crise que si elle s’affranchit de la pression des marchés financiers et si elle s’attèle à la construction d’une Europe sociale, solidaire et démocratique telle que le réclame la Confédération européenne des syndicats.

 

Pour signer cet appel rendez-vous ici

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Un même toit pour les communistes italiens

22 Novembre 2010, 21:38pm

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 22 Novembre 2010

 

Le premier congrès de la Fédération de la gauche, qui s’est tenu ce week-end à Rome, n’a pas encore permis de régler la question de la fusion des deux organisations communistes.

Rome, envoyé spécial. 

Un peu d’union dans la gauche italienne. « C’est la première fois que je fais un congrès sans scission », ironise un délégué au premier congrès de la Fédération de la gauche  (FS). Cette dernière abritera dans une même organisation les deux mouvements communistes italiens ainsi que Socialisme 2000, une formation socialiste.

Ironie du sort, c’est à l’hôtel Ergife que se tenait cette assemblée. Ce fut dans ce même endroit qu’en 1998 la direction du Parti de la refondation communiste (PRC) décida de retirer son appui au gouvernement de Romano Prodi, entraînant une scission, qui a donné vie au Parti des communistes italiens (PdCI).

Le but de la Fédération, véritable organisation avec adhérents directs et organismes dirigeants, est « de donner une représentation au monde du travail ». Ce projet est d’actualité, à un moment où la Fiat mène une attaque sans précédent contre le droit du travail et où les luttes se multiplient. Le 16 octobre, 500 000 métallurgistes ont défilé à Rome. « L’unité de la gauche peut devenir un point de référence pour ceux qui luttent », espère Paolo Ferrero, secrétaire du PRC.

Cette union ne règle pas la question de la fusion des deux organisations communistes, espérée par de nombreux délégués. Dans son allocution finale, Paolo Ferrero a annoncé que son parti discuterait de la proposition, mais après les élections anticipées, qui pourraient advenir au printemps.

Reste à voir maintenant les relations avec les autres organisations de l’opposition à Silvio Berlusconi. Lors des législatives de 2008, le score des formations composant la Fédération n’avait pas atteint 4 %, avec pour conséquence la disparition de la gauche au Parlement, pour la première fois depuis 1945. Le congrès a conclu à l’idée d’une alliance démocratique avec le Parti démocrate (PD), principale formation d’opposition, pour battre Silvio Berlusconi. Le sort du gouvernement est en effet suspendu à la motion de confiance du 14 décembre. La Fédération exclut l’idée de participer au gouvernement.

La principale épine reste celle de la relation à entretenir avec Gauche écologie et liberté (Sel), autre formation à la gauche du PD. Issue d’une scission du Parti de la refondation en 2008 et menée par le charismatique gouverneur des Pouilles Nichi Vendola, celle-ci refuse pour le moment de travailler avec la Fédération de la gauche, et préfère s’enfermer dans un tête-à-tête avec le PD.

Gaël De Santis

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Abraham Serfaty nous a quittés

19 Novembre 2010, 07:18am

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 18 Novembre 2010

 

Le plus célèbre des opposants marocains au régime du roi Hassan II est décédé ce jeudi à Marrakech. Son combat pour la démocratie au Maroc a été très chèrement payé : 15 mois de clandestinité, 17 ans de prison et 8 ans de bannissement.

Militant communiste marocain dès 1944 et lors de son séjour en métropole dans les rangs du PCF de 1945 à 1949, il s'engage ardemment pour l'indépendance de son pays, ce qui lui vaut d'être emprisonné en 1950, et placé en résidence surveillée en 1956.

Ingénieur des mines de formation, il participe ensuite à la mise en place des institutions de l'État marocain, à des postes plus techniques que politiques, dont celle de l'enseignement à l'École Mohammadia d'Ingénieurs. En 1970, il rompt avec un Parti communiste marocain (actuel PPS Parti du progrès et du socialisme) qu'il considère comme trop sclérosé et contribue à la fondation de l'organisation d'extrême gauche Ila Al Amame (En avant) (actuellement La Voie démocratique). Arrêté et torturé par le régime de Hassan II en 1972, il entre ensuite dans la clandestinité. Sa nouvelle arrestation en 1974, durera 17 ans.

La campagne internationale  en faveur de sa libération est telle,  qu’il est libéré en septembre 1991, mais aussitôt Serfaty est privé de sa nationalité marocaine à cause de sa position à l'égard de la "marocanité " du Sahara. En soutenant l'autodétermination du peuple sahraoui, il a été expulsé du territoire marocain après avoir purgé dix-sept ans de prison ferme.

Il trouvera refuge en France avec son épouse, Christine Daure-Serfaty. De 1992 à 1995, il enseigne à l'Université de Paris-VIII (département de Sciences Politiques) sur le thème « Identités et démocratie dans le monde arabe ».

Il est autorisé à renter au Maroc en septembre 2000 et son passeport marocain lui est restitué. Il s’installe à Mohammedia avec son épouse. En septembre 2000, il est nommé conseiller auprès de l’Office national marocain de recherche et d’exploitation pétrolière (Onarep). Abraham Serfaty n’en transige pas moins sur les principes, face aux atteintes à la liberté de la presse, il demande en décembre 2000, la démission du Premier ministre Abderrahmane Youssouffi.

Il décède ce jeudi  18 novembre 2010, à l'age de 84 ans dans une clinique de Marrakech.

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France-Amérique latine : quarante ans de solidarité

13 Novembre 2010, 08:11am

Publié par PCF Villepinte

Des années noires à l'altermondialisme  

Par Fabien Cohen, secrétaire général de FAL.

 

 L’enthousiasme suscité par la victoire de l’Unité populaire chilienne en 1970, avec à sa tête Salvador Allende, a favorisé la création, le 13 novembre 1970, de France-Amérique latine, par les partis politiques de gauche, la CGT, des chrétiens sensibles à la théologie de la libération. Un véritable espace politique propre à cette solidarité internationale mutuelle entre les deux pays, qui perdure depuis quarante ans, et qui sera l’occasion d’une journée anniversaire le 13 novembre prochain à l’espace Robespierre d’Ivry (94).

Un anniversaire qui reviendra sur ces belles années, qui ont tant raisonné dans notre pays, mais aussi sur les années noires où sévit un terrorisme d’État qui accompagne une série de dictatures militaires dans toute la région, dans le cadre du plan « Condor ». Pendant ces années tragiques, les mouvements démocratiques et révolutionnaires latino-américains ont pu compter sur France-Amérique latine (FAL), ses comités et ses adhérent-e-s, aux côtés de nombreuses autres organisations, pour aider les exilés à se réfugier en France et dénoncer les dictatures qu’ils fuyaient.

Aujourd’hui encore, comme en témoigne le procès qui va s’ouvrir à Paris contre plusieurs responsables de la junte chilienne (du 8 au 17 décembre 2010), et dont FAL est partie civile, notre association continue à exiger vérité et justice, comme à refuser l’impunité dont bénéficient plusieurs hauts dignitaires militaires du continent.

Solidement ancrée dans la défense de l’ensemble des droits humains, FAL n’a eu de cesse de dénoncer, de faire connaître, de promouvoir tout ce qui permet la solidarité, l’amitié, la découverte, la connaissance de la réalité politique, sociale, économique et culturelle des peuples latino-américains et caribéens.

Dans les années quatre-vingt, l’espoir était malgré tout de mise en Amérique centrale, avec en particulier la révolution sandiniste au Nicaragua : le Front sandiniste de libération nationale (FSLN) renversait la dictature de Somoza et une expérience de transformation radicale s’ouvrait, vingt ans après Cuba, où chrétiens progressistes et marxistes se battaient au coude à coude.

Dans les années quatre-vingt-dix, l’Amérique du Sud a connu quant à elle une série de transitions démocratiques, et progressivement, en résistance au néolibéralisme triomphant et à la permanence des inégalités sociales, de nouveaux mouvements sociaux jaillissent sur la scène politique latino-américaine. C’est notamment le cas du mouvement indigène qui fait irruption avec force en Équateur, au travers de la Confédération des nationalités indigènes d’Équateur (CONAIE) ou au Mexique, suite au soulèvement néozapatiste dans le Chiapas, en 1994.

Les alternatives créées ces dernières années au travers de réalisations comme l’Alba, suite au bolivarisme vénézuélien, et plus tard à la victoire du mouvement indigène et paysan cocalero imposant l’un des siens à la tête de la Bolivie, ou la création de l’Unasur sont autant de bouleversements politiques importants. À cela s’ajoute toute une série d’autres victoires de la gauche, comme au Brésil, en Argentine, en Uruguay, en Équateur, au Paraguay ou au Salvador.

Désormais engagée dans la dynamique altermondialiste, France-Amérique latine a contribué à la création d’un réseau bicontinental Europe-Amérique latine et Caraïbes (réseau Enlazando Alternativas) afin que les droits des peuples et ceux de la nature deviennent enfin la priorité des deux côtés de l’Atlantique.

FAL, ses comités et ses centaines d’adhérent-e-s, quatre décennies durant, ont tenté de faire entendre ces voix du Sud, de les soutenir mais aussi d’apprendre et de s’enrichir de leurs cultures, de leurs combats. Plus que jamais, en ces temps de crises multiples et mondialisées, la solidarité internationale doit poursuivre son chemin. Fin octobre, plusieurs centaines d’étudiants et représentants de différentes organisations populaires brésiliennes ont manifesté en soutien aux mobilisations des travailleurs et des jeunes pour le retrait du projet de réforme des retraites Fillon-Sarkozy : la solidarité internationale est bien « la tendresse des peuples ». Et c’est cette flamme que FAL souhaite fêter pour ses quarante ans et entretenir collectivement et durablement pour les prochaines décennies  !

Fabien Cohen

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L'horreur irakienne dévoilée par Wikileaks

25 Octobre 2010, 05:38am

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 24 Octobre 2010

 

Le site Wikileaks publie quelque 400.000 documents confidentiels de l'armée américaine, révélant la vérité" de la guerre en Irak. Ces documents, révèlent notamment que les autorités américaines étaient parfaitement au courant de tortures et mauvais traitements infligés à des prisonniers par l'armée et la police irakiennes ces dernières années mais ont laissé faire. Les documents proviennent d'une basede données de l'US Army en Irak. La phrase 'Les forces de la coalition n'étant pas impliquées dans ces accusations, une enquête plus poussée n'est pas nécessaire' parsème ainsi de nombreux rapports sur les sévices infligés. Ces documents sont disponibles, "décryptés" de leur jargon militaire, ici, via la plate forme française Owni.fr.Pour l'organisation Amnesty International, la divulgation de ces documents conduit à se demander si les autorités américaines ont respecté les conventions internationales sur la guerre en transférant la garde de détenus aux forces irakiennes, connues pour commettre des sévices "d'une ampleur véritablement choquante".Une guerre aveugle avec 66 000 civils tués

 

Les documents confidentiels sur le conflit en Irak rendus publics par WikiLeaks portent aussi sur d'autres sujets, comme le rôle joué par l'Iran dans la formation et le soutien de milices irakiennes.Ils apportent également des détails jusque là inconnus sur les victimes civiles dans le conflit irakien, WikiLeaks affirmant qu'ils détaillent la mort de 66.081 civils. Interrogé par Al Djazira, le fondateur du site, Julian Assange, a assuré vendredi soir qu'il y avait matière à engager des poursuites pour 40 homicides arbitraires, évoquant des preuves de crimes de guerre.

"Des rapports d'incident font état de civils tués sans discernement à des barrages de sécurité, de détenus irakiens torturés par les forces de la coalition et de soldats américains faisant exploser des immeubles civils pour le seul motif de la présence sur le toit d'un insurgé présumé", déclare WikiLeaks dans un communiqué.

Pour seule réponse le Pentagone "déplore que WikiLeaks incite des individus à enfreindre la loi et à faire 'fuiter' des documents classés, puis partage de façon cavalière ces informations secrètes avec le monde entier", a réagi Geoff Morrell, chargé de la presse au Pentagone, où une équipe de 120 personnes est chargée d'évaluer les conséquences potentielles de cette divulgation massive. Argument : la vérité met en danger les forces américaines et exposent à un risque 300 collaborateurs irakiens de l'US Army, alors que Wiileaks a expurgé les documents de la plupart des noms y apparaissant.

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