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internationalisme

Le gouvernement québécois réclame des amendes contre les étudiants grévistes

18 Mai 2012, 21:25pm

Publié par PCF Villepinte

Manifestation contre la "loi spéciale"à Montréal, le 17 mai.

 - le 18 Mai 2012

 

 

Voilà trois mois que les étudiants québécois sont en grève. Leur principale revendication ? Supprimer une forte augmentation des droits de scolarité prévue par le gouvernement. Dans l’espoir de casser ce mouvement de contestation, un projet de "loi spéciale" est actuellement débattu au parlement. Il prévoit de sanctionner les grévistes par de lourdes amendes.

Depuis mi-février, les jeunes sont nombreux à s’ériger contre la politique libérale menée par le premier ministre Jean Charest dans le secteur de l’enseignement supérieur. Son gouvernement entend amplifier la facture à l’entrée des universités. L’addition s’avère salée pour les futurs étudiants. En sept ans, ils devraient payer 1780 dollars de plus que le prix fixé aujourd’hui, soit une augmentation de 82%

.

Face à la grogne estudiantine, le pouvoir en place fait la sourde oreille. Sa dernière trouvaille : faire voter une loi pour punir les récalcitrants et mettre un terme à ce mouvement de grève massif. En cas d’adoption, cette mesure serait un coup de rabot sévère sur le droit de grève et la liberté de manifester des jeunes québécois. Si elle était appliquée, les organisateurs de ce mouvement encourraient entre 1000 et 125 000 dollars d’amende. Le seuil maximal fixé à l’encontre d’une personne seule jugée coupable d’avoir entravé l’accès à un collège ou une université serait de 5000 dollars. Pour les associations étudiantes organisatrices de manifestations, les enchères s’envoleraient et s’échelonneraient entre 25000 et 125000 dollars. Si les « heureux élus » étaient récidivistes, ils devraient même s’acquitter du double de ce montant exorbitant.

Des milliers de personnes sont descendues dans les rues de Montréal mercredi soir pour dénoncer la décision du premier ministre Jean Charest de déposer une loi spéciale pour mettre fin au conflit étudiant.

Une vague d’opposition déferle contre ce projet de loi

Présenté devant le parlement jeudi soir, ce projet de "loi spéciale" a provoqué un tollé de la part des députés de l’opposition. Figure de proue de cet emballement, la dirigeante du Parti Québécois Pauline Marois n’a pas caché sa colère et son émotion. « Je veux que le premier ministre rencontre les étudiants aujourd’hui » s’est elle emportée, et de rajouter « Il faut dialoguer, sans passer par une loi spéciale-matraque ».

Alors que le projet de loi est actuellement étudié dans la chambre des députés, les réactions se multiplient. Relativement en marge du conflit, les professeurs chercheurs se prononcent globalement contre cette mesure. D’après la Fédération québécoise des professeures et professeurs d'université  l’adoption d’un tel texte « ne fera qu'envenimer la situation ».

Même son de cloche du côté des représentants étudiants offusqués par l’entêtement du gouvernement. Gabriel Nadeau-Dubois, président de la CLASSE, le syndicat le plus radical, juge ce projet de loi spéciale "anticonstitutionnel" et  invite ses homologues à résister et se lancer dans la « désobéissance civile ». Un appel qui sera certainement entendu par bon nombres de jeunes québécois. Avec 220 000 grévistes dans la rue le 22 mars dernier et un mouvement qui tient bon, la province canadienne fait face au plus long conflit étudiant de son histoire. Les mesures coercitives et l’indifférence ne peuvent plus être les seules réponses données par le pouvoir en place.

 

 

  • À lire :

Droits d’entrée à l’université : le Québec voit rouge
Témoignage : "Je me bats pour un idéal social au Québec"
Québec: les étudiants tiennent bon face à la hausse des frais de scolarité

Anthony Tejero

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Pour une alternative à l'austérité : solidaires du peuple grec - Meeting avec Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon et Alexis Tsipras

18 Mai 2012, 06:17am

Publié par PCF Villepinte

 
 
21 Mai18:30
 
 

Pour une alternative à l'austérité

Meeting de solidarité avec le peuple grec

lundi 21 mai à 18h30

Assemblée nationale, place Édouard Herriot

en présence de Pierre Laurent, Alexis Tsipras et Jean-Luc Mélenchon

 

Face à la crise et contre l'austérité, un mouvement profond pour le changement se lève en Europe.

Partout, des mouvements d'ampleur se lèvent face à l'échec des politiques d'austérité, leurs cortèges de mesures injustes et le déni démocratique de leur mise en oeuvre. Partout les peuples sanctionnent les gouvernements qui les défendent. Partout les forces de gauche anti-austérité progressent.

En France, le score du Front de gauche est un message d'espoir pour l'émergence d'une alternative et a amplement participé à briser le couple infernal Sarkozy-Merkel. Ce message peut s'amplifier aux législatives le 10 juin prochain. En Grèce, Syriza, la coalition de la gauche radicale emmenée par Alexis Tsipras, est devenue la première force à gauche à quelques points des conservateurs aux dernières législatives.

Les élections en France et en Grèce mettent tous les libéraux en difficulté. Les discours changent, des brèches sont ouvertes et les grandes manœuvres ont commencé pour les refermer.

Au lendemain de la rencontre entre François Hollande et Angela Merkel, à quelques jours du sommet européen du 23 mai, les jours qui viennent s'annoncent décisifs pour l'avenir de l'Europe.

Le moment est venu de renforcer nos solidarités, nos convergences pour un Front européen contre l'austérité : pour la remise en cause du traité Merkozy, la fin des attaques contre les droits du travail, l'arrêt des coupes budgétaires dans les services publics et les aides sociales... La remise en cause du rôle de la Banque centrale européenne, qui a fait plus de 1000 milliards de cadeaux aux banques et qui refuse toujours d'aider les Etats en difficulté.

Pour une Europe sociale, démocratique, écologique et solidaire, nous ne lâcherons rien !

Rendez-vous lundi 21 mai à 18h30, place Edouard Herriot devant l'Assemblée nationale.

Ce meeting fera suite à une conférence de presse commune de Pierre Laurent, Alexis Tsipras, Jean-Luc Mélenchon et des responsables du Front de gauche,  à 15h00 à l'Assemblé nationale. En présence aussi de Roland Muzeau et des député-e-s Front de gauche.
 
Interviendront au meeting : Alexis Tsipras, dirigeant de la coalition de gauche Syriza qui vient de réaliser une percée exceptionnelle aux législatives en Grèce, Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de gauche et Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et Président du Parti de la gauche européenne (PGE)
 

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Le Front de gauche accueillera lundi 21 mai Alexis Tsipras (Syriza) en France (Pierre Laurent)

17 Mai 2012, 06:21am

Publié par PCF Villepinte

Mots clés : grèce, pétition solidarité avec la grèce, syriza, alexis tsipras,
 

 

 

Au lendemain de la rencontre entre François Hollande et Angela Merkel, à quelques jours du sommet européen du 23 mai, les jours qui viennent s'annoncent décisifs pour l'avenir de l'Europe.
Après les résultats électoraux en France, en Grèce et en Allemagne, des millions d'européens attendent une renégociation sérieuse du pacte Sarkozy/Merkel.
Pour répondre aux attentes, elle doit compter un abandon des politiques d'austérité qui plombent la croissance et la justice sociale, un rôle nouveau de la banque centrale européenne au service d'un développement solidaire, une émancipation de la tutelle des marchés financiers.

Lundi 21 mai, sous l'égide du Parti de la Gauche Européenne, le Front de gauche aura le plaisir d'accueillir en France Alexis Tsipras, Président du Groupe Syriza au Parlement grec.
Ensemble, nous rendrons publiques nos propositions pour une réorientation sociale, écologique et démocratique de l'Europe et lancerons un appel à l'unité de toutes les forces disponibles pour agir en ce sens en Europe dans ce moment crucial.

A 18h 30, un rassemblement public se tiendra devant l'Assemblée nationale, Place Edouard Hériot.

Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF et Président du PGE,

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Les Grecs voteront à nouveau en juin

16 Mai 2012, 06:50am

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 15 Mai 2012

 

 

Et déjà les banquiers s’affolent. La nouvelle est prise comme un coup de tonnerre. A gauche toutefois, ces législatives de juin ouvrent la porte au premier vrai gouvernement anti-austérité d’Europe.

Le dirigeant "socialiste" du Pasok et ex-ministre des Finances Evangélos Vénizélos a le premier annoncé ce qu’il prend pour un échec, à l'issue d'une réunion "de la dernière chance" convoquée par le chef de l'Etat et les dirigeants des cinq premiers partis. "Nous allons hélas de nouveau vers des élections, dans quelques jours, sous de très mauvaises conditions".
Pour les partis assujettis à la troïka (FMI - Union Européenne, c’est certain que les conditions sont mauvaises. Le peuple grec ne veux plus de l’austérité et se porte massivement vers la gauche. Alexis Tsipras, de Syriza, est le mieux placé pour devenir le prochain Premier ministre, à la tête d’une coalition anti-austérité.

La pression des marchés

La position à gauche reste très complexe. L’Union Européenne, à force de mettre la pression sur la Grèce et de menacer de sortir le pays de l’Euro, fait paniquer la Bourse. La Grèce est même accusée de la chute des cours du pétrole ce mardi après-midi… Dans cette tourmente, la gauche antilibérale grecque reste ferme : « Nous sommes pro-euro mais contre les mesures d’austérité » assure encore Alexis Tsipras dans un long entretien accordé à l’Humanité Dimanche.
Une position qui reste inconciliable avec le KKE, qui veut sortir de l’Europe et rejette la révolution par les urnes. Donc même si Syriza gagne l’élection, ce qu’augurent les derniers sondages qui lui accordent 25 % des suffrages, la constitution d’une majorité s’annonce à nouveau difficile. Mais tous les membres du Parti de la gauche européenne le regarde avec un certain espoir.

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Législatives en Algérie : large victoire du FLN

13 Mai 2012, 05:48am

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 12 Mai 2012

 

Mots clés : algérie, femmes, abstention
 

 

 

Les élections législatives en Algérie ont été largement remportées par l'alliance présidentielle. Les islamistes connaissent eux un important revers, une première depuis le début du Printemps arabe. Les femmes entrent enfin en nombre à l'assemblée, leur représentativité au parlement passe de 7 à 31 %.

Ces sept derniers mois, les partis islamistes ont accédé au pouvoir par la voie des urnes après avoir remporté les élections en Tunisie, pays ayant initié en janvier 2011 le Printemps arabe, puis au Maroc et en Égypte. Mais en Algérie, le Front de Libération Nationale (FLN, parti présidentiel) a largement gagné le scrutin avec 220 sièges sur 462, tandis que son allié le Rassemblement national démocratique (RND) du Premier ministre Ahmed Ouyahia a décroché la seconde place avec 68 sièges.

Ces deux partis, membres d'une Alliance présidentielle depuis 2004, remportent donc la majorité absolue de la nouvelle assemblée, selon des résultats officiels encore provisoires, alors qu'ils avaient dû pour cela s'allier dans l'assemblée sortante aux islamistes du Mouvement de la Société pour la Paix (MSP). Ce dernier avait quitté ce groupement en janvier pour former l'Alliance de l'Algérie Verte (AVV) avec deux autres formations islamistes Al-Islah (Réforme) et Ennhada (Renaissance), qui n'a remporté que 48 sièges lors du scrutin de jeudi. L'ensemble de six des sept formations islamistes en lice, dont l'AVV, totalisent 59 sièges, au lieu de 66 comme initialement annoncé.

L'AVV a dénoncé dans un communiqué, avant l'annonce des résultats par le ministre de l'Intérieur Daho Ould Kablia, "une grande manipulation" du scrutin et une "exagération illogique" des chiffres rendus publics "en faveur des partis de l'administration". Cette "pratique" risque d'"expose(r) le peuple à des dangers dont nous n'assumons pas la responsabilité", a ajouté l'AVV, qui a l'intention de déposer des recours auprès du Conseil Constitutionnel.

Le taux de participation a été dans le pays de 42,36% contre 35,67% en 2007. En tout, la nouvelle assemblée comprend 26 partis politiques et 19 députés indépendants, contre 21 partis et 33 indépendants dans la précédente, qui était moins nombreuse avec 389 élus.

  • A gauche

Le Front des Forces Socialistes (FFS) du leader historique Hocine Aït Ahmed a remporté 21 sièges, surtout en Kabylie, talonné par le Parti des Travailleurs (PT, extrême gauche) avec 20 sièges. Le FFS avait pourtant boycotté la vie électorale pendant plus de dix ans tandis que son rival en Kabylie, le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) a, lui, boycotté le scrutin. C'est d'ailleurs le FFS qui s'est taillé la part du lion dans la région contestataire de l'est. Mais avec le taux le plus faible de participation, moins de 20%.

  • Près d'un tiers de femmes

Autre fait notable, la nouvelle assemblée comptera 145 femmes contre 30 dans la précédente. Cent quarante-cinq femmes ont été élues aux élections législatives tenues jeudi, à la faveur d'une loi votée en novembre 2011 sur leur représentativité au parlement, passant ainsi de 7% au sein de l'assemblée sortante à 31,39% dans la nouvelle chambre. Les candidates aux législatives ont bénéficié d'une réforme présidentielle imposant aux partis un quota féminin de 20 à 50% des sièges sur leur liste sous peine d'être éliminés du scrutin. Cette loi avait suscité de vives polémiques de la part de députés hommes qui la considérait injuste envers eux.
Jeudi, 7.700 femmes se sont présentées sur 24.916 candidats pour briguer une partie des 462 sièges de la future Assemblée.

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Grèce: Syriza ne suit pas le Pasok dans un gouvernement pro-austérité

12 Mai 2012, 05:46am

Publié par PCF Villepinte

Evengélos Vénizélos, leader du Pasok

 - le 11 Mai 2012

 

 

 

Le Pasok a échoué ce vendredi soir dans sa tentative de dégager une coalition de gouvernement issue des législatives de dimanche dernier. Syriza a refusé de s'allier au parti social-démocrate et à la droite de Nouvelle Démocratie, tous deux tenants de l'austérité voulue par le FMI et l'Union européenne.

Alexis Tsipras a expliqué le choix de son parti: "Ce n'est pas le Syriza qui renonce", mais "le verdict du peuple grec". Le leader de cette coalition de gauche dénonce "une ligne commune de trois partis qui demandent l'application du memorandum". Or, Syriza rejette justement cet accord d'austérité signé entre la Grèce et ses partenaires européens, responsable du chômage en forte hausse et de la misère sociale qui s'est abattue sur le pays.

Les trois partis arrivés en tête de l'élection, la Nouvelle Démocratie, Syriza et le Pasok, ont tous trois échoué à former un gouvernement de coalition. Le président de la République Carolos Papoulias doit convoquer une réunion de l'ensemble des partis pour tenter de mettre sur pied une majorité de gouvernement. SInon, de nouvelles législatives devraient être organisées.

  • A lire:

Grèce: Syriza passe la main au Pasok

Grèce: besoin d'un front commun contre l'austérité "Merkozy"

Syriza: "Il faut une alliance de gauche, anti-austérité"

S.G.

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Grèce : une vague rouge roule sur la Vouli

7 Mai 2012, 11:07am

Publié par PCF Villepinte

 - le 6 Mai 2012

 

 

Athènes, envoyé spécial. Les résultats, en Grèce, donnent le parti Nouvelle Démocratie en tête, mais avec le score le plus faible de son histoire. Le Pasok – social-démocrate – s’effondre. Les néonazis font leur entrée au Parlement. La gauche, qui a toujours combattu l’austérité et les politiques des mémorandums, progresse fortement, et plus particulièrement Syriza, la coalition de gauche dont la principale composante, Synaspismos, est membre du PGE. C’est un signal fort que les électeurs ont envoyé aux partis. Seront-ils entendus ?

Vendredi soir, lors du dernier meeting de campagne du Pasok, le parti arrivé en tête des élections en octobre 2009, le leader, Evangelos Venizelos, voulait y croire. Croire que son parti n’allait pas s’effondrer, que les urnes ne sanctionneraient pas la politique menée présentée comme « la seule » possible, croire, aussi, que l'élection de François Hollande aurait des répercussions sur le Pasok – le PS et le Pasok sont membres de l’Internationale socialiste. Il n’en fut rien.

Au soir du scrutin en Grèce, il est évident que le parti social-démocrate grec s’est effondré. Alors qu’il se partageait, depuis la chute des colonels, en 1974, le pouvoir avec Nouvelle Démocratie (ND, droite), qu’ils recueillaient à eux deux jusqu’à 80% des voix, ils peinent à atteindre 40%.

Dès vendredi soir, pourtant, quelques signaux donnaient la tendance. « Oui, il y a malheureusement plus de journalistes que de militants sur la place Syntagma », reconnaissait une candidate distribuant ses tracts. A la question : « allez-vous voter pour le Pasok ? », une jeune femme répondait : « Non, surtout pas ! Je suis là pour aider le député car il est le père de mon ami ».

C’est effectivement la fin d’un système politique que les Grecs ont demandé : celui des petits arrangements entre amis dont les élections et les campagnes précédentes représentaient, en quelque sorte, le concentré.

C’est surtout la fin de l’austérité appliquée depuis plus 2 ans et demi qu’ils ont revendiquée. Depuis que la Grèce a pris connaissance de la réalité des comptes publics en octobre 2009, qu’elle a subi les attaques des marchés, et plus encore depuis qu’elle a fait appel à la troïka (BCE, Commission, FMI) en mai 2010, les coupes budgétaires, baisses des pensions, des salaires, des minimas sociaux, hausse des impôts et des taxes, privatisation se multiplient. Tous les partis qui se sont exprimés pour cette politique essuient une sérieuse déculottée : ND et le Pasok en tête, ainsi que le Laos (extrême-droite). Ces trois partis ont participé au gouvernement d’union nationale mis en place en novembre 2011. ND obtient ainsi – à l’heure où nous écrivons ces lignes – 20,31% (33,47% en 2009), le Pasok 14,11% (43,92% en 2009), et le Laos 2,89% (5,63% en 2009). Le Laos ne devrait donc pas faire son entrée au Parlement car il ne franchit pas la barre des 3% nécessaire.

Les néo-nazis de Chryssi Avghi obtiennent, eux, des sièges au parlement. Ils auraient recueilli 6,81% des voix. « Tous ceux qui ont voté Chryssi Avghi ne sont pas des fascistes. Ce sont des gens qui voulaient exprimer leur rage ; c’est un vote anti-système. Beaucoup vont réaliser que Chryssi Avghi est un parti néofasciste » explique à l’Humanité Panagiotis Sotiris, professeur à l’université d’Egée. Autre vote qui frise avec le refus du système et repose sur un moteur nationaliste : celui pour les Grecs indépendants. Ce parti, scission de ND, recueille 10,31% des suffrages selon les premières données du Ministère de l’Intérieur.

Dans ces conditions, la vraie victoire est celle de la gauche dans son ensemble. Le KKE, qui recueille 8,4% des voix, progresse de près d’un point par rapport à 2009 (7,54%). La Gauche démocratique, scission de Synaspimos en 2010, recueille 6% des voix. Quant à Syriza, la coalition de gauche dont la principale composante est Synaspismos, il triple son score de 2009 passant de 4,6% à 15,8%. Une formation anticapistaliste, Andarsia, n’entrera pas mais progresse. Une vague rouge roule sur la Vouli. Elle n’est toutefois pas suffisante pour que la gauche puisse gouverner.

Pour Panagiotis Sotiris, ces élections sont « un désastre pour le Pasok. Cette augmentation de la gauche est importante. Le message est qu’il n’est pas pas possible de continuer sur cette voie. »

Ce message, il semble qu’il peine à arriver aux oreilles des dirigeants des partis de gouvernement. Ainsi, le leader de la droite gouvernementale Antonis Samaras, arrivé en tête des élections législatives en Grèce, a proposé la formation « d’un gouvernement de salut national » pour permettre le maintien de la Grèce dans l’euro. Evangelos Venizelos, le chef du Pasok qui a enregistré une défaite historique, a appelé à la formation d’un « gouvernement d’union nationale pro-européen » pour sortir le pays de l’impasse. Ce ministre des Finances de l’équipe sortante qui a négocié avec UE et FMI un deuxième plan de sauvetage du pays, a certes reconnu qu’une telle tâche serait « difficile », au vu du séisme électoral en Grèce. Mais « le changement radical de la scène politique ne signifie pas la fin de la crise, la crise est en pleine évolution », a-t-il souligné. Il a oublié d’ajouter qu’une crise politique profonde pourrait être la conséquence de ces résultats… eux-mêmes pervertis par un système électoral qui favorise le parti arrivé en tête, quelque soit sa réelle implantation politique. Car tout gouvernement qui maintiendrait la politique d’austérité renierait profondément les signaux envoyés par les électeurs. En Grèce, derrière la joie liée aux résultats, l’inquiétude reste de mise.

  • A lire:

Grèce: les partis en place

Grèce: de l'austérité aux élections, la Grèce face à ses divisions

Tous nos articles consacrés à la Grèce

Fabien Perrier

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Maitrise publique nationale du secteur de l'énergie : le PCF félicite l'Argentine

21 Avril 2012, 06:45am

Publié par PCF Villepinte

Maitrise publique nationale du secteur de l'énergie : le PCF félicite l'Argentine

L'État argentin a récupèré le contrôle d'une compagnie hier privatisée par l'ancien président argentin Carlos Menem au bénéfice du groupe espagnol Repsol. l'Argentine se donne ainsi les moyens d'une maîtrise et d'une politique publique de l'énergie. Cette multinationale détenait jusqu'ici, dans ce pays, un tiers de la production nationale, 52% des capacités de raffinage ainsi que 1600 stations services.

Cette récupération est aussi un signal fort adressé aux transnationales plus habituées jusqu'ici à dicter leur loi. Aujourd'hui, la loi argentine s'impose dans un secteur décisif et prime sur les instances et les règles internationales édifiées pour protéger les investissements et les capitaux des principales puissances de la planète. Ces règles, mises en place avec la participation des gouvernements de l'Union européenne, visent à imposer une concurrence libre et non faussée en cherchant à empêcher toute maîtrise publique, toute possibilité de nationalisation.

Le Parti communiste français se félicite de ce choix argentin, un choix de souveraineté qui entre en contradiction avec les règles du capitalisme financier et du néolibéralisme.

La décision des autorités argentines suscite de nombreuses réactions agressives. Le gouvernement espagnol brandit la menace de représailles et en appelle à la solidarité des autres États. L'Union européenne a mis en garde le gouvernement argentin contre toute atteinte aux privilèges des capitaux européens. Hillary Clinton a considéré que l'Argentine devra « se justifier et assumer ses responsabilités ». Ces réactions sont inacceptables.

La récupération nationale annoncée par Cristina Fernandez de Kirchner donne la majorité des actions à l'Etat argentin. Elle est d'une grande portée politique : elle permet la maîtrise de l'exploitation des ressources pétrolières et donne au peuple argentin les moyens d'une politique énergétique nationale.

Repsol a fait fortune en exploitant les ressources pétrolières d'Argentine. Cette multinationale a multiplié ses ventes par plus de deux grâce à la hausse des prix. Entre 1999 et 2011, ses revenus ont atteint 16,4 milliards de dollars et 13,2 milliards ont été versés en dividendes aux actionnaires. Ce qui explique l'absence des investissements nécessaires pourtant légitimement exigés par l'Argentine en vertu des contrats signés.

La Présidente Cristina Kirchner avait à de multiples reprises demandé l'arrêt de cette fuite de capitaux et de la hausse des prix.

Le Front de Gauche et le PCF font eux-mêmes le choix d'une maîtrise publique, sociale et démocratique du secteur de l'énergie. La France et l'Union européenne devraient soutenir le choix de l'Argentine et coopérer avec ce pays et avec l'ensemble de l'Amérique latine.

 

le 18 avril 2012

A voir aussi

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Pour une nouvelle politique internationale de la France

17 Avril 2012, 22:10pm

Publié par PCF Villepinte

Pour une nouvelle politique internationale de la France
La politique internationale de la France est un des grands enjeux de l'élection présidentielle et des élections législatives à venir. Un enjeu largement sous-estimé.

Le rôle de la France dans le monde est aujourd'hui affaibli. La rupture atlantiste voulue par Nicolas Sarkozy, sa volonté de « réinsérer la France dans sa famille occidentale », ont sérieusement porté atteinte à notre rôle et dégradé notre image. « L'outil » qu'est le ministère des Affaires étrangères a été gravement amputé par les effets de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) et de sévères coupes budgétaires. Le prix à payer est lourd : réduction drastique des effectifs (le MAE a perdu 2 600 agents entre 2006 et 2010), réduction accélérée des budgets (-20% en 25 ans), réduction des enveloppes de coopération et d'aide au développement, privatisation de certaines missions...

Des choix politiques aux graves conséquences se sont cumulés : logique de guerre et engagements militaires français en Afghanistan, en Côte d’Ivoire, en Libye ; politique d'immigration de tri répressif et ultra restrictif, poursuite de la Françafrique et des pratiques néo-coloniales ; affirmation d'une hiérarchisation des civilisations (« Toutes les civilisations ne se valent pas » dixit Claude Guéant en février 2012); soutien obstiné aux régimes de Ben Ali et de Moubarak malgré la montée des mouvements populaires démocratiques ; discours réactionnaires de Dakar et de Grenoble ; expulsion des Roms en contradiction avec les valeurs mêmes de la République ; annulation de l'Année du Mexique...

Une rupture franche est urgente.

Nous proposons six priorités d'action afin d’établir les grandes lignes d'une nouvelle politique internationale de la France. Ces grandes lignes devront être débattues au Parlement dès son installation en juin. La politique étrangère ne doit plus être le domaine réservé de l'Élysée et de l'Exécutif.

1- Rompre avec la politique atlantiste, sortir de l'OTAN, pour une politique alter-mondialiste et universaliste

Un G8 aura lieu à Camp David les 18 et 19 mai, un Sommet de l'OTAN à Chicago les 20 et 21 mai, La France doit confirmer son retrait d'Afghanistan, exiger celui des troupes de l'OTAN et proposer une autre approche de la crise afghane pour contribuer à une reconstruction du pays.

La France doit annoncer à cette occasion qu'elle engage sa sortie de l'OTAN dans une démarche multilatérale, universaliste et alter-mondialiste de ses relations internationales, en privilégiant le cadre de l’ONU. Celle-ci doit être transformée et démocratisée. Un resserrement des liens et des coopérations avec les BRICS, les pays d'Amérique latine, de la Méditerranée et du continent africain est primordial.

2- S'engager sans attendre pour le désarmement

La France doit être à l’initiative pour un désarmement concernant tous les types d'armes et pour la baisse des dépenses militaires. Nous ne sommes pas favorables à un désarmement unilatéral. Ce dont la France et le monde ont besoin c’est d’un désarmement multilatéral et contrôlé.

Un projet de Convention d'élimination complète des armes nucléaires a été lancé aux Nations unies. La France doit apporter un soutien officiel, clair et actif à ce projet porté par l'ensemble des membres de la campagne internationale ICAN dont le PCF.

La lutte contre la prolifération nucléaire et pour l’application du Traité de non-prolifération par tous (article 6), doit être une priorité. La sécurité internationale est une exigence collective.

Enfin, un traité international sur le commerce des armes classiques doit être adopté en 2012. La France doit pousser à son adoption pour obtenir un cadre juridiquement contraignant de régulation et de contrôle du commerce des armes.

3- Agir pour refonder l'Europe

La France doit immédiatement faire entendre sa voix pour rompre avec les logiques austéritaires du pacte budgétaire et du nouveau traité Sarkozy-Merkel. Elle doit exiger sans attendre la transformation du rôle de la Banque centrale européenne et la création d'un fonds de développement social, écologique et solidaire tel que proposé par le Parti de la gauche européenne. Elle ne doit pas ratifier le traité Sarkozy-Merkel mais le soumettre au vote des Français par référendum et, s'il est rejeté, négocier un traité sur de nouvelles bases.

4- Relancer l'initiative de la France sur la question de Palestine

La France doit reconnaître l'État de Palestine, agir pour son admission à l'ONU, pour un règlement politique et une paix juste et durable par la création, à côté de l'État d'Israël, d'un État palestinien souverain dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale et avec le principe du droit au retour pour les réfugiés…

La France doit agir pour qu’Israël applique le droit international et les résolutions de l'ONU. Il faut en finir avec la colonisation et l'occupation.

5- Soutenir les forces démocratiques dans le monde arabe

Les soulèvements du monde arabe tournent une page de l'histoire politique de ces pays. La France, ancienne puissance coloniale, et l’UE ont une responsabilité dans la situation et l'avenir de ces pays. La politique de partenariat euro-méditerranéen doit être totalement refondée.

La France doit soutenir les mouvements démocratiques dans le monde arabe, s'opposer à toute intervention militaire étrangère, agir contre la militarisation de la crise syrienne et soutenir une solution politique et démocratique qui mette un terme au plus vite à la répression du régime de Bachar El Assad.

6- En finir avec la Françafrique

La France doit en finir avec la Françafrique, les réseaux de la corruption et le soutien aux dictatures. Elle doit contribuer par la coopération à aider les pays africains à s'engager dans un développement humain durable. Les peuples d'Afrique doivent récupérer les conditions de leur souveraineté, d'une maîtrise de leurs stratégies de développement. La France doit retirer ses troupes et ses bases militaires.

Le Front de gauche a élaboré une plate-forme complète de propositions pour une nouvelle politique entre la France et l'Afrique (http://www.placeaupeuple2012.fr/pour-une-nouvelle-politique-entre-la-fra...).

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Conférence de presse de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, président du PGE, Président du Conseil national de campagne du Front de Gauche

CAPE -12 avril 2012

Par Pierre Laurent, le 17 avril 2012

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Massacre d'Afghans : « retrait immédiat et complet des troupes de l'OTAN »

13 Mars 2012, 07:47am

Publié par PCF Villepinte

La tuerie de 16 civils afghans abattus par un soldat américain ne peut être considérée comme le « dernier incident » en date, ni même comme une « bavure supplémentaire ». Après les corans brûlés et les soldats urinant sur des cadavres, le massacre de cette nuit témoigne d'un malaise très profond et de la grave crise provoquée par la guerre. Après 11 ans de guerre et d'occupation de ce pays par les troupes de l'OTAN – dont les troupes françaises – et par celles de la coalition conduite par les États-Unis, la situation en Afghanistan confine au désastre, sur les plans militaire, sécuritaire, politique, social et humain. L'échec total de cette guerre illégitime n'échappe plus à personne. Mais annoncer un retrait partiel avec une permanence de soldats qui pourraient – selon le secrétaire général de l'OTAN – continuer à combattre « si nécessaire », est une mascarade inacceptable. Le PCF demande un retrait immédiat et complet des troupes de l'OTAN, notamment françaises. Une solution politique de sortie de crise passe par un retrait complet des forces étrangères, un processus politique favorisant les forces progressistes et démocratiques et la recherche d'un consensus régional facilitant la sécurité. Une véritable contribution internationale à la reconstruction du pays, sous l'égide des Nations unies, doit dès à présent être apportée.

  12 mars 2012

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