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internationalisme

AUX PARTIS, FORCES POLITIQUES ET MOUVEMENTS SOCIAUX DU MONDE, AMIS DE LA REVOLUTION CUBAINE.

1 Mai 2011, 16:33pm

Publié par PCF Villepinte

PARTI COMMUNISTE DE CUBA/COMITE CENTRAL

 

Du 16 au 19 avril, le VI° Congrès du Parti Communiste de Cuba, coïncidant avec les 50 Ans de la Victoire de Playa Giron et de la Proclamation du Caractère Socialiste de la Révolution Cubaine, a été célébré à La Havane.

 

Plus de 1000 Délégués  et Invités nationaux y  ont participé, représentant près de 800 000 militants, organisés en 61 000 organisations de base dans les divers secteurs de toute la société cubaine.

 

Le Rapport Central, présenté par le Général d'Armée Raùl Castro Ruz, est une analyse profondément autocritique et opportune de la cruciale conjoncture actuelle du processus historique de la construction du socialisme à Cuba. Dans ce contexte, les aspects essentiels qui fondent la nécessité de continuer les transformations économico-sociales, dirigées vers l'actualisation du modèle économique et le renforcement des structures économiques et sociales  qui garantissent de pouvoir avancer dans l'édification de la nouvelle société socialiste,  se précisent. Dans son essence, le Rapport Central du Congrès était destiné à identifier les problèmes de fond qu'affronte le pays et à déterminer comment les résoudre.

 

Les discussions au sujet des thèmes centraux qui ont été analysés, ont ratifié l'application consécutive de la pensée créatrice du fondateur du Parti, le leader historique  et Commandant en Chef de la Révolution Cubaine, Fidel Castro Ruz.

 

Par ailleurs, il a été réaffirmé le fait que l'actualisation en marche de notre processus était conçue essentiellement sur la base des particularités historico-culturelles concrètes de Cuba, soumise à un blocus  économique , commercial et financier de  fer depuis presque 50 ans, et non à partir de la copie mécanique d'expériences similaires dans d'autres parties du monde.

 

Ont été approuvées les Grandes Lignes de la Politique Economique et Sociale du Parti et de la Révolution, Projet qui a été précédé par un large processus de débat populaire  qui s'est étendu sur 5 mois et auquel ont participé plus de 8 000 000 de personnes (certains en plus d'une occasion) et qui a produit environ trois millions d'interventions de la population, avec 781 644 opinions , ceci étant la garantie que les participants  se sont manifestés librement et ont exprimé leurs insatisfactions et leurs désaccords.

 

Toutes les propositions formulées par le peuple ont été analysées. 87,4% des opinions collectées dans ces débats ont été prises en compte, tandis que, pour les 12,6% restant, il fut décidé, de continuer à étudier l’application possible d'une partie et d'autre part, jusqu'à maintenant, ce qui restait n'a pas été considéré.

 

A été ratifié avec le soutien majoritaire du peuple, la validité de la prédominance de la propriété d'Etat socialiste sur les moyens de production et de la planification comme base essentielle de l'économie nationale. A été confirmée la ferme volonté de l'Etat Socialiste de sauvegarder les conquêtes sociales, résultat de l'œuvre révolutionnaire, expression de l'esprit humaniste de notre projet social et de soutenir l'accès gratuit de tous les citoyens à l'éducation, la santé publique, la pratique massive du sport et de la culture.

 

Le processus qui a constitué de fait un référendum de tout le peuple, par lequel ont été modifiées 68% des Grandes Lignes originales proposées, a confirmé la confiance et l'unité de l'immense majorité des Cubains envers le Parti Communiste et envers la Révolution, Révolution qui ne laissera jamais personne sans soutien. Une fois de plus, la force de la pensée du Camarade Fidel: « La force du Parti prend sa source dans ses liens étroits et permanents avec les masses ...»  a été démontrée.

 

Ce fut sans aucun doute un processus démocratique et transparent avec une très grande participation populaire qui se déroula sur la base du principe que ce doit être le peuple avec le Parti à sa tête qui décide du destin du pays.

 

Maintenant, la mise en œuvre des mesures du Nouveau Modèle Economique et Social du pays s'impose pour une période de plusieurs années de façon graduelle, sans précipitation.

 

Les délégués du Congrès ont pris en compte la volonté du Camarade Fidel Castro Ruz de ne pas être candidat au Comité Central et sa décision de continuer à être « militant du Parti et soldat des idées ».

 

Ont été élus les Camarades: Raùl Castro Ruz Premier Secrétaire du Parti Communiste de Cuba et José Ramon Machado Ventura, Second Secrétaire.

 

Un Comité Central de 115 membres a été élu également, dont la moitié des effectifs a été renouvelée, avec une représentation féminine de 41,7%. Un Bureau Politique de 15 membres et un Secrétariat du Comité Central ont  été également élus. Cette élection n'a pas été le fruit d'une improvisation mais d'une politique destinée à incorporer dans ses instances la représentativité réelle de notre peuple et par dessus tout une nouvelle génération de Cubains qui puissent garantir, de pair avec la Génération Historique, la continuité du Socialisme à Cuba.

 

Le Congrès a approuvé la convocation pour le 28 janvier 2012, de la Conférence Nationale du Parti, rencontre qui constitue la continuité du VI° Congrès du Parti.

 

Elle aura comme objectif principal de renforcer le Parti sur la base du principe que le Parti Communiste de Cuba dirige et contrôle mais n'administre pas. Pour cela, la Conférence doit adopter les décisions nécessaires pour adapter les statuts, les normes internes, la structure, les méthodes et les styles de travail du Parti aux circonstances historiques actuelles que vit le Parti , de même que donner une attention spéciale à la formation et au développement des cadres de direction comme aspect prioritaire et stratégique pour le Parti tout entier et déterminante pour le futur de la Révolution.

 

La Conférence doit débattre des définitions fondamentales en relation avec la politique extérieure et les relations internationales du Parti et, en outre, les approuver. En ce sens, le §Congrès a réitéré la position invariable de Cuba, qui est de défendre les principes universels de souveraineté, d'indépendance, d'autodétermination, le non emploi de la force dans la résolution des conflits et la non ingérence dans les affaires internes des pays.

 

Il a ratifié la disposition à dialoguer avec le gouvernement des Etats-Unis sur n'importe quel thème d'intérêt commun, sur la base de la reconnaissance et du respect mutuel et sans conditions.

 

La résolution sur le Perfectionnement des Organes du Pouvoir Populaire, sur le Système Electoral et sur  la Division Politico-administrative a été approuvée.

 

Amis et amies du monde:

 

Le VI° Congrès du Parti Communiste de Cuba a confirmé que pour les militants et les patriotes, la nation, l'indépendance et le socialisme sont indissolublement liés pour ce qui est et sera toujours leur  défense à laquelle ils ne peuvent renoncer, le drapeau principal du processus révolutionnaire cubain.

 

Dans les paroles de clôture du Premier Secrétaire nouvellement élu, Raùl Castro Ruz, il a réitéré la solidarité militante des Cubains envers les peuples frères du tiers-Monde et le soutien aux partis communistes et autres forces progressistes du monde entier qui luttent sans arrêt pour un monde meilleur.

 

Nous profitons de cette occasion pour remercier les partis et forces politiques, les mouvements sociaux, les personnalités et les amis, pour les messages de soutien et de solidarité reçus au cours de ce grand événement.

 

DEPARTEMENT DES RELATIONS INTERNATIONALES DU COMITE CENTRAL DU PARTI  COMMUNISTE DE CUBA

 

                                                                                              La Havane, le 20 avril 2011

 

 

(traduction Françoise et Gaston Lopez)

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Suspension provisoire de la condamnation à mort de Mumia Abu-Jamal : "un encouragement à la mobilisation"

1 Mai 2011, 16:30pm

Publié par PCF Villepinte

Dans le couloir de la mort depuis bientôt 30 ans, le journaliste noir Mumia Abu-Jamal ne cesse de clamer son innocence. Depuis bientôt trente ans, le droit de se défendre sur le fond lui est dénié. Encore récemment, en 2010, la Cour suprême des États-Unis lui a refusé un nouveau procès. C’est dans ces conditions que la Cour d'Appel Fédérale de Philadelphie vient de confirmer pour la deuxième fois en trois ans la suspension provisoire de sa condamnation à mort. Un nouveau jury va devoir se prononcer. Il ne pourra le faire, hélas, que sur la base d’une terrible alternative : soit confirmer la sentence de mort, soit condamner Mumia à la prison à perpétuité. Et en attendant, celui-ci demeurera dans le couloir de la mort. Mais la décision que vient de prendre la Cour d’Appel Fédérale contre l’avis de la Cour suprême constitue un encouragement pour son équipe de défense et pour le développement de la mobilisation qui, rappelons-le, a déjà permis à Mumia d’échapper par deux fois à l’exécution capitale.

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Yémen : le parti au pouvoir accepte le départ de Saleh

24 Avril 2011, 15:59pm

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 24 Avril 2011

 

Le Congrès populaire général (CPG), le parti du président du Yémen Ali Abdallah Saleh, a accepté, samedi 23 avril, le plan de sortie de crise présenté par les monarchies du Golfe. Celui-ci prévoit un départ d'ici quelques semaines du président Saleh, au pouvoir depuis trente-deux ans.

L'opposition parlementaire, le Front commun, avait accepté, un peu plus tôt dans la journée de samedi, ce plan du Conseil de coopération du Golfe (CCG), à l'exception d'un point prévoyant la formation d'un gouvernement d'union nationale avec la participation de M. Saleh. Vendredi, M. Saleh, dont le mandat court jusqu'en 2013, avait affirmé qu'il accueillait favorablement ce plan, mais répété qu'il ne cèderait le pouvoir que dans le cadre d'un processus ordonné et constitutionnel.

Pour sortir de la crise, le CCG a proposé la formation d'un gouvernement d'union nationale, puis un transfert des prérogatives par le chef de l'Etat au vice-président et un arrêt des manifestations. Le président devrait ensuite présenter sa démission dans les 30 jours, et une élection présidentielle aurait lieu 60 jours plus tard. Le plan prévoit un transfert du pouvoir en trois mois. Les six Etats membres du CCG, alliance régionale militaire et politique, proposent au président Saleh de remettre les rênes du pays à son vice-président un mois après la signature d'un accord.Un responsable de l'opposition est censé prendre la tête d'un gouvernement intérimaire chargé de préparer une élection présidentielle deux mois plus tard.

Le projet accorde l'immunité à Saleh, à sa famille et à ses conseillers, qui ne pourraient pas faire l'objet de poursuites judiciaires comme le réclament leurs adversaires. Cette question posait problème jusqu'ici. Mais la coalition des partis d'opposition qui réclame le départ de Saleh semble s'y être pliée.

Mohammed Kahtan, porte-parole de l'opposition, a déclaré à la chaîne Al Jazira que la confiance nécessaire faisait défaut pour la mise en place d'un gouvernement d'union nationale. Mais il a clairement fait comprendre que l'opposition n'y voyait pas un obstacle majeur à la mise en oeuvre du plan. "Le vice-président prendra la relève pendant une certaine période, ensuite nous verrons ce qui se passe", a-t-il dit.

La Maison Blanche a aussitôt salué le plan proposé et pressé toutes les parties de mettre en oeuvre "rapidement" la transition politique. "Nous applaudissons les annonces par le gouvernement yéménite et l'opposition qu'ils acceptent l'initiative du CCG pour sortir de la crise politique pacifiquement et de manière ordonnée", a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche  Jay Carney dans un communiqué.

Les Etats-Unis, qui ont été impliqués en même temps que des pays européens dans les tractations en vue d'un règlement de la crise, avait pressé M. Saleh, leur allié dans la lutte antiterroriste, d'entamer "immédiatement" la transition politique.

Des manifestations inspirées des soulèvements qui ont renversé les dirigeants de la Tunisie et de l'Egypte se poursuivent presque chaque jour depuis plus de deux mois au Yémen, mobilisant des dizaines de milliers de personnes qui dénoncent une pauvreté endémique et la corruption ambiante. Des dizaines de contestataires ont été tués depuis le début des troubles.

 

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Maroc : Le Mouvement du 20 février défie de nouveau le roi

24 Avril 2011, 15:57pm

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 22 Avril 2011

Maroc

 

 

Les acteurs de la révolte marocaine appellent à des manifestations dans tout le pays. Ils revendiquent une assemblée constituante, la dissolution du Parlement et de la commission de révision constitutionnelle installée par le monarque.

Dimanche, pour la troisième fois en deux mois, de nouvelles manifestations en faveur de changements politiques «profonds» auront lieu dans plusieurs villes du Maroc à l’appel du Mouvement du 20 février. Échaudé par la tournure prise par les débats sur la révision constitutionnelle depuis le discours du roi Mohammed VI du 9 mars, les jeunes de ce mouvement soutenus par l’AMDH (droits de l’homme), Attac-Maroc, de nombreuses associations et des personnalités de la société civile, des partis de la gauche radicale – PSU et Nahdj Addimocrati (Voie démocratique) – estiment que la Constitution actuelle n’est pas réformable et revendiquent une assemblée constituante. Ils exigent également la dissolution du Parlement, de la commission de révision constitutionnelle installée par le monarque et la démission du gouvernement.

Cet appel à de nouvelles manifestations intervient dans un contexte où la commission consultative, présidée par le socialiste Abdelatif Menouni, doit présenter au souverain un projet de révision constitutionnelle d’ici au mois de juin. Elle a déjà rencontré une trentaine de formations politiques, dont l’USFP (socialiste), le PPS (postcommuniste), l’Istiqlal (islamo-nationaliste), PJD (islamiste) et le PAM (Parti de l’administration, créé par des proches du souverain).

 La parole est libérée

Les propositions de ces partis ne visent rien de moins qu’à des aménagements à la marge. Aucune de ces formations ne s’est prononcée pour une monarchie parlementaire, ni pour une limitation des pouvoirs du monarque, ni pour la suppression de l’article 19, qui consacre la sacralité de la monarchie. « Alors qu’ils avaient tout pour oser, les partis politiques ont proposé des réformes timides, superficielles », écrit l’hebdomadaire TelQuel. Seuls deux partis – le PSU et la Voie démocratique – ainsi que l’AMDH, Attac-Maroc, ont décliné l’invitation de cette commission pour faire part de leurs propositions !

En attendant, que ce soit dans la rue, sur les sites Internet, la révision constitutionnelle est l’objet de vifs débats. La parole s’étant libérée, la personne du monarque n’est plus un sujet tabou : ils sont de plus en plus nombreux, ces marocains souhaitant que le roi règne et ne gouverne pas. En première ligne, les jeunes du Mouvement du 20 février. En plus de la Toile, des universités, ils animent des discussions quasi quotidiennes dans les quartiers populaires de Casablanca, organisent des marches de protestation pour dénoncer « la presse makhzénienne » ou les pressions exercées contre des journalistes des médias publics, voire des sit-in comme celui organisé le 8 avril à Rabat, à l’occasion de l’ouverture de la session de printemps du Parlement, pour appeler à sa dissolution et à la démission du gouvernement.

Et dans ce contexte, tous les coups sont permis, comme cette tentative de diviser le Mouvement du 20 février en adressant une invitation à 45 de ses membres à venir participer aux travaux de la commission de révision constitutionnelle, ou ces accusations récurrentes lancées en direct par leurs adversaires sur les plateaux de télévision, que le mouvement serait manipulé par les islamistes d’Al Adl ou Al Ihssane (Justice et bienfaisance) ou par… le Polisario ! Mais, signe que les temps ont changé, ce mouvement dit du 9 mars, créé au lendemain du discours de Mohammed VI pour contrer le mouvement du 20 février, a échoué à organiser le 10 avril une manifestation pour « l’amour du roi ». La manifestation a finalement été interdite sur instruction, dit-on, du palais ! Par crainte qu’elle ne mobilise pas ? Sans doute.

Hassane Zerrouky

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Cuba: "Les femmes ont un rôle essentiel à jouer"

20 Avril 2011, 06:23am

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 19 Avril 2011

 

Mayda Alvarez Suarez est directrice du centre de recherche des femmes et membre du secrétariat de la Fédération des femmes cubaines. Au moment où le VIe congrès du Parti communiste cubain vient d'adopter des réformes importantes pour le pays, elle retrace pour l’Humanité le processus qui a amené à ces changements. (à lire: Fidel castro passe la main)

Il y a trois mois, de vastes débats ont été ouverts à Cuba sur la réforme économique et sociale proposée par le gouvernement. Sur quoi ont-ils porté ?

Mayda Alvarez Suarez. Ce long processus de consultations populaires est terminé depuis la fin du mois de février, mais il se poursuit encore. Les débats ont été organisés partout sur les lieux de travail, dans les quartiers, les cellules du parti communiste, les écoles, les communes et les universités. Les Cubains sont d’autant plus intéressés qu’ils ont beaucoup participé et se sont exprimés sur les volets de la réforme dont la mise en œuvre va avoir d’importantes répercussions sur la productivité du travail, le développement du pays et la vie des Cubains. Ils ont apporté des idées nouvelles et quand ils ne sont pas d’accord avec quelque chose, ils le disent.

Le sont-ils par exemple avec la suppression de 500.000 emplois  publics ?

Mayda Alvarez Suarez. Malgré leurs inquiétudes bien réelles, ils savent que c’est une nécessité, l’économie centralisée avec un Etat surdimensionné est un frein au développement. Il y a plus de travailleurs dans ce secteur que l’Etat en a besoin. Cela va à l’encontre de la productivité du travail. Le but est d’être plus productif, c’est pour cette raison que cette réforme est proposée. Il y a, et j’insiste, une expression forte pour dire que c’est un moment nécessaire et qu’il faut développer le pays, parce qu’il ya encore une foule de problèmes à résoudre.

 

"Personne ne sera laissé sur le bord du chemin"


Que deviennent alors ces travailleurs licenciés qui de fait doivent aller voir ailleurs ?

Mayda Alvarez Suarez. Pour absorber cette masse de travailleurs dans le secteur non-étatique plusieurs alternatives s’offrent à eux. Lors de leur départ ils toucheront  une indemnité d’un mois de salaire, de façon à leur permettre de chercher un autre emploi. Raul Castro l’a répété plusieurs fois, personne ne sera laissé sur le bord du chemin. Ainsi désormais les aides et subventions iront à la personne. Parmi les formules proposées il y a le travail à son compte propre, qui sera simplifié et amplifié, et les coopératives, un système existant dans l’agriculture. L’activité et les gains seront libres moyennant taxes et impôts.

Mais tout le monde ne va pas trouver un nouveau travail en si peu de temps. Le chômage risque d’augmenter…

Mayda Alvarez Suarez .Oui c’est possible surtout les premières années. Mais il y aura des incitations, comme par exemple dans le domaine de l’agriculture. C’est un secteur où il y a de l’emploi. De plus en plus de Cubains prennent des terres en usufruit, et çà marche. Nous avons des difficultés avec la spécialisation dans le sucre alors qu’il existe d’autres cultures. On est entrain de développer avec créativité, le « bio », avec un réel succès pour de nombreuses coopératives qui divulguent leurs résultats, échangent leurs expériences, et communiquent par le biais de la télévision. L’association des petits agriculteurs joue un rôle primordial pour stimuler la productivité de ces coopératives et aussi pour incorporer les femmes.

Les Cubains sont-ils inquiets ? Quelles ont leurs préoccupations ?

Mayda Alvarez Suarez. Ce qui inquiète le plus les Cubains, c’est la faiblesse de leurs salaires et la disparition prévue de la « libreta », le carnet qui leur assure à prix subventionné les produits de base comme le riz, le sucre, les haricots, l’huile etc. Or des produits sortent de la « libreta » et deviennent plus chers. Les Cubains veulent que leurs salaires puissent satisfaire leurs besoins. La possibilité maintenant d’avoir un autre travail, de faire autre chose, c’est aussi un stimulant, pour que leur activité soit la forme de vie et le moyen de satisfaire les besoins, ce qui n’était pas le cas auparavant. Parmi les autres sujets jugés prioritaires, il y a les transports, notamment urbains, à La Havane surtout, mais aussi le logement. La mise en place du système locatif est un moyen d’atténuer la crise du logement. J’ajouterai que les jeunes, qui ont participé massivement à ces discussions, souhaitent  que leur formation « vocationnelle » soit en adéquation avec les besoins réels du pays et l’offre proposée.

Les femmes ont-elles un rôle spécifique à jouer dans cette mutation ?

Mayda Alvarez Suarez. Oh oui ! Il est essentiel. Actuellement elles sont 46% dans les emplois relevant de l’Etat et 39% dans toutes les autres formes de l’économie, 66% dans le secteur des employés et techniciens. Elles sont très qualifiées. On les retrouve dans l’éducation, la santé, la justice, les sciences où 49%  sont des femmes…Les Cubaines savent que la Révolution leur a  donné la dignité, en tant que personne. La non-discrimination et l’égalité entre les hommes et les femmes pour toutes les formes d’autonomie, physique, économique, politique, est un principe intangible de la Révolution. L’épanouissement des femmes n’est pas possible hors de ce processus qui est humaniste. Il suffit de regarder dans d’autres pays ou de voir ce qui s’est passé dans d’autres pays socialistes…

 

"Changer les mentalités pour conquérir un droit"

 

Mais il y peu de femmes au gouvernement…

Mayda Alvarez Suarez. Nous sommes au quatrième rang mondial pour le nombre d’élues au Parlement, la Fance n’est que 63ème ! Il y a une vice-présidente. Mais c’est vrai, nous-mêmes, avec la Fédération des femmes cubaines, nous luttons pour avoir plus de représentantes à la direction du pays. Peu à peu, il y a un progrès, car nous n’avons pas adopté un système de quota. Nous avons pris le chemin plus large et plus long mais plus sûr de l’éducation. Car il s’agit de changer les mentalités et de conquérir un droit en lien avec notre propre travail de respect et de considération. D’où l’importance du langage et des messages, particulièrement à la radio ou à la télévision, qui sont autant de miroirs posés sur la représentation des femmes.

Il y a une égalité sur le papier, mais existe-t-il toujours des freins et des blocages ?

Mayda Alvarez Suarez. Oui surtout dans la sphère familiale. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas des formes de discrimination mais c’est dans la conscience et non dans la volonté politique. C’est dans la famille où l‘on trouve les relations les moins égalitaires. La femme continue avec la surcharge  de travail, des tâches domestiques et la garde des enfants. Les hommes participent plus, mais les femmes connaissent toujours cette surcharge de l’espace privé. La conscience que l’espace de la famille est celui de tout le monde n’est pas encore établie, alors qu’il est aussi important que l’espace public  car il reproduit la culture, la force pour aller au travail, et le lien social. Les soutiens à la famille sont déprimés à Cuba aujourd’hui. Les crèches et les hôpitaux de jour sont insuffisants en nombre. Ce sont les conséquences du blocus, de beaucoup de problèmes dans la vie quotidienne et du manque de produits, comme par exemple les machines à laver le linge. Le travail à son compte propre, ou les coopératives peuvent aider, et faire en sorte que les familles soient déchargées de certains travaux. Les changements au bout du compte doivent impliqués hommes et femmes. Nous nous battons pour çà, sinon ce sera toujours la même chose. Les hommes ne peuvent pas restés sur le bord du chemin ! Il faut les associer à la lutte.

Entretien réalisé par Bernard Duraud

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Avec la petite entreprise, Raul Castro veut stopper la crise

16 Avril 2011, 22:10pm

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 15 Avril 2011

Cuba

 

Le Congrès du Parti communiste de Cuba (PCC) va se tenir à La Havane jusqu’à mardi pour adopter une série de mesures destinées à « actualiser le modèle cubain ». Fini l’égalitarisme, place à l’autonomie économique et à l’initiative privée.

Le Parti communiste de Cuba (PCC) tient, de samedi à mardi, son premier congrès depuis quatorze ans. Un moment crucial pour l’île, qui est engagée dans de profonds changements économiques et sociaux. En décembre dernier, le président Raul Castro avait lancé ce vaste chantier et insisté sur « la nécessité et l’urgence » des mesures à prendre pour dépoussiérer le modèle socialiste cubain afin d’aller de l’avant. Pour procéder à cette « actualisation » d’un système où, selon lui, gratuité était confondue avec subvention et égalité avec égalitarisme, le 6e Congrès du PCC, parti unique à Cuba, devrait adopter une série de réformes capables de « vaincre les difficultés ».

stimulation du secteur privé

Le projet de texte d’orientation – « Les grandes lignes de la politique économique et sociale » –, rendu public par le Parti, discuté par sept millions de Cubains dans les assemblées locales et dans les cellules à travers tout le pays, donne une idée des évolutions susceptibles de propulser une société cubaine asphyxiée par la crise et entravée par le blocus. La planification de l’économie reste centrale et, en même temps, une autonomie plus grande est accordée aux entreprises avec comme leitmotiv la productivité et la rentabilité : stimulation du secteur privé, ouverture aux capitaux privés, rentabilité et autofinancement des entreprises d’État, création d’un tissu de coopératives, décentralisation, réduction des subventions, mise en place d’un système fiscal et salaires en rapport avec la production.

Certains bouleversements ont déjà commencé. Et pas des moindres. Le plus lourd est la suppression de 500 000 emplois, 1 million d’ici à 2015 (sur un total d’environ 5 millions) dans les secteurs relevant de l’État. Pour répondre à une augmentation prévisible du chômage, les Cubains qui perdent leur travail sont incités à se mettre à leur compte et à devenir ainsi travailleurs indépendants, ou à rejoindre des coopératives agricoles (40 % des terres cultivables sont en friche). Il s’agit aussi de substituer une partie des importations par la production locale et de résorber le déficit de la balance extérieure. Enfin, l’État continuera d’être le garant des acquis sociaux, distinctifs du système socialiste cubain : l’éducation et la santé demeureront gratuites.

Lors des débats, de multiples doléances sont remontées de la base, qui s’inquiète de la disparition progressive de la « libreta » (le carnet de rationnement assurant les produits de base à prix subventionnés), le faible niveau des salaires (15 à 20 euros mensuels), la coexistence d’une double monnaie, le peso et le CUC, créant une société à deux vitesses, la crise du logement, surtout à La Havane, et, s’agissant des jeunes, l’inadéquation de leur formation à l’offre de travail.

Renouvellement des cadres

Raul Castro avait dit en décembre que le congrès serait par « loi vitale » le dernier pour bon nombre de ceux qui constituent « la génération historique » appelés à passer la main. Le rassemblement de ce millier de délégués qui éliront la centaine de membres du comité central, qui désigneront ensuite le bureau politique et son secrétariat, sera l’occasion d’un renouvellement des cadres et des générations. Il leur sera demandé d’être des combattants de l’économie plus que d’être habillés en vert olive.

  • A lire

Fidel Castro continue en soldat des idées 

La génération historique de la révolution cubaine est appelée à passer la main, à l’exemple, 
de Fidel Castro (quatre-vingt-quatre ans). Dissipant les doutes sur son maintien à la tête du Parti communiste de Cuba, il avait annoncé il y a trois semaines en avoir démissionné pour raison de santé en 2006, date à laquelle 
son frère Raul avait pris le relais à titre intérimaire. Lire la suite...

Bernard Duraud

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Côte d'Ivoire : retour sur quatre mois de crise

12 Avril 2011, 22:20pm

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 12 Avril 2011
 

Depuis l'élection présidentielle du 31 octobre dernier jusqu'à l'arrestation de Laurent Gbagbo, retour sur quatre mois de crise en Côte d'Ivoire avec les reportages de nos envoyés spéciaux, les analyses, les entretiens parus dans l'Humanité.

 

  • 28 octobre 2010. Reportage de notre envoyée spéciale à quelques jours du scrutin. À quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle ivoirienne, prévu dimanche, les accrochages entre militants sont restés marginaux, dans une campagne plutôt apaisée. Les Ivoiriens sont impatients de tourner la page d’une longue crise politico-militaire, avec ce scrutin maintes fois repoussé depuis cinq ans. À chaque carrefour de la capitale économique, Abidjan, de gigantesques panneaux vantent les mérites des candidats. Ils sont quatorze en lice, mais le match se joue entre les trois hommes qui dominent la scène politique ivoirienne depuis la mort de Félix Houphouët-Boigny, en 1993. --> Lire la suite
  • 4 novembre 2010. Reportage à Abidjan au lendemain du premier tour de l'élection présidentielle. Les Ivoiriens devront bien retourner aux urnes le 28 novembre prochain. Après une longue attente, le scénario d’un second tour opposant le président sortant, Laurent Gbagbo (Front populaire ivoirien, FPI), à l’ancien premier ministre d’Houphouët-Boigny, Alassane Dramane Ouattara (Rassemblement des républicains, RDR), s’est confirmé. La Commission électorale indépendante a commencé à rendre publiques des tendances par région. Celles-ci dessinent la géographie électorale d’un pays qui porte encore les stigmates de la crise politico-militaire qui l’a longtemps coupé en deux. --> Lire le suite
  • 3 décembre 2010. Alassane Ouattara proclamé vainqueur des élections. Après une longue attente de quatre jours, le président de la commission électorale indépendante en Côte d’Ivoire a fini par annoncer les résultats du second tour de la présidentielle hier soir : Alassane Ouattara a été donné vainqueur avec 54,1 % des voix. Son adversaire, le président sortant Laurent Gbagbo, a recueilli 45,9 % des suffrages lors de ce second tour. Les deux camps n’en ont probablement pas fini. Ils ne fourbissent pas que des arguments juridiques ou diplomatiques ; malgré un retour à la vie normale avant le couvre-feu des altercations, puis des incidents armés ont éclaté dans les quartiers, faisant craindre le pire, surtout à l’heure où le gagnant est proclamé. --> Lire la suite

  • 4 décembre 2010. Le Conseil constitutionnel proclame la victoire de Laurent Gbagbo. La plus grande confusion règne en Côte d’Ivoire, où le Conseil constitutionnel a proclamé hier soir la victoire du président sortant, Laurent Gbagbo, avec 51 % des voix. Le verdict vaut invalidation des résultats provisoires donnés la veille par le président de la Commission électorale indépendante (CEI), qui avait déclaré l’opposant Alassane Ouattara vainqueur avec 54,1 % des voix, contre 49,9 % à Laurent Gbagbo. --> Lire la suite
  • 7 décembre 2010. Le pays entre dans une crise postélectotale. Reportage dans les quartiers populaires d’Abidjan. Le temps de la violence ? C’est l’impression donnée, de l’étranger, par une Côte d’Ivoire qui semble au bord du précipice. Pour le moment cependant, les exactions restent limitées, même si elles menacent d’aller crescendo, sur un modèle connu dans ce pays, du passage d’une violence ordinaire à des troubles socioethniques, dégénérant en affrontements armés, comme en 2002. Une épaisse fumée noire de pneus brûlés s’élève, périodiquement, au-dessus des communes de Koumassi, Treichville et Abobo, dessinant au-dessus de la ville les points d’ébullition de la révolte. --> Lire la suite
  • 17 décembre 2010. Entretien avec le chanteur, Tiken Jah Fakoly. "En tant qu’Africains, nous sommes déçus. Nous espérions que le processus de démocratisation du continent allait continuer, cette situation est une tache noire. Pourtant la Côte d’Ivoire aurait pu devenir un exemple pour toute l’Afrique." --> Lire la suite

  • 29 décembre 2010. Appel d’intellectuels africains contre une intervention militaire. "Profondément convaincus qu'une intervention militaire en Côte d'Ivoire serait de nature à aggraver une situation qui est suffisamment tragique, et plongera à coup sûr le pays et la sous- région dans la tourmente, les signataires de la présente lettre ouverte en appellent aux opinions publiques de toutes les nations et aux gouvernements de tous les pays épris de démocratie, de paix et de liberté, afin d'enrayer la menace de guerre qui plane sur ce pays" (...) --> Lire la suite
  • 25 janvier 2011. Le choix de la force pour installer au pouvoir Ouattara en conflit avec Gbagbo ? La tentation du recours à la force se précise en Côte d’Ivoire. La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a demandé hier au Conseil de sécurité des Nations unies d’autoriser le recours à l’option militaire pour déloger le chef d’État ivoirien sortant, des locaux de la présidence. --> Lire la suite
  • 1 mars 2011. Abidjan bascule dans la violence. Trois mois après un scrutin présidentiel censé clore une décennie de crise politico-militaire, la Côte d’Ivoire menace de basculer dans la guerre civile. Depuis plus d’une semaine, le quartier d’Abobo, fief d’Alassane Ouattara, dans le nord d’Abidjan, est déchiré par de violents affrontements entre forces de sécurité (FDS) restées fidèles à Laurent Gbagbo et insurgés pro-Ouattara. --> Lire la suite

  • 8 mars 2011. Scènes de guerre en Côte d’Ivoire. "Les tueries sont quotidiennes. Nous avons peur. Nous avons le sentiment d’être pris en otages. " Ce cri d’alarme est celui d’un habitant d’Abidjan, alors que la crise postélectorale en Côte d’Ivoire menace de se muer en guerre civile. Dans l’ouest du pays, de violents combats ont opposé, ces derniers jours, les forces de sécurité (FDS), restées loyales à Laurent Gbagbo, appuyées par des miliciens, aux ex-rebelles des Forces nouvelles (FN), alliés d’Alassane Ouattara. --> Lire la suite
  • 31 mars 2011. Entretien avec Solange Koné, figure incontournable de la société civile ivoirienne. "Depuis quatre mois, les Ivoiriens souffrent. D’une manière ou d’une autre, il faut que cela finisse. Je ne souhaite ni la guerre, ni les tueries de masse qu’elle implique, bien sûr. Les deux forces en présence se regardent en chien de faïence depuis déjà trop longtemps. Si l’une de ces forces pense qu’elle peut avancer et mettre un terme à la souffrance des populations, pourquoi pas…" --> Lire la suite
  • 4 avril 2011. Crimes de guerre dans l'Ouest ivoirien. Laurent Gbagbo concédait naguère avoir été élu, en 2000, dans des conditions « calamiteuses ». Alassane Ouattara portera, lui, le poids des graves accusations de crimes de guerre et de massacres de civils dont ses troupes se seraient rendues coupables ces derniers jours dans l'ouest ivoirien. --> Lire la suite
  • 5 avril 2011. Reportage au Liberia avec les réfugiés ivoiriens qui fuient les massacres. Ils arrivent par centaines, traversant sans relâche la rivière qui sépare la Côte d’Ivoire du sol libérien. Le petit poste frontière de Tempo, au nordest du Liberia, est devenu ces dernières semaines un des principaux points de passage des réfugiés ivoiriens. Sur la berge, la plupart des nouveaux arrivants ont fui Duékoué, ville conquise le 29 mars par les Forces républicaines d’Alassane Ouattara. --> Lire la suite

  • 6 avril 2011. Abidjan, dans le viseur de l'armée française. Nicolas Sarkozy se prend-il pour le nouveau gendarme du monde ? Il faut croire que les fronts afghan et libyen ne suffisaient plus à l’hôte de l’Élysée, pris, depuis ses déboires tunisien et égyptien, d’un inquiétant activisme militaire. Pour la seconde fois en deux semaines, la France est entrée en guerre. Lundi soir, arguant d’une demande onusienne et de « l’urgence » de protéger les populations civiles, des hélicoptères de la force française « Licorne » ont pris part, avec des engins de la mission des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci), au bombardement de plusieurs sites stratégiques à Abidjan. --> Lire la suite
  • 11 avril 2011. Laurent Gbagbo arrêté à Abidjan. Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo a été arrêté lundi à l'issue d'une offensive généralisée des forces de son rival Alassane Ouattara, appuyées par les moyens aériens et blindés des forces françaises et de la mission des Nations Unies (Onuci). --> Lire la suite

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Cote d'Ivoire : Laurent Gbagbo arrêté à Abidjan

11 Avril 2011, 21:28pm

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 11 Avril 2011

Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo a été arrêté lundi à l'issue d'une offensive généralisée des forces de son rival Alassane Ouattara, appuyées par les moyens aériens et blindés des forces françaises et de la mission des Nations Unies (Onuci).

Selon l'ambassadeur de France, Jean-Marc Simon, le président ivoirien sortant a été arrêté dans sa résidence d'Abidjan par les forces de son rival Alassane Ouattara et non par les forces spéciales françaises, comme l'annonçaient précédemment les partisans de Laurent Gbagbo."M. Gbagbo a été arrêté par les troupes de M. Ouattara, c'est vrai, mais pas par les forces spéciales françaises, qui ne sont pas rentrées dans l'enceinte de la résidence" du chef de l'Etat ivoirien sortant, a affirmé à l'AFP l'ambassadeur, démentant des informations faisant état de son arrestation par des troupes de la force Licorne. "M. Gbagbo se trouve actuellement entre les mains des troupes fidèles à M. Ouattara", a-t-il ajouté. Un porte-parole du président Alassane Ouattara a pour sa part indiqué à Abidjan que Laurent Gbagbo et son épouse se trouvaient à l'hôtel du Golf, le quartier général de d'Alassane Ouattara.

"Le cauchemar est terminé" pour les Ivoiriens, a déclaré à la télé pro-Ouattara Guillaume Soro, Premier ministre d'Alassane Ouattara, assurant que le président sortant et son épouse étaient "aux arrêts", il a appelé également au ralliement les forces armées fidèles à l'ex-chef d'Etat. L'ambassadeur de Côte d'Ivoire auprès de l'ONU, Youssoufou Bamba, assure que Laurent Gbagbo est "en bonne santé" et sera présenté devant la justice pour être jugé.

Dans la matinée, la résidence de Laurent Gbagbo à Abidjan a été "partiellement détruite" par les derniers bombardements des forces de l'ONU et de l'armée française. "Ces dernières heures, les hélicoptères de l'armée française ont tiré sur la résidence privée de Laurent Gbagbo, la détruisant partiellement", a déclaré Charles Blé Goudé, ministre de la Jeunesse du président sortant. "C'est l'interventionnisme, le racisme envahissant de la France que nous dénonçons. Les armes lourdes ne se trouvent pas dans la résidence", a encore affirmé M. Blé Goudé.

Peu après minuit, une nouvelle série de frappes aux missiles a été déclenchée en direction de la résidence du président, a-t-on appris de source proche de l'opération et auprès de témoins. Dans un communiqué publié dans la nuit, Alassane Ouatara a annoncé qu'il avait demandé" le jour même au secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon la "neutralisation" des armes lourdes de son adversaire, "conformément à la résolution 1975" de l'ONU.

Hier, en fin de journée, deux missiles avaient été tirés dans le secteur de la résidence présidentielle. Des tirs nourris de mitrailleuses lourdes ont répondu dans ce quartier pro-Gbagbo. Dans un contexte de détérioration de la situation politique et sécuritaire, les hélicoptères de l'ONUCI et de la force Licorne avaient tiré auparavant "plusieurs missiles sur des véhicules blindés situés à l'extérieur de la résidence de Laurent Gbgabo" dans le quartier de Cocody (nord), a indiqué une source proche de l'opération à l'AFP. Un habitant de Cocody a dit avoir vu "un hélicoptère français tirer quatre missiles dans le secteur de la résidence", peu avant 17h00. Ces frappes ont été menées "pour neutraliser les armes lourdes" dans les environs du palais et de la résidence de Laurent Gbagbo ainsi que dans plusieurs camps militaires, a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'ONUCI. "On a repris l'opération consistant à neutraliser les armes lourdes partout où elles se trouvent. L'ONUCI et Licorne ont entrepris de viser des cibles en plusieurs endroits, notamment aux abords du palais présidentiel et dans les environs de la résidence présidentielle", a déclaré le porte-parole Hamadoun Touré.

Le porte-parole du gouvernement Gbagbo, Ahoua Don Mello, a dénoncé les frappes, affirmant que la France "cherchait des prétextes pour réattaquer", en référence à l'attaque samedi sur le QG d'Alassane Ouattara, démentie par le camp Gbagbo. Pour la France "il n'y a pas d'autre objectif" que d'"assassiner le chef de l'Etat, tout le reste n'est que prétexte", a-t-il dit.

 

A lire :

--> L’appel des intellectuels africains et occidentaux mobilisés pour la paix

--> Scènes d’exode à Abidjan

 

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Liberté pour Salah Hamouri

11 Avril 2011, 11:47am

Publié par PCF Villepinte

 

salah-copie-1François Asensi, député de Seine-Saint-Denis, est intervenu auprès de Nicolas Sarkozy pour demander à la France de se mobiliser pour obtenir la libération de Salah Hamouri, un jeune franco-palestinien emprisonné injustement en Israël depuis 6 ans.

Ce militant de la cause palestinienne a été jugé coupable de prétendues actions criminelles, jamais démontrées par la justice militaire israélienne.

François Asensi réclame que le Président de la République reçoive au plus vite la famille de Salah Hamouri et plaide avec force la libération de ce citoyen français auprès des autorités israéliennes.

 

 

 

François ASENSI                                                                                      Paris, le 6 avril 2011

Député de SEINE-SAINT-DENIS

Membre du groupe d’amitié

France-Territoires palestiniens

 

 

M. Nicolas SARKOZY

Président de la République

Palais de l’Elysée

Faubourg Saint-Honoré

75008 PARIS

 

 

 

Monsieur le Président de la République,

Depuis près de six années, le français Salah Hamouri est emprisonné en Israël. Pourtant, aucune preuve d’une quelconque culpabilité n’a été apportée par le Tribunal militaire qui l’a condamné, tribunal illégitime d’une armée occupant illégalement le territoire palestinien. Salah Hamouri est de fait un prisonnier politique, puni pour sa lutte pacifique en faveur de la reconnaissance de l’Etat palestinien et du respect du droit international.

Je me félicite que le ministre des Affaires étrangères français ait rejoint cette position en reconnaissant récemment que Salah Hamouri « n’a commis aucune crime » et ne « constitue pas un danger pour Israël ». Cette affirmation claire du caractère arbitraire de sa détention doit désormais se traduire par une mobilisation totale de la diplomatie française pour obtenir sa libération.

Comme vous avez pu vous-même le rappeler, la France a un devoir d’assistance envers ses citoyens en danger à l’étranger. Du Mexique au Tchad, la Présidence de la République s’est ainsi pleinement investie en faveur de ses ressortissants condamnés à de lourdes peines de prison, et vous avez personnellement reçu leurs familles afin de leur témoigner la solidarité de la Nation.

Comment comprendre que la détention injuste de Salah Hamouri n’ait pas suscité jusqu’alors une telle mobilisation des autorités françaises ? Sa famille, ses amis, et tous les hommes et les femmes de justice, n’acceptent pas ce qui s’apparente à un « deux poids, deux mesures ».

Les pressions diplomatiques sur Israël pour obtenir sa libération sont en sourdine, au motif du respect des décisions judiciaires de pays souverains. Ce prétexte ne convainc pas, puisque les autorités françaises se sont récemment immiscées dans le fonctionnement judiciaire de plusieurs pays dont la justice est plus respectueuse des droits de la défense que la justice militaire israélienne. Enfin, vous n’avez toujours pas reçu en personne la famille de Salah Hamouri, malgré ses demandes répétées. Cette indifférence à l’égard de l’emprisonnement d’un de nos compatriotes franco-palestinien ne peut durer plus longtemps.

Lors de la mission conduite par l’Assemblée nationale en Territoires palestiniens en décembre dernier, j’ai pu rencontrer Salah Hamouri en prison et lui témoigner mon soutien. La dignité dont il fait preuve dans cette épreuve force l’admiration. L’injustice qui le prive de sa jeunesse n’entame pas son rêve de voir émerger un Etat palestinien indépendant, libre, garantissant les droits de ses citoyens.

Du 21 au 26 avril prochain, la mère de ce jeune franco-palestinien se trouvera en France et a émis le souhait de vous rencontrer. Allez-vous enfin, Monsieur le Président, recevoir personnellement Denise Hamouri? Son fils Salah aura 26 ans à la fin du mois avril. Tout doit être mis en oeuvre pour qu’il puisse fêter son anniversaire en homme libre.

Dans l’espoir d’une réponse favorable et en vous remerciant de votre attention, je vous prie de recevoir, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération.

 

François ASENSI

Député de Seine-Saint-Denis

Membre du groupe d’amitié France - Territoires palestiniens

 

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Syrie: Bachar al-Assad tient une partie de ses promesses

8 Avril 2011, 09:52am

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 7 Avril 2011
 Le chef de l'Etat syrien a mis fin ce jeudi à un contentieux d'un demi-siècle en naturalisant des dizaines de milliers de Kurdes tandis que la commission chargée de préparer l'abolition de la loi d'urgence a achevé ses travaux. Pour autant, les opposants maintiennent la pression sur le régime. Ils ont invité à des rassemblements jeudi devant les sièges du Baas pour le 64ème anniversaire de la fondation du parti et lancé des appels sur Facebook pour un "vendredi de la résistance pour manifester en dépit de nos blessures" et "des sit-in pacifiques jusqu'à la liberté".
  • "Les Kurdes continueront à revendiquer tous leurs droits"

"Le président Bachar al-Assad a promulgué un décret octroyant à des personnes enregistrées comme étrangères dans le gouvernorat de Hassaké la citoyenneté arabe syrienne", affirme le communiqué officiel. Cette mesure concerne en principe environ 300.000 personnes. En 1962, 20% des Kurdes de Syrie avaient été privés de leur citoyenneté à la suite de ce recensement controversé, et la question empoisonnait depuis la vie des personnes concernées et les rapports entre les autorités syriennes et la communauté kurde. "Il s'agit d'une mesure positive", a réagi Radif Moustapha, président du comité kurde pour les droits de l'Homme. "Mais les Kurdes continueront à revendiquer leurs droits civiques, politiques culturels et sociaux."

  • Nouvelle loi de sécurité début mai

Dans le même temps, "les juristes ont achevé de rédiger une nouvelle loi sur la sécurité remplaçant la loi d'urgence, et ont transmis jeudi leur texte au commandement régional du Baas", le parti au pouvoir depuis 1963. "Selon moi, le chef de l'Etat en prendra connaissance ce week-end et lancera ensuite une consultation auprès de différents représentants de la société civile", a affirmé une source anonyme à l'AFP. La nouvelle loi devrait être adoptée début mai par le Parlement. L'abolition de cette loi adoptée en 1962 et qui réduit sensiblement les libertés publiques, est une des principales revendications des manifestants.

  • Le gouverneur de Homs limogé

Le président Assad a de plus limogé jeudi Mohammad Iyad Ghazal, le gouverneur de Homs, à 160 km au nord de Damas, où des violences avaient eu lieu le 1er avril lors de manifestations, a annoncé l'agence officielle Sana. Il s'agit du deuxième gouverneur démis en moins d'un mois par le chef de l'Etat, après celui de Deraa (sud), ville devenue l'épicentre de la contestation contre le régime.

  • Les médias officiels changent de ton

Signe du changement depuis le début de la contestation mi-mars, les médias officiels, qui se distinguaient par leur langue de bois, ont changé de ton. Le quotidien al-Baas a ainsi publié une tribune sur la loi d'urgence de Haytham Maleh, farouche défenseur des droits de l'Homme et opposant de longue date, libéré de prison il y juste un mois.

Autre nouveauté, la télévision syrienne donne depuis plusieurs jours la parole à des citoyens de différentes régions qui expriment leurs revendications, en majorité à caractère social. Certains affichent même leur désir de voir l'abolition de la loi d'urgence et même de l'article 8 de la Constitution sur le rôle central du parti Baas dans la société et l'Etat. "Nous avons commencé il y a près d'une semaine ce programme qui s'intitule Ce que les gens veulent et nous débuterons la semaine prochaine une autre émission sur la corruption", a affirmé une responsable de la télévision, qui a tenu à garder l'anonymat.

Deux opposants, Rarghida Hassan et Ammar Cheikh Haïdar, ont été condamnés à deux ans de prison par un tribunal militaire de Homs, et trois autres jugés par contumace ont écopé de trois ans, pour avoir "propagé des informations mensongères susceptibles de nuire au moral de la nation", a affirmé Me Khalil Mattouk, président du Centre syrien de défense des prisonniers d'opinion.

 

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