Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

internationalisme

Grèce: Syriza contre-attaque aux critiques de Daniel Cohn-Bendit

25 Mai 2012, 18:45pm

Publié par PCF Villepinte

 

René Dourou, députée Syriza, adresse une lettre ouverte au député allemande au Parlement européen

 Exclusivité l'Humanité.fr.  Dans une lettre que nous révélons ce vendredi, Syriza, par la plume de sa députée Rena Dourou, répond aux attaques répétées à son encontre du député Vert allemand au Parlement européen Daniel Cohn-Bendit.

Syriza a décidé de ne plus rien laisser passer des jugements de Daniel Cohn Bendit à son encontre. Ce vendredi,  la députée grecque Rena Dourou a démonté les arguments de l'euro-député qui amalgame les propositions du parti de la gauche radicale avec celui d'Aube dorée, parti néo-nazi grecque, et qui déforme et dénigre les propositions du mouvement mené par Alexis Tsipras ("C’est un programme de mensonge. C’est complètement idiot. Et c’est de la folie").

Pour des raisons électoralistes

"Vous, une icône de la révolte de mai 68, vous avez choisi comme cible, au cours de votre conférence de presse aux côtés du représentant des Verts grecs, M. Chrysogelos, la gauche, SYRIZA, et non pas les socialistes ou les conservateurs qui, pourtant, sont responsables de la faillite actuelle de notre pays! Pour des raisons électoralistes, c’est-à-dire rejeter une coalition des Verts avec la gauche, vous avez choisi de vous tourner contre SYRIZA, en ridiculisant et en déformant son programme et ses propositions", écrit Rena Dourou.

Cohn-Bendit fait le jeu des deux partis au pouvoir depuis 38 ans

Cette dernière réfute dans le programme de Syriza la proposition d'«un salaire minimum à 1.300 euros», comme l'assure Daniel Cohn Bendit. Elle s'érige ensuite contre le "peu de respect pour le peuple grec et ses institutions démocratiques" du député européen qui prédit le pire, en cas de victoire de Syriza le 17 juin lors des législatives: "Les gens, à qui elle aura fait des promesses non tenues, descendront dans la rue. Avec le risque de chaos social et de recours à l’armée. Il existe des précédents en Grèce!"

Elle dénonce enfin ces attaques répétées de Daniel Cohn-Bendit à l'encontre de Syriza, reprises "en boucle par tous les médias, surtout ceux qui soutiennent les deux partis au pouvoir depuis 38 ans. Ce sont les mêmes médias qui ont passé sous silence vos positions sur le coût de l’armement militaire sur les finances publiques de la Grèce... Un détail certes révélateur qu’aurait dû vous inquiéter..."

 

  • A lire aussi:

"Quel gâchis, M. Cohn-Bendit", lettre ouverte de Rena Dourou, députée Syriza

"Angela Merkel n'est pas propriétaire de l'Europe", Alexis Tsipras

A voir aussi:

Vidéo l'Humanité.fr: conférence de presse d'Alexis Tsipras et du Front de gauche

 

S.G. (avec Fabien Perrier)

Voir les commentaires

Québec : le "printemps érable" souffle sur Paris

23 Mai 2012, 11:09am

Publié par PCF Villepinte

Rassemblement de soutien aux étudiants québécois à Paris, mardi soir. (photos Anthony Tejero)

 - le 23 Mai 2012

 

Mots clés :

 

Universités, étudiants, université, québec, jean charest,

 

 

Alors que le "Printemps érable" dure depuis cent jours, les Parisiens se sont rassemblés dans le centre de la capitale, mardi soir, pour exprimer leur soutien aux étudiants québécois. L’Humanité.fr donne la parole à ces Canadiens qui suivent les évènements depuis la France.

Vendredi dernier, le gouvernement du Québec de Jean Charest faisait voter par le Parlement une loi d’exception pour casser le droit de manifester et repousser les jeunes dans leurs derniers retranchements. Depuis le début, ils luttent contre la mise en place d’une hausse de 82 % des frais d’inscription à l’université. Face au mépris du pouvoir en place, le mouvement ne cesse de croître et finit par mobiliser tout un pan de la société québécoise. Ces mesures répressives n’y font rien, les gens descendent encore dans la rue. 

  • Une politique indigne d’un pays démocratique

Claude Nadeau, animatrice à Radio France. Québécoise d’origine, elle vit et travaille en France depuis 1998.

"Une page de l'histoire est en train de s'écrire. C'est important d'être là ce soir pour lutter contre cette loi liberticide, qui prône une violence policière inouïe, indigne d'un pays démocratique. Ce mouvement est un mai 68 2.0. Il y a eu 2000 arrestations, dont des journalistes. Des caméras ont volontairement été cassées par les forces de l'ordre. Je me demande comment la société se remettra de ce profond conflit. Les frais de scolarité sont la bougie d'allumage d'une l'opposition beaucoup plus forte. Ce mouvement n'incarne pas une simple émergence de la gauche. L'analyse des évènements sous ce prisme politique est une tentation forte en France, mais en réalité, le problème est plus complexe. Je ne vois aucune issue à cette révolte si ce n'est le retrait de la loi 78 et la démission de Jean Charest."

  • Un mouvement fédérateur

Samuel, récemment diplômé en cinéma à Montréal. Il est en voyage à Paris depuis quatre mois.

"Pour une fois, la jeunesse se réunit véritablement pour exprimer un désaccord face aux décisions gouvernementales. C'est le nombre important de gens mobilisés qui me touche. Ils étaient par exemple plus de 200 000 en mars. J'ai l'impression que le peuple québécois tente d'exister, de s'exprimer ensemble. Depuis que je suis loin de chez moi, je commence à réfléchir à mon identité culturelle. Cet aspect fédérateur du mouvement me frappe particulièrement. Je ne veux pas que le gouvernement casse le mouvement. Je veux qu'on reste unis en dépit de cette loi répressive. J'espère que le conflit va pousser la société à être plus alerte face à la politique de son gouvernement. Que les gens arrêtent enfin de croire que tout est bien dans le meilleur des mondes."

  • Une lutte sociale

Frédéric, étudiant en master de relations internationales dans la ville de Québec. Il a pleinement participé au mouvement et vient d’arriver en France pour y effectuer un stage.

"La loi 78 est une déclaration de guerre contre les associations étudiantes. Le gouvernement a échoué et ne sait plus quoi inventer. Aujourd'hui, c'est le centième jour de grève. Les étudiants ont raté une session de cours, ce qui équivaut à une perte de 1200 dollars, mais ils se dressent toujours contre le pouvoir en place. Le conflit devient une lutte sociale. L'augmentation des frais de scolarité n'est pas nécessaire. Le problème vient du financement des universités : les recteurs augmentent leurs salaires, les campus se décentralisent alors que c'est inutile. Toutes ces dépenses sont ensuite répercutées  sur les droits d’entrée à l’université. Pourtant l'argent est là, il existe, mais il est mal géré. D'après des études, cette mesure empêchera 7000 étudiants de pouvoir s'inscrire à l'université. La hausse des frais de scolarité n'est pas une décision économique, mais idéologique."

  • Le rejet d’un gouvernement néo-libéral

Sophie, diplômée en histoire de l’art. Elle vit actuellement à Paris.

"Le printemps érable est une débâcle des glaces, c'est-à-dire le réveil d'un peuple qui prend conscience de la perte de possession de son destin et de sa nation sous le joug d'un gouvernement néo-libéral, en place depuis bien trop longtemps. Un gouvernement qui est capable de profiter de cette crise pour s'accrocher au pouvoir. Il a laissé la situation dégénérer en refusant le dialogue. La seule négociation envisagée pouvait se résumer en ces mots : "Si vous n'êtes pas contents, je peux vous proposer de payer plus pendant plus longtemps." Quelle drôle de manière de gouverner ! En ce moment, une réelle démocratie s'exerce dans la rue et remet en cause la façon dont s'exerce la politique de Jean Charest. Comme le clamait l'écrivain français Georges Bernanos, "Il faut beaucoup de gens indisciplinés pour faire un peuple libre"."

  • Le sursaut d’une génération

Roxanne, étudiante en histoire de l’art. La jeune femme a quitté son Québec natal pour passer sa licence en France.

"Les Québécois ne sont plus réactifs depuis longtemps. Le peuple a peu à peu perdu foi en la politique, à force d’aller de frustration en déception. Beaucoup de citoyens ne pensent plus au changement et n'ont plus l'envie, ou l'espoir, nécessaire pour se battre. Ce doit être rassurant pour eux de rester dans la médiocrité politique. Mais dans la rue, le besoin urgent de changement est criant. Il est ancré en chaque manifestant et ne s'éteindra plus. Aujourd'hui, il ne faut pas seulement se battre contre les dirigeants. Il faut lutter contre le cynisme et la mollesse de la société québécoise. Je veux parler des gens qui ne sont pas informés et ne veulent plus s'informer. Les grévistes ne peuvent plus se satisfaire de l'immobilisme citoyen et politique."

 

  • À lire aussi :

Coup de matraque sur le printemps érable

Québec: le conflit dans les universités s'enlise

Tous nos articles consacrés au Québec

Anthony Tejero (texte et photos)

Voir les commentaires

Alexis Tsipras: «Angela Merkel n'est pas la propriétaire de l'Europe» (Vidéo)

22 Mai 2012, 06:14am

Publié par PCF Villepinte

Pierre Laurent, Alexis Tsipras et Jean-Luc Mélenchon lors de la conférence de presse à l'Assemblée nationale ce lundi

 

 

 

Alexis Tsipras a été reçu par les députés du PCF et du Front de gauche à l'Assemblée nationale ce lundi après-midi. Le leader de Syriza, coalition la mieux placée dans les intentions de vote des Grecs avant les législatives du 17 juin, appelle les Européens à rompre avec l'austérité et à changer de stratégie pour l'Union européenne.

Le chef de la coalition de gauche s'est exprimé aux côtés de Pierre Laurent, président du Parti de la gauche européenne, et Jean-Luc Mélenchon, candidat Front de gauche à la dernière présidentielle française. Il a affirmé que le sort de la Grèce devait se décider dans les urnes grecques et non à Berlin chez la chancellière allemande Angela Merkel, à Francfort, siège de la Banque centrale européenne, ni à Washington, au FMI.

"La Grèce est un pays souverain"

"La Grèce est un pays souverain. Ce n'est pas à Mme Merkel de décider si nous allons avancer vers un référendum ou non. Mme Merkel doit comprendre qu'elle est un partenaire comme les autres (...) dans une eurozone sans locataire ni propriétaire", affirme-t-il avantd e rendre à Berlin demain mardi.

Vidéo l'Humanité.fr: "Mme Merkel n'est pas la propriétaire de l'Europe"

 

Les législatives devront sanctionner le plan d'austérité imposé à la Grèce par l'Union européenne, le FMI et la BCE. "Il n'y a rien à négocier dans le mémorandum. On ne négocie pas avec l'enfer. Ce qu'il s'agit de rediscuter, ce n'est pas le mémorandum, mais la dette publique.", a-t-il fait valoir.

Quant à François Hollande, qu'Alexis Tsipras souhaitait rencontrer, le leader de Syriza explique "comprendre qu'il ne veuille rencontrer que des chefs de gouvernement". Mais, prévient-il, "François Hollande ne pourra renier facilement ses promesses, sinon il deviendra Hollandreou", reprenant ainsi le jeu de mot de Jean-Luc Mélenchon durant la campagne présidentielle. "François Hollande doit comprendre qu'il lui faudra répondre à des questions cruciales. Si le peuple français a envoyé Nicolas Sarkozy en vacances au Maroc, c'est pour faire une autre politique que celle de Nicolas Sarkozy?"

Vidéo de l'Humanité.fr: Alexis Tsipras et les promesses de François Hollande

 

  • A lire:

Le Front de gauche rassemble pour la Grèce

Grèce: gouvernement technique, acte II

Tous nos articles consacrés à la Grèce et Syriza

Stéphane Guérard

Voir les commentaires

Le gouvernement québécois réclame des amendes contre les étudiants grévistes

18 Mai 2012, 21:25pm

Publié par PCF Villepinte

Manifestation contre la "loi spéciale"à Montréal, le 17 mai.

 - le 18 Mai 2012

 

 

Voilà trois mois que les étudiants québécois sont en grève. Leur principale revendication ? Supprimer une forte augmentation des droits de scolarité prévue par le gouvernement. Dans l’espoir de casser ce mouvement de contestation, un projet de "loi spéciale" est actuellement débattu au parlement. Il prévoit de sanctionner les grévistes par de lourdes amendes.

Depuis mi-février, les jeunes sont nombreux à s’ériger contre la politique libérale menée par le premier ministre Jean Charest dans le secteur de l’enseignement supérieur. Son gouvernement entend amplifier la facture à l’entrée des universités. L’addition s’avère salée pour les futurs étudiants. En sept ans, ils devraient payer 1780 dollars de plus que le prix fixé aujourd’hui, soit une augmentation de 82%

.

Face à la grogne estudiantine, le pouvoir en place fait la sourde oreille. Sa dernière trouvaille : faire voter une loi pour punir les récalcitrants et mettre un terme à ce mouvement de grève massif. En cas d’adoption, cette mesure serait un coup de rabot sévère sur le droit de grève et la liberté de manifester des jeunes québécois. Si elle était appliquée, les organisateurs de ce mouvement encourraient entre 1000 et 125 000 dollars d’amende. Le seuil maximal fixé à l’encontre d’une personne seule jugée coupable d’avoir entravé l’accès à un collège ou une université serait de 5000 dollars. Pour les associations étudiantes organisatrices de manifestations, les enchères s’envoleraient et s’échelonneraient entre 25000 et 125000 dollars. Si les « heureux élus » étaient récidivistes, ils devraient même s’acquitter du double de ce montant exorbitant.

Des milliers de personnes sont descendues dans les rues de Montréal mercredi soir pour dénoncer la décision du premier ministre Jean Charest de déposer une loi spéciale pour mettre fin au conflit étudiant.

Une vague d’opposition déferle contre ce projet de loi

Présenté devant le parlement jeudi soir, ce projet de "loi spéciale" a provoqué un tollé de la part des députés de l’opposition. Figure de proue de cet emballement, la dirigeante du Parti Québécois Pauline Marois n’a pas caché sa colère et son émotion. « Je veux que le premier ministre rencontre les étudiants aujourd’hui » s’est elle emportée, et de rajouter « Il faut dialoguer, sans passer par une loi spéciale-matraque ».

Alors que le projet de loi est actuellement étudié dans la chambre des députés, les réactions se multiplient. Relativement en marge du conflit, les professeurs chercheurs se prononcent globalement contre cette mesure. D’après la Fédération québécoise des professeures et professeurs d'université  l’adoption d’un tel texte « ne fera qu'envenimer la situation ».

Même son de cloche du côté des représentants étudiants offusqués par l’entêtement du gouvernement. Gabriel Nadeau-Dubois, président de la CLASSE, le syndicat le plus radical, juge ce projet de loi spéciale "anticonstitutionnel" et  invite ses homologues à résister et se lancer dans la « désobéissance civile ». Un appel qui sera certainement entendu par bon nombres de jeunes québécois. Avec 220 000 grévistes dans la rue le 22 mars dernier et un mouvement qui tient bon, la province canadienne fait face au plus long conflit étudiant de son histoire. Les mesures coercitives et l’indifférence ne peuvent plus être les seules réponses données par le pouvoir en place.

 

 

  • À lire :

Droits d’entrée à l’université : le Québec voit rouge
Témoignage : "Je me bats pour un idéal social au Québec"
Québec: les étudiants tiennent bon face à la hausse des frais de scolarité

Anthony Tejero

Voir les commentaires

Pour une alternative à l'austérité : solidaires du peuple grec - Meeting avec Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon et Alexis Tsipras

18 Mai 2012, 06:17am

Publié par PCF Villepinte

 
 
21 Mai18:30
 
 

Pour une alternative à l'austérité

Meeting de solidarité avec le peuple grec

lundi 21 mai à 18h30

Assemblée nationale, place Édouard Herriot

en présence de Pierre Laurent, Alexis Tsipras et Jean-Luc Mélenchon

 

Face à la crise et contre l'austérité, un mouvement profond pour le changement se lève en Europe.

Partout, des mouvements d'ampleur se lèvent face à l'échec des politiques d'austérité, leurs cortèges de mesures injustes et le déni démocratique de leur mise en oeuvre. Partout les peuples sanctionnent les gouvernements qui les défendent. Partout les forces de gauche anti-austérité progressent.

En France, le score du Front de gauche est un message d'espoir pour l'émergence d'une alternative et a amplement participé à briser le couple infernal Sarkozy-Merkel. Ce message peut s'amplifier aux législatives le 10 juin prochain. En Grèce, Syriza, la coalition de la gauche radicale emmenée par Alexis Tsipras, est devenue la première force à gauche à quelques points des conservateurs aux dernières législatives.

Les élections en France et en Grèce mettent tous les libéraux en difficulté. Les discours changent, des brèches sont ouvertes et les grandes manœuvres ont commencé pour les refermer.

Au lendemain de la rencontre entre François Hollande et Angela Merkel, à quelques jours du sommet européen du 23 mai, les jours qui viennent s'annoncent décisifs pour l'avenir de l'Europe.

Le moment est venu de renforcer nos solidarités, nos convergences pour un Front européen contre l'austérité : pour la remise en cause du traité Merkozy, la fin des attaques contre les droits du travail, l'arrêt des coupes budgétaires dans les services publics et les aides sociales... La remise en cause du rôle de la Banque centrale européenne, qui a fait plus de 1000 milliards de cadeaux aux banques et qui refuse toujours d'aider les Etats en difficulté.

Pour une Europe sociale, démocratique, écologique et solidaire, nous ne lâcherons rien !

Rendez-vous lundi 21 mai à 18h30, place Edouard Herriot devant l'Assemblée nationale.

Ce meeting fera suite à une conférence de presse commune de Pierre Laurent, Alexis Tsipras, Jean-Luc Mélenchon et des responsables du Front de gauche,  à 15h00 à l'Assemblé nationale. En présence aussi de Roland Muzeau et des député-e-s Front de gauche.
 
Interviendront au meeting : Alexis Tsipras, dirigeant de la coalition de gauche Syriza qui vient de réaliser une percée exceptionnelle aux législatives en Grèce, Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de gauche et Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et Président du Parti de la gauche européenne (PGE)
 

Voir les commentaires

Le Front de gauche accueillera lundi 21 mai Alexis Tsipras (Syriza) en France (Pierre Laurent)

17 Mai 2012, 06:21am

Publié par PCF Villepinte

Mots clés : grèce, pétition solidarité avec la grèce, syriza, alexis tsipras,
 

 

 

Au lendemain de la rencontre entre François Hollande et Angela Merkel, à quelques jours du sommet européen du 23 mai, les jours qui viennent s'annoncent décisifs pour l'avenir de l'Europe.
Après les résultats électoraux en France, en Grèce et en Allemagne, des millions d'européens attendent une renégociation sérieuse du pacte Sarkozy/Merkel.
Pour répondre aux attentes, elle doit compter un abandon des politiques d'austérité qui plombent la croissance et la justice sociale, un rôle nouveau de la banque centrale européenne au service d'un développement solidaire, une émancipation de la tutelle des marchés financiers.

Lundi 21 mai, sous l'égide du Parti de la Gauche Européenne, le Front de gauche aura le plaisir d'accueillir en France Alexis Tsipras, Président du Groupe Syriza au Parlement grec.
Ensemble, nous rendrons publiques nos propositions pour une réorientation sociale, écologique et démocratique de l'Europe et lancerons un appel à l'unité de toutes les forces disponibles pour agir en ce sens en Europe dans ce moment crucial.

A 18h 30, un rassemblement public se tiendra devant l'Assemblée nationale, Place Edouard Hériot.

Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF et Président du PGE,

Voir les commentaires

Les Grecs voteront à nouveau en juin

16 Mai 2012, 06:50am

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 15 Mai 2012

 

 

Et déjà les banquiers s’affolent. La nouvelle est prise comme un coup de tonnerre. A gauche toutefois, ces législatives de juin ouvrent la porte au premier vrai gouvernement anti-austérité d’Europe.

Le dirigeant "socialiste" du Pasok et ex-ministre des Finances Evangélos Vénizélos a le premier annoncé ce qu’il prend pour un échec, à l'issue d'une réunion "de la dernière chance" convoquée par le chef de l'Etat et les dirigeants des cinq premiers partis. "Nous allons hélas de nouveau vers des élections, dans quelques jours, sous de très mauvaises conditions".
Pour les partis assujettis à la troïka (FMI - Union Européenne, c’est certain que les conditions sont mauvaises. Le peuple grec ne veux plus de l’austérité et se porte massivement vers la gauche. Alexis Tsipras, de Syriza, est le mieux placé pour devenir le prochain Premier ministre, à la tête d’une coalition anti-austérité.

La pression des marchés

La position à gauche reste très complexe. L’Union Européenne, à force de mettre la pression sur la Grèce et de menacer de sortir le pays de l’Euro, fait paniquer la Bourse. La Grèce est même accusée de la chute des cours du pétrole ce mardi après-midi… Dans cette tourmente, la gauche antilibérale grecque reste ferme : « Nous sommes pro-euro mais contre les mesures d’austérité » assure encore Alexis Tsipras dans un long entretien accordé à l’Humanité Dimanche.
Une position qui reste inconciliable avec le KKE, qui veut sortir de l’Europe et rejette la révolution par les urnes. Donc même si Syriza gagne l’élection, ce qu’augurent les derniers sondages qui lui accordent 25 % des suffrages, la constitution d’une majorité s’annonce à nouveau difficile. Mais tous les membres du Parti de la gauche européenne le regarde avec un certain espoir.

Voir les commentaires

Législatives en Algérie : large victoire du FLN

13 Mai 2012, 05:48am

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 12 Mai 2012

 

Mots clés : algérie, femmes, abstention
 

 

 

Les élections législatives en Algérie ont été largement remportées par l'alliance présidentielle. Les islamistes connaissent eux un important revers, une première depuis le début du Printemps arabe. Les femmes entrent enfin en nombre à l'assemblée, leur représentativité au parlement passe de 7 à 31 %.

Ces sept derniers mois, les partis islamistes ont accédé au pouvoir par la voie des urnes après avoir remporté les élections en Tunisie, pays ayant initié en janvier 2011 le Printemps arabe, puis au Maroc et en Égypte. Mais en Algérie, le Front de Libération Nationale (FLN, parti présidentiel) a largement gagné le scrutin avec 220 sièges sur 462, tandis que son allié le Rassemblement national démocratique (RND) du Premier ministre Ahmed Ouyahia a décroché la seconde place avec 68 sièges.

Ces deux partis, membres d'une Alliance présidentielle depuis 2004, remportent donc la majorité absolue de la nouvelle assemblée, selon des résultats officiels encore provisoires, alors qu'ils avaient dû pour cela s'allier dans l'assemblée sortante aux islamistes du Mouvement de la Société pour la Paix (MSP). Ce dernier avait quitté ce groupement en janvier pour former l'Alliance de l'Algérie Verte (AVV) avec deux autres formations islamistes Al-Islah (Réforme) et Ennhada (Renaissance), qui n'a remporté que 48 sièges lors du scrutin de jeudi. L'ensemble de six des sept formations islamistes en lice, dont l'AVV, totalisent 59 sièges, au lieu de 66 comme initialement annoncé.

L'AVV a dénoncé dans un communiqué, avant l'annonce des résultats par le ministre de l'Intérieur Daho Ould Kablia, "une grande manipulation" du scrutin et une "exagération illogique" des chiffres rendus publics "en faveur des partis de l'administration". Cette "pratique" risque d'"expose(r) le peuple à des dangers dont nous n'assumons pas la responsabilité", a ajouté l'AVV, qui a l'intention de déposer des recours auprès du Conseil Constitutionnel.

Le taux de participation a été dans le pays de 42,36% contre 35,67% en 2007. En tout, la nouvelle assemblée comprend 26 partis politiques et 19 députés indépendants, contre 21 partis et 33 indépendants dans la précédente, qui était moins nombreuse avec 389 élus.

  • A gauche

Le Front des Forces Socialistes (FFS) du leader historique Hocine Aït Ahmed a remporté 21 sièges, surtout en Kabylie, talonné par le Parti des Travailleurs (PT, extrême gauche) avec 20 sièges. Le FFS avait pourtant boycotté la vie électorale pendant plus de dix ans tandis que son rival en Kabylie, le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) a, lui, boycotté le scrutin. C'est d'ailleurs le FFS qui s'est taillé la part du lion dans la région contestataire de l'est. Mais avec le taux le plus faible de participation, moins de 20%.

  • Près d'un tiers de femmes

Autre fait notable, la nouvelle assemblée comptera 145 femmes contre 30 dans la précédente. Cent quarante-cinq femmes ont été élues aux élections législatives tenues jeudi, à la faveur d'une loi votée en novembre 2011 sur leur représentativité au parlement, passant ainsi de 7% au sein de l'assemblée sortante à 31,39% dans la nouvelle chambre. Les candidates aux législatives ont bénéficié d'une réforme présidentielle imposant aux partis un quota féminin de 20 à 50% des sièges sur leur liste sous peine d'être éliminés du scrutin. Cette loi avait suscité de vives polémiques de la part de députés hommes qui la considérait injuste envers eux.
Jeudi, 7.700 femmes se sont présentées sur 24.916 candidats pour briguer une partie des 462 sièges de la future Assemblée.

Voir les commentaires

Grèce: Syriza ne suit pas le Pasok dans un gouvernement pro-austérité

12 Mai 2012, 05:46am

Publié par PCF Villepinte

Evengélos Vénizélos, leader du Pasok

 - le 11 Mai 2012

 

 

 

Le Pasok a échoué ce vendredi soir dans sa tentative de dégager une coalition de gouvernement issue des législatives de dimanche dernier. Syriza a refusé de s'allier au parti social-démocrate et à la droite de Nouvelle Démocratie, tous deux tenants de l'austérité voulue par le FMI et l'Union européenne.

Alexis Tsipras a expliqué le choix de son parti: "Ce n'est pas le Syriza qui renonce", mais "le verdict du peuple grec". Le leader de cette coalition de gauche dénonce "une ligne commune de trois partis qui demandent l'application du memorandum". Or, Syriza rejette justement cet accord d'austérité signé entre la Grèce et ses partenaires européens, responsable du chômage en forte hausse et de la misère sociale qui s'est abattue sur le pays.

Les trois partis arrivés en tête de l'élection, la Nouvelle Démocratie, Syriza et le Pasok, ont tous trois échoué à former un gouvernement de coalition. Le président de la République Carolos Papoulias doit convoquer une réunion de l'ensemble des partis pour tenter de mettre sur pied une majorité de gouvernement. SInon, de nouvelles législatives devraient être organisées.

  • A lire:

Grèce: Syriza passe la main au Pasok

Grèce: besoin d'un front commun contre l'austérité "Merkozy"

Syriza: "Il faut une alliance de gauche, anti-austérité"

S.G.

Voir les commentaires

Grèce : une vague rouge roule sur la Vouli

7 Mai 2012, 11:07am

Publié par PCF Villepinte

 - le 6 Mai 2012

 

 

Athènes, envoyé spécial. Les résultats, en Grèce, donnent le parti Nouvelle Démocratie en tête, mais avec le score le plus faible de son histoire. Le Pasok – social-démocrate – s’effondre. Les néonazis font leur entrée au Parlement. La gauche, qui a toujours combattu l’austérité et les politiques des mémorandums, progresse fortement, et plus particulièrement Syriza, la coalition de gauche dont la principale composante, Synaspismos, est membre du PGE. C’est un signal fort que les électeurs ont envoyé aux partis. Seront-ils entendus ?

Vendredi soir, lors du dernier meeting de campagne du Pasok, le parti arrivé en tête des élections en octobre 2009, le leader, Evangelos Venizelos, voulait y croire. Croire que son parti n’allait pas s’effondrer, que les urnes ne sanctionneraient pas la politique menée présentée comme « la seule » possible, croire, aussi, que l'élection de François Hollande aurait des répercussions sur le Pasok – le PS et le Pasok sont membres de l’Internationale socialiste. Il n’en fut rien.

Au soir du scrutin en Grèce, il est évident que le parti social-démocrate grec s’est effondré. Alors qu’il se partageait, depuis la chute des colonels, en 1974, le pouvoir avec Nouvelle Démocratie (ND, droite), qu’ils recueillaient à eux deux jusqu’à 80% des voix, ils peinent à atteindre 40%.

Dès vendredi soir, pourtant, quelques signaux donnaient la tendance. « Oui, il y a malheureusement plus de journalistes que de militants sur la place Syntagma », reconnaissait une candidate distribuant ses tracts. A la question : « allez-vous voter pour le Pasok ? », une jeune femme répondait : « Non, surtout pas ! Je suis là pour aider le député car il est le père de mon ami ».

C’est effectivement la fin d’un système politique que les Grecs ont demandé : celui des petits arrangements entre amis dont les élections et les campagnes précédentes représentaient, en quelque sorte, le concentré.

C’est surtout la fin de l’austérité appliquée depuis plus 2 ans et demi qu’ils ont revendiquée. Depuis que la Grèce a pris connaissance de la réalité des comptes publics en octobre 2009, qu’elle a subi les attaques des marchés, et plus encore depuis qu’elle a fait appel à la troïka (BCE, Commission, FMI) en mai 2010, les coupes budgétaires, baisses des pensions, des salaires, des minimas sociaux, hausse des impôts et des taxes, privatisation se multiplient. Tous les partis qui se sont exprimés pour cette politique essuient une sérieuse déculottée : ND et le Pasok en tête, ainsi que le Laos (extrême-droite). Ces trois partis ont participé au gouvernement d’union nationale mis en place en novembre 2011. ND obtient ainsi – à l’heure où nous écrivons ces lignes – 20,31% (33,47% en 2009), le Pasok 14,11% (43,92% en 2009), et le Laos 2,89% (5,63% en 2009). Le Laos ne devrait donc pas faire son entrée au Parlement car il ne franchit pas la barre des 3% nécessaire.

Les néo-nazis de Chryssi Avghi obtiennent, eux, des sièges au parlement. Ils auraient recueilli 6,81% des voix. « Tous ceux qui ont voté Chryssi Avghi ne sont pas des fascistes. Ce sont des gens qui voulaient exprimer leur rage ; c’est un vote anti-système. Beaucoup vont réaliser que Chryssi Avghi est un parti néofasciste » explique à l’Humanité Panagiotis Sotiris, professeur à l’université d’Egée. Autre vote qui frise avec le refus du système et repose sur un moteur nationaliste : celui pour les Grecs indépendants. Ce parti, scission de ND, recueille 10,31% des suffrages selon les premières données du Ministère de l’Intérieur.

Dans ces conditions, la vraie victoire est celle de la gauche dans son ensemble. Le KKE, qui recueille 8,4% des voix, progresse de près d’un point par rapport à 2009 (7,54%). La Gauche démocratique, scission de Synaspimos en 2010, recueille 6% des voix. Quant à Syriza, la coalition de gauche dont la principale composante est Synaspismos, il triple son score de 2009 passant de 4,6% à 15,8%. Une formation anticapistaliste, Andarsia, n’entrera pas mais progresse. Une vague rouge roule sur la Vouli. Elle n’est toutefois pas suffisante pour que la gauche puisse gouverner.

Pour Panagiotis Sotiris, ces élections sont « un désastre pour le Pasok. Cette augmentation de la gauche est importante. Le message est qu’il n’est pas pas possible de continuer sur cette voie. »

Ce message, il semble qu’il peine à arriver aux oreilles des dirigeants des partis de gouvernement. Ainsi, le leader de la droite gouvernementale Antonis Samaras, arrivé en tête des élections législatives en Grèce, a proposé la formation « d’un gouvernement de salut national » pour permettre le maintien de la Grèce dans l’euro. Evangelos Venizelos, le chef du Pasok qui a enregistré une défaite historique, a appelé à la formation d’un « gouvernement d’union nationale pro-européen » pour sortir le pays de l’impasse. Ce ministre des Finances de l’équipe sortante qui a négocié avec UE et FMI un deuxième plan de sauvetage du pays, a certes reconnu qu’une telle tâche serait « difficile », au vu du séisme électoral en Grèce. Mais « le changement radical de la scène politique ne signifie pas la fin de la crise, la crise est en pleine évolution », a-t-il souligné. Il a oublié d’ajouter qu’une crise politique profonde pourrait être la conséquence de ces résultats… eux-mêmes pervertis par un système électoral qui favorise le parti arrivé en tête, quelque soit sa réelle implantation politique. Car tout gouvernement qui maintiendrait la politique d’austérité renierait profondément les signaux envoyés par les électeurs. En Grèce, derrière la joie liée aux résultats, l’inquiétude reste de mise.

  • A lire:

Grèce: les partis en place

Grèce: de l'austérité aux élections, la Grèce face à ses divisions

Tous nos articles consacrés à la Grèce

Fabien Perrier

Voir les commentaires

<< < 10 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 > >>