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internationalisme

Crise alimentaire - Comment Wall Street affame le monde

21 Février 2011, 19:19pm

Publié par PCF Villepinte

Copier sur le blog de Canaille le Rouge. LA BULLE ALIMENTAIRE
C'est en anglais mais très bien sous-titré.planisphere_complet.jpg

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Libye: la révolte s'étend malgré une répression féroce

21 Février 2011, 06:40am

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 20 Février 2011

 

Au moins 173 personnes ont été tuées en Libye depuis le début de la contestation mardi selon Human Rights Watch (HRW), alors que le mouvement de révolte contre le colonel Mouammar Kadhafi, au pouvoir depuis bientôt 42 ans, commençait dimanche à toucher Tripoli. La plupart des victimes ont été tuées à Benghazi, deuxième ville du pays à 1.000 km à l'est de Tripoli, mais selon des témoins joints par l'AFP, des heurts sanglants ont éclaté samedi à Musratha, à 200 km à l'est de la capitale.

Bastion de l'opposition, Benghazi est devenu le théâtre de "massacres", a affirmé Fathi Terbeel, un des organisateurs des manifestations, sur la chaîne Al-Jazira. "Cela ressemble à une zone de guerre ouverte entre les manifestants et les forces de sécurité". Dans la capitale libyenne, la tension était perceptible dimanche. Des dizaines d'avocats ont participé à un sit-in de protestation contre la répression devant le tribunal, selon des témoins et des sites d'opposition. Ils ont été cernés par des policiers alors que journalistes et passants étaient tenus à l'écart. De nombreux habitants faisaient des courses pour constituer des réserves alimentaires tandis que des commerçants vidaient leurs boutiques, de crainte de manifestations à venir.

Des membres des comités révolutionnaires en civil patrouillaient les rues de Tripoli, très peu animées, à bord de voitures parfois sans plaques d'immatriculation, selon d'autres témoins. Des affrontements ont eu lieu par ailleurs dimanche à Zaouia, à 60 km à l'ouest de Tripoli, de mêmes sources. Selon le directeur du bureau de HRW à Londres, Tom Porteous, "au moins 173" personnes ont été tuées depuis mardi. Ce décompte est basé sur des sources hospitalières dans l'est de la Libye, dans quatre villes dont Benghazi, a-t-il ajouté, précisant qu'il s'agissait d'un chiffre incomplet en raison des difficultés de communications.

Selon un décompte de l'AFP établi à partir de différentes sources libyennes, le bilan de la contestation contre le régime du colonel Kadhafi s'élevait à au moins 77 morts, pour la plupart à Benghazi. Dans cette ville, des milliers de personnes manifestaient dimanche devant un tribunal, a indiqué à l'AFP Mohammed Mughrabi, un avocat. Les services de sécurité, cités par l'agence officielle Jana, ont indiqué qu'une tentative de prise d'assaut d'une caserne se poursuivait à Benghazi dimanche, faisant des morts et des blessés parmi les assaillants ainsi que parmi les militaires.

  • Le colonel Kadhafi toujours silencieux

"Il semble que le leader libyen ait ordonné à ses forces de sécurité de mettre fin à tout prix aux manifestations, et que les Libyens soient en train de payer ce prix de leur vie", a dénoncé Amnesty International. Le colonel Kadhafi n'a toujours pas fait de déclaration officielle depuis le début du mouvement. Mais il mène une répression féroce. Les autorités ont ainsi annoncé avoir arrêté des dizaines de ressortissants arabes appartenant à un "réseau" ayant pour mission de déstabiliser le pays, selon Jana. En outre, un haut responsable libyen a déclaré dimanche à l'AFP qu'un "groupe d'extrémistes islamistes" retenait en otage des membres des forces de l'ordre et des citoyens à Al-Baïda, dans l'est du pays. Le groupe menaçait d'exécuter ses otages si les forces de l'ordre ne levaient pas le siège autour de lui.

Alors que le premier ministre libyen a expliqué ce dimanche soir que "la Libye a le droit de prendre toutes les mesures pour préserver son unité, la stabilité de son peuple, pour assurer la protection de ses richesses et préserver ses relations avec les autres pays", son représentant à la Ligue arabe a démissionné

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Les mouvements populaires dans le monde arabe (suite)

20 Février 2011, 07:21am

Publié par PCF Villepinte

La tension est très vive ce samedi entre cordon policier et manifestants dans le centre d'Alger.

Monde - le 19 Février 2011

 Le peuple arabe est en mouvement. Il exprime sa colère face aux pouvoirs corrompus de leurs pays.  En Algérie et au Yémen, en Libye et à Bahreïn le mouvement pour la liberté et contre la vie chère s’approfondit et s’élargit à une grande partie de la population. Ces mouvements sociaux et politiques font face à une répression sans merci de la part du pouvoir dans chacun des pays concernés. Les réponses qui leurs sont opposées vont des menaces d’interdiction de grèves, de tergiversations pour la libération de prisonniers politiques à la répression sanglante. Mais ces peuples résistent, recherchant  leur chemin vers la liberté et la justice sociale, ils continuent leur combat:

 

Tunisie: Le nouvel ambassadeur français à Tunis, appelé à "dégager"

 

 

Après plusieurs semaines de calme, Tunis a renoué samedi les rassemblements: environ 15.000 personnes ont défilé dans la capitale pour défendre la laïcité et 3.000 se sont rassemblées devant les grilles de l'ambassade de France.

Ces milliers de Tunisiens ont manifesté samedi devant l'ambassade de France à Tunis pour réclamer le départ de Boris Boillon,  pour "son manque de diplomatie" et "son agressivité" lors d'une rencontre jeudi avec la presse. Pour lire la suite+vidéo cliquez ici:

 

Algérie : Le centre d'Alger quadrillé par la police, un député gravement blessé

Des policiers algériens ont encerclé samedi environ un millier de protestataires qui tentaient de prendre part à une manifestation s'inspirant des mouvements de révolte qui secouent le monde arabe.

Des manifestants, qui scandaient "Algérie, libre et démocratique!", ont été réprimés par les forces de l'ordre à proximité de la place du 1er-Mai, où la marche de protestation devait débuter à 11h00. Ils ont été amenés ensuite dans la cour d'un ensemble d'immeubles résidentiels où ils ont été encerclés par des centaines de membres de forces de l'ordre. Lire la suite

 

Libye : Kadhafi confronté à une contestation sans précédent

Le dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi, au pouvoir depuis 40 ans, fait face à un mouvement de contestation sans précédent dans l'est du pays qui a d'ores et déjà fait plus de quarante morts et plusieurs blessés.

"Les forces spéciales qui sont loyales à Kadhafi se battent toujours désespérément pour prendre le contrôle et pour gagner du terrain et les gens se battent contre elles rue après rue", a raconté Mohammed, un habitant de Benghazi, la deuxième ville du pays. Lire la suite

 

Bahreïn : La police relève l'armée qui se retire des rues de Manama

Soldats et véhicules blindés ont quitté samedi la place de la Perle à Manama, la capitale de Bahreïn, quelques heures après un appel au dialogue lancé par le roi Hamad Ibn Issa al Khalifa.

L'opposition exigeant que l'armée retourne dans ses casernes avant d'envisager toute discussion avec le pouvoir, le prince héritier, le cheikh Salman ibn Hamad al Khalifa, a annoncé que les militaires avaient reçu l'ordre de regagner leurs casernements et que la police allait se charger du maintien de l'ordre. Lire la suite 

 

Mauritanie : manifestations contre le manque d'eau et la hausse des prix

Des manifestations contre le manque d'eau et la hausse des prix dans la ville mauritanienne de Vassala (sud-est), frontalière avec le Mali, ont été sévèrement réprimées hier par les forces de l'ordre, a affirmé aujourd'hui un parti d'opposition.

Dans cette ville moyenne, "des populations manifestant contre le manque d'eau et la hausse des prix ont fait face à la répression...Lire la suite

 

Yémen: un étudiant tué dans des heurts avec des partisans du régime

Un étudiant a été tué par balle et cinq autres ont été blessés dans des heurts samedi avec des partisans du régime autour de l'Université de Sanaa. Lire la suite

A lire aussi   Moyen-Orient: une répression made in France et Angleterre


A. S. avec les agences

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Le PCF condamne la répression brutale en Libye et au Bahrein

17 Février 2011, 22:51pm

Publié par PCF Villepinte

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La Chine, deuxième économie de la planète

15 Février 2011, 08:57am

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 14 Février 2011

 

Installé depuis 1968 au deuxième rang des puissances économiques mondiales derrière les Etats-Unis, le Japon a perdu sa place en 2010 au profit de la Chine. Pékin pourrait même détrôner Washington d'ici à 2025, selon des estimations de la Banque mondiale et de diverses institutions financières. 

Déjà observé sur un trimestre l'été dernier, le changement dans les rapports de force économique est entériné, Pékin ravissant le titre de deuxième économie mondiale à Tokyo avec un PIB annuel de 5878,6 milliards de dollars en 2010, contre 5474,2 milliards. Le Japon s'était hissé à cette place, devant l'Allemagne de l'Ouest, en 1968. L'écart reste important entre la Chine et la première économie mondiale, les Etats-Unis, dont le PIB a atteint 14.660 milliards de dollars l'an dernier. Mais les économistes estiment que la Chine pourrait dépasser les Etats-Unis d'ici à 2025.

Le ministre japonais délégué à la Politique économique et budgétaire a assuré ce matin qu'«en tant que nation voisine, nous saluons la progression rapide de l'économie chinoise. Cela peut structurer le développement de l'économie régionale». Il souhaite «améliorer les relations amicales entre le Japon et la Chine sur le plan économique.»

La Chine affiche depuis des années un taux de croissance approchant ou dépassant les 10%, son PIB ayant encore augmenté de 10,3% en termes réels 2010.

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L’Egypte au lendemain d’une grande victoire

13 Février 2011, 07:07am

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 12 Février 2011

 

 

 [HEURE PAR HEURE]
14h30-Le conseil suprême des forces armées égyptiennes a annoncé samedi à la télévision d'Etat que son objectif était de confier le pouvoir à un gouvernement civil et qu'il était lié par les traités internationaux de l'Egypte.

Par un communiqué lu à la télévision publique, l'armée charge également le gouvernement actuel d'expédier les affaires courantes en attendant la formation d'un nouveau cabinet gouvernemental.

Le conseil suprême précise que l'Egypte est toujours liée aux traités régionaux et internationaux signés par le passé, déclaration qui devrait rassurer Israël et les Etats-Unis.

L'Egypte est l'un des rares pays arabes à avoir conclu un traité de paix avec Israël, en 1979.

 

 

 

 

12h55- L'armée égyptienne a décidé d'alléger de quatre heures le couvre-feu en vigueur dans trois grandes villes dont Le Caire, a annoncé samedi la télévision d'Etat. "Le conseil suprême des forces armées: le couvre-feu de minuit à six heures", soit de 22H00 à 04H00 GMT, a indiqué la télévision dans un bandeau.

 
11h28-
 Manifestations de joie à Gaza. Quelque 2.000 étudiants palestiniens ont défilé samedi à Gaza pour célébrer la chute du régime du président égyptien Hosni Moubarak, pour la deuxième journée consécutive.
Les étudiants proches du mouvement islamiste Hamas ont défilé vers le siège du Conseil législatif dans la ville de Gaza. La foule a lancé des slogans saluant la "révolution" menée par le peuple égyptien tout en brandissant des drapeaux égyptiens et palestiniens.

9h30-
La presse égyptienne: qui affichait d'ordinaire un soutien sans faille à l'ex-président Hosni Moubarak, a salué la "Révolution des jeunes" qui ont "vaincu" le régime au terme d'une mobilisation sans faille. "Le peuple a fait tomber le régime", "les jeunes d'Egypte ont obligé Moubarak au départ", titrait en une Al-Ahram, poids lourd de la presse gouvernementale. Le quotidien va même jusqu'à saluer le site de socialisation Facebook qui a permis aux jeunes militants de relayer les appels à manifester. "La révolution de Facebook renverse Moubarak et...

 
8h10 :
L'armée égyptienne enlève les barricades et barbelés autour de la place Tahrir au Caire, épicentre de grand mouvement populaire qui a fait tomber Hosni Moubarak. Elle est aidée dans ses efforts par des civils qui nettoyaient la place. Ce début de normalisation a provoqué un débat parmi la foule. «Il y a plusieurs camps. Certains disent qu'il faut rester, d'autres disent qu'on a obtenu ce qu'on voulait et qu'il faut rentrer chez soi. D'autres encore disent qu'il faut partir, et que l'on pourra revenir si nécessaire», a expliqué un médecin travaillant dans les Emirats, revenu au Caire pour participer aux manifestations.

 

6h30 : Des milliers d'Egyptiens euphoriques étaient toujours rassemblés à l'aube sur la place Tahrir. Certains avaient la voix enrouée tellement ils avaient crié de joie après l'annonce du départ du président égyptiens. Un groupe de jeunes dansaient, arborant des drapeaux égyptiens et arrêtant les voitures pour féliciter les conducteurs. «Ô matin de la victoire», s'écriait l'un d'eux avec un grand sourire. Beaucoup ont passé toute la nuit éveillés à célébrer l'événement.

 

Patrick Le Hyaric: Pour l’Egypte, ni dictature douce, ni dictat impérialiste


 

 

 

Egypte: Hosni Moubarak a "dégagé"! La journée qui a fait tomber Hosni Moubarak


 

Après 18 jours d'une lutte acharnée menée par le peuple égyptien contre le régime ,  Hosni Moubarak est parti


 

A lire: Omar Souleimane, l'homme de l'ombre de Moubarak

A lire: Trois semaines de lutte: la chronologie des manifestations


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Algérie : échauffourées à la marche d'Alger (vidéo)

12 Février 2011, 19:12pm

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 12 Février 2011

Après la Tunisie et l'Egypte, tous les regards sont tournés samedi vers l'Algérie. L'opposition a appelé à une marche pacifique, interdite par les autorités. Des échauffourées entre forces de l'ordre et manifestants ont  eu lieu avant le départ du cortège à Alger.

2.000 manifestants se sont rassemblés dans la capitale algérienne. Ils ont réussi brièvement à forcer l'important dispositif des forces de l'ordre, qui les empêchaient de quitter la place du 1er Mai, avant de se retrouver à nouveau bloqués sur le chemin en direction de leur point d'arrivée, la place des Martyrs. Les manifestants crient "Algérie Libre" en arabe ou "Le régime dehors!". Parmi les manifestants se trouve Ali Belhadj, un des chefs du Front islamique du salut, un mouvement dissout en 1992.appelés à une marche interdite samedi à Alger pour "changer de système", parmi lesquels l'islamiste du FIS (dissous) Ali Belhadj, ont réussi brièvement à forcer l'important dispositif des forces de l'ordre avant de se retrouver à nouveau bloqués.

 Face à eux, une vingtaine de jeunes contre-manifestants criaient fort leur soutien au président Abdelaziz Bouteflika, criant "Bouteflika n'est pas Moubarak", en référence à la chute la veille du président égyptien Hosni Moubarak.

A Oran, la grande ville de l'ouest de l'Algérie où une manifestation a aussi été interdite par les autorités, un rassemblement a commencé sur la Place du 1er novembre et une dizaine d'interpellations ont déjà eu lieu, a rapporté un correspondant de l'AFP.

Les participants, au nombre de 400 à 500 personnes avant 11H00, comprenaient des artistes venus exprimer leur soutien et dénoncer la fragilité de leur statut. Vêtus de blanc en position de mime, deux d'entre eux, avec une croix rouge dessinée sur les lèvres, ont été interpellés.

Cette manifestation  avait été annoncée par la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) dès sa création le 21 janvier dans la foulée des émeutes meurtrières contre la cherté de la vie du début de l'année, qui ont fait cinq morts et quelque 800 blessés.

Les autorités ont pris des mesures draconiennes avec près de 30.000 policiers déployés dans la capitale sur le parcours prévu des marcheurs de la Place du 1er mai jusqu'à la Place des Martyrs, distante d'environ 4 km.

14 personnes ont été brièvement interpellées puis relâchées, affirment les autorités.

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Moubarak a démissionné : 2-0 pour la démocratie !

11 Février 2011, 23:18pm

Publié par PCF Villepinte

Moubarak a démissionné. Quelle joie ! C'est une formidable et remarquable victoire. Je veux rendre hommage au peuple égyptien, à l'extraordinaire détermination de sa jeunesse. Ils sont la fierté du monde. A leur côtés, nous seront vigilants pour que cette victoire ne soit pas confisquée et que la démission d'Hosni Moubarak ouvre vraiment la voie à la transition vers la démocratie. Décidément, nous vivons une année historique. La démocratie mène 2-0. Et le match ne fait que commencer!

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

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M.Fillon, la France va t-elle enfin reconnaître officiellement l’Etat de Palestine?

9 Février 2011, 21:14pm

Publié par PCF Villepinte

9 février 2011 35 vues Aucun commentaire Imprimer Imprimer Envoyer à un ami Envoyer à un ami

 

 

Lors de la séance de questions au Gouvernement, mercredi 9 février, j’ai demandé au Premier ministre François Fillon que la France fasse un geste fort envers le peuple palestinien : le moment est venu de reconnaître enfin officiellement l’existence de l’Etat palestinien.

Les négociations dans le cadre du processus de paix israélo-palestinien sont plus que jamais dans l’impasse. D’autres options diplomatiques doivent être utilisées et la France doit en être initiatrice.


François ASENSI – Député de Seine-Saint-Denis – Membre du groupe d’amitié France-Territoires palestiniens

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LE SORT DE MOUBARAK EST JETÉ

8 Février 2011, 16:44pm

Publié par PCF Villepinte

Réflexions du compañero Fidel

 

 

Le sort de Moubarak est jeté, et jusqu'à l’appui des États-Unis ne pourra pas sauver son gouvernement. Le peuple égyptien est intelligent ; il a, au cours de sa glorieuse histoire, laissé son empreinte dans la civilisation humaine. « Du haut de ces pyramides, quarante siècles vous contemplent », s’exclama, dit-on, Bonaparte à un moment d’exaltation où la révolution des Encyclopédistes le conduisit à cette extraordinaire rencontre de civilisations.

À la fin de la Deuxième Guerre mondiale, l’Égypte brilla sous la conduite d’Abdel Gamal Nasser. Lui, Jawaharlal Nehru, héritier du Mahatma Gandhi, Kwame Nkrumah et Ahmed Sékou Touré, deux leaders africains, Sukarno, président de l’Indonésie récemment libérée, créèrent le Mouvement des pays non alignés qui propulsa la lutte d’indépendance des colonies. Les peuples du Sud-Est asiatique et de l’Afrique du Nord, dont l’Égypte, l’Algérie, la Syrie, le Liban, la Palestine, le Sahara occidental, le Congo, l’Angola et le Mozambique, se battaient, avec le soutien de l’URSS et de la Chine, contre les métropoles française, anglaise, belge et portugaise que soutenaient les États-Unis

Cuba se joignit à ce mouvement en marche au triomphe de sa Révolution.

En 1956, la Grande-Bretagne, la France et Israël avaient attaqué par surprise l’Égypte qui avait nationalisé le canal de Suez, mais la solidarité audacieuse de l’URSS, qui menaça même de recourir à ses missiles stratégiques, paralysa les agresseurs.

Le décès précoce de Nasser, le 28 septembre 1970, fut une perte  irréparable pour l’Égypte.

Les USA n’ont pas cessé de conspirer contre le monde arabe qui concentre les plus grosses réserves de pétrole au monde.

Il est inutile de beaucoup argumenter. Il suffit de lire les dépêches de presse pour savoir ce qu’il se passera inévitablement.

Lisons-les.

28 janvier :

« (DPA). Plus de cent mille Égyptiens sont descendus aujourd’hui dans la rue pour protester contre le gouvernement du président Hosni Moubarak, bien que les manifestations soient interdites par les autorités…

« Les manifestants ont incendié des bureaux du Parti démocratique national (PDN), de Moubarak, et des postes de police, tandis qu’au centre du Caire, ils ont lancé des pierres contre la police qui tentait de les disperser par des gaz lacrymogènes et des balles de caoutchouc.

« Le président étasunien, Barack Obama, s’est réuni aujourd’hui avec une commission de spécialistes pour analyser la situation, tandis que le porte-parole de la Maison-Blanche, Robert Gibbs, a averti que les États-Unis réévalueraient en fonction des événements les aides se montant à des milliards qu’ils octroient à l’Égypte.

« Les Nations Unies ont aussi émis un message fort depuis Davos où le secrétaire général Ban Ki-moon se trouvait ce vendredi.

« (Reuters).- Le Président Mubarak  a ordonné le couvre-feu  en Egypt et le déploiement de troupes de l’armée, appuyées par des véhicules blindés au Caire et dans d’autres villes. Des confrontations violentes entre la police et des manifestants sont reportées.

 

 « Des forces de l’armée, appuyées par des véhicules blindés, se sont déployées vendredi au Caire et dans d’autres grandes villes égyptiennes pour faire cesser les protestations populaires qui exigent la démission du président Hosni Moubarak.

« Selon des sources médicales, 410 personnes ont été blessées à ce jour durant les protestations, tandis que la télévision publique a annoncé le couvre-feu dans toutes les villes.

« Les événements représentent un dilemme pour les États-Unis qui ont exprimé leur souhait de voir s’étendre la démocratie dans toute la région, bien que Moubarak ait été depuis de longues années un de leurs proches alliés et le bénéficiaire d’une très grosse aide militaire. »

 « (DPA).- Des milliers de Jordaniens ont protesté aujourd’hui dans tout le pays après les prières du vendredi,  pour demander la démission du Premier Ministre Samir Rifai, ainsi que des reformes politiques et économiques»

 

Au milieu de la catastrophe politique qui frappe le monde arabe, des dirigeants réunis en Suisse ont réfléchi sur les causes de ce phénomène dans un monde qui court même, selon certains, à un suicide collectif :

 

«Le modèle de croissance économique actuel, fondé sur la consommation et oublieux de ses impacts environnementaux, ne peut plus se maintenir pour beaucoup plus longtemps, car il en va de la survie de la planète, ont averti aujourd’hui à Davos plusieurs dirigeants politiques.

« "Le modèle actuel est un suicide collectif. Nous avons besoin d’une révolution dans la pensée et dans l’action. Les ressources naturelles sont toujours plus réduites",  a averti Ban Ki-moon au cours d’un débat du Forum économique mondial portant sur la façon de redéfinir une croissance durable.

« "Les changements climatiques nous indiquent que le vieux modèle est plus que jamais périmé", a insisté le responsable de l’ONU.

« Le secrétaire général a ajouté qu’en plus de ressources essentielles à la survie comme l’eau et les aliments, "une autre ressource nécessaire pour faire face aux changements climatiques est en train de s’épuiser : le temps". »

 29 janvier :

« Washington (AP). Le président Barack Obama a tenté l’impossible face à la crise égyptienne : séduire une population soulevée contre un régime autoritaire de trente ans, tout en assurant un allié clef de son soutien.

« Son allocution de quatre minutes, vendredi soir, a représenté une tentative prudente de maintenir un équilibre difficile : Obama avait tout à perdre en se prononçant soit pour les manifestants qui exigent la démission du président Hosni Moubarak soit pour le régime qui s’accroche au pouvoir avec violence.

« Obama… n’a pas demandé un changement de régime, mais il n’a pas dit non plus que l’annonce de Moubarak était insuffisante.

« Bien que ses paroles aient été les plus fortes qu’on ait écoutées ce jour-ci à Washington, il ne s’est pas écarté du scénario déjà écrit par sa secrétaire d’État, Hillary Clinton, et par son porte-parole, Robert Gibbs.

«(NTX).-  Selon un éditorial du journal The Washington Post, les États-Unis devraient user de toute leur influence, y compris le milliard de dollars et plus d’aide qu’ils fournissent chaque année à l’armée égyptienne, pour obtenir ce dernier résultat", autrement dit le départ de Moubarak.

« …Dans son allocution de vendredi soir, Obama a affirmé qu’il continuerait de travailler avec le président Moubarak et a regretté que celui-ci n’ait pas mentionné des élections éventuelles.

« Le journal a qualifié d’ "irréalistes" les positions d’Obama et du vice-président Joe Biden qui a déclaré à une radio qu’on ne pouvait pas taxer le président égyptien de dictateur et qu’il ne pensait pas qu’il devait démissionner.

«(AFP).- Les Organisations arabes étasuniennes, ont exhorté le gouvernement du Président Barack Obama à ne plus soutenir la dictature de Moubarak en Egypte»

«(ANSA).- Les USA se sont déclarés à nouveau  ¨préoccupés¨ par la violence en Egypte et a averti au gouvernement de Moubarak qu’il ne peut agir comme si rien ne s’était passé. Selon Fox News, il ne reste plus à Obama qu’une alternative mauvaise au sujet de l’Égypte.

 

« …il a averti le gouvernement du Caire qu’il ne peut recommencer à "battre les cartes" et continuer d’agir comme de si de rien n’était.

« La Maison-Blanche et le département d’État suivent de très près la situation en Égypte, l’un des principaux alliés de Washington dans le monde et bénéficiaire d’une aide civile et militaire se montant à environ 1,5 milliard de dollars par an.

« Les médias étasuniens couvrent très largement les troubles en Égypte et signalent que la situation peut se convertir, de quelque manière qu’elle se règle, en un casse-tête pour Washington.

« Selon Fox, si Moubarak tombait, les USA et leur autre principal allié au Moyen-Orient, Israël, pourraient se retrouver face à un gouvernement des Frères musulmans au Caire et voir l’Égypte prendre un virage anti-occidental.

« "Nous avons misé sur le mauvais cheval pendant cinquante ans",  a affirmé à Fox un ancien agent de la CIA, Michael Scheuer : "Penser que le peuple égyptien va oublier que nous avons soutenu des dictateurs pendant un demi-siècle est utopique", a-t-il ajouté.

«(AFP).- La communauté internationale a multiplié ses appels pour que le Président égyptien Hosni Moubarak introduise des réformes politiques et qu’il cesse la répression des manifestations contre son gouvernement, lesquelles se trouvent à son cinquième jour.

« Nicolás Sarkozy, Angela Merkel et David Cameron ont, pour leur part, demandé  samedi au président dans une déclaration conjointe d’ "entamer des changements" face aux "revendications légitimes" de son peuple et d’ "éviter à tout prix de recourir à la violence contre les civils".

« L’Iran a aussi appelé les autorités égyptienne à faire cas des revendications de la rue.

« Le roi Abdallah d’Arabie saoudite a estimé en revanche que les protestations constituaient "des attaques à la sécurité et à la stabilité" de l’Égypte, réalisées par des "infiltrés" au nom de la "liberté d’expression".

« Le monarque a téléphoné à Moubarak pour lui exprimer sa solidarité, a fait savoir l’agence officielle saoudite SPA.

31 janvier :

« (EFE) Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a exprimé aujourd’hui sa crainte que la situation en Égypte ne favorise l’accès des islamistes au pouvoir, cette inquiétude étant partagée, a-t-il dit, par des dirigeants avec lesquels il s’est entretenu ces derniers jours.

« …le Premier ministre a refusé de commenter des nouvelles divulguées par des médias locaux, comme quoi Israël a autorisé aujourd’hui l’Égypte à déployer des troupes dans le Sinaï pour la première fois en trente ans, ce qui serait une violation de l’accord de paix signé en 1979 entre les deux nations.

« La chancelière allemande a affirmé pour sa part, face aux critiques visant des puissances occidentales comme les USA et l’Allemagne qui ont maintenu des liens étroits avec des régimes totalitaires arabes : "Nous n’avons pas abandonné l’Égypte "

« Le processus de paix entre les Israéliens et les Palestiniens est paralysé depuis septembre, surtout parce qu’Israël refuse de freiner la construction de colonies juives dans le Territoire palestinien occupé.

« Jérusalem (EFE). Israël est favorable au maintien au pouvoir du président égyptien Hosni Moubarak que le chef de l’État israélien a soutenu aujourd’hui quand il a jugé qu’ "une oligarchie religieuse fanatique n’est pas mieux que le manque de démocratie".

« Les déclarations du chef d’État coïncident avec les pressions – diffusées par les médias locaux – qu’exerce Israël sur ses alliés occidentaux pour qu’ils ne critiquent pas autant le régime Moubarak que le peuple égyptien et l’opposition tentent de renverser.

« Selon des sources officieuses anonymes citées par le journal Haaretz, le ministère des affaires étrangères a adressé samedi un communiqué à ses ambassades aux USA, au Canada, en Chine, en Russie et dans plusieurs pays européens pour demander aux ambassadeurs d’insister devant les autorités locales sur l’importance que signifie la stabilité de l’Égypte pour Israël.

« D’après les observateurs israéliens, la chute de Moubarak pourrait mettre en danger les accords de Camp David signés entre l’Égypte et Israël en 1978 et le Traité de paix bilatéral de 1979, surtout si elle entraînait la montée au pouvoir des Frères musulmans, des islamistes qui jouissent d’une vaste assise sociale.

« Israël considère l’Égypte comme le garant de la paix à ses frontières sud et un soutien capital au blocus de la bande de Gaza et à l’isolement du mouvement islamiste palestinien Hamas.

« L’une des plus grandes craintes d’Israël est que la révolte égyptienne, qui se situe dans le sillage de celle de la Tunisie, touche aussi la Jordanie et affaiblisse le régime du roi Abdallah II, dont le pays est le seul  du monde arabe, avec l’Égypte, à avoir reconnu Israël.

«  La désignation récente du général Omar Suleiman comme vice-président égyptien et, donc, comme éventuelle successeur à la présidence, a été bienvenue en Israël qui a maintenu avec lui d’étroites relations de coopération en matière de défense.

« Mais l’orientation des protestations égyptiennes ne permet pas de juger comme un fait acquis que la continuité du régime est assurée ni qu’Israël pourra continuer de compter sur l’Égypte comme son principal allié dans la région. »

Comme on le voit, le monde fait face pour la première fois à trois problèmes simultanés : crises climatiques, crises alimentaires et crises politiques.

À quoi on peut ajouter d’autres graves dangers.

Les risques de guerres toujours plus destructives ne cessent pas.

Les dirigeants politiques feront-ils preuve d’assez de sérénité et d’équanimité pour leur faire face ?

Le sort de notre espèce en dépend.

 

 

Fidel Castro Ruz

Le 1er février 2011

19 h 15

 

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