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internationalisme

Le peuple Egyptien exige la chute du régime, le PCF appelle aux mobilisations

5 Février 2011, 07:00am

Publié par PCF Villepinte

 
Depuis la « Journée de la colère » du 25 janvier 2011 en Egypte contre la dictature et la pauvreté, un mouvement populaire sans précédent dans son histoire récente se développe partout dans le pays et touche désormais l'ensemble des couches sociales.
Malgré la censure, l'intimidation policière, les provocations, le couvre-feu et une répression sanglante, des millions de gens manifestent et tiennent la rue, exigeant la chute de Moubarak et de son régime. Ils réclament la liberté, la dignité et la justice sociale.
 
L'Egypte ne sera plus jamais la même car son peuple à relevé la tête et le défi du changement, bien décidé à ne plus accepter la soumission. Le soulèvement populaire ne se contentera pas de vagues promesses de transition" démocratique.
Plus que jamais, la paix passe par la réussite de la révolution démocratique en cours. 
 
Le PCF appelle au rassemblement devant l’ambassade d’Egypte, aujourd’hui, vendredi 4 février à partir de 14h, et à la plus large mobilisation lors de la grande manifestation demain, samedi 5 février à 14h30, place de la République à Paris.
 
Avec les Egyptiens, la communauté internationale doit dire halte à la répression et exiger la dissolution des milices para-militaires du régime !
 

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Vendredi: spécial Egypte dans L'Humanité

3 Février 2011, 23:10pm

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 3 Février 2011
 

"Avec l'Egypte en révolution": huit pages pour un tour complet de la crise égyptienne

A découvrir:

Les opposants préparent le "jour du départ", le reportage de notre envoyé spécial au Caire, avant la nouvelle journée de manifestation de l'opposition ce vendredi

"Moubarak est prêt à tuer des milliers d'Egyptiens": notre entretien avec l'écrivain égyptien Alaa ElAswany, l'auteur de L'Immeuble Yacoubian

Retour sur l'arrestation au Caire de l'envoyé spécial de L'Humanité dans la nuit de mercredi à jeudi

"De la conquête de l'indépendance à la soumission aux Etats-Unis",   un siècle d'histoire tourmentée

L'Egypte en chiffres, toutes les données sur le pays et ses habitants

"La Finance vote Moubarak", ou les ravages de l'ultralibéralisme en Egypte

"Faut-il avoir peur des Frères musulmans?": l'entretien éclairage de l'ancien ambassadeur et spécialiste du Moyen-Orient Eric Rouleau

 

Et aussi... Edouard Glissant, négritude, créolité, mondialité: notre hommage au poète décédé jeudi

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L’onde de choc

2 Février 2011, 06:54am

Publié par PCF Villepinte

 

Dictature, 
pauvreté, Palestine, les ingrédients 
de révolutions.

L’onde de choc de la liberté et de l’aspiration à la démocratisation et à la justice parcourt le monde arabe. De Tunisie, d’Égypte, d’Algérie, de Jordanie, du Yémen, les jeunesses, les travailleurs, les pauvres sortant des bidonvilles bravent, avec un admirable courage, des dirigeants autocrates, cupides, corrompus, accapareurs, exploiteurs, protégés par des polices armées de balles nord-américaines ou européennes.

En Tunisie et maintenant en Égypte, 
les peuples prennent conscience que leur unité 
et leur force sont supérieures à celle des régimes 
qui les ont dominés depuis tant d’années. Comme 
jadis dans les pays de l’Est, l’arsenal répressif, 
policier, judiciaire le plus puissant ne peut empêcher 
le renversement des régimes antidémocratiques, 
autoritaires et dictatoriaux. Nous souhaitons cependant que, à l’opposé des pays de l’Est, ce ne soit pas 
le capitalisme le plus débridé, avec de nouveaux oligarques tout aussi autoritaires, qui soit choisi. 
Derrière le prétexte 
d’une prétendue stabilité de cette partie 
de la planète, il y a 
la volonté de préserver coûte que coûte 
un ordre capitaliste qui tire sur les foules. L’intolérable islamisme intégriste 
leur sert de repoussoir et de justification, alors qu’il trouve son terreau dans une pauvreté qui condamne 
près de la moitié des Égyptiens à vivre avec moins
de deux dollars par jour, sous le joug de régimes autoritaires et militarisés.

La crise mondiale et la spéculation, qui renchérit anormalement les prix alimentaires, auront accéléré le déclenchement des révolutions. 
La stratégie de la peur développée par au moins deux régimes, à Tunis et au Caire, vient de se retourner 
contre ses dirigeants, qui ne devaient leur salut qu’à des élections truquées et à la complicité des États-Unis 
et des institutions européennes. Ces prétendues « démocraties » occidentales qui auront tout fait pour couvrir ces régimes. Elles n’empêcheront pas les peuples de faire l’histoire. Ceux-ci ne doivent pas non plus 
se laisser impressionner par l’oligarchie capitaliste qui vient, avec ses agences de notation, d’abaisser la note de la Tunisie. Plutôt une dictature protégeant le capital que la liberté, disent-elles. De même, le changement d’orientation de la diplomatie française envers le monde arabe, opéré par M. Sarkozy, se révèle extrêmement néfaste pour la France comme pour ces peuples amis. 
Les appels de M. Sarkozy à M. Moubarak pour 
qu’il améliore son régime ne sont qu’une duperie 
de plus. Comment croire que les mêmes dirigeants puissent faire aujourd’hui ce qu’ils refusent 
de faire depuis trois décennies ?

Les humiliations, les dominations, les guerres infligées aux Palestiniens ont leur part aussi dans les mouvements populaires arabes, qui n’en peuvent plus des silences et complicités de leurs gouvernants. Au cœur même de ces révolutions se joue un bras de fer pour sauver le capitalisme. Les États-Unis et les forces de l’argent y sont très actifs. Puissent ces peuples trouver par eux-mêmes, avec leurs organisations syndicales, démocratiques et progressistes, des voies originales 
de changement et d’émancipation comme l’expérimentent les peuples latino-américains.

L’onde de choc aura de multiples conséquences dans ces pays, mais aussi sur les politiques européenne et mondiale. Elle nous concerne très directement. Nous en sommes solidaires.

Patrick Le Hyaric

Plus de 3.000 personnes manifestent dans les rues de la capitale de Jordanie, Amman, pour réclamer des réformes et la démission du gouvernement. /Photo prise le 28 janvier 2011

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Tunisie (VIDEO)

1 Février 2011, 06:35am

Publié par PCF Villepinte

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Debout

31 Janvier 2011, 06:33am

Publié par PCF Villepinte

 

Ces jeunes et tous ceux qui se sont mis en mouvement refusent d’être, eh bien oui, des damnés de la terre.

republiqueLa Révolution française, selon les mots de Saint-Just, avait fait du bonheur une idée neuve en Europe. C’est la révolution même qui semble devenir une idée neuve dans le monde arabe dont les peuples et la jeunesse disent à des millions de voix qu’il faut que les choses changent. Hier en Égypte, au Caire, à Suez, à Alexandrie, des dizaines de milliers de manifestants ont bravé la police, les tirs de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc dans un pays coupé d’Internet et des réseaux de mobiles. Des journalistes ont été brièvement interpellés, dont des Français. On ignore le bilan de ces manifestations, le nombre des arrestations, des blessés. Au moins un manifestant  a été tué à Suez. Mais on retire de cette journée une certitude : le pouvoir en Égypte est sur la défensive. La censure et la répression ne sont jamais des preuves de force, mais au contraire des aveux de faiblesse.

Il faut que les choses changent, disent-ils, et d’abord que « dégagent » les despotes accrochés depuis des décennies au pouvoir avec leur clan et leur régime policier, rançonnant leur propre pays, ayant érigé la corruption et la spoliation en méthodes de gouvernement. Après la Tunisie, l’Égypte, le Yémen. Cela sans préjuger de ce qui peut encore se passer en Algérie ou au Maroc, où tout reste en suspens après les manifestations des dernières semaines et les sacrifices de ces jeunes gens qui, par dizaines, en martyrs et en héros, ont crié au monde leur révolte en s’immolant par le feu. Au monde, car qu’on ne s’y trompe pas, ce n’est pas seulement à leur régime que ces foules en marche s’adressent, mais bien à la communauté des hommes.

 Quel contraste, quand ceux qui s’autoproclament les maîtres du monde sont réunis entre eux dans le confort de Davos, où Nicolas Sarkozy a rejoué avec un succès tout relatif son numéro de grand régulateur. Quel contraste avec ces manifestations ! Mais précisément, ce qui se passe dans le monde arabe ne se passe pas sur une autre planète faite de palmiers et de pyramides à usage des agences de tourisme. Ces jeunes et tous ceux qui se sont mis en mouvement, avec Internet, avec les réseaux sociaux, avec leur colère, refusent tout simplement d’être, eh bien oui, des damnés de la terre et ils se sont mis debout.

Tunisie : la révolution de Jasmin

 

Que dit la France ? Certes, Michèle Alliot-Marie s’est gardée, cette fois, de proposer l’aide et l’expertise de nos forces de l’ordre à Hosni Moubarak, comme elle le fit avant la spectaculaire volte-face que l’on sait. Que fait la France ? Aux abonnés absents, semble-t-il, en attendant de déterminer le sens du vent. Aux États-Unis, Barack Obama affirme ne pas prendre parti, tout en rappelant que le président égyptien est « un partenaire important ». La réalité, c’est que les scénarios ne sont pas ceux qui ont été prévus. La « démocratie », oui, mais seulement comme un thème idéologique quand il en est besoin, car pour le reste, les gouvernements, la Bourse et les agences de notation s’accommodent fort bien des régimes policiers en place. On voit comment, du reste, ils tentent, mine de rien, de reprendre la main. La Tunisie devrait tout aux États-Unis, en liaison avec le chef de l’armée. En Égypte, l’Occident salue bruyamment le retour du fonctionnaire international Mohammed El Baradei, prêt à assurer « la transition », mais que la rue ne connaît pas. La rue, voilà bien le problème. Car, la leçon du monde arabe vaut pour le monde entier. Quelles que soient leurs souffrances, quelle que soit l’oppression, ce sont les peuples qui font l’histoire.

Maurice Ulrich

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Algérie: marche de l'opposition le 12 février

30 Janvier 2011, 07:51am

Publié par PCF Villepinte

Face à face entre manifestants anti-gouvernementaux et forces de l'ordre à Alger, le 22 janvier 2011

Monde - le 29 Janvier 2011

 

 

 

Une marche pour demander le "départ du système" a été fixée au 12 février à Alger par une Coordination nationale pour le changement et la démocratie, regroupant des organisations de la société civile et des partis d'opposition, a-t-on appris samedi auprès des organisateurs.

"La manifestation initialement prévue le 9 février aura finalement lieu le samedi 12 février, jour de repos hebdomadaire. Les travailleurs et les étudiant pourront ainsi y participer", a déclaré le président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme (LADDH) Musatapha Bouchachi.

Cette coordination, née le 21 janvier dans la foulée des émeutes du début janvier qui ont fait cinq morts et plus de 800 blessés, avait alors annoncé son intention d'organiser une marche autour du 9 février, date anniversaire de la proclamation de l'état d'urgence en Algérie.

Une commission préparatoire a été installée à l'issue d'une réunion vendredi des initiateurs de cette manifestation, a ajouté Me Bouchachi.

Outre la LADDH, cette coordination comprend des syndicats autonomes d'enseignants, des organisations estudiantines, des partis politiques, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD, opposition) notamment, et des représentants de la société civile.

"Nous réclamons un changement de régime", a déclaré de son côté à l'AFP le président du syndicat national autonome des personnels de l'administration publique (SNAPAP) Rachid Maalaoui, responsable de la commission préparatoire.

Ils revendiquent la levée de l'état d’urgence, instaurée il y a 19 ans, mais surtout "le départ du système". S'appuyant sur les exemples de Tunisie et d'Egypte, ils ont souhaité adopter le slogan "système dégage", mettant l'accent sur les revendications économiques et sociales, dont le chômage des jeunes (plus de 20% d'entre eux sans emploi) et la crise du logement, fréquemment à l'origine d'émeutes.

Me Bouchachi, a indiqué que l'itinéraire de la marche sera communiqué deux jours avant sa tenue.

La Coordination s'attend à ce que l'autorisation des autorités pour leur marche du 12 février soit refusée.

Samedi dernier, d'importantes forces de l'ordre avaient quadrillé les entrées de la capitale et le centre-ville pour empêcher une marche organisée par le RCD. Les militants de cette formation s'étaient retrouvés bloqués devant le siège du parti par des centaines de policiers.

Les manifestations de rue sont interdites à Alger depuis juin 2001 quand une marche en faveur de la Kabylie avait tourné à l'émeute faisant huit morts.

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ÉGYPTE: Moubarak décrète le couvre-feu (heure par heure)

28 Janvier 2011, 23:18pm

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 28 Janvier 2011

 

Une journée entre espoir et danger

S'inspirant de la "Révolution de jasmin" tunisienne qui a conduit à la fuite du président Ben Ali le 14 janvier dernier, les Egyptiens descendent quotidiennement dans la rue depuis mardi dans le cadre d'une contestation sans précédent contre le régime d’Hosni Moubarak.

21h-Des milliers d'Egyptiens ont bravé vendredi soir le couvre-feu imposé par Hosni Moubarak et, au terme d'une journée de contestation sans précédent, ont acclamé les soldats se déployant dans les rues de la capitale égyptienne.

Au Caire, à Alexandrie et à Suez, épicentre des manifestations ces quatre derniers jours, l'ordre donné par le raïs n'a eu aucun effet sur les manifestants qui se pressaient bien après la tombée de la nuit autour de véhicules blindés de l'armée, les acclamant, chantant l'hymne national et tentant de gagner les soldats à leur cause.

20h- Au moins cinq manifestants ont été tués aujourd'huii au Caire dans les rassemblements contre le régime de Hosni Moubarak, selon des sources médicales.
Les circonstances de leur décès demeuraient inconnues dans l'immédiat.
Les affrontements entre manifestants et forces de l'ordre ont également fait quelque 870 blessés, selon un précédent bilan communiqué de même source.

19h45-La France appelle à "la retenue" et "au dialogue" en Egypte, a déclaré ce soir la ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, faisant part de "sa vive préoccupation" face aux derniers événements.

19h30- Des manifestants ont fait irruption ce soir au siège de la télévision publique égyptienne, dans le centre du Caire, affirme un correspondant de la chaîne de télévision Al Arabia.
Cet incident, qui n'a pu être confirmé dans l'immédiat, s'est produit après l'entrée en vigueur du couvre-feu, décrété par Hosni Moubarak au terme d'une journée de contestation sans précédent depuis son accession au pouvoir, il y a trente ans.
Les programmes de la chaîne n'ont pas été interrompus.

19h-Tous les opérateurs de téléphonie mobile présents en Egypte "ont reçu l'ordre de suspendre leurs services dans certaines zones sélectionnées", a affirmé aujourd'hui dans un communiqué à Londres le géant britannique des télécommunications Vodafone.
"Conformément à la législation égyptienne, les autorités ont le droit de donner un tel ordre et nous devons nous y soumettre", a assuré Vodafone en précisant que l'injonction s'appliquait à "tous les opérateurs de téléphonie mobile en Egypte". "Les autorités égyptiennes doivent clarifier la situation en temps voulu", ajoute ce bref communiqué, sans autres précisions.
De son côté, le chef de la diplomatie américaine Hillary Clinton a appelé vendredi le gouvernement égyptien à mettre fin au blocage "sans précédent" des communications dans le pays, où se multiplient les manifestations hostiles au pouvoir en place.

18h45- Hosni Moubarak a élargi ce soir le couvre-feu à l'ensemble du pays, rapporte la télévision d'Etat.
Le couvre-feu décrété dans l'après-midi concernait initialement le Caire ainsi que dans les villes d'Alexandrie et de Suez, de 18h à 7h.
Il a été immédiatement enfreint par des manifestants au Caire, qui s'en sont pris au siège du parti au pouvoir, ainsi qu'à la télévision d'Etat et au ministère des Affaires étrangères.

18h30- La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a réclamé que le gouvernement égyptien engage "immédiatement" des "réformes économiques, politiques et sociales". "Nous demandons au gouvernement égyptien de faire tout ce qui est en son pouvoir pour réfréner les forces de l'ordre", a-t-elle déclaré lors d'un point de presse, soulignant que "la violence ne fera pas disparaître les doléances" qui s'expriment dans les protestations contre le régime du président Hosni Moubarak.
La chef de la diplomatie américaine, a aussi appelé le gouvernement égyptien à mettre fin au blocage "sans précédent" des communications dans le pays.

17h30- Après avoir été interdite aux manifestants, la place Tahrir au Caire est à nouveau assiégée par la foule.

16h45 -Des manifestants mettent le feu au siège du Parti national démocrate au pouvoir au Caire. Le bâtiment, qui donne sur le Nil, est en flammes, selon des images retransmises en direct par la télévision.

 

16h35- Un couvre-feu nocturne a été décrété vendredi par le président Hosni Moubarak, en sa qualité de chef des armées, dans les grandes villes d'Égypte - Le Caire, Alexandrie et Suez - après plusieurs jours de violentes manifestations antigouvernementales, rapporte la télévision nationale.

Ce couvre-feu sera en vigueur de 18 heures (17 heures, heure française) à 7 heures (6 heures, heure française) et l'armée a été chargée de prêter assistance si nécessaire aux forces de police. "Étant donné ce qui s'est passé en province, les émeutes, le désordre, les pillages, les destructions, les agressions et les incendies de biens publics et privés, notamment de banques et d'hôtels, le président Hosni Moubarak a décrété un couvre-feu en sa qualité de chef des armées", a précisé la télévision d'État

16h30-L'opposant Mohamed ElBaradei aurait été placé en résidence surveillée selon la châine de télévision qatarie Al Jazira. L'opposant à Hosni Moubarak, rentré jeudi soir en Egypte, avait pris part vendredi matin à la prière qui a lancé la manifestation.

15h-  Les manifestations contre le régime du président égyptien Hosni Moubarak s'étendaient à travers tout le Caire aujourd'hui en début d'après-midi, après la prière hebdomadaire du vendredi, au quatrième jour de la mobilisation.

Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue dans de nombreux quartiers du Caire, scandant "le peuple veut la chute du régime", alors que la police semblait totalement débordée et tentait de disperser les foules à l'aide de gaz lacrymogènes et de canons à eau.

Parties de plusieurs quartiers de la rive est du Nil, où se trouvent la plupart des bâtiments gouvernementaux, les manifestations ont également gagné de nombreux secteurs de la rive occidentale de la capitale où vivent quelque 20 millions de personnes. 

 

13h30-Des milliers de manifestants, qui réclament le départ du président Hosni Moubarak, ont convergé vendredi vers le centre du Caire et se sont rassemblés dans d'autres villes d'Egypte dont Suez, haut lieu des troubles des derniers jours. Et ce, alors qu'une mobilisation de grande ampleur contre le régime en cours est prévue en ce jour des prières à la mosquée. L'ambiance s'annonce électrique et les manifestants nombreux au premier jour du week-end dans le pays.

Les autorités prévoient une mobilisation de grande ampleur. En réponse, elles ont prévu de placer des policiers, mais aussi des "Baltaga". Ces hommes payés à la journée sont réputés pour être équipés de bâton et leur violence.

Déjà, tôt vendredi, la police a fait usage de gaz lacrymogènes contre les manifestants qui leur lançaient des pierres, à Suez. Cette ville a été le théâtre des manifestations les plus violentes cette semaine dans le pays.

Au Caire, des milliers de manifestants ont convergé vendredi vers le centre de ville et se sont rassemblés dans d'autres villes d'Egypte dont Suez, haut lieu des troubles des derniers jours, ont rapporté des journalistes de Reuters et une organisation d'opposition.

La police a fait usage de gaz lacrymogènes à Mansoura, dans le delta du Nil, dit un opposant. Un rassemblement était signalé en outre à Charkia, autre ville du delta. Des centaines de manifestants descendaient par ailleurs dans les rues de Suez.

Dans le quartier de la grande mosquée d'Al-Azhar, 2.000 personnes se sont rassemblées sous un pont autoroutier qui traverse le quartier alors que les forces de sécurité avaient bloqué les rues environnantes.

 

Les manifestants scandaient "le peuple veut la chute du régime", salués par de nombreux habitants qui regardaient sans manifester.

Ils ont lancé des pierres sur la police qui a répliqué en tirant des balles en caoutchouc.

La police a fait usage de gaz lacrymogènes et de balles caoutchoutées pour disperser plusieurs milliers de manifestants antirégime rassemblés après la prière du vendredi dans le centre d'Alexandrie, deuxième ville d'Egypte.

Des accrochages ont éclaté entre manifestants et policiers après que 4.000 à 5.000 personnes se sont rassemblées dans une mosquée proche de la gare routière de Raml.

Aussitôt la prière terminée, les fidèles ont "On ne veut pas de lui", faisant référence au président Hosni Moubarak. La police a tiré des coups de semonce avec des balles caoutchoutées et des gaz lacrymogènes pour disperser la foule qui ripostait par des jets de pierre.

L'opposant égyptien Mohamed ElBaradei a participé vendredi à la prière hebdomadaire avec 2.000 personnes sur une place publique du centre du Caire, avant de nouvelles manifestations contre le régime prévues à travers l'Egypte. Les fidèles ont fait la prière devant une grande mosquée du quartier de Guiza, et scandé "A bas Hosni Moubarak" aussitôt la prière terminée, au milieu d'un lourd dispositif de sécurité.

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Égypte : l'opposition appelle à une deuxième manifestation

26 Janvier 2011, 12:46pm

Publié par PCF Villepinte

Au Caire, hier, où la manifestation hostile au pouvoir a rassemblé 10 000 personnes

Monde - le 25 Janvier 2011

 

 

 

Le groupe de militants pro-démocratie, le "Mouvement du 6 avril", à l'initiative des manifestations de mardi qui ont fait quatre morts, a appelé à un deuxième jour de mobilisation, mercredi en Egypte.

Sur sa page Facebook, le groupe a appelé les Egyptiens à se rassembler sur la place principale du Caire, là où 10 000 personnes avaient déjà manifesté mardi, en scandant "Moubarak dégage, la Tunisie est la solution". "Tout le monde doit se rendre sur la place Tahrir pour s'en emparer de nouveau", a écrit le groupe sur sa page Facebook, réseau social utilisé, avec Twitter, pour organiser la mobilisation. "Continuant ce que nous avons commencé le 25 janvier, nous allons descendre dans la rue pour demander le droit de vivre, la liberté et la dignité", a par ailleurs affirmé le "Mouvement du 6 avril" dans un communiqué, en appelant à poursuivre la mobilisation "jusqu'à ce que les demandes du peuple égyptien soient satisfaites". Cet appel intervient seulement quelques heures après que les forces de l'ordre égyptiennes ont dispersé dans la nuit, avec de nombreux tirs de gaz lacrymogènes, les milliers de manifestants encore présents sur la place Tahrir, située dans le centre du Caire et proche de nombreux bâtiments officiels.

Trois manifestants et un policier sont décédés lors des manifestations

Les manifestations qui ont réuni au total quelque 15 000 personnes selon les chiffres officiels ont faits fait quatre morts. Trois manifestants sont décédés à Suez (nord de l’Egypte) après des heurts avec la police, et au Caire un policier a succombé après avoir été battu par des manifestants. Outre Le Caire, des défilés ont été organisés dans différentes villes de province, notamment à Alexandrie et Suez, malgré un dispositif policier massif. Ces manifestations anti-gouvernementales étaient les plus importantes depuis les émeutes de 1977 provoquées par une hausse du prix du pain.

Michèle Alliot-Marie tente de se racheter

La France déplore les morts lors de manifestations en Egypte, a déclaré mercredi à RTL la ministre des Affaires étrangères, en rappelant la politique française visant à appeler "à plus de démocratie dans tous les Etats". "Il ne s'agit pas pour la France de faire de l'ingérence" mais "nos principes sont des principes de respect de l'Etat de droit, de non-ingérence mais aussi d'appel à ce qu'il y ait toujours plus de démocratie et de liberté dans tous les Etats", a poursuivi la ministre.

Revenant sur sa proposition controversée d'aider les forces de police tunisiennes, Michèle Alliot-Marie a reconnu qu'elle s'était "peut-être mal exprimée". "J'ai été mal comprise", a-t-elle ajouté en assurant ne pas se sentir "affaiblie".

 

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Algérie : la police réprime une manifestation de l'opposition

23 Janvier 2011, 07:17am

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 22 Janvier 2011

 Un important dispositif policier était déployé samedi dans les rues d'Alger, où le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD, opposition) avait appelé à manifester pour obtenir la levée de l'état de siège en vigueur en Algérie depuis 2002, a-t-on constaté sur place. Une foule était massée devant le siège du RCD, où l'ambiance était très tendue.

Le défilé devait partir de la place du 1er Mai pour rejoindre le siège de l'Assemblée à Alger, mais a été empêché par les autorités, qui n'avaient pas autorisé le défilé, l'état de siège interdisant toute manifestation à Alger.

Sept policiers ont été blessés dans des heurts avec des partisans du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD, opposition) devant leur siège à Alger d'où devait partir un cortège pour une manifestation interdite par les autorités, a rapporté l'agence algérienne APS.

Saïd Sadi, président du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) qui avait appelé à la manifestation, a indiqué qu'"il y a eu plusieurs blessés et parmi eux, le chef du groupe parlementaire du RCD Othmane Amazouz, et de nombreuses arrestations" devant le siège de son parti où ses partisans avaient rendez-vous avant la marche prévue sur le Parlement.

Certains manifestants brandissant des drapeaux algériens mais aussi parfois les couleurs de la Tunisie criaient "Algérie démocratique" ou "le pouvoir, y'en a marre".

Peu après, un journaliste de l'AFP a également vu le chef régional du RCD à Bejaia (260 km à l'est d'Alger), Reda Boudraa, la tête couverte de sang après avoir reçu un coup de bâton. Il a été évacué dans une ambulance avec un autre manifestant blessé.

Le député et porte-parole du RCD Mohsen Belabbes a fait état à la mi-journée de six blessés.

Il y’a eu plusieurs arrestations musclées, surtout des jeunes. L'un d'eux a été traîné par cinq hommes en civil dans la rue vers l'entrée d'un immeuble où il lui ont passé les menottes.

Arezki Aïter, le député RCD de Tizi Ouzou, principale ville de Kabylie, a été interpellé puis relâché une heure plus tard, selon son parti.

Dès le début de la matinée, quelque 300 personnes s'étaient retrouvées bloquées par des centaines de membres des forces de l'ordre casqués et équipés de matraques, boucliers et gaz lacrymogène, devant le siège du RCD sur l'avenue historique de Didouche Mourad, les Champs Elysées algériens.

Les manifestants devaient en partir pour la place de la Concorde, dans le centre, et marcher vers 10H00 GMT en direction de l'Assemblée nationale populaire, le Parlement.

"Je suis prisonnier dans le siège du parti, a déclaré Saïd Sadi par haut-parleur depuis le premier étage de l'immeuble. Je ne peux pas partir d'ici", a-t-il affirmé aux manifestants et dizaines de journalistes présents.

"On ne peut pas mener de lutte pacifique quand ont est assiégé", a-t-il clamé.

Dans la rue, ses partisans brandissant des drapeaux algériens et d'au moins deux autres de la Tunisie voisine où la population a renversé il y a une semaine 23 ans de dictature, criaient: "Etat assassin", "Jazaïr Hourra, Jazaïr Democratiya" ("Algérie libre, Algérie démocratique").

Entre les chants patriotiques, on pouvait aussi entendre en français "le pouvoir, y'en a marre" et lire une pancarte appelant à "la dissolution des instances élues".

Dès vendredi soir, les autorités avaient pris des dispositions pour quadriller la capitale après que le RCD eut confirmé son intention de manifester malgré l'interdiction décrétée par la wilaya (préfecture) d'Alger. En milieu de nuit, des dizaines de véhicules blindés étaient déjà en position dans le vieux centre historique.

Des barrages ont aussi été érigés à l'entrée est de la ville et au moins trois bus transportant des manifestants de Kabylie ont été bloqués dès vendredi soir, selon des témoins cité par le quotidien El-Watan mais déterminés "à continuer à pied".

Sur la place de la Concorde, dans le centre, des dizaines de véhicules blindés étaient stationnés et des centaines de membres de la protection civile et de la police étaient postés dans la matinée. Devant le palais présidentiel, sur les hauteurs d'Alger, une douzaine de véhicules blindés armés de canons à eau veillaient également.

Dans le ciel, un hélicoptère surveillait la situation.

L'Algérie a vécu au début de janvier cinq jours d'émeutes contre la vie chère qui ont fait cinq morts et plus de 800 blessés. Le mouvement s'est arrêté après l'annonce par le gouvernement de mesures baissant les prix des produits de première nécessité.

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Tunisie: Une vidéo "Ben Ali aussi"

21 Janvier 2011, 06:21am

Publié par PCF Villepinte

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