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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

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20 Avril 2013, 11:41am

Publié par PCF Villepinte

 

ANI :

le gouvernement doit laisser le Parlement légiférer en toute sérénité sans pression ni blocage

 

Le PCF exige le respect du Parlement et le déverrouillage du débat sur l'ANI au Sénat. Depuis trois jours, alors que le ministre Sapin parle d’un projet de loi historique, il refuse d'accepter le moindre amendement et verrouille le travail parlementaire. Les débats se déroulent devant un hémicycle déserté par l'UMP qui laisse faire et le PS qui joue les muets du sérail. Les protestations conjointes du groupe CRC, des sénateurs écologistes et de la sénatrice socialiste Marie-Noëlle Lienemann sont systématiquement écartées. Cela doit cesser. Il reste de nombreux amendements à examiner. Le débat doit être libéré de cette consigne de fermeture. Le PCF appelle le gouvernement à laisser le Parlement légiférer en toute sérénité sans pression ni blocage

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20 Avril 2013, 09:19am

Publié par PCF Villepinte

 

Les Européens vivent plus longtemps mais malades


 

Monde - le 18 Avril 2013 Santé

Mots clés : santé, angela merkel, europe, Retraite , François Hollande, espérance de vie,

Une étude montre que l’espérance de vie en bonne santé stagne dans l’Union européenne. Pourtant, ce n’est pas un indicateur pris en compte par les institutions européennes quand elles prônent des réformes des systèmes de retraite.

Le bien-fondé de certaines «réformes structurelles» prônées par Bruxelles est remis en cause par une étude, publiée mercredi. L’espérance de vie augmente en Europe. Mais l’espérance de vie en bonne santé, elle, stagne. Depuis 2005, l’espérance de vie à 65 ans a augmenté de 1,3 an pour les hommes et de 1,2 pour les femmes. C’est l’argument employé pour repousser l’âge de départ en retraite.

La progression de l’espérance de vie sans incapacité, elle, n’a progressé dans la même période que de 0,2 an pour les hommes. Pis, pour les femmes, elle diminue même de 0,2 an. L’espérance de vie en bonne santé est, à 65 ans, de 8,8 ans pour les hommes et de 8,6 ans pour les femmes. « Cela signifie que les années de vie supplémentaires sont vécues avec des limitations d’activité », traduit pour l’AFP Jean-Marie Robine, directeur de recherche à l’Inserm et coordinateur de l’Action européenne conjointe sur les années de vie en bonne santé.

Une politique désastreuse

Bénéficier de quelques années de retraite en bonne santé, les institutions européennes n’en ont que faire. Elles continuent à promouvoir une hausse de l’âge du départ en retraite. On retrouve cet objectif dans divers documents de l’Union européenne. Dans ses objectifs de politiques économiques adoptés en 2010 par les chefs d’État et de gouvernement tout d’abord. Ainsi, la stratégie UE 2020 estime que « l’assainissement budgétaire et la viabilité financière à long terme devront aller de pair avec d’importantes réformes structurelles, notamment dans le domaine des retraites ». Même le fameux pacte de croissance qu’aurait arraché François Hollande, lors du sommet de juin 2012, enjoint les États à prendre les « mesures destinées à garantir la viabilité des régimes de retraite » en plein milieu d’un passage consacré à « l’assainissement budgétaire ».

La politique de retraite, au niveau européen, est vue, presque exclusivement, sous un angle budgétaire. Ce qui explique les appels à réformer les systèmes de retraite, qui ont conduit à l’augmentation de l’âge de départ en pension dans plusieurs pays européens. Cette politique a des effets désastreux, alors que la part des 55-59 ans qui ont encore un emploi était en 2010 de 61 % et de 31 % seulement pour les 60-64 ans. En parallèle, avec la crise, le nombre de jeunes sans emploi explose. Au point que la chancelière Angela Merkel elle-même a demandé mardi, dans le quotidien Faz, que les pays où le taux de chômage des jeunes dépasse 50 % mettent en place un système de préretraite. Le serpent se mord la queue.

Résultante des politiques publiques

D’autres enquêtes montrent combien l’espérance de vie en bonne santé est une résultante des politiques publiques. En mars, Eurostat illustrait l’inégalité des Européens face à celle-ci. L’espérance de vie à 65 ans était de 15 ans chez les femmes suédoises contre 9,9 ans chez les Françaises et 9 ans chez les Espagnoles. « C’est probablement dû au fait que les pays nordiques privilégient l’autonomie et favorisent plus l’indépendance des individus alors que les pays du Sud réussissent à faire vivre leur population avec des incapacités ou des maladies chroniques », relève Jean-Marie Robine.

Dans un rapport datant de mars, l’Organisation mondiale de la santé se réjouissait que, depuis 1980, l’espérance de vie en Europe ait progressé de cinq ans. Mais « un scénario possible et qui menace les progrès constants faits en matière d’espérance de vie en Europe consisterait à ce que des crises économiques ou sociales soient couplées à des réductions des dépenses de santé », notait-elle dans son rapport trisannuel.

Zoom sur la France. La France compte parmi les pays d’Europe où «l’espérance de vie à 65 ans» a le plus augmenté d’après l’indicateurde l’espérance de vie sans incapacité (EVSI). Selon les chiffres rendus publics mercredi, les femmes auraient gagné 1,8 an et les hommes 1,6 an entre 2005 et 2011. Si l’espérancede vie atteint 88,8 ans en tout pour les femmes et 84,3 ans pour les hommes, la France ne déroge pas à la règle et voit son espérance de vie en bonne santé stagner sur la même période : + 0,3 an pour les femmes, un chiffre considéré comme « non significatif », et 1,2 an pour la population masculine, ce qui est en revanche nettement supérieur à la moyenne européenne.

  • A lire aussi:

La retraite oui, mais en bonne santé

François Hollande veut durcir encore l'accès à la retraite

Gaël De Santis

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"DEMANDEZ L'HUMA"

19 Avril 2013, 06:35am

Publié par PCF Villepinte

Journaux numeriques
  

Médias

 

- le 18 Avril 2013

 

 

 

 

Nous lançons les éditions numériques de l’Humanité, de l’Humanité Dimanche et de La Terre. Cette offre nouvelle s’inscrit dans les projets de développement et de modernisation de vos journaux, afin de mieux répondre à la diversité de vos usages et modes de lecture de la presse. Les éditions numériques de nos trois titres ne s’opposent pas à la diffusion des journaux papier. Elles renforcent et élargissent notre offre éditoriale au service des luttes sociales et des idées alternatives au capitalisme.

Cet espace va évoluer progressivement au fil des mois. Il va connaître des améliorations et des évolutions afin, notamment, d’enrichir les articles par des contenus digitaux. De nouveaux titres, exclusivement sur support numérique, vous seront bientôt proposés. Une offre tarifaire spéciale sera proposée dans les prochaines semaines aux abonnés de nos titres papier.
La liseuse numérique de l’Humanité.fr vous permet de feuilleter et lire en mode texte l’Humanité, l’Humanité Dimanche et La Terre depuis votre ordinateur, mais également depuis votre tablette ou votre smartphone. Il vous faut pour cela télécharger l’application mobile depuis les différents opérateurs. Vous pouvez également lire vos éditions achetées hors connexion, à l’aide de votre bibliothèque personnelle et vos identifiants de compte l’Humanite.fr
Nous vous invitons à découvrir via le kiosque numérique de l’Humanité.fr un exemplaire en démonstration.
Cette nouvelle étape pour l’Humanité.fr est une première pierre d’un projet ambitieux de développement de notre plateforme numérique, afin d’être toujours plus utile au rassemblement des forces populaires et citoyennes, intellectuelles et culturelles, de la transformation sociale et écologique, toujours plus utile au combat émancipateur contre toute forme de domination et d’exploitation : enrichissement des contenus éditoriaux, nouveaux outils numériques : “social média”, fil rouge géolocalisé de l’actualité politique, syndicale et associative…
L’Humanité travaille à s’adapter à vos besoins, à vos envies, à vos combats.  Aidez-nous à porter toujours mieux la confrontation d’idées, le refus du fatalisme, l’espoir d’une société plus humaine. Faites-nous part de nos remarques, achetez nos titres, partagez nos articles sur les réseaux sociaux, intervenez, commentez. Ensemble déployons l’Humanité au service de tous les débats et de tous les combats.

Merci par avance,

Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité

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MALI

19 Avril 2013, 06:29am

Publié par PCF Villepinte

 
 
 
 Le PCF exprime son inquiétude sur les atteintes à la libre circulation de personnalités maliennes

Le P CF exprime son inquiétude sur les atteintes à la libre circulation de personnalités maliennes

 

Le PCF élève une vive protestation et exprime sa forte inquiétude sur les atteintes à la libre circulation de personnalités maliennes. Aminata Traoré et le docteur Oumar Mariko, secrétaire général du Parti « Solidarité Africaine pour la Démocratie et l'Indépendance » invités à une conférence organisée à Berlin, par la Fondation Rosa Luxemburg, le Journal Allemand de Gauche PROKLA et l'Association AfricAvenir sur le thème « Le Mali à la croisée des chemins : Après l'intervention militaire et avant les élections » se sont vues refuser par les services consulaires français de Bamako une demande de visa pour circuler en Europe. Après de nombreuses protestations, Madame Aminata Traoré a pu obtenir son visa, mais Oumar Mariko n'a toujours pas la liberté de circuler. Il était aussi attendu pour une intervention au Parlement Européen à Bruxelles sur la crise au Mali.

Il semblerait que les raisons avancées par les services du consulat de France à Bamako auraient été fondées par les prises de position des deux leaders maliens inscrits sur une « liste informelle de personnes interdites de voyage en France pour leur soutien présumé au Capitaine Sanogo ».

De leur côté, les autorités allemandes et la Fondation Rosa-Luxemburg auraient conseillé dans l'urgence à Aminata Traoré et à Oumar Mariko de passer par le Consulat d'Allemagne à Bamako qui a accordé un sauf conduit, en lieu et place du visa demandé, pour un déplacement encadré pour Aminata Traoré. Il a refusé tout document à Oumar Mariko, le considérant comme « présentant un danger pour l'ordre public, la sécurité nationale, la santé publique ou pour les relations internationales avec un ou plusieurs États membres [de l'UE] et ne peut convaincre de sa disponibilité à quitter l'espace européen avant l'expiration de son visa ».

Le PCF rappelle que la liberté de circulation est le droit de tout individu reconnu dans la Déclaration universelle des Droits de l'Homme.

 

 

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Rapport de la Ligue des Droits de l'Homme :

19 Avril 2013, 06:24am

Publié par PCF Villepinte

 

Rapport de la LDH : les questions sociétales et les droits de l’homme toujours en souffrance

 Les questions sociétales et les droits de l’homme toujours en souffrance

 

Chaque année, la LDH édite l'état des droits de l’homme en France. L’an dernier, sa publication s’intitulait « Un autre avenir ? ». Publiée en pleine campagne présidentielle, elle se voulait porteuse d’une espérance de changement, d’un nouveau contrat social garantissant des droits et tournant le dos aux logiques de discrimination, de racisme et de xénophobie qui avaient marqué le quinquennat de Nicolas Sarkozy. La LDH n’avait certainement pas envisagé qu’elle titrerait son édition 2013, rendue publique ce 18 avril, « La République en souffrance ».

Si les renoncements économiques et sociaux du Président Hollande sont la marque d’une divergence avec le PCF et ses partenaires du Front de gauche, les questions sociétales et les droits de l’homme auraient dû rassembler toute la gauche comme cela vient d’être la cas pour le mariage pour tous. Les annonces contre le tout carcéral, contre le démantèlement des camps de Roms sans relogement, ou contre les familles dans les camps de rétention sont pourtant restées au stade des effets d’annonces.

Le gouvernement manque décidément de courage politique puisqu’il renonce aussi à mettre en œuvre les mesures qui ne coûtent pas financièrement comme le droit de vote des résidents étrangers ou la lutte contre le contrôle au faciès. La recherche d’un consensus avec la droite ne conduit qu’à mettre en œuvre des politiques droitières. La seule façon de réconcilier le peuple de gauche c’est de mettre en œuvre une politique du bien vivre ensemble, solidaire, laïque, fondée sur l’égalité des droits pour tous, le refus des discriminations, la citoyenneté de résidence.

 

Fabienne HALOUI, Responsable du réseau droits et libertés du PCF

 

 

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Mariage pour tous :

19 Avril 2013, 06:18am

Publié par PCF Villepinte

 Mariage pour tous : "L’UMP complice des violences"
 
 
 
 
 
 
 
 
 
A l’occasion de la deuxième lecture du projet de loi sur le mariage pour tous, des heurts ont eu lieu hier soir à Paris, Lyon et Lille. A Lille, quatre hommes ont pris à partie les clients d’un bar gay de la vieille ville.

Les militants de la haine sont aux abois. Violence verbale, agressions physiques, ce lamentable déchaînement est la conséquence directe des mensonges, amalgames et injures proférées quotidiennement par les opposants irresponsables et cyniques, au projet de mariage pour tous.

Les élus UMP, que la rancœur et le lamentable besoin d’exister pousse à toutes les extrémités, doivent être tenus pour complices de ces violences. Il faut que cela cesse.

Ian Brossat, responsable national du collectif LGBT au PCF

 

 

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1er MAI

18 Avril 2013, 06:48am

Publié par PCF Villepinte


En France et dans le monde
Pour le progrès social, mettons les pieds dans le plat !


 
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De l’argent, il y en a dans les poches du patronat, dans les coffres des possédants, dans les banques, ici ou dans les paradis fiscaux, sur les marchés financiers partout dans le monde. Il circule, il se cache, il est surabondant.
C’est cet argent qui ne va pas à l’investissement productif, au logement, au développement des services publics, à la protection sociale. C’est cet argent qui manque en fin de mois aux salariés condamnés aux petits salaires, au chômage, aux petites retraites, aux minima sociaux.
Partout, on nous dit que nous coûtons trop cher  !
Mais c’est nous qui, par notre travail, créons la richesse  !
Alors oui, il est temps que les salariés mettent les pieds dans le plat

Pour sortir de la crise :

Augmentons d’abord les salaires. En France, le salaire minimum d’embauche d’un jeune sans diplôme doit être porté à 1700 euros. C’est à partir de ce salaire minimum que nous reconstruirons partout des grilles salariales. Ce sont les salaires qui alimentent les caisses de la protection sociale pour la santé, la retraite, l’assurance chômage. Partout dans le monde il faut un salaire minimum pour empêcher le dumping social généralisé.

Développons l’emploi. Nous refusons la mise en concurrence des sites, des salariés entre eux dans les différents pays. Tous les travailleurs et les entreprises en souffrent  ! Les banques, les financiers doivent être contraints de diriger l’argent vers l’investissement productif créateur d’emploi. Nous exigeons des mesures immédiates pour arrêter de brader nos outils de production mais au contraire pour développer notre appareil productif, les services publics et permettre une reconquête industrielle. Des filières entières sont à recréer ou à créer, des centaines de milliers d’emplois sont en jeu.

Protégeons les salariés des aléas de la vie professionnelle et sociale. Notre syndicalisme a été créateur de notre sécurité sociale, de nos retraites par répartition, de l’assurance maladie, des allocations familiales, de l’assurance chômage. Non seulement nous les défendons mais nous proposons de les étendre. Partout dans le monde, les travailleurs ont besoin de cette protection et nous envient.

C’est à cette protection sociale qu’aspirent les travailleurs en Chine, au Bangladesh, en Amérique latine et dans tant de pays. C’est aussi à un droit du travail protecteur pour les salariés. Or c’est ce droit du travail dans lequel coupe à la hache l’accord interprofessionnel du 11 janvier et sa transposition dans la loi. Celle-ci protège les employeurs et flexibilise davantage les salariés. Un comble  ! De flexibilité, du dumping social, des chantages patronaux il y en déjà trop. La CGT propose au contraire une sécurité sociale professionnelle qui redonne des droits aux salariés, permettrait la continuité du contrat de travail, une protection contre les aléas de la vie professionnelle.

Salariés , dans le monde entier nos intérêts sont communs !

CONSTRUIRE L’UNITE DES SALARIES POUR FAIRE NAITRE L’ESPOIR Partout , la même politique d’austérité et la restriction des droits démocratiques est imposée aux salariés et aux populations. Elles aggravent la crise, plongent les peuples dans la misère et provoquent la récession notamment dans toute la zone euro. Pour être plus fort, il faut se rassembler  !
Les salariés doivent construire leur unité avec leurs organisations syndicales depuis leur lieu de travail jusqu’à l’échelle mondiale.

LE PATRONAT DEFEND SES INTERETS DEFENDONS NOS INTERETS DE SALARIES
Ils veulent nous mettre en concurrence Opposons leur notre solidarité
Ils nous imposent l’austérité Augmentons les salaires
Ils provoquent la récession Créons une dynamique économique et sociale de progrès
Ils provoquent le chômage Nous voulons travailler, produire, développer l’emploi
Ils bafouent les droits syndicaux et les libertés démocratiques Imposons une extension des droits, des libertés et de la démocratie
Ils spéculent Dirigeons l’argent vers l’investissement productif
Ils sécurisent les employeurs et flexibilisent les salariés Sécurisons les salariés et responsabilisons les employeurs
Le 1er Mai, mobilisons-nous partout contre l’austérité, pour l’emploi et le progrès social

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Docteurs Diafoirus

18 Avril 2013, 06:30am

Publié par PCF Villepinte

Les chercheurs scientifiques à la recherche à une solution liquide. stock photography 

 

Le rapport qui a imposé les politiques d'austérité est totalement faux

Social-Eco

 

 

- le 17 Avril 2013

 

Une étude influente signé en 2010 par deux économistes de renom et qui concluait qu'une dette élevée dans les pays riches s'accompagnait nécessairement d'une récession, donc imposait des mesures d'austérité, était truffée "de graves erreurs".

C'est ce qu'ont découvert trois universitaires américains dans des travaux récents. "Cette étude a été abondamment citée pour appuyer l'idée que la dette publique était la question du jour. Mais leurs auteurs ont commis de graves erreurs", a affirmé ce jeudi à l'AFP l'un de ces universitaires, Michael Ash, professeur d'économie à l'Université Amherst du Massachusetts.

Harvard et FMI

L'étude controversée est l'oeuvre de deux économistes de Harvard, Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff, ancien chef économiste du Fonds monétaire international entre 2001 et 2003. Dans leurs travaux publiés en 2010, ils avaient conclu que les périodes où la dette publique des pays riches avait dépassé 90% de leur produit intérieur brut correspondaient, en moyenne, à des récessions de l'ordre de -0,1%.

Publiée en plein coeur de la crise de la zone euro, cette étude a été abondamment commentée et a notamment servi de référence aux républicains lors de la campagne présidentielle américaine pour pousser à plus d'austérité et moins de dépenses publiques.

Série d'erreur et tri des données

Les travaux publiés cette semaine par les trois économistes du Massachusetts aboutissent à une conclusion radicalement différente: en étudiant la même période, ils estiment que la croissance économique des pays avec ce ratio de dette a en réalité été de +2,2%.

"Tout cela est parti du travail d'un de nos étudiants qui n'arrivait pas aux mêmes résultats que Rogoff et Reinhart. Nous avons travaillé dur sur la question pour finir par découvrir qu'ils avaient commis une série d'erreurs", a ajouté M. Ash.

Dans leur étude, les trois universitaires accusent même leurs collègues d'Harvard d'avoir procédé "à un tri des données" et assurent que leurs nouvelles conclusions doivent conduire à revoir "les objectifs d'austérité" défendus en Europe ou aux Etats-Unis. "Ce serait vraiment une très mauvaise décision pour un gouvernement d'utiliser ce seuil de 90%", estime M. Ash. De quoi remettre en question les politiques d'austérité imposées par l'Union européenne, le FMI et la Banque centrale européenne, reprises à leur compte par le gouvernement français dans son programme de stabilité publié ce mercredi.

Défense très mauvaise

Mis en cause, Mme Reinhart et M. Rogoff ont assuré dans le Wall Street Journal que les résultats de cette nouvelle étude étaient du "même ordre" que leurs propres conclusions s'agissant des données pays par pays. Sur son blog, le Prix Nobel d'économie Paul Krugman a renoncé à prendre leur défense en jugeant leur réponse "vraiment très mauvaise".

  • A lire aussi:

Le FMI le confirme: l'austérité procède d'une erreur de calcul

S.G.

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Hollandisme normal

18 Avril 2013, 06:25am

Publié par PCF Villepinte

 
 Programme de stabilité : « des perspectives trompeuses qui visent à rassurer pour ne pas changer de cap »

 

Programme de stabilité : « des perspectives trompeuses qui visent à rassurer pour ne pas changer de cap »

 

Le gouvernement est engagé dans une course folle d'annonces d'hypothèses économiques qu'il dit « volontaristes », mais qui se révèlent irréalistes. Ces errements conduisent à des révisions en baisse drastique qui s'accompagnent à chaque fois d'un alourdissement de la facture pour les travailleurs et leurs familles. Le programme de stabilité concocté pour Bruxelles prévoit ainsi un effort budgétaire de 20 milliards d'euros en 2014 après celui de près de 40 milliards d’euros cette année. L’objectif pour Matignon est de limiter la progression des dépenses publiques entre 0,2 et 0,3 % en 2014. Cela correspondrait à un freinage exigeant une recherche d'économies de l'ordre de 15 milliards d'euros par rapport à l'évolution que devrait connaître la dépense publique du seul fait du vieillissement des populations, des progrès de la médecine et des difficultés économiques. Tout cela pour aller vers une dette publique de 94,3 % du PIB en 2014, contre 93 ,6 % en 2013. Voici le résultat de la politique d'austérité, choisie par François Hollande : malgré les sacrifices sociaux exigés, le poids relatif des dettes publiques augmente !

 

Bien que déjà contraint de rabaisser à 0,1 % son hypothèse initiale de croissance pour 2013, celle-ci, selon le FMI, demeure très surestimée, la France étant, selon lui, en récession. Et pour 2014, le pari du gouvernement (+1,2%) est fortement contesté par le FMI (0,9%), mais aussi par le Haut conseil des finances publiques présidé par le socialiste Migaud.

 

Malgré cet embellissement systématique des prévisions, le scénario gouvernemental suggère qu'avec un nouveau recul de 0,6 % des effectifs cette année, la promesse de Hollande sur le chômage ne sera pas tenu avec un tel cap. Ces perspectives trompeuses visent à rassurer pour ne pas changer de cap comme le recommandent Mme Merkel et la BCE. Ce n'est pas pour cela que les Français ont élu Hollande en mai dernier. Il faudrait, au contraire, avoir la force de rompre avec cette trajectoire qui va contribuer à maintenir la zone euro en récession. Il faut une relance vigoureuse des services publics, de l'emploi et des salaires en cherchant à construire une solidarité entre pays européens de mise en cause de l'austérité et du refus de la BCE de créer de la monnaie pour répondre aux besoins populaires.

 

 

 

 

le 17 avril 2013

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Argent(s):

17 Avril 2013, 15:35pm

Publié par PCF Villepinte

à propos de capitalisme...
Que sont devenus les promesses de «régulation des excès de la finance» et autre «transparence des marchés»?

Paradigme. Jadis, on voulait faire quelque chose – aujourd’hui, on veut être quelqu’un… Vous aussi vous l’avez constaté: quand un paradigme change, tout change (ou presque). Pour bien comprendre à quel point l’espace symbolique du «monde de la finance» a pris le pas sur notre univers global, donc mental, utilisons une métaphore sportive, un petit exemple en apparence, et remémorons-nous ce que disait Michel Platini dès 2008: «L’argent a toujours été dans le sport, et le professionnalisme fait partie du football depuis cent cinquante ans. Mais l’argent n’a jamais été le but ultime du football, gagner des trophées restant l’objectif principal. Pour la première fois, on risque d’entrer dans une ère où seul le profit financier permettra de mesurer le succès sportif.» Visionnaire l’ancien joueur génial? Diagnostic hélas signifiant: l’argent ne nous sert plus, c’est nous qui le servons. Le «nous» étant, vous l’aurez compris, l’extrapolation du monde tel qu’il est…

Capitalisme. S’alimentant tous les jours à la source d’un système économique et financier globalisé dont le profit est la seule morale, que sont devenus les promesses de «régulation des excès de la finance» et autre «transparence des marchés»? Mieux: comment vouloir transformer en vertu des vices qui manquent à la conception? L’argent, en soi, n’est pas en cause. D’après les historiens, l’argent aurait vu le jour dans le monde grec, en Lydie, vers le VIe siècle avant Jésus-Christ. Les puristes rectifieront d’eux-mêmes: oui, il existait antérieurement, depuis deux millénaires à peu près, des moyens d’échange, des outils par exemple, et même un étalon de valeur, le bœuf, puisque le commerce le nécessitait. Le capitalisme, par contre, qui a adossé son projet de développement sur la maîtrise clanique des puissants sur des dominés précisément par l’accumulation du capital et la détention de tous les outils traditionnels de production, reste la clef de voûte de l’aliénation collective – signalons au passage que le «capitalisme financier», ainsi nommé par la novlangue, n’est qu’une étape, adaptée à notre temps, du capitalisme rendu à sa sauvagerie. Rappelons donc une banalité : depuis son origine, le capitalisme reste du capitalisme…
Au petit jeu des citations que nous pourrions multiplier à l’infini, en voici une, un peu longue pardonnez-nous, qui a retenu notre attention tout à fait par hasard: «L’immense catastrophe financière de ces temps derniers vient de prouver d’une façon définitive que la probité est en train de disparaître. (…) Voler dix sous est toujours voler ; mais faire disparaître cent millions n’est point voler. Des directeurs de vastes entreprises financières font chaque jour des opérations que tout leur interdit. (…) Des hommes à qui leurs fonctions et le mandat qu’ils ont, et les dispositions mêmes de la loi, interdisent tout jeu de Bourse, sont convaincus d’avoir trafiqué sans vergogne, et quand on leur prouve, ils font en riant un pied de nez, et en sont quittes pour aller manger en paix les millions que leur ont donnés des opérations illicites!» Alors? De quand et de qui proviennent ces propos saisissants? Est-ce le radical Édouard Herriot, qui, en 1932, nomma un homme de droite au Budget avec la réussite que l’on sait? Est-ce Nicoléon, grand faucheur d’illusions, qui promettait sans rire de «moraliser le capitalisme» au début de la crise de 2008? Est-ce Normal Ier lui-même, pris de remords après avoir téléphoné à Laurence Parisot pour la féliciter de son rôle dans l’accord sur la flexibilisation de l’emploi? Est-ce un éditorial récent de l’Humanité, voire les écrits rageurs d’un dirigeant du Front de gauche? Détrompez-vous. Cet avertissement est extirpé d’un éditorial lu dans le Gaulois du 14 février 1882, signé Émile Zola. Depuis, les patrons des mines et des forges ont juste été rejoints par les traders fous (pléonasme).

Poésie. Mauvais temps pour les progressistes, tant il se vérifie que «l’oubli du passé est mortel au progrès», comme le professe Régis Debray? Ne l’oublions pas, le néocapitalisme ne se résume plus à la propriété des moyens de production, réduits à l’état de moyens de spéculation. La colonisation du capitalisme s’est dorénavant répandue à l’économie de services, à la consommation la plus élémentaire et même à notre imaginaire créatif «googleisé». Dans le recueil de poésies qu’il publie chez Flammarion ces jours-ci, intitulé ''Configuration du dernier rivage'', Michel Houellebecq, avec sa ruse coutumière, sauve (malgré lui) la possibilité d’écrire en revisitant ce monde rendu aveugle par ses dominations. Il décrit :
«Il faudrait traverser un univers lyrique /
Comme on traverse un corps qu’on a beaucoup aimé /
Il faudrait réveiller les puissances opprimées /
La soif d’éternité, douteuse et pathétique.»
Une autre manière de voir ce qui saute aux yeux.

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 12 avril 2013.]

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