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Soupçons d'optimisation et fraude fiscales de GE : Fabien Roussel saisit le Parquet National Financier

20 Juillet 2019, 10:47am

Publié par PCF Villepinte

 

Publié le 11/07/2019 par PCF

Dans le cadre de la mobilisation contre le projet de General Electric de délocaliser la filière française de turbine à gaz en Hongrie, en Pologne et aux États-Unis, je me suis rendu à Belfort mardi 9 et mercredi 10 juillet.
Avec Olivier Marleix (LR) et Bastien Lachaud (LFI), nous avons rencontré l'intersyndicale des salarié.e.s, les élu.e.s locaux, et des acteurs économiques. J'ai également été reçu par des représentants de la vallée de l'énergie, de la chambre de commerce, et des PME et TPE du département.

Dans le cadre de la mobilisation contre le projet de General Electric de délocaliser la filière française de turbine à gaz en Hongrie, en Pologne et aux États-Unis, je me suis rendu à Belfort mardi 9 et mercredi 10 juillet.
Avec Olivier Marleix (LR) et Bastien Lachaud (LFI), nous avons rencontré l'intersyndicale des salarié.e.s, les élu.e.s locaux, et des acteurs économiques. J'ai également été reçu par des représentants de la vallée de l'énergie, de la chambre de commerce, et des PME et TPE du département.
A l'issue de ces rencontres, l'intersyndicale, les élu.e.s locaux, et les députés ont décidé de mettre en demeure l'État de faire respecter l'accord signé en novembre 2014 entre le ministre de l'économie et la direction de GE. Dans l'attente, l'ensemble des participants demandent la suspension du plan de licenciement de GE.

En outre, j'ai décidé de saisir le Parquet National Financier au sujet des soupçons d'optimisation et fraudes fiscales pratiquées par les filiales de GE avec celle basée en Suisse.
Le plan de suppression de 1044 emplois à Belfort, dont 792 dans le secteur de la turbine à gaz n'est pas acceptable. Il intervient de surcroît après un premier renoncement de GE à créer 1000 emplois en France. L'amende due de 50 millions d'euros est dérisoire au regard du chiffre d'affaire de la multinationale.
L'État ne peut plus demeurer silencieux. Il en va de sa responsabilité de faire respecter les engagements de GE, et de convoquer en urgence le comité de pilotage prévu à l'article 5 de l'accord de 2014. Dans l'attente, il doit exiger de GE le retrait du plan de suppression d'emplois.
Dans cette négociation, l'État dispose de leviers importants. Il peut prévoir une amende extrêmement forte et dissuasive pour non respect des engagements pris. Il peut également décider, avec d'autres acteurs de la filière tels Alstom, de reprendre l'activité à GE.
Il en va de la préservation d'une filière industrielle stratégique pour la transition écologique et pour la souveraineté nationale, car c'est à terme toute l'activité turbine à gaz française qui est menacée de délocalisation.

Il en va également de l'avenir d'un Territoire entier de la République, car c'est l'ensemble du tissu économique et social qui est menacé. Pas moins de 3000 salarié.e.s sont employé.e.s par la centaine de PME industrielles liées à GE, dont le chiffre d'affaire a déjà diminué de manière significative.
Le PCF appelle l'État à définir sa stratégie en matière de politique industrielle et particulièrement dans sa filière énergétique. Les enjeux sont colossaux pour l'emploi au service du développement des territoires, mais aussi pour la recherche et les outils de production permettant de lutter efficacement contre les dérèglements climatiques. Si notre pays affiche l'ambition pour son industrie d'atteindre 15% du PIB, il doit s'en donner les moyens.

à voir aussi

Réforme Delevoye / Macron : âge de départ ou niveau de retraite, il faudra choisir !

 

Le PCF appelle à participer à la MARCHE ADAMA III, le 20 juillet 2019

 

 

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Où est Steve, monsieur le ministre ? Où est-il ?

19 Juillet 2019, 11:19am

Publié par PCF Villepinte

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Trésorerie des associations -Près de 300 associations à Villepinte

18 Juillet 2019, 11:17am

Publié par PCF Villepinte

La diminution des budgets publics et des dotations aux collectivités territoriales ont été des coups durs portés aux associations

Par Céline Brulin sénatrice PCF / 9 juillet 2019

Monsieur le président, monsieur le secrétaire d’État, mes chers collègues, le million et demi d’associations que compte notre pays joue, grâce à ses 16 millions de bénévoles, un rôle essentiel dans notre société : d’abord, par les missions que ces associations assurent, depuis les actions de solidarité à destination des plus démunis aux activités sportives ou culturelles, en passant par des missions de service public dévolues à l’État ou même à certaines collectivités ; ensuite, par les valeurs qu’elles portent, celles du bénévolat, de l’engagement et de la solidarité, qui sont au cœur de notre pacte républicain ; enfin – plusieurs l’ont souligné –, par la place qu’elles occupent dans la vie économique de notre pays, avec presque 2 millions de salariés et un budget total de 113 milliards d’euros, soit l’équivalent de plus de 3 % du PIB.

Soutenir ces structures, qui sont au cœur de la cohésion sociale et qui ne suscitent pas toujours l’intérêt et la reconnaissance qu’elles méritent, est donc indispensable. Cette proposition de loi vise à leur apporter un tel soutien en améliorant leur trésorerie, ce qui – vous l’avez noté à juste titre, madame la rapporteur – revient à tenter d’accroître leurs ressources.

C’est indispensable tant les associations sont mises à rude épreuve ces dernières années. La diminution extrêmement importante des contrats aidés a été un coup d’une violence telle que certaines associations n’y ont tout simplement pas résisté. Beaucoup d’autres se sont retrouvées dans de très graves difficultés. Monsieur le secrétaire d’État, vous avez considéré il y a quelques instants que ces emplois étaient en quelque sorte des subventions déguisées pour des associations n’ayant pas forcément des reins assez solides. Effectivement, ces emplois comportaient, par définition, une forme de précarité ; à ce titre, ils n’ont jamais constitué la panacée pour nous. Mais on ne peut pas nier qu’ils ont permis de mettre le pied à l’étrier de nombreux jeunes et de développer des compétences au sein des associations. Il ne faut pas, me semble-t-il, le passer sous silence.

La fin de la réserve parlementaire, également évoquée par un certain nombre de collègues, n’a pas été compensée par un abondement du fonds pour le développement de la vie associative du même montant ni à destination des mêmes types d’associations. Cela a évidemment des répercussions sur les associations, en particulier les plus petites et les plus locales.

La liste des mesures qui handicapent la vie associative est malheureusement longue. On pourrait également évoquer – vous ne serez pas surpris que je le fasse – la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune, l’ISF, qui a entraîné une diminution des dons aux associations, ou la baisse du budget destiné à ces dernières.

Enfin, et la chose n’est malheureusement ni nouvelle ni négligeable, la diminution des dotations des collectivités locales continue d’avoir d’importantes conséquences sur les subventions attribuées aux associations.

Dans ce contexte, la commission des lois a fait le choix, regrettable de notre point de vue, de supprimer un certain nombre de dispositions favorables aux associations au motif qu’elles contraindraient les collectivités locales. Certains articles étaient peut-être imparfaits. Ils mériteraient au moins d’être discutés, voire améliorés en séance publique. C’est en ce sens que, comme d’autres groupes, nous avons déposé des amendements de réintroduction des articles, certes un peu modifiés, en écho aux revendications que le monde associatif, dans sa diversité, porte depuis bien longtemps maintenant.

La question du trop-perçu et celle des délais de versement des subventions sont essentielles pour les structures associatives sans pour autant, à notre sens, placer les collectivités territoriales devant des difficultés insurmontables, pour peu que l’on travaille à des solutions adaptées.

Nous regrettons que, au lieu de considérer que les collectivités, comme les associations, font face aux mêmes politiques austéritaires et que les difficultés des unes se répercutent inévitablement sur les autres, on contribue, en quelque sorte, à les opposer, dans une logique de gestion de la pénurie. Certes, la pénurie est toute relative, puisque les choix de diminuer la dépense publique sont évidemment politiques.

L’ambition première de cette proposition de loi est modeste, mais pertinente. Elle permet au fond de trouver des sources de financement et de faciliter le fonctionnement budgétaire des associations sans avoir besoin de dégager énormément de ressources supplémentaires. Malheureusement, la suppression des articles 1er, 1er bis et 4 bis rend cette proposition de loi encore plus modeste.

En revanche, l’article 3 permettra d’avancer vers une proposition portée, là encore, depuis longtemps par le monde associatif : récupérer les fonds dormants des comptes inactifs des associations. Je ne sais pas si c’est un « serpent de mer », monsieur le secrétaire d’État, mais voilà en tout cas une occasion à ne pas négliger. Bien entendu, cela ne doit pas mener à de nouveaux désengagements de l’État, d’autant que, je le répète, nombre d’associations prennent des initiatives ou mènent des actions relevant précisément de la responsabilité de ce dernier.

Rien que pour cela, la présente proposition de loi mériterait d’être votée. Mais, vous l’aurez compris, notre groupe souhaite profiter du débat en séance publique pour continuer de défendre les propositions du monde associatif qui avaient donné lieu à ce texte et qui nous semblent conserver toute leur pertinence, tant elles constituent des avancées importantes dans la gestion quotidienne des associations. J’espère que nous nous retrouverons en ce sens, en faveur de nos associations.

 

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Villepintois-e-s de longue date ou récemment installé-e-s, de quelle ville avez-vous envie ? de quelle ville avez-vous besoin ?

10 Juillet 2019, 07:06am

Publié par PCF Villepinte

 

Villepinte est riche de ses habitant-e-s, de sa jeunesse, de son patrimoine, de ses équipements, de ses espaces verts… Villepinte mérite qu’on en prenne soin.

Depuis 2014, notre ville s’égare sur les chemins risqués de la promotion immobilière à outrance et du manque de vie démocratique confisquée par quelques-un-e-s.

Nous sommes un collectif de femmes et d’hommes attaché-e-s à leur ville qui ont à cœur de défendre et promouvoir des valeurs, des idées, et d’élaborer un projet ambitieux pour l’avenir de notre commune, pour le bien vivre ensemble. N’est-il pas nécessaire de développer les services publics, comme l’aide à l’emploi, à l’autonomie, … ?

Nous sollicitons vos avis, vos propositions, pour construire le Villepinte des prochaines années, pour décider ensemble de notre avenir commun.

Ce questionnaire que nous vous soumettons sera analysé et ses résultats rendus publics dans les prochaines semaines. Ce sera la première pierre d’un projet pour la ville qui ne peut, selon nous, s’écrire et se réaliser sans les habitant-e-s, les associations, l’ensemble des acteurs et actrices qui « font » la ville. En bref, la démocratie est et sera le fil conducteur de notre action.

Nous vous remercions de prendre quelques minutes pour répondre aux questions posées dans ce petit document.

  Les communistes de Villepinte                                                                                                                                     

Quels sont les domaines qui vous semblent prioritaires dans la gestion de la ville ?

(5 réponses possibles)

 Commerces                                      Aide à lemploi

 Santé                                                Vie associative

 Culture                                            Prévention/Sécurité

 Démocratie locale                           propreté de la ville

 Développement économique         Services publics

 Éducation                                        Solidarités

 Enfance/Jeunesse                            Sport

 Environnement & écologie            Transports et déplacements

 Logement/Habitat                           Urbanisme, voirie.

Autres : ____

_________________________________________

 Continuer de construire de manière intensive.

 Arrêter de construire.

 construire de manière raisonnée, en concertation.
Autre : précisez : ………………………………………………………………….

 

 

 

 

 

Les services rendus par la mairie de Villepinte sont :

 

 satisfaisants                 à développer                        insuffisants

Dans quels domaines ? _________________________________________

____________________________________________________________                                     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                     Pour bien vivre dans la ville, quelles seraient vos 3 priorités ?

                                                      1)

                                                      2)

                                                      3)

 

 

                                      Mieux vous connaître :

Vous êtes : Une femme     un homme 

 

Tranche d’âge : –de 25 ans :     Oui                  Non

De 25 à 45 ans :     Oui                 Non

46 à 60 ans :     Oui                 Non

plus de 60 ans :     Oui                  Non

Propriétaire à Villepinte    Oui      Non ;  Locataire  Oui      Non

                    Lieu de travail :

 

Souhaitez-vous être informé-e du résultat de cette enquête ?   Oui          Non

 

Souhaitez–vous participer à ces réflexion ?:                               Oui          Non 

 

Avez-vous une suggestion ou une proposition ?.......................................

……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

Si vous souhaitez être informé-e de la suite de cette enquête, merci de nous laisser vos coordonnées :

 

Nom/Prénom : ……………………………………………………

Téléphone : ………………. Courriel : ……………………………

Adresse…………………………………………………93420 Villepinte

      Pour nous contacter ou déposer ce questionnaire :

PCF  Avenue Sacco et Vanzetti 93420 Villepinte ou @ :pcf93420@hotmail.fr  

SMS 06.08.54.61.42 ou auprès d’un militant-e que vous connaissez

 

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Baccalauréat 2019 : le ministre n’est pas au-dessus des lois !

7 Juillet 2019, 08:18am

Publié par PCF Villepinte

 

PCF 05.07.2019

Aujourd’hui, lycéennes et lycéens reçoivent les résultats du baccalauréat. Mais dans un grand nombre de cas, ces résultats sont faux : les notes affichées ce matin sont le résultat de tripatouillages illégaux, imposés aux jurys par un ministre sans scrupule. Pour sauver sa réforme, Blanquer a saboté le baccalauréat. Son attitude est  irresponsable.

Ce qui s’est passé hier dans de nombreux jurys de bac est extrêmement grave. Un ministre prêt à tout pour imposer sa politique a sciemment contraint des fonctionnaires à adopter des pratiques illégales : invention de notes, calculs farfelus, substitution de l’administration aux jurys souverains… Le PCF est aux côtés des jeunes et des familles qui refuseront ces tripatouillages, et se battra pour faire reconnaître le scandale de cette rupture d’égalité.

Depuis des mois, enseignantes et enseignants tirent la sonnette d’alarme : notre système éducatif est au bord de l’explosion, il n’a plus les moyens d’assurer ses missions ; les réformes imposées par le ministre Blanquer détériorent les conditions d’éducation et aggravent les inégalités. Depuis des mois, ils et elles se battent pour préserver l’ambition égalitaire et le caractère national du service public d’éducation. Depuis des mois, ils et elles sont ignorés, méprisés, insultés par leur ministre et subissent une répression sans précédent. Ces enseignantes et enseignants sont l’honneur de la fonction publique. Ils et elles peuvent compter sur le PCF : nous sommes à leurs côtés dans leur bataille pour l’école, et nous sommes mobilisés pour défendre leur liberté d’expression et leur droit de grève.

Dans l’intérêt des lycéennes et des lycéens d’aujourd’hui et de demain, et de toute la société, il faut mettre fin à la crise en écoutant les acteurs de l’éducation. C’est pourquoi nous combattons, aux côtés des familles et des acteurs de l’éducation mobilisés, les réformes rejetées par les instances représentatives de la communauté éducative (CSE, CNESER) : la loi dite « école de la confiance », des réformes du lycée et du baccalauréat et de la loi ORE (Parcoursup).

La crise que traverse l’éducation nationale est sans précédent. Nous appelons tous les acteurs de l’éducation – personnels, familles, jeunes –,  toutes les forces de progrès à se rencontrer au plus vite pour organiser ensemble des États généraux de l’éducation. Avec eux, nous entendons ainsi travailler à une réforme progressiste de l'éducation, que devra porter une nouvelle majorité politique dans ce pays.

 

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Secret

31 Mai 2019, 06:56am

Publié par PCF Villepinte

Secret

La Suisse a levé le secret bancaire. Toutes ces histoires de paradis fiscal, c’est du passé. C’est du moins ce que nous ont dit et redit les experts macroniens qui pullulent sur les ondes. Bien. Une remarque cependant.

https://d3n8a8pro7vhmx.cloudfront.net/pcf/pages/10296/attachments/original/1559110640/visuel-suisse.jpg?1559110640

On apprend que les banques suisses interdisent désormais à leurs cadres d’habiter en France. Un responsable de l’Association des banques privées suisses (ABPS) estime que « jouer à saute-frontières pourrait nuire gravement au secret des affaires ». Paraît qu’ils craignent que ces cadres se promènent avec des infos précieuses sur leurs ordinateurs ou leurs smartphones qui pourraient susciter « la curiosité des autorités françaises ». Tiens donc ! Conclusion tirée par ces faux-culs du Figaro : « Le secret bancaire n’existe plus, néanmoins le pays reste marqué par une certaine culture pour ne pas dire une culture certaine de la discrétion ! » Bon sang mais c’est bien sûr…

Gérard Streiff

 

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Violence(s)

11 Mai 2019, 07:06am

Publié par PCF Villepinte

Violence(s)

https://4.bp.blogspot.com/-M5-r-hxgrOM/XNQuV0w8DjI/AAAAAAAAFyw/uV-NuqxOTzMzTpSQDqKYM9oywYgb7Sb8wCLcBGAs/s320/ob_fafc04_france-telecom-le-salarie-avait-ecrit.jpg 

France Télécom, l’exemple emblématique.

 

Suicides. Certains appellent cela du «management», d’autres «le feu de l’époque», qui témoignait et témoigne encore des souffrances extrêmes du «monde du travail». Comme si nous tendions un miroir spectral sur l’état de nos sociétés et les tréfonds extrêmes de la cruauté.

Le procès France Télécom, qui a débuté cette semaine, est l’illustration de ce monde invisible et pourtant si réel pour peu que nous osions encore regarder derrière les murs de beaucoup d’entreprises, quand la pression atteint le supplice, quand le passage à l’acte devient un acte ultime de résistance – idée insupportable. Le suicide est-il toujours, comme le disait Victor Hugo, «cette mystérieuse voie de fait sur l’inconnu»?

Mettre fin à ses jours révèle, parfois, une sorte d’état de légitime défense. Alors pourrions-nous presque écrire que le suicidé subit le suicide, quel que soit le «mode opératoire», comme le constatent froidement les cliniciens… Chez France Télécom, il y en eut de nombreux. Le bloc-noteur se souvient même d’une immolation par le feu, à Mérignac, sur le parking d’un des sites de l’opérateur. Un «choix» radicalement choquant pour ses proches, pour ses amis, pour chacun d’entre nous en vérité.

Le «choix» d’un homme qui, exténué par des années d’humiliations et d’amères expériences en tous genres, de mission en mission, ballotté ici et là au gré de sa hiérarchie et des instructions managériales imposées par le groupe, avait préféré se retirer de la pire des manières en laissant l’empreinte de sa mort sur un mur à jamais assombri…

 Cet homme se prénommait Rémi. En repensant à l’horreur de son sacrifice absolu, revinrent à notre mémoire les terribles souvenirs de l’ère Didier Lombard, dont la gestion des «ressources humaines» fut dénoncée à la suite de la vague de suicides au sein de ce fleuron national que le monde entier, jadis, nous enviait.

 Travail. Au seuil de la tristesse et du recueillement, quand toutes les frontières de la douleur ont cédé sous les assauts de l’injustice, que dire encore de la course à la rentabilité, des ambiances délétères, du «time to move»? Figure là tout ce que nous connaissons de l’évolution du travail au sein de l’économie dite «libérale», la pression, la précarisation, la subordination, la concurrence entre salariés, l’individualisation croissante des responsabilités, la désaffiliation, la sauvagerie du chacun-pour-soi…

 Les racines du mal sont connues, prêtes à ruiner les êtres les plus solides. Quand le travail tue. Comment expliquer, sinon, la dramatique multiplication des actes désespérés depuis des années, dans tous les secteurs, Renault, France Télécom, HSBC, BNP Paribas, La Poste, EDF, Sodexo, Ed, IBM, etc.? Répétons-le une bonne fois pour toutes: ceux qui se suicident au travail ne sont pas toujours des jean-foutre insouciants ou des bras cassés, des personnes dépressives ou mélancoliques, mais plutôt ceux qui aiment leur travail et se sont dévoués sans compter. Les salariés d’Orange, ex-France Télécom, en savent quelque chose.

 Comment s’étonner que les salariés de cette entreprise soient particulièrement concernés, eux dont les missions de service public s’incarnaient dans le savoir-faire, heureux et fiers de participer à ce bien commun que la République exalte tant. Orange a connu toutes les dérives des nouveaux modes de gestion par le stress, la rentabilité à tous les échelons, les mobilités forcées, la fixation d’objectifs irréalisables, les restructurations, les changements de métiers, sans parler de la détérioration des rapports entre salariés visant à briser tout esprit de corps.

Les remaniements de l’identité exigés, relevant de l’injonction à trahir les règles de l’art puis l’éthique personnelle, ont conduit les salariés, consciemment ou non, à se trahir eux-mêmes pour satisfaire les exigences des directions. Jusqu’au pire: le non-sens au travail. D’où cette question: travailler, est-ce seulement produire de la richesse pour des actionnaires invisibles, sans horizon d’épanouissement ni possibilité de se transformer soi-même, au service des autres?

 

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 10 mai 2019.]

 

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Catastrophe(s)

20 Avril 2019, 06:40am

Publié par PCF Villepinte

                            https://4.bp.blogspot.com/-gBYmTH3dxlc/XLm62QkOceI/AAAAAAAAFxs/N1G5OqYdPR8lXHe0T9vHUZQdVZr4cXDmwCLcBGAs/s1600/notre%2Bdame.png 

Même avec Notre-Dame, la mémoire n’appartient qu’au peuple… 

Pierres. Par leur caractère irraisonné, les catastrophes disent toujours quelque chose des époques où elles surviennent et témoignent, au hasard des vies ébranlées à la hauteur des mécomptes et des actifs de l’Histoire, de ce que les hommes maçonnent par un double orgueil: beauté, éternité. Notre-Dame de Paris ne serait qu’un tas de pierres – certes consacré par religion – si l’imaginaire commun ne l’avait assemblée par l’esprit et l’écrit dans une sorte de création humaine universelle non réductible à sa seule fonction, comme marquée «d’une telle griffe de lion, que personne désormais ne se hasardera d’y toucher», pour reprendre les mots de Michelet. Une vieille cathédrale huit fois centenaires, dont nous savons tout ou presque, adossée néanmoins à un autre édifice tout aussi sacré, une cathédrale de poésie, aussi ferme que les fonds baptismaux de l’autre, aussi puissante et symbolique que ses tours, sa flèche et ses rites ancestraux. Que de chemin parcouru. Que de drames et d’évidences, depuis le chef d’œuvre de Victor Hugo, en 1831: «Notre-Dame est aujourd’hui déserte, inanimée, morte. On sent qu’il y a quelque chose de disparu. Ce corps immense est vide ; c’est un squelette ; l’esprit l’a quitté, on en voit la place, et voilà tout.» Devant le terrible spectacle de flammes rutilantes qui rongèrent le cœur de Paris, nous repensions, comme beaucoup, à ce monument de papier et à ces phrases prophétiques sur le monument de pierre. Quelquefois, l’insensibilité n’est pas de mise devant ce qui nous dépasse et nous réunit: appelons-cela une culture populaire, en tant que formulation définitive. Les strophes, les fureurs, les joies, les illuminations aussi, le monde entier en a eues et en aura encore en admirant les tympans de la Dame, ses ogives et ses arcs-boutants, pas loin de la place Louis-Aragon, lui qui hanta et exalta les lieux en les immortalisant dans Aurélien, en 1944: «Ô les longues rues amères autrefois et le temps où j’étais seul et un ! La marche dans Paris, cette longue rue qui descend vers Notre-Dame !», ou dans Le Paysan de Paris, en 1926: «Qui n’a pas vu le jour se lever sur la Seine, Ignore ce que c’est que ce déchirement, Quand prise sur le fait la nuit qui se dément, Se défend se défait les yeux rouges obscène, Et Notre-Dame sort des eaux comme un aimant.»

Mémoire. Par elle, avec elle et en elle, ressurgit ce que d’aucuns nomment le «patrimoine», mais qui pourtant se dresse au ciel par des noms, Jeanne d’Arc, Henri IV, Bossuet, Jean-Jacques Rousseau, Bonaparte, Sainte-Beuve, Claudel, Gautier, Zola, Péguy, De Nerval, Matisse, Mauriac, Prévert, De Gaulle, etc., sans oublier Quasimodo, Frollo et Esmeralda, et tant de passants inconnus qui l’honorèrent de leurs savoirs, de leurs présences et de ce qui nous constitue collectivement: la mémoire, qui n’appartient qu’au peuple. Raison pour laquelle nous regarderons avec amusement et colère la main tendue de ces «généreux donateurs» à centaines de millions défiscalisés, ces «riches» dont a parlé Mac Macron, lui qui se rêve sans doute un destin national et pourquoi pas une messe ici-même, après trépas, comme De Gaulle et Mitterrand, comme si la République n’avait pas d’autres moyens d’idolâtrer ses grands morts que de les confier à l’Eglise. Si le mythe est plus grand que la catastrophe, si les grands événements de l’histoire de Notre Dame à travers les siècles, jusqu’au XXIe, sonnent telle une permanence voire un renforcement de sa symbolique nationale, nous le devons aux forces des âmes conjuguées, «où sur chaque pierre on voit saillir en cent façons la fantaisie de l’ouvrier disciplinée par le génie de l’artiste», écrivait Victor Hugo, que nous ne nous lasserons pas de revisiter: «Sur le sommet de la galerie la plus élevée, plus haut que la rosace centrale, il y avait une grande flamme qui montait entre deux clochers avec des tourbillons d’étincelle, une grande flamme désordonnée et furieuse dont le vent emportait par moments un lambeau dans la fumée.»

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 19 avril 2019.]

 

Publié par Jean-Emmanuel Ducoin

 

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L’exigence de transparence et de justice fiscale monte de toute part, pas seulement en France.

21 Février 2019, 06:57am

Publié par PCF Villepinte

 

Enfin ! Reconnue coupable de « blanchiment aggravé de fraude fiscale » et de « démarchage bancaire illégal », la banque suisse UBS a été condamnée ce mercredi par le tribunal correctionnel de Paris à une amende record de 3,7 milliards d’euros. Je veux d’abord saluer le courage des lanceurs d’alerte qui ont su résister aux pressions et menaces de toutes sortes, y compris contre leur vie, pour permettre la mise à jour de ces pratiques indécentes.  Je veux aussi souligner le rôle important de la presse, qui a su enquêter et révéler cette affaire au public.

 

Mais il faut aller plus loin. Tant que l’on ne mettra pas en place des règles claires pour les contrer, les affaires d’évasion fiscale continueront de prospérer encore longtemps. C’est pourquoi il est urgent d’agir, au niveau européen mais aussi national, pour mettre fin à un système qui prive nos budgets de recettes fiscales indispensables pour financer les politiques publiques.

Adoptons sans attendre, comme je l’ai proposé à l’Assemblée, une liste noire crédible des paradis fiscaux, en lieu et place de l’actuelle, où ne figurent ni la Suisse, ni l’Irlande, ni les Pays-Bas, ni le Luxembourg, ni aucun des cadors de la triche mondiale. Et mettons en place l’imposition à la source des bénéfices des multinationales au lieu d’attendre, comme maintenant, qu’ils soient transférés vers des pays champions du dumping fiscal.


L’exigence de transparence et de justice fiscale monte de toute part, pas seulement en France. C’est aux Etats d’y répondre en priorité, et non aux seuls lanceurs d’alerte et à la justice. 

 

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord

 

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Pour l’interdiction des lanceurs de balles de défense

12 Février 2019, 08:45am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 11/02/2019 par PCF

Les LBD (lanceurs de balles de défense) marquent un usage excessif et dramatique de la force publique, estime le groupe CRCE du Sénat qui a déposé, le 22 janvier dernier, une proposition de loi visant leur interdiction.

https://d3n8a8pro7vhmx.cloudfront.net/pcf/pages/9764/attachments/original/1549901088/visuel-lbd.jpg?1549901088

Le texte établit un état des lieux dramatique : « Depuis l’acte I des gilets jaunes (le 17 novembre 2018) le bilan ne cesse de s’alourdir. Deux mille blessés chez les manifestants, environ un millier parmi les forces de l’ordre, selon le ministère de l’Intérieur. Pour plusieurs observateurs, spécialistes du maintien de l’ordre, on dénombrerait, au 17 janvier, une centaine de blessés graves, parmi lesquels 71 liés à des tirs de lanceurs de balles de défense (LBD), pour nombre d’entre eux irréversibles. Le volume de tirs d’armes dites « intermédiaires » « à létalité réduite » ou encore « sublétales » a atteint un niveau historique ces dernières semaines. »

Pourtant le gouvernement persiste à nier l’évidence.  Sur le papier, l’usage du lanceur de balles de défense est très encadré. Pourquoi les dérives actuelles ? Le texte pointe plusieurs explications.

Il y a lieu de s’interroger sur la doctrine d’emploi des forces de l’ordre dévoyée depuis les années Sarkozy. C’est toute la doctrine traditionnelle d’évitement entre la police et les manifestants qui est remise en cause. Par ailleurs, le caractère dit « non létal » minimise l’usage de ces armes dites « intermédiaires » auxquelles certains policiers ont recours de manière « décomplexée » voire en toute impunité.En outre, il apparaît notable que la formation des forces de l’ordre en matière d’usage des armes, et en particulier des lanceurs de balles de défense, est défaillant.

Seulement, aujourd’hui, le contexte législatif semble peu enclin à ce type de réflexions. L’heure est à la surenchère répressive, au renforcement du tout sécuritaire au détriment des libertés publiques.

« Il est temps de faire machine arrière et d’adopter une logique inverse afin de garantir et de réaffirmer le droit de manifester comme l’expression la plus pure du peuple de s’exprimer démocratiquement. »

La proposition de loi vise donc à interdire l’usage des lanceurs de balles de défense.

« Bien entendu, il ne s’agit en aucun cas de remettre en cause l’emploi de la force publique légitime qui doit rester un outil de sauvegarde de la sécurité publique, dans le cadre du respect de la Constitution, du droit et des lois. Mais il s’agit avant tout de garantir l’effectivité d’un droit fondamental et constitutionnel, celui de manifester. »

Le texte montre que d’autres doctrines d’emploi des forces de l’ordre existent, notamment en Europe, pour pacifier le maintien de l’ordre. Un travail d’ampleur doit être engagé pour mettre en oeuvre des stratégies de désescalade efficaces et celui-ci doit commencer par une étude sérieuse, complète, détaillée et documentée des avantages et des inconvénients de chaque type de doctrine.

Le texte propose donc « trois mesures simples » :

« L’article 1er vise à interdire immédiatement l’usage des lanceurs de balles de défense dans le cadre d’opérations de maintien de l’ordre et en particulier lorsqu’un attroupement nécessite sa dispersion par les forces de l’ordre qui peuvent faire usage directement de la force si des violences ou voies de fait sont exercées contre eux ou s’ils ne peuvent défendre autrement le terrain qu’ils occupent..

L’article 2 vise à permettre une plus grande transparence des données relatives à l’usage des armes par les policiers, au regard des derniers événements liés au mouvement des gilets jaunes. Car si les cas recensés n’étaient pas relayés sur les réseaux sociaux par quelques spécialistes de la question du maintien de l’ordre, nous n’aurions aucunes données. Or, le manque de transparence du pouvoir sur ces sujets nuit à notre démocratie.

L’article 3, enfin, est porteur de solutions pour le long terme. Il s’agit de demander au Gouvernement de remettre au Parlement un rapport détaillé et documenté sur les stratégies de désescalade et de pacification à mettre en œuvre dans le cadre du maintien de l’ordre, notamment en s’appuyant sur les modèles européens.

 

 

 

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