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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

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Oui au mariage pour tous!

14 Avril 2013, 07:08am

Publié par PCF Villepinte

La dernière manif’ de Civitas vue du ciel (RUE 89)

Camille Polloni | Journaliste Rue89

 
Infosignalée par
un internaute

Pas de problème de chiffres cette fois-ci. La manifestation de Civitas à proximité du Sénat, au soir du vote de la loi sur le mariage gay, a rassemblé une soixantaine de personnes (l’avantage, c’est que vous pouvez recompter).

En face, dix-sept véhicules de police attendaient le forceur de barrage, qu’il vienne du cortège de Civitas ou de celui de la Manif pour tous, au Jardin du Luxembourg. Amusé par la disproportion entre ce petit cortège et le déploiement policier, un riverain nous a envoyé ses photos.

Jean Hesbert, témoin privilégié des manifs en direction du Sénat, habite rue de Tournon depuis plus de trente ans. Pour prendre ces deux photos, il n’a eu qu’à se pencher depuis sa fenêtre, à gauche, puis à droite.

 

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GRAIN DE SEL

14 Avril 2013, 06:52am

Publié par PCF Villepinte

 

Le grain de sel de François Morel : "Pour ne pas désespérer de l'humanité"

 

 

Culture

 

 

- le 11 Avril 2013

 

Retrouvez Le grain de sel chaque jeudi dans Cactus, le supplément grinçant de l'Humanité. Cette semaine, c'est le comédien, le chanteur et chroniqueur à France Inter, François Morel qui prend la plume.

Il était conseillé ces derniers jours, à côté du journal que l’on était en train de lire, à côté de la radio que l’on était en train d’écouter, à côté du téléviseur que l’on était en train de regarder, de prévoir une bassine au cas où l’on aurait envie de vomir. Il était confirmé que, depuis des années, les cyniques, les profiteurs, les exploiteurs jouaient aux professeurs de vertu, aux parangons de moralité, aux donneurs de leçon. L’abjection, le dégoût, l’écœurement.

Avec en plus, l’insidieuse culpabilité au cas où l’on se plaindrait trop fort, au cas où l’on se révolterait trop brutalement, au cas où l’on trouverait trop décourageante la nature humaine. Exprimer sa colère, crier sa révolte, manifester son indignation, n’était-ce pas tomber dans le « tous pourris », n’était-ce pas faire le jeu des extrêmes ? Comme s’il pouvait y avoir pire extrême que de vivre dans un pays où l’on a chargé un malfaiteur d’avoir le droit de vous contrôler fiscalement. Comme s’il pouvait y avoir pire extrême que de confier à un escroc le budget d’une nation ?

Dans cette ambiance nauséeuse, le moindre signe un peu ensoleillé était le bienvenu. Un réalisateur, Fred Joyeux, pour poursuivre la liste des aptonymes commencée la semaine dernière, m’a plaisamment alerté sur une histoire effectivement assez réjouissante. Elle se trouvait, la semaine dernière, à la page 18 de l’édition du Monde daté du vendredi 5 avril. La journaliste Pascale Robert-Diard raconte que, dans le panier d’un vélo, elle avait oublié une pochette contenant un iPad et un clavier. Deux hommes, Patrice Balzac et Didier Janus, l’ont retrouvée puis l’ont restituée, sans rien demander en échange, sans rien réclamer, sans chercher à aucun moment à profiter de la situation. L’événement 
est-il devenu si exceptionnel que le grand quotidien du soir consacre une page entière à une réaction somme toute normale, oui, je dis bien « normale » dans le sens « naturel », « légitime », pour qui est détenteur d’un cerveau, d’une sensibilité et de quelques notions retenues au cours des leçons d’instruction civique apprises à la communale ?

Ne boudons pas notre plaisir. Le portrait de Patrice Balzac et de 
Didier Janus est beau. Deux hommes, un peu cabossés, ancien alcoolo, ancien toxico, ont remis le pied dans la vie. Ils ont trouvé des gens bien, qui les ont aidés à sortir de la galère : une responsable d’Emmaüs pour l’un, des médecins, des infirmiers de l’hôpital de Villejuif pour l’autre. Oui, une association caritative pour l’un, un hôpital public pour l’autre. On est évidemment loin des cliniques privées spécialisées en chirurgie esthétique, transformatrices de cash et si représentatives d’une gauche en phase avec son époque, moderne et réaliste.

Patrice Balzac et Didier Janus, pour ne pas retrouver leurs démons, ont décidé de faire du bénévolat. Ils s’occupent d’une association qui organise des sorties pour les handicapés qu’ils entraînent, notamment, au théâtre, au musée ou au Salon du chocolat.

Merci à Patrice Balzac et à Didier Janus de ne pas nous faire complètement désespérer de l’humanité. Merci à Pascale Robert-Diard d’avoir perdu son iPad et de nous avoir présenté ces deux hommes, debout, honnêtes et réconfortants.

  • À lire aussi :

Le grain de sel de Gérard Mordillat : Le jeu du pouvoir et de la trahison . . . au Parti socialiste
Le grain de sel de Gilles de Balbastre, journaliste, cinéaste : Laisse pas tomber la neige !
Le grain de sel de Ian Brossat, président du groupe PCF-PG au Conseil de Paris : Pour quelques euros de plus

François Morel

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"J'ai déclaré jusqu'à mes kayaks."

12 Avril 2013, 06:45am

Publié par PCF Villepinte

 
Oui, j’ai investi dans un paradis buccal

 

 

Alors que des ministres et des élus publient leur patrimoine en réaction à l'affaire Cahuzac, Eva Joly a affirmé être pionnière en la matière : "J'ai déclaré jusqu'à mes kayaks."

Société - le 11 Avril 2013

Jeunes correspondants

Yohan Lacroix, seize ans.

 

Par le jeune correspondant Yohan Lacroix, du lycée Blaise-Pascal de Brie-Compte-Robert (77). Une nouvelle mode est apparue cette semaine sur le Net. L’obligation de la publication de sa déclaration de patrimoine, lancée par le gouvernement, va devenir banale. Ces déclarations sont censées rendre compte de l’épaisseur des porte-monnaie des ministres, et faire le tri entre ceux qui mentent et ceux qui veulent paraître honnêtes…

Il n’y a pas de raison que moi, adolescent rédacteur dans un journal lycéen de renom souvent primé (1), je ne m’y mette pas. Je possède actuellement une tirelire-cochon blanche avec 48,01 euros (en euros, pas en francs suisses, je précise, parce que ça a joué des tours à Cahuzac de ne pas être précis !). Je déclare aussi posséder un Livret A, en France également, avec 2 100 euros. Ce sera assez pour me payer le permis de conduire, mais pas pour m’acheter une petite Twingo, comme Cécile Duflot. Je possède en plus un vélo de cross, des rollers, et tout l’équipement qui va avec. J’ai mon propre ordinateur portable et je me suis arrangé avec mon père pour posséder la porte du micro-ondes, parce que j’ai participé à son achat. Je suis l’heureux propriétaire d’un petit bulldog dénommé la Chose, je suis donc le gestionnaire délégué aux taches ménagères consacrées au bien-être de cet animal. Je m’habille essentiellement chez Celio, mais il m’arrive de renier cette habitude en achetant un caleçon qui me ruine chez Zadig & Voltaire. Enfin, pour mon avenir, j’ai investi dans la séduction : un sourire irrésistible, qui fera tomber les filles, avec des dents bien placées grâce… à mon appareil dentaire.

(1) Le journal KaBoom, des lycéens de Blaise-Pascal, 
à Brie-Comte-Robert, pour ne pas le nommer.

  • À lire : tous les articles réalisés par les élèves du lycée Blaise-Pascal de Brie-Comte-Robert :

Un jour viendra où nous serons tous ambidextres ! Par Julia Sphenner
Corée du Nord : menace réelle 
ou grosse blague ? Par Mélissa Ribigini
Retour définitif à la poussière, madame Thatcher Par Baptiste Sanchez

  • À consulter :

Le site de Libres échanges

Yohan Lacroix

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ALLOCATIONS FAMILIALE

31 Mars 2013, 07:32am

Publié par PCF Villepinte

i pasquier
Le retrait total ou d’une partie trop importante de ces prestations pourrait avoir un effet contre-productif

vendredi 29 mars 2013

 

 

Concernant le versement des allocations familiales et de l’allocation de rentrée scolaire au service d’aide à l’enfance lorsque l’enfant a été confié à ce service par décision du juge

Isabelle Pasquet, Sénatrice

 

"Monsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues, la proposition de loi dont nous sommes amenés à débattre aujourd’hui présente déjà un historique certain, fait de revirements multiples, qui en disent long sur les difficultés qu’elle soulève.

De quoi s’agit-il au juste ? Il convient d’autoriser le juge à opérer un partage des allocations familiales entre la famille et le conseil général lorsque l’un des enfants qui ouvre droit au bénéfice de ces allocations est confié, durablement ou temporairement, au service de l’aide sociale à l’enfance.

De fait, la proposition de loi soulève deux questions que nous ne pouvons ni éluder ni contourner : quelle conception nous faisons-nous des prestations dont il est question ? Quelle est la réalité des situations économiques, financières et humaines des familles qui bénéficient aujourd’hui de ces allocations ?

En la matière, nous sommes plutôt constants. Les allocations familiales ne sont pas assimilées à des compléments de ressources et ne doivent pas l’être.

L’objet des allocations familiales n’est pas de lutter contre la pauvreté, mais d’encourager la natalité en France. Concevoir autrement la finalité de ces allocations, accepter que l’on puisse les considérer comme une prestation sociale et non comme une prestation familiale pourrait conduire, à terme, à accepter les projets qui mûrissent ici ou là visant à réserver les allocations familiales aux familles les plus modestes. À celles et ceux qui pourraient d’ailleurs être tentés par la proposition de soumettre les allocations familiales à des conditions de ressources, je dirai que, ce faisant, ils confondent politique familiale et politique fiscale. La question n’est pas de savoir s’il faut rompre avec l’universalité de cette prestation, mais de trouver les moyens de nous doter d’une politique fiscale plus juste et plus solidaire.

Pour notre part, nous considérons que chaque enfant est une chance pour notre pays, on le voit notamment par comparaison avec l’Allemagne. Par conséquent, tous les enfants, indépendamment de la richesse de leurs parents, doivent pouvoir bénéficier des allocations familiales. C’est d’ailleurs à dessein que j’utilise cette formule, car, en application de la portée universelle de ces allocations, nous considérons que ce ne sont pas les parents qui en bénéficient mais les enfants.

Confiées aux parents, qui assument les dépenses courantes pour les enfants, les allocations familiales n’en demeurent pas moins assises sur les besoins des enfants. Elles sont destinées à permettre leur épanouissement et à financer les frais liés à leur éducation et à leur développement.

Cela étant dit, faut-il, en cas de placement de l’enfant à un service d’aide sociale, que les allocations familiales suivent, en quelque sorte, l’enfant ? La question se pose effectivement, et le législateur y a partiellement répondu puisque l’article L. 521-2 du code de la sécurité sociale dispose déjà que le juge peut décider de transférer ou non aux départements la totalité des allocations familiales attribuées à l’enfant qui fait l’objet d’un accueil par les services de l’ASE.

Ce qui pourrait changer, comme le proposaient d’ailleurs Yves Daudigny et plusieurs de ses collègues dans la proposition de loi qu’ils avaient déposée puis retirée, c’est la faculté offerte aux juges d’opérer un partage de ces allocations, ce partage devant être effectué, cela va de soi, dans l’intérêt de l’enfant. C’est pourquoi nous sommes attachés au fait que le juge puisse disposer, comme c’est déjà le cas aujourd’hui, de la faculté de se saisir d’office. C’est à lui qu’il appartient de juger, dans les faits, quelles sont les mesures à prendre pour préserver les intérêts légitimes de l’enfant.

Mon avis est que le retrait total ou d’une partie trop importante de ces prestations pourrait avoir un effet contre-productif, retardant ou empêchant le retour de l’enfant dans sa famille, ce qui, à mon sens, doit rester un objectif dès lors que le placement n’a pas pour origine des faits de maltraitance commis à son encontre.

Pour autant, malgré la réaffirmation de principe sur la finalité des allocations familiales, nous ne savons que trop qu’une telle mesure, si elle n’est pas accompagnée d’autres dispositions permettant de lutter plus efficacement que ce n’est le cas aujourd’hui contre la précarité, aura des effets désastreux et amplifiera la paupérisation de certaines familles. C’est pourquoi nous pensons que le partage de ces allocations entre le département et la famille est plus de nature à permettre à cette dernière d’accueillir correctement l’enfant, les week-ends par exemple.

Cela n’empêche pas que des mesures significatives et rapides, plus ambitieuses que celles qui ont été dévoilées à l’issue de la conférence nationale contre la pauvreté doivent être prises. Car, voyez-vous, mes chers collègues de l’opposition, ce ne sont pas les parents qui dénaturent les allocations familiales en les transformant en compléments de ressources indispensables pour survivre, même quand l’enfant est confié à l’ASE. C’est le chômage de masse, ce sont les fins de mois difficiles, les temps partiels contraints, les licenciements boursiers, c’est tout cela qui transforme les allocations familiales en une prestation sociale.

Il faudrait également que l’État s’engage, en lien avec les départements, dans l’élaboration de mesures d’accompagnement afin que les parents les plus en difficulté ne perdent pas espoir de pouvoir, le plus tôt possible et dans les meilleures conditions, accueillir de nouveau leurs enfants.

Madame la ministre, en ce sens, nos préoccupations se rejoignent, même si nous n’avons pas, sur cette proposition de loi, la même analyse finale. Vous avez tenu un discours d’engagement qui vous honore mais qui, au regard de ce que j’ai dit, nous inquiète un peu. En vous écoutant, je n’ai pas retrouvé la distinction très marquée entre le caractère familial de cette prestation et le caractère social que d’autres revêtent. Je crains que cela ne prépare en réalité une réduction du champ des allocations familiales en direction des familles les plus vulnérables, ce qui serait une nouvelle rupture avec les principes qui guident notre système depuis leur définition par le Conseil national de la résistance.

La feuille de mission confiée au Haut Conseil de la famille ainsi qu’au Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie nous inquiète tout autant. Ce débat a, me semble-t-il, engendré plus de confusion sur la nature des allocations familiales qu’il n’a apporté d’éclaircissements."

 

 

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PETIT PLAISIR Bis

29 Mars 2013, 07:44am

Publié par PCF Villepinte

Parisot / précarité :
 

 

 " Medef, ton univers impitoyable" (Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF)

 

Lors de l' université d'été après sa première élection comme présidente du Medef, Laurence Parisot avait eu cette réflexion : « la vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ». Elle vient de découvrir qu'un mandat à la tête du Medef l'est tout autant.

Le monde salarié ne versera pas une larme sur ce feuilleton " Medef, ton univers impitoyable". La guerre de succession est engagée depuis des semaines. Elle aura des conséquences directes sur la prochaine feuille de route de l’organisation patronale, qui, après le pacte de compétitivité et l'ANI, se sent pousser des ailes.

Une chose ne changera pas : la future direction du MEDEF pourra compter sur l'opposition ferme et résolue du PCF et du Front de gauche. Un millier d'amendements sont déposés par le groupe parlementaire sur le projet de loi transposant l'accord national interprofessionnel qui sera discuté à l'Assemblée nationale à partir du 2 avril.

 

 

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PETIT PLAISIR

28 Mars 2013, 17:34pm

Publié par PCF Villepinte

Laurence Parisot

Social-Eco - le 28 Mars 2013

Mots clés : medef, laurence parisot,

 

 

Medef: Laurence Parisot échoue dans sa tentative de putsch

 

 

Laurence Parisot a reconnu son échec dans sa tentative de réforme des statuts du Medef qui lui aurait permis de briguer un troisième mandat.

L'actuelle patronne des patrons a "immédiatement dit aux membres du conseil exécutif que je serai la garante de la bonne tenue de la campagne", selon ses dires à la sortie du conseil exécutif de ce jeudi matin.Elle s'est de même engagée à continuer "dans les mois qui viennent" à exercer ses fonctions "avec la même énergie, avec la même détermination, avec le même enthousiasme" que ceux qu'elle a eus "depuis la première seconde" où elle a été élue présidente du Medef. Une façon de garder la face après que le conseil exécutif de la principale organisation française a refusé, lors d'un vote très serré (22 pour, 22 contre, un vote blanc), de convoquer l'assemblée générale du Medef pour réformer les statuts.

Transparence

Laurence Parisot reste cependant convaincue que cette réforme qui prévoyait de ne plus limiter le nombre de mandats du président du Medef et aurait donc permis à Mme Parisot d'en briguer un troisième, reviendra" et "sera un jour adopté". "Cette réforme aurait marqué un progrès de démocratie interne, cette réforme aurait permis de mettre un terme définitif à des logiques de cooptation ou de renouvellement empêchés, négociés dans le secret ou sous les pressions", a-t-elle insisté.

"Nous ne pouvons pas avoir, nous les entrepreneurs, les mêmes défauts que nous reprochons à la société, aux partis politiques en particulier, à savoir dire toujours que la réforme oui, mais ce n'est pas le bon moment", a-t-elle ajouté.

  • A lire aussi:

Les opposants à Parisot montent au front

Rififi patronal dans la cité des papes

S.G.

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Document:

27 Mars 2013, 08:12am

Publié par PCF Villepinte

Société - le 26 Mars 2013

 

les débordements à la Manif pour tous étaient bien prémédités

 

 

L'Humanité s'est procurée un message diffusé via les réseaux catholiques avant la manifestation pour tous de ce dimanche, qui prouve la volonté de forcer le barrage des CRS pour envahir l'avenue des Champs-Elysées. Découvrez le document ici.

Pour en savoir plus, lire l'article dans l'Humanité de ce mercredi

Ce message publié ci-dessous démontre que la volonté de faire de cette manifestation un «printemps français» (sic) en forçant les barrages de police et en s’installant sur les Champs-Elysées, consignes à l’appui, circulait depuis plusieurs semaines dans la réacosphère, des ultracatholiques du Salon beige à Boulevard Voltaire de Robert Ménard, en passant par F.desouche. L’avocat royaliste Jacques Trémolet de Villers y croyait: « Toutes les conditions sont réunies», écrivait-il dans le mensuel catholique traditionnaliste Présent. «Il y a les troupes (...) il y a le nombre.» Sur le site Nouvelles de France, le député d’extrême droite Jacques Bompard a lui aussi battu le rappel, mais c’est Eric Martin, dont Le Monde souligne les propos, qui remporte la palme: «Le 24, n’oubliez pas vos c... à la maison (théorie du genre oblige, tout le monde en a!) et, sans mauvais jeu de mots, préparez vos tentes!»

Rédigées par "un élu de la République et un ancien officier de l'armée", les consignes martiales inscrites y sont très claires:

  1. "Le mot d'ordre doit être: former la masse. C'est la masse qui l'emporte dans toutes les batailles"
  2. "arrivez de tous les côtés, par où vous pourrez"
  3. "face à un barrage serré de CRS interdisant par exemple l'accès au Champs: se tenir à courte distance, en contre-barrage serré, sans provocation. cela les fixera à un point précis et permettra de mieux les contourner dans les rues poreuses du quartier de l'Etoile. Il faut profiter à fond de l'avantage tactique déterminant: le nombre"
  4. "Il faut également arriver le plus tôt possible, dès le matin, sans tenir compte de ce que la manif ne sera "autorisée" qu'à partir de 13 heures".

L'objectif énoncé est lui aussi limpide: "Les forces de l'ordre seront prises en étau. Elles n'auront pas les effectifs nécessaires pour faire front, ce sera inutile. Elles seront forcément débordées. Il suffira que par le téléphone portables, on informe les manifestants des "points de passage", forcément nombreux, dans le dispositif ébranlé."

Débordement déjà tenté le 13 janvier

On connaît la suite. La tactique a échouée et les forces de sécurité mises en place par la préfecture de police de Paris ont repoussé les "assaillants". Le message que nous publions révèle aussi que la même tactique avait été tentée lors de la précédente manifestation pour tous: "Contstat passé: le 13 janvier, la préfecture de poolice a contraint les manifestants à se fractionner en trois. Quelque part, la manif' a été "explosée". De cette manipulation, il résulte que les derniers sont arrivés après la bataille."

Ces "organisateurs" de débordement vont-ils réitérer cette stratégie lors du prochain rassemblement des anti-mariage mixte?

  • A lire aussi:

Manif pour tous: Ayrault et Valls mettent en cause les organisateurs

Une marée de peur et de droite

Gregory Marin (avec S.G.)

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Roms :

22 Mars 2013, 09:18am

Publié par PCF Villepinte

 

 Roms :

"Valls conduit une politique de bouc émissaire"

 

Le Comité Interministériel de Lutte contre le racisme et les discriminations a conclu que l’année 2012 avait été marquée par un développement des actes et des propos racistes, xénophobes, antimusulmans et antisémites, banalisés car colportés par certains discours publics.

Cette conclusion est le résultat de la politique de Nicolas Sarkozy qui a fait le choix de labourer les terres d’extrême droite, exploitant les peurs, déplaçant la question sociale sur le terrain identitaire, alimentant un racisme « culturel », véritable arme de division massive.

Problème. En s'attaquant une fois de plus aux Roms, Manuel Valls "fait du Sarkozy" et légitime le rejet de l’autre, la xénophobie contre des populations vulnérables et démunies.

Cette politique du bouc émissaire décrédibilise l’annonce du Comité interministériel de renforcer la lutte contre les préjugés et contre le racisme. De plus, le Gouvernement recule sur 2 propositions du candidat Hollande dans la lutte contre les discriminations : le droit de vote des résidents étrangers aux élections locales et la lutte contre le contrôle au faciès.

Le gouvernement va-t-il laisser la droite faire sa loi sous l’argument que la gauche ne disposerait pas de la majorité des 3/5 au Parlement ? Seuls les combats qui ne sont pas menés sont perdus d’avance. Il est encore temps d’engager la procédure parlementaire pour que les résidents étrangers votent aux élections municipales de 2014.

Quant à la lutte contre le contrôle au faciès abandonnée par Manuel Valls, Marie-George Buffet a déposé une proposition de loi. La majorité pour l’adopter existe.

 

 

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Fumée blanche ?

15 Mars 2013, 07:12am

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 14 Mars 2013

 

 

François, un Pape de combat… contre la gauche d’Amérique Latine

 

 

Le nouveau souverain pontife est présenté comme « progressiste modéré ». Mais derrière l’image du Pape humble et proche des nécessiteux, il y a un farouche réactionnaire, fermement opposé aux réformes sociétales de gauche en Amérique Latine et un peu trop proche de certains dictateurs militaires.

“Ne soyons pas naïfs: il ne s’agit pas seulement d’un combat politique. Il y a [Ndlr : dans le mariage homosexuel] la prétention de détruire le plan de Dieu” expliquait l’archevêque de Buenos Aires en 2010 lors du débat sur l’ouverture du mariage aux couples de même sexes en Argentine, où il s’est fermement opposé à Christina Kirchner. "Il faut y voir aussi, ajoutait le cardinal, le dessein du Démon, responsable du péché en ce monde, qui cherche sournoisement à détruire l’image de Dieu". Le cardinal de Buenos Aires avait également qualifié l’homosexualité de "démon infiltré dans les âmes".
Même position inflexible sur l’avortement, y compris en cas de viol, ou encore sur l’euthanasie. Et comme jésuite, Golias rappelle qu’il s’est fermement opposé à la ligne d’ouverture.

Opposé aux prêtres progressistes

Son opposition aux prêtres, réellement progressistes, serait même allée bien plus loin  pendant la dictature militaire. Jean-Luc Mélenchon l’explique sur son blog : « Ce Bergoglio peut être jugé politiquement parce qu’il s’est impliqué dans l’action politique de son pays. Il est, non seulement, exactement à l’opposé de la théologie de la libération mais il en a combattu les prêtres. Mes amis argentins l’accusent d’avoir dénoncé des prêtres progressistes sous la dictature. Il a été formellement reconnu et accusé par deux d’entre ces prêtres en 2012 dans un procès. Ces deux prêtres avaient été dénoncés, arrêtés et torturés et n’avaient échappé à la mort que par chance. »
Jean-Luc Mélenchon fait ici référence aux cas des prêtres Orland Yorio et Francisco Jalics, qui ont été kidnappés  et torturés en 1976 et qui ont nommément accusé Bergoglio de les avoir dénoncés comme guerilleros et opposants au pouvoir du dictateur Videla. Alors qu’il leur avait fait croire au préalable qu’il les protègerait.

Bref, le nouveau Pape est accusé de silence complice, si ce n’est pire, lors de dictature militaire en Argentine entre 1976  et 1983. Il a par deux fois refusé de témoigner pour son rôle au sein de la hiérarchie jésuite pendant cette période, au cours des procès sur la « guerre sale ». La presse de gauche en Amérique Latine reprend aujourd’hui à loisir des photos de Bergoglio, en compagnie de Jorge Rafael Videla, celui qui destitua Peron en 1976 après un coup d’Etat. Photo par aileurs contestée. Videla qui justifia sa dictature sanglante au nom de l’anticommunisme, défenseur de la grandeur de la « civilisation catholique occidentale » contre les « rouges » et les « juifs ». Une dictature qui a fait au bas mot 30000 victimes de « disparitions ».

Et la fraternité

Le PCF reste de son côté prudent quant à la nomination du nouveau Pape et rebondit sur son appel à la fraternité. « Dans ses premiers mots, le pape François en a appelé à une "immense fraternité" dans le monde. Il s'agit d'un défi majeur de notre temps, d'une aspiration qui travaille toute l'humanité » relève Pierre Dharréville. « C'est pourquoi, en toute laïcité, dans le rejet de tout "ordre moral", nous avons de l'intérêt pour la parole de l'Eglise et pour les actes des croyants. Parlons de fraternité. »   

Et Jean-Luc Mélenchon de son côté conclue : « De tous les points de vue, l’élection de ce pape est une très mauvaise nouvelle politique pour le processus progressiste en Amérique du sud. Et d’un certain point de vue c’est une offense aux combattants contre les dictatures. Et d'un point de vue spirituel ? Ce n'est pas mon affaire dans la sphère publique. »

Pi. M.

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société

10 Mars 2013, 07:36am

Publié par PCF Villepinte

« Il est grand temps de reconnaître la 
légitimité des familles monoparentales »

 

JF Le Goff

Jean-François Le Goff est médecin honoraire des hôpitaux de Paris et thérapeute familial. Pendant 15 ans, il a été médecin chef du secteur psychiatrique de Stains et La Courneuve et a animé des ateliers et des entretiens  thérapeutiques avec les familles monoparentales. Il est actuellement thérapeute familial au Centre de lutte contre la douleur de l'hôpital pédiatrique Trousseau à Paris. 

 

 

Les familles monoparentales sont-elles victimes de discrimination ?

 

Jean-François Le Goff. Même si, aujourd’hui, les discours politiques ou médiatiques parlent de tolérance, de diversité ou de refus des discriminations, les familles monoparentales restent fortement stigmatisées. Il suffit de remonter au temps des émeutes de banlieue de 2005 pour voir comment ces familles ont été accusées d’être l’une des causes de ces désordres sociaux. On décrivait des mères débordées et impuissantes, mais ayant, subtilement, éliminé ou discrédité la « fonction paternelle ». Elles auraient alors laissé leurs enfants, sans repères, aller à la dérive, subir de « mauvaises influences ». Aux enfants, on reproche de ne pas respecter les règles sociales, de refuser l’autorité, d’être trop proches de leur mère, de prendre la place du père. Ainsi ces familles sont reléguées en « dernier choix » sur le marché radieux des « nouvelles familles ».

 

 

Quelles sont les souffrances inhérentes à ce type de famille ?

 

Jean-François Le Goff. Les plaintes dans la famille, que ce soient celles de la mère ou celles des enfants, vont dans deux directions : une direction interne, tournée vers les conflits et les contradictions entre le parent et les enfants, une direction externe, traduite par un sentiment profond de rejet social, de ne pas être aimé et de tendre vers l’exclusion. Ces familles présentent le plus souvent des relations conflictuelles fortes et entremêlées dans de multiples directions : conflits avec les institutions sociales, en particulier scolaires ou centres sociaux, conflits avec le ou les autres parents, conflits avec la génération des grands-parents, conflits entre le parent et le ou les enfants. Ces familles sont le plus souvent de petite taille, une mère avec deux, plus rarement trois enfants, du même père ou de pères différents. Beaucoup de ces mères sont en formation, au chômage, en stage, mais aussi elles pouvaient exercer auparavant des professions en voie de précarisation comme infirmières ou professeures des écoles. Toutes ces familles se retrouvent avec des difficultés pour se loger ou obtenir des logements suffisamment grands, obligeant parfois la mère à dormir dans le séjour, la privant d’intimité. Difficulté aussi pour trouver du travail ou devant se contenter de revenus faibles, comme l’ont signalé de nombreux rapports. Cette cascade de conflits crée un chaos plus destructeur que constructif et bloque l’accès à l’imaginaire familial.

 

 

L’image de familles défaillantes est-elle intégrée par les institutions ?

 

Jean-François Le Goff. De nombreux professionnels des métiers d’aide ont tendance à considérer les familles monoparentales comme des familles incomplètes, souvent difficiles à suivre et candidates à des « défauts de la parentalité » que seule la réintroduction urgente du « père », sous n’importe quelle forme que ce soit, pourrait corriger. Socialement, elles sont considérées comme des « familles en difficulté », de « mauvaises familles ». Toutes ces catégories sont toujours conceptualisées à partir du modèle de la famille des années cinquante. Elle reste, malgré ses multiples mutations, comme un idéal nostalgique, un âge d’or de la famille coïncidant avec les Trente Glorieuses économiques.

 

Pour vous, le discours du manque d’autorité n’est donc pas valable ?

 

Jean-François le Goff. La sémantique de l’autorité consiste à introduire dans le système familial le code binaire « autorité versus laxisme » et d’expliquer et d’interpréter, à travers lui, toutes les difficultés de la vie quotidienne et ses contradictions. Il n’y a plus aucune place pour d’autres hypothèses, en particulier celles basées sur le soin, le désir et la solidarité. En réduisant la complexité du fonctionnement de la vie familiale, la sémantique de l’autorité réduit les relations entre parent et enfant à des rapports de forces épuisants et les éloigne de la construction en commun d’un imaginaire familial.

 

Quelles sont les solutions ?

 

Jean-François Le Goff. Commencer par reconnaître la famille monoparentale comme une famille en tant que telle et non une famille « mutilée » ou « déficitaire ». Leur stigmatisation entraîne une profonde stagnation de l’imaginaire familial, une impossibilité de le construire et de s’appuyer dessus. La situation nécessite la création d’un nouvel imaginaire, où l’idéal de la famille conjugale nucléaire ne devra plus dominer. La création de cet imaginaire familial permet de retrouver les possibilités d’évolution centrées sur l’autonomie, la créativité et la solidarité.

 

Entretien réalisé par Ixchel Delaporte

photo D.R

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