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IMPÖTS

7 Septembre 2018, 07:31am

Publié par PCF Villepinte

Communiqué commun de la fédération des Finances CGT et du syndicat CGT des Finances publiques.

 

Prélèvement à la source, vers un suicide fiscal collectif sans création immédiate d’emplois aux Finances Publiques !

Dans un exercice alternant mensonges et promesses racoleuses, le Premier ministre a essayé de lever les doutes des français sur le prélèvement à la source. En effet, ces derniers jours, au fur et à mesure que le voile d’ignorance se levait sur ce dispositif, les craintes et les oppositions à la mise en place du prélèvement à la source ont augmenté. Prenons deux exemples du discours d’Edouard Philippe.

« UN GAIN DE TRÉSORERIE POUR LES MENSUALISÉS ACTUELS », C’EST FAUX !

« Avec le nouveau système on sera prélevé à la fin du mois sur douze mois et non au milieu du mois sur dix mois ». Ce qui représente pour lui un gain de trésorerie pour les ménages. Payez son impôt 11 mois et demi plus tôt, présenterait donc un gain de trésorerie ? Étrange conception économique ! En effet, aujourd’hui pour un salaire perçu au 31 janvier 2017, on payait l’Impôt correspondant au 15 janvier 2018 donc 11 mois et 15 jours plus tard. En 2019, pour un salaire perçu au 31 janvier 2019, on payera l’impôt au 31 janvier 2019.

D’autre part, prendre pour argument un prélèvement par douzième plutôt que par dixième est ridicule. Dans le cadre de la mensualisation automatique il était évidement possible de l’appliquer sur douze mois.

DANS LA SÉRIE DEMAIN ON RASE GRATIS « UN ACOMPTE DE 60 % SUR CERTAINS CRÉDITS D’IMPÔT »

Comment rendre encore plus bancal un système déjà ultra-complexe et qui ne tient pas debout. Évidement, contrairement à ce qu’avance le Gouvernement, l’énorme gain de trésorerie attendu ne sera pas pour les contribuables mais pour l’État !

En 2019, on devra donc payer l’impôt en même temps que nous percevons nos revenus. Mais, quand l’État devra nous verser une réduction ou un crédit d’impôt, il pourra bien attendre un an pour le faire. La ficelle étant trop grosse, il y aura un dispositif dérogatoire pour quelques crédits d’impôt (en fait pour une petite minorité), les contribuables ayant déjà bénéficié de ces crédits d’impôts bénéficieront d’un acompte doublé hier et porté à 60 % du montant accordé l’année précédente.

Premièrement, tous les crédits d’impôts ne sont pas visés et ce sont encore les plus riches des contribuables les mieux servis notamment les investisseurs dans l’immobilier.

En outre, cette mesure va générer pour un grand nombre de contribuables des reprises d’impôt à posteriori. Par exemple, un contribuable ayant un enfant à la crèche en 2017 et scolarisé à compter de septembre 2017 aura bénéficié d’un crédit d’impôt à ce titre. Il va donc bénéficier d’un acompte de crédit d’impôt en 2019 alors qu’il n’a plus de frais de garde d’enfant depuis septembre 2017. Le réveil sera difficile à l’automne quand il devra le rembourser.

LES VOYANTS TECHNIQUES SONT AU ROUGE

La complexité technique de la mise en place du prélèvement à la source a été largement sous-estimée. Faire coexister des fichiers différents et les rapprocher n’est pas sans risque. Les informations en provenance des services nous démontrent que de nombreux bugs ne sont pas résolus et ne pourront pas l’être à l’échéance du 1er janvier.

UN SYSTÈME COMPLÈTEMENT INADAPTÉ À LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE

La conjugalisation et la progressivité du système fiscal français rendent très compliqué la mise en place du prélèvement à la source en France. Les évolutions sociétales, prolifération des contrats courts, changement plus fréquents dans la vie personnelle des contribuables sont autant d’éléments rendant plus aléatoire la fiabilité du système. De même, la prolifération des niches fiscales est un facteur d’erreur et de rectification extrêmement important.

Le prélèvement à la source est une modalité de prélèvement d’impôt totalement archaïque et de plus en plus décrié dans les États où il a été mis en place pour certains, il y a presque un siècle ! Vous avez dit moderne ?!

COMBIEN D’ARGENT PERDU POUR L’ÉTAT ?

Le fait d’ajouter un tiers collecteur va immanquablement faire chuter le taux de recouvrement. Si on se réfère en termes de comparaison aux difficultés de recouvrement de la TVA déjà collectée par les entreprises, l’État pourrait perdre 8 milliards d’euros de recettes fiscales.

Quoi qu’il en soit le prélèvement à la source est une usine à gaz infernale où les contribuables auront énormément de mal à s’y retrouver. Les plus fragiles seront les principales victimes puisque dans le nouveau système on payera d’abord et on devra contester ensuite les sommes prélevées.

Plus que jamais, les services des Finances publiques, déjà ponctionnés de plus de 30 000 emplois ces dix dernières années, ont besoins de milliers de créations de postes en urgence si l’État ne souhaite pas que le prélèvement à la source tourne en fiasco total.

Communiqué commun de la fédération des Finances CGT et du syndicat CGT des Finances publiques.

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Quand la Terre brûle, la macronie fait des bulles!

6 Septembre 2018, 11:40am

Publié par PCF Villepinte

A l'heure de l'Anthropocène, cette séquence de l'histoire de la terre où les activités humaines ont un impact incontestable sur l'écosystème planétaire ;

A l'heure où la crise écologique est devenue une dimension majeure de la crise du capitalisme ;

A l'heure où Nicolas Hulot a condamné « un modèle économique, marchand, qui est la cause de tous ces désordres », en proposant « au moment où la planète devient une étuve, de changer de paradigme » ;

A l'heure où l'hémisphère Nord vient de passer un été marqué par des températures extrêmes et des éventements climatiques hors norme ;

A l'heure où 200 personnalités lancent un appel pour relever le « grand défi de l'histoire de l'humanité » ;

A l'heure de la crise climatique, celle de la biodiversité, de la ressource en eau, de la qualité de l'air, de la fertilité des sols ;

Emmanuel Macron vient de décider d'en appeler à François De Rugy, qui, en quittant la présidence de l'Assemblée nationale, va très certainement laisser le perchoir à Richard Ferrand. Quand la terre brûle, la macronie fait des bulles... La macronie avait promis un nouveau monde et une politique « réenchantée », elle nous offre un médiocre jeu de chaises musicales, un casting interne à la République en marche. Et l'incapacité à répondre aux grands enjeux du moment.


Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF

 

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Le prélèvement à la source, c'est du rêve

3 Septembre 2018, 14:58pm

Publié par PCF Villepinte

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Crédibilité de la parole

2 Juillet 2018, 14:28pm

Publié par PCF Villepinte

 

Méfions-nous des belles paroles que les faits, souvent, contredisent. Les 28 pays de l’Union ont donc trouvé un accord sur la question migratoire. Ils auraient ainsi sauvé l’Europe… à défaut de sauver les migrants. «La coopération européenne l’a emporté!» a exulté Emmanuel Macron. La réalité est affligeante. Des «plates-formes de débarquement» pourraient être créées hors UE, en Afrique du Nord, dans des pays non consultés: la Tunisie, le Maroc et l’Albanie ont d’ores et déjà refusé! En Europe, des «centres contrôlés» seront installés, mais sur la base du volontariat: la France et l’Italie –qui se veulent les promoteurs de cet accord– refusent d’y participer! Et ils nous parlent d’un succès pour l’Europe…

Non seulement les accords de Dublin n’ont pas été abrogés, mais rien ne permet de dire que la «coopération» sera renforcée, comme l’affirme le chef de l’État. Récemment, celui-ci s’indignait pourtant de la progression des nationalismes, cette «pègre qui monte» (dixit), et du sort réservé aux migrants sur notre continent et aux États-Unis. Et chez nous? A-t-il permis l’accueil de l’Aquarius et du Lifeline? Et sa loi asile-immigration, n’est-elle pas plus restrictive que jamais?

La crédibilité de la parole, ça se gagne. Il suffira, pour s’en convaincre, de lire l’entretien accordé dans Society par le maire socialiste de Grande-Synthe, Damien Carême, acteur actif de l’accueil aux réfugiés. Celui-ci rapporte une rencontre avec le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb. «Je l’ai vu trois quarts d’heure et il ne m’a parlé que de répression, affalé sur sa chaise, en lançant: “Je n’en ai rien à foutre des associations, je n’ai rien à prouver et à Lyon, je les ai virées”!» Abjects, non? Pour mémoire, Emmanuel Macron vient de recadrer, puis de limoger l’ambassadeur de France à Budapest, qui avait érigé la Hongrie en «modèle» dans sa gestion des migrants, qualifiant de « fantasmagoriques » les accusations de nationalisme à l’égard de Viktor Orban (épinglé par l’UE, l’OSCE et l’ONU pour ses entorses à l’État de droit). Nous attendons avec impatience que le président limoge à son tour Gérard Collomb. Seulement voilà, ce serait comme s’il se sanctionnait lui-même… et au passage son infâme politique de l’immigration! 

[EDITORIAL publié dans l'Humanité du 2 juillet 2018.]

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Humanisme

2 Juillet 2018, 14:00pm

Publié par PCF Villepinte

Humanisme, c’est ce mot que j’ai voulu employer en scrutant les événements de ces derniers temps  porter la flamme de l’humanisme, face à la froideur des gouvernements. Celle de Trump vis-à-vis d’enfants séparés de leurs parents et mis en cage, les exilés du sud échouant en Méditerranée, les plus pauvres ici dont le président dit qu’ils « coûtent un pognon de dingue ».

 L’humanisme n’est pas qu’un sentiment, c’est un chemin politique pour la justice et l’égalité.

Réunion du Conseil européen

 Le dernier Conseil européen ne s’est pas plus inspiré du sentiment d’humanisme, ni d’actions vers l’humanisme. Dramatisé à outrance, il a accouché d’un texte qui ne veut pas dire grand-chose, qui ne change rien au sort des exilés, et qui continue de bafouer les valeurs d’une Europe solidaire ouverte aux autres, et promouvant un co-développement de type nouveau.

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Des miettes pour les EHPAD

6 Juin 2018, 06:40am

Publié par PCF Villepinte

 

Annoncé à grands renforts médiatiques depuis plusieurs jours, le plan pour les EHPAD du gouvernement a été dévoilé. Des miettes... Il ne s'agit en fait que de mesurettes sans rapport avec l'attente des personnels et des familles.

Infirmières en astreinte et télémédecine ne rajouteront pas de présence humaine dans les établissements alors que les événements récents ont montré les limites de la prise en charge, notamment aux urgences, secteur particulièrement surchargé.

Car c'est bien de présence humaine, de créations d'emplois, de formations, qui sont nécessaires, tant pour les EHPAD que pour l'aide à domicile. L'appel au secours, la colère des personnels n'ont pas été entendus.

L'aménagement de la convergence des tarifs ne règlera ni le manque de places dans le secteur public, seul accessible aux familles modestes, ni la nécessité de nouvelles formes de prises en charge plus souples, plus respectueuses de la volonté des personnes âgées.

Le PCF demande un véritable service public pour les personnes en perte d'autonomie avec un remboursement par l'assurance maladie à 100%. Il est possible de le financer grâce à une cotisation sociale additionnelle, assise sur les revenus financiers des entreprises et grâce à une modulation des cotisations des entreprises pour les accroître en fonction de leur politique salariale et d’emplois, Les entreprises supprimant des emplois ou ne respectant pas l'égalité salariale femme/homme pourraient être concernées.

 

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PARTAGE DES RICHESSES

16 Mai 2018, 07:33am

Publié par PCF Villepinte

Nouveau rapport d'Oxfam et du Basic sur le partage des richesses au sein des grandes entreprises françaises

LUNDI, 14 MAI, 2018

HUMANITE.FR ( EXTRAITS)

 https://www.humanite.fr/sites/default/files/styles/abonnez_vous/public/images/rapport-oxfam.png?itok=AZOCFyVu

Profits record du CAC40 : plus des deux tiers des bénéfices ont été reversés aux actionnaires depuis 2009. Télécharger le rapport

Oxfam France et le BASIC (Bureau d'Analyse Sociétale pour une Information Citoyenne) publient une étude inédite sur le partage de la richesse au sein des entreprises du CAC40 depuis 2009. Dividendes record, écart des salaires et évasion fiscale,  le rapport « CAC40 : des profits sans partage » met en lumière une tendance lourde dans les choix économiques de ces grandes entreprises qui contribuent à alimenter la spirale des inégalités.

Pour Manon Aubry, porte-parole d'Oxfam France et co-auteure du rapport : « Si les patrons du CAC 40 n'ont pas caché leur joie sur l'embellie de leurs marges depuis 2009 et leurs profits records de l'année 2017, ils se sont fait beaucoup plus discrets sur la manière dont ils ont redistribué ces profits avec l'ensemble de leurs  salariés. Et pour cause  ! Les richesses n'ont jamais été aussi mal partagées depuis la crise au sein des grands groupes qui choisissent délibérément une course aux résultats de court-terme pour conforter les actionnaires et les grands patrons au détriment des salariés et de l'investissement.

Alors que la taille du gâteau augmente depuis 2009, comment expliquer que les actionnaires en aient raflé plus des deux tiers depuis 2009, ne laissant que des miettes aux salariés, alors qu'ils et elles contribuent tout autant à la création de richesses ? L'accaparement de la valeur ajoutée par une minorité de personnes doit interroger les grandes entreprises sur leur responsabilité dans la création des inégalités. Dans un monde où l'année dernière 82 % des richesses créées dans le monde ont bénéficié aux 1 % les plus riches [1], est-il encore raisonnable de rémunérer un patron du CAC 40 257 fois le SMIC ?

Pour Sylvain Ly, porte-parole du Basic et co-auteur du rapport : « Ce rapport nous a confronté au manque de transparence des grandes entreprises : certaines informations aussi basiques que les salaires, les intéressements, les crédits d'impôts sont en effet difficilement intelligibles pour les non-experts et il reste encore beaucoup de chemin à faire pour permettre un véritable contrôle citoyen sur le rôle sociétal des grandes entreprises. Nous espérons que ce travail inédit de traitement des données permettra aux citoyens, syndicats et autres parties prenantes de porter la question du partage des richesses dans le débat public. »

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19 mars

10 Mars 2015, 17:30pm

Publié par PCF Villepinte

19 mars

 

 

Déclaration publique du PCF de Villepinte.

 

Nous apprenons que Madame Valleton, Maire de Villepinte n’organiserait pas la cérémonie anniversaire officielle du 19 mars 1962 (Loi du 6 décembre 2012), date du Cessez le feu des combats d'Algérie, Tunisie et Maroc.

 Même si l’accès au monument du cimetière  est permis aux associations d’anciens combattants, cette décision est inquiétante. D’autant plus que  dans le journal municipal, des pages entières ont été consacrées « aux  mérites » du commando Georges, créé par M. Bigeard, dont il est reconnu qu’il a activement pratiqué des actes de tortures durant la guerre d’Algérie.

Nous sommes conscients du drame des rapatriés, celui des harkis restés sur le sol algérien mais nous n'ignorons pas non plus qu'après le cessez de feu, les attentats politiques de la terre brûlée pratiqués par l'OAS (Organisation de l'Armée Secrète) entretenaient l'opposition entre les communautés.

Nous souhaitons vivement que la municipalité organise officiellement la cérémonie du 19 mars. Le cessez-le feu le 19 mars 1962 fut la victoire de la paix exprimée par référendum auprès de la population de notre pays à 90% et particulièrement attendue par les soldats du contingent et leurs familles après dix années d'une guerre coloniale qui ne pouvait se conclure que par l'indépendance de l'Algérie.

 Villepinte le 9 mars 2015

 

 

 

PCF 93420 Avenue SACCO ET VANZETTI tél 01 43 84 86 07

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21 Février 2015, 11:48am

Publié par PCF Villepinte

 
 
L'après-11 janvier suscite bien des interrogations. Légitimes.

Réflexion. Plusieurs lectures vivifiantes, ces derniers jours, sur le thème «Quel avenir pour la France du 11 janvier?». Sous-entendu: l’impressionnant et revigorant mouvement citoyen – par son nombre et son exigence revendiquée – né au lendemain des odieux attentats à Charlie Hebdo et à l’Hyper Cacher passera-t-il l’hiver? Les avis divergent. Nous-mêmes, qui savons ce que coûte tout optimisme candide, ne sommes pas à l’abri de déconvenues. Si l’événement de ces tueries marque, peut-être, l’avènement de la «déterritorialisation du monde», comme le suggère le juriste Antoine Garapon, dans la dernière livraison de la revue Esprit, en tant que fin du lien historique entre territoires et populations, individus et nations, doit-on pour autant aller jusqu’à penser, comme Pierre Rosanvallon, professeur au Collège de France, que l’esprit du 11 janvier serait à la fois «celui d’un pacte républicain réaffirmé comme celui d’une communauté nationale disloquée»? L’affaire s’avère sérieuse.
 

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Syndicalistes : les chouchous de la Direction

12 Février 2015, 19:04pm

Publié par PCF Villepinte

Syndicalistes : les chouchous de la Direction

Cela aurait pu s'appeler les faits, la suite.

 

Publié par

Comme à mon habitude, je vais prendre la plume de mon second degré pour la plus grande partie de mon article. Ce qui motive cet écrit, c’est la bêtise humaine, dans son sens le plus large. Que vous soyez syndiqué ou non, syndicaliste ou pas, cette lecture devrait vous intéresser. Je ne promets toujours pas de faire court, car personne ne me donne de consigne et je choisis de m’exprimer avec les mots qui sont les miens, pour partager tout mon écœurement (oui, on ne partage pas que de belles choses, c’est moche !)

Je précise que le contenu de cet article n'engage que moi, et je ne parle qu'en mon nom.

Je vais vous parler de Régis, un syndicaliste, un homme que je ne connais pas personnellement, mais que j’ai croisé des dizaines de fois, à qui je dis bonjour, à qui je souris. Même si l’on ne se connait pas personnellement, cela ne m’empêche pas de m’exprimer sur son sujet. Je brandis le drapeau de la liberté d’expression !

Mais c’est quoi un syndicaliste ?

Commençons par le commencement…

 

Source Wikipédia (ce n’est jamais une source 100% fiable, mais là, ça va !) : Le syndicalisme est le mouvement qui vise à unifier au sein de groupes sociaux, les syndicats, des professionnels pour défendre des intérêts collectifs. Le syndicalisme désigne également l'action militante qui cherche à poursuivre les buts d'un syndicat.

Ok, je ne vous ai rien appris. En France, on compte environ 10% de syndiqués, c'est-à-dire 10% de personnes salariées qui adhèrent à un syndicat, quel qu’il soit. (Ils étaient 30% en 1950…)

Après, pour que tout cela fonctionne, il faut des leaders. C’est le principe même des élections professionnelles, qui invitent les salariés à voter pour leurs représentants syndicaux, ceux-là même qui vont être (ultérieurement) directement confrontés à l’employeur (ou plutôt aux « sous-fifres » du Big Boss, certains de ces cadres, simplement salariés, qui se prennent pour des gens de pouvoir, alors qu’eux-mêmes ne font qu’exécuter les ordres d’autres cadres, eux aussi simples salariés), pour faire part des revendications des salariés.

Les syndicats ne sont pas des chiens (pas tous du moins), et ils n’exigent pas que vous soyez « cartés » (comme on dit dans le milieu pour dire que vous avez pris votre carte à CGT, UNSA, FO, Sud Rail ou autre…), pour prendre en charge vos revendications et vous aidez dans vos démarches.

Les bons samaritains

Oui, si le mot est un peu fort, il définit pourtant bien ce qu’est un représentant syndical. En résumé, le type (ou la nana) se démène pour vous, bénévolement, sur son temps libre et /ou sur son temps libéré pour sa fonction syndicale (mais bien souvent, il lui faudra empiéter sur son temps libre).

Si le DS (délégué syndical) n’attend rien de vous en échange, son combat reste intègre et loyal. Un DS (soutenu par sa délégation évidemment) met tout en œuvre pour que les choses soient faites légalement, sans ambiguïté et pour qu’aucun reproche ne puisse être constaté lors d’une quelconque procédure en cours ou à venir.

Il était une fois, Régis…

 

Régis, 40 ans. Cheminot depuis 20 ans, militant depuis 20 ans, délégué du personnel (représentant syndical), membre du CHSCT, conseiller prud’homal depuis 10 ans. Aujourd’hui, Régis a le couteau sous la gorge. La corde est à son cou, le nœud est fait, la lame de la guillotine est aiguisée. Ce n’est pas un suicide qui guette Régis, mais une mise à mort. La mise à mort est organisée par les tout-puissants, les maîtres à penser, les décisionnaires, la Direction, bref l’entreprise pour laquelle il travaille depuis 20 ans. Pourtant, Régis est un agent exemplaire, aucune sanction disciplinaire dans son dossier, inconnu des services de police (ah ah !), un homme sans histoire…

Est-ce que Régis est un con ?

Comment ne pas en arriver là… Vous connaissez tous le fameux « Régis est un con », lancé sur Canal + par les Nuls. On se marrait bien de voir Régis se casser la gueule en essayant de sauter dans une piscine en plastique de 30 cm de profondeur, ou de voir ce même Régis (qui était en fait un autre Régis, et qui en fait, ne s’appelait pas Régis, oui, le mythe est brisé, mais aucun d’entre eux ne s’appelaient en fait réellement Régis) se viander sur ses skis. Bref, Régis est un con, un maladroit, un type qui ne fait que des conneries, qui est toujours filmé quand il en fait une belle et qui subit les ricanements des spectateurs. Seulement dans mon histoire, Régis s'appelle vraiment Régis, Régis n'est pas un con et les gags dont Régis est témoin ne sont pas drôles du tout.

Bref, Régis n’est pas toujours un con, loin s’en faut

Le Régis dont je vous parle, il existe réellement. C’est un type qui bosse pour une grande boite qui tente de faire rouler des trains sur des voies qu’elle loue. Régis, c’est un type qui vit pour son entreprise depuis 20 ans. C’est un gars ordinaire, sans cape de super héros, qui tente, avec son savoir, son bagou, sa bonne volonté, son optimisme et son sens de la camaraderie, de venir en aide à tous les collègues qui font appel à lui.

Il ne fait pas dans la discrimination Régis. Homme ou femme, hétéro ou homo, noir ou blanc, jeune ou vieux, handicapé ou valide, religieux ou agnostique, il s’en fout de ce que vous êtes dans votre for intérieur. Ce qu’il voit, c’est une personne qui appelle à l’aide et il répond présent, comme des centaines d’autres délégués syndicaux, il a pour quête d’accomplir la mission pour laquelle il a été élu et choisi : défendre les intérêts professionnels (et parfois personnels) de ses collègues, lorsqu’ils sont en difficultés dans l’entreprise.

Et ça, les collègues l’ont bien compris ! (formule genre Capital ou Zone interdite, à chier, mais qui passe bien ici)

Oui, les collègues en difficulté dans la même entreprise que Régis, dans le même établissement que lui (parce que l’entreprise dont nous parlons est très grande et se divise entre autre, en établissements) ont bien compris que Régis n’était pas un con.

Régis, c’est même un modèle dans sa catégorie : respect et connaissance des règlements (et il y en a toute une chiée !), franchissement des étapes en toute légalité et avec plein de bon sens (on commence par le dialogue, on tente de démêler des situations tendues en s’autorisant des médiations avant d’intervenir davantage). Il en a sauvé des têtes dans la boite. Des têtes de cons parfois, parce qu’on ne choisit pas la tronche de son « client » (même si parler de client est inappropriée, car rappelons que pour ses fonctions de délégué, Régis, comme tout autre DS, ne touche pas de prime). Alors oui, il a du traiter des affaires tordues, mais il a toujours pris soin de déceler le bon coté des gens (parce qu’il est naïf quand même Régis à défaut d’être con, même s'il sait aujourd’hui qu’il s’est fait manipulé par certains), il a toujours voulu croire que derrière une facette un peu sombre, derrière des reproches professionnels faits par l’entreprise au gars qu’il défend, il y avait nécessairement un petit minois qui méritait d’être soutenu…

 

Alors il a enchainé les « affaires » (comme on dit encore dans le milieu), il a combattu (sans armes et souvent par les mots) pour régler des histoires parfois hallucinantes (classées secret-défense), pour sauver la peau de ses collègues. On a tous droit à notre seconde chance (parfois troisième, quatrième et cinquième pour certains). Mais c’est ça son talent à Régis. Convaincre la boite que l’agent Z, qui a fait appel à lui pour être défendu, mérite toutes ces chances supplémentaires. Il en a du savoir-faire Régis ! Il sait utiliser les bons mots, les bons arguments, les bons référentiels (les textes de loi internes à l’entreprise si vous préférez), les bons alinéas, les bonnes jurisprudences… Bref, Régis c’est pas le con de Canal +, non Régis c’est le « sauveur » pour de nombreux cas, que bien d’autres auraient laissé au placard, tant ils étaient difficiles à défendre.

Mais Régis, ce n’est pas l’avocat du diable, ça non ! C’est surtout, un type qui sait que dans la vie professionnelle, nous sommes tous confrontés, un jour ou l’autre, à une connerie, une bêtise, une erreur, un écart, un excès, volontaire ou involontaire, et il ne peut pas laisser le Big Boss nous mettre au tapis (nous les fautifs) sans nous donner les moyens de nous rattraper. Mais il faut bien admettre qu’aujourd’hui, Régis est contraint de faire un bilan plutôt négatif de ces cas qu’il a défendus : y’avait pas mal de cons parmi eux, et ils ne s’appelaient toujours pas Régis, eux non plus…

Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait !

Audiard avait bien raison, les cons ça ose tout. Pour preuve, certains agents que Régis a défendus (là on parle des cons), se liguent aujourd’hui contre lui. Mais attention, sous couvert d’anonymat! N’oublions pas que nous avons face à nous des vrais langues de vipère, des témoins avec des perruques, des anonymes masqués, à la voix transformée. Mais par contre, ces types sont de vrais moulins à connerie. Et ils osent tout ! Ils inventent, ils déforment, ils manipulent la réalité, après avoir été eux-mêmes manipulés par leurs gourous.

On n’est pas des salauds, seulement des cadres et des fonctionnaires supérieurs!

C’est l’argument que la boite met en avant, quand elle décide que Régis en a trop fait.

" Oui bon, Régis, écoute, ça va bien là ! Maintenant, tu vas arrêter de nous faire des procès, parce qu’on est quand même ton employeur tu vois ? Jusque là on t’aimait bien, mais les condamnations en justice que t'as obtenues, ça commence à faire trop. Ca fait même tâche, et là, le patron, il a dit STOP ! Donc c’est pas contre toi hein, mais Régis, là on va devoir monter un petit dossier, et on va essayer de te faire dégager de la baraque, parce que t’es en train de nous les briser menues ! Donc je t’explique comment ça va se passer, on a fait une petite liste avec les copains de la Direction pour ne rien oublier, et on a monté une petite histoire qui devrait faire pleurer dans les chaumières du patron et si possible du Tribunal. Ah oui, parce qu’on aimerait bien que tu prennes un peu la place sur le banc des accusés. Chacun son tour vieux, tu nous y as mis combien de fois toi ? Sous prétexte qu’on ne respectait pas le règlement ? Comme si ça suffisait ! Tu sais bien que les patrons ont le pouvoir ! Non, tu savais pas ptêt, bah là, tu vas comprendre… Donc dans notre petite histoire, nous en veux pas, mais on a du inventer pas mal de choses qui ne tiennent pas la route pour que tu n’en réchappes pas (tu sais bien que quand on veut tuer son chien il suffit de dire qu’il a la rage), oui là on veut vraiment que tu dégages et on risque même de te botter le cul pour ça… Alors on disait, l’histoire qu’on va raconter, c’est ça, en quelques points (on te la fait courte, mais on voudrait pas que tu crois que tout ça est directement contre toi, rien de personnel tu vois…)

 

Faire une liste de faux témoignages, mais avec des vrais gens, des gens que tu as défendu de préférence, oui parce que parmi eux, on a trouvé de beaux salauds, faciles à appâter, tu vas pas en revenir de ce qu’ils sont prêts à dire sur toi (de mal évidemment). Par contre, comme ces gens vont mentir, ils préfèrent rester anonymes, tu comprends hein ?

Faire la liste de tous les procès que tu nous as mis aux fesses, avec tes idées de défendre l’agent lambda. Nous mettre face à nos manquements au règlement, ça finit par nous vexer... Heureusement que tout ceci va être mis sous clés ! Nos potes du MEDEF nous ont donné quelques idées précises pour déglinguer les syndicats. Ils s’imaginent sans doute qu’on leur rendra la pareille! Oh, j’te jure Régis, on est vraiment dans un monde où les gens qui croient avoir du pouvoir sont prêts à tout pour sauver leur peau !

Surfer sur la vague bien haute des « mauvais » responsables de la CGT, tu sais avec leurs histoires d’appartement refait à neuf, leur télé géante, et tout le bazar, là, ça colle parfaitement avec notre idée de démonter la CGT. Pour commencer hein! On verra après pour les autres, parce qu’ils sont nombreux ces syndicalistes crédules à s'imaginer qu’ils vont faire de la boite une boite meilleure pour les cols bleus !

 

Faire la liste des gars qui t’ont connu à tes débuts, tu sais ceux qui sont à la retraite maintenant, et qui pensent qu’ils nous doivent tout, parce qu’on a su les couvrir en temps voulu. On a rien dit de leurs extras, si tu vois ce que je veux dire. Eux, c’est dans la poche,. Tu vas être surpris, les gars ont pris un sacré coup de vieux depuis qu’ils sont partis.

Faire une liste de nos « amis » et « connaissances » au Tribunal d’Instance et de Grande Instance. Oui, parce que tu nous as bien niqué sur les deux. Ok, t’as gagné tes procès réglo, mais tu crois quand même pas que ça va suffire ? Bah non Régis…

Essayer de te faire bouffer tout ce que tu nous as fait bouffer : tu te souviens des procès pour harcèlement, discrimination et tout le bordel ? Oui tu t’en souviens, tu les as gagnés ! Bah on a dans l’idée de te faire des procès pour la même chose. Tu noteras notre « fairplay » dans l’histoire. On ne te rend que la monnaie de ta pièce, ni plus ni moins.

Bon on avait dit qu'on ferait court mon Régis, mais on a du mal, tu sais les types comme nous, qui sont payés pour faire croire aux autres que ce qu’ils ont est assez bien pour eux, on a souvent du mal à faire court. On est toujours dans l’argumentation exagérée, dans le surplus d’info et dans le mélange des données, comme ça, on vous embrouille, on sème le doute et on finit par gagner. Tu verras ! On finit toujours pas gagner..."

Cette discussion imaginaire entre Régis et ses détracteurs vous fait sourire? Je pense pourtant que la réalité est proche.

Une sanction qui fout la trouille

Donc, notre Régis a bien entendu essayer de se défendre, soutenu par de nombreux collègues, des organisations syndicales, des syndiqués et des non syndiqués. Mais les arguments de sa défense ont été mis sous silence. Ils ont fait la sourde oreille les Big Boss, chose qu’ils maitrisent parfaitement là haut, quand il s’agit de ne pas ouvrir les yeux sur les aberrations, les mensonges et les rumeurs (sourde oreille, ouvrir les yeux, j’humanise le pouvoir). Oui, évidemment, les témoignages venant controverser les "fausses rumeurs" qui courent librement sur Régis, n'ont pas été entendus. Ils ont été présentés, certes, mais personne n'a jugé utile de les voir, de les lire, de les considérer. Cela aurait pourtant suffi à mettre un terme à toutes ces calomnies. Seulement, l'ambiance n'est pas à la discussion, ni au débat. L'ambiance est à l'anéantissement , au torpillage et à la disgrâce d'un homme, parce qu'il est syndiqué, syndicaliste, parce qu'il a mis à mal son employeur à plusieurs reprises, parce qu'il n'a pas laissé faire tout et n'importe quoi, parce qu'il a agi avec conviction et ferveur, pour défendre des agents en souffrance sur leur lieu de travail, parce qu'il n'a pas voulu taire la discrimination, ni le harcèlement. Un homme dont on veut la tête, parce qu'il est finalement compétent. Ils sont rares les compétents, et ils dérangent les autres, les incompétents. Ils empêchent les cons de tourner en rond, ou de traverser les couloirs avec des dossiers vides sous le bras. Les gens compétents se donnent souvent du mal pour que le monde professionnel évolue dans le bon sens, pour que le respect du salarié soit une obligation, un devoir et plus seulement une forme de savoir-vivre...

Mon pauvre Régis, je suis sûre que si c'était à refaire, tu ferais pareil. Tu aiderais ces mêmes agents qui aujourd'hui crachent à ton visage sans que tu ne puisses voir le leur. Tu passerais des heures entières sur tes jours de repos pour dénouer les affaires les plus sensibles, celles qui t'ont mené au TI ou TGI et celles pour lesquelles tu paies de ta personne aujourd'hui. Tu ne changerais rien, tu mettrais toujours autant de cœur et de conviction pour faire face à une Direction pas toujours tendre, mais qui a su reconnaître ton talent dans ton art syndical, cette même Direction qui aujourd'hui, serre petit à petit le nœud de la corde qu'elle a mis elle-même autour de ton cou. Tu ferais la même chose, car quand on est un homme investi, on le reste.

Mais après tout, le conseil de discipline c’est pas la mer à boire. Hein... ? Si... ? On me dit que Régis risque sa place, on me dit que Régis risque 10 jours de mise à pied ferme (c'est-à-dire 10 jours sans se rendre sur son poste de travail et 10 jours sans être payé). On me dit que c’est le dernier avertissement (et pourtant c'est le premier). Ah bah merde, cela veut-il dire que si un autre incompétent décide de monter un petit dossier contre lui, Régis prendra la porte ? Bah oui, ça veut dire ça. Pourtant, comme je vous le disais un peu plus haut, Régis est irréprochable jusqu’ici. Mais lui, le syndiqué syndicaliste, contrairement aux autres salariés, il n’a droit qu’à une chance. Si l’on peut appeler ça de la « chance »…

Agissons ensemble et luttons contre ces manipulations politiques

Comment laisser une telle mascarade se jouer sous nos yeux? Nous ne le pouvons pas, nous ne le devons pas. Nous devons tous montrer (syndiqué ou non, syndicaliste ou pas, cheminot, enseignant, notaire, médecin, infirmière…) que nous ne sommes pas d’accord pour laisser mettre à mal tout ce que nos aïeux ont cherché à protéger jusqu’ici (quand ils étaient 30% de syndiqués en 1950) : la défense des salariés au cœur même de leur entreprise , autrement dit, le syndicalisme.

Partout où le syndicalisme n’existe pas, le patronat se délecte. Il peut harceler, manipuler et contraindre ses employés, sans tenir compte des réglementations en vigueur. Le MEDEF sait que les syndicats sont des grains de sable de plus en plus gênants dans les rouages de la machine manipulatoire orchestrée contre les salariés.

 

En l'absence de syndicat dans une entreprise, qui défend les intérêts du salarié ? Personne. Il se défend lui-même, ou il ne se défend pas. Il accepte que son salaire n’augmente pas pendant 10 ans ; il accepte que son temps de travail supplémentaire ne soit pas rémunéré à la valeur normale d’une « heure supplémentaire » ; il accepte que ses congés lui soient refusés pendant la période qu'il demande; il accepte que son salaire lui soit versé le 10 au lieu du 2 comme d’habitude ; il accepte de venir travailler avec 40° de fièvre pour arranger son patron…

Dire qu’il accepte, c’est une forme de respect pour lui, ce salarié sans organisation syndicale dans son entreprise, sans bouée de sauvetage, sans gilet pare-balle. Parce que dans le fond, nous savons tous qu’il n’accepte pas, mais plutôt qu’il n’a pas le choix, si ce n’est celui de se rebeller, aux risques de devoir prendre la porte (sans indemnité, licenciement pour fautes graves, et on n’en parle plus !)

Ne laissons pas Régis se faire pousser à la porte de sortie de l'entreprise. Il ne demande pas de médaille, il ne demande pas de reconnaissance de ses pairs. Non, il veut simplement pouvoir continuer l’exercice de son métier, mais aussi perpétuer son engagement syndical auprès des salariés, sans crainte de représailles injustifiées. Alors pas question d’accepter une sanction, quelle qu’elle soit.

Pour manifester leur désaccord avec la sanction encourue par Régis, de nombreux salariés se sont déjà rendus sur les lieux de « l’exécution », les 22 et 29 janvier derniers. Ces mêmes salariés et d’autres encore, sont invités à se rendre à nouveau sur les lieux de la mise à mort, le 11 février 2015.

 

Merci à Arnaud pour son aide, sa relecture, ses idées et ses formules qui sont parfois (je dis bien parfois), meilleures que les miennes !

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