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Mobilisation pour le mariage pour tous en province :

20 Janvier 2013, 08:20am

Publié par PCF Villepinte

"Toutes et tous les mêmes droits!"

 

Société - le 19 Janvier 2013  Mots clés : manifestation, strasbourg, droits, toulouse, lille, mariage gay, mariage mixte,

 

 

Avant la manifestation nationale en faveur du "mariage pour tous" prévue dimanche 27 janvier à Paris, la première vague de rassemblements a eu lieu dans une vingtaine de villes de province ce samedi après-midi. Cette première étape est dans l'ensemble un succès, malgré les rigueurs de la météo.

Ils étaient notamment près de 8000 à Toulouse, 5000 à Nantes, 2500 à Lille ou encore 6000 à Strasbourg. Pour les manifestants, l'idée n'étaient pas de réagir à la manifestation des « antis ». "On est là pour apporter un soutien au législateur, pour lui rappeler la promesse faite pendant la campagne présidentielle". Beaucoup de manifestants ont bravé le froid pour dire leur écœurement face à la libération de la parole homophobe de ces dernières semaines.
De nombreuses pancartes rivalisaient encore d'inventivité: "Les lesbiennes sont des parents hors-pères", "François, ne perd pas les pédales", et "Mieux vaut un mariage gay qu'un mariage triste".  Certaines dénonçaient "l'homophobie" et "l'oppression hétéropatriarcale", quand d'autres usaient de contrepétries faisant référence à l'Eglise: "Face à l'homophobie, Jésus crie" pouvait-on lire sur l'une d'elles.
D'autres pancartes encore réclamaient "les mêmes droits que les homophobes, pas leur avis", "Le mariage changera notre vie, pas la vôtre", "Nous aussi on veut s'engager pour le pire" ou encore "Mieux vaut une paire de mères qu'un père de merde".

C'est le premier temps de la mobilisation pour le mariage pour tous, avant la première grande manifestation nationale de dimanche prochain, le 27. Soit deux jours avant le début des débats au parlement.
Des rassemblements ont eu lieu dans une vingtaine de ville de France, à Angers, Angoulême, Avignon, Bordeaux, Cherbourg, Dijon, Lannion, Lille, Le Mans, Marseille, Nancy, Nantes, Nice, Orléans, Quimper, Rennes, Rouen, Saumur, Strasbourg, Toulouse et Tours.
L'appel a été relayé par les syndicats (CFDT, UNSA, CGT, FSU, Solidaires…), par les associations de défense des droits de l'Homme (Ligue des droits de l'Homme, SOS Racisme…) et aussi par les partis politiques (Parti socialiste, EELV, Front de Gauche…).

De nouveaux rassemblements auront lieu à Bayonne, Brest, Clermont-Ferrand, La Rochelle, Lyon et Montpellier le samedi 26 janvier.

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Drame de la clusaz :

20 Janvier 2013, 08:14am

Publié par PCF Villepinte

La mort attendait les jeunes saisonniers dans l’ombre

 

Social-Eco - le 15 Janvier 2013

Précarité Mots clés : saisonniers , incendie, précarité, emploi des jeunes, logement précaire, la clusaz, stations de ski,

 

La Clusaz (Haute-Savoie), envoyé spécial.  

 

Le 3 janvier, un salarié des remontées mécaniques et sa compagne ont péri dans l’incendie 
du camion qui leur servait de domicile. 
Au début de la saison, les autorités locales 
avaient contraint 
les jeunes routards 
comme eux 
à s’installer sur 
un sentier forestier, 
sans eau, ni électricité, 
afin de ne pas gâcher le paysage.

Thomas et Margaux filaient le parfait amour. Ils étaient jeunes : lui, vingt ans ; elle, dix-sept. Ils avaient un chien aussi. Le garçon travaillait aux remontées mécaniques de La Clusaz et sa copine, encore étudiante, l’avait rejoint. Ils étaient sûrs d’être libres comme le grand air du massif des Aravis, en Haute-Savoie, leur département d’origine. Le 3 janvier, en début de soirée, le couple de saisonniers a péri, avec son fidèle compagnon, dans le violent incendie de son petit camion aménagé en logement sur le chemin forestier des Riffroids. Selon la mère de Margaux, on a retrouvé les corps enlacés. La gendarmerie a, elle, ouvert une enquête ; pour l’heure, après les autopsies, tout ce qu’on sait des circonstances, c’est que les décès sont liés au feu, mais, d’après leurs proches, leur matériel de chauffage qui venait d’être acheté n’était pas défectueux. Les parents des deux jeunes ont été orientés par les services municipaux vers la plate-forme téléphonique de SOS Victimes, et leurs copains, une vingtaine de saisonniers qui, eux aussi en camion ou camping-car, étaient les voisins du couple aux Riffroids, ont été déplacés. Les journalistes sont priés de s’adresser à l’office du tourisme : « C’est eux qui gèrent la communication », prévient-on à l’accueil de la mairie.

Une semaine à peine après le tragique accident, le naturel est revenu au galop. À La Clusaz, jeudi et vendredi, la liesse des sports d’hiver repart de plus belle. Devant l’entrée de l’église, une grosse sono crache des rythmes électro ragga pour promouvoir l’événement du week-end, le Radikal Mountain, avec un K comme dans marketing, étape du circuit mondial des champions du hors-piste, ces free-riders libres d’offrir leurs images belles et rebelles aux clips publicitaires de leurs sponsors. La caisse centrale des remontées mécaniques ne désemplit pas : les forfaits s’arrachent à 
193 euros la semaine. Les hôtels affichent complet, il reste quelques chambres à 220 euros la nuit dans un quatre-étoiles. Sur le panneau d’affichage réservé aux petites annonces, près de la mairie, une quinzaine de demandes de logement (studio, chambre, colocation, etc.) rédigées à la main par des saisonniers prennent la poussière. Un peu à l’écart, au milieu du sentier des Riffroids, loin derrière le panneau Décharge interdite, la neige recouvre déjà presque complètement le portrait de Margaux et Thomas punaisé sur un tronc noirci par les flammes. Dans ce chemin de glace enserré par les arbres, la nature reprend ses droits, elle aussi. L’ordre règne.

Dans le village, vendredi matin, une petite troupe finit par attirer l’attention. Ils ont des piercings, des boucles, des casquettes, des capuches, des dreadlocks pour certains… Au fond, ils ne sont pas bien différents des touristes, mais on voit bien derrière les masques d’indifférence qu’ils sont surveillés du coin de l’œil. Dans leurs mains, de petits tracts pour les commerçants qui les reçoivent sans hostilité affichée mais sans grand succès : sur la place de l’église, aucun magasin ne le mettra en vitrine, les affaires sont les affaires. Sur le document non signé, rien d’autre qu’un très sobre appel à participer samedi matin à une « marche blanche et silencieuse » en hommage à Thomas et Margaux. Car oui, ce sont eux, les « routards » ou les « teufeurs », comme les appellent les gens du cru, des saisonniers comme les autres, en fait, sauf qu’ils vivent dans des camions plus ou moins bien aménagés… Ils sont une quinzaine, là, ce sont les amis des deux jeunes décédés il y a quelques jours. Sur le moment, ces invisibles des stations, petites mains précaires du tourisme saisonnier, n’ont pas trop envie de raconter. « On a eu l’autorisation de faire notre marche, ce n’est pas l’heure de revenir sur ce qui s’est passé, même si c’est sûr qu’on a des choses à dire », s’excuse Skippy qui s’improvise porte-parole.

"Aucun d’entre nous ne voulait de cette impasse glaciale"

Très vite, pourtant, les langues se délient parce que tous refusent d’enterrer leurs morts sous la chape de la fatalité. Oui, ils ont choisi de faire les saisons en logeant dans leurs camions, glissent-ils en chœur, mais non, ils n’ont jamais voulu aller sur le chemin des Riffroids, bien cachés dans la forêt, sans soleil, ni eau, ni électricité. Ils y ont été conduits par les autorités locales à leur arrivée, alors que, l’année dernière, ils étaient sur le parking de la Cluse, là aussi à l’écart du village, sur une aire plus ouverte… à l’endroit même où ils sont retournés depuis le drame. « Thomas, il ne voulait pas y aller, aux Riffroids, témoigne Tibo. Aucun d’entre nous ne voulait de cette impasse glaciale. Il n’y avait pas une minute de soleil par jour, nos panneaux étaient inutilisables. On a tous dû acheter des poêles et du pétrole. Je chauffais mon camion jusqu’à deux heures du matin pour arriver à vingt degrés et je me levais à huit heures, avec deux, trois degrés sous le zéro à l’intérieur… On est devenus des bombes. Et derrière Thomas et Margaux, on aurait tous pu y passer ! » D’après ces jeunes saisonniers qui bossent dans les remontées mécaniques, les hôtels et les restaurants de La Clusaz, on les considère comme des détritus. « C’est le maire et le directeur des installations qui ont un jour parlé de nous comme d’une “pollution visuelle”, rapporte Skippy. C’est sûr qu’on ne dépense pas autant d’argent que les touristes, mais sans nous tout s’arrête… Aujourd’hui, ceux qui nous ont cachés dans les bois sans eau ni électricité aimeraient étouffer l’affaire. »

Un peu plus tard, sur le parking où ils sont désormais, entre les pistes de ski et la route, Émilie, l’une des copines de Thomas et Margaux, fait visiter son domicile propret, un gros camion, encore marqué « la Santé au travail », dans lequel elle vit à l’année avec son compagnon et Lula, sa chienne. « Je peux même faire un bon tajine », promet-elle. À l’intérieur, les jeunes décrivent un peu leur vie de précaires nomades : l’hiver dernier, certains d’entre eux étaient en Maurienne, « mais la mentalité était trop bizarre pour y retourner » ; l’été, ils étaient à Mimizan sur la côte landaise. Sur leur travail proprement dit, ils n’ont pas vraiment de récriminations : « On a des patrons très réglos », avance l’une des filles. Ils ne comptent pas les heures ; leurs salaires tournent en moyenne autour de « 1300, 1 500 euros net » pendant la saison, et ça leur convient, insistent-ils. Alors qu’une de leurs collègues, hébergée au foyer des travailleurs (36 places pour 1 200 saisonniers à La Clusaz), se plaint de payer 400 euros par mois pour une piaule sans avoir le droit d’inviter des gens chez elle, l’un des jeunes saisonniers, arrivé de Mimizan, confesse qu’à la différence des autres, comme c’était sa première saison d’hiver en montagne, il aurait bien pris un logement en dur : « Il n’y en avait pas, tout est bouclé longtemps à l’avance et c’est saturé, regrette-t-il. Alors, j’ai été obligé de me débrouiller… »

Dans la petite troupe, aucun de ces saisonniers ne se montre en rupture de ban, mais tous se sentent gommés du paysage. « Dans les documents administratifs, je cherche toujours la case “ saisonnier”, mais elle est rarement là », constate le copain d’Émilie. « On paye des taxes et, pour quelques-uns, des impôts, moi, je me sens appartenir à la société, revendique Skippy, un des seuls trentenaires du groupe, dreadlocks qui tombent jusqu’au bas du dos. Vous savez, il est normal d’être anarchiste à vingt ans, mais il est stupide de l’être encore à trente… Ça, c’est un adage que j’aime beaucoup ! »

"Des immeubles qui brûlent, il y en a aussi à Paris, non ?"

À l’office du tourisme, l’accueil est tout sourire. « Vous prendrez bien un café ? » propose une secrétaire. « Il y a une dimension humaine ici, on n’est pas une station industrielle, les touristes sont nos invités, se gargarise Alexis Bongard, le directeur chargé de gérer la communication. La Clusaz, c’est un village qui vit à l’année où on cherche à fidéliser nos saisonniers en proposant des CDI au bout de deux saisons. Je ne dis pas qu’il n’y a pas de précaires, mais les raisons sont multiples : il y a la maladie, l’absence de famille… En fait, 80 % de nos saisonniers sont originaires du canton et vraiment, c’est plus facile de se loger à La Clusaz que dans les grandes villes ! » Au sujet de la mort de Thomas et Margaux, en particulier, l’homme au look savamment décoiffé évoque un « grand malheur », avant de se montrer moins affable : « Ce qui est en cause, c’est leur mode de vie qui est inadapté à la montagne. La station de La Clusaz fait beaucoup d’efforts pour dissuader de choisir ce mode de vie, mais la liberté existe en France. Après, des immeubles qui brûlent, il y en a aussi à Paris, non?»

Mais tout de même, est-ce pour éviter la « pollution visuelle » que ces jeunes saisonniers ont été parqués sur un étroit sentier forestier dépourvu de tout équipement ? Alexis Bongard n’accepte ni ne récuse l’expression utilisée, d’après les jeunes saisonniers, par ses patrons avant le drame pour justifier leur déplacement à l’abri des regards : « À l’automne, on a présenté les Riffroids et ils avaient répondu que ça leur allait… Ce sont eux qui ont envie d’être tranquilles, un peu à l’écart ! Après, c’est sûr que leurs dégaines ne les servent pas, mais ils ont des contrats de travail qui sont honorés… On ne tient vraiment pas à ce qu’ils se sentent marginalisés ou qu’ils se marginalisent. »

Samedi matin, le ciel s’est dégagé sur les Aravis. La neige est fraîche et le soleil généreux. Au loin, retentissent les explosions destinées à provoquer les avalanches. Le week-end s’annonce splendide pour la station. Sur la place du village, trois Ivoiriens, venus de Grenoble et employés comme videurs dans les boîtes de nuit, filent boire un petit jus. Devant un bar, un moniteur de ski fait une démonstration d’étanchéité de ses étuis pour téléphone, avant de prendre les commandes. L’heure de la marche blanche en hommage à Thomas et Margaux approche et voilà que quelques-uns de leurs copains arrivent, avec les vingt-cinq roses blanches et la couronne qu’ils ont achetées en se cotisant. Devant la mairie, les visages sont très fermés. La plupart des saisonniers logeant dans des camions sortent d’une rencontre avec le préfet de Haute-Savoie et le maire, mais ils refusent de commenter.

"Ici, les gonzes, il n’y a que le tiroir-caisse qui les intéresse"

Devant la presse, Georges-François Leclerc, le représentant de l’État dans le département, invite à « tirer les leçons » de ce qui s’est passé, mais « avec la tête froide »: «Je ne prendrai pas de mesures sous le coup de l’émotion, avertit-il, mais dans quelques semaines, nous annoncerons des recommandations générales. » À quelques pas derrière le préfet, André Vittoz, maire de La Clusaz, se tient immobile au milieu des saisonniers et des proches de Thomas et Margaux ; il porte une rutilante combinaison de ski bleu-blanc-rouge, siglée France, avec, contre son épaule gauche, sa paire de skis et, dans les mains, ses bâtons chapeautés par ses gants. « Non mais ce n’est pas vrai, mais quelle indécence : pendant qu’on honore nos amis, monsieur le maire part faire du ski », fulmine un des jeunes. Le cortège qui rassemble une centaine de personnes démarre, les cloches de l’église sonnent. Tout le parcours se déroule sans un mot, ni un représentant du village. « Je regarde, mais vraiment, je ne vois personne de La Clusaz », admettra, désolé, le seul habitant qui participe à l’hommage, mais qui préfère rester discret. « De toute façon, ici, les gonzes, il n’y a que le tiroir-caisse qui les intéresse », dénonce-t-il en mimant un bandit manchot.

Sur le chemin des Riffroids, à l’endroit même où les enfants sont morts, ce sont les mères qui prennent la parole avec dignité. « Thomas, il avait choisi cette vie, cet échange, ce partage, avance sa maman. Il avait trouvé sa petite communauté. Il voulait vivre en liberté, Thomas, sans rentrer dans le schéma métro-boulot-dodo. Il voulait vivre intensément, ne pas être captif d’un travail. » Celle de Margaux ajoute : « Au fond, ils ne demandaient pas grand-chose, un peu plus de lumière, du soleil, de l’eau et de l’électricité. Est-ce que deux morts suffiront pour que ça n’arrive plus ? » Collègue de Thomas aux remontées mécaniques et voisin de camion, Thibault laisse remonter sa colère en aparté : « On nous a parqués ici comme des animaux. Un drame est arrivé et ça passe à la trappe. À la limite, on en est à expliquer que c’est de notre faute si certains d’entre nous sont morts… »

Dans quelques mois, les copains saisonniers de Margaux et Thomas emmèneront leurs camions vers d’autres horizons. Pour La Clusaz, parti comme c’est parti, la saison aura été bonne. Les tiroirs-caisses déborderont. Et, sur le sentier des Riffroids, quand la neige fondra, les sédentaires retrouveront une couronne, des bougeoirs, des fleurs fanées dans leur plastique et deux petits anges dorés. Souvenirs d’un fait divers qui n’en était pas un.

« Les saisonniers doivent s’organiser »
Réunis en fin de semaine dernière à Chambéry (Savoie), des délégués CGT 
des remontées mécaniques venus de différentes stations des Alpes 
et des Vosges témoignent de leurs situations. À Chamonix et aux Ménuires, les municipalités ont mis en place des aires aménagées payantes avec accès à des sanitaires, à de l’eau chaude et de l’électricité. Aux Carroz d’Arâches, les saisonniers payent dix euros par jour, mais sans accéder au moindre équipement. À Chatel, ils sont cachés dans la forêt, comme ils l’étaient 
à La Clusaz. « Il y a des endroits où c’est catastrophique, témoigne Antoine Fatiga, l’animateur national de la CGT des remontées mécaniques. On ne peut qu’inciter ces saisonniers en camion à prendre la parole et à s’organiser ! »

Thomas Lemahieu

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Démographie: l'Insee balaie les clichés sur la France

16 Janvier 2013, 08:04am

Publié par PCF Villepinte

Mots clés : immigration Sans-papiers, outre-mer, france, insee, population française, démographie, dom tom, pascale breuil,

 

 

Avec désormais 65,8 millions d'habitants, la France a enregistré la croissance démographique la plus faible de ces dix dernières années. C'est l'un des enseignements de l'étude que l'Insee publie ce mardi sur la démographie française. Voilà ce qu'il faut en retenir

  • Les naissances stagnent

Au sein de l'Union européenne, la France conserve la deuxième place de la fécondité, avec 2,01 enfants par femme, derrière l'Irlande, championne avec 2,05 enfants par femme en 2011. Passé ce cocorico souvent ressassé, on s'aperçoit que les naissances ont un peu diminué l'an dernier, un léger recul qui s'explique par la baisse du nombre de femmes en âge de procréer et une stabilité de la fécondité. Par ailleurs, la France n'atteint toutefois pas le seuil de renouvellement des générations, qui est de 2,1, et sa croissance démographique s'explique surtout par son histoire.

Aujourd'hui, "les générations en âge d'avoir des enfants sont relativement nombreuses car leurs parents appartenaient aux classes nombreuses du baby-boom", nées après la guerre, souligne Pascale Breuil, chef de l'unité des études démographiques et sociales de l'Insee. En conséquence, l'âge moyen à l'accouchement a continué d'augmenter pour atteindre 30,1 ans.

 

  • Les décès en hausse

Mais "le fait majeur de 2012, c'est le nombre de décès important", relève Pascale Breuil. Ils ont même atteint leur niveau le plus élevé depuis 2000, en raison d'une vague de froid exceptionnelle et de plusieurs épidémies (grippe, gastro-entérites...) qui ont frappé la France au cours de l'hiver, explique l'Insee. En plus de leur effet direct sur la mortalité, ces épidémies ont pu entraîner une vulnérabilité des personnes déjà fragiles, souligne l'Institut. Ce haut niveau de décès explique que le "solde naturel", soit la différence entre le nombre de naissances (822.000 en 2012) et le nombre de décès (571.000), soit "parmi les plus bas de la décennie".

  • L'espérance de vie stagne

Ce grand nombre de décès explique qu'en 2012, l'espérance de vie a stagné pour les hommes (78,4 ans) et même diminué de deux mois pour les femmes (84,8 ans). "Comme avec la canicule en 2003, c'est un accident, pas une rupture de tendance", assure toutefois Pascale Breuil. En revanche, le vieillissement des classes nombreuses du baby-boom devrait mécaniquement augmenter le nombre de décès et ralentir la croissance démographique à l'avenir.

Au 1er janvier 2013, la France comptait 17,5% d'habitants âgés d'au moins 65 ans et près d'un habitant sur dix avait au moins 75 ans.

  • Le mariage a le vent en poupe

2012 a aussi marqué le retour en force des mariages, qui après une baisse quasi continue depuis 2000, ont vu leur nombre augmenter l'an dernier. Quelque 241.000 mariages ont été célébrés, soit environ 4.000 de plus qu'en 2011, une hausse "significative" pour cette institution bientôt ouverte aux couples homosexuels.

 

  • Tout petit solde migratoire

Voilà qui contrarie les thèses du Front national. En 2012, le "solde migratoire", c'est-à-dire la différence entre le nombre des personnes entrées et sorties du territoire, est resté relativement faible: +54.000, soit 0,08% de la population française.

  • A consulter:

l'étude de l'Insee

  • A lire aussi:

les Français ne sont pas si immobiles que ça

Portrait d'une France en crise: 5 données sociales à la loupe

S.G.

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Lettre ouverte d’André CHASSAIGNE à celles et ceux qui s’opposent au mariage des couples de même sexe

15 Janvier 2013, 17:31pm

Publié par PCF Villepinte

Lettre ouverte d’André CHASSAIGNE à celles et ceux qui s’opposent au mariage des couples de même sexe

Madame, Monsieur,

 

Le projet de loi « ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe » doit être discuté à l’Assemblée nationale à la fin de ce mois. Je le voterai par conviction, en harmonie avec les valeurs que je défends, celles de « l’humain d’abord ».

Ce texte suscite cependant des questionnements sur la reconnaissance de la diversité des modèles familiaux, sur l’intérêt supérieur de l’enfant, et enfin sur le besoin d’un large débat.

Aussi, je me dois de vous faire part de ma réflexion sur ces points fondamentaux. Je souhaite le faire avec franchise, sans faux-fuyant, au risque de choquer des convictions bien ancrées. Evidemment, je m’exprime avec l’objectif de vous convaincre.

Le mariage est un droit, un droit à un projet de vie commune, fondé sur l’amour et le respect de l’autre.

Sur ce point, le projet de loi qui est soumis au débat et au vote des parlementaires revient en fait à lever une discrimination à l’égard d’hommes et de femmes qui vivent leur amour entre personnes du même sexe. Le droit au mariage leur est aujourd’hui refusé au nom d’un modèle familial unique. Je pense que notre République doit permettre de bénéficier sans exclusion des droits sociaux et professionnels ouverts par la législation, dans le respect des valeurs républicaines d’égalité et de protection pour tous. Comment ignorer, notamment, les conséquences d’une séparation ou d’un décès ?

C’est donc d’abord en terme de droits humains que le problème se pose. Le droit civil n’a pas à priver de l’institution du mariage des femmes et des hommes au prétexte que leur choix sexuel n’entre pas dans des normes définies par « l’état de nature » et dans la relation aux fins de procréation. C’est au contraire parce que nous sommes des êtres humains que nous pouvons penser notre sexualité en lien avec un certain nombre de sentiments, et donc choisir et assumer notre orientation sexuelle. Aussi, me paraît-il aujourd’hui indispensable de permettre que des choix de vie différents ne soient pas facteurs d’exclusion et de souffrances intimes. D’autant que c’est aujourd’hui une réalité sociale qui concerne non seulement les couples existants, mais aussi leurs proches, leurs familles respectives, leurs relations sur les lieux de vie et de travail.

Ce projet de loi suscite aussi des oppositions liées à des questionnements sur la filiation et sur les droits des enfants. Je souhaite là-aussi vous livrer ma réflexion.

Tout d’abord vous dire que les nombreuses études effectuées sur le vécu des enfants de couples de même sexe indiquent que ces enfants ne sont ni plus ni moins malheureux, ni plus ni moins équilibrés que des enfants de couples hétérosexuels. Dans ce domaine, je crois que ce qui importe le plus est bien l’amour dont les enfants peuvent être entourés, en lien avec la démarche éducative et la protection à laquelle ils ont droit de la part de leurs parents. Dans un cas comme dans l’autre, permettez-moi de penser que cela ne dépend ni de l’orientation sexuelle de leurs parents, ni d’une présomption de paternité.

Pour lever certaines réticences, je voudrais insister sur le constat que des milliers d’enfants vivent aujourd’hui avec des parents de même sexe. Or, le droit ne leur permet pas d’avoir des parents à part entière. Leur souffrance d’aujourd’hui, ce n’est pas d’avoir des parents de même sexe, mais bien l’interdiction qui leur est faite d’en avoir avec une reconnaissance sociale. Et s’ils ont à souffrir des regards extérieurs, n’est-ce pas justement parce que la loi ne leur permet pas de vivre à égalité avec les autres enfants ? Pour être des « enfants de plein droit », n’est-ce pas indispensable qu’ils aient des « parents de plein droit » ?

De plus, ce n’est pas le droit au mariage et à l’adoption pour tous qui fera qu’il y aura plus ou moins de couples homosexuels et plus ou moins d’enfants vivant dans ces foyers. Ce que fera la loi, c’est réparer une injustice, une inégalité. Elle lèvera ainsi une cause de souffrance. N’est-ce pas justement le rôle du législateur de construire des règles juridiques qui permettent une plus grande justice sociale et le bonheur du plus grand nombre ?

Par ailleurs, même si certains sujets peuvent paraître plus prioritaires, je dois vous dire ma satisfaction que le débat se soit levé dans le pays sur ce sujet. Certes, c’est un débat difficile. Il peut bousculer notre culture, notre éducation, voire notre croyance religieuse. Mais il est indispensable. Et ce débat est important puisqu’il traite de la capacité de notre société à vivre ensemble en respectant la liberté et la dignité de chaque individu. Il permet aussi d’apprécier le degré de notre civilisation à devenir plus humaine par la pleine égalité de toutes et tous. La possibilité pour une société d’inventer de nouvelles normes m’apparaît en effet comme un signe de grande santé et non comme une pathologie. Le rôle du législateur est justement de faire évoluer les éléments juridiques essentiels à l’ordre social. Aussi, le droit se renouvelle-t-il avec les réalités sociales, comme cela a été le cas avec, par exemple, la dépénalisation de l’homosexualité en 1981, l’adoption du PACS en 1999, et toutes les avancées, encore insuffisantes, réalisées pour le droit des femmes (je pense en particulier à la contraception et à l’interruption volontaire de grossesse).

Je suis convaincu aussi que cette évolution constante du droit devra également prendre en compte la question de la PMA (Procréation Médicalement Assistée) pour les couples homosexuels féminins. Notre réflexion doit être, toujours, guidée par notre attachement à l’égalité des droits. Mais, sur cette question, il me paraît indispensable de ne pas occulter les interrogations légitimes sur la bioéthique, liées à cette évolution législative.

Le projet de loi du gouvernement a déjà fait l’objet de nombreux débats à l’initiative de la commission des lois de l’Assemblée nationale. Ces débats doivent aussi se développer dans tous les espaces qui peuvent être ouverts dans cet objectif. Je suis, bien évidemment, disponible pour y participer.

Mais, que ce soit au Parlement ou dans la société, je souhaite qu’ils s’accomplissent dans le respect de la pensée de chacune et de chacun, sans diabolisation ni instrumentalisation.

Grâce à de nombreux échanges, j’ai moi-même beaucoup évolué dans mon positionnement au fil des années. Cette prise de conscience personnelle me fait dire que nous pouvons cheminer les uns vers les autres, comme cela s’est fait dans tant de pays du monde. Sans nourrir l’illusion du consensus, je crois en la vertu d’un débat serein qui ne creuse pas des tranchées inutiles.

Au cœur de cet échange citoyen, je vous prie de croire, Madame, Monsieur, en l’expression de mes sentiments les meilleurs.

André Chassaigne, député


 

 

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REGARDS. fr

14 Janvier 2013, 19:30pm

Publié par PCF Villepinte

Danielle Tartakowsky : « La droite n’a pas entretenu une mémoire de ses rapports à la rue »
 

Regards.fr. Dans quel contexte politique surgit la mobilisation de 1984 contre la loi Savary ?

Danielle Tartakowsky. La manifestation pour l’école privée n’éclate pas comme un coup de tonnerre dans un ciel serein. À partir d’avril 1983, au moment de l’adoption par le gouvernement Mauroy du plan de rigueur, une série de manifestations à dimension catégorielle naissent en France dans des lieux ancrés très à droite. L’agitation débute dans les UFR de médecine, elle gagne les internes, les chefs de clinique, l’université. Le mécontentement s’étend aux agriculteurs, sur autour des montants compensatoires européens, dans un contexte surdéterminé par le plan de rigueur. Elle gagne les petites et moyennes entreprises qui décident, c’est relativement original, de manifester le 1er mai contre la politique de François Mitterrand. La mobilisation contre la loi Savary surgit en mai 1983, alors que débute le débat parlementaire. Des manifestations de déroulent dans les grandes villes de province telles que Bordeaux, Lyon, Rennes, Lille… Et à Versailles ! Ce n’est pas une première : en 1924, une manif catholique avait déjà eu lieu contre l’extension des lois laïques en Alsace-Lorraine. Il y en aura d’autres à chaque fois que la question scolaire resurgira. Versailles, qui possède une histoire lourde, accueille un défilé de très grande envergure. À la veille des débats parlementaires, l’épiscopat essaie de calmer le jeu, en rappelant que la décision finale reste au Parlement et que dans un pays démocratique, il est de la responsabilité politique des élus de légiférer. C’est par le biais de l’Udapel que la deuxième étape s’organise : l’Union départementale de l’Association des parents d’élèves de l’enseignement libre lance un appel à une manif parisienne. Une initiative inédite dans l’histoire des catholiques français !

Pourquoi est-ce inédit ?

Traditionnellement, pour éviter toute opposition frontale avec le pouvoir, les catholiques ne manifestaient pas à Paris. Cette fois, l’Udapel demande à pouvoir défiler de la Concorde à l’Etoile. On doit à la manif gaulliste du 30 mai 68 cette réappropriation d’un espace de légitimité revendiqué par les cathos et la droite. Ce parcours est évidemment refusé. À défaut, le Champ de Mars ou l’esplanade des Champs Elysées sont demandés. Nouveau refus de la préfecture qui propose des rassemblements plus périphériques, autour de la porte Maillot et de la Défense. L’intérêt, c’est que ce trajet non centrifuge rentrait dans la logique des manifestations de province. Finalement, un accord est trouvé pour que les quatre cortèges convergent à la Bastille. Au regard de la volonté initiale de manifester dans l’espace de la souveraineté nationale, cela peut apparaître comme un recul. Mais cette convergence conduit les forces catholiques, escortées par la droite et l’extrême droite, à se réapproprier l’espace par excellence des manifestations populaires. Ce phénomène de captation leur permet de se poser comme un mouvement populaire, ce qui n’aurait pas été possible dans l’Ouest parisien. Avec un mot d’ordre central en référence au poème d’Eluard : « Liberté ». La volonté affirmée de l’Udapel de ne pas être récupérée politiquement n’empêche pas, dans un contexte éminemment politique, toute une opposition de droite de se structurer autour de ce mot d’ordre d’abord confessionnel.

C’est un succès ?

Cette manifestation nationale, l’une des plus puissantes réunies à Paris, pousse le président de la République à retirer le projet de loi le 12 juillet. François Mitterrand annonce que le gouvernement va déposer un nouveau projet de loi sur les rapports entre l’Etat et l’enseignement privé. Dans les heures qui suivent, Alain Savary, ministre de l’Education donne sa démission, et trois jours plus tard, le gouvernement de Pierre Mauroy démissionne. Pour la première fois de façon aussi centrale et immédiate, une manifestation a réussi à venir à bout d’un projet de loi, d’un ministre et même de tout un gouvernement. Elle va par ailleurs amplifier le tournant de la rigueur. Pour autant, elle n’a pas été vécue comme une crise politique majeure comme le furent les mobilisations de 1934 et de 1968. La manifestation de rue apparaît comme un moyen de peser sur l’exercice de la souveraineté parlementaire. S’ouvre alors une période de 10 ans, jusqu’en 1995, durant lesquels les manifs fonctionneront comme des modalités de referendums d’initiative populaire. Cela a souvent été dénoncé sous les gouvernements, et notamment pendant le quinquennat de Nicolas sarkozy. Ils oublient que c’est une vraie, puissante, manifestation de droite qui a édifié ce rapport nouveau entre la rue et l’exercice de la souveraineté parlementaire.

Aujourd’hui, les manifs de droite contre le mariage gay rappellent-elles celles de 1984 ? Cette date est-elle pour la droite une référence assumée ?

J’ai été très frappée de voir en 1984 que la droite ne mobilisait pas les manifs de 1924-25. Jusqu’à cette date, peut-être un peu au-delà, la droite n’a pas entretenu une mémoire de ses rapports à la rue. De même, il y a deux ans, quand Sarkozy a appelé à manifester le 1er mai, il n’a fait référence ni au 1er mai du RPF, ni à celui du général De Gaulle sous l’Occupation. On assiste pendant longtemps à une occultation du rapport à la rue, perçu comme non conforme à l’essence d’une droite qui se vit comme une force de gouvernement. Celle-ci oublie qu’il lui est arrivé de s’en servir avec beaucoup d’efficacité. Si 1984 est une manifestation refondatrice pour la droite, c’est sans doute parce que la question scolaire est structurante en France de part et d’autre. Aujourd’hui, on peut faire un lien entre cette question et celle du mariage gay. Toutes deux touchent à l’essence de la société chrétienne : la famille. Ces objets interrogent le droit du père et de la mère sur l’éducation des enfants ou sur la procréation. Les catholiques se sentent attaqués au cœur de ce qui fait leur essence. Comme en 1984, les manifs contre le mariage homo permettent aujourd’hui aux forces de droite de se rassembler autour d’un phénomène de rejet confessionnel qui n’exclut pas des appropriations et récupérations plus politiques. Cette mobilisation confessionnelle et sociale de l’église catholique est le moyen pour d’autres forces affaiblies politiquement, en l’occurrence l’UMP, de se refaire une santé sur un sujet qui s’inscrit dans les tréfonds de la société française. C’est la grande intelligence et la grande force de cette droite française que d’être capable d’user de la carte confessionnelle.

Regardez la conférence La manif’, histoire des mobilisations de rue par Danielle Tartakowsky. Une vidéo produite en 2002 par Regards, en partenariat avec la fondation Gabriel Péri et Espace Marx.


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Mariage pour tous : les trucs et astuces pour bien manifester...

12 Janvier 2013, 12:54pm

Publié par PCF Villepinte

Visiblement les militantes de Femen n'ont pas lu les bons conseils du Figaro pour manifester : "prendre des affaires chaudes"

 

 

Ne pas "oublier de marcher sur la chaussée", "prendre des affaires chaudes" ou encore d'"arriver au moins une heure avant le départ de la manif"... Les bons conseils du Figaro magazine de ce samedi à ses lecteurs pour "manifester comme il faut", dimanche contre le mariage pour tous. Toute comme l'humoriste catholique Frigide Bardot qui fait référence au manuel du parfait manifestant de la CGT.

Les lecteurs du Figaro n'ont pas l'habitude de battre le pavé. Alors le magazine de droite a pensé à tout, dans son édition de ce samedi, via un encadré intitulé : "les consignes des organisateurs", il apporte des solutions à ces "nouveaux contestataires" en proposant une série d'astuces pour défiler dimanche, à Paris, contre le mariage gay comme de "bien marcher sur la chaussée pour des raisons de sécurité et de comptage" ou encore de penser à prendre "des affaires chaudes, un parapluie et de quoi boire et manger".

 

Il en va de même pour "l'humoriste catholique" Frigide Bardot qui n'hésite pas à faire référence au manuel du parfait manifestant de la CGT sur les astuces du syndicat sur le comptage des manifestants...

Ces "conseils" ont aussitôt inspiré les internautes qui ont déclenché une vague de twetts ironiques pour aider ces primo-manifestants comme #AstuceManifPourTous.

ou encore

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Emmenée au poste à 5 ans pour non paiement de la cantine : « De la pure folie! »

11 Janvier 2013, 08:49am

Publié par PCF Villepinte

 

 

Emmenée au poste à 5 ans pour non paiement de la cantine : « De la pure folie! »
Après qu'une personne de 94 ans s'est vue envoyer à l'Hôpital pour non-paiement de la facture de sa maison de retraite, voici qu'on apprend avec effarement qu'une enfant de 5 ans s'est retrouvé au poste de police municipale d'Ustariz dans les Pyrénées-Atlantique parce que ses parents n'avaient pas payé sa cantine. C'est de la pure folie ! Il y a décidément quelque chose qui ne tourne pas rond dans notre société pour que des valeurs aussi élémentaires que sont la solidarité et l'entraide soient à ce point bafoués au nom de la sacro-sainte loi du fric.

Au delà de la légitime et nécessaire condamnation de ces comportements particulièrement inhumains, l'émotion que suscite ces deux affaires doit servir à requestionner la société toute entière. Est-ce ainsi que les hommes vivent ? questionnait Aragon dont on vient de célébrer les 30 ans de sa disparition. Plus que jamais l'urgence c'est L'humain d'abord, le slogan prémonitoire du Front de gauche et plus que jamais d'actualité.

Olivier Dartigolles, porte parole du PCF

 

 

 

Par Olivier Dartigolles, le 10 janvier 2013

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FRONT DE GAUCHE

11 Janvier 2013, 08:45am

Publié par PCF Villepinte

Le Front de Gauche appelle à manifester massivement les 19 et 27 janvier 2013 en faveur du droit au mariage et à l’adoption pour toutes et tous et du recours à la PMA pour les couples de femmes

Le Front de Gauche appelle à manifester massivement les 19 et 27 janvier 2013 en faveur du droit au mariage et à l’adoption pour toutes et tous et du recours à la PMA pour les couples de femmes

Ce dimanche 13 janvier, une nouvelle manifestation est prévue par les mouvements politiques et sociaux opposés au mariage, à l’adoption, à la filiation et à la PMA pour toutes et tous. Depuis plusieurs mois, ces secteurs, enhardis par la frilosité du gouvernement et de la majorité parlementaire, mènent une importante offensive idéologique pour empêcher l’avancée politique et sociale majeure que représente l’adoption d’une telle loi.

Les débats sur la « loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe » offrent en effet l’occasion historique de supprimer les inégalités en droits qui légitiment les discriminations envers les personnes LGBT. C’est l’honneur et la responsabilité de toute la gauche non seulement d’assumer fièrement les valeurs égalitaires et progressistes inhérentes à ce combat mais aussi de mener bataille pour faire avancer toute la société dans cette voie. Telle est en tous les cas la position que nous défendons au Front de gauche. Comme l’affirme notre programme partagé L’Humain d’abord : « Nous adopterons une loi pour l’égalité qui éradiquera toute discrimination. Les droits du PACS seront renforcés. Le droit au mariage et à l’adoption sera reconnu aux couples homosexuels. Les femmes lesbiennes auront accès à la procréation médicalement assistée. » C’est le sens et le contenu de la proposition de loi N°119 déposée notamment par Marie-George Buffet « tendant à lever les discriminations reposant sur le sexe, le genre et l'orientation sexuelle en matière de filiation ».

Nous défendons le droit au mariage pour toutes et tous par conviction raisonnée que la liberté de choix est essentielle à chacune et chacun, et que l’égalité devant la loi, comme norme de la société, est porteuse d’un message sans équivoque qui délégitime les discriminations.

Nous défendons le droit à l’adoption parce que nous pensons que les personnes LGBT ne forment pas de moins bons parents que les autres et qu’ils ont autant d’amour à transmettre à des enfants.

Nous défendons aussi l’intégration du droit à la procréation médicalement assistée pour les femmes lesbiennes car, une fois évacuée la conception qui assigne une valeur inférieure à celles et ceux qui s’écartent d’une soi-disant norme hétérosexuelle, le cœur du débat est la filiation fondée sur l’engagement parental. Les lois de bioéthique ont consacré la valeur de l’engagement du compagnon stérile lors d’une PMA avec don de sperme : le compagnon de la mère a accès aux mêmes facilités pour faire reconnaitre sa filiation qu’un père biologique. Cette vérité selon laquelle ce sont l’amour et l’engagement parental qui fondent la filiation doit nécessairement s’appliquer pour les couples de femmes lesbiens. Dans un couple de femmes, aussi bien la parturiente que celle qui l’accompagne sont mères toutes deux. Par ailleurs, une femme seule recourant à la PMA a un projet parental tout aussi cohérent qu’une personne seule qui adopte.

C’est pourquoi, le Front de Gauche exige du gouvernement qu’il s’engage fermement et publiquement sur ces trois revendications légitimes et demande à la majorité parlementaire de les voter.

Dans le même temps, le Front de Gauche regrette la gestion calamiteuse de ce dossier par le gouvernement et ses continuelles hésitations, retours en arrière qui ont aboutit à affaiblir le soutien populaire largement majoritaire il y a encore quelques mois à cette loi. S’ajoutent à ces revirements le fait que le Gouvernement, en plein débat sur l’égalité des droits, a annoncé son renoncement à lever l’interdiction systématique du don du sang pour tout homme ayant des rapports sexuels avec des hommes, qui était un autre engagement de campagne de François Hollande ainsi que de toute la gauche.

Après la manifestation pour l’Egalité du 16 décembre à Paris, le Front de Gauche sera de nouveau présent sur les prochaines mobilisations début 2013, afin de réclamer une grande loi d’égalité et non une loi « à minima »: le 19 janvier sur les mobilisations décentralisées partout en France et le 27 janvier lors de la grande manifestation nationale à Paris.

Paris le 9 janvier 2013 

Le Front de gauche

 

 

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Mariage pour tous: Eric de Labarre persiste face à Vincent Peillon

9 Janvier 2013, 09:33am

Publié par PCF Villepinte

Mots clés : Catholiques, vincent peillon, mariage gay, enseignement privé, mariage mixte, mariage pour tous, PMA,

 

 

Rappelé à l'ordre par le ministre de l'Education pour avoir appelé à débattre du projet de loi sur la mariage pour tous dans les établissements de l'enseignement catholique, Eric de Labarre "conteste formellement qu'il y ait eu la moindre faute" de sa part.

"Je conteste formellement qu'il y ait eu la moindre faute, et je n'admets pas même avoir commis une simple maladresse", a déclaré le secrétaire général de l'enseignement catholique lors d'une conférence de presse, ajoutant que s'il devait aujourd'hui réécrire cette lettre, il n'en changerait "pas une virgule". "J'appelle à présent, comme le ministre l'a fait hier matin, à l'apaisement", a-t-il ajouté, à cinq jours d'une manifestation contre le mariage homosexuel.

Malentendu

Tout en dénonçant un procès d'intention "inacceptable" en homophobie et en obscurantisme, Eric de Labarre a jugé que la polémique des derniers jours reposait "sur un malentendu". L'enseignement catholique n'appelle pas à manifester dimanche, et certains syndicats de personnels de l'enseignement catholique ont exprimé leur accord avec le projet de loi, a-t-il dit. "Nous appelons chacun à réfléchir, à se documenter, à s'informer", a-t-il simplement déclaré, refusant de dire clairement s'il se joindra personnellement au cortège.

La lettre en question était destinée aux seuls professeurs et parents d'élèves, et la tenue de débats ne saurait se faire avec les enfants pendant les heures de cours, a-t-il par ailleurs fait valoir. "Des débats ont place à l'école, ils n'ont pas place dans les heures de cours", a-t-il répété.

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S.G.

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Cinéma: Pascal Thomas pour des salaires d'acteur de 150.000 euros maximum

4 Janvier 2013, 09:54am

Publié par PCF Villepinte

Le cinéaste Pascla Thomas réclame plus de liberté pour les scénaristes et réalisateurs

 

 

En plus de mettre fin à la surenchère des cachets des vedettes du cinéma français, le réalisateur de Les Maris, les femmes, les amants ou de la Dillettante réclame le droit aux auteurs "de pouvoir changer de direction en cours de route"

Pascal Thomas a réagi ce jeudi à la polémique sur les salaires trop élevés des vedettes du cinéma français soulevé il y a une semaine par le producteur Vincent Maraval. Dans un entretien donné au Figaro, le réalisateur des Zozos ou, plus récemment, de Mon petit doigt m'a dit, estime à ce sujet "que le prix des acteurs est assez prohibitif. À quelques exceptions près, le cachet d'un acteur dans un film ne devrait pas excéder 150.000 euros. Ces cachets trop élevés finissent par pousser les producteurs à rogner sur d'autres postes: décors, costumes, effets spéciaux."

Analphabètes cinématographiques

Par ailleurs, le cinéaste, qui a soutenu le Front de gauche lors de la présidentielle 2012, met en cause le manque de liberté des auteurs de scénario ou des réalisateurs de film. "Trop de gens interviennent, des gens qui souvent sont des analphabètes cinématographiques!", analyse le cinéaste. Regrettant, la disparition des producteurs qui marchaient au flair, comme Claude Berri, Pascal Thomas "réclame le droit de pouvoir changer de direction en cours de route. Le problème des multiples commissions et financements des films, c'est que tout ce qui gratte dans une histoire est lissé, policé. Depuis quelques années déjà, une certaine bien-pensance s'est emparée de ce qui reste de créativité dans le cinéma français. Seules des individualités fortes pourront sortir de cette pratique en créant leur propre système comme Guitry, le tandem Carné-Prévert ou Truffaut."

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S.G.

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