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Loi alimentation : "Enfumage et chantage" (Cécile Cukierman - PCF)

3 Février 2019, 10:15am

Publié par PCF Villepinte

 

A partir d'aujourd'hui, du fait du relèvement de 10% du "seuil de revente à perte" prévu par la loi "Agriculture et Alimentation", plusieurs centaines de produits devraient voir leur prix augmenter.

 

L'objectif de la loi serait d'inciter la grande distribution à réduire ses marges sur les produits alimentaires pour faciliter le prix rémunérateur et permettre aux agriculteurs de vivre de leur travail.

L'opération d'enfumage et le chantage qu'entend jouer la grande distribution est scandaleuse.

L'augmentation du prix du caddie va pénaliser, en premier lieu, les foyers les plus modestes.

Le PCF appelle à de véritables états généraux des prix agricoles. Grande distribution et industrie agro-alimentaire de transformation doivent prendre leur responsabilité et garantir des prix justes aux consommateurs et rémunérateurs pour les agriculteurs plutôt que de les prendre en otage.

 

Cécile Cukierman, porte-parole du PCF et sénatrice de la Loire

 

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17 NOVEMBRE

5 Novembre 2018, 07:53am

Publié par PCF Villepinte

 

 

 Entre exaspération et instrumentalisation.

 Depuis quelques jours, les réseaux sociaux comme les grands médias se font l’écho d’un appel à « bloquer » le pays pour condamner la hausse du prix des carburants. Si la colère peut s’entendre car le prix des produits pétroliers devient exorbitant et intenable, il est nécessaire de regarder de près les contours de cette initiative.

Il faut examiner, aussi, avec attention les enjeux réels liés au pouvoir d’achat des Français, en lien avec les dispositifs et autres prélèvements assurant notre modèle social et la solidarité nationale. L’appel lancé un samedi, sans réelle ambition de bloquer l’économie, s’appuie sur une colère légitime mais dont les ressorts sont obscurs et les solutions préconisées pour sortir de cet engrenage sur le long terme demeurent floues, voire dangereuses pour le monde du travail.

 Plusieurs partis d’extrême droite semblent être à la manœuvre. Ils se font le relais d’une action qui, au final, encouragera à mettre taxes, impôts et peut-être demain cotisations sociales dans une même logique, alors que chaque dispositif joue un rôle différent et déterminant dans le cadre de notre modèle social et républicain. Nous sommes clairement dans une instrumentalisation de l’exaspération ! Effectivement, depuis un an, les prix à la pompe ont grimpé de 23 % pour le diesel et de 14 % pour l’essence, dépassant dans les deux cas 1,50 euro le litre ; des taxes qui, à l’image de la TVA, sont les impôts les plus injustes, frappant, sans discernement, nos concitoyens comme les travailleurs de ce pays.

 Le patronat des sociétés de transport, pourtant exonéré de certaines taxes, joue un rôle sournois, espérant à terme de nouvelles concessions profitant aux lobbies routiers. Il est évident que le gouvernement veut trouver une manne financière importante après plusieurs mois de cadeaux fiscaux aux plus fortunés, faisant suite à de nombreux allégements et autres aides au patronat qui ne donnent, par ailleurs, aucun résultat économique.

Le gouvernement cherche donc plus à boucler son budget qu’à répondre à l’urgence de transition énergétique face aux enjeux environnementaux. Le gouvernement met en difficulté des millions de Français qui, pendant des années, ont été encouragés à investir dans des véhicules diesel. Il semble plus guidé par la volonté de ponctionner que de préparer la transition écologique, il va empocher d’ailleurs plus de 23 milliards d’euros de taxes sur les énergies fossiles, alors qu’il va consacrer seulement 3 milliards d’investissement aux énergies renouvelables.

 Nous le savons, les salariés, les retraités, les privés d’emploi aux revenus les plus faibles sont les premières victimes aujourd’hui des stratégies géopolitiques des pays riches, des spéculations sur les produits pétroliers. Et, il nous faut apporter des réponses précises – avec des financements adéquats – aux questions énergétiques et de transport mettant à contribution les entreprises, en créant un pôle public de l’énergie, notamment pour piloter les ressources et les matières premières en vue de répondre aux besoins humains et au respect de l’environnement.

 Dans le même temps, il faut impérativement ouvrir partout des négociations salariales, gagner l’augmentation des pensions, des minimas sociaux, en se mobilisant massivement dans les entreprises et établissements et relever le smic à 1800 euros. Des ambitions peut-être moins tapageuses mais plus à même de répondre durablement aux besoins des travailleurs !

 Montreuil, le 29 octobre 2018

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Fin des cotisations, mort de la Sécu

4 Octobre 2018, 21:45pm

Publié par PCF Villepinte

En supprimant les cotisations salariales chômage et maladie, Macron ne s’attaque pas qu’à nos salaires, il détruit le principe fondateur de la Sécurité sociale, son mode de financement autonome de l’État et des actionnaires : la cotisation. Pour Gérard Filoche, il s’agit d’un « retournement historique » :

On a l’habitude depuis 50 ans de crier à la destruction de la Sécurité sociale : ordonnances Jeanneney [1], plans Barre [2], Juppé [3], contribution sociale généralisée de Rocard [4], lois Fillon [5], Douste-Blazy [6], autant de coups de boutoir contre cette formidable institution révolutionnaire arrachée à la Libération.

Mais force est de constater que malgré ces attaques répétées, de la Sécu, il en restePrès de 500 milliards d’euros échappent encore chaque année à la gestion purement capitaliste [7]. Un pactole. Comment ce bastion assiégé a-t-il résisté envers et contre tout ? Grâce à une invention modeste et parfaitement géniale : la cotisation, principe fondateur de la Sécu, « seule création de richesse sans capital. La seule qui ne va pas dans la poche des actionnaires mais est directement investie pour le bien-être des citoyens », disait Croizat. C’est bien grâce à ce mécanisme de cotisations dans des « caisses » abondées et gérées par les travailleurs – et sur lesquelles l’État n’a donc pas la main – que les plans successifs n’ont pas pu rogner la Sécu au-delà de ce qu’ils ont déjà fait.

C’est à cela que s’attaque Macron aujourd’hui en supprimant les cotisations salariales chômage et maladie, en transférant le financement de la Sécu à l’impôt et aux patrons [8]. À leur bon vouloir, donc. Après l’avoir affaiblie pendant 50 ans, ils tentent aujourd’hui de tuer la Sécu en l’« étatisant ».

Il est temps de se relever, et de réclamer plutôt l’extension du principe simple de la cotisation à d’autres domaines. Regardez Gérard Filoche, qui l’explique mieux que personne.

La suppression des cotisations par le gouvernement Philippe en trois étapes :

1er janvier 2018 :

  • suppression totale de la cotisation salariale d’assurance maladie
  • baisse de la cotisation salariale d’assurance chômage de 2,40 % à 0,95 %
  • hausse de la CSG de 1,7 %, passant de 7,5 % à 9,2 %

1er octobre 2018 :

  • suppression totale de la cotisation salariale d’assurance chômage

1er octobre 2019 :

  • transformation du CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) en baisse de cotisations patronales

Un entretien de Jérémie Younes avec Gérard Filoche, fondateur de la Gauche Démocratique & Sociale.

 

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CICE

4 Octobre 2018, 11:05am

Publié par PCF Villepinte

A en croire le titre de l’article publié ce jour dans « Les Échos », « la bascule du CICE en baisse de charges créerait 100.000 emplois en trois ans, selon Bercy ». Je ne reviens pas ici sur le premier bilan qui a pu être établi sur les effets du CICE (20 milliards par an). Que tchi en termes de création d’emplois. Les entreprises ont reconstitué leurs marges et ont continué à rémunérer le capital avec des records en termes de dividendes.

Qu’à cela ne tienne. On nous ressert aujourd’hui la même fable. D’après le trésor, via un document annexé au projet de loi des finances 2019, la transformation du CICE augmenterait le PIB national de 0,2 point d’ici 2021 avec la création nette de 100 000 emplois.

On trouve dans cet article une remarquable illustration du « et en même temps » macronien. « Les entreprises toucheront le montant du CICE au titre de l’exercice 2018 pour un montant de 20,4 milliards d’euros et en même temps, chaque mois, elles bénéficieront de la baisse de charges pour une somme équivalente sur l’année ».

Un très joli pactole. Cette estimation vient contredire une première version du rapport produit par le comité de suivi du CICE. Ce comité, qui avait justement été mis en place pour faire un peu de clarté sur l’utilisation du CICE et sur les résultats en termes d’emploi, précisait alors que la transformation du CICE « aura des effets globalement neutres en terme d’activité et d’emploi ». Pour 40 milliards d’euros engagés, cela faisait mauvais genre.

Le rapport du comité de suivi du CICE a donc été modifié, sur demande du représentant du Trésor dans cet organisme. Il a tout simplement informé les membres de ce comité des résultats de l’étude du Trésor, sans pousser le zèle jusqu’à leur fournir des documents écrits permettant de valider cette estimation. Mais qu’à cela ne tienne, le rapport précise cependant qu’à « long terme », le basculement « aura des effets globalement neutres sur l’activité et l’emploi ».

Enfumage pour 2019... Tout en donnant la vérité des prix pour la suite. Il s’agit là d’un énorme hold-up sur la richesse produite. « Et en même temps », le journal l’Humanité présente la facture pour les retraités : un retraité vivant seul avec une pension de 1760 euros par mois aura perdu 360 euros en 2018, 655 euros en 2019 et 964 euros en 2020. Soit 2000 euros en trois ans.

Olivier DARTIGOLLES PCF

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BUDGET 2019

2 Octobre 2018, 09:07am

Publié par PCF Villepinte

Vous avez dit pognon de dingue ?!
mardi 25 septembre 2018

Le projet de budget dévoilé lors du conseil des ministres du 18 septembre 2018 tient les tristes promesses du Premier ministre lors de son interview au Journal du dimanche il y a quelques semaines.


C’est la même imposture intellectuelle qui est à l’œuvre : on prétend faire « le choix du travail » alors que c’est précisément le monde du travail qui fait les frais du prochain budget. Quelle injustice, alors même que l’augmentation faramineuse du déficit de l’État est en premier lieu due à la transformation du CICE en baisses de cotisations.


Imposture encore, quand on prétend réaliser 6 milliards d’euros de baisses d’impôts alors qu’en fait la suppression des cotisations sociales au titre notamment des assurances chômage et maladie et l’exonération des cotisations sociales sur les heures supplémentaires sont un hold-up sur les salariés auxquels on ampute, de fait, une partie du salaire brut et socialisé, avec toutes les conséquences que l’on connaît sur la sécurité sociale et son financement. On donne d’une main ce que l’on reprend de l’autre en un savant tour de passe-passe
Imposture toujours, quand on met en avant l’augmentation du minimum vieillesse alors que, dans le même temps, les retraités subissent de plein fouet la hausse de la CSG à taux plein et la désindexation des pensions.


Imposture, enfin, quand on prétend mieux servir les usagers alors même que les coupes dans les effectifs mettent le service public à l’os et font courir les plus grands risques à la qualité et à l’égal accès aux services publics de santé, d’éducation, du travail, de l’écologie, des finances, etc. Quel symbole représente dans la période la baisse de 800 postes à Pôle emploi ! Il faut aussi aborder la réorientation des missions qui fait de la sanction une priorité au détriment du conseil !


Pour la CGT, le modèle social est garant de l’égalité entre citoyens quel que soit le lieu où ils vivent et travaillent. Le désengagement de l’État, la baisse des dotations aux collectivités locales, entre autres dispositions iniques, ne font qu’accroître les inégalités entre les territoires et mettent à mal le modèle républicain.


La CGT dénonce ce budget au service, une nouvelle fois, des plus aisés. Elle dénonce le « pognon de dingue » distribué sans vergogne aux entreprises (rappelons encore une fois que les aides aux entreprises représentent plus de 200 milliards d’euros) sans que jamais ne soit prouvée l’efficacité réelle sur l’emploi… Bien au contraire !


La CGT est porteuse de propositions au service d’un financement pérenne des politiques publiques et des services publics indispensables à leur réalisation. Elle appelle les salariés, du public comme du privé, les retraités et les privés d’emploi, à faire du mardi 9 octobre une puissante journée de mobilisation interprofessionnelle au service du progrès social.

Montreuil, le 25 septembre 2018

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ACCESSIBILITE DES LOGEMENTS

12 Septembre 2018, 06:56am

Publié par PCF Villepinte

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IMPÖTS

7 Septembre 2018, 07:31am

Publié par PCF Villepinte

Communiqué commun de la fédération des Finances CGT et du syndicat CGT des Finances publiques.

 

Prélèvement à la source, vers un suicide fiscal collectif sans création immédiate d’emplois aux Finances Publiques !

Dans un exercice alternant mensonges et promesses racoleuses, le Premier ministre a essayé de lever les doutes des français sur le prélèvement à la source. En effet, ces derniers jours, au fur et à mesure que le voile d’ignorance se levait sur ce dispositif, les craintes et les oppositions à la mise en place du prélèvement à la source ont augmenté. Prenons deux exemples du discours d’Edouard Philippe.

« UN GAIN DE TRÉSORERIE POUR LES MENSUALISÉS ACTUELS », C’EST FAUX !

« Avec le nouveau système on sera prélevé à la fin du mois sur douze mois et non au milieu du mois sur dix mois ». Ce qui représente pour lui un gain de trésorerie pour les ménages. Payez son impôt 11 mois et demi plus tôt, présenterait donc un gain de trésorerie ? Étrange conception économique ! En effet, aujourd’hui pour un salaire perçu au 31 janvier 2017, on payait l’Impôt correspondant au 15 janvier 2018 donc 11 mois et 15 jours plus tard. En 2019, pour un salaire perçu au 31 janvier 2019, on payera l’impôt au 31 janvier 2019.

D’autre part, prendre pour argument un prélèvement par douzième plutôt que par dixième est ridicule. Dans le cadre de la mensualisation automatique il était évidement possible de l’appliquer sur douze mois.

DANS LA SÉRIE DEMAIN ON RASE GRATIS « UN ACOMPTE DE 60 % SUR CERTAINS CRÉDITS D’IMPÔT »

Comment rendre encore plus bancal un système déjà ultra-complexe et qui ne tient pas debout. Évidement, contrairement à ce qu’avance le Gouvernement, l’énorme gain de trésorerie attendu ne sera pas pour les contribuables mais pour l’État !

En 2019, on devra donc payer l’impôt en même temps que nous percevons nos revenus. Mais, quand l’État devra nous verser une réduction ou un crédit d’impôt, il pourra bien attendre un an pour le faire. La ficelle étant trop grosse, il y aura un dispositif dérogatoire pour quelques crédits d’impôt (en fait pour une petite minorité), les contribuables ayant déjà bénéficié de ces crédits d’impôts bénéficieront d’un acompte doublé hier et porté à 60 % du montant accordé l’année précédente.

Premièrement, tous les crédits d’impôts ne sont pas visés et ce sont encore les plus riches des contribuables les mieux servis notamment les investisseurs dans l’immobilier.

En outre, cette mesure va générer pour un grand nombre de contribuables des reprises d’impôt à posteriori. Par exemple, un contribuable ayant un enfant à la crèche en 2017 et scolarisé à compter de septembre 2017 aura bénéficié d’un crédit d’impôt à ce titre. Il va donc bénéficier d’un acompte de crédit d’impôt en 2019 alors qu’il n’a plus de frais de garde d’enfant depuis septembre 2017. Le réveil sera difficile à l’automne quand il devra le rembourser.

LES VOYANTS TECHNIQUES SONT AU ROUGE

La complexité technique de la mise en place du prélèvement à la source a été largement sous-estimée. Faire coexister des fichiers différents et les rapprocher n’est pas sans risque. Les informations en provenance des services nous démontrent que de nombreux bugs ne sont pas résolus et ne pourront pas l’être à l’échéance du 1er janvier.

UN SYSTÈME COMPLÈTEMENT INADAPTÉ À LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE

La conjugalisation et la progressivité du système fiscal français rendent très compliqué la mise en place du prélèvement à la source en France. Les évolutions sociétales, prolifération des contrats courts, changement plus fréquents dans la vie personnelle des contribuables sont autant d’éléments rendant plus aléatoire la fiabilité du système. De même, la prolifération des niches fiscales est un facteur d’erreur et de rectification extrêmement important.

Le prélèvement à la source est une modalité de prélèvement d’impôt totalement archaïque et de plus en plus décrié dans les États où il a été mis en place pour certains, il y a presque un siècle ! Vous avez dit moderne ?!

COMBIEN D’ARGENT PERDU POUR L’ÉTAT ?

Le fait d’ajouter un tiers collecteur va immanquablement faire chuter le taux de recouvrement. Si on se réfère en termes de comparaison aux difficultés de recouvrement de la TVA déjà collectée par les entreprises, l’État pourrait perdre 8 milliards d’euros de recettes fiscales.

Quoi qu’il en soit le prélèvement à la source est une usine à gaz infernale où les contribuables auront énormément de mal à s’y retrouver. Les plus fragiles seront les principales victimes puisque dans le nouveau système on payera d’abord et on devra contester ensuite les sommes prélevées.

Plus que jamais, les services des Finances publiques, déjà ponctionnés de plus de 30 000 emplois ces dix dernières années, ont besoins de milliers de créations de postes en urgence si l’État ne souhaite pas que le prélèvement à la source tourne en fiasco total.

Communiqué commun de la fédération des Finances CGT et du syndicat CGT des Finances publiques.

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Quand la Terre brûle, la macronie fait des bulles!

6 Septembre 2018, 11:40am

Publié par PCF Villepinte

A l'heure de l'Anthropocène, cette séquence de l'histoire de la terre où les activités humaines ont un impact incontestable sur l'écosystème planétaire ;

A l'heure où la crise écologique est devenue une dimension majeure de la crise du capitalisme ;

A l'heure où Nicolas Hulot a condamné « un modèle économique, marchand, qui est la cause de tous ces désordres », en proposant « au moment où la planète devient une étuve, de changer de paradigme » ;

A l'heure où l'hémisphère Nord vient de passer un été marqué par des températures extrêmes et des éventements climatiques hors norme ;

A l'heure où 200 personnalités lancent un appel pour relever le « grand défi de l'histoire de l'humanité » ;

A l'heure de la crise climatique, celle de la biodiversité, de la ressource en eau, de la qualité de l'air, de la fertilité des sols ;

Emmanuel Macron vient de décider d'en appeler à François De Rugy, qui, en quittant la présidence de l'Assemblée nationale, va très certainement laisser le perchoir à Richard Ferrand. Quand la terre brûle, la macronie fait des bulles... La macronie avait promis un nouveau monde et une politique « réenchantée », elle nous offre un médiocre jeu de chaises musicales, un casting interne à la République en marche. Et l'incapacité à répondre aux grands enjeux du moment.


Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF

 

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Le prélèvement à la source, c'est du rêve

3 Septembre 2018, 14:58pm

Publié par PCF Villepinte

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Crédibilité de la parole

2 Juillet 2018, 14:28pm

Publié par PCF Villepinte

 

Méfions-nous des belles paroles que les faits, souvent, contredisent. Les 28 pays de l’Union ont donc trouvé un accord sur la question migratoire. Ils auraient ainsi sauvé l’Europe… à défaut de sauver les migrants. «La coopération européenne l’a emporté!» a exulté Emmanuel Macron. La réalité est affligeante. Des «plates-formes de débarquement» pourraient être créées hors UE, en Afrique du Nord, dans des pays non consultés: la Tunisie, le Maroc et l’Albanie ont d’ores et déjà refusé! En Europe, des «centres contrôlés» seront installés, mais sur la base du volontariat: la France et l’Italie –qui se veulent les promoteurs de cet accord– refusent d’y participer! Et ils nous parlent d’un succès pour l’Europe…

Non seulement les accords de Dublin n’ont pas été abrogés, mais rien ne permet de dire que la «coopération» sera renforcée, comme l’affirme le chef de l’État. Récemment, celui-ci s’indignait pourtant de la progression des nationalismes, cette «pègre qui monte» (dixit), et du sort réservé aux migrants sur notre continent et aux États-Unis. Et chez nous? A-t-il permis l’accueil de l’Aquarius et du Lifeline? Et sa loi asile-immigration, n’est-elle pas plus restrictive que jamais?

La crédibilité de la parole, ça se gagne. Il suffira, pour s’en convaincre, de lire l’entretien accordé dans Society par le maire socialiste de Grande-Synthe, Damien Carême, acteur actif de l’accueil aux réfugiés. Celui-ci rapporte une rencontre avec le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb. «Je l’ai vu trois quarts d’heure et il ne m’a parlé que de répression, affalé sur sa chaise, en lançant: “Je n’en ai rien à foutre des associations, je n’ai rien à prouver et à Lyon, je les ai virées”!» Abjects, non? Pour mémoire, Emmanuel Macron vient de recadrer, puis de limoger l’ambassadeur de France à Budapest, qui avait érigé la Hongrie en «modèle» dans sa gestion des migrants, qualifiant de « fantasmagoriques » les accusations de nationalisme à l’égard de Viktor Orban (épinglé par l’UE, l’OSCE et l’ONU pour ses entorses à l’État de droit). Nous attendons avec impatience que le président limoge à son tour Gérard Collomb. Seulement voilà, ce serait comme s’il se sanctionnait lui-même… et au passage son infâme politique de l’immigration! 

[EDITORIAL publié dans l'Humanité du 2 juillet 2018.]

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