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ecologie

COP26 : un acte manqué – Le défi climatique nécessite une vraie coopération internationale

19 Novembre 2021, 07:35am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 17/11/2021 par PCF

Samedi se clôturait la COP26 à Glasgow. Alors que le défi climatique invite à la coopération internationale et à un réel changement de mode de production, l'accord qui a été trouvé samedi soir entre les pays participants s'avère être un compromis de bas étage.

 Le profit et la rentabilité plutôt que l'humain et la planète, c'est ce qui ressort de cette COP26. La COP 26 à Glasgow est un cadre multilatéral de négociations nécessaire à la limitation du réchauffement climatique global à 1,5 °C à la fin du siècle.

L’Accord de Paris a fixé cet objectif, mais les stratégies nationales pour le réaliser ne sont pas à la hauteur. Cela risque de se poursuivre étant donné que la version finale de l'accord trouvé samedi ouvre la porte à des aménagements pour "circonstances nationales particulières". La coopération internationale est plus urgente que jamais, en particulier pour financer la transition et l’adaptation des pays en développement, ceux qui subissent le plus le dérèglement climatique et émettent le moins de gaz à effet de serre.

Les 100 milliards d’euros par an promis par les États ne suffiront pas et sous pression des États-Unis, aucune aide supplémentaire, notamment pour compenser les dégâts déjà subis, ne sera donnée aux pays pauvres.

Les précédentes COP n’ont pas abouti à un calendrier de sortie du charbon, du pétrole et du gaz. Cette dernière s'inscrit dans les échecs précédents. Alors que des engagements sur la sortie des sources d'énergie fossiles, notamment le charbon, avaient été pris par une vingtaine de pays, l'accord final est bien moins ambitieux.

Sous le poids notamment de la Chine et de l'Inde, la sortie du charbon a été remplacée par une formulation mole appelant "à intensifier les efforts vers la diminution progressive du charbon sans système de capture de CO2 et à la sortie des subventions inefficaces aux énergies fossiles". C’est pourtant l’urgence afin de réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre avant 2030. Il faut en finir avec le “marché carbone” permettant aux entreprises et aux États d’acheter le droit à polluer.

Premièrement, il faut décarboner notre production d'énergie, comme nous le demandons, avec un mix énergétique assis sur les énergies nucléaire et hydraulique. Deuxièmement, l'urgence est à la relocalisation de la production industrielle en France. La pollution que nous évitons d’émettre sur le sol national est provoquée par la production et le transport des marchandises que nous importons. Sans industrie au pays, pas d’écologie !

Alors que des millions de jeunes marchent à travers le monde pour dénoncer l’inaction des gouvernements dans leur lutte contre le réchauffement climatique, le MJCF dénonce ce nouvel acte manqué. Il revendique la mise en place de grands travaux écologiques pour nous permettre de décarboner notre production énergétique :

  • La relocalisation de la production industrielle, appuyée par des filières industrielles publiques et par une énergie publique décarbonée.
  • Le développement du transport ferroviaire public, afin de réduire le transport routier.
  • La gratuité et le développement des transports en commun.
  • La rénovation thermique du parc de logements, afin de réduire la part de la consommation énergétique qui y est consacrée.
  • La conditionnalité des aides publiques aux entreprises à la décarbonisation du mode de production et à la préservation de la biodiversité.

Amado Lebaube

rédacteur en chef d’Avant-Garde

 

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Retour sur la COP26 avec la délégation du PCF

14 Novembre 2021, 08:05am

Publié par PCF Villepinte

La COP26 qui a lieu à Glasgow est centrale pour le respect des accords de Paris et pour tenir l’objectif de neutralité carbone au niveau mondial pour la seconde moitié du siècle. Avant la COP, les engagements étaient nettement insuffisants. Une baisse des émissions de 7 % au lieu des 30 à 50 % d’ici à 2030 est pourtant nécessaire pour contenir le réchauffement de 1,5 à 2 degrés pour continuer à vivre dans des conditions tolérables.

 

Durant cette COP, plusieurs engagements émanant d’une centaine de pays, comme les objectifs de neutralité carbone venant d’Inde et de Chine, nous permettent d’espérer atteindre jusqu’à 30 % de baisse d’émissions. Cela reste nettement insuffisant pour l’objectif 1,5 degré, mais c’est une avancée. Preuve que grâce à la pression des peuples, les COP peuvent servir et poussent les États à honorer leurs engagements. Les manifestations un peu partout dans le monde, comme la mobilisation de l’opinion publique, jouent aussi un rôle central pour construire le rapport de force au niveau mondial.

Bien sûr ce ne sont que des engagements, et il faudra veiller à ce qu’ils soient tenus année après année durant la décennie jusqu’en 2030. Par exemple, les 100 milliards par an d’aide promis par les pays riches en 2009 pour aider les pays pauvres à lutter contre le dérèglement climatique tardent à se concrétiser. C’est une bataille immédiate qu’il faut mener, et porter progressivement à près de 1 000 milliards à partir de 2030.

C’est possible en réorientant des financements consacrés au militaire par exemple (près de 2 000 milliards de dollars par an dans le monde), en particulier en mettant fin aux armes atomiques. Ce sujet est pourtant encore tabou dans les discussions des COP. La lutte contre l’évasion fiscale comme moyen de financer les enjeux climatiques n’y est pas non plus abordée. Il faudrait aussi redéfinir le rôle des grandes banques centrales, comme la BCE, qui doivent utiliser la création monétaire pour des investissements bas carbone.

Pour contribuer à cette pression populaire et faire monter ces batailles politiques, le PCF a envoyé une délégation pour participer à la belle manifestation sur le climat de Glasgow, mais aussi pour rencontrer des forces politiques, associatives et syndicales progressistes internationales. Ainsi, la délégation a porté le point de vue du PCF en intervenant lors des débats organisés par le PGE sur le financement des mesures climatiques ou du rôle de la démocratie sur les politiques énergétiques, s’est enrichie du bouillonnement d’idées lors des ateliers du sommet mondial pour le climat qui débattent d’alternatives au capitalisme vert.

La bataille, mondiale, est aussi européenne. En effet, nous ne pourrons relever le défi climatique qu’en sortant du dogme de la concurrence libre et non faussée. Que ce soit le marché carbone qui donne un droit de polluer aux multinationales ou le marché de l’énergie, les politiques européennes sont inefficaces écologiquement et dramatiques socialement. Ce n’est qu’en rompant avec les traités européens et en nous engageant dans une Europe de la coopération entre des pays et des peuples libres, souverains et associés que nous pourrons atteindre nos objectifs. « Ce n’est pas le climat qu’il faut changer, mais le système » était d’ailleurs le mot d’ordre de notre délégation à cette COP26.

Ainsi, nos échanges avec les syndicalistes de la Fédération Internationales des transports (ITF) ont souligné la convergence de luttes et de propositions pour un développement de l’usage du train et donc un investissement massif dans des transports publics et écologiques (transports urbains, fret ou transport passager). C’est une proposition forte pour réduire nos émissions de CO2 et garantir l’accès aux transports comme un droit fondamental.

Enfin, la bataille pour le climat peut aussi se mener localement, nationalement. Pour accentuer la pression populaire et faire changer le système, il faut rendre majoritaires des propositions concrètes et gagner leur application. Des propositions pour une écologie sociale et populaire pour aller vers une empreinte carbone nulle le plus rapidement possible.

Ainsi, Fabien Roussel propose un pacte inédit pour le climat et l’emploi de 140 milliards d’€, en suivant les recommandations du GIEC. Il permettra, entre autres, de mettre en place la gratuité des transports en commun et de faire baisser le prix du billet SNCF, de rénover énergétiquement 500 000 logements par an, pour vivre plus confortablement en réduisant sa facture énergétique.

Voilà quelques exemples de propositions concrètes alliant bataille pour le pouvoir d’achat, pour l’écologie et favorable à l’emploi que nous voulons faire progresser jusqu’à les rendre incontournables. En poursuivant les mobilisations autour de la COP 26 par le vote Fabien Roussel et par le développement de luttes autour de ces propositions.

La délégation PCF

 

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COP26 : grande mobilisation à Paris pour une "justice climatique"

9 Novembre 2021, 09:02am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Samedi 6 Novembre 2021

 

"Inactifs à la COP26, mourant.e.s en 2050": plusieurs associations ont mobilisé samedi, quelques centaines de personnes à Paris pour accroître la pression sur les négociateurs réunis à Glasgow à la COP26 et réclamer la "justice climatique".

Des militants d'Attac, Alternatiba, Greenpeace, Extinction Rebellion, L214, Oxfam, ATD Quart Monde, mais aussi les syndicats Solidaires et la CGT se sont retrouvés à partir de midi devant la place de l'Hôtel de Ville sous un soleil splendide.

Inactifs à la COP26, mourant.e.s en 2050

Des portraits géants de plusieurs dirigeants, Joe Biden, Emmanuel Macron, Boris Johnson, Xi Jinping ou encore Jair Bolsonaro ont été déployés "pour mettre la pression sur les gouvernements et pour passer à l'action sans attendre les décideurs", selon les organisateurs. Une banderole "Inactifs à la COP26, mourant.e.s en 2050" a été accrochée aux anneaux olympiques dressés devant l'Hôtel de Ville, alors que Paris doit accueillir les Jeux olympiques en 2024.

Pour Youlie Mamamoto, militante d'Attac et l'une des organisatrices de cette marche : "un rassemblement comme celui ci fonctionne car il maintient le tissu, le cœur du mouvement social et c'est ici qu'on échange sur le fond". Les manifestants, qui pour certains sont venus en famille, ont ensuite sonné "l'alarme climatique" à coup de sifflets et de cris, portés par les percussions d'une batucada.

Justice climatique, justice sociale

Des pancartes clamaient "pas de nature, pas de futur", "justice climatique, justice sociale, tout est lié", "la COP26 lave plus vert" pour dénoncer le greenwashing ou plus sobrement un simple "SOS".

Un climatologue, Jean-Baptiste Sallée, est monté à la tribune pour alerter sur la "responsabilité historique" de la génération au pouvoir pour prendre des décisions permettant de lutter efficacement par le changement climatique. Il a été suivi par Jean Francois Julliard de Greenpeace ou encore Roland Sjabere, chef coutumier du village de Prospérité en Guyane.

Jehanne, étudiante, tenait à manifester aujourd'hui : "C'est la planète dans laquelle nous allons vivre et si les dirigeants préfèrent investir dans le capitalisme à fond plutôt que préserver la planète, mobilisons-nous pour la défendre".

L'avenir de l'humanité

D'autres manifestations se sont déroulés samedi à travers la France et dans d'autres pays, avec en point culminant un défilé à Glasgow, en Ecosse, où se déroule depuis une semaine et jusqu'au 12 novembre la grande conférence COP26 de l'ONU sur le climat, considérée comme capitale pour l'avenir de l'humanité.

 

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Cop26. Les éboueurs font tache d’huile à Glasgow

9 Novembre 2021, 08:58am

Publié par PCF Villepinte

Les éboueurs demandent une meilleure rémunération et des investissements massifs. Peter Summers/Getty Images/AFP

Mardi 9 Novembre 2021

L'Humanité Thomas Lemahieu

En grève pour leur salaire, ces «travailleurs essentiels» à lenvironnement profitent du sommet sur le climat pour se faire entendre. Avec gouaille et détermination.

Le dispositif est éprouvé. Toujours le même. Au poil. Léger. Un téléphone en mode vidéo activé, un piquet de grève à l’arrière-plan et, sur le devant de la scène, un homme, index pointé, coups de menton, bras en l’air. Et une gouaille qui perce les tympans et crève les cœurs. En une dizaine de jours, grâce à ses petites séquences de quelques dizaines de secondes, tournées en plan américain avec un léger effet de plongée, Chris Mitchell, leur porte-voix – et quelle voix, avec cet accent écossais à couper au couteau –, a réussi à mettre les éboueurs en lutte au cœur des mobilisations organisées durant la COP26 de Glasgow (Royaume-Uni). La jeune activiste écologiste suédoise Greta Thunberg, l’autre «rock star» du contre-sommet, a dailleurs fini par relayer elle-même le conflit sur les réseaux sociaux. «Tenez-vous avec nous, pas contre nous!» réclame l’animateur du syndicat GMB dans chacun des messages et, de plus en plus, des citoyens dans la ville écossaise mais aussi dans le monde entier se lèvent avec eux pour relayer leurs demandes: pas de justice, ni sociale, ni climatique, pas de paix!

En butte depuis des années à une stagnation salariale totale, les éboueurs de Glasgow avaient prévenu, dès la mi-octobre, les autorités locales qui, à travers l’agence publique employant les fonctionnaires territoriaux (Cosla), gèrent notamment la récolte et le traitement des déchets: sans avancée sur leur revendication dune augmentation conséquente – bon nombre ont des fiches de paie autour de 17000 livres sterling (20000 euros) par an, un salaire très bas en Écosse –, ils relanceraient une grève au démarrage de la COP26. «Nous avons un message très clair pour le gouvernement écossais ! s’époumonait Chris Mitchell, le 20 octobre dernier. Payez à ces héros un salaire décent! Parce quils le méritent! La camaraderie (en français dans le texte NDLR) et la solidarité ne font que croître. Elle est toujours plus grande, plus grande et plus grande, et nous n’allons pas reculer.» Et ils ont tenu parole. Depuis dix jours, les ordures ne sont pas collectées à Glasgow et, malgré cela, la grève atteint des sommets de popularité.

Sur l’air de l’hymne électro Freed from Desire

Toute la semaine, sur les sept ou huit piquets de grève devant les différents centres de traitement des déchets, les éboueurs ont reçu la visite des participants au contre-sommet: des environnementalistes indiens, des défenseurs du nucléaire canadiens, des syndicalistes européens… Ensemble, ils ont repris à tue-tête le refrain de la grève, sur l’air détourné de l’hymne électro Freed from Desire: «Les travailleurs sont en feu, Cosla devrait être pétrifié!» Le week-end dernier, des représentants du syndicat de locataires de Govanhill, un quartier au sud de Glasgow, sont venus témoigner également de leur solidarité. «Au-delà de la rémunération des travailleurs, en tant que résidents, nous devons voir des investissements massifs dans notre service de nettoyage, qui, pendant des années, a été en sous-effectif et sous-financé», rappelle l’une des animatrices de l’association.

Pour l’exécutif écossais et le conseil municipal de Glasgow, contrôlés par les indépendantistes de gauche du Parti national écossais (SNP), la grève des éboueurs tombe au plus mal: elle écorne la carte postale de la COP26 au lustre déjà bien étiolé , mais aussi limage dun gouvernement occupé à lutter contre laustérité imposée par les conservateurs de Boris Johnson. Pire: les élus SNP ont envisagé, ces derniers jours, de mettre en branle une stratégie à la Thatcher pour casser le mouvement: après avoir encouragé sans succès les personnels des parcs et jardins à «franchir le piquet de grève» pour ramasser les poubelles, ils ont cherché à recruter des personnels privés dans le même but. Dans un communiqué, vendredi dernier, le syndicat GMB a réclamé la démission immédiate de Susan Aitken, la maire SNP de Glasgow, au nom de «son abdication totale face à ses responsabilités». Ajoutant: «Ils nous ont menacés par trois fois avec des lois antisyndicales et maintenant ils veulent utiliser des intérimaires pour briser le mouvement. Les tactiques des tories ne marcheront pas.»

Jeremy Corbyn est venu soutenir les grévistes

Les travaillistes écossais se sont, eux, rangés derrière les éboueurs en grève, appuyant leur revendication d’une hausse annuelle de 2 000 livres sterling (2350 euros). Ce lundi, cest Jeremy Corbyn, l’ancien dirigeant du Labour et figure de la gauche britannique, qui est venu les soutenir. Secrétaire générale des TUC, la confédération unique au Royaume-Uni, Frances O’Grady salue également le mouvement: «La justice climatique et la justice sociale vont de pair, mais, alors que Glasgow accueille ce sommet sur le climat, les travailleurs essentiels qui la nettoient ne reçoivent pas le traitement juste et la considération au travail qu’ils devraient recevoir.»

Pour Chris Mitchell, la figure des éboueurs en lutte, dont certains camarades envisagent, mi-blagueurs, mi-sérieux, de transformer les harangues en sonnerie de réveil ou de téléphone, le pli est pris. «Cest une question denvironnement, notre métier, nous avons affaire à du recyclage et du gâchis alimentaire, insiste-t-il. Il est malheureux et même lamentable de devoir endurer des coupes budgétaires depuis ces dix dernières années, et ces quatre dernières années ont été proprement horribles. Si vous vous souciez de l’environnement, vous devez investir dans les services publics, mais, malheureusement, Glasgow n’a fait que des économies d’échelle permanentes, au détriment du bien commun et des travailleurs.» 

COP26

glasgow

 

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Gestion de l’eau potable – Les communistes du Val-de-Marne et d’Île-de-France mobilisés face aux géants Suez et Veolia

31 Octobre 2021, 11:43am

Publié par PCF Villepinte

Alors que le prix du gaz, de l’essence et de l’électricité explose, en petite couronne parisienne la sentence est tombée, il faudra y ajouter à minima 50 € d’augmentation du prix de l’eau par foyer. Pour mieux faire passer la pilule, la droite qui a décidé cette augmentation dans son syndicat, le SEDIF se paie depuis plusieurs semaines une grosse campagne de com sur l’eau « pure » qu’elle promet aux usagers·ères.

 

Cette augmentation permettrait la mise en place d’une filtration « haute performance » requérant des investissements colossaux se répercutant sur les factures. L’Osmose inverse basse pression (OIBP), voilà le nom de cette nouvelle technique dont l’appellation barbare mettrait presque en garde contre la réalité cruelle qu’elle cache. Normalement utilisée pour dessaler l’eau de mer, l’OIBP est un non-sens environnemental en Île-de-France.

Alors que tout doit nous pousser au développement d’un modèle de sobriété énergétique, elle nécessite 3 fois plus d’énergie électrique et 15 % d’eau en plus pour produire une quantité similaire aux techniques existantes. Et elle rejettera une eau plus polluée dans les milieux naturels. Sur une petite usine de potabilisation, c’est l’équivalent de deux piscines olympiques qui seraient ainsi polluées, rejetées dans la Seine et les nappes phréatiques. Cette technique anti-environnementale, antisociale, consternante n’a pas sa place en banlieue !

Contrôle public de la ressource pour maîtriser les prix et politique de protection de l’eau sur tout son cycle : voilà ce que clament depuis plusieurs mois de nombreux élu·e·s. 

Face à cette situation, 9 villes de gauche dans le Val-de-Marne ont décidé de dire stop, d’ouvrir un passage et de créer une régie publique de l’eau après avoir consulté la population de leurs villes. Une votation citoyenne en septembre vient de valider cette sortie suite à une grande campagne d’éducation populaire. Les communistes prennent une place centrale dans cet élan vertueux.

Parmi eux, Michel Lepretre, Le président du Territoire Grand Orly Seine Bièvre (710 000 hab.), Philippe Bouyssou, maire d’Ivry-sur-Seine, Stéphanie Daumin, maire de Chevilly-Larue, Patricia Tordjman, maire de Gentilly, et Pierre Bell-Lloch, maire de Vitry-sur-Seine. Elles et ils ont déjà rassemblé 9 communes importante du GOSB. Reconnaissance de ce travail d’union, l’élection de Fatah Aggoune (app. PCF), premier adjoint à la maire de Gentilly comme président de la nouvelle Régie des Eaux de la Seine et de la Bièvre.

Le projet de régie porté par ces villes est clair : distribution d’économiseurs d’eau aux familles en difficulté pour alléger les factures, accompagnement des agriculteurs en proximité des points de captage pour éliminer les pesticides, et réappropriation populaire de ce bien commun de l’humanité.

Face à cette mobilisation, les grands groupes et les libéraux voudraient faire croire que les 9 maires engagé·e·s seraient seul·e·s. Ils oublient les militant·e·s du PCF qui les accompagnent, les milliers de citoyen·ne·s et les associations engagé·e·s pour l’avenir de cette ressource partout en France.

Force aussi est de constater qu’un mensonge répété ne devient pas une vérité puisqu’en Seine-Saint Denis, l’EPT Est-Ensemble, emmené par Patrice Bessac, maire de Montreuil, est engagé dans un processus similaire. À Paris, la gestion publique de l’eau fête aujourd’hui ses 10 ans et desserre quotidiennement 3 millions d’habitant·e·s. Dans l’Essonne, Philippe Rio, fer de lance de la bataille pour l’eau publique en Île-de-France, fédère des maires de toute tendance politique confondues pour reprendre des mains de Suez, en gestion publique, l’un des plus gros réseaux d’eau de France.

Tous ces acteurs publics de l’eau potable sont en train d’agréger de hautes compétences techniques, travaillent ensemble et font trembler les grands groupes que sont Veolia et Suez dans leur monopole imposé depuis trop longtemps. Par petit bout, c’est une bataille dans toute l’Île-de-France qui est train de s’ouvrir : une lutte pour une véritable justice sociale et climatique.

Elle s’inscrit dans les longs combats menés pour l’eau, contre la voracité capitaliste dans l’UE comme en Irlande, en Espagne, en Grèce, au Portugal, dans le Land de Berlin récemment… Pour que le Service public coule de source, à quelques jours de la COP26 à Glasgow, rappelons-le, l’eau, c’est une histoire commune, c’est la transparence !

 

Grégory Géminel, membre du CN animateur de la com Écologie PCF94

Avec Léo Rémyot et Estelle Lesseyne, com Écologie PCF94

 

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COP26. Dérèglement climatique : les États vont-ils enfin agir ?

31 Octobre 2021, 11:36am

Publié par PCF Villepinte

Samedi 30 Octobre 2021

L'Humanité Marie-Noëlle Bertrand

Alors que démarrent les négociations de la COP26 ce 1er novembre à Glasgow, l’enjeu est désormais de limiter au maximum le réchauffement climatique. Une lutte qui n’est pas (encore) perdue, et qui pourrait même tirer vers le haut l’ensemble de la société, en matière de santé, de travail, d’autonomie alimentaire...

DOSSIER La COP26 se tient du 1er au 12 novembre à Glasgow, en Écosse. Découvrez nos articles sur le sujet :

Insatisfaisantes, pas assez ambitieuses, trop loin du compte et pour tout dire décevantes: les commentaires qui collent au train des COP (Conférences des Parties) se suivent et bien souvent se ressemblent. Rares sont les conférences internationales sur le climat qui échappent à la règle. Et quand bien même: leuphorie que ces exceptions génèrent laisse souvent place, dans les années qui suivent, à une désillusion au moins équivalente.

La COP26, qui s’ouvre ce 1er novembre à Glasgow, en Écosse, se défera-t-elle de ce sort qui, sommet après sommet, pollue l’espoir placé dans les négociations internationales? Oui, si elle est réussie. Mais, au final, quest-ce quune COP aboutie? «Au début, tout était plutôt bien parti», se rappelle le paléoclimatologue Jean Jouzel, ancien vice-président du Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat (Giec).

Depuis les années 1960, une multiplication des alertes

Le début, c’est le sommet de la Terre de Rio, en 1992. Réunis dans la capitale culturelle du Brésil, près de 170 pays prennent la résolution d’attaquer à bras-le-corps les enjeux environnementaux. Trois conventions internationales y voient le jour. L’une porte sur la préservation de la biodiversité. La deuxième sur la lutte contre la désertification. La troisième, dite convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique (CCNUCC), focalise toutes les attentions.

Depuis les années 1960, les alertes scientifiques se sont multipliées sur les risques d’un réchauffement possiblement lié aux émissions de gaz à effet de serre (GES) générées par les activités humaines. Le gaz carbonique (CO2) émis par les énergies fossiles est dans leur ligne de mire. «En 1979, le rapport Charney établit très clairement le risque que la température globale se réchauffe de plusieurs degrés par rapport à l’ère préindustrielle», reprend Jean Jouzel. Lalarme monte en puissance durant les années 1980, tandis que les réunions politiques et scientifiques se multiplient.

1990 : le premier rapport du Giec

En 1988, le G7 valide la création du Giec, placé sous l’égide de l’ONU et de l’Organisation météorologique mondiale (OMM). En 1990, il publie son premier rapport d’évaluation du changement climatique.

«Il dit clairement que lactivité humaine est susceptible de produire un réchauffement sans précédent», reprend Jean Jouzel. Reste à savoir si ce constat peut conduire à une action politique. À Rio, la communauté internationale dit oui, et décide que les parties de l’ONU y travailleront dans le cadre de COP (Conferences of Parties, en anglais), lesquelles se réuniront tous les ans.

La première a lieu en 1995, à Berlin ; 120 gouvernements se retrouvent dans une Allemagne fraîchement réunifiée. Placés sous le feu des projecteurs, les enjeux climatiques endossent une portée politique internationale.

Deux ans plus tard, en 1997, les pays valident le protocole de Kyoto (PK). Premier accord international sur le climat, il affiche l’ambition de réduire de 5 % à 6 % les émissions de GES mondiales avant 2012 et applique à la lettre les principes de la CCNUCC. Celle-ci reconnaît le droit au développement des pays les plus pauvres. Elle reconnaît aussi le principe de «responsabilité commune, mais différenciée» des États, selon lequel les pays industrialisés ont très majoritairement contribué au réchauffement. Seuls eux se voient soumis à des objectifs de réduction d’émissions, lesquels sont fixés par le protocole, sous une forme qui se veut contraignante. Tout semble bien parti, donc.

2001 : les États-Unis se retirent du protocole de Kyoto

Mais, au début des années 2000, la géopolitique est sur le point d’être bouleversée. En 2001, l’administration Clinton laisse place à celle de Bush fils. Celui-ci s’empresse d’annoncer la sortie des États-Unis du protocole de Kyoto, qu’il juge contraire aux intérêts économiques de son pays. Ce retrait du pays le plus émetteur de GES au monde est une détonation, dont le souffle balaye les négociations. À la même période, l’essor de la croissance chinoise prend tout le monde de court. «Personne navait imaginé que les émissions de CO2 de la Chine doubleraient durant la décennie», assure Jean Jouzel. Toutes les cartes sont redistribuées. Les COP qui suivent œuvrent à réorganiser le jeu.

En 2009, lorsque se réunit celle de Copenhague, on pense y être parvenu. Censée reconduire le protocole de Kyoto jusqu’en 2020, cette COP15 nourrit tous les espoirs, exacerbés par l’élection récente de Barack Obama. On la dit «COP de la dernière chance». Elle se conclut par un échec monumental.

La Chine et les États-Unis s’y affrontent fiévreusement, refusant l’un et l’autre de se voir contraints à des efforts. La confiance explose entre pays dits du Sud et pays dits du Nord, au point que le processus multilatéral bat de l’aile. Il mettra six ans à se reconstruire, au prix de lourds compromis.

2011 : le retour de la communauté internationale

En 2011, la communauté internationale s’engage à construire un accord impliquant tous les pays du monde, pauvres ou riches, mais sans imposer de contraintes d’objectifs. Chacun sera libre de se choisir le niveau d’ambition qui lui convient. Cet accord est conclu en grande pompe lors de la COP21, en 2015: cest l’accord de Paris sur le climat. Côté plus: les États sy engagent à limiter le réchauffement à un maximum de + 2 °C, voire de + 1,5 °C. Côté moins: ils ne se voient pas contraints à un objectif de réduction d’émissions. Cinq ans après, le succès est mitigé.

Lire aussi : Frédéric Neyrat : «Nous nempêcherons le réchauffement planétaire quen changeant les institutions»

Alors que le Giec estime nécessaire de réduire les émissions de GES de 45 % d’ici à 2030 par rapport à 2010 pour parvenir à tenir les objectifs, l’ensemble des engagements volontaires des pays, dits NDCs, conduisent, à ce jour, à les augmenter de 16 %, estime la CCNUCC. En suivant le plus optimiste des calculs, cela débouche sur une perspective de réchauffement global de 2,7 °C d’ici à la fin du siècle. Tout le travail de la COP26 va être de rattraper le coup.

«Des leviers daction dont il faut se saisir»

Nouvelle COP de la dernière chance, donc? «À demander monts et merveilles à ces conférences, on crée de la déception», prévient l’économiste Maxime Combes, qui suit les négociations climat pour Attac depuis 2007. Le réchauffement climatique est le résultat d’un capitalisme qui s’est globalisé sous l’action des États qui, aujourd’hui, ont les rênes des COP en mains, rappelle-t-il. «Nous ne pouvons pas attendre d’elles qu’elles bouleversent le système marchand et rétablissent l’équilibre Nord-Sud. C’est une bataille à mener auprès des États.» Le cadre de laccord de Paris, en outre, nest pas idéal, quand il ne pose aucune limite à lexploration et à l’exploitation de charbon, de pétrole et de gaz. «Mais il ne changera pas de sitôt», reprend Maxime Combes.

Lire notre entretien : Maxime Combes : « La procrastination des gouvernements est un crime climatique »

Cela dit, entre le tout et le rien, il existe le un peu et le beaucoup, explique-t-il en substance. «Dans le contexte actuel de replis nationalistes, le fait quune COP se tienne dans le cadre de l’ONU, dont la charte est de donner la même voix à tous les peuples, est à saluer», note-t-il. La COP26, surtout, «offre plusieurs leviers daction dont il faut se saisir».

Icon QuoteEn 2009, les pays riches avaient promis de soutenir les pays pauvres face aux bouleversements climatiques à hauteur de 100 milliards de dollars par an à compter de 2020.LOLA VALLEJO Directrice de l'Iddri

Les règles d’application des marchés carbone doivent y être rediscutées, «sur lesquelles il est possible dagir de façon quelles soient moins permissives», estime l’économiste. La question de la coopération internationale sera également centrale. «En 2009, les pays riches avaient promis de soutenir les pays pauvres face aux bouleversements climatiques à hauteur de 100 milliards de dollars par an à compter de 2020», rappelle Lola Vallejo, directrice de lInstitut de développement durable et des relations internationales (Iddri). «Pour lheure, lOCDE estime que seuls 80 milliards sont sur la table, dont 70 % sous forme de prêts à rembourser.» Glasgow est loccasion pour les États daller au bout de leurs promesses.

Le poids de la jeunesse

Cela vaut également pour leur engagement à tenir la limite de + 1,5 °C de réchauffement. «Laccord de Paris prévoit quils révisent leurs ambitions tous les cinq ans», rappelle Henri Waisman, coauteur du 6e rapport du Giec et chercheur à lIddri. Lheure a sonné, et des mouvements de fond y poussent. À l’échelle des États, plusieurs coalitions se sont formées ces derniers mois pour s’engager dans une sortie des énergies fossiles, par exemple entre le Danemark et le Costa Rica. «On peut réussir à faire entrer par la fenêtre ce qui n’est pas passé par la porte», reprend Maxime Combes.

Lire aussi : Le climat, la cause qui donne un bol d’air à la démocratie

Les mouvements citoyens, surtout, ont enfoncé des coins. «Les jeunes mobilisés depuis 2018 ont fait avancer beaucoup de choses dans lopinion publique autant que dans les politiques. Sans leur pression, lEurope nafficherait pas un objectif de réduction de 55 % de ses émissions de gaz à effet de serre en 2030.» Alors que de nouvelles mobilisations se préparent, pas de raison que la COP26 ne bénéficie pas de la même influence.

Lire aussi : Génération climat: «On ne peut pas se permettre de perdre !»

 

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L’écologie en commun

29 Septembre 2021, 07:44am

Publié par PCF Villepinte

 

L'Humanité Mercredi 29 Septembre 2021

Gaël De Santis

Aux quatre coins de notre belle planète, du Cap à Glasgow, de Delhi à Los Angeles, vendredi, les jeunes ont repris le flambeau de la lutte contre le réchauffement climatique à l’occasion des Fridays for Future, les vendredis pour l’avenir. Car leur avenir, si rien n’est fait, sera chaud. Le dernier rapport du Giec prédit 4,4 degrés d’augmentation de la température d’ici à la fin du siècle, si aucun changement de cap n’est amorcé. Les climatologues veulent croire qu’il est encore possible de limiter la casse à 1,5 degré. Un à un, les pays prennent des mesures qui vont dans le bon sens. Dernière en date: la décision de la Chine de cesser la construction à l’étranger de centrales à charbon, matière première qui fournit l’électricité, mais particulièrement polluante.

Dans les années à venir, la demande ne va pas diminuer. L’Afrique, où 600 millions de personnes sont privées d’électricité, va prendre son essor. En Europe, à l’heure où les prix de l’énergie montent en flèche, il serait juste que des millions de personnes en situation de précarité énergétique puissent se chauffer. Autant faire en sorte que la production d’électricité soit propre.

La montée en puissance des énergies renouvelables et non émettrices de gaz à effet de serre tout comme la production pilotable d’électricité disponible à tout moment demandent un savoir-faire – actuel et à acquérir – immense. L’isolation des bâtiments pour réduire la consommation énergétique est un enjeu énorme. Avec leurs industriels, la France et l’Europe ont un rôle à jouer, à condition de partager leurs technologies.

Pour cela, ce n’est pas l’appât du gain, mais la réponse aux besoins humains et la coopération qui doivent servir de boussole aux producteurs d’énergie. En Espagne, Unidas Podemos a déposé au Parlement une proposition de loi pour recréer une entreprise publique d’électricité. En France, plusieurs forces appellent à la création d’un pôle public de l’énergie. Pour ne pas faire brûler la planète, l’énergie doit sortir du marché pour redevenir un bien public.

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Cordemais : Recul honteux du gouvernement sur un projet d’avenir pour l’emploi et la transition écologique

12 Juillet 2021, 12:56pm

Publié par PCF Villepinte

Jean Bernard Levy, PDG d’EDF, a brutalement annoncé à la FNME-CGT l’abandon du projet de conversion «Ecocombust», travaillé par le syndicat avec les salariés de la centrale, dans le cadre des objectifs, fixés par le Chef de l’État lui-même, d’une sortie du charbon pour la production électrique en 2022.

Ecocombust, ce sont 400.000 tonnes de CO2 économisés annuellement, grâce au savoir-faire des salariés de l’énergie et à l’utilisation de la biomasse à la place du charbon, pour une très grande partie.

Visiblement gêné d’assumer cette décision totalement absurde et révoltante, le Président de la République prend la responsabilité de renoncer à un projet de conversion industrielle pourtant essentiel à la transition énergétique et à la lutte contre le réchauffement climatique, dans lequel se sont impliqués les salariés et que soutiennent très largement les collectivités locales.

Comment peut-on croire une seconde que pour quelques dizaines de millions d’euros, l’entreprise publique EDF, par ailleurs largement bénéficiaire cette année, renonce à un projet d’avenir, pour l’emploi comme pour la transition écologique ? C'est bien l'avenir du site et de ses emplois qui est en fait la cible du Chef de l'Etat.

Décidément, Emmanuel Macron n’a que mépris pour l’industrie de notre pays, pour les compétences de ses salariés et leur capacité d’innovation. Même sur les projets les plus innovants, il n’a de cesse que d’accompagner sinon d’organiser le démantèlement de l’industrie française, nourri par sa culture des milieux d'affaires et des banques.

Depuis de nombreux mois aux côtés des énergéticiens en lutte contre les divers projets de démantèlement de la filière énergie et de sa totale libéralisation, le PCF s’insurge contre ce nouveau coup porté à un territoire tout entier, mais aussi à l’ensemble d’une filière stratégique pour notre souveraineté.

Il continuera, aux côtés des salariés, de la FNME-CGT, des élus locaux, d’agir pour que les salariés disposent de réels pouvoirs d’intervention dans les choix de leur entreprise et pour que l’argent, qui ne manque pas, soit enfin mis au service d’une reconquête industrielle capable de lutter réellement contre le réchauffement climatique.

 

Fabien Roussel, député du Nord, secrétaire national du PCF,

 

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Rapport du Haut Conseil pour le Climat : arrêter la procrastination climatique et agir !

7 Juillet 2021, 07:21am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 05/07/2021 par PCF

Le Haut Conseil pour le Climat vient de sortir son rapport annuel visant à évaluer les politiques climatiques de la France et émettre des recommandations. Nous voulons tout d'abord saluer le travail des scientifiques de cet organisme indépendant, véritable juge de paix concernant le respect des objectifs de l'accord de Paris de 2015.

Comme les années précédentes, il est très critique vis-à-vis des politiques gouvernementales, et constate que les objectifs de baisse des émissions de gaz à effet de serre ne sont pas respectés. Ainsi, de 2015 à 2018, la France a émis près de 65 millions de tonnes de CO2 au-delà de ce qu'elle avait prévu dans sa première stratégie nationale bas carbone (SNCB1). Plus grave, ces émissions en excès, doivent être compensées par des efforts accrus reportés pour les autres périodes de références (de 2019 à 2023 et de 2023 à 2027). Ainsi, à partir de 2021, les émissions devront baisser à un rythme environ 3 fois supérieurs que la période précédente (une baisse de - 3% /an contre - 1,1% constaté pour la période 2015-2018) : la marche est donc très haute !

Le gouvernant est maintenant au pied du mur et doit cesser cette procrastination consistant à renoncer systématiquement aux efforts, pour mieux les reporter aux décennies futures, s'ajoutant ainsi aux efforts déjà programmés : c'est un cercle vicieux. Au contraire, il doit prendre ses responsabilités et engager dès maintenant les transformations structurelles profondes pour dé-carbonner les secteurs clés du bâtiment et des transports, qui progressent très peu, au lieu de capituler face aux profits à courts termes et aux habitudes bien établies et confortables des entreprises.

Aussi, comme le pointe le rapport, l'objectif de neutralité carbone d'ici 2050, bien qu'ambitieux ne se limite qu'aux émissions territoriales et ne tient pas compte de l'empreinte carbone qui reflète vraiment les émissions totales de la France (incluant le différentiel de carbone contenu dans les produits et service importés, ainsi que les émissions du transport maritime et aérien international).

50% de notre empreinte carbone provient de biens importés. Si nos émissions de gaz à effet de serre ont bien diminué entre 1995 et 2019 (-25%), les émissions issues de biens importés ont considérablement augmentés ( + 72% ).

Le PCF vise l'objectif ambitieux d'une empreinte carbone nulle d'ici 2050, et rejoint ainsi les recommandations du rapport d'accorder plus d'importance à cet indicateur.

Dans les mois qui viennent, le Parti communiste veillera à ce que les préconisations de ce rapport soient vraiment entendues et appliquées, en particulier son appel à des transformations profondes de tous les secteurs de l'économie par un investissement public ambitieux. Le PCF propose d'ailleurs pour réussir une telle transformation, une réorientation des financements des entreprises par les banques sur des critères favorisant les mesures efficaces pour le climat.

C'est avec cet ambition que nous pourrons espérer limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré d'ici 2100.

 

Fabien Roussel, député du Nord, secrétaire national du PCF,

 

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DOSSIERS CGT

4 Juillet 2021, 08:00am

Publié par PCF Villepinte

 

FRANCE

La transition écologique : le choix d’une politique de développement humain

CGT PUBLIÉ LE 2 JUIL. 2021

 Le projet de loi "portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets" est en cours d'examen au Sénat.

Selon la procédure accélérée, le projet définitif sera voté à l'Assemblée nationale en septembre prochain.

Quels que soient les éventuels ajustements qui pourraient lui être apportés, ce texte demeure profondément antisocial et largement insuffisant quant à l'urgence climatique.

À la CGT, nous pensons qu'une loi issue des travaux de la Convention citoyenne pour le climat devrait être l'opportunité de bâtir une politique de développement humain durable telle que nous la défendons en tout lieu depuis de nombreuses années.

Une politique de justice sociale élaborée avec l'ensemble des travailleurs qui se fixe comme objectif de revaloriser le travail tant dans son contenu qu’en termes de salaire et de conditions de travail.

Cette loi aura sans aucun doute des effets très concrets dans nos vies quotidiennes ainsi que pour la plupart d’entre nous sur la réalité de notre travail.

Pour aider à mesurer les conséquences de ces choix et permettre à tous ceux qui le souhaitent d’intervenir collectivement pour contribuer à en changer les contour, la CGT porte à votre connaissance une série de fiches qui expliquent le contenu et les conséquences de certains de ses articles et met en débat des propositions concrètes permettant de tracer les contour d’une véritable politique sociale et environnementale.

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Fiche Loi Climat %22oui Pub Stop Pub%22

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Fiche Loi Climat %22titre 3, article 25%22

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