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ecologie

Enquête : les apiculteurs sonnent l'alarme

16 Mai 2011, 19:01pm

Publié par PCF Villepinte

Société - le 16 Mai 2011

 

DOSSIER. Populations d’abeilles, production de miel, effectifs d’apiculteurs, équilibre économique du secteur : tous les voyants de l’apiculture française sont au rouge. Il faut agir.

L’avenir des abeilles est-il en ville ? Rares sont ceux qui sourient encore à cette idée. Non pas que la production de « miel de béton » dépasserait déjà celle du miel des champs : elle reste marginale et pratiquée par des amateurs. Ceux-là même qui désertent les campagnes tant il est devenu difficile, au moins dans certaines régions, d’y pratiquer l’apiculture.

Sentinelle, comme l’appelle l’Union nationale de l’apiculture de France, ou symptôme : l’abeille abandonne nos campagnes parce que l’environnement lui est devenu hostile. Complexes, les causes de la raréfaction des butineuses sont multiples. Et s’additionnent. Si l’on prend un ordre chronologique, on peut dire que l’abeille fait partie du problème plus général de l’appauvrissement de la biodiversité dans nos campagnes. Ensuite viennent les pesticides dont les dernières générations s’avèrent, de par leur nature (des neurotoxiques) et leur fonctionnement (des produits systémiques qui se diffusent dans toute la plante), particulièrement nuisibles. Ensuite il y a varroa destructor, un parasite qui vient souvent porter le coup de grâce aux ruches affaiblies – même si certains voient en lui le principal agent de la disparition des abeilles. Enfin, il y a toutes les autres causes possibles, comme le célèbre frelon asiatique : une quarantaine, selon un rapport publié en 2009 par l’Afssa (Agence française de sécurité sanitaire).

Les ennemis des abeilles travaillent pour l’OMC

Résultat : la production française de miel est en chute libre. Depuis les années 80, la France était le leader européen du miel. En 1995, la production culminait ainsi à 32 000 tonnes. En 2010 (comme en 2009), elle atteignait péniblement 20 000 tonnes. Ce sont les miels de colza et de tournesol qui ont le plus régressé, les abeilles et leurs maîtres se détournant des zones de grandes cultures, alors que ces miels constituaient depuis longtemps le gros de la production française. L’effectif des apiculteurs n’a cessé de dégringoler, passant de 85 000 en 1995 à 70 000 dix ans plus tard. Ce sont les amateurs, les petits producteurs, qui disparaissent en premier… alors que ce sont eux qui assurent la présence des insectes pollinisateurs jusque dans les moindres recoins du territoire. Ce n’est pas un détail : alors que le chiffre d’affaires global de la filière avoisine les 117 millions d’euros, l’impact de la pollinisation représenterait… 2 milliards d’euros.

Varroa ou pesticides, les ennemis des abeilles travaillent en tout cas pour l’OMC (Organisation mondiale du commerce), maître d’œuvre de la dérégulation du commerce mondial. Car l’affaiblissement de la production française de miel ouvre en grand la porte du marché français, estimé à 40 000 tonnes par an, aux importations. A ses autres soucis, la filière apicole doit du coup ajouter la même maladie qui frappe l’ensemble des productions agricole : la mise en concurrence avec des pays du moins-disant social et environnemental. En l’occurrence la Chine, qui inonde le monde de miels à bas prix (et à la composition parfois suspecte). En France, le miel chinois arrive à moins de deux euros le kilo, alors que les miels français « premier prix » sont entre 3 et 3,25 euros me kilo. Du coup, les producteurs de tels miels se voient proposer des prix d’achat inférieurs à leurs coûts de revient. Et voient leur avenir s’assombrir encore un peu. Il faut donc poser la question : si demain il n’y a plus assez d’abeilles pour polliniser « naturellement » les champs, qui voudra assumer le coût d’une pollinisation artificielle ?

  • Entretien avec le nouveau président de l’Union nationale des apiculteurs de France (UNAF), Olivier Belval :

Il y a de moins en moins d’abeilles en France. Les pesticides en sont-ils seuls responsables ?

Olivier Belval : Les pesticides sont la cause principale à défaut d’être la seule. On connaît leurs effets dévastateurs sur les abeilles : mortalité aiguë, abeilles qui tuent les larves dans la ruche, dépopulation – ce que l’on appelle le syndrome de disparition des abeilles, le CCD (Colony Collapse Disorder) en anglais : toute une génération d’abeilles disparaît de la ruche. Celle-ci s’affaiblit, la production baisse voire s’arrête. La ruche vivote jusqu’en automne et souvent, meurt en hiver. Cette mortalité hivernale est certes multifactorielle : la pauvreté de la biodiversité dans certaines plaines agricoles, plus les traitements, plus le parasite varroa destructor qui est un agent pathogène important… finissent par avoir raison des ruches. --> Lire la suite de l'entretien

  • A lire également :

--> Apiculteurs de toutes régions, unissez-vous !

--> Une charte pour l’abeille

--> Apidays, les journées de l’abeille

  • Vous voulez vous abonnez à La terre, accéder aux fiches juridiques ou consulter les archives, cliquez ici

Olivier Chartrain

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12 mn au coeur de la zone interdite de Fukushima

11 Avril 2011, 21:34pm

Publié par PCF Villepinte

Deux journalistes japonais se sont introduits dans la zone interdite de Fukushima et ont ramené cette vidéo. Les deux hommes, caméra à l’épaule,  traversent des villes désertes, simplement peuplées de chiens errants et de quelques scientifiques kamikazes. La radioactivité affole les compteurs, les crevasses écartèlent les routes

 
 
 

 

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énergie

6 Avril 2011, 18:02pm

Publié par PCF Villepinte

La contribution d'André Chassaigne au débat organisé par le PCF sur l'avenir de la politique énergétique en France et Europe

 André Chassaigne, Député PCF, a participé au débat organisé par le PCF le 29 mars dernier sur l’avenir de la politique énergétique en France.

 

Loin des "jugements rapides" proclamés après la catastrophe de Fukushima, André Chassaigne a livré son analyse sur l’ampleur des défis à relever en matière énergétique et les réponses à y apporter.

"Je voudrais introduire mon intervention par plusieurs interrogations concernant les engagements indispensables en terme de réduction des émissions de gaz à effet de serre, avant de revenir sur les exigences qu’elles impliquent en lien avec la catastrophe nucléaire au Japon et à ses répercussions sur les enjeux énergétiques.

Sans vouloir être trop long, je tiens à rappeler quelques éléments de constat sur l’ampleur du défi de société qui se pose à nous, si nous voulons lutter efficacement contre le réchauffement climatique.

Notre biosphère a une capacité de recyclage et d’assimilation de 3 milliards de tonnes équivalent carbone chaque année, soit environ 500 kilogrammes par terrien et par an. Ce sera naturellement moins en fonction de la progression du nombre d’habitants.

Pour compenser les excès d’émissions passées, qui influencent le climat d’aujourd’hui et celui de demain pour plusieurs décennies au moins, l’objectif à se fixer pour 2050, si l’on veut respecter les recommandations du Groupe d’expert Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC), devraient être de l’ordre de 250 kilogrammes annuels d’émission de CO2 par habitant.

Il faut prendre en compte à sa juste mesure cet objectif quand en moyenne, je dis bien en moyenne, avec toutes les limites qu’une moyenne implique, un résident français émet 2 tonnes de CO2 par an.

 

 

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Fukushima: Tepco va rejeter 11.500 tonnes d'eau radioactive en mer

4 Avril 2011, 21:47pm

Publié par PCF Villepinte

 - le 4 Avril 2011

 

L'exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi endommagée par le séisme et le tsunami du 11 mars au Japon a annoncé lundi qu'il allait rejeter dans la mer 11.500 tonnes d'eau faiblement radioactive qui s'est accumulée dans les installations accidentées.

  • Tepco va rejeter 11.500 tonnes d'eau radioactive en mer

Des centaines d'ouvriers, de pompiers et de soldats ont déversé pendant des jours et des nuits des dizaines de milliers de tonnes d'eau sur les installations, pour empêcher les barres de combustible d'entrer en fusion et éviter une catastrophe nucléaire beaucoup plus grave que celle de Tchernobyl en 1986. Mais ce "lessivage" a provoqué d'énormes inondations dans les bâtiments et les galeries souterraines, qui sont envahis par des milliers de tonnes d'eau radioactive, ce qui retarde l'avancée des travaux pour remettre en état le réseau électrique.

"De l'eau hautement radioactive s'est accumulée dans les salles des machines, en particulier dans celle du réacteur 2", a dit le porte-parole de Tepco. Les analyses effectuées indiquaient un taux de radioactivité supérieur à 1.000 millisieverts par heure, ce qui empêche toute activité humaine. "Il est nécessaire de la transvaser dans des réservoirs prévus pour le traitement des déchets. Mais ils sont actuellement remplis de 10.000 tonnes d'eau faiblement radioactive. Il faut rejeter cette eau afin de faire de la place", a-t-il expliqué.

  • Deux corps retrouvés par Tepco

Tokyo Electric Power a par ailleurs confirmé la découverte dans un sous-sol de la centrale des cadavres de deux de ses employés portés disparus depuis le 11 mars. Tepco juge que les deux hommes, âgés de 21 et 24 ans, ont probablement été tués par le tsunami.

Les responsables du groupe ont toutefois été pressés de questions par les journalistes pour expliquer pourquoi les corps n'ont pas été trouvés plus tôt et comment les deux employés sont morts, alors que d'autres ont survécu, pendant qu'ils vérifiaient l'état des installations après le séisme. Plusieurs centaines de Japonais ont manifesté à Tokyo devant le siège du premier groupe énergétique d'Asie, dont l'action a perdu 80% de sa valeur depuis le début de la crise.

  • Le combustible toujours en surchauffe

La situation reste précaire sur le site de Fukushima. Les barres de combustible sont toujours en surchauffe et une radioactivité 4.000 fois supérieure à la limite légale a été détectée au large de la centrale. "Nous ne sommes pas sortis de la situation d'urgence, mais elle est à peu près stabilisée. La principale préoccupation des Japonais est de savoir quand la fuite de substances radioactives s'arrêtera", a souligné dimanche Goshi Hosono, collaborateur du Premier ministre Naoto Kan, qui s'est rendu pour la première fois la veille dans la zone dévastée.

  • D'autres moyens pour refroidir les réacteurs

L'Agence de sûreté nucléaire réfléchit en outre à d'autre moyens que l'eau pour refroidir le coeur des réacteurs et éviter une fusion catastrophique. Un système improvisé qui projetterait une fine brume sur les barres de combustible est notamment à l'étude, a ajouté Hidehiko Nishiyama. Des pompes à béton, parmi les plus grandes du monde, ont été envoyées des Etats-Unis, d'Allemagne et de Chine pour vaporiser de l'eau sur les combustibles de Fukushima. Il s'agit de camions dotés d'un immense bras articulé normalement utilisé pour couler du béton sur des chantiers de bâtiments élevés. Les plus grands peuvent atteindre 70 mètres. A Fukushima, le béton est remplacé par de l'eau.

Une plate-forme flottante en acier de 136 mètres de long et 46 mètres de large devrait par ailleurs arriver dans les prochains jours en face de Fukushima Daiichi (N°1). Ses réservoirs d'une capacité de 10.000 tonnes doivent servir à évacuer l'eau radioactive infiltrée dans les installations du site. L'immense plate-forme était auparavant amarrée dans une base de loisirs nautique à Shizuoka (sud-ouest de Tokyo) où elle servait notamment de ponton pour les pêcheurs.

De la résine synthétique est aussi vaporisée depuis peu pour fixer au sol les poussières radioactives qui se sont éparpillées lors des explosions à Fukushima. L'objectif est de limiter leur dispersion dans la région. Déjà 2.000 litres de résine avaient été vaporisés dimanche sur une surface de 500 m2 près du réacteur 4. Les ouvriers prévoient d'en répandre 60.000 litres sur deux semaines.

  • Le Premier ministre nippon sur les lieux

Trois semaines après la catastrophe qui a fait 27.500 morts et disparus, Naoto Kan, dont la gestion de la crise a été mise en cause, s'est rendu samedi à Rikuzentakata, ville de 23.000 habitants dont il ne reste que des ruines baignant dans la boue. Il a ensuite pénétré dans la zone de 20 km autour de la centrale dont les 70.000 habitants ont été évacués et s'est rendu sur un terrain de sports transformé en camp de base pour les militaires, les pompiers et les ingénieurs qui s'efforcent de refroidir les réacteurs. Il faudra des années, voire des décennies, pour nettoyer le site, qui se trouve à 240 km au nord de Tokyo.

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Le nuage radioactif sur la France ce mercredi

22 Mars 2011, 19:33pm

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 22 Mars 2011

 

 

Le précédent du nuage radioactif de Tchernobyl n'incite pas à l'optimisme. Pourtant, l'Autorité de sureté nucléaire (ASN) se veut rassurant. Les masses d'air contaminées lors de l'accident nucléaire survenu au Japon à la centrale de Fukushima, qui arrivent mercredi en France métropolitaine, ne présentent a priori aucun risque pour la population française.

La Criirad (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité), organisation indépendante, partage d'ailleurs le même avis. La distance séparant la France et le Japon, via les océans Pacifique et Atlantique, soit environ 15.000 km, rendent le risque négligeable. Il ne pourra sans doute même pas être mesuré par les détecteurs tant les quantités d'éléments toxiques seront faibles et aucune précaution particulière n'est donc requise. La Criirad promet cependant de réaliser des analyses détaillées pour fournir des données précises.

L'organisation fondée après l'accident de Tchernobyl, en 1986, où la France avait nié à tort le risque du nuage contaminé, reste toutefois prudente. "Le passage des masses d'air contaminées sur la France ne doit pas générer trop d'inquiétude. Cependant, compte tenu du manque crucial de données, la Criirad est contrainte de laisser certaines affirmations au conditionnel. Ceci devrait pouvoir être corrigé très rapidement", écrit-elle.

L'ASN se montre en revanche catégorique. "Les masses d'air très faiblement contaminées, avec des niveaux de l'ordre de 1.000 à 10.000 fois inférieurs à ceux relevés suite à l'accident de Tchernobyl, devraient atteindre mercredi la France métropolitaine sans aucune conséquence sur la santé des personnes", écrit l'Autorité de sûreté nucléaire.

De son côté, Patrick Gourmelon, directeur de la radioprotection à l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire), estime qu'il n'y a aucune précaution particulière à prendre. "Les enfants peuvent sortir, c'est inutile de se précipiter dans les pharmacies pour demander des comprimés d'iode, on peut consommer l'eau", a-t-il dit lundi à la presse. Les autorités assurent que le contrôle des produits frais en provenance du Japon est opérationnel, mais les importations de fruits, légumes et algues sont interrompues pour le moment. L'IRSN a rapporté lundi que les doses de radioactivité mesurées sur les passagers français rentrant du Japon étaient extrêmement faibles et sans conséquence sur leur santé. "Les doses sont extrêmement faibles (...), en tant que spécialiste, je peux vous dire qu'on ne s'attend pas à des conséquences sanitaires sur les personnes qui ont été mesurées".

Le rejet d'iode dans l'atmosphère constitue le risque sanitaire le plus important pour la population en cas d'accident nucléaire. Respiré ou avalé, ce dernier se fixe sur la glande thyroïde et peut entraîner l'apparition de cancer. Si la période radioactive de l'iode est de huit jours, le césium a une durée de vie de plus de trente ans.

A lire:

  • A voir: le système de surveillance officiel permettant de détecter instantanément l'augmentation de la radioactivité dans l'air est consultable sur le site internet de l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire). Cliquez ici ou sur l'image

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Japon: retour sur dix jours de catastrophe

21 Mars 2011, 23:17pm

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 21 Mars 2011

 

Tremblement de terre d'une force extrême, tsunami aussi rapide que destructeur et catastrophe nucléaire. Retour sur les quinze jours qui ont fait 8.649 morts et 13.262 disparus, selon un bilan toujours provisoire.

21 MARS

  • Des fumées s'échappent de la centrale nucléaire de Fukushima (nord-est), entraînant l'évacuation d'une partie du personnel qui s'active pour refroidir les réacteurs. Quatre des six réacteurs ont été connectés à l'alimentation électrique mais des tests sont nécessaires avant de relancer un à un les équipements. Le Japon décline l'offre française de robots spécialisés pour intervenir à Fukushima, les jugeant "inadaptés". Lire notre article du jour ici
  • Le lait et deux légumes verts (épinard et kakina) de quatre préfectures proches de la centrale sont interdits à la vente pour un niveau anormalement élevé de radioactivité. Des épinards (100 km au nord-est de Tokyo) d'Ibaraki l'étaient déjà depuis deux jours. Un niveau d'iode radioactif plus de trois fois supérieur à la limite légale a été relevé dans l'eau, à 40 km de Fukushima. Des traces d'iode et de césium radioactifs avaient été trouvées, le 19 mars, dans l'eau du robinet de Tokyo et ses environs, dans des proportions inférieures aux limites légales. La contamination de Fukushima durera plusieurs dizaines d'années (Autorité de sûreté nucléaire française, ASN).
  • Quelques jours avant le drame, l'opérateur Tepco (Tokyo Electric Power) a admis avoir menti en prétendant qu'une trentaine de pièces des équipements de la centrale avaient été contrôlées. Les installations nucléaires n'étaient pas assurées contre les séismes et les incendies dus à des séismes et des tsunamis (réassureur helvétique Swiss Re).
  • Coût du séisme et du tsunami: entre 122 et 235 milliards de dollars, soit entre 2,5 et 4% du PIB annuel du Japon (Banque Mondiale).

20 MARS

  • Remise en route du système de refroidissement impossible dans le réacteur 2. Le gouvernement songe à une fermeture définitive de Fukushima 1.
  • Traces radioactives à Taïwan sur des fèves du Japon.
  • Deux survivants (80 et 16 ans) retrouvés à Ishinomaki, neuf jours après la catastrophe.

19 MARS

  • Percement des toits des bâtiments des réacteurs 5 et 6 pour éviter des explosions d'hydrogène.
  • Séisme de magnitude 5,9 dans la préfecture d'Ibaraki.

18 MARS

  • Des dizaines de tonnes d'eau versées sur le réacteur 3 pour empêcher la fusion des barres de combustible. Le coeur du réacteur est endommagé. L'Agence de sûreté nucléaire japonaise relève de 4 à 5 (sur 7) le niveau de la gravité de l'accident sur l'échelle internationale INES.

17 MARS

  • Des tonnes d'eau de mer déversées par hélicoptères pour refroidir des réacteurs.

16 MARS

15 MARS

  • Explosion liée à la présence d'hydrogène dans le réacteur 2 de Fukushima 1, puis incendie dans le réacteur 4, éteint par l'armée américaine. L'enceinte de confinement "n'est plus étanche" et le niveau de gravité est évalué à 6 (sur 7) par l'ASN. (Le site allemand de l'hebdomadaire Der Spiegel propose une simulation du déplacement d'un éventuel nuage radioactif suivant les conditions météorologiques. Cliquez ici) Lire notre fil du jour

 

14 MARS

  • La puissance du séisme réévaluée de 8,9 à 9 : 4e plus puissant au monde depuis 1900. Lire notre fil du jour

13 MARS

  • Au Japon, "Plus grave crise (...) depuis la Seconde Guerre mondiale" (Premier ministre, Naoto Kan).

12 MARS

  • Explosion à Fukushima 1, le toit du bâtiment du réacteur 1 s'effondre. "Des rejets (radioactifs) très importants" se sont "produits simultanément à l'explosion" (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, IRSN, France). Lire notre fil du jour

11 MARS

  • Le plus puissant séisme jamais enregistré au Japon puis un tsunami accompagné de vagues atteignant jusqu'à 23 mètres de haut, ravagent la côte Pacifique (nord-est).
  • Baisse inquiétante du niveau des eaux de refroidissement de la centrale nucléaire Fukushima 1.

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Une fumée blanche s'échappe de la centrale de Fukushima

21 Mars 2011, 12:10pm

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 21 Mars 2011

 

Une fumée blanche a commencé à s'échapper du réacteur 2 de la centrale nucléaire de Fukushima lundi en fin d'après-midi (fin de matinée en France). En revanche, le panache de fumée grise qui sortait du réacteur 3 s'est arrêtée, selon les médias et l'Agence de sûreté nucléaire.

  • Évacuation de personnels

L'opérateur de la centrale nucléaire, Tokyo Electric Power (Tepco), a évacué une partie de son personnel présent sur le site un peu plus tôt à la suite du dégagement de fumée sur le réacteur numéro 3 (7h55 heure de France). Ces personnels travaillaient d'arrache-pied depuis plusieurs jours pour remettre en service les systèmes de refroidissement des réacteurs. Il s'agit du premier incident notable depuis mercredi dans la centrale de Fukushima Daiichi (N°1) endommagée par le séisme et le tsunami du 11 mars. Le réacteur 3 est au centre des préoccupations depuis plusieurs jours. Gravement touché par une explosion qui a soufflé la partie supérieure du bâtiment, il est chargé de combustible MOX, un mélange d'oxydes d'uranium et de plutonium, dont les rejets sont particulièrement nocifs.

  • L'alimentation électrique pourrait améliorer la situation

Le Premier ministre Naoto Kan a déclaré ce lundi matin que les efforts entrepris pour stabiliser la situation de la centrale permettaient de progresser, lentement mais de façon régulière. Les six réacteurs ont ainsi été connectés à l'alimentation électrique, mais les équipements doivent être testés par les techniciens avant d'être alimentés, pour éviter un court-circuit. Selon la télévision publique NHK, ces vérifications pourraient encore prendre deux à trois jours. Le système de refroidissement du seul réacteur 5, à l'arrêt pour maintenance lors du séisme et qui n'a pas subi d'explosion, fonctionnait normalement lundi. Un responsable de l'Agence de sûreté nucléaire a annoncé que la salle de contrôle du réacteur 2 pourrait être remise en service dès lundi, avec son système de climatisation et de ventilation.

  • Le lait et certains légumes interdits à la consommation

Le lait et deux sortes de légumes verts produits dans quatre préfectures proches de la centrale nucléaire de Fukushima, ont été interdits à la vente par le gouvernement japonais en raison d'un niveau anormalement élevé de radioactivité. "Des niveaux de radioactivité anormaux ont été détectés" sur des échantillons de lait, d'épinard et de kakina, un légume à feuilles vertes japonais, a annoncé Yukio Edano, qui a souligné : "Les niveaux ne présentent pas de danger pour la santé humaine.",

Des traces d'iode radioactive et de césium ont également été trouvées samedi dans l'eau du robinet de Tokyo et ses environs dans des proportions inférieures aux limites légales.  Un niveau d'iode radioactif plus de trois fois supérieur à la limite légale a également été relevé lundi dans l'eau d'un village situé à 40 km de la centrale. M. Edano a déclaré que l'opérateur de la centrale, Tokyo Electric Power (Tepco), allait devoir dédommager les agriculteurs affectés par la suspension de la distribution.

  • Les vents pourraient ramener les substances radioactives sur le Japon

La population restait néanmoins en alerte, notamment les 35 millions d'habitants de la région de Tokyo qui craignaient que le vent du nord soufflant sur la centrale ne charrie des substances radioactives jusque dans la capitale, 250 km au sud-ouest. Le gouvernement tente de rassurer la population, en répétant que le niveau de radioactivité présent dans la pluie, l'eau du robinet, ou dans certains aliments autour des réacteurs endommagés par le séisme et le tsunami ne menace pas la santé.

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"Chaque heure qui passe rend plus urgent un débat public national sur la politique énergétique" (Pierre Laurent)

17 Mars 2011, 19:21pm

Publié par PCF Villepinte

Au moment où une catastrophe nucléaire de grande ampleur se précise au Japon, je veux redire toute ma solidarité et le soutien des communistes français au peuple japonais. Cette situation doit être prise très au sérieux par les autorités françaises et d'importants moyens de secours et d'expertise doivent être mis au service des populations touchées par cette catastrophe.

Dans ce contexte, le PCF partage l'inquiétude des Françaises et des Français quant à leur propre sécurité et chaque heure qui passe rend plus urgent un débat public national sur la politique énergétique. Ce débat doit être sérieux et conséquent. La catastrophe au Japon ouvre en grand le débat sur le nucléaire et intervient alors même que le réchauffement climatique et la raréfaction des ressources fossiles nécessitent par ailleurs la sortie des énergies carbonées. C'est donc un débat d'ensemble qui doit avoir lieu et une mise à plat générale de nos choix énergétiques.

 

Je demande, au nom du PCF, l'organisation d'un grand débat public national qui contribue à fixer les conditions précises de la nécessaire évolution du mix énergétique pour garantir en France et à l'échelle mondiale le droit à l'énergie pour tous dans les décennies à venir. Le PCF souhaite d'ores et déjà contribuer à ce débat et organisera à son siège national une grande initiative le 29 mars prochain intitulée « Après la catastrophe nucléaire au Japon, quelle politique énergétique en France ? »

 

Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF.

Commentaires 3

Transparence un besoin absolu: toutes les infos sur la table. Eviter ainsi démagogies et surenchères sur sortir ou non du nucléaire, course électoraliste des écologistes et populistes. Aidons le peuple japonais, primordial comme le fait le SP mais demander tests de centrales française aussi clé. Débat sur les enjeux, la maîtrise publique de la filière (plus que jamais d'actualité), invitez les experts reconnus, laissez de côté le leader populiste qui appel les communistes à changer d'avis! Réfléchir aux coûtes de conversion énergétique, de l'abandon du nucléaire et aux besoins énormes en énergie de l'humanité pour sortir de la misère des milliards d'être humains. Ici les démagogues n'ont pas de place. Ne laissons pas la les perroquets populistes créer un climat de "terreur" dont le capitalisme est le seul bénéficiaire.

Victor

N'y il a-t-il pas une urgence humaine?apporter toute l'aide possible au peuple japonais qui manque de tout!
Nous aurons tout le temps de débattre,mais maintenant c'est d'abord l'urgence.
Et les nations environnantes,pas plus que l'ONU ne semblent préssées d'intervenir!
Ils leurs faut des sauveteurs,des vêtements,des vivres,de l'eau!
Au lieu de se c... dessus et de péter de trouille commençons par le commencement!

Jean Claude Goujat

Il s'agit bien de cela avec le titre « Après la catastrophe nucléaire au Japon, quelle politique énergétique en France ? » pour inviter au débat le 29 mars au siège du PCF. Il n'est pas question de discuter des alternatives au pétrole dans notre bouquet énergétique et de la mobilité. Le 29 mars pourrons-nous avoir les éléments nouveaux pour répondre? Non ! La situation au Japon n'a pas changé la donne en terme technique. Nous avons côté offre, les énergies primaires fossiles, les ENR hors hydraulique, l'hydraulique, le nucléaire et du côté demande les économies, l'efficacité énergétique, le rationnement (la sobriété par le signal-prix) et la sobriété qui ne se commande par la loi ou par l'argent mais qui peut faire l'objet de campagnes d'éducation sur le bon usage de l'énergie.
L'élément nouveau dans le débat, c'est l'émotion et le refus sans doute montant du risque électronucléaire. Bien sûr, il est possible de sortir du nucléaire avec la demande actuelle en construisant des gazoducs (ce que fait l'Allemagne dans la Baltique), l'Enr éolien en Allemagne est quasiment au taquet avec 8-10% de la consommation. Le gaz c'est mieux que le charbon en terme de pollution. Les Enr en France peuvent croître dans le bouquet mais en aucun cas se substituer soit au nucléaire soit aux énergies fossiles. Il reste alors hors efficacité énergétique ce que certains appellent par euphémisme la sobriété or pour être au niveau de la réduction exigée elle sera plutôt un rationnement « consenti » ou non.
Pour moi, vous l'aurez compris il faudra tirer des conséquences sur le dimensionnement et l'exploitation des réacteurs nucléaires en France. Il faudra trouver les formes pour associer la population dans le système d'évaluation et de contrôle de la sûreté nucléaire avec les experts (cela pourra être étendu à beaucoup d'autres domaines). Il faudra sans doute stopper la croissance externe d'EDF et réduire les dividendes des actionnaires pour faire les investissements jugés utiles : matériels, emploi qualifié et évolution de la sous-traitance dans le nucléaire. La rente nucléaire devra aller à la sûreté des installations.
Je serai de ce débat en ayant une pensée pour les victimes du tsunami où les vivants envient les morts et ont souvent un sentiment terrible de culpabilité. J'aurai une pensée pour ces travailleurs du nucléaire, à Fukushima, qui vont sans doute y laisser leurs vies en connaissance de causes.

km1883

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Le fil de la journée : la menace nucléaire au Japon

16 Mars 2011, 12:44pm

Publié par PCF Villepinte

Un hélicoptère de l'armée japonaise a été déployé pour déverser de l'eau sur le centrale. Opération annulée à cause d'une radioactivité trop élévée

Monde - le 15 Mars 2011

 Suivez, heure par heure, les dernières infos sur le plus grand séisme de l'histoire du Japon qui a dévasté la côte du nord-est. Une catastrophe qui a fait des milliers de victimes et fait craindre un accident nucléaire majeur.

11h45. Pékin a ordonné une inspection générale de la sécurité de ses centrales nucléaires et a suspendu toute approbation de projet de nouvelle centrale nucléaire, après les rejets radioactifs de la centrale japonaise de Fukushima 1

11h35. Les habitants de la préfecture japonaise de Fukushima, où se trouve la centrale nucléaire connaissant de graves problèmes, sont très inquiets et en colère cinq jours après le séisme, a déclaré mercredi le gouverneur.

11h00. Le personnel de la centrale nucléaire de Fukushima, qui avait été évacué mercredi matin en raison d'une élévation de la radioactivité mesurée sur le site, est revenu pour poursuivre les opérations après vérification des données, d'après l'exploitant, Tokyo Electric Power.

-->Á lire : D’abord, la solidarité, l'éditorial de Jean-Paul Piérot

10h30. La radioactivité autour de la centrale de Fukushima-Daiichi est trop élevée pour qu'un hélicoptère l'armée japonaise déverse de l'eau sur le réacteur n°3, rapporte mercredi l'agence de presse Kyodo citant le ministère de la Défense.

10h15. Les radiations au-delà de la zone d'exclusion de 20 km autour de la centrale nucléaire de Fukushima "ne posent pas de danger immédiat pour la santé", a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano.

Un nuage radioactif est possible, en fonction du vent et de l'altitude. Le site allemand de l'hebdomadaire Der Spiegel propose une simulation du déplacement d'un éventuel nuage radioactif suivant les conditions météorologiques. Cliquez sur la carte pour le visionner ou ici.

9h40. Un hélicoptère de l'armée japonaise a été déployé mercredi pour déverser de l'eau sur un réacteur de la centrale nucléaire de Fukushima afin de tenter de le refroidir, a indiqué la télévision publique NHK. Un appareil, de type CH-47 Chinook, a été montré sur des images de la télévision décoller en direction de la centrale en milieu d'après-midi. Les images ne l'ont pas montré en train de larguer de l'eau.

8h40. L'empereur du Japon Akihito s'est adressé mercredi à la nation et a déclaré qu'il priait "pour la sécurité du plus grand nombre de gens", dans une allocution télévisée, cinq jours après le séisme."Désormais  à présent, toute la nation travaille aux opérations de secours", a déclaré l'empereur dans une intervention exceptionnelle. "Je ne peux m'empêcher de prier pour que le travail des sauveteurs progresse rapidement et que la vie de gens s'améliore, ne serait-ce qu'un peu", a poursuivi Akihito.

L'empereur du Japon Akihito dans une allocution télévisée

8h20. EDF se prépare à envoyer des "équipes" et du "matériel" au Japon pour aider la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco), qui exploite la centrale nucléaire de Fukushima, a déclaré mercredi le PDG de l'entreprise, Henri Proglio, sur RTL. "On se prépare à ne pas être que spectacteur, mais être également acteur et faire preuve de solidarité par rapport à nos collègues japonais", a dit M. Proglio.

7h00. Pour la population chinoise, les craintes d'être touchée par un nuage contaminant sont fortes, véhiculées par le Net et les SMS. Le terme "fuite nucléaire" était censuré mercredi sur le principal site de micro-blogging en Chine, celui de sina.com, vraisemblablement pour tenter d'éviter un emballement. Le danger radioactif était toutefois le sujet le plus débattu dans les forums de discussion.

6h15. Le Centre d'observation des cendres volcaniques de Londres (VAAC) émet pour les avions un avis sur les dangers liés à la radioactivité provoquée par la centrale nucléaire de  Fukushima.

6h05. Le taux de radioactivité mesuré mercredi à Ibaraki, au nord de Tokyo, était 300 fois supérieur à la normale et s'établissait à 15,8 miscrosieverts par heure, rapporte l'agence de presse Kyodo. Ce niveau de radioactivité ne constitue pas un risque pour la santé, selon les autorités japonaises.

-->A lire : les explications de Thomas Hodré, directeur des centrales nucléaires de l’Autorité de sûreté nucléaire.

5h10. Le Japon est prêt à demander la coopération de l'armée américaine pour prévenir une catastrophe nucléaire dans la centrale de Fukushima, a annoncé mercredi le porte-parole du gouvernement.

5h00. Un fort séisme s'est produit mercredi à la mi-journée à l'est de Tokyo, où les immeubles ont longuement tremblé. L'épicentre était situé au large de la préfecture de Chiba, à l'est de la capitale, a indiqué l'Agence de météorologie japonaise. Sa profondeur était de seulement 10 kilomètres, a précisé l'organisme. Aucune alerte au tsunami n'a été déclenchée.

4h40. Le personnel de la centrale nucléaire de Fukushima a reçu l'ordre d'évacuer en raison d'une hausse du niveau de radiation, rapporte l'agence de presse Kyodo qui cite l'agence de sûreté nucléaire. Les opérations de refroidissement des réacteurs ont été suspendues à la centrale, ajoute Kyodo.

4h20. Des opérations de refroidissement du combustible nucléaire usé contenu dans les piscines des réacteurs n°5 et n°6 de la centrale nucléaire de Fukushima sont en cours, a annoncé mercredi le gouvernement japonais.

3h00. Le niveau de radiation mesuré à la principale entrée de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima 1 a enregistré une forte hausse avant de baisser par la suite, a annoncé le gouvernement japonais. De la fumée blanche s'échappait de la centrale nucléaire où quatre explosions se sont produites ces derniers jours au niveau des réacteurs laissant craindre une catastrophe nucléaire de grande ampleur.

-->A lire : Nucléaire, le Japon retient son souffle

Mardi 15

18h00. Le commissaire européen à l'Energie Günther Oettinger a qualifié l'accident nucléaire au Japon d'"apocalypse", estimant que les autorités locales avaient pratiquement perdu le contrôle de la situation dans la centrale de Fukushima. "On parle d'apocalypse et je crois que le mot est particulièrement bien choisi", a-t-il déclaré devant une commission du Parlement européen à Bruxelles.

17h45. Vingt pays de l'Union européenne proposent de participer aux efforts de sauvetage au Japon et l'Union européenne est prête à aider à contenir la grave crise nucléaire dans ce pays, déclare Herman Van Rompuy, président du Conseil européen.

17h10. La ville de Rennes, jumelée avec la cité japonaise sinistrée de Sendaï, a ouvert mardi un compte bancaire spécial afin de recueillir les dons pour les victimes, a-t-elle annoncé. Ce compte sera alimenté notamment par 50.000 euros d'aide d'urgence que la ville devrait voter lors de son prochain conseil municipal en avril.

16h50. La compagnie d'électricité japonaise Tepco, qui exploite la centrale de Fukushima, envisage de verser de l'eau par hélicoptère dans une piscine du réacteur 4 pour refroidir du combustible nucléaire usé.

16h20. Radio France a décidé de rapatrier la quasi-totalité de ses envoyés spéciaux au Japon en raison des risques encourus, un seul journaliste restant à Sapporo (nord).

15h40. Le porte-parole des députés PCF, Roland Muzeau, a estimé mardi qu'il était "tout à fait légitime de poser aujourd'hui la question de la sortie du nucléaire". "La réponse, c'est tout autre chose et devra avoir lieu à l'issue d'un débat national" qui, selon lui, devra être "attentif, citoyen et transparent". "Il serait irresponsable de considérer que parce qu'il y a un événement grave, en train de se produire sous nos yeux, il serait interdit de poser des questions", a ajouté M. Muzeau.

->Á lire : D’abord, la solidarité, l'éditorial de Jean-Paul Piérot

15h30. Le ministre japonais des Affaires étrangères Takeaki Matsumoto indique que le niveau de radiations consécutif à l'incendie du réacteur 4 de la centrale nucléaire de Fukushima 1 "pourrait endommager la santé" des populations.

15h15. Un fort séisme de magnitude 6 s'est produit mardi soir au sud-ouest de Tokyo, où les immeubles ont tremblé. L'épicentre était situé dans la préfecture de Shizuoka, à 120 km environ au sud-ouest de la capitale, et à proximité du mont Fuji, zone où les secousses ont été les plus fortement ressenties, a précisé l'Agence de météorologie japonaise. L'hypocentre était à seulement 10 km de profondeur, a-t-elle précisé.

-> Á lire : Entretien avec Luis Rivera, du Bureau central sismologique français

14h10. Le séisme et le tsunami qui ont frappé le Japon vendredi dernier ont fait 3 373 morts confirmés, 6 746 disparus et 1 897 blessés, selon un nouveau bilan provisoire officiel de la Police nationale diffusé mardi soir.

13h30. Le niveau de radioactivité dans la salle de contrôle de la tranche n°4 de la centrale atomique de Fukushimai 1 est devenu trop élevé, mardi, pour que les ingénieurs puissent effectuer un travail normal, rapporte l'agence de presse japonaise Kyodo.

12h30. L'enceinte de confinement du réacteur numéro 2 de la centrale de Fukushima au Japon "n'est plus étanche", déclare le président de l'Autorité de sûreté nucléaire française (ASN), André-Claude Lacoste.

12h10. Les sept centrales nucléaires entrées en service en Allemagne avant 1980 vont être provisoirement arrêtées, a annoncé mardi la chancelière Angela Merkel. Elle a ajouté lors d'une conférence de presse que l'ensemble des réacteurs allemands allaient subir des vérifications et que toutes les questions soulevées par la sécurité des centrales devraient avoir été examinées au plus tard le 15 juin.

11h35. Les vents éloignent vers le large la menace de radioactivité sur le Japon, annonce l'Organisation météorologique mondiale (OMM).

Des niveaux de radiation anormalement élevés ont été détectés autour de la centrale de Fukushima

10h30. Un homme dont l'âge n'a pas été précisé a été retrouvé vivant mardi, sous les décombres de sa maison à Ishimaki (préfecture de Miyagi), quatre jours après le séisme, a annoncé la télévision publique NHK.

10h05. Le niveau de radioactivité relevé dans la préfecture de Chiba, située juste à l'est de Tokyo, était mardi plus de 10 fois supérieur a la normale, rapporte l'agence de presse Kyodo.

-> Á lire : un entretien avec Philipe Jamet, commissaire à l’Agence de sûreté nucléaire (ASN)

9h40. Le niveau de la radioactivité a baissé dans la centrale de Fukushima 1, où des réacteurs endommagés par le séisme de vendredi sont victimes d'une succession d'avaries, a affirmé mardi le porte-parole du gouvernement.

8h30. Le niveau de radioactivité a baissé mardi après-midi à Tokyo après être monté au dessus à la normale dans la matinée en raison des émanations produites par la centrale de Fukushima, a annoncé la municipalité. Il "est revenu proche de la normale. Mais nous devons continuer à le surveiller attentivement", a déclaré un responsable, Keiichi Nakaya.

-> Á lire : notre dossier sur le Japon

7h55. Une légère hausse de température a été mesurée dans les réacteurs 5 et 6 de la centrale nucléaire de Fukushima 1, a expliqué mardi le porte-parole du gouvernement.

7h40. Le risque nucléaire est "extrêmement élevé" au Japon, qui fait face à des incidents graves sur plusieurs réacteurs nucléaires, a déclaré mardi le chef de la diplomatie française Alain Juppé, après une discussion avec son homologue nippon au sein du G8 à Paris.

7h20. Des substances radioactives ont été libérées directement dans l'atmosphère à la suite de l'incendie du réacteur 4 à la centrale nucléaire de Fukushima n°1, a confirmé mardi l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

7h00. Le ministère japonais des Transports a instauré mardi une zone d'exclusion aérienne dans un rayon de 30 km au-dessus de la centrale nucléaire de Fukushima 1, qui connaît de graves problèmes depuis le séisme et le tsunami de vendredi, rapporte l'agence de presse japonaise Jiji.

5h10. Un niveau de radioactivité supérieur à la normale a été détecté mardi matin à Tokyo, annoncé la municipalité en précisant que ce niveau était trop faible pour pouvoir affecter la santé humaine.

4h00. L'ambassade de France au Japon a démenti mardi qu'un nuage radioactif se dirigeait vers la région de Tokyo, affirmant que la plus grande mégapole du monde "n'était pas menacée par les retombées radioactives". "Des informations provisoires recueillies tôt dans la matinée n'ont pas été confirmées et elles ont été immédiatement retirées du site de l'ambassade", a déclaré un porte-parole. "Les prévisions météorologiques indiquent que le vent est en train de tourner : Tokyo n’est pas menacée par les retombées radioactives", a précisé un communiqué de l'ambassade.

Le Japon, avant et après le séisme

3h30. Le niveau de radioactivité mesuré dans la préfecture de Kanagawa, à l'ouest de Tokyo, a atteint brièvement mardi un niveau neuf fois supérieur à la normale, rapporte l'agence de presse Kyodo, citant la préfecture. Il n'était pas possible de savoir dans l'immédiat si ce niveau était lié à la centrale nucléaire de Fukushima.

3h20. Le Premier ministre japonais appelle les personnes habitant dans un rayon de 30 km autour de la centrale de Fukushima 1, endommagée par le séisme de vendredi, à rester calfeutrées chez elles.

1h20. L'opérateur de la centrale nucléaire Fukushima 1 annonce avoir évacué son personnel du réacteur 2 touché par une explosion, sauf les employés chargés de pomper l'eau pour refroidir le réacteur.

00h40. Un taux de radioactivité supérieur à la normale est mesuré dans la préfecture d'Ibaraki, située entre celles de Fukushima, où se trouve une centrale nucléaire endommagée, et de Tokyo, affirme l'agence de presse japonaise Kyodo.

00h20. Une explosion a eu lieu au réacteur 2 de la centrale nucléaire de Fukushima 1, annonce le gouvernement, "Il y a eu une grosse explosion" entre 06H00 et 06H15dans le bâtiment qui abrite le réacteur 2, a déclaré un porte-parole de Tokyo Electric Power (Tepco), la compagnie d'électricité gérant la centrale.

A lire : Le cauchemar des Japonais n’en finit plus


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A lire: Un Tchernobyl au « pays du soleil levant » ? (vidéo)

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Japon : le PCF demande l’audition l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire

14 Mars 2011, 06:31am

Publié par PCF Villepinte

Déclaration du PCF sur la catastrophe au Japon

Le Parti communiste français exprime toute sa solidarité au peuple japonais dans les terribles épreuves qu’il est train de traverser. Le tremblement de terre qui a secoué et continue de secouer le Japon a atteint une force inégalée. Les conséquences humaines et environnementales de ce nouveau cataclysme naturel sont dramatiques, et restent ce dimanche encore insoupçonnées.

Le nombre de pertes humaines atteint sans doute plus de dix mille victimes, des blessés en plus grand nombre encore, des milliers de maisons, d’entreprises et d’infrastructures détruites, un train entier disparu, et une petite ville de 10 000 habitants dont on est pratiquement encore aujourd’hui sans nouvelles car inaccessible aux équipes de secours.

Face à un tel drame humain, l’heure est d’abord à la solidarité. Celle des communistes français s’exprime avec la plus vive détermination. Nous vivons heure par heure l’évolution et nous sommes admiratifs face à l’attitude courageuse et responsable de peuple japonais. Une des toutes premières urgences est de porter secours aux populations, sauver les vies humaines, les protéger et les soigner. Nous nous félicitons que la solidarité internationale s’organise et que la France y contribue avec ses équipes spécialisées. Pour ce qui nous concerne nous entrons en contact avec les organisations progressistes japonaises notamment le Parti communistes japonais.

Il est encore impossible de mesurer l’ampleur des destructions environnementales produites par le tremblement de terre puis le tsunami. La vague de plus de 6m de haut a ravagé toutes les installations industrielles provoquant des incendies dans les raffineries. On ne peut mesurer l’étendue de pollutions de toutes sortes sur les écosystèmes côtiers et à l’intérieur des terres. On apprend qu’un volcan éteint depuis des décennies vient de se réactiver sans connaître ses effets sur les populations situées à proximité.

Enfin les graves accidents nucléaires qui se déroulent actuellement dans les centrales de Fukuschima Daiichi, Fukushima Daini voire maintenant de Onagawa renforcent notre inquiétude et nous font craindre un accident nucléaire s’ajoutant au cataclysme naturel. Les autorités japonaises comme internationales (AIEA) estiment la situation très grave et craignent une catastrophe possible de très grande ampleur.

 Le Parti Communiste Français prend très au sérieux cette situation et reste attentif aux différentes informations de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) et de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) sur la situation des centrales nucléaires japonaises dont la technologie BWR utilisée est différente de la technologie française. Les autorités japonaises doivent en tout état de cause faire preuve de toute la transparence utile et nécessaire quant à l’évolution de la situation dans ses centrales.

 Le PCF mesure l’inquiétude qui s’exprime au sein de la population française relative au nucléaire. C’est pourquoi nous demandons qu’un important dispositif d’information au public soit mis en place. Avec nos parlementaires, nous demandons l’audition publique et immédiate par les commissions ad hoc du Parlement de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) et de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) sur la situation. Dans la foulée pourrait être créée une commission d’information ou d’enquête parlementaire afin d’évaluer en lien avec tous les organismes chargés de la sureté nucléaire compétents les risques éventuels que pourraient présenter les installations françaises. Leurs conclusions devront être rendues publiques afin qu’un véritable débat puisse se développer à partir d’informations précises. En effet bien des prises de positions actuelles nous semblent pour le moins prématurées.

 Le PCF réaffirme l’importance qu’il attache aux études de sûreté nucléaire et au contrôle stricte de celle-ci, en France et dans le monde. L’acceptabilité sociale de la filière nucléaire nécessite que celle-ci reste plus que jamais dans le domaine public qui doit garantir la transparence, l’indépendance de l’expertise, la qualité de réalisation des installations et de leur exploitation. Les salariés qui travaillent dans le domaine y compris les sous traitants doivent avoir des garanties sociales de haut niveau.

 La France et son industrie nucléaire devront tenir compte des conclusions produites notamment par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) qui précisera les causes de ses accidents. Ils devront en retirer les enseignements susceptibles d’éclairer les conditions d’exploitation de la filière nucléaire dans notre pays.

 Parti communiste français

Paris, le 13 mars 2011.

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