Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

ecologie

Parc G Valbon : AIRE DES VENTS

29 Juin 2022, 09:06am

Publié par PCF Villepinte

 

Voir les commentaires

Climat : à l'Assemblée nationale, des cours de rattrapage pour les députés

23 Juin 2022, 06:50am

Publié par PCF Villepinte

Voir les commentaires

GIEC : Un rapport qui rappelle l’urgence de l’action

8 Avril 2022, 10:02am

Publié par PCF Villepinte

Le rapport du 3e groupe de travail du GIEC associé au 6e rapport d’évaluation de cet organe lié à l’ONU a été publié  par approbation des 195 pays membres.

Après celui consacré aux bases physiques du changement climatique d’août 2021, et celui sur les impacts du changement climatique et l’adaptation à ceux-ci publié en février 2022, ce dernier rapport est consacré à l’atténuation du changement climatique, c’est-à-dire sur les moyens de lutter à la racine contre la catastrophe planétaire qui nous menace si nous ne décarbonons pas rapidement nos économies.

 La piste pour respecter les accords de Paris est désormais de plus en plus étroite et de plus en plus exigeante, car les émissions de gaz à effet de serre continue d’augmenter. Les émissions augmentent dans presque toutes les régions du monde, et dans tous les domaines.

Contenir le réchauffement à 1,5°C suppose d’atteindre le pic des émissions de gaz à effet de serre avant 2025 au plus tard, et de les réduire de plus de 40 % d’ici 2030, et être quasi nulles en 2050 ; pour rester sous les 2°C, aux, il faut atteindre le pic d’émission avant 2025, les réduire d’un quart d’ici 2030, et être quasi nulles en 2070.

Un accent particulier est à mettre sur la réduction des émissions de méthane, dont le pouvoir réchauffant est bien plus fort que celui du dioxyde de carbone, mais dont la durée de vie est aussi plus faible. L’atténuation du changement climatique passe donc par une baisse immédiate et généralisée des émissions de gaz à effet de serre, le cas échéant avec le développement de la capture et du stockage de carbone, qui accéléreront l’atteinte des objectifs climatiques.

Il faut, en tout état de cause, réduire substantiellement le recours aux combustibles fossiles (pétrole, gaz), quel qu’en soit l’usage. Le risque est que des politiques d’aujourd’hui, en termes d’infrastructures énergétiques ou de transports, ou de politiques de l’urbanisme et de la construction, ne bloquent l’évolution socio-économique des décennies à venir dans un mode de fonctionnement qui rende impossible la nécessaire décarbonation.

 L’heure est donc à une action urgente ; malheureusement, le rapport constate que les investissements sont trois à six fois inférieurs à ce qui est nécessaire pour atteindre cet objectif. Pire : les politiques climatiques actuelles continuent d’amener une hausse des émissions de gaz à effet de serre, qui nous conduisent à une désastreuse hausse de température de 3,2°C en moyenne en 2100, voire plus si le système climatique finit par ne plus pouvoir absorber ce que nos émissions de gaz à effet de serre lui imposent.

Pourtant, le rapport du 1er groupe de travail a montré qu’à de telles températures, certaines régions du monde deviendront invivables, et que le rapport du 2e groupe de travail a montré l’étendu catastrophique des conséquences du changement climatique à de tels niveaux de réchauffement. Chaque dixième de degré gagné compte ! Sinon ce sont les générations futurs qui le paieront chers, non pas pour des décennies, mais pour les siècles à venir : la montée des océan et la température élevée seront en effet persistants pour des siècles, et ce sera impossible de revenir en arrière.

 Le rapport rappelle que le coût de l’inaction sera à terme plus élevé que celui de l’action ; pourtant, les options disponibles pour diviser par deux les émissions d’ici 2030 existent, avec de nombreuses options dont le coût est inférieur à 100 dollars par tonne équivalente de CO2. Enfin, le rapport invite à lier les politiques d’atténuation et d’adaptation, en prenant appui sur les 17 Objectifs de développement durable adopté par l’ONU dans son Agenda 2030.

 Fabien Roussel met l’action climatique au premier rang de ses priorités

 Fabien Roussel réaffirme son objectif de s’appuyer sur l’expertise scientifique nationale et internationale pour répondre à l’enjeu climatique de décarbonation totale de la France en 2050. La stratégie qu’il préconise s’appuie sur les conclusions des précédents rapports du GIEC et confirmés par celui-ci : il faut augmenter l’électrification propre des usages finaux.

Pour y parvenir, à court terme et sur le plan local, les efforts de décarbonation doivent être menés avec les énergies renouvelables (éolien et solaire notamment), dont les coûts sont désormais faibles et, à plus long terme et à plus grande échelle, par les solutions techniques comme l’électricité nucléaire et la capture et le stockage de carbone. Les moyens techniques et financiers pour laisser une Terre vivable à nos enfants existent ! Fabien Roussel propose en particulier un fonds de 140 milliards d’euros annuel pour le climat et l’emploi.

 Pour ce qui est de la France, les émissions de gaz à effet de serre étant majoritairement le fait des transports (31 % des émissions, chiffre 2019 du Haut Conseil pour le climat), Fabien Roussel propose un vaste plan d’investissements dans les transports collectifs, notamment les trains du quotidien ; la gratuité des transports urbains est un objectif prioritaire pour diminuer l’usage de la voiture individuelle en ville. Concernant le fret, Fabien Roussel préconise la diminution du fret routier et, à l’inverse, le développement massif du fret ferroviaire et fluvial. Pour ce faire, le monopole national de la SNCF sera rétabli.

 Le deuxième poste d’émission incombe à l’industrie. Les exigences de souveraineté, d’emploi et de réduction des émissions de carbone liées aux importation incitant à la relocalisation industrielle, il est nécessaire de produire plus d’électricité, et que celle-ci soit décarbonée.

C’est pour cette raison que Fabien Roussel est favorable à un mix énergétique, nucléaire/renouvelable,  renouvelables, pour que la France s’engage dans un scénario proche du scénario N3 de RTE, qui est plus économe en CO2, en matériaux et en artificialisation des sols ; cette relance est consubstantielle d’un service public de l’énergie intégralement public, qui suppose la nationalisation des grands acteurs du secteur.

Pour que les prix de l’électricité demeurent régulés et que les Français bénéficient d’une l’électricité bon marché telle que le permet le nucléaire, la France exigera devant l’Union européenne la fin du marché actuel de l’électricité, afin que les pays membres redeviennent souverains en la matière.

Fabien Roussel propose une puissante impulsion en faveur de la recherche pour actionner tous les leviers de décarbonation possibles, qu’ils soient immédiats ou de plus long terme, en particulier en faveur de l’hydrogène, de la fermeture du cycle du combustible nucléaire (avec le projet Astrid), et en faveur de la fusion nucléaire (avec ITER), l’enjeu étant de produire autant d’énergie que nécessaire pour la société française avec le moins de moyens requis.

 Concernant l’agriculture qui est le troisième poste d’émissions de CO2, Fabien Roussel préconise l’encouragement à une transition agro-écologique compatible avec les objectifs de réduction des émissions de CO2, favorisant la qualité des produits, et plus résiliente aux aléas climatiques. Au regard de leur rôle dans la capture de carbone, la qualité des sols doit être préservée et restaurée, et leur artificialisation stoppée ; la politique forestière doit encourager la mixité des essences, qui a un impact climatique et biologique positif, tout en adaptant les plantation au changement climatique attendu pour les décennies à venir. La France portera une réforme de la PAC qui favorise les petits exploitants et les objectifs écologiques.

 Concernant le bâtiment, qui est le quatrième poste d’émission, Fabien Roussel propose la création d’un service public de l’efficacité énergétique, et de consacrer 100 milliards par an à la rénovation énergétique des logements (avec un objectif de 700000 logements rénovés par an) et des bâtiments publics.

 Il est possible de vivre en bonne entente dans une planète comptant 9 milliards d'habitants en 2050 , tout en préservant le climat, les ressources, mais il faut d'autres bases, un autre système économique sortant du critère du profit immédiat mais au service des peuples : de la coopération, moins de dépense d'armement, arrêt des armes nucléaire et réorientation des crédits, 1 000 milliards de dollars par an d'aide aux pays pauvres comme demandé à la COP26, une banque du climat pourrait jouer ce rôle de faire des prêts massifs dans ce sens, réorienter les accords commerciaux et de libre échange pour qu'ils intègrent les contraintes climatique, garantir  la diffusion des brevets des meilleurs technologie bas carbone existantes.

 

Voir les commentaires

Le GIEC met les énergies fossiles au ban de nos économies

5 Avril 2022, 06:08am

Publié par PCF Villepinte

Le troisième et dernier volet du sixième rapport du groupe intergouvernemental d’experts sur le climat plaide pour une réduction drastique de l’usage du charbon, du pétrole et du gaz. Énergie décarbonée et sobriété sont à l’avant poste des alternatives.

Marie-Noëlle Bertrand L'Humanité

Publié le Lundi 4 Avril 2022

© Nick Oxford / Reuters

Comme les deux premiers, publié en aout et février dernier, le troisième volet du sixième rapport du Giec sonne le tocsin climatique. « Sans réductions immédiates et profondes des émissions dans tous les secteurs, limiter le réchauffement climatique à +1,5 °C est hors de portée », souligne le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat.

L’effort est conséquent : il faut, affirme le GIEC, réussir à les baisser de 43% avant la fin de la décennie et par rapport à leur niveau de 2019 (d’avant crise sanitaire, donc). Surtout, cette troisième et dernière publication avant longtemps s’attelle à mesurer les transitions à opérer dans tous les grands secteurs économiques. Agriculture, transport, industrie mais aussi finances : pas un n’échappe à la nécessité de se transformer.

Le bouleversement, pour être efficace, doit être profond, insiste le GIEC. Ceci explique peut-être cela : rarement, et peut être même jamais, évaluation du GIEC n’aura pris tant de temps à être discutée, remodelée et finalement validée par les Etats rassemblés à Genève, finalisée avec trois jours de retard sur le calendrier annoncé.

Réduction drastique des énergies fossiles

L’énergie, évidemment, est en ligne de front. Tous les chemins permettant de limiter le réchauffement en deçà de 2 °C passent par une réduction drastique des énergies fossiles. Si tous les gisements de pétrole, de gaz et de charbon actuellement en service devaient être exploités jusqu’à leur terme sans l’usage de technologie de capture carbone, encore immature à ce jour, les deux objectifs deviendront impossibles à tenir. D’ailleurs, rappelle le GIEC, les politiques actuelles ouvrent la voie à un réchauffement de 3,2°C d’ici à la fin du siècle.

Pour s’en tenir à un réchauffement de +1,5°C, l’usage du charbon devra avoir été réduit de 95% à l’horizon 2050, celui du pétrole de 60% et celui du gaz de 45%. En se contentant de limiter le réchauffement à +2 °C, ces baisses sont à peine moins fortes (-85% pour le charbon, -30% pour le pétrole et -15% pour le gaz).

Déjà, tenir ce dernier objectif s’annonce compliqué: de 2030 à 2050, il faudrait réduire chaque année les émissions au niveau de celles enregistrées en 2020, au plein cœur de la pandémie, alors qu’une large partie de l’économie mondiale était stoppée net. Dès 2021, elles étaient reparties à la hausse, retrouvant leur niveaux records d’avant le coronavirus. 

Les jeux ne sont pas faits : tout peut encore changer, assure le GIEC

Mais les jeux ne sont pas faits : tout peut encore changer, assure le GIEC. C’est là même tout l’objet de ce troisième volet. Éliminer les subventions aux énergies fossiles pourrait faire baisser les émissions de 10%, donne-t-il pour exemple. Plus largement, les scientifiques plaident pour un très lourd transfert vers le nucléaire, l’hydraulique et les énergies renouvelables, afin de répondre aux besoins énergétiques. Il table aussi sur des politiques publiques structurelles aptes à nous diriger vers des sociétés plus sobres.

Généraliser les mobilités douces, les véhicules électriques, le télétravail, l’isolation des bâtiments ou encore limiter les déplacements en avion pourrait permettre de réduire les émissions de 40% à 70% d’ici à 2050.  « Des modifications profondes et rapides de la demande faciliteront la réduction à court et moyen terme des émissions dans tous les secteurs», souligne le rapport, qui rappelle au passage que les 10% des ménages les plus riches représentent jusqu’à 45% des émissions totales.

Tout cela, bien sûr, nécessitera des moyens : près de 2.300 milliards de dollars par an entre 2023 et 2052, rien que pour le secteur de l’électricité, si l’on souhaite tenir l’objectif des 1,5°C ; 1.700 milliards s’il s’agit de limiter le réchauffement à +2°C. Là encore, il va falloir changer la donne : selon le Giec, les pays riches dépensent aujourd’hui deux à cinq fois moins que ce qui serait nécessaire.

Mais si la facture parait lourde, les sociétés humaines pourraient être payées en retour. «Les avantages des scénarios permettant de limiter le réchauffement à 2°C dépassent les coûts des mesures (nécessaires) sur la totalité du XXIe siècle,» souligne le rapport.

Les seuls bénéfices en matière de santé publique d’une réduction de la pollution de l’air -cause de 7 millions de décès prématurés par an dans le monde - seraient, par exemple, du même ordre que les investissements pour atteindre cet objectif.

Marie-Noëlle Bertrand avec AFP

 

Voir les commentaires

La mer, c’est la vie

17 Mars 2022, 07:49am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 16/03/2022 par PCF

La France est la 2e puissance maritime du monde. Son espace maritime représente dix-huit fois et demie la surface du territoire national métropolitain. Parce qu’elle est un atout considérable pour la souveraineté de notre pays, pour l’emploi et la biodiversité, Fabien Roussel y consacre une large place dans son programme.

 

Première réserve de biodiversité et premier gisement de ressources rares, la mer est indispensable aux écosystèmes qui rendent possible la vie humaine. Elle absorbe 80 % de la chaleur produite par la planète et près du quart des émissions de gaz carbonique. Elle contribue donc à contenir le changement climatique dont les experts du GIEC viennent de confirmer la dangerosité.

Tous ces enjeux conduisent le candidat communiste à proposer la création d’un ministère de la Mer de plein droit.

Il serait chargé dès l’installation d’un gouvernement de gauche de lancer une « conférence pour l’économie et l’écologie de la mer » avec toutes les actrices et les acteurs concernés. Il aurait rapidement à rediscuter les orientations prises avec la Commission européenne qui favorise les ports de Rotterdam, Anvers et Hambourg, soit ceux de la vieille ligue hanséatique. Ces stratégies actuelles sont à rebours du respect du traité de préservation du climat et de l’environnement puisque 40 % des conteneurs à destination de la France transitent par les ports cités plus haut avant d’être acheminés par camion vers notre territoire. Cela conduit à la perte d’au moins 70 000 emplois, tout en dégradant l’environnement. De même, de nouvelles actions doivent être entreprises pour rechercher une coopération entre les pêches artisanales française et britannique au lieu de la guerre économique post Brexit.

Les ressources en poissons seraient protégées par une pêche artisanale et écologique, à rebours de la surpêche intensifiée par les grandes firmes qui alimentent les supermarchés depuis leurs bateaux-usines.

La rémunération du travail des marins-pêcheurs doit être assurée et les coûts de production doivent être abaissés.

Les chantiers navals doivent être soutenus et développés pour construire les bateaux écologiques de demain et lancer une filière de déconstruction des navires au rebut.

La valorisation des algues est un gisement formidable de débouchés nouveaux pour l’alimentation et la médecine. Leur transformation va permettre rapidement de remplacer les matériaux issus des industries carbonées, les plastiques et même certains carburants ! Elle permet d’ores et déjà d’envisager la fabrication de nouveaux médicaments anticancéreux.

L’impulsion de la recherche autour des énergies marines comme l’utilisation de la force des vagues ou l’énergie thermique des mers peut conforter le mix-énergétique indispensable à notre souveraineté.

Un travail approfondi avec les syndicats, les élus, les responsables économiques d’Outre-mer permettrait d’envisager de développer depuis nos ports ultramarins modernisés des plateformes d’échanges ouvertes sur l’océan Pacifique, les Caraïbes, l’océan Indien et une partie de l’Amérique du Nord.

La France doit vite voter le moratoire sur l’exploitation et l’exploration minière et proposer à tous les pays de signer ensemble un traité international pour protéger les océans, les fonds marins de toute exploitation qui nuirait à l’environnement et à la biodiversité.

La diversification des activités en mer, l’intensification des échanges par voie maritime, la protection des réseaux sous-marins indispensables aux communications mondiales, nécessitent un renforcement des dispositifs de surveillance, de sécurité et de sûreté maritimes.

Ainsi, la mer doit être élevée au rang de bien commun de l’humanité, mise hors guerre économique, hors concurrence, hors privatisation.

Elle est un territoire précieux et indispensable pour un nouveau type de développement durable et écologique, riche en emplois et protecteur de la biodiversité. La mer c’est la vie aussi sur… Terre.

Patrick Le Hyaric

 

Voir les commentaires

Plan de Prévention du Bruit dans l’Environnement de l’Aéroport Roissy-CDG (PPBE

16 Mars 2022, 09:56am

Publié par PCF Villepinte

MNLE 93

Toujours plus de nuisances sonores, la santé des riverains est en jeu. Exprimons notre colère !

 PPBE 2016-2021: Un Bilan alarmant •

La population exposée à un dépassement de la valeur limite Lden 55 a augmentée de 23% de jour et de 80% la nuit. En 2019 l’étude de Bruit-Parif indique que le bruit lié aux mouvements d’avions la nuit amputent la durée de vie en bonne santé de 3 ans pour la population exposée.

 Non seulement il n’y a eu aucune baisse du nombre d’habitants impactés de jour comme de nuit autour de Roissy CDG mais pire, l’augmentation du trafic aérien (hors périodes Covid) et donc les nuisances sonores subies par les riverains dépassent les prévisions.

 C’est un échec insupportable pour le PPBE 2016-2021 PPBE 2022-2026 : Encore plus de trafic et de bruit !!! Le projet de PPBE 2022_2026 (Plan Prévisionnel du Bruit dans l’Environnement) est soumis à consultation publique du 20 janvier au 22 mars 2022

:http://www.consultationspubliques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=2571.

 La surface impactée par le bruit située dans le projet de PPBE 2022-2026 augmente de 17 %. De plus cette surface est sous-estimée puisque les CSB (Cartes Stratégiques du Bruit) ne prennent pas en compte les valeurs guides d’impact du bruit sur la santé, préconisées par l’OMS (Organisations Mondiale de la santé).

 Contrairement aux directives européennes (2002/49/CE) les CSB ne tiennent pas compte du bruit cumulé de Roissy CDG et du Bourget. Obligatoire, ce projet de PPBE n’est pas en conformité. Aucun objectif concret de réduction du bruit n’est fixé !!

Au quotidien, les aides à l’insonorisation ne règlent rien des conséquences sanitaires des multiples mouvements d’avions. Jusqu’où iront le gouvernement et les lobbies de l’aérien enfermés dans leur logique économico-financière du « capitalisme mondialisé » au mépris de la souffrance imposée dans la vie des habitants ?

Sortir de l’idéologie libérale et du Business !!

Au nom du « marché et du business » les activités de Roissy CDG impactent la qualité de vie, le vivant et la santé de 1,4 millions de riverains franciliens ! 2% des français les plus riches utilisent 50% des places d’avions ! Les riches, ceux qui polluent doivent payer davantage.

Des compagnies aériennes font voyager leur flotte à vide pour conserver leurs créneaux !!!

 Le rapport du GIEC (août 2021) sur le réchauffement climatique alerte sur l’urgence de la situation. Il faut des mesures, radicales, transformant amplement le système. Utilisons autrement les moyens financiers dont disposent l’économie française et les compagnies aériennes pour réaménager le territoire. La pandémie a fortement réduit le trafic aérien avec les conséquences pour l’emploi et le budget des familles. Au regard de bouleversement climatique, des conséquences pour le vivant et la biodiversité, l’absence de choix contraignants lors de la COP 26 à Glasgow (Nov. 2021), les éco-gestes individuels ne pourrons suffire !

 Pour les nouvelles générations il faut élaborer ensemble des solutions sociales, économiques et environnementales.

 Un autre aménagement du territoire plus écologique est indispensable notamment en Ile de France. Pour alléger le trafic routier et le nombre de camions dans la circulation routière, des zones logistiques comme Garonor et Roissy CDG peuvent être transformées en plate- forme de transports multimodal (ferroutage ; remorques sur trains avec infrastructures spécifiques).

Ces choix permettraient de réduire les émissions de CO2, de sortir de l’asphyxie routière, d’offrir des possibilités de formation et reclassement concrets pour les salariés impactés par les deux ans de crise sanitaire et l’effondrement du trafic aérien.

Pour un PPBE soucieux de la qualité de vie des Franciliens survolés pour sortir du bruit persistant et de ses impacts sanitaires nous exigeons:

 • La prise en compte des dernières valeurs-guide servant à évaluer les niveaux de bruit et préconisées par l’OMS en 2018, • Le plafonnement du trafic de Roissy à 500 000 mouvements annuels (680 000 proposés dans le PPBE),

• Le plafonnement du trafic nocturne à 30 000 mouvements annuels (moins 50%) entre 22h et 6h du matin, comme à Francfort, Heathrow, Madrid...

• L’adoption d’un échéancier de réduction du trafic dans l’objectif d’aboutir à un couvre-feu (aucun mouvement) entre 22h et 6h avant 2030.

. Transfert de l’activité répondant aux besoins du trafic Fret vers la plateforme de Vatry (Marne- 80 kms de Roissy CDG) déjà utilisée par les compagnies aériennes Chinoises.

 L’ensemble des pouvoirs publics sont interpellés et portent la responsabilité de la situation. Un autre avenir, un environnement respectueux de notre santé dépend de la mobilisation citoyenne.

Contact : Jean Marie BATY tél : 06 70 80 93 15 Email: mnle-93@orange.fr Vous pouvez nous retrouver sur Facebook : MNLE 93 ou sur notre site internet : MNLE

Voir les commentaires

Climat. Faire vite et juste : les points clés du rapport du Giec

1 Mars 2022, 14:19pm

Publié par PCF Villepinte

Le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat vient de rendre ses conclusions sur les capacités d’adaptation de nos sociétés au réchauffement à venir. Elles existent, mais la fenêtre de tir diminue à mesure que la température augmente.
 

 L'Humanité Lundi 28 Février 2022 Marie-Noëlle Bertrand

Le rapport du Giec établit «sans équivoque» la responsabilité de l'activité humaine dans le réchauffement de la planète. © AFP

Quels sont les impacts du réchauffement climatique, comment y faire face ?

Le Giec a rendu public ce 28 février le deuxième volet de son rapport d’évaluation. Le premier, publié fin août, avait établi que le réchauffement anthropique - causé par les activité humaines - s’accélère. Dès 2030, la température globale mesurée à la surface du globe devrait avoir augmenté de +1,5°C par rapport à l’ère pré-industrielle. Cette première partie avait également posé sur la table quatre scénarios de hausse des températures d’ici la fin du siècle, dépendant de notre capacité à réduire ou non nos émissions de gaz à effet de serre. Enfin, elle avait dressé l’étendue des impacts de chacun d ces scénarios sur les écosystèmes.

Ce deuxième chapitre précise les menaces auxquelles seront confrontées nos sociétés. Il établit aussi un inventaire des solutions à mettre en œuvre pour nous y préparer. Tout n’est déjà plus envisageable, alerte-t-il : certains effets sont admis comme irréversibles et dépassent nos capacités d’adaptation. La suite dépendra des actions entreprises. Il faut vers vite et juste, précisent les spécialistes, qui relèvent que la justice sociale sera un pilier de notre capacité de résistance aux changements.

Ce week-end, la communauté internationale a adopté le «résumé aux décideurs» de ce deuxième volet. Il est le fruit d’un consensus entre ce que disent les scientifiques et ce qu’acceptent d’en retenir les gouvernements internationaux. En voici les principaux messages.

1 - Les pertes et dommages déjà réels

« Le changement climatique induit par l’homme, notamment l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des évènements extrêmes, a eu des effets néfastes généralisés et des pertes et dommages connexes pour la nature et les personnes, au-delà de la variabilité naturelle du climat »

Le constat peut paraître banal, mais cette phrase, écrite avec toute la retenue du langage diplomatique, compte parmi celles les plus débattues. A travers elle, le Giec, mais surtout les gouvernements internationaux, reconnaissent trois choses. D’abord, la responsabilité humaine du réchauffement, certes déjà établie dans les précédents rapports, mais dont la reconnaissance reste critique.

Ensuite, le fait que le réchauffement provoque des évènements climatiques plus importants qu’à la normale. Enfin, et peut-être surtout, que ces derniers ont d’ores et déjà causé des dégâts humains en environnementaux. Cette question des « pertes et dommages » est un des débats clés des négociations climatiques qui se déroulent chaque année lors des COP. Les pays en développement, singulièrement, plaident pour une aide internationale spécifique visant à couvrir les aléas qu’ils ont déjà subi ou s’apprêtent à subir à l’avenir.

2 - La capacité d’adaptation déjà dépassée dans certains cas

« L’augmentation des extrêmes météorologiques et climatiques a entrainé des effets irréversibles, des systèmes naturels et humains étant poussés au-delà de leur capacité d’adaptation. » Voilà qui confirme ce qui avait déjà été mis en lumière dans la première partie de ce 6e rapport d’évaluation du Giec, publié fin août : certains effets du réchauffement sont d’ores et déjà irréversibles.

C’est le cas de la fonte des glaciers ou de la hausse du niveau des mers, qui auront des impacts sur les systèmes sociaux économiques des littoraux ou encore la ressource en eau potable de certaines régions.

Le GIEC souligne aussi l’urgence face à laquelle nous nous trouvons : « Les impacts et les risques liés au changement climatique deviennent de plus en plus complexes et difficiles à gérer. De multiples dangers climatiques se produiront simultanément, et de multiples risques climatiques et non climatiques interagiront. »

Le niveau de ces impacts, toutefois, n’est pas encore écrit. Selon que les températures du globe augmenteront de 1,5°C ou de 3°C, ils ne seront pas les mêmes. Évidemment, plus le système terre se réchauffera, plus ils seront importants. « Les perspectives de développement résilient au changement climatique sont de plus en plus limitées si les émissions actuelles de gaz à effet de serre ne diminuent pas rapidement, en particulier si le réchauffement climatique de 1,5°C est dépassé à court terme. »

3 - La justice sociale est un pilier de l’adaptation

Le développement résilient au changement climatique, c’est à dire notre capacité à résister aux évènements extrêmes et à anticiper les changements graduels, est encore possible à condition que « les gouvernements, la société civile et le secteur privé » opèrent des « choix de développement inclusifs qui donnent la priorité à la réduction des risques et à l’équité et la justice sociale. » En d’autres termes, les gouvernement, poussés par le constat dressé par le Giec, reconnaissent qu’il ne suffira pas d’adapter nos routes, nos habitations ou encore nos industries au changement climatique. Les décisions devront prendre en compte les droits sociaux. L’emploi, l’accès à la santé ou encore à l’éducation seront facteurs de résilience pour les populations.

4 - Pas de résilience sans sauvegarde de la biodiversité

C’est là encore l’un des points clés de ce 2e volet du rapport du Giec : réchauffement climatique, écosystèmes et sociétés humaines interagissent. Cette interaction peut être négative - plus l’humanité émet de gaz à effet de serres, plus la terre se réchauffe, plus les écosystèmes se dégradent, plus la concentration des gaz à effet de serre augmentent dans l’atmosphère et plus l’humanité perd en ressources. Elle peut, à l’opposé, s’avérer vertueuse. « La sauvegarde de la biodiversité et des écosystèmes est fondamentale pour un développement résilient au changement climatique (…) compte tenu de leur rôle dans l’adaptation et l’atténuation (des émissions de gaz à effet de serre) », relève ainsi le résumé aux décideurs adopté ce week-end.

 

Pour télécharger le rapport, c’est par ici !

 

Voir les commentaires

Assises communistes de l’écologie : Faire connaître nos propositions !

26 Janvier 2022, 17:09pm

Publié par PCF Villepinte

Malgré des contraintes liées à la pandémie qui nous ont résolus à organiser notre journée de travail en semi distanciel (les participants étaient connectés en visio mais regroupés par fédération pour avoir aussi de l’échange direct et du contact humain), ce samedi 22 janvier a été studieux.

 

Nous avons fait un rapide bilan de la politique écologique de Macron : beaucoup de belles paroles mais des actes négatifs (fin non effective du glyphosate ; baisse (en € constants) des crédits pour la rénovation thermique du logement ; amoindrissement, report ou censure des propositions de la convention citoyenne pour le climat ; continuation de la déstructuration du fret ferroviaire et suppression d’emplois de conducteurs de train…). Tout cela, et bien d’autres choses encore, justifie pleinement la condamnation par la justice de l’État pour inaction climatique.

L’élection présidentielle est une formidable opportunité d’exprimer notre souhait d’une révolution écologique et sociale, de mesures franches pour sauver la planète et les humains, d’en finir avec le système capitaliste, principal responsable de la dégradation de nos écosystèmes. L’élection présidentielle est une formidable opportunité de faire connaitre nos propositions en la matière, et de montrer notre originalité parmi les candidats de gauche.

Cette originalité se caractérise par 3 aspects : Ambitieux sur les moyens à dégager pour la politique climatique avec la proposition d’afficher 140 milliards d’€ au budget de la France (6 % du PIB, recommandation du GIEC). Cohérent dans nos propositions climatiques en promouvant nucléaire et renouvelable dans notre mix électrique là où toutes les autres forces de gauche renoncent à prendre la mesure de l’urgence climatique en prônant la sortie du nucléaire qui est l’énergie la plus faiblement carbonée. Original et volontariste sur le développement des transports en commun propres avec nombre de propositions pour les rendre moins chers

Le programme du candidat Fabien Roussel vient d’être dévoilé et chacun pourra s’y référer. C’est une excellente base de travail… mais qui ne pouvait être plus exhaustive sous peine de produire un livre de 800 pages illisibles. Aussi, l’objectif des assises était de compléter l’arsenal de nos propositions écologiques afin de disposer de propositions complémentaires, à disposition des militants et de nos candidats aux législatives. Chacun pourra y prendre ce qui concerne les réalités de son territoire.

Nous avons rédigé un document avec 80 propositions qui est en cours de finalisation et sera bientôt porté à la connaissance des militants et des fédérations. Il a encore vocation à être complété, amélioré : ce n’est qu’un début !

La balle est désormais dans votre camp : c’est à vous de faire connaitre ces propositions pour contribuer à l’essor de nos idées et des intentions de vote pour nos candidats à la présidentielle et aux législatives. Bonne campagne à chacun !

Alain Pagano

animateur de la commission Écologie du PCF

environnement@pcf.fr

 

Voir les commentaires

CGT Une rupture franche avec nos modes de production est nécessaire aujourd'hui.

7 Décembre 2021, 07:28am

Publié par PCF Villepinte

Le 18 novembre a eu lieu à Montreuil une journée sur « Les enjeux sociaux et environnementaux de l’énergie au cœur de nos modes de production et de vie ». Une centaine de participants étaient rassemblés. 40 autres ont pu assister à la journée en visioconférence. Enfin, la retransmission en direct sur Facebook a enregistré 1500 vues.

Une rupture franche avec nos modes de production est nécessaire aujourd'hui.

En introduction, le journaliste scientifique Sylvestre Huet a présenté un état des lieux objectif.

Le réchauffement climatique a des conséquences directes sur le taux de pauvreté. Les personnes les plus précaires sont celles qui ont le moins la possibilité de faire évoluer leur mode de consommation.

À l'inverse, les catégories les plus aisées sont celles qui ont le plus d'impact sur le réchauffement climatique.

L'urgence est de sortir des énergies carbonées, de manière réfléchie.

Pour parler de ces enjeux, une table ronde a réuni la CGT de la centrale de Cordemais, la CGT General Electrics et le think tank « Le shift project ».

 

Il existe deux voies possibles.

Première option : rendre les énergies carbonées moins polluantes. Pour cela, il convient d'affecter des financements à la recherche.

 Deuxième option : se tourner vers d'autres énergies.

Cette réflexion doit avoir lieu au niveau international, en prenant en compte les effets environnementaux et sociaux de l'extraction de métaux rares nécessaires notamment à la production de panneaux solaires et d'éoliennes.

Cette journée est l'amorce d'une démarche.

« On est pour la transition énergétique. On a enclenché un processus de réflexion pour y mettre du concret. Des demi-journées vont être organisées dans les structures intéressées pour avoir des matériaux d'étude qui collent à la réalité des territoires et connaître les incidences locales. » précise Véronique Martin, secrétaire confédérale, qui insiste sur l'importance d'une réflexion globale et interprofessionnelle sur le sujet.

La CGT porte la notion de Développement humain durable. Elle propose la création d'un grand service public de l'énergie, qui aurait notamment pour missions la réponse aux besoins de la population, la planification de la production, les relocalisations industrielles, la régulation des prix.

S'inscrire à la newsletter

 

Voir les commentaires

Assemblée nationale. Une loi pour que les citoyens s’emparent des biens communs

2 Décembre 2021, 19:35pm

Publié par PCF Villepinte

 

L'Humanité Jeudi 2 Décembre 2021

Aurélien Soucheyre

La question s’impose partout dans le monde. Pourquoi la propriété et la gestion de biens aussi essentiels que l’eau, l’énergie ou les médicaments seraient-elles laissées à des groupes privés et au marché? Un texte de loi examiné ce jeudi apporte une réponse.

Lorsque la première vague de Covid s’est abattue sur la France, certains ont pu croire qu’Emmanuel Macron avait vu un bout de lumière. «Ce que révèle cette pandémie, c’est qu’il est des biens, et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché», s’exclame alors le président de la République. Nous sommes en mars 2020. Depuis, plus rien ou presque. Le chef de l’État a repris sa marche au service d’une finance vorace et déconnectée des besoins réels. Mais cette phrase a retenu l’attention du député communiste Pierre Dharréville, qui présente, ce jeudi, à l’Assemblée nationale, une proposition de loi visant à protéger les «biens communs».

«Nous avons tout un monde à nous réapproprier et à partager de façon équitable. Il y a urgence à construire la société autrement qu’autour d’un grand mouvement de privatisation et de marchandisation des ressources et des services. Sans commun, sans protection des biens communs, nous courons à notre perte, nous n’avons d’ailleurs qu’une seule planète», mesure l’élu, qui a lancé un «inventaire des biens communs» dans sa circonscription des Bouches-du-Rhône dès le début de son mandat.

Le besoin de propriété collective

Il n’est pas le seul à se pencher sur cette question. Partout, dans le monde, des mobilisations se font jour contre l’accaparement de l’eau, des terres, des infrastructures et des savoirs par quelques-uns, au détriment du plus grand nombre. «Le sujet d’actualité majeur qui entre en résonance avec ma proposition, c’est bien sûr celui des vaccins contre le Covid. Les grandes puissances s’avèrent incapables de se rassembler pour faire pression et obtenir la levée des brevets ainsi que le partage des vaccins avec l’ensemble de l’humanité, alors qu’il s’agit de biens communs par essence», insiste le parlementaire. À ses yeux, le monde fait aujourd’hui face à un «processus dabsolutisation de la propriété privée, qui se retourne plus que jamais contre lintérêt général», et qu’il convient de rompre au plus vite.

C’est aussi l’absence de propriété collective des ressources énergétiques et des moyens de production qui a participé cette année à une explosion historique des prix du gaz et de l’électricité. Et c’est encore la volonté que les services publics ne soient plus gérés comme des biens communs mais comme des secteurs à privatiser avec des salariés à exploiter qui conduit l’exécutif à dépecer l’hôpital public et fermer des lits, sans s’assurer de l’égal accès aux soins de tous sur l’ensemble du territoire.

Créer un statut dans le Code civil

Mais que propose la loi de Pierre Dharréville? «Elle est en deux parties. Il sagit dabord dintégrer un statut et une définition des biens communs dans le Code civil», explique l’élu, qui propose ici de compléter l’article 714. Celui-ci affirme déjà qu’ «il est des choses qui nappartiennent à personne et dont lusage est commun à tous. Des lois de police règlent la manière den jouir». Le parlementaire PCF incite à ajouter cet alinéa: «Le statut de bien commun peut être attribué à des biens matériels ou immatériels, quel que soit leur régime de propriété, au regard de leur destination commune, de lusage collectif qui en est ou pourrait en être fait, de leur caractère de ressource nécessaire à toutes et tous, des droits fondamentaux qui peuvent s’y rattacher, de l’histoire collective qui a permis leur constitution, ou encore d e leur caractère de rareté et de leur caractère patrimonial remarquable eu égard aux menaces qui pourraient les mettre en danger.»

Et pour la deuxième partie de la loi? «Il sagit ici dutiliser la saisine citoyenne du Conseil économique, social et environnemental (Cese) à travers une pétition, afin dattribuer ce statut à tel ou tel bien. Un conseil citoyen est ensuite installé afin d’organiser la gestion et la protection de ce bien.» Si la loi était votée, de telles démarches pourraient être lancées aussi bien pour l’eau que pour les barrages électriques, les bâtiments patrimoniaux, les forêts et les rivières, les moyens de production, les autoroutes, les médicaments, etc.

«Je nai pas voulu créer un nouveau régime de propriété, ni fournir une liste de biens communs clés en main. Ce que je propose, cest de créer un mécanisme dappropriation sociale et démocratique des biens communs, afin que les citoyens s’en emparent eux-mêmes, un par un, et décident quoi faire et comment gérer les biens en question», développe Pierre Dharréville. Le député se dit persuadé qu’un tel outil peut «enclencher de fortes dynamiques collectives», et que «la République elle-même peut se refonder autour dun grand mouvement de réappropriation des biens communs et dinterrogation de la notion de propriété».

«LaREM ny est pas favorable»

Si elle a été «pensée pour être raisonnable et adoptée», y compris par une majorité LaREM à l’Assemblée, la réforme défendue par les députés PCF a été repoussée en commission. «Le groupe LaREM ny est pas favorable. Ce texte qui vise à apporter des modulations législatives au droit de propriété est juridiquement inopérant et litigieux au regard de la Constitution», a argumenté la marcheuse Émilie Guerel. «Je ne trouve pas très défendable dempêcher la mise en place dun processus dintervention citoyenne. Mais je ne suis pas surpris que les défenseurs de l’ordre néolibéral établi trouvent insupportable de chercher à mettre un terme à la privatisation du monde», répond Pierre Dharréville. Reste à savoir ce que votera l’Hémicycle, ce jeudi.

Du bon et juste usage de l’eau

L’eau, indispensable à toute vie : sa mise sous protection et son juste partage en tant que bien commun sont rendus d’autant plus nécessaires que sa rareté augmente avec le bouleversement climatique. Au Brésil, en Argentine et au Paraguay, l’état d’urgence hydrique a ainsi été déclaré ces derniers mois. Avec des conséquences en cascade sur l’agriculture, la pêche, la production d’électricité ou encore le transport fluvial. «Quand il ny a plus deau dans les nappes phréatiques, le facteur de la consommation et du bon usage de l’eau entre en compte», précise, à Reporterre, Christopher Carlos Cunningham, du Centre brésilien dalerte et dobservation des désastres naturels.

 

Voir les commentaires

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>