Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

ecologie

Lubrizol : vos explications apportées en boucle ne répondent toujours pas à la colère

4 Octobre 2019, 09:55am

Publié par PCF Villepinte

Voir les commentaires

Le bétonnage des sols ça suffit: il faut stopper EuropaCity

25 Septembre 2019, 13:30pm

Publié par PCF Villepinte

 

25 sept. 2019 Par Les Invités De Mediapart

Blog : Le blog de Les invités de Mediapart

De nombreuses personnalités, unissent leur voix pour demander l'arrêt du projet d'EuropaCity. « Si le gouvernement persiste à vouloir nous imposer ce projet à la fois destructeur du climat et du tissu social, nous nous engageons à faire ce qui sera en notre pouvoir pour préserver ces terres, notre bien commun ».

 Alors que la France vient de vivre l’été le plus chaud de son histoire, alors que les experts du climat ont lancé le 8 août dernier un cri d’alarme contre les conséquences catastrophiques de l’artificialisation des sols, le gouvernement et certains élus du Grand Paris s’entêtent à soutenir la construction sur des terres agricoles d’un gigantesque centre commercial et de loisirs : EuropaCity.

Le groupe Auchan, allié à un investisseur chinois, a jeté son dévolu sur les champs de Gonesse, à 15 kilomètres au nord de Paris. Situées entre les aéroports du Bourget et de Roissy, les terres de ce triangle agricole pourraient, si l’on ne fait rien, bientôt laisser la place à un complexe mêlant boutiques et hôtels de luxe, salles de spectacle et de congrès, centre aquatique climatisé, et même un « parc des neiges » - en fait une piste de ski artificielle sous hangar, comme à Dubaï.  

L’ensemble, chiffré à 3,1 milliards d’euros, serait financé par la famille Mulliez, propriétaire d’Auchan, et le conglomérat chinois Wanda. A ce budget il faut ajouter la construction d’une gare du Grand Paris Express, promise par l’Etat pour assurer la desserte de ce projet entièrement privé, et d’une vaste zone de bureaux - alors qu’il y a trois millions de mètres carrés vides en Ile-de-France. 

Cet été, malgré une contestation citoyenne qui s’amplifie, les travaux préparatoires au chantier de la gare ont démarré : une balafre géante a été tracée à travers champs, des canalisations ont été posées. Ces travaux sont d’autant plus absurdes que le PLU (le Plan local d’urbanisme) de Gonesse a été annulé par le tribunal administratif, qui l’a jugé contraire aux engagements pris par la France pendant la COP 21.

A l’ère du changement climatique, les sols de Gonesse, d’une fertilité naturelle exceptionnelle, représentent un atout stratégique : ce plateau limoneux, qui a nourri la capitale pendant des siècles, emmagasine d’importantes réserves en eau, réduisant ainsi les risques de ruissellement, d'érosion hydrique et d’inondations soudaines. 

L’Ile-de-France, saturée de centres commerciaux, n’a pas besoin d’un nouveau temple du consumérisme. En générant encore plus de trafic aérien et encore plus d’embouteillages, le mastodonte EuropaCity générerait encore plus de bruit et de pollution pour les habitante·s et encore plus de gaz à effet de serre pour nous tous. 

Localement, un certain nombre d’élus, aveuglés par les promesses mensongères de créations d’emplois du groupe Auchan, continuent de soutenir ce projet d’artificialisation des sols. Nous savons pourtant que la grande distribution ne crée plus d’emplois : elle se contente de les déplacer - et de les détruire ailleurs.

Nous, citoyennes et citoyens indigné·es par le soutien apporté par nos représentants à ce projet destructeur du climat et de la biodiversité, révolté·es par cette tentative de passage en force, demandons l’abandon d’EuropaCity et de sa gare, financée sur deniers publics.  

Nous appelons l’État à respecter les engagements pris lors de l’accord de Paris et demandons tout particulièrement au président de la République, qui se déclare partout champion de la lutte contre le changement climatique, de passer enfin des discours aux actes : il est plus que temps d’arrêter le bétonnage des sols, donc de stopper l’absurde projet EuropaCity et sa gare. 

Renoncer à ce méga-complexe commercial, ce n’est pas abandonner le territoire. Au contraire, les 680 hectares du Triangle de Gonesse offrent une opportunité unique pour l’Etat et pour la région Ile-de-France de s’engager concrètement dans un projet ambitieux de transition écologique. Des métropoles européennes comme Milan et Barcelone ont prouvé que l’agriculture péri-urbaine pouvait être une source de prospérité pour un territoire. Des pans entiers de la population française, et tout particulièrement sa jeunesse, l’appellent de leurs vœux. 

Il est temps d’organiser une véritable concertation sur l’avenir de la plaine de France. Il est urgent aussi d’examiner le projet CARMA, qui propose, pour un coût bien moindre qu’EuropaCity et sa gare, un centre de formation consacré à l’alimentation durable, des fermes de maraîchage et de céréaliculture, des vergers, de l’élevage, de l’horticulture, des jardins familiaux et associatifs, des conserveries et des brasseries. Un tel projet, qui embellirait le paysage d’un territoire malmené par les infrastructures de transport, permettrait aussi l’ouverture de sentiers accessibles aux promeneurs et aux sportifs et le développement d’un tourisme de proximité. 

Le président Macron a récemment dénoncé la complicité du président Bolsonaro dans la destruction de la forêt amazonienne. Mais pourquoi alors se rendre complice de la destruction des dernières terres fertiles aux portes de Paris ? L’Etat français a aujourd’hui la possibilité de prendre une décision historique : il peut choisir dès maintenant de s’engager dans un véritable projet de transition écologique, pour proposer à la jeunesse francilienne l’accès à des emplois utiles, dans les filières d’avenir de l’agriculture péri-urbaine, de l’éco-construction, de la rénovation thermique des bâtiments et de la mobilité durable. 

Or, pour le moment, ce sont les bulldozers du Grand Paris qui se profilent à l’horizon : les travaux de la gare, qui visent à rendre irréversible l’urbanisation des terres, pourraient reprendre dès le mois de novembre de cette année. 

Nous, citoyennes et citoyens, ne pouvons nous y résigner : si le gouvernement persiste à vouloir nous imposer ce projet à la fois destructeur du climat et du tissu social, nous nous engageons à faire ce qui sera en notre pouvoir pour préserver ces terres, notre bien commun, et qu’il est de notre devoir de transmettre aux générations futures.

Signataires :

Clémentine Autain, députée de Seine-Saint-Denis Geneviève Azam, essayiste, membre du conseil scientifique d’ATTAC  Delphine Batho, députée des Deux-Sèvres,  ancienne ministre de l’Ecologie      David Belliard, conseiller de Paris Juliette Binoche, comédienne Christophe Bonneuil, historien des sciences, éditeur

Jacques Boutault, maire du 2ème arrondissement de Paris     José Bové, paysan, ancien député européen     Daniel Breuiller, vice-président de la métropole du Grand Paris  

Dorothée Browaeys, auteure, journaliste     Marie-George Buffet, députée de Seine-Saint-Denis, ancienne ministre de la Jeunesse et des Sports Simon Burkovic, adjoint au maire d’Arcueil Xavier Capet, océanographe  Gilles Clément, paysagiste et écrivain Eric Coquerel, député de Seine-Saint-Denis David Cormand, député européen

Pierre Dardot, philosophe Karima Delli, députée européenne, présidente de la commission transports Michel Dubromel, président de France Nature Environnement  Fabien Gay, sénateur de Seine-Saint-Denis Nicolas Girod, porte-parole de la Confédération paysanne Raphaël Glucksmann, député européen Rob Hopkins, fondateur du Mouvement des Villes en transition Michel Isambert, ingénieur agronome Yannick Jadot, député européen  Jean Jouzel, climatologue Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France Karim Lapp, président d'Agir pour l’environnement Christian Laval, sociologue Gilles Lemaire, militant écologiste altermondialiste                 Corinne Lepage, avocate, ancienne ministre de l’Environnement Albert Levy, architecte-urbaniste Alain Lipietz, ancien député européen Frédéric Lordon, philosophe

Céline Malaisé, conseillère régionale d’Ile-de France  Christian Métairie, maire d’Arcueil Didier Mignot, conseiller régional de Seine-Saint-Denis  Fabrice Nicolino,  journaliste, président de « Nous voulons des coquelicots »  Francis Palombi, président de la Confédération des commerçants de France  Michel Pinçon-Charlot, sociologue Monique Pinçon-Charlot, sociologue     Dominique Potier, député de Meurthe-et-Moselle Franck Pupunat, fondateur du mouvement Utopia        Marie-Monique Robin, documentariste François Ruffin, député de la Somme Ludovic Sanglier, maraîcher Pierre Serne, conseiller régional d'Ile-de-France   Danielle Simonnet, conseillère de Paris   Nathalie Simonnet, secrétaire fédérale du Parti communiste français de Seine-Saint-Denis Bernard Stiegler, philosophe    Marie Toussaint, députée européenne, fondatrice de "Notre affaire à tous »   Henri Trubert, éditeur                         

 

Voir les commentaires

Marches pour le climat : "M. Macron, remballez votre mépris et agissez !" (Ian Brossat)

24 Septembre 2019, 07:22am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 23/09/2019 par PCF

Selon Le Parisien, le Président de la République, dans l’avion qui l’emmenait à New York, s’est une nouvelle fois livré à des propos particulièrement méprisants.

Cette fois, ce sont les jeunes qui participent par dizaines de milliers aux marches pour le climat qui font l’objet de la condescendance présidentielle. « Les dénonciations, on est au courant. Défiler tous les vendredis pour dire que la planète brûle, c’est sympathique, mais ce n’est pas le problème ». Cette arrogance sans borne est insupportable. Emmanuel Macron a pour mandat de représenter les Français, pas de les accabler de ses propos suffisants et fielleux.

De plus, le chef de l’État fait mine de ne pas comprendre que les marches pour le climat ne se cantonnent pas à la dénonciation de la situation catastrophique du réchauffement climatique, mais exigent d’abord et avant tout de l’action de la part des gouvernements. Or, en matière de transition écologique, le Président se signale par sa passivité criminelle. Pire, derrière les déclarations d’intentions, il continue en réalité « business as usual », en apportant son soutien aux traités de libre-échange comme le CETA, aux projets destructeurs (EuropaCity, CDG Express…), et aux industriels de l’énergie carbonée (renouvellement des concessions aux compagnies d’hydrocarbure, exonérations fiscales sur les énergies fossiles, division par deux du crédit d'impôt pour la transition énergétique, accord donné à Total pour importer 550 000 tonnes d'huile de palme…). Tout récemment encore, le gouvernement a acté la fin du train des primeurs Perpignan-Rungis, donnant ainsi son feu vert à l’arrivée de 25 000 camions polluants supplémentaires sur les routes pour le remplacer.

Alors oui, M. Macron, les jeunes ont raison de se mobiliser par milliers pour dénoncer votre inaction et votre double discours. Remballez votre mépris et agissez vraiment pour sauver le climat !

Ian Brossat, porte-parole du PCF,

 

Voir les commentaires

Rapport du GIEC : "Un nouveau mode de développement qui réponde aux besoins humains" (Fabien Roussel – PCF)

26 Août 2019, 07:02am

Publié par PCF Villepinte

 

Publié le 08/08/2019 par PCF

Un nouveau rapport du GIEC alerte sur l'exploitation des terres, la déforestation et les objectifs de sécurité alimentaire à l'horizon 2050. Sans mesures rapides et fortes, non seulement le réchauffement climatique risque de se poursuivre, mais l'agriculture sera lourdement pénalisée par les conséquences de ce réchauffement alors que la planète devrait accueillir près de 10 milliards d'êtres humains d'ici 30 ans et que la famine touche encore 820 millions d'hommes, de femmes et d'enfants.

 

Il est urgent de protéger nos forêts, de développer une agriculture à taille humaine, locale et respectueuse des sols au lieu de favoriser des modes de production industrielle qui les exploitent à outrance.

Dans ce rapport qui fait un focus sur les sols, le GIEC fait le lien entre les besoins croissants de la population d'ici 2050, les risques de perdre des terres arables à cause du réchauffement climatique et la nécessité de produire et consommer autrement pour émettre moins de CO2 et de méthane.
Le rapport montre également le rôle important de nos forêts et des sols qui permettent de piéger le CO2.

C'est pourquoi il faut stopper les programmes de déforestation et les accords de libre échange tel que le CETA, le MERCOSUR qui favorisent des échanges commerciaux sur les produits agricoles avec des pays qui sont loin de respecter de tels engagements, comme le Brésil ou le Canada. En France, comme en Europe, il faut accompagner nos agriculteurs pour leur permettre de produire mieux et de vivre décemment de leur travail. L'agriculture ne doit plus être soumise aux lois du marché.

Ces chiffres montrent qu'il est urgent de mettre en place un autre mode de développement, plus respectueux de la planète comme de ceux qui travaillent la terre tout en permettant de répondre aux besoins humains.

 

 

Voir les commentaires

Écologie, climat, priorité de la vie suivant tous les prismes.

28 Juillet 2019, 11:52am

Publié par PCF Villepinte

 

Crise écologique et sociale: pour un activisme fractal

L'Humanité Mercredi, 24 Juillet, 2019

Aurélien Barrau

Par Aurélien Barrau, Astrophysicien, professeur à l’université de Grenoble-Alpes.

Il n’est aujourd’hui plus raisonnablement possible d’ignorer la catastrophe à laquelle les vivants – humains et non-humains – font face. Nous avons perdu plus de la moitié des populations sauvages en quelques décennies, un million d’espèces sont menacées de disparition à court terme, des centaines de millions de réfugiés climatiques sont attendus: nous sommes en guerre contre la mort. En parallèle, nombre de velléités – individuelles ou collectives – à construire un autre monde, à développer de nouvelles solidarités, à remettre en cause les dogmes consuméristes et gestionnaires sont réprimées ou discréditées. Avec une brutalité, physique ou symbolique, qui aurait sans doute été inconcevable il y a quelques années encore. Le pire, naturellement, le plus scientifiquement inepte comme le plus éthiquement intenable, consisterait à continuer, encore un peu, comme si de rien n’était. Pour jouir une dernière fois, jusqu’à la nausée. À mon sens, cela ne conduirait d’ailleurs pas à un «collapse» brutal, mais plutôt à l’avènement progressif d’un monde triste et pauvre, ensemencé de pandémies et de famines, à la beauté éteinte et à la diversité absente. Demeure la question centrale: s’il faut donc agir, quelle voie suivre?

Des hypothèses sont déjà disqualifiées. La croyance au miracle technique, par exemple, n’a pas de sens pour plusieurs raisons. Premièrement, rien ne le laisse rationnellement présager: sous couvert de scientificité, cette idée relève plutôt d’une pensée magique ou incantatoire. Deuxièmement, la découverte improbable d’une énergie propre ne résoudrait en rien le drame: le problème est tout autant celui de l’utilisation de l’énergie que celui de son origine. Raser la forêt avec des bulldozers solaires ne change rien au fait que la forêt serait rasée! Troisièmement, tous les individus et toutes les espèces qui disparaissent en ce moment même – nous sommes déjà au cœur de l’extinction massive – ne renaîtront pas.

De nombreuses visions plus crédibles, pour éviter le pire, fleurissent heureusement. Toutes mêlent le défi écologique à l’action sociale: il n’y a pas de solution permettant d’endiguer la pauvreté tout en diminuant la destruction de la nature sans la mise en œuvre d’un partage. C’est presque une évidence factuelle.

Il n’en demeure pas moins que les débats font rage quant aux modalités, aux directions et aux échelles à privilégier. Quel camp choisir? Les scientistes ou les intuitifs rêveurs? Les doux dingues ou les radicaux? Je crois qu’il est aujourd’hui vital de penser une action fractale et même multifractale. La fractalité se définit par la persistance du motif quelle que soit l’échelle. L’enjeu consisterait ici, en effet, à intégrer la priorité de la vie suivant tous les prismes: au niveau politique, associatif et individuel. Il n’y a pas d’avenir viable sans une révolution – les petits gestes ou les mesures symboliques ne suffiront pas. Une révolution heureuse et sans terreur, pour le commun et l’apaisement, une révolution du réenchantement, sans retour à l’âge de pierre – évidemment! – et sans dictature. L’idée d’une «dictature verte» est une invention ubuesque de ceux qu’un possible infléchissement de leur confort prédateur rend malades: vexés qu’une adolescente perspicace (Greta Thunberg) leur explique la vérité de la situation, ils tentent d’inverser le rapport d’oppression en présentant les plus soucieux de la vie comme des despotes en puissance. Ce serait comique (puisque l’action écologique consiste justement à endiguer les déplacements massifs de population qui, très probablement, mèneront à des régimes dictatoriaux) si ça n’était aussi tragique. Comme ne manque pas de piquant le fait que les militants qui relaient le message essentiellement unanime de la communauté scientifique soient taxés de d’«antiscience» par les lobbies technocrates! Ni cette dernière invention cocasse: il faudrait demeurer dans le déni de la catastrophe pour éviter… la souffrance de l’éco-anxiété. À chaque jour sa nouvelle excuse pour demeurer dans l’immobilisme. Or, cette nécessaire révolution ne peut advenir qu’en interpénétrant les niveaux d’action et de conscience.

La fractalité, ici, concerne non seulement l’échelle d’engagement, mais aussi ses modalités. Dimensions rationnelle-légale et dimension spontanée-volontaire. Dimension techno-scientifique et dimension religieuse-spirituelle. Dimension militante-activiste et dimension diplomatique-négociatrice. ­Dimension ontologique-métaphysique et dimension praxique-heuristique. Il est temps de choisir de ne pas choisir. Et de répartir les tâches au gré des aspirations et des ­compétences. Il faut de nouvelles alliances: entre les cultures et entre les espèces. La multifractalité doit aussi toucher la sémantique et la sémiotique. Les vieilles catégories ne fonctionnent plus. Le langage étiole bien trop les possibles de la pensée. C’est vrai au niveau des mots: si l’on utilisait «prédation mortifère» au lieu de «croissance économique», le ressenti serait tout autre. Mais c’est, plus profondément encore, vrai au niveau des concepts. On ne peut pas en rester à des slogans normatifs naïfs. Par exemple «Vive la liberté!» n’est pas sans ambiguïté. Oui, la liberté de contester, de revendiquer, d’explorer, de sauver, de migrer, de penser hors de l’ordre est aujourd’hui menacée et il semble impératif de la défendre et de la réhabiliter.

Mais, en contrepoint, la liberté de polluer dans l’insouciance, de détruire la vie, d’opprimer les minorités, de ne pas vacciner ses enfants, de porter à leur paroxysme nos comportements indolemment destructeurs doit-elle être défendue? J’en doute. On ne peut pas se contenter d’un «pour ou contre». Il faut être subtil. Comme, d’ailleurs, pour la violence: naturellement, condamner la violence est un fondamental acceptable et même souhaitable. À l’encontre, notamment, des réfugiés ou des précaires, les violences à dénoncer ne manquent pas! Mais, face à une inertie systémique devenue folle, ne faut-il pas faire preuve d’une «bienveillante violence» pour endiguer le monstre? Et ne faut-il pas aussi interroger en profondeur les régimes et taxinomies de la violence? Un geste réputé violent peut être hautement moins dangereux que ce contre quoi il lutte. Face à un assassin sur le point d’agir, une certaine violence pour l’interrompre est parfaitement légitime. Là encore, aucun autre choix que la nuance. Aucune autre voie que la divergence assumée. La fractalité concerne également l’étiologie de la crise: ses causes sont multiples, diffuses, enchevêtrées, et la surfocalisation sur le climat est une erreur. La pollution, la disparition des espaces vierges, le morcellement des terres, l’agriculture intensive, entre mille autres choses, jouent également un rôle majeur. Il est temps de poser la question: que voulons-nous sauver? S’il ne s’agit que d’assurer la subsistance de l’espèce humaine sur une Terre dévastée, ça ne devrait pas être trop difficile: que quelques riches privilégiés puissent survivre est très probable. Si c’est, au contraire, un devenir commun et respectueux qui nous importe, si les non-humains et les plus démunis comptent aussi… alors la tâche est immense.

Parce que la vérité de la crise du vivant n’est plus contestable, une certaine panique gagne les forces réactionnaires: attaques ad hominem, calomnies et diffamations témoignent de ce que les lanceurs d’alerte sont enfin pris au sérieux. C’est une bonne nouvelle. Mais face à cette puissance économique, politique, militaire, médiatique… le combat pour la vie sera, c’est un euphémisme, plus que difficile à gagner. D’autant que les dégâts sont déjà considérables. Et d’autant que nous revendiquons une dissymétrie de moyens en refusant les procédés les plus vils, les caricatures et les moqueries. Si nous voulons néanmoins donner une chance à l’avenir, à la beauté et à la diversité, je crois qu’il faut laisser l’action et l’intention se diffracter en la matrice des possibles. Dans un chaos créatif et respectueux. Quitte à un peu d’incohérence, quitte à un peu d’exubérance. Ne faisons pas semblant de croire à la simplicité ou à l’univocité. L’activisme fractal revendique ses non-choix, suivant les carcans des vieux schèmes. Son errance apparente est aussi une exigence et une revendication: il veut ouvrir des possibles à tous les niveaux, et même questionner le nivellement lui-même. Il veut en finir avec la politique de la gestion qui gangrène l’action écologique comme le fonctionnement des hôpitaux, entre beaucoup d’autres choses. Il ne dit finalement qu’une chose: la plus dangereuse des violences est aujourd’hui celle qui oublie que le sens du monde – sa direction et sa signification – pourrait être autre.

Le monde était, pour Héraclite, un enfant qui jouait. Il est aujourd’hui, manifestement, un enfant qui meurt.

Voir les commentaires

Sans changement de notre mode de développement, nous allons droit dans le mur

23 Juillet 2019, 05:36am

Publié par PCF Villepinte

 

SENAT:Énergie et climat -

Par Fabien Gay PCF / 16 juillet 2019

Madame la secrétaire d’État, si je devais résumer en quelques mots notre sentiment sur ce projet de loi, je dirais que nous en partageons l’ambition, mais que, comme souvent avec le gouvernement auquel vous appartenez, nous cherchons les moyens mis sur la table pour atteindre l’objectif.

La Cour des comptes européenne estime que, pour amorcer la transition écologique en France, il faudrait investir 145 milliards d’euros par an sur dix ans, dont les deux tiers dans le transport et le logement.

À ce sujet, j’ai une question : où sont les filières industrielles nécessaires pour atteindre le mix énergétique visé et développer les énergies renouvelables, notamment l’éolien en mer, la méthanisation ou encore l’hydrogène décarboné ?

L’urgence climatique est pourtant là ! La COP 21 de Paris s’était fixé pour objectif, en 2015, de maintenir le réchauffement climatique à moins de 2 degrés. Si nous ne changeons pas radicalement nos manières de consommer, de produire, de nous déplacer, notre politique énergétique et industrielle, en clair notre mode de développement, alors nous allons droit dans le mur.

À cette allure, voici ce que nous allons laisser comme Terre en 2050 à nos enfants, et personne ne pourra dire que nous ne savions pas : des îles englouties par la montée des eaux, des ouragans et des cyclones plus intenses, de plus en plus d’épisodes de chaleur, comme celui que nous avons connu à la fin du mois de juin, des hivers de plus en plus rudes, un million d’espèces disparues, des feux de forêt qui se multiplieront.

Ce scénario n’est pas le prochain film catastrophe hollywoodien, mais la réalité en train de se préparer sous nos yeux, avec pour conséquences l’explosion de la pauvreté, avec 100 millions de pauvres en plus à l’horizon de 2030, et le déplacement de 250 millions de réfugiés climatiques à l’horizon de 2050.

Bref, nous sommes en train de tuer notre planète et les espèces qu’elle porte, la nôtre incluse.

Si nous ne prenons pas des décisions radicales aujourd’hui, le pouvoir politique sera devant un défi insurmontable dans dix ans : comment survivre sur une planète qui a subi des dommages irréversibles, avec près de 10 milliards d’habitants ? C’est donc une politique globale et radicale qu’il nous faut mener. Ni les slogans, ni les effets d’annonce, ni la politique des petits pas ne peuvent nous sauver !

Par ailleurs, la présentation de votre projet de loi est rattrapée cruellement par l’actualité : il est facile d’afficher l’objectif de la neutralité carbone en 2050 à l’article 1er, mais, pendant ce temps, l’Assemblée nationale est en train de le ratifier le CETA, et l’Union européenne a signé un accord de libre-échange avec le Mercosur. Les risques sanitaires, sociaux et environnementaux sont immenses : ces accords de libre-échange vont à contre-courant de l’histoire !

Alors qu’il faudrait imposer le principe de coopération entre les peuples, vous érigez le principe de compétition en dogme. Alors qu’il est urgent et vital de relocaliser notre agriculture et notre production industrielle, vous préparez treize nouveaux traités de libre-échange, qui multiplieront le transport de marchandises au-dessus de nos océans. Un jour, pourtant, ces traités deviendront caducs, car ils seront reconnus comme crimes d’écocide, au même titre que les pollutions au plastique, au fioul et la déforestation à outrance pour le seul profit.

Madame la secrétaire d’État, tout peut-il être marché ? S’il s’était agi d’un sujet du baccalauréat de philosophie, nous n’aurions pas, je pense, rendu la même copie... Vous faites le pari que oui, car le capitalisme peut trouver une niche dans le développement des énergies renouvelables et réaliser des profits sur la transition verte. Cela coïncidant avec la prise de conscience de plus en plus prégnante des urgences climatiques dans l’opinion populaire, c’est tout un modèle de « croissance verte » qui est colporté par le Gouvernement et sa fidèle majorité.

Mais, pour cela, il vous faut casser toutes les barrières, en commençant par mettre fin aux tarifs réglementés du gaz, puis en abattant progressivement les tarifs réglementés de l’électricité. Car, pour vous, une seule règle compte : la main invisible du marché ; et tant pis si cette main droite plonge des centaines de milliers de foyers supplémentaires dans la précarité énergétique !

M. Roland Courteau. Eh oui !

M. Fabien Gay. C’est ce même dogme qui vous pousse à poursuivre la vente de l’énergie nucléaire au concurrent privé d’EDF, avec le déplafonnement de l’Arenh. (M. Roland Courteau opine.) Là encore, alors que, contrairement à ce que vous avez affirmé, ce dispositif est, par ricochet, à l’origine de l’augmentation des tarifs réglementés de 5,9 % pour les foyers, soit près de 100 euros en moyenne, vous répondez aux injonctions des opérateurs privés et de leurs juteux profits.

Pas un mot non plus sur la future concession de près de 150 barrages hydroélectriques au privé, alors qu’ils sont un élément essentiel pour stocker nos énergies renouvelables.

Votre but ultime n’est pas dans la loi, mais votre plan est maintenant connu : après avoir vendu Engie aux appétits financiers, vous préparez le démantèlement d’EDF. Le mécanisme est simple et connu : nationaliser les pertes, c’est-à-dire un nucléaire aujourd’hui déficitaire, et privatiser la distribution et les énergies renouvelables.

M. Roland Courteau. Exact !

M. Fabien Gay. Vous voulez casser une entreprise publique intégrée pour livrer toute la filière au privé !

Mais, vous le savez, il faudra en passer par une loi pour finir de déréglementer tout le marché de l’énergie. Or, là encore, l’actualité vous rattrape, car les Françaises et les Français en ont marre de voir leur patrimoine bradé au privé, comme en témoignent les plus de 500 000 soutiens déjà exprimés au projet de loi référendaire pour Aéroports de Paris.

Nous mènerons donc une bataille acharnée pour éviter le démantèlement et la privatisation d’EDF. Car, nous, nous n’avons pas honte de le dire : si nous voulons réussir ce défi d’avenir, il nous faut un grand service public de l’énergie, qui réponde à la nécessité du XXIe siècle, sauver la planète et l’humain.

Pour conclure, je recommande à votre méditation cette phrase du chef sioux Sitting Bull : « Quand ils auront coupé le dernier arbre, pollué le dernier ruisseau, pêché le dernier poisson, alors ils s’apercevront que l’argent ne se mange pas. » Voilà où nous en sommes aujourd’hui !

 

 

Voir les commentaires

Une mobilisation rassembleuse pour contester le G7 climat.

9 Mai 2019, 12:25pm

Publié par PCF Villepinte

 A l'occasion du G7 consacré à l’environnement et aux océans se réunissant à Metz les 5 et 6 mai dernier, une marche pour exiger la justice sociale et écologique s’est déroulée le samedi 4 mai et a rassemblé 3500 personnes.

Dès l’annonce de la tenue de ce sommet à Metz, des contacts ont été pris pour aller vers la construction la plus large possible. La déclaration unitaire lue par un dirigeant de la CGT Moselle a rassemblé une quarantaine d’associations, d’organisations et partis politiques. Les contacts unitaires ont été largement facilités par le travail en commun qui existait contre la création d’une plateforme Amazon dans l’agglomération messine depuis maintenant plusieurs mois. Des délégations étaient venues de tout le Grand Est, mais aussi de Belgique, du Luxembourg et d’Allemagne dont Heinz Bierbaum, dirigeant de Die Linke et du PGE. Des militants du Réseau Action Climat, d’Oxfam et de Greenpeace étaient également présents.

L’appel unitaire décrit la contestation du système ainsi que les exigences climatiques et sociales. La mobilisation des gilets jaunes, présents parmi les signataires, a facilité la prise en compte des urgences sociales par les associations et organisations plus mobilisées sur les questions d’environnement et d’écologie. Les associations contestant les projets autoroutiers en Alsace et en Lorraine étaient présentes comme le collectif Bure s’opposant à l’enfouissement des déchets nucléaires. La revendication de la préservation de la biodiversité était forte chez les manifestants. La marche a défilé dans une ville en véritable état de siège. En effet, trois mille policiers ont été mobilisés pour ce sommet. Cette situation n’a pas contribué à faciliter la venue à la manifestation.

Lors des prises de parole, Jacques Maréchal, secrétaire départemental du PCF, est intervenu pour dénoncer le projet de création de la plateforme Amazon en liant les questions sociales, environnementales et fiscales : comment une collectivité locale peut-elle favoriser la venue d’une multinationale dont la marque de fabrique est de pratiquer l’évasion fiscale à grande échelle? il a également souligné les effets néfastes des 300 véhicules/jour supplémentaires prévus pour la plateforme, et les conditions sociales désastreuses pratiquées par l’entreprise.

La déclaration commune énonce notamment: «Une poignée de grandes fortunes, de financiers et d’actionnaires… se gavent à coup de milliers de milliards, organisent l’évasion et la fraude fiscale à l’échelle mondiale avec la complicité de nos dirigeants. Des sommes colossales sont encore aujourd’hui investies dans des projets climaticides, en témoigne la menace de destruction qui pèse maintenant sur l’Amazonie avec l’ami de Trump, le fasciste brésilien Bolsonaro. Et que dire des dépenses militaires mortifères, qui, cette année, plafonnent à 1300 milliards de dollars!»

Les communistes avaient choisi de défiler derrière la banderole: Sauver la banquise, pas les banquiers!

La presse a souligné la très grande diversité des manifestants: Metz était teintée de toutes les couleurs. Démonstration a été faite que la question de la lutte contre le réchauffement climatique peut être l’objet de très larges rassemblements et porteurs de rupture systémique.

Marie Maréchal
Fédération du PCF de la Moselle

Voir les commentaires

Pour sauver le climat, des mesures d’urgence et une solution de fond : sortir du capitalisme !

28 Mars 2019, 08:36am

Publié par PCF Villepinte

Les manifestations du 15 et 16 mars ont été une réussite : 350 000 manifestants. Avec une jeunesse particulièrement mobilisée. On y a vu des revendications qui demandent d’agir. Vite. Et qui mettent en cause le système (capitaliste) avec des slogans tels que : « C’est le système qu’il faut changer, pas le climat. Si le climat était une banque, on l’aurait sauvé. Pour de l’argent, ils tueraient terre et mer. Sauvons la banquise, pas les banquiers. Non aux légumes qui voyagent plus que moi »…

Et, pendant ce temps-là, la macronie agit. Mal. Évidemment elle ne remet en cause ni les racines du mal, ni le système. Et la France fait figure de mauvais élève avec un dépassement de 7 %, sur la période 2015-2018, des émissions de dioxyde de carbone par rapport aux engagements pris à la COP 21. Et faute d’une politique volontariste, le gouvernement s’attend déjà à dépasser de 6 % ses niveaux d’émission de CO2 pour 2019-2023 !

Alors le gouvernement peut fanfaronner sur l’obtention d’une vice-présidence française à l’agence onusienne de l’environnement, le Président peut clamer qu’il faut faire « plus vite, plus haut, plus fort » sur l’écologie… mais les actes concrets sont à l’inverse. Et tenir ses promesses de la COP 21, ce serait déjà un objectif minimum !

La macronie, au mépris des gilets jaunes, a essayé de relancer l’idée d’une augmentation de la taxe carbone. 77 % des Français y sont défavorables, marque d’un refus de l’écologie punitive. Il est grand temps de passer à une écologie positive en prenant des mesures incitatives pour le plus grand nombre !

Et n’en déplaise aux tenants de l’idée que l’écologie est « au-dessus des partis », « ni de droite, ni de gauche », idée expérimentée par Nicolas Hulot avec le succès que l’on sait, il faudra choisir : c’est soit le marché et la loi du profit, principaux moteurs de la dégradation climatique, soit des règles politiques fortes, financées par ceux qui possèdent les richesses (et polluent), pour gagner la bataille pour la protection de la planète !

Besoin d’une révolution écologique et sociale !

Si on veut sauver le climat, il faut s’attaquer aux racines du mal, sortir du « système », c’est-à-dire sortir du capitalisme qui met la préoccupation du profit bien au-dessus du souci de protéger la planète, qui produit les pollutions que l’on connait. Il faut une révolution écologique et sociale ! À titre d’exemple, la mondialisation capitaliste se traduit par des échanges commerciaux mondiaux accrus, des productions dans les pays à bas coûts salariaux… mais à fort coût environnemental, puisqu’il faut transporter les marchandises sur de longues distances, et c’est très polluant, très émetteur de CO2. Alors, oui, il faut changer de modes de production, produire local chaque fois que c’est possible. Pour la planète comme pour nos emplois.

Et, sans attendre le grand soir de la révolution écologique et sociale, on peut agir immédiatement pour le climat. En prenant des mesures d’urgence. Nous proposons de réduire les émissions de carbone produites par les transports (le principal émetteur de carbone en France avec 29 % des émissions) : En passant à la gratuité des transports en commun ; en développant le transport ferroviaire fret et passager pour s’attaquer au transport « tout camion » - il faut que l’Europe décide d’un plan de grands travaux ; en privilégiant les circuits courts agricoles comme industriels. Nous proposons également la rénovation thermique de 1 million de logements pour agir là encore très concrètement sur la réduction des gaz à effet de serre.

Toutes ces mesures sont de l’ordre de l’écologie positive : elles redonnent un peu de pouvoir d’achat aux familles, elles créent des emplois. Et pour financer tout cela, nous proposons que la BCE réoriente l’argent : plutôt que de financer les marchés financiers, elle peut financer par des prêts à 0 % un fonds européen de développement social et écologique, de développement des services publics.

Portons ces propositions dans le débat public et l’action. Elles sont bien accueillies. Elles marient les actions concrètes de proximité à but de changement immédiat et une visée révolutionnaire de plus long terme. Du communisme vert.

Alain Pagano, membre du CEN, responsable à l’écologie

Facebook de la commission Écologie : https ://www.facebook.com/ecologiepcf/

 

Voir les commentaires

La France va continuer à produire pendant 6 ans des pesticides très dangereux

22 Mars 2019, 15:51pm

Publié par PCF Villepinte

Voir les commentaires

Plus de 350 000 personnes participent La "Marche du siècle" pour le climat et la "justice sociale"

17 Mars 2019, 08:21am

Publié par PCF Villepinte

Samedi, 16 Mars, 2019

"Fin du monde, fin de mois, même combat": la "Marche du siècle" a été un succès samedi réunissant des centaines de milliers de manifestants à travers la France, qui ont dénoncé "l'inaction" contre le changement climatique mais ont aussi appuyé les revendications sociales de mouvements comme les "gilets jaunes".

"Plus de 350.000 personnes dans 220 villes de France se sont rassemblées pour dénoncer l'inaction du gouvernement français face à la crise climatique et son cynisme vis-à-vis de la crise sociale", ont affirmé les organisateurs dans un communiqué.

Sous le ciel ensoleillé de la capitale, une foule très dense a marché de la place de l'Opéra, bondée à la mi-journée, à la place de la République. Beaucoup de jeunes étaient là, dans une ambiance bon enfant. "On est plus chaud que le climat", pouvait-on lire sur des pancartes. Plusieurs cortèges s'étaient tout d'abord formés dans différents endroits de Paris, avec des mots d'ordre distincts: pour la biodiversité, "l'urgence sociale et climatique" ou le transport "vert".

 

Militant écolologiste et réalisateur du documentaire "Demain", Cyril Dion a appelé à une "convergence avec les gilets jaunes" lors d'une conférence de presse au départ d'un des cortèges de la marche pour le climat. Selon lui, "la cause de la destruction des écosystèmes se trouve dans ce modèle économique".

Environ 140 organisations, de Greenpeace France à la Fondation Nicolas Hulot, avaient appelé à descendre dans la rue pour le climat, estimant qu'il est "temps de changer de système industriel, politique et économique".

Cet appel a été très suivi à travers le pays. Selon les préfectures concernées, 8.000 manifestants ont défilé à Montpellier, 6.000 à Rennes, 3.000 à Tours, 2.700 à Besançon ou 2.500 à Marseille.

Les jeunes avaient ouvert le bal vendredi, répondant en masse à l'appel de la jeune Suédoise Greta Thunberg. Ils étaient entre 29.000 et 40.000 à Paris, 168.000 à travers la France, selon l'organisation Youth for climate. "Il faut vraiment qu'il y ait un moment de basculement, un avant et un après", a espéré Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France.

Lors des précédentes marches pour le climat, nées après la démission de l'ancien ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, plus de 15.000 personnes étaient descendues dans les rues de Paris. Depuis plusieurs mois, se multiplient des pétitions, actions et campagnes en ligne.

Et l'Etat est poursuivi par quatre ONG (Fondation Nicolas Hulot, Greenpeace France, Notre Affaire à Tous et Oxfam France) pour "manquements" à son obligation d'action contre le réchauffement. Elles sont à l'origine d'une pétition qui a récolté plus de deux millions de signatures en moins d'un mois.

Les manifestants s'appuient sur les avertissements lancés par les scientifiques pour demander aux responsables politiques et économiques des actions plus radicales en faveur du climat et de la faune et flore sauvages. L'Accord de Paris de 2015 vise à limiter le réchauffement de la planète à +2°C par rapport à l'ère pré-industrielle et idéalement à +1,5°C, mais les engagements actuels des Etats annoncent un monde à +3°C.

Lorenzo Clément avec AFP.

marche pour le climat

marche du siècle

 

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>