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ecologie

ZAD de Gonesse : Soutien et solidarité avec les opposants à la gare de plein champ de la ligne 17

25 Février 2021, 07:11am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 24/02/2021 par PCF

Ce mardi 23 février les occupants de la ZAD de Gonesse ont été expulsés par les forces de l’ordre.

La vingtaine de personnes présentes sur place, pour la plupart jeunes, a été conduite au commissariat de Pontoise.

Une délégation du PCF, composée de Fabien Gay, sénateur, Didier Mignot, conseiller régional d'Ile-de-France et Hervé Bramy, membre de la commission Ecologie, s’était rendue sur la ZAD le veille pour renouveler le soutien du PCF au CPTG, à ses membres dont les associations environnementales et, surtout, à Bernard Loup, son président qui a fait l’objet d’une condamnation du tribunal à la demande de Valérie Pécresse, présidente de la Région IDF.

 Nous renouvelons également notre soutien et notre solidarité aux occupants pacifiques de la ZAD et nous demandons leur libération. Décidément, pour la majorité de droite de l’Ile-de-France comme pour le gouvernement, le chemin est difficile à parcourir pour affirmer que l’affectation de ces terres doivent entièrement être consacrées à l’activité agricole. Les terres du Triangle de Gonesse doivent devenir, avec la contribution du projet Carma, la ferme maraîchère de la région parisienne.

Si nous continuons de penser que la ligne 17 doit, plus que jamais, relier Saint-Denis-Pleyel au Mesnil-Amelot, en passant par l’Aéroport Charles de Gaulle nous considérons, cependant, avec détermination, que la construction d’une gare de plein champ est un projet obsolète. En effet, nous refusons toute nouvelle et éventuelle opportunité qui pourrait conduire à une artificialisation et au bétonnage des très riches terres agricoles de cette partie de la région parisienne.

Suite à l’annulation d’Europacity à laquelle le PCF a contribué, nous  appelons toutes celles et tous ceux qui agissent pour une « société d’après » à poursuivre leur mobilisation pour un développement des terres de Gonesse qui fasse utilement et respectueusement le lien entre la nature et les êtres humains.

Deux prochains prochains rendez-vous sont fixés. Vendredi 26 février à 12h30 devant le Tribunal de Pontoise et samedi 27 février à 11h00 au Trocadéro, les communistes franciliens seront présents !

Parti communiste français,

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La ZAD des sauveteurs de terre  de Gonesse évacuée par la force,  les terres fertiles toujours menacées !

23 Février 2021, 15:42pm

Publié par PCF Villepinte

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Communiqué de presse du 23 février 2021
La ZAD des sauveteurs de terre 
de Gonesse évacuée par la force, 
les terres fertiles toujours menacées !

 

La ZAD de Gonesse a été évacuée au petit matin par les forces de l’ordre. Les occupants, lanceurs d’alerte de tous âges et de toutes origines, mobilisés pour sauver les terres agricoles contre le projet de bétonnage du Grand Paris Express, ont été emmenés par les gendarmes au commissariat de Cergy et placés en garde à vue.

Le Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG) condamne ce recours à la force demandé par le gouvernement et la présidente de la région Valérie Pécresse contre des citoyennes et des citoyens décidés à empêcher la construction d’une gare qui détruirait plusieurs centaines d’hectares de terres parmi les plus fertiles d’Europe.

Après l’abandon du méga-complexe EuropaCity en novembre 2019, le maintien de la construction d’une gare en plein champ relève de l’absurde : au-delà du gaspillage d’argent public pour une desserte qui n’a aucune chance d’être rentable, les Francilien‑nes ne comprennent pas l’entêtement à vouloir bétonner cette zone, dernier vestige de la ceinture nourricière dont on connaît l’importance pour réguler les températures, de plus en plus caniculaires qui frappent la région chaque été.

Qu’attend le gouvernement pour prendre la décision qui s’impose ?
Qu’attend-il pour initier enfin un cercle vertueux d’aménagement du territoire ?
Le projet CARMA permet de sanctuariser les terres du Triangle de Gonesse, d’intégrer l’agriculture à la ville et d’amorcer la relocalisation de la production alimentaire. Il propose également l’investissement dans la formation aux métiers de la transition écologique pour les communes alentour, touchées de plein fouet par la crise économique et sanitaire.

Le gouvernement se trouve face à un choix historique : soit il s’entête à maintenir un projet daté et dépassé, en totale contradiction avec les engagements internationaux de la France et avec les discours sur la nécessité de stopper l’artificialisation des sols, soit il engage résolument des actions de sauvegarde des terres et de créations d’emplois utiles et non délocalisables.

Ce n’est pas en évacuant par la force celles et ceux qui cherchent à empêcher des destructions irréversibles que des solutions ambitieuses, à la hauteur des problèmes, vont être trouvées. 

 

 

Contacts Presse 

CPTG    :  Bernard LOUP                                06 76 90 11 62 ouiauxterresdegonesse@gmail.com       ouiauxterresdegonesse.fr

CARMA : Alice LEROY                           06 03 95 31 43
groupementcarma@gmail.com               carmapaysdefrance.com

 

 

Pour les journalistes, notre site met à disposition des chiffres, vidéos,  des dossiers thématiques et des photos libres de droit et réutilisables.  Vous y trouverez aussi l'historique des communiqués de presse.

 

 

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Le tournant écologique sera-t-il nucléaire ?

19 Février 2021, 07:18am

Publié par PCF Villepinte

Atome(s)

https://1.bp.blogspot.com/-D1UEmu7HBks/YC59A1guPsI/AAAAAAAAGXk/PO0xm3jhsbUbpoM_9gDEnuUtkB5bAE5MwCLcBGAsYHQ/s320/Nucleaire-et-ecologie-e1608487827175.jpg

Horizon. 

La jugeote d’abord. Partant du principe assez élémentaire que, en toutes choses, il convient toujours de partir des réalités, nous faisons nôtre la «philosophie de la praxis» du Rouge Gramsci : «Pessimisme de l’intelligence, optimisme de la volonté.» Un cliché? Dommage.

Il est dailleurs un sujet qui, depuis quelques années, nautorise quasiment plus aucun débat dépassionné, singulièrement dans la grande famille dite de «gauche». Résumons ce sujet maudit par une question provocante: le tournant écologique sera-t-il nucléaire, au moins pour un certain temps? Nous entendons déjà les polémiques.

Mais que les choses soient claires: le bloc-noteur n’écrira pas ici-et-maintenant que l’énergie nucléaire est l’horizon indépassable de l’humanité. Mieux: la conviction simpose quun jour – quand? – latome sera devenu obsolète, sauf à considérer que la fusion nucléaire soit totalement maîtrisée et révolutionne le genre pour les générations futures.

Appel.

 La lutte contre le réchauffement climatique mérite sérieux et controverses raisonnées. L’affaire est si brûlante qu’un comité d’une cinquantaine de personnalités, composé de scientifiques, d’élus et d’anciens ministres de droite comme de gauche, vient de se constituer afin de dénoncer la logique antinucléaire de la France, qui serait antinomique avec la visée écologiste.

Le comité porte un nom: lAssociation de défense du patrimoine nucléaire et du climat (PNC-France). Parmi les signataires? À gauche: Hubert Védrine, Jean-Pierre Chevènement, Arnaud Montebourg, David Habib, mais aussi les communistes André Chassaigne et Sébastien Jumel. À droite: Bernard Accoyer, Hervé Mariton, ou le gaulliste Julien Aubert. Des scientifiques: Claude Cohen-Tannoudji, prix Nobel de physique, Yves Bréchet, membre de lAcadémie des sciences

Et même des patrons, comme Louis Gallois. Vous lavez compris, cet appel intervient au moment où la filière se trouve face à des défis majeurs: obtenir la prolongation dune partie des réacteurs et persuader les pouvoirs publics dengager de nouveaux chantiers au plus vite. PNC-France fustige ainsi ceux qui «cèdent à une idéologie antinucléaire d’un autre âge, relayée par de puissants lobbies», orientation «d’autant plus paradoxale que la France, grâce au nucléaire, est le seul grand pays dont la production d’électricité est déjà décarbonée».

Raison. 

Ne nous mentons pas. La question du devenir énergétique de la planète reste au cœur des enjeux fondamentaux, sociaux, scientifiques et politiques, à l’horizon de la fin du siècle. D’où la responsabilité qui nous incombe d’agir pour que le futur de la Terre se conjugue, au sein d’une biodiversité maintenue, avec le développement de l’espèce humaine. L’obligation de diversifier les sources de production d’énergie ne se pose plus.

Un examen des rendements réels conduit toutefois au verdict suivant: si lon vise à développer des filières de production protégeant notre environnement, et suffisamment efficaces pour ne pas buter sur des problèmes d’approvisionnement, pouvons-nous nous passer, pour les quelques décennies qui viennent, de l’utilisation de l’énergie nucléaire?

Si «oui», une telle posture ne reviendrait-elle pas à pérenniser un statut quo planétaire où seule une minorité de pays développés gérerait la planète, en utilisant l’ensemble des moyens de domination militaires, économiques et idéologiques dont elle s’est dotée, et sans jamais nous demander: quand sortirons-nous du nucléaire militaire, qui continue de se déployer sans aucun contrôle populaire?

Le nucléaire civil, lui, nécessite encore des investissements, sur des principes physiques connus, au service de lhomme et de la planète, sans minimiser les problèmes spécifiques et essentiels découlant de son utilisation. Proposer l’arrêt de tout développement ne serait-il pas perdre plusieurs années critiques? Au terme desquelles la raison et la réalité imposeront de reprendre le travail mais avec un retard qui pourrait s’avérer catastrophique. 

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 19 février 2021.]

Publié par Jean-Emmanuel Ducoin 

 

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Une vraie loi climat pour aller plus vite, plus haut, plus fort !

12 Février 2021, 08:42am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 11/02/2021 par PCF

Une vraie loi climat pour aller plus vite, plus haut, plus fort ! https://d3n8a8pro7vhmx.cloudfront.net/pcf/pages/12728/attachments/original/1613032076/visuel_climat.jpg?1613032076

Alors que certains pays ont revu à la hausse leurs ambitions de réduction des émissions de gaz à effet de serre, la France laisse le peloton des nations les plus vertueuses s’échapper en n’étant pas capable d’accélérer, elle aussi, le mouvement ! Pire, l’État vient de se faire épingler par la justice comme fautive d’inaction climatique.

 

C’est d’autant plus mérité, que le CESE vient d’émettre un doute sur la capacité à mettre réellement en œuvre cette nouvelle loi, et que, de l’aveu même du gouvernement, celle-ci ne suffira pas à atteindre nos propres objectifs (pour 2030) de réduction des gaz à effet de serre.


Pourtant, la convention citoyenne avait montré le chemin d’une politique climatique nouvelle, avec des propositions concrètes qui ont été atténuées, édulcorées, voire carrément censurées. A l’instar de nombre associations environnementales, nous le regrettons.


Pour autant, nous ne renonçons pas.

Nous souhaitons plus d’ambition climatique de la part de notre pays.

A titre d’exemple, un effort vigoureux doit être fait sur le transport, qui est le plus gros émetteur de gaz à effet de serre (30% des émissions) :

- Relocalisons nos productions pour réduire les besoins de transport longue distance des marchandises !

- Développons un service public ferroviaire, fret et passager, en réduisant notamment  le prix du billet SNCF pour les usagers !

- Passons à la gratuité des transports en commun pour réduire la pollution automobile !

De même, la rénovation des logements et des bâtiments est un sujet majeur. Pour atteindre l’objectif d’un parc de logement basse consommation en 2030, il faut mobiliser 10 milliards d’euros par an, former et embaucher des dizaines de milliers de salariés.

Quant aux questions de l’agriculture, afin que chacun mange sain et à sa faim, elles restent entières.

Enfin, les objectifs proclamés de la loi climat du gouvernement se trouvent démentis par ses choix visant à privatiser la production d’énergie, avec le projet Hercule ou encore avec son souhait de relancer le Mercosur.

 

Parti communiste français,

 

 

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Convention citoyenne. Tout ce à quoi la loi climat ne servira pas

10 Février 2021, 07:51am

Publié par PCF Villepinte

La mission confiée aux 150 citoyens était d’étudier des propositions en vue de baisser de 40 % les émissions françaises de gaz à effet de serre en 2030. Boris Horvat/AFP

 

L’Humanité Mercredi 10 Février 2021

Lucas Martin-Brodzicki

Le projet de loi issu des travaux des 150 citoyens tirés au sort est présenté, ce mercredi, en Conseil des ministres. En l’état, le texte ne permettra pas d’atteindre les objectifs climatiques de la France, ni même de les effleurer. 

EXPLICATIONS.

Ce doit être «une nouvelle étape décisive» pour accélérer la transition écologique en France. Le gouvernement présente ce mercredi, en Conseil des ministres, le projet de loi «climat et résilience», issu des travaux de la Convention citoyenne pour le climat (CCC). L’exécutif se sait sous pression.

Une semaine après que le tribunal a reconnu l’État coupable d’inaction climatique dans le cadre de l’Affaire du siècle pour la période 2015-2018, il compte clairement sur ce texte pour démontrer qu’il a désormais pris les choses en main. Au risque de perdre le peu de crédibilité qu’il lui reste.

Un torpillage en règle des propositions après des mois de travail

Un peu de calcul pour mieux se rendre compte. En 1990, la France a émis 548 millions de tonnes équivalent CO2 (Mt éq CO2). C’est l’unité de mesure permettant de regrouper l’ensemble des gaz à effet de serre.

La mission, confiée par Emmanuel Macron aux 150 citoyens tirés au sort de la CCC, était d’étudier une série de propositions permettant d’entraîner une baisse de ces émissions de 40 % en 2030. Partant du niveau d’émissions de 2019, la CCC avait un cap chiffré: trouver les bonnes variables afin d’éviter 112 Mt éq CO2.

Le projet de loi est-il raccord avec la commande présidentielle? Clairement, non. C’est écrit noir sur blanc dans l’étude d’impact du gouvernement. «Ce projet de loi contribue à sécuriser latteinte dentre la moitié et les deux tiers du chemin à parcourir entre les émissions en 2019 et la cible en 2030», calculent ses auteurs. Pis, cette estimation gouvernementale serait largement surévaluée.

Dans son avis du 27 janvier, le Conseil économique, social et environnemental (Cese) conclut que «les nombreuses mesures du projet de loi, considérées une par une, sont en général pertinentes mais souvent limitées, souvent différées, souvent soumises à des conditions telles qu’on doute de les voir mises en œuvre à terme rapproché». En trois lignes, le Cese a résumé ce quONG et militants écologistes dénoncent depuis des mois: le torpillage en règle des propositions de la CCC. Les citoyens avaient pourtant bien travaillé.

Illustration concrète avec trois mesures dans des secteurs clés:

 

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L'État français déclaré coupable d'inaction climatique : ce que cela va changer.

7 Février 2021, 08:05am

Publié par PCF Villepinte

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L’État français déclaré coupable d’inaction climatique : une décision historique

3 Février 2021, 12:43pm

Publié par PCF Villepinte

 

L'Humanité .Mercredi 3 Février 2021

  • Après deux ans d’instruction dans le cadre de l’Affaire du siècle, le tribunal administratif de Paris a déclaré l’État coupable de ne pas avoir mis en œuvre les mesures lui permettant de tenir ses engagements en matière de lutte contre le réchauffement climatique.
  • Un jugement inédit qui, au-delà de sa portée symbolique, pourrait ouvrir la voie à de nouveaux recours juridiques pour les victimes du changement climatique.
  • L’État est également reconnu responsable de "préjudice écologique". 

Cela a beau ne pas être complètement une surprise, ce n’en est pas moins un saisissement. Dans le cadre de l’Affaire du siècle, le tribunal administratif de Paris a déclaré l’État coupable de carence fautive en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

Après deux ans d’instruction, les juges ont abouti à la conclusion que la France n’avait pas mis en œuvre les politiques sectorielles suffisantes pour tenir les engagements qu’elle a pris en termes de réduction des gaz à effet de serre. Cette inertie est désormais déclarée comme illégale. Inédite en France, la décision marque un tournant historique quant à la considération juridique de l’urgence climatique.

Un combat mené par quatre  ONG

Faire reconnaître la responsabilité singulière de l’État dans la crise climatique: c’était là lenjeu principal porté par les quatre ONG qui, en décembre 2018, avaient engagé la procédure de lAffaire du siècle. Oxfam, Notre affaire à tous, la fondation Nicolas Hulot et Greenpeace partaient dun constat: après s’être engagée dans le cadre de l’Accord de Paris à lutter contre le réchauffement et avoir adopté, à travers plusieurs lois, des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), la France ne les avait jamais respectés.

Retrouvez ici tous nos articles sur l'Affaire du siècle.

Les quatre organisations demandaient au tribunal de reconnaître ce non-respect comme une faute engageant sa responsabilité. Le 14 janvier, lors de l’audience, la rapporteure publique était allée dans leur sens, estimant que l’État «na pas pris les mesures contraignantes» lui permettant de « respecter la trajectoire de réduction des émissions de gaz à effet de serre (-40 % d’ici 2030, NDLR) qu’il a lui-même établie comme étant de nature à remplir tant ses objectifs nationaux que ses engagements internationaux ”, avait estimé la magistrate. Comme c’est souvent le cas, le tribunal administratif de Paris a suivi son avis.

Une différenciation essentielle

«Une reconnaissance de la faute de l’État nest pas uniquement symbolique», relève Cécilia Rinaudo, juriste et porte-parole de Notre affaire à tous. «Le tribunal établit pour la première fois un lien de causalité directe entre linaction de la France et limpact du changement climatique sur nos sociétés et les écosystèmes», poursuit l’experte. «Il reconnaît ainsi une différence entre les responsabilités individuelles et celle de l’État.» Inédite, cette différenciation est aussi essentielle en droit, poursuit la juriste. «Elle peut permettre à des victimes du changement climatique douvrir de nouveaux contentieux vis-à-vis de l’État, quand elles estiment que le réchauffement leur fait perdre des revenus, par exemple, ou nuit à leur droit de vivre dans un environnement serein.»

Cela peut effectivement créer un électrochoc juridique, abonde Laurent Fonbaustier, juriste spécialisé dans le droit de l’environnement. À condition toutefois que la justice puisse s’appuyer sur le bon rapport de force politique. «Cette décision sappuie sur le non-respect de normes que l’État sest lui-même fixées», relève le spécialiste. «Plus on aura de lois programmatiques et plus les engagements en matière de climat seront objectivables, plus cette jurisprudence aura d’effet boule de neige et permettra d’aller de l’avant», note-t-il. Encore faut-il que tous ces objectifs soient adoptés par le parlement.

Le préjudice écologique reconnu, sa réparation exigée

Dans leur recours, les organisations demandaient également la reconnaissance et la réparation du préjudice écologique induit par le réchauffement. Là encore, le tribunal administratif est allé dans leur sens… ce qui était loin d’être acquis. Vastes, les impacts des bouleversements climatiques sont aussi diffus dans le temps que dans l’espace. Le contour de leur réparation est d’autant plus difficile à définir que le droit français prévoit qu’elle se fasse en priorité en nature, c’est-à-dire en réparant le dommage physiquement. « Vis-à-vis des changements climatiques, la question de la réparation du préjudice écologique “résultant de l’atteinte à l’environnement, aggravée par les surplus d’émissions de gaz à effet de serre” est pour le moins complexe, reconnaissaient les acteurs de notre affaire à tous. «  Elle divisait les juristes, et beaucoup d’avocats estimaient que ce n’était pas jouable », précise Cécilia Rinaudo.  Les ONG ont toutefois tenté le coup… et ont semble-t-il bien fait.

L’incapacité de l’Etat à tenir ses objectifs conduit à le considérer comme responsable d’un préjudice écologique, estime le tribunal. Il devra à ce titre d’abord réparer celui-ci en nature. Si le préjudice dure toujours, le juge pourra l’enjoindre de respecter ses engagements afin de le faire cesser. Le juge donne deux mois aux ministres pour apporter la preuve de leur action.

Forcer l’État à agir : on y est presque

C’était là l’autre point fort de l’Affaire du siècle : obtenir de la justice qu’elle contraigne l’État à agir. C’était également l’un des plus délicats. « L’action climatique passe par la mise en œuvre d’une diversité de politiques sectorielles », rappelle Laurent Faubaustier. Les transports, l’agriculture ou encore l’habitat sont en cause, sans compter tous les secteurs de la production énergétique. En bref, imposer à l’Etat d’apporter des preuves de son action est une chose. Lui imposer les actions à prendre en est une autre. « De la part du juge, cela équivaudrait à se substituer au parlement et au gouvernement », poursuit le spécialiste du droit environnemental.  Or, sur les politiques fondamentales, seul le conseil d’État est susceptible de le faire, en censurant, par exemple, telle loi de financement favorable aux énergies fossiles.

En novembre 2020, ce dernier, justement, a commencé à montrer les dents. En conclusion d’une saisie opérée par Damien Carême, ancien maire EELV de Grande-Synthe, il avait laissé à l’État trois mois pour apporter les preuves que ses politiques climatiques lui permettront de tenir ses engagements à moyens termes. Faute d’arguments convaincants, une adjonction pourrait lui être faite afin de le contraindre à prendre de nouvelles mesures.

En laissant deux mois aux ministres pour apporter la preuve qu’ils peuvent mettre fin au préjudice écologique induit par le réchauffement, le tribunal administratif a pris le même chemin. Rendez-vous le 3 avril, donc, pour connaitre les mesures que compte engager le gouvernement.

 

 

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Sauvons l'Aire des Vents

31 Janvier 2021, 17:13pm

Publié par PCF Villepinte

MNLE Intervention 30 janvier 2021 Dugny

 Le 12 novembre dernier, M le Préfet a signé l’arrêté autorisant l’aménagement de la ZAC « Cluster des Médias » par la SOLIDEO. Il y a 5 ans sur ce même lieu s’est tenue la COP21 débouchant sur l’accord universel de Paris sur le climat signé par 183 pays.

Le 10 décembre la commission permanente du département a donné son accord de cession de   108 000 m2 de terrain public sur l’Aire des vents, partie intégrante du parc Georges Valbon ; Ce lieu de détente et de respiration est fréquemment utilisé par la population et une dizaine de clubs sportif et groupes scolaires.

 Ce couloir écologique avec ses arbres et sa biodiversité de 40 ans accueille aussi régulièrement d’importantes festivités et des familles durant leurs vacances. Ce n’est pas le plan Canopée qui va remplacer l’apport de cet espace naturel.

Ce projet sur lequel le département a engagé 76 millions d’euros va à l’opposé des attentes et des intérêts des habitants ainsi qu’aux actuelles exigences climatiques. Alors que tout suggère une réorientation de nos relations avec l’environnement, les promoteurs et aménageurs poursuivent sans changement de conception. Pourtant, en Ile de France, la Seine Saint Denis a été un modèle dans les années 70, en réservant beaucoup de foncier pour l’aménagement de grands espaces verts. Il faut les agrandir, ils sont en train de les liquider.

 Or la Seine Saint Denis est le département le plus sinistré socialement de France et sa population augmente de 15 000 habitants par an depuis 10 ans.

Dans cette situation, la pression est forte sur les élus. La logique de la métropolisation mise en œuvre avec la loi du marché, de l’offre et la demande, la course à la financiarisation et son leurre sur l’emploi, la spéculation immobilière et ses conséquences de gentrification sont le résultat de choix de société.

 Au MNLE nous pensons que nous ne sauverons pas le climat, la planète ni l’humain sans sortir du capitalisme. Nous pensons qu’il y a maintenant urgence à réadapter radicalement les principes urbains et architecturaux. Le réchauffement est là avec toutes les conséquences sur la vie des populations et en particulier celle des plus appauvries. Il faut cesser toute contribution à l’artificialisation des sols.

Les plans d’urbanisme, d’aménagement du territoire doivent être entièrement repensés dès à présent pour reconstruire sur la ville, sans densification trop importante de la population, avec des transports en commun appropriés.

 Nous ne nous laisserons pas abuser par les termes « écoquartier » « citées jardin, compensation, héritage ». Nous voyons bien que nous ne sommes pas entendus et que nous allons vers une dégradation généralisée de nos conditions de vie. Il est urgent de faire face aux montées de température dans les années à venir et à la multiplication des canicules. Il est évident que les villes ne sont, historiquement, pas adaptées à ces hautes des températures estivales maintenant répétitives. La communauté scientifique est unanime, nous avons dix ans pour agir et éviter le pire !

Malgré ce cri d’alarme, comme notre délégation du 15 janvier l’a dit au président du conseil départemental malheureusement il existe encore des acteurs pour poursuivent les projets « climaticides » et absurdes contre l’intérêt général et le vivant comme celui de l’Aire des vents et son massacre à la tronçonneuse.

Cet espace public serait sacrifié pour 250 logements sociaux dans un projet immobilier dont 80% en accession à la propriété intéressant les parisiens en recherchent d’achat de logements comme déclaré dans la réunion en vidéo du 27 janvier. Ils vont accroitre la circulation routière dans Dugny (+ 4000 habitants) et les pollutions dans un secteur particulièrement dense, urbanisé, bruyant et pollué (A1 et aéroport du Bourget). Et pourtant, nous comptons en RP quelque 400 000 logements vides et 3 millions de M2 de bureaux inoccupés dont un certain nombre peuvent être transformés car moins utilisés avec la crise sanitaire.

Les enquêtes publiques successives sur ce projet sont sans détour, une écrasante majorité de contributeurs habitant.e.s, utilisateurs-rices de l’espace, sont contre ce saccage et l’héritage qui leur est proposé. L’Aire des vents serait sacrifiée pour des jeux olympiques qui ont perdu leur objectif originel et devenu objet de spéculation et de commerces. Faut-il rappeler que le Stade de France devait être mirobolant pour la Seine saint Denis. C’est à Saint Denis La Courneuve et Villetaneuse que le nombre de chômeurs et jeunes chômeurs est le plus élevé de département.

Le président E Macron s’est félicité d’être intervenu pour stopper les projets de Notre Dame des Landes et d’Europacity sur le triangle de Gonesse. Conformément aux préconisations de limitation de l’urbanisation par la Conférence Citoyenne sur le Climat, il porte la responsabilité de faire modifier l’aménagement programmé et que l’Aire des Vents soit intégralement restituée aux habitants après les JO.

Sur les procédures juridiques nous attendons la réponse de recevabilité du référé contre la cessation du terrain, le juge nous avait dit avant le 28 janvier.

Ils bafouent la démocratie, ils veulent passer en force alors, ensemble, ne lâchons rien.

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Après EuropaCity... Le Triangle de Gonesse ne laisse pas tomber le béton

22 Décembre 2020, 10:18am

Publié par PCF Villepinte

 

Mardi 22 Décembre 2020 L’Humanité Lucas Martin-Brodzicki

Malgré l'abandon du gigantesque et controversé projet Europa-City il y a plus d'un an, un nouvel acte de justice rappelle que ces terres agricoles du Val-d'Oise sont toujours menacées par l'urbanisation.

« C'est une décision politique que l'on attend désormais », embraie Bernard Loup, président du Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG). Le 18 décembre est tombée la fâcheuse nouvelle : la cour administrative d'appel de Versailles a rétabli le plan local d'urbanisme (PLU) de Gonesse. À 15 kilomètres au nord de Paris, le Triangle de Gonesse – des centaines d'hectares de terres agricoles dans le Val-d'Oise – est donc à nouveau menacé d'urbanisation. Et ce malgré l'abandon, en novembre 2019, du projet Europa-City, un mégacomplexe de loisirs, d'hôtels et de commerces.


Des revers juridiques, Bernard Loup en a connu d'autres. Déjà en juillet 2019, la cour administrative d'appel de Versailles avait validé l'arrêté préfectoral approuvant la création de la zone d'aménagement concerté (ZAC), ouvrant la voie à l'urbanisation des terres agricoles. Le rétablissement du PLU était le dernier acte redouté. Reste à savoir ce qu'il va maintenant advenir du Triangle de Gonesse.


Pour répondre à cette question, le gouvernement avait mandaté un haut fonctionnaire, Francis Rol-Tanguy, dans la foulée de l'annonce de l'abandon d'Europa-City. Son rapport, remis en juillet 2020, présente trois options. Soit la réalisation d'une zone d'activité commerciale repensée couvrant 280 hectares ; soit une zone moins vaste, laissant libres quelques parcelles ; soit, enfin, une préservation de l’ensemble des terres agricoles. Cette dernière solution, que préconise le rapport est aussi celle espérée par les opposants de longue date à Europa city….

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Politique climatique de Macron : un renoncement permanent

17 Décembre 2020, 09:07am

Publié par PCF Villepinte

 

Publié le 16/12/2020 par PCF

La lutte contre le réchauffement climatique doit être une priorité. C'est ce qu'exigent, à juste titre, majoritairement nos concitoyens.

Loin de prendre la mesure de cette exigence, Emmanuel Macron se borne à verdir son discours pour tenter de tirer la couverture à lui.

Après avoir donné la parole à 150 citoyens à travers la convention citoyenne pour le climat, promis d'appliquer « sans filtre » les propositions issues de leur travail, ces actes sont un renoncement permanent, en contradiction avec ses engagements, qui nourrit la crise politique : levée partielle de l'interdiction d'utilisation des néonicotinoïdes, soutien massif aux énergies fossiles ou encore poursuite dans la voie d'accords de libre-échange au coût environnemental exorbitant. La France est à ce jour très loin de respecter ses engagements internationaux.


L'annonce par le président de la République de l'inscription de la lutte pour le climat par referendum dans la Constitution est une manœuvre politique, l'arbre qui cache la déforestation des ambitions climatiques de ce gouvernement. Car sur le projet de loi climat, le masque tombe ! D'une part, ne sera retenue qu'une minorité de mesures portées par la convention, d'autres voient leur ambition réduite, et nombreuses sont celles qui sont censurées ! A ce filtrage manifeste, à la tentative d'étouffer les aspirations au changement de politique climatique, s'ajoute autoritarisme et mépris envers le travail réalisé par la convention et envers ses membres. D'autre part, le gouvernement envisage de glisser dans cette loi le projet « Hercule » de démantèlement d'EDF. Ce serait un nouveau scandale.


La France n'est pas à la hauteur de son rôle. Leader dans la constitution des accords de Paris lors de la Cop 21, elle devrait faire la course en tête pour devenir championne des politiques climatiques vertueuses. Elle devrait s'appuyer sur les propositions de la convention citoyenne et même accélérer le rythme, adopter un principe « plus vite, plus haut, plus fort ».


Par exemple, la réduction de nos émissions de CO2 pourrait être massive si la France s'engageait vers :

    • le refus des accords de libre-échange de type Ceta et Mercosur et l'adoption d'une loi favorisant les circuits courts ;

    • la création d'un pôle public de l'énergie pour une gestion 100 % publique ;

    • une politique de nouvelle industrialisation écologique ;

    • la priorité aux transports écologiques par le développement et à la gratuité des transports en commun et des mobilités douces, le développement important des transports ferroviaires, fluviaux et maritimes au détriment du transport routier ;

    • la rénovation thermique des bâtiments, de 700 000 logements par an et un nouvel urbanisme écologique ;

    • un nouveau modèle de production agricole conjuguant l'impératif écologique à la nécessité de nourrir l'humanité.

    • la protection de la biodiversité dont nos forêts avec l'arrêt de la privatisation de l'ONF


De telles orientations constitueraient une véritable révolution écologique. Elles impliquent des créations d'emplois et des mises en formation qui contribueraient à faire reculer le chômage et la précarité pour aller vers une sécurisation de tous les parcours, la création de nouvelles institutions, dont un fonds dédié pour leur financement, alimenté par la mise à contribution des hauts revenus et des revenus du capital pour une justice sociale et écologique.
Fort de ces objectifs, le PCF sera pleinement mobilisé dans les prochains mois avec les Français·e·s et les associations pour obtenir des avancées écologiques concrètes.

 

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