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ecologie

Le début de la fin pour le protocole de Kyoto ?

26 Novembre 2012, 13:20pm

Publié par PCF Villepinte

Le Qatar est le champion du monde des émissions de gaz à effet de serre par habitant

 

La 18e conférence de l’ONU sur les changements climatiques s’ouvre aujourd’hui au Qatar. En jeu : un nouvel accord global à l’horizon 2020 sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Choisir pour lieu d’accueil un pays producteur de pétrole était-il le bon message à adresser au monde ? Toujours est-il que c’est à Doha, au ­Qatar, que démarre aujourd’hui la 18e conférence des parties (COP, en anglais) de l’ONU sur les changements climatiques. Au menu, toujours le même enjeu, à savoir celui de trouver un terrain d’entente internationale qui permette de réduire de façon importante et rapide les émissions de gaz à effet de serre (GES). Avec, cette fois, pour singularité, que la conférence de Doha marque la fin d’un cycle et le début d’un nouveau.

Fin d’un cycle, avec l’achèvement de la première période du protocole de Kyoto (PK pour les initiés), qui imposait aux pays industrialisés de diminuer de 5,2 % leurs émissions de CO2 (1) entre 2008 et 2012. Et début d’un nouveau, avec la perspective d’un accord mondial nouvelle formule, lequel entrerait en vigueur en 2020 et engagerait l’ensemble des pays, y compris la Chine et les États-Unis.

Les bases en ont été jetées l’an dernier, lors de la 17e COP, qui se tenait à Durban. Une « avancée historique », ­notaient à l’époque certains acteurs. L’enthousiasme, pourtant, mérite d’être nuancé : depuis ­Copenhague, les négociations ont plutôt eu tendance à reculer sur le fond et, à moins de bouleversements majeurs, Doha pourrait sonner définitivement le glas des grands principes qui guidaient jusqu’alors le processus des négociations.

Très bref résumé pour comprendre. 1997 : c’est l’avènement du protocole de Kyoto, lequel engage les pays industrialisés à réduire leurs gaz à effets de serre. Seuls les États-Unis ne le signeront pas, refusant d’avoir des comptes à rendre à la communauté internationale. Car le PK a ceci de remarquable : il est le seul accord à être « juridiquement contraignant », autrement dit à intégrer (en tout cas sur le ­papier) des mécanismes de sanction applicables aux États qui ne respecteraient pas des objectifs définis mondialement. Autre singularité : il ­reprend à son compte le principe de « responsabilités communes mais différenciées », lequel reconnaît la responsabilité principale des pays du Nord dans la pollution de l’atmosphère et exempte ceux en développement de s’engager aux mêmes efforts.

En 2009, la conférence de Copenhague marquera un net tournant concernant ces deux points, en débouchant, sous la pression des États-Unis, de la Chine et d’autres pays opportunistes, sur un simple accord politique : chaque pays industrialisé y avance, sans engagement aucun, son propre objectif de diminution de GES, par lui-même défini sur une base volontaire. Le résultat ne se fait pas attendre : à en croire les calculs, l’ensemble des promesses mises sur la table ne permet pas de réduire les émissions de gaz à effet de serre de plus de 17 % d’ici à 2020, quand il faudrait que ce taux atteigne au moins 25 %. Pays du Sud et ONG dénoncent un échec magistral.

Depuis, tout le jeu consiste à rétablir leur confiance dans le processus, sans en faire fuir ni la Chine ni les États-Unis. Autrement dit à garder le protocole de Kyoto suffisamment vivant pour satisfaire les premiers et suffisamment mort pour ne pas mécontenter les autres. C’est ce qui s’est joué à Durban, ou l’Europe, et plus timidement l’Australie (mais ni les États-Unis, ni la Russie, ni le Canada), se sont réengagées verbalement pour une ­seconde période du protocole de Kyoto, laquelle pourrait être reconduite jusqu’en 2019 – peu de chance, néanmoins, qu’elle s’accompagne d’engagements chiffrés. Après quoi pourrait prendre forme un nouvel accord post-2020, donc. Celui-ci inclurait tous les pays. Sera-t-il contraignant ou pas ? Reprendra-t-il, ou non, le principe de responsabilité différenciée ?

Ce sera là tout l’enjeu de Doha, mais le fait est qu’à Durban, en 2011, il n’en ­prenait pas la voie.

Lire aussi :

Les scientifiques simulent le climat du futur
Protocole de Kyoto : habemus panade
Sommet de Durban sur le climat : les non-dits et les urgences réelles

 

Marie-Noëlle Bertrand

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Conférence environnementale : Une transition écologique réussie nécessite une politique d’investissements massifs

14 Septembre 2012, 06:35am

Publié par PCF Villepinte

 

Conférence environnementale : Une transition écologique réussie nécessite une politique d’investissements massifs

Les communistes souhaitent que la conférence environnementale des 14 et 15 septembre sonne l’heure de choix ambitieux pour notre pays. Elle doit - en liant dans un même mouvement la réduction des inégalités sociales et environnementales -, permettre « un développement humain durable » de ses habitants et de ses salariés.

En matière de transition énergétique, le PCF agira pour la constitution d’un pôle public de l’énergie, chargé de proposer une énergie bon marché, accessible et à la production sécurisée.

 

En matière de biodiversité, nous nous battrons pour la réhabilitation des semences fermières, interdites sous Nicolas Sarkozy, car elles sont garantes d'un patrimoine génétique adapté aux contraintes locales des cultures. Nous proposons l'émergence d'un service public de la forêt avec dans l'immédiat l'arrêt du démantèlement de l'Office National des Forêts.

Face aux enjeux de santé publique, le PCF appelle à engager un plan de substitution aux pesticides en agriculture. Les politiques publiques agricoles doivent encourager les pratiques agro-environnementales.

En matière de prévention des risques sanitaires environnementaux, nous demandons un renforcement de l’indépendance et des moyens financiers de la médecine du travail pour lui permettre d’exercer pleinement son rôle de sentinelle sanitaire.

La question fiscale est essentielle. L’échec du Grenelle de l’environnement tient principalement au manque de moyens consacrés à la réalisation des actions collectivement décidées. La volonté du gouvernement d’imposer l’adoption, sans débat, du traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) est un signal négatif adressé aux participants de la conférence environnementale. Une transition écologique réussie nécessite une politique d’investissements massifs, ce qui est contraire au diktat d’une limitation des dépenses publiques imposée par le traité TSCG. Nous lutterons contre tout projet fiscal consistant à faire payer aux consommateurs ce qui relève de la responsabilité des entreprises.

 

Avec les élus, les participants communistes à la conférence environnementale seront partie prenante des débats de société sur la question écologique. Le PCF veillera attentivement à ce que l’Humain soit placé au cœur de la transition écologique, car elle ne pourra se faire sans lui

 

 

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Commission d’enquête sur le coût réel de l’électricité : les communistes n’approuvent pas

3 Août 2012, 10:10am

Publié par PCF Villepinte

Commission d’enquête sur le coût réel de l’électricité : les communistes n’approuvent pas
Le fil rouge du rapport est que le coût réel de l’électricité est sous-estimé et qu’il doit augmenter !

Dans le rapport de la commission d'enquête du Sénat, l’augmentation préconisée des coûts est évoquée comme une fatalité sans aucune remise en cause : ni le surcoût induit par la rémunération de l’actionnariat (2,4 milliards de dividendes pour EDF en 2011), ni même les coûts inhérents à la libéralisation du secteur et ses conséquences notamment ceux des déstructurations des entreprises.

Ce rapport affirme que le coût de la filière nucléaire est plus élevé qu’on le dit. Or, à aucun moment n’est pris en compte dans ce rapport une évaluation du coût de la loi NOME qui oblige EDF à vendre ¼ de la production nucléaire de ses centrales, lesquelles ont été construites grâce à des emprunts souscrits par EDF, garantis par l’Etat et remboursés par la vente de l’électricité et donc par les usagers. De plus, cette loi va faire disparaître les tarifs réglementés pour les industriels d’ici 2015 risquant d’entraîner de nouvelles délocalisations et pertes d’emplois.

Des chiffres différents sont évoqués tant dans le volet nucléaire que dans les autres composantes de la production d’électricité. Pour le seul coût du MWh nucléaire, sont évoqués : 38€ (prix actuel), 42€ (prix loi NOME), 54€ (coût complet donnés par la cour des comptes avec des hypothèses pessimistes) ou encore 75€. Ce rapport part uniquement du prix de l’électricité pour, semble-t-il, justifier les choix énergétiques de demain. Rien d’étonnant lorsqu’on lit les conclusions du rapporteur qui prône un scénario de sobriété énergétique qui consiste à sortir du nucléaire le plus rapidement possible... Un état des prix des autres grandes ressources énergétiques : charbon, pétrole, gaz (85% de la consommation mondiale ; 52% de la consommation française) est nécessaire.

Le PCF recommande que soit effectué un bilan, au niveau national et européen, du processus de déréglementation du secteur énergétique, pour toutes les énergies. Ce bilan est nécessaire, dans le débat public et sur l’ensemble de la politique énergétique qui s’ouvrira à l’automne.

Le PCF est favorable au développement des diverses énergies renouvelables. Il considère que ce développement doit se faire par la promotion de filières industrielles nationales. Pour la production d’électricité, la subvention du développement des unités utilisant les énergies renouvelables via les tarifs de rachat des MWh produits, a montré ses effets pervers : effets d’aubaines dont profitent des affairistes sans scrupules en important du matériel et hausses incessantes de la facture des usagers via la CSPE (Contribution du service public de l’électricité).

La maîtrise de la consommation ne doit pas passer par un rationnement par l’argent. Il est plus qu’urgent et nécessaire en termes d’efficacité énergétique de mettre en place un programme de grande ampleur d’amélioration de l’isolation thermique de tous les logements.
Certes, les besoins d’investissements sont considérables. Cela suppose de s’inscrire dans le développement d’une politique industrielle sur la durée a contrario de celle des marchés financiers qui exigent un retour sur investissement à court terme.
Il faut renouer avec les valeurs du service public par la mise en place d’un pôle public, outil de coopération des acteurs du secteur de l’énergie au service de l’intérêt général.
L’électricité ne peut pas être considérée comme une simple marchandise mais comme un bien de première nécessité.

Enfin, le PCF considère que notre électricité demeure parmi les moins chères d’Europe. Elle constitue un véritable atout industriel permettant un développement économique favorable à l’emploi qu’il faut sauvegarder. Le maintien d’une électricité abordable est un facteur de justice sociale.

 

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Rio 20 : Les ressources des océans vendues à la criée ?

9 Juin 2012, 21:13pm

Publié par PCF Villepinte

Environnement - le 8 Juin 2012

Une planète et des hommes

 

 

 

Réchauffement climatique, pollution tellurique, surpêche et brevetage du vivant : les mers seront au menu du Rio + 20. La création d’un instrument juridique est mise en débat.

La mer sera elle aussi au menu du Rio + 20, qui démarre dans quinze jours au Brésil. L’actualité, en outre, nous pousse à nous repencher sur son cas. Car nous sommes le 8 juin, célébré comme la Journée mondiale des océans depuis que l’Assemblée générale des nations unies en a décidé ainsi, en 2009. C’est toutefois en 1992, lors du sommet de Rio (premier du nom), que l’idée fut d’abord évoquée, lequel leur consacrait tout un chapitre de l’Agenda 21 adopté à l’époque. Réchauffement des océans et pollution tellurique (en provenance des terres), déjà, étaient à l’ordre jour, de même que l’érosion des ressources halieutiques, indiquant des difficultés économiques et alimentaires majeures, notamment dans les pays du Sud minés par une surpêche destinée au Nord. Le problème, depuis, reste entier. La FAO estime que 25 % des stocks de poissons et de crustacés sont « plus ou moins gravement surexploités » depuis 1990 et s’inquiète d’un état des ressources marines préoccupant pour les économies locales. En 2010, le coordonnateur du programme Adaptation des politiques de pêche aux changements climatiques en Afrique de l’Ouest (Appeccao) estimait que six cent mille emplois étaient ainsi menacés rien qu’au Sénégal, sous l’effet combiné d’une exploitation industrielle outrancière et du réchauffement.

Ce n’est pas là l’unique préoccupation. La mise aux enchères, si l’on peut dire, des ressources génétiques marines est elle aussi source de tracas. En septembre 2010, une étude publiée conjointement par l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) et le Conseil supérieur de la recherche scientifique espagnol (CSIC) mettait en évidence l’explosion du nombre de brevets déposés sur les organismes marins. Près de 5 000 titres de propriété avaient été apposés sur un gène marin associé à une application médicale, agronomique ou encore génétique. Leur rythme de croissance était estimé à 12 % par an. Le marché généré, lui, se profilait, titanesque. L’étude estimait à 150 millions de dollars par an celui occasionné par une enzyme intervenant dans la production de biocarburant. Elle chiffrait encore à 237 millions de dollars par an les gains issus du Zovirax, un médicament contre l’herpès produit à base d’une molécule, elle aussi tirée d’un organisme marin. Alors que l’on jauge à 2 millions le nombre de ces derniers, le taux de découverte de molécules dites d’intérêt pour l’industrie serait environ 500 fois supérieur à celui des espèces terrestres, rappelait le document, histoire de donner la mesure de la course aux profits dont faisaient l’objet les flots.

Rien, depuis, n’a été opéré qui permette de penser que le mouvement a ralenti. Si la conférence mondiale sur la diversité biologique de Nagoya, en 2010, a porté à 10 % la proportion des surfaces maritimes protégées (contre 1 % précédemment), plus de 65 % de la surface océanique échappent encore à toute législation. La règle du premier arrivé, premier servi continue de faire force de loi.

« L’une des mesures les plus significatives que pourrait avoir à prendre le Rio + 20 pourrait être un accord politique permettant l’ouverture de négociations d’un instrument juridique traitant spécifiquement de la protection de la biodiversité marine », relève l’Iddri (1), qui note, non sans pessimisme, que les discussions préparatoires « montrent des divergences profondes entre les États sur la nécessité d’un tel instrument ». Deuxième espace maritime mondial, la France aura sa part de responsabilités quant à la façon dont tourneront les choses.

(1) Institut du développement durable 
et des relations internationales.

Marie-Noëlle Bertrand

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Développement durable, transition écologique et sociale

7 Juin 2012, 21:51pm

Publié par PCF Villepinte

Penser le changement à Rio

Institué en 1992, le sommet de la terre se tiendra en juin prochain à Rio de Janeiro (Brésil). Il s’agit d’examiner les effets des engagements pris par les Etats en faveur du développement durable. Et pour les syndicats et ONG, de porter le besoin d’une transition écologique et sociale juste. Entretien avec Daniel Geneste, représentant de la CGT au sommet de la terre.

Propos receuillis par Christel Jaubert, journaliste à la NVO, le magazine de la CGT, du 6 au 19 avril 2012.

Lire aussi :
- le Blog de la CGT consacré au développement durable et aux conférences de l’ONU
- le communiqué de la CGT

NVO : Quels sont les enjeux généraux de cette conférence ? Quels en seront les sujets principaux ?

Daniel Geneste : En vingt ans, la pauvreté, la vulnérabilité sociale et le chômage se sont aggravés, tandis que les émissions de gaz à effet de serre poursuivent leur rythme effréné de croissance. En parallèle l’utilisation et des conditions d’exploitation de l’énergie et des ressources naturelles sont restées à un niveau insoutenable. plus que jamais les conditions… faites aux travailleurs et les enjeux écologiques sont la variable d’ajustement d’un capitalisme irresponsable, sans complexe et débridé dans des logiques de production à courte vue. La préservation de la biodiversité est compromise et, sans mesures urgentes et conséquentes, la menace d’une catastrophe sociale et écologique mondiale pèse, ouvrant la voie à des conflits majeurs. Le sommet de la terre, c’est le développement Durable dans son ensemble, pas seulement le climat, Rio+20 doit impérativement revigorer et renforcer l’agenda et les mesures au niveau international.

Le contexte de crise systémique actuel confère d’autant plus de responsabilité pour enfin ouvrir la voie à un nouveau modèle économique avec une démocratisation effective de sa gouvernance et garantir l’accès de tous aux droits fondamentaux. Mais, pour l’instant, les Etats orientent le sujet sur la seule gouvernance, le constat et des objectifs d’affichage sans contenu et surtout sans dispositifs contraignants. Cela ne saurait nous satisfaire, ce serait un sommet pour rien, voire qui préserverait la tyrannie des marchés incontrôlés. Or, il faut des prises de décisions cohérentes et des politiques publiques guidées par l’intérêt général et l’intérêt public.

Quelles priorités les syndicats vont-ils porter ?

Daniel Geneste : Avec la CES et la CSI, les feuilles de routes ont été élaborées dans les prolongements des orientations retenues dans les derniers congrès. Validées par les affiliés dont la CGT fait partie, sous forme de contributions elles ont été déposées auprès du secrétariat de l’ONU, dès le début du processus. La CGT a par ailleurs déposé un cahier d’acteur auprès du gouvernement français et de sa diplomatie en charge de la négociation, la CES a de son coté interpellé l’Europe.

L’élaboration d’un socle international de protection sociale et l’arrêt du dumping social, qui met honteusement les salariés en concurrence, constituent, avec la demande de politiques industrielles défaites d’irresponsabilités sociales et environnementales, le fondement du pilier social revendiqué.

L’engagement vers un verdissement de toute l’industrie, des services et des chaines de production doit constituer l’approche d’ensemble vers les emplois verts et non la recherche d’une économie verte comme fraction du système actuel. Cela doit donner lieu à un mandat à l’OIT pour mettre un contenu à une véritable transition juste et au travail décent pour tous.

La mise en application d’une taxe conséquente sur les transactions financières doit dégager des ressources pour financer les politiques publiques et l’accès aux droits fondamentaux et bien communs mondiaux.

Pour la CGT : La transformation de nos économies doit prendre sens sur au moins quatre leviers :

- Promouvoir le verdissement de l’ensemble des activités et des emplois. Cela exige de revoir la finalité, le lieu et les modalités des productions, à fonder sur la réponse aux enjeux et la compatibilité avec un Développement Humain Durable et non plus sur les performances financières immédiates. Cela suppose de grandes politiques publiques en situation de maîtriser la donne et des programmes d’investissements à long terme.
- Organiser les transferts de technologies, dans le cadre d’une maîtrise des politiques industrielles par la collectivité favorisant les coopérations et sous un contrôle fort des dispositifs de conditionnalité sociale et environnementale. En l’absence de cette maîtrise rigoureuse par la collectivité, ils se traduiront, de la part des entreprises avides de faire du développement durable un marché juteux, par des opportunités de délocalisations et pourquoi pas au passage financées par l’argent public des aides au développement ;
- Une formation professionnelle intégrée aux parcours professionnels et de nature à donner aux salariés la maîtrise des évolutions de la technicité fruit d’une recherche renforcée. Elle doit, ainsi, garantir l’appropriation des mutations vers une industrie et des productions de services décartonnés, permettant les localisations judicieuses et harmonieuses des productions en aménageant les territoires.
- Les biens et les activités d’intérêt général doivent être placés sous maîtrise publique et échapper aux contraintes du marché et des objectifs financiers, les services publics réhabilités pour garantir une cohésion sociale et un droit d’accès pour tous. Leur marchandisation est une forme de ségrégation ;

C’est la raison pour laquelle, sur la gouvernance, les syndicats ne se satisfont pas de la simple création éventuelle d’une agence mondiale de l’environnement (OME). Ce qui est indispensable, c’est la mise en synergie de l’ensemble des agences de l’ONU, dont l’OMC et l’OIT, à l’appui d’un contenu et d’orientations transformatrices fortes. Sans cela, RIO+20 ne sera que de l’affichage.

Qu’est-ce que le collectif Rio + 20 ? Quelles exigences met-il en avant ?

Daniel Geneste : Fin 2010, le ministre des affaires étrangères et la ministre de l’écologie ont mis en place un comité Rio+20 pour impliquer la société civile française dans la préparation de Rio+20. Très vite, nous nous sommes aperçus qu’ils avaient aussi l’objectif d’agréger les organisations à leurs objectifs réducteurs. Avec les associations, les ONG et la CFDT (plus de 80 organisations), nous avons constitué, sous l’impulsion l’association 4D (Dossiers et Débats pour le Développement Durable,) un comité Rio+20, apte à faire entendre nos convergences alternatives et de positionnement et à engager des initiatives d’actions. Il exerce, à présent un rapport de force certain, sans pour autant ôter l’identité et le positionnement propre à chaque organisation. Il a produit une déclaration conséquente avec une version synthèse, en août 2011, et une première contribution officielle aux travaux du comité (voir site ). Il vient de rendre publique une tribune, que le bureau confédéral de la CGT a décidé de signer : « une transition maintenant » et qui appelle à un projet de société qui fasse sens. Elle reprend les attentes sociales et industrielles des syndicats, jusqu’à la transformation du travail, l’emploi décent et la sécurité sociale professionnelle… Ce collectif fait la démonstration d’une capacité d’approche intégrée des questions sociales et environnementales comme élément de sortie de crise et vers de nouvelles voies de développement qui impliquent de sortir du business as usual. Le collectif a aussi déposé une contribution officielle à l’ONU sous le titre « la transition de nos sociétés doit commencer ».

La crise économique mondiale ne relègue-t-elle pas les enjeux environnementaux à l’arrière-plan ?

Daniel Geneste : C’est l’alibi utilisé par ceux qui veulent préserver un système antagoniste avec les enjeux et défis, d’où le besoin des rapports de forces et donc l’intérêt de toutes ces convergences et rassemblements créés. C’est par la réduction des inégalités et non par la réduction des budgets sociaux ou l’enfoncement des plus vulnérables dans la précarité croissante que nous devons envisager la sortie, comme l’affirme la tribune du collectif Rio+20. C’est valable à l’échelle nationale comme mondiale. Ceux qui renvoient, au non de la crise, la prise en compte de ces enjeux à plus tard offensent les générations futures et jouent avec l’irréversible.

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Déclaration du PCF sur les coûts de la filière nucléaire

9 Février 2012, 13:31pm

Publié par PCF Villepinte

 

La cour des comptes vient de publier son rapport sur les couts de la filière nucléaire.

Il met en évidence l’importance de ce secteur dans la vie économique de la nation au cours des décennies écoulées et dans la période actuelle pour un résultat où l’électricité est en France parmi la moins chère des pays européens, résultat objet de biens des convoitises tant à l’extérieur de nos frontières qu’à l’intérieur.

En effet, si les chiffres annoncés par la cour des comptes sont légèrement supérieurs de ceux provenant d’autres estimations, il n’en demeure pas moins que toutes les estimations convergent pour considérer que l’électricité produite à partir du nucléaire civil est très sensiblement moins chère que celle produite à partir du gaz, du fuel, du charbon et de toutes les énergies renouvelables – hydraulique exceptée – au stade actuel de leur développement technique et économique.

Ce rapport confirme indirectement que ce n’est pas la concurrence qui fait baisser les prix, et que celle-ci ne vise qu’à augmenter la facture énergétique des Français. Au contraire, si ceux-ci bénéficient encore d’une électricité moins chère qu’ailleurs, c’est grâce aux investissements consentis par des générations de Français dans l’hydraulique puis le nucléaire.

Il est juste qu’ils continuent à en bénéficier demain.

 

La loi Nome qui vise à les en spolier doit être abrogée. L’importance des sommes en jeu souligne également l’effort à faire pour améliorer la sureté des centrales – actuelles et futures –

Et les communistes ne cesseront d’affirmer que tous les recommandations et exigences demandés par l’ASN pour améliorer la sureté doivent être effectuées par les exploitants, et en premier lieu par EDF.

L’atout constitué par le nucléaire civil, pour être maintenu et conforté, doit s’accompagner d’un souci permanent de sécurisation, tant sur le plan matériel qu’humain.

Au-delà des controverses que ne manqueront pas de susciter tel ou tel aspect du rapport, celui-ci constitue un élément important pour alimenter le début public que le Front de Gauche appelle à mener pour définir la politique énergétique de la France.


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Déclaration du PCF sur les couts de la filière nucléaire

2 Février 2012, 18:26pm

Publié par PCF Villepinte

Déclaration du PCF sur les couts de la filière nucléaire
La cour des comptes vient de publier son rapport sur les couts de la filière nucléaire. Il met en évidence l’importance de ce secteur dans la vie économique de la nation au cours des décennies écoulées et dans la période actuelle pour un résultat où l’électricité est en France parmi la moins chère des pays européens, résultat objet de biens des convoitises tant à l’extérieur de nos frontières qu’à l’intérieur.En effet, si les chiffres annoncés par la cour des comptes sont légèrement supérieurs de ceux provenant d’autres estimations, il n’en demeure pas moins que toutes les estimations convergent pour considérer que l’électricité produite à partir du nucléaire civil est très sensiblement moins chère que celle produite à partir du gaz, du fuel, du charbon et de toutes les énergies renouvelables – hydraulique exceptée – au stade actuel de leur développement technique et économique.Ce rapport confirme indirectement que ce n’est pas la concurrence qui fait baisser les prix, et que celle-ci ne vise qu’à augmenter la facture énergétique des Français. Au contraire, si ceux-ci bénéficient encore d’une électricité moins chère qu’ailleurs, c’est grâce aux investissements consentis par des générations de Français dans l’hydraulique puis le nucléaire. Il est juste qu’ils continuent à en bénéficier demain. La loi Nome qui vise à les en spolier doit être abrogée.L’importance des sommes en jeu souligne également l’effort à faire pour améliorer la sureté des centrales – actuelles et futures – Et les communistes ne cesseront d’affirmer que tous les recommandations et exigences demandés par l’ASN pour améliorer la sureté doivent être effectuées par les exploitants, et en premier lieu par EDF. L’atout constitué par le nucléaire civil, pour être maintenu et conforté, doit s’accompagner d’un souci permanent de sécurisation, tant sur le plan matériel qu’humain. Au-delà des controverses que ne manqueront pas de susciter tel ou tel aspect du rapport, celui-ci constitue un élément important pour alimenter le début public que le Front de Gauche appelle à mener pour définir la politique énergétique de la France.

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Rapport de l'ASN sur l'audit post-Fukushima (FNME-CGT)

5 Janvier 2012, 09:51am

Publié par PCF Villepinte

 

 

 L’Agence de Sûreté Nucléaire a rendu hier son rapport sur les évaluations complémentaires de sûreté effectuées sur les installations nucléaires de base. La CGT a suivi de près ses travaux au travers de sa participation au HCTISN et en donnant son analyse des documents fournis par les entreprises EDF, AREVA et le CEA.

Tout d’abord l’Autorité de Sûreté, suite à son analyse, considère que les installations nucléaires françaises présentent un niveau de sûreté suffisant pour que leur exploitation soit poursuivie.

Ensuite, l’affirmation par l’ASN de ce que la CGT défend depuis longtemps : un des piliers de la sûreté repose sur le facteur humain. Il est essentiel, de ce point de vue, d’apporter le plus grand soin aux conditions de travail, à l’organisation du travail et aux effectifs nécessaires. Il va falloir aussi revenir sur les compétences, en particulier leur renouvellement et les formations (ce qui va à l’encontre du plan stratégique présenté par AREVA en décembre de
réduction de personnel) et revoir la politique de sous-traitance de manière radicale. La FNME CGT a engagé depuis le mois de juin une campagne afin que toutes les tâches permanentes et les activités importantes pour la sûreté soient réinternalisées et que tous les salariés du secteur bénéficient d’un statut de haut niveau pour leur permettre d’effectuer leur travail dans les meilleures conditions.

Enfin, l’ASN formule une demande d’amélioration des critères de sûreté de ces installations notamment pour faire face à des situations accidentelles graves. L’ASN souligne que la sûreté n’est pas statique, et c’est ce qui fait que le parc nucléaire français doit évoluer en permanence pour permettre une mise à niveau de la sûreté avec les retours d’expérience du parc en exploitation et des accidents survenus dans le monde.

Les demandes d’amélioration formulées par l’ASN doivent être mises en oeuvre par les Directions d’entreprises. Aucun errement ou tergiversation ne serait acceptable en la matière. Les moyens humains et financiers doivent être mis en place pour cela.

Des chiffres circulent depuis hier soir. Rappelons que tout chiffre doit être mis en parallèle avec les moyens de production à construire pour remplacer ceux que l’on abandonnerait. Investir plusieurs milliards pour permettre de continuer à utiliser de manière sûre notre parc nucléaire ne diminue pas de manière très significative son caractère compétitif pour produire de l’électricité sans émettre de CO2. Rappelons aussi que l’accident de TMI avait déjà conduit à des modifications importantes sans que cela n’affecte la facture des usagers.

EDF a tout à fait les moyens de réaliser ces investissements sans qu’il y ait de conséquence sur les tarifs des usagers domestiques et industriels, ni de contraintes supplémentaires sur les salariés du nucléaire. Ces investissements s’étaleront sur plusieurs années et peuvent être faits en réalisant des arbitrages différents de ceux actuellement prévus, notamment en se réinterrogeant sur la pertinence de certaines stratégies à l’international.

Par ailleurs, l’ampleur des sommes en jeu souligne la non-pertinence de la loi NOME et des débats stériles qui l’ont accompagnée, puisque celle-ci conduit à un gonflement artificiel des tarifs sans lien avec la réalité des coûts de production.

 

Communiqué de la Fédération Nationale Mines-Énergie CGT

le 4 janvier 2012

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Après Durban, tout reste à faire !

12 Décembre 2011, 07:31am

Publié par PCF Villepinte

Après Durban, tout reste à faire !
Le rideau est tombé sur la Conférence de Durban. Les masques tombent aussi à l'issue d'un spectacle où les puissants auront joué au mieux les rôles qu'ils devaient tenir. Une fois de plus, leur comédie aura tenu le monde en haleine. Les tirades sur le devenir de l'humanité, la main sur le cœur, auront nourri les espoirs de tous ceux qui ont conscience du drame vers lequel court la planète. Les postures affichées auront même déclenché les applaudissements de quelques acteurs de second rang, relégués en figurants, mais tellement attachés à la moindre avancée.

 

 Chacun savait pourtant que la partition avait été écrite par les gardiens du temple libéral, présents en souffleurs des pays industrialisés du Nord pendant toute la durée de la grande représentation finale. Les nations les plus riches ont su gérer avec cynisme leurs intérêts immédiats, conscientes que dans tout théâtre, pour reprendre la formule de Jean Vilar, « l'habit fait le moine ». Durban n'aura pas échappé à cette règle d'or !

 

 Pour les autres, les peuples du Sud condamnés par le réchauffement de la planète, les petits Etats insulaires livrés à la montée des eaux, les pauvres et les personnes vulnérables de l’ensemble du monde, le grand spectacle de Durban est tout simplement une terrible tragédie, celle d'une mort annoncée par la perspective d’une augmentation de 4° C en moyenne de la température mondiale.

 

 Et si, au final, quelques espoirs sont affichés avec une feuille de route jusqu’en 2020, si la pièce n'est pas complètement jouée puisque reportée à la Conférence des Parties de 2012 (COP 18), chacun repart avec le sentiment d'un immense gâchis au regard des enjeux pour tous les habitants de la planète, tant l’écart est grand entre les décisions prises et les scénarios scientifiques pour éviter la catastrophe climatique.

 

Tous les peuples, d'une façon ou d'une autre, paieront un jour la note. Les uns, ceux qui espéraient tant, en connaissent déjà le prix, celui de la famine, de la guerre et de l'exode. D'autres vivront un temps l'illusion de « l'émergence », certes indispensable et voulue par leurs populations, mais combien illusoire dans ce contexte. Les autres, qui portent la responsabilité historique de ce suicide collectif, pensent avoir sauvegardé leurs privilèges qui ne sont en fait qu'un miroir aux alouettes au service d'une poignée de nantis.

 

Tout reste donc à faire aujourd'hui après cette occasion manquée. Le plus petit dénominateur commun qu’est le texte de cette « fin de partie » ne laisse qu'un espoir : une large mobilisation de tous les progressistes et humanistes de ce monde qui n'en finit pas de glisser vers sa perte. Faisons donc en sorte que naissent des débris de Durban l'immense mouvement des hommes de bonne volonté, avec une seule ligne de conduite : « L’Humain d’abord ! ». 

 

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Climat : accord à minima cette nuit à Durban

11 Décembre 2011, 17:29pm

Publié par PCF Villepinte

Adoption à Durban d'une feuille de route pour un accord

 Environnement - le 11 Décembre 2011

 

 

 

 

Les représentants de quelque 190 pays ont adopté dimanche une feuille de route vers un accord pour tous les pays de la planète en 2015 sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, lors de la conférence climat de Durban (Afrique du Sud).

L'objectif est que cet accord, dont la nature juridique devra encore être précisée, entre en vigueur à l'horizon 2020.

L'objectif de la communauté internationale est de limiter la hausse de la température de la planète à +2°C. L'addition des promesses des différents pays en termes de réductions d'émissions ne permet cependant pas, loin s'en faut, d'atteindre cet objectif. Selon une étude présentée cette semaine à Durban, le monde est engagé sur la voie d'une hausse de 3,5°C du thermomètre mondial.

Les ministres et délégués, au bord de l'épuisement après 14 jours de négociations et deux nuits blanches, ont également trouvé un accord pour poursuivre, au-delà de 2012, le protocole de Kyoto.

Une décision sur l'avenir de ce protocole, seul outil juridique contraignant qui limite les émissions de gaz à effet de serre de la plupart des pays industrialisés, était l'un des points clés du rendez-vous sud-africain.

Les pays en développement, qui en sont exonérés, y tiennent fermement car il offre une "paroi étanche" entre les pays du nord, qui ont une responsabilité "historique" dans l'accumulation de CO2 dans l'atmosphère, et le reste de la planète.

Conclu en décembre 1997 et entré en vigueur en février 2005, le protocole impose aux pays industrialisés, à l'exception notable des Etats-Unis qui ne l'ont pas ratifié, de réduire leurs émissions de six substances responsables du réchauffement, au premier rang desquels le CO2.

Les délégués se sont mis d'accord sur le lancement d'une deuxième période d'engagements qui concernera principalement l'Union européenne. Le Canada, le Japon et la Russie ont indiqué de longue date qu'ils ne souhaitaient pas s'engager une nouvelle fois.

La mise en place du mécanisme de fonctionnement du Fonds vert, destiné à aider financièrement les pays en développement à faire face au changement climatique, a également été adopté à Durban.

L'ONG Oxfam a vivement critiqué l'issue de cette réunion, jugeant que les négociateurs avaient "évité de peu un effondrement" du processus en se mettant d'accord sur "le strict minimum possible".

Maite Nkoana-Mashabane, ministre sud-africaine des Affaires étrangères qui préside la conférence, avait, dès le début de la séance plénière dans la nuit, reconnu que le paquet de décisions sur la table n'était "pas parfait", mais avait appelé à ne pas "laisser la perfection être l'ennemie du bien".

 

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